« Dracula » – Un livre-disque signé Adèle Maury/ONJ

« Dracula » – Un livre-disque signé Adèle Maury/ONJ

Conte musical jazz illustré en noir & blanc

Sous la direction artistique de Frédéric Maurin, l’Orchestre National de Jazz présente « Dracula », le premier livre-disque de l’ONJ pour les jeunes. Un conte musical dont la musique balance entre opéra-jazz et comédie musicale. L’univers graphique en noir et blanc de l’album est imaginé par Adèle Maury, une jeune artiste révélée en 2020 au Festival d’Angoulême. Un projet original et captivant pour les yeux et les oreilles de tous, parents et enfants.

visuel de la couverture du livre-disque Dracula de l'ONJSorti le 15 octobre 2021, le livre-disque « Dracula » (ONJ Records/L’Autre Distribution) de l’Orchestre National de Jazz, sous la direction artistique de Frédéric Maurin, s’inspire de la légende du plus célèbre des vampires, réinterroge le mythe et aborde des sujets essentiels comme l’amour, le bien, le mal, les désirs, la vie éternelle, la mort.

Après le roman « Dracula » (1897) de Bram Stocker, de nombreux arts se sont intéressés au vampire. La BD avec la série « Dracula » (2020) de Steven Moffat et Mark Gatiss pour la BBC, le cinéma avec « Nosferatu le Vampire » (1922) de Murnau, « Dracula » (1992) de Francis Ford Coppola, « Le cauchemar de Dracula » (1959), « Dracula », mort et heureux de l’être (1996), « Le cauchemar de Dracula » (1959) et bien d’autres réalisations cinématographiques.

En décembre 2019, c’est au tour de l’Orchestre National de Jazz (ONJ) sous la direction artistique de Frédéric Maurin d’inviter la créature maudite en créant sur scène le premier spectacle jeune public de l’histoire de l’orchestre, porté par deux comédiennes et neuf musiciens. Le guitariste, compositeur et directeur artistique Frédéric Maurin transpose le récit de la scène au livre-disque via le superbe « Dracula » (ONJ Records/L’Autre Distribution) sorti le 25 octobre 2021,.

Ainsi, après les deux albums « Dancing in Your Head(s) » & « Rituels » publiés le 21 août 2020, « Dracula » constitue le troisième projet discographique de Frédéric Maurin, un conte musical jazz illustré en noir et blanc par Adèle Maury.

Livre-disque « Dracula »

Les compositeurs, Frédéric Maurin et Grégoire Letouvet signent la partition à quatre mains. Les textes sont redevables à Milena Csergo, Estelle Meyer, Julie Bertin et Romain Maron.

L’histoire se déroule au fil des des 50 pages du livre et des 27 pistes du disque. Après avoir avoir été présenté sur scène, « Dracula », la musique du premier spectacle jeune public de l’histoire de l’ONJ est enregistrée par Philipp Heck aux Bauer Studios de Ludwigsburg (Allemangne) alors que les voix sont captées par Erwan Boulay au Studio Libretto, à Antony (France).

Illustrations…

Les superbes monotypes noir et blanc, grand format, sont à créditer à Adèle Maury, lauréate du 1er prix du Concours Jeunes Talents en 2020 au Festival d’Angoulême. Très expressifs, les dessins sont imprégnés d’un dynamisme étonnant et d’une grande force émotionnelle. Oniriques, ils intriguent, questionnent et balisent les étapes d’une histoire d’amour que les enfants comprendront car le récit inédit adapte l’histoire du comte Dracula sous forme d’une narration plutôt burlesque qui ne met en avant ni la peur, ni le cauchemar.

L’histoire fait de Mina, une jeune femme vagabonde, l’héroïne de l’histoire. Partie sur les traces de sa mère disparue, elle se perd dans la forêt et se réfugie dans le château de Dracula. La quête de la jeune-fille croise alors celle du vampire, créature maudite à la recherche de l’amour pour se libérer de la damnation qui pèse sur lui.

…. et histoire en musique !

Le récit commence par une nuit, une nuit d’orage (il fallait au moins cela) !

Perdue dans la forêt, Mina/Milena Csergo, est accueillie par Dracula/Estelle Meyer dans un château étrange où une table regorge de mets dans les tonalités du rouge, vin rouge, jus de tomate, betterave rouge sur cœur saignant de bœuf aux fraises écrasées… La voix du narrateur, Pierre-François Garrel, conte à merveille les épisodes de l’histoire.

Dirigés par Frédéric Maurin, les neuf musiciens de l’ONJ incarnent les valets-animaux de Dracula. La contrebasse de Raphaël Schwab et la batterie de Rafaël Koerner marquent le déroulement des heures pendant que les saxophones et clarinettes de Fabien Debellefontaine et Guillaume Christophel dansent à qui mieux mieux. Les flûtes de Fanny Ménégoz incarnent la légèreté alors que la guitare de Christelle Séry fait résonner des accents dramatico-métalliques. L’orchestre des neuf musiciens de l’ONJ ménage de superbes moments de suspense. La trompette de Quentin Ghomari valse avec le cor de Mathilde Fêvre après que le trombone basse de Judith Wekstein ait pleuré avec tristesse niché contre la peau froide du vampire alchimiste. La complainte de Mina et Tu pleures sont interprétées avec grande conviction par Pauline Deshons.

On frémit de bonheur à l’écoute du Misty d’Erroll Garner que trompette et guitare jouent avec sensualité.

On se prend à avoir envie de danser sur La valse sanglante moment superbe où les timbres de tous les instruments s’unissent en une parfaite alchimie.

Les oreilles frissonnent de plaisir à l’écoute de la dernière danse/mambo que la guitare électrise alors que Mina échappe à l’emprise du vampire quand retentissent les douze coups de minuit (cela rappelle un autre conte, non ?). Désespéré, Dracula réalise alors qu’il restera vampire « condamné à vivre comme un damné »« à errer sans aimer » . C’est alors qu’avec amour, Mina célèbre les premiers pleurs du vampire à qui elle déclare son amour.

Le vampire adouci revit Comme un humain et libère ses valets-animaux. Au final, l’histoire prétend que Mina et Dracula coulent des jours heureux.

De bout en bout, la musique de l’ONJ convoque nombre d’expressions propre au jazz (swing, free) et flirte avec la musique contemporaine et le rock progressif. Elle pare l’histoire de couleurs subtiles où transparaissent les mille nuances d’un récit où se mêlent séduction, espoir, interrogation, doute, tristesse et amour.

Transposé de la scène au livre-disque, le « Dracula » de l’Orchestre National de Jazz ouvre les portes du château du comte Dracula et donne vie à un conte succulent qui fait trembler… de bonheur grand.e.s et les petit.e.s. A écouter et à lire, avec ou sans enfant. Le plaisir est garanti pour les yeux et les oreilles. Rien n’interdit d’ailleurs de l’écouter en savourant un jus de tomate ou un verre de vin rouge.

En 2021, quelques représentations du « Dracula » de l’ONJ se profilent dans l’hexagone. Pour fêter la sortie du livre-disque, rendez-vous le 05 décembre 2021 à 17h à l’Espace Sorano de Vincennes (92) avec un concert tous publics et une exposition des monotypes d’Adèle Maury. A la Ferme du Buisson de Noisiel (77), le festival Tout’Ouïe propose une représentation tous publics, le 08 décembre 2021 à 10h et des séances scolaires le 07 décembre 2021 à 10h et 14h30.

« Dracula » – Un livre-disque signé Adèle Maury/ONJ

« Dracula » – Un livre-disque signé Adèle Maury/ONJ

Sous la direction artistique de Frédéric Maurin, l’Orchestre National de Jazz présente « Dracula », le premier livre-disque de l’ONJ pour les jeunes. Un conte musical dont la musique balance entre opéra-jazz et comédie musicale. L’univers graphique en noir et blanc de l’album est imaginé par Adèle Maury, une jeune artiste révélée en 2020 au Festival d’Angoulême. Un projet original et captivant pour les yeux et les oreilles de tous, parents et enfants.

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Fay Claassen & David Linx – « And Still We Sing »

Fay Claassen & David Linx – « And Still We Sing »

L’artiste néerlandaise Fay Claassen s’associe avec David Linx sur « And Still We Sing ». Le duo vocal collabore avec le WDR Big Band, dirigé par Magnus Lindgren. Fay Claassen & David Linx rivalisent d’élégance sur cet album dont le titre paraphrase le titre de l’un des poèmes les plus célèbres de Maya Angelou, « And still I rise ». Dix plages gorgées de swing et d’émotions font de ce splendide opus un sommet de l’art vocal.

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Legraux Tobrogoï, énergique et enflammé

Legraux Tobrogoï, énergique et enflammé

Avec huit plages de musique instrumentale, « Pantagruel Résolu » ouvre l’appétit des amateurs de musique vigoureuse et réjouissante. Le sextet Legraux Tobrogoï n’en finit pas de faire résonner ses vociférations énergiques et enflammées. Déterminé à faire bouillonner les notes et à asticoter les portées, les loustics toulousains stimulent les oreilles qui auraient eu le malheur de s’endormir ! Pas question de résister à ce « Pantagruel Résolu ». C’est furieux et ça groove de toute part à qui mieux mieux !

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Fay Claassen & David Linx – « And Still We Sing »

Fay Claassen & David Linx – « And Still We Sing »

Jazz vocal au sommet

L’artiste néerlandaise Fay Claassen s’associe avec David Linx sur « And Still We Sing ». Le duo vocal collabore avec le WDR Big Band, dirigé par Magnus Lindgren. Fay Claassen & David Linx rivalisent d’élégance sur cet album dont le titre paraphrase le titre de l’un des poèmes les plus célèbres de Maya Angelou, « And still I rise ». Dix plages gorgées de swing et d’émotions font de ce splendide opus un sommet de l’art vocal.

visuel de l'abum And Still We Sing de Fay Claassen & David LinxSorti le 10 septembre 2021, l’album « And Still We Sing » (Jazzline/Socadisc) réunit Fay Claassen & David Linx. La chanteuse de jazz des Pays-Bas et l’auteur-compositeur-parolier belge, parisien de longue date sont accompagnés par le WDR Big Band de Cologne, sous la direction de Magnus Lindgren.

Produit par le saxophoniste ténor (et mari de Fay Claassen) Paul Heller, l’opus « And Still We Sing » présente des arrangements du big band de Paul Heller, Magnus Lindgren, Bob Mintzer et Michael Abene.

« And Still We Sing », un album lumineux imprégné d’énergie, de lyrisme et de nuances où les voix s’expriment en parfaite harmonie sur les arrangements somptueux de l’un des plus grands big bands du jazz, le WDR Big Band de Cologne dirigé par Magnus Lindgren. La voix limpide au phrasé clair et précis de Fay Claassen se fond avec bonheur avec le chant enflammé et virtuose de David Linx.

Retrouvailles

Après avoir été invitée avec Maria Pia De Vito, sur le projet de David Linx et Diederik Wissels, « One Heart, Three Voices » (e-motive Records/Nocturne) sorti en 2005 et honoré du Grand Prix de l’Académie Charles Cros pour le meilleur disque de jazz de l’année, la chanteuse Fay Claassen s’associe à David Linx sur les dix titres de « And Still We Sing ».

Ainsi, sur ce nouvel album, Fay Claassen & David Linx se retrouvent sur un répertoire qui mêle nouvelles et anciennes compositions parmi lesquelles figurent Sum it Up, Along Goes Betty et Will Build Myself A Nation, morceaux déjà gravés sur « One Heart, Three Voices ».

Au fil du répertoire

« And Still We Sing » ouvre avec les voix de Fay Claassen & David Linx qui résonnent à l’unisson sur Sum it up, la composition de Diederik Wissels. Les deux protagonistes interviennent ensuite l’un après l’autre puis se relaient en spoken word et déclinent les vers du poème de David Linx, Disturbing the peace. Avant que les deux artistes ne reprennent ensemble Sum it up, le tromboniste Andy Hunter expose un brillant chorus au-dessus de la masse orchestrale chatoyante.

C’est ensuite le sensible Along Goes Betty qu’interprètent les deux artistes. Écrit et composé par David Linx, ce titre rend hommage à Betty Carter que le chanteur revendique comme une de ses inspirations essentielles. Sur ce morceau chargé d’émotion, David Linx met en orbite son art unique de moduler le son et son placement rythmique si singulier. Le chant de Fay Claassen se fait sensuel sur les arrangements luxuriants du big band puis la flûte de Magnus Lindgren irradie de romantisme avant que les deux chanteurs ne se retrouvent en parfaite osmose.

Fay Classen & David Linx se retrouvent sur la composition du pianiste belge Ivan Paduart, Waterfalls. Leurs chants fougueux croisent ensuite les lignes musicales exposées par les instruments de l’orchestre avant le chorus lyrique et puissant du saxophoniste ténor Paul Heller. Avec les cascades vocales lumineuses des deux interprètes, le morceau se termine en un feu d’artifice passionné.

Plus loin, sur Good Times, on demeure saisi par la voix gorgée d’émotion de la chanteuse. Elle brille de mille éclats sur les arrangements rutilants de Bob Mintzer. On apprécie ensuite avec délice le solo incisif de l’alto de Karolina Strassmayer et le chorus éloquent et musclé du ténor de Paul Heller auxquels la voix de Fay Claassen répond avec intensité.

Sur des arrangements de Magnus Lindgren, David Linx interprète avec conviction, Tackle and Dabble, thème du compositeur Thijs van Leer sur lequel le chanteur a mis des paroles. Il se lance ensuite dans un florilège de scats inouïs de virtuosité et d’inventivité. Ses acrobaties vocales permettent autant de mesurer l’étendue de sa tessiture que la puissance tout à fait maîtrisée de sa voix. Après une improvisation majestueuse de Ruud Breuls et de sa trompette insolente, le chanteur reprend le poème. Le morceau éblouit par le raffinement mélodique de chaque instant et par la clarté du timbre du chanteur.

La composition de Duke Ellington, In a sentimental Mood, met en lumière la voix radieuse et planante de Fay Classen. De son interprétation se dégage un climat étrange et modal auquel contribue le solo sidérant du saxophone soprano de Johan Hörlén. La souplesse de la masse orchestrale du WDR Big Band de Cologne est mise en valeur de belle manière par les arrangements de Michael Abene.

Fay Classen entame ensuite, Feel The Beat, sa composition (paroles et musique). Arrangé par Paul Heller, le morceau est un concentré absolu de swing. Constitué de prouesses vocales absolues, le dialogue des deux artistes est sidérant. Leurs scats ébouriffants se croisent sur un tempo soutenu. Les improvisations des deux complices représentent de véritables challenges rythmiques où leur virtuosité n’a d’égale que leur créativité. Ils pratiquent littéralement de la haute voltige vocale… un pur moment de magie !

Sur J’me Prépare, David Linx pose ses mots en français sur la composition d’Ivan Lins. Les arrangements raffinés de Magnus Lindgren mettent en lumière la sonorité lumineuse de sa flûte dont le solo éblouit. Au sommet de son art, le chanteur s’exprime sur cette ballade, avec une grâce rayonnante de sérénité. Après cette chanson poignante, Fay Claassen & David Linx se rejoignent sur I will Build Myself a Nation, un morceau plus alerte déjà gravé sur « One Heart Three voices ». Le rythme impair dote le titre d’une pulsation rebondissante au-dessus de laquelle les deux voix brillent de mille feux. Après le solo virtuose du pianiste Billy Test, David Linx pose les spoken words de son poème Biding My Time puis il reprend son chant auquel se joint celui de Fay Claassen.

Le répertoire se termine avec Rebirth, le titre le plus court de l’album. Fay Classen & David Linx interprètent cette ballade majestueuse où la sensualité affleure à chaque instant. Le big band offre un écrin somptueux aux deux voix dont la puissance monte jusqu’au paroxisme en un crescendo sublime soutenu par le battement énergique de la batterie de Hans Dekker.

« Dracula » – Un livre-disque signé Adèle Maury/ONJ

« Dracula » – Un livre-disque signé Adèle Maury/ONJ

Sous la direction artistique de Frédéric Maurin, l’Orchestre National de Jazz présente « Dracula », le premier livre-disque de l’ONJ pour les jeunes. Un conte musical dont la musique balance entre opéra-jazz et comédie musicale. L’univers graphique en noir et blanc de l’album est imaginé par Adèle Maury, une jeune artiste révélée en 2020 au Festival d’Angoulême. Un projet original et captivant pour les yeux et les oreilles de tous, parents et enfants.

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Fay Claassen & David Linx – « And Still We Sing »

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L’artiste néerlandaise Fay Claassen s’associe avec David Linx sur « And Still We Sing ». Le duo vocal collabore avec le WDR Big Band, dirigé par Magnus Lindgren. Fay Claassen & David Linx rivalisent d’élégance sur cet album dont le titre paraphrase le titre de l’un des poèmes les plus célèbres de Maya Angelou, « And still I rise ». Dix plages gorgées de swing et d’émotions font de ce splendide opus un sommet de l’art vocal.

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Legraux Tobrogoï, énergique et enflammé

Legraux Tobrogoï, énergique et enflammé

Avec huit plages de musique instrumentale, « Pantagruel Résolu » ouvre l’appétit des amateurs de musique vigoureuse et réjouissante. Le sextet Legraux Tobrogoï n’en finit pas de faire résonner ses vociférations énergiques et enflammées. Déterminé à faire bouillonner les notes et à asticoter les portées, les loustics toulousains stimulent les oreilles qui auraient eu le malheur de s’endormir ! Pas question de résister à ce « Pantagruel Résolu ». C’est furieux et ça groove de toute part à qui mieux mieux !

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Legraux Tobrogoï, énergique et enflammé

Legraux Tobrogoï, énergique et enflammé

« Pantagruel Résolu »

Avec huit plages de musique instrumentale, « Pantagruel Résolu » ouvre l’appétit des amateurs de musique vigoureuse et réjouissante. Le sextet Legraux Tobrogoï n’en finit pas de faire résonner ses vociférations énergiques et enflammées. Déterminé à faire bouillonner les notes et à asticoter les portées, les loustics toulousains stimulent les oreilles qui auraient eu le malheur de s’endormir ! Pas question de résister à ce « Pantagruel Résolu ». C’est furieux et ça groove de toute part à qui mieux mieux !

visuel de l'album Pantagruel Résolu par Legraux Tobrogoï« Pantagruel Résolu » (Alfred Production/Inouïe Distribution), c’est le titre du nouvel album de Legraux Tobrogoï sorti le 17 septembre 2021.

De bout en bout, ça barrit, ça bouillonne, ça explose, ça vocifère, ça coulisse, ça électrise, ça déborde de vie… en synthèse ça fait grand bien aux oreilles et au moral qui s’en trouve boosté. En ces temps tristounets, c’est plutôt réjouissant !

Legraux TobrogoÏ est…

« … un sextet,
Vigoureux et réjouissant,
Culotté et entrainant,
Acharné et turbulent ». Nicolas Poirier (guitariste de la formation)

Le groupe

Issu de la bouillonnante scène Toulousaine, Legraux Tobrogoï est un sextet de jazz populaire acharné. Le groupe réunit six vifs improvisateurs qui s’obstinent à faire taper du pied par leurs pulsations frénétiques (plutôt rock) tout en excitant les oreilles les plus averties. C’est frénétique, beau et surtout très réjouissant.

Les Tobrogoï sont une version orchestrale issue d’une fameuse fanfare à mobylette née en 2000 à “Jazz sous les pommiers”. Sur des rythmiques afro-américaines (afro-beat, jazz…) qui constituent leur culture commune, ils ont ensuite ajouté la vivacité et la fougue des mélodies de l’est et de l’orient pour créer le « tziganafreecansound » : un répertoire instrumental ouvert, énergique, toujours axé sur la danse, où règne un esprit d’improvisation jubilatoire. Cette phase sera gravée sur un album « Nikalitipoï » (Sunset/Crossing records) en 2003.

Mis en sommeil pendant presque une décennie, l’orchestre se reforme en sextet à Toulouse en 2014, reprend la route et, fort de nouvelles compositions, sort un nouvel album, “Volume 1”, en 2018 en partenariat avec Alfred productions. Cette sortie marque le renouveau du groupe désormais nommé “Legraux Tobrogoï”, en égard à sa taille et au caractère affirmé des fortes personnalités qui le composent.

Le sextet se propose alors de faire taper du pied autour de rythmiques énergiques et d’arrangements sulfureux basés sur des compositions de plus en plus originales.

De chorus incendiaires en improvisations collectives débridées, on pourra croiser les ombres du jazz des 60/70’ et son esprit libertaire, ainsi que certain emprunts rythmiques ou harmoniques à l’Est ou encore à l’afro-beat. Malgré une palette stylistique un peu disparate, le sextet veille néanmoins à ce que la cohérence soit de rigueur. Les concerts de Legraux Tobrogoï, renouent en effet aussi, avec l’esprit des “hots” clubs, où le contrebassiste, master of ceremonies, Colin Jore, donne toute son énergie et sa démesure, et invite le public à partager et à participer à l’enthousiasme de cette équipe d’improvisateurs pugnaces … chaud devant !

“Pantagruel Résolu”

En mars 2020, la contrainte liée aux conditions sanitaires que l’on connaît, stimule l’équipe qui en profite pour renouveler complètement son répertoire. En quelques semaines, les six loustics unissent leurs forces créatives pour concevoir et mettre en place un répertoire gonflé de sève, de joyeuses fureurs et d’une indéniable rage, proche de celles d’un certain jazz libéré que l’on a connu et que l’on est heureux de retrouver. La production de “Pantagruel Résolu” est lancée…

Place alors à la fanfare free enrockée des six Pantagruels que sont, Fabien Duscombs (batterie), Nathanaël Renoux (trompette), Colin Jore (contrebasse), Florian Nastorg (saxophone Baryton), Yvan, Picault (saxophone ténor), Nicolas Poirier (guitare). Ils se lancent dans une cavalcade turbulente et décochent leurs flèches électriques en directions des oreilles curieuses et enthousiastes à l’idée d’écouter leur musique enflammée qui parle à l’imaginaire de chacun.e.

Cinq compositions de l’album sont à créditer au guitariste Nicolas Poirier. Le contrebasse Colin Jore et le trompettiste Nathanaël Renoux ont aussi contribué à l’écriture du répertoire à raison de deux titres pour le premier et un pour le second. Sur l’ensemble des morceaux, l’on observe ce qui pourrait presque se nommer une marque de fabrique du groupe, ces ruptures qui surviennent au sein des morceaux et permettent au sextet d’apporter de belles nuances à la partition mais, pas question pour le collectif de s’attendrir trop longtemps, la vigueur reprend et ça repart de plus belle !

Au fil des pistes

En ouverture, ligne de basse omniprésente, batterie furibarde et cuivres vociférants unissent leur flamme pour conter l’histoire d’un Pitre provisoire. La guitare n’en finit pas de faire vibrer ses cordes au-dessus des plaintes des soufflants qui prennent le dessus et relancent la dynamique jusqu’à un break magique après lequel la fureur reprend jusqu’à l’explosion de la guitare

Riff de basse réitéré, batterie en goguette, baryton lyrique… ainsi démarre Un Slip et des bottes. La guitare exaspérée se branche ensuite sur la haute tension pendant que la batterie survoltée explose avec vigueur et unit son énergie avec celle de la basse. Les soufflants dialoguent avec vigueur et engagent le collectif dans un échange expressif et exponentiel. Sitôt après, après un allumage laborieux, Legraux Tobrogoï met les gaz avec Oil! Oil! Oil!, un morceau bien huilé que le groupe propulse avec humour. Riff de basse et de guitare se chevauchent pendant que les soufflants s’époumonent. La trompette se lamente avec des accents épiques, la guitare ressasse son riff jusqu’à l’usure. La cavalerie débarque et la musique reprend de plus belle après un mini break.

Plus loin, arrangements somptueux, rythmique énergique, le collectif s’engage sans retenue sur les virages des chemins agités de Turbulances.

Rabelais l’aurait sans doute conseillé, il convient toujours de garder Une poire pour la soif. Legraux Tobrogoï a bien compris le message et adopte sur un rythme binaire martial qui hésite entre rock et musique militaire. La contrebasse ne s’en laisse pas conter et tient tête à la batterie, aux soufflants et à la guitare. La trompette reprend le lead, tout semble prêt à exploser mais pour finir, le sextet se retrouve fédéré. Avec End of edmond, il semble qu’on suive un cortège funéraire dont la batterie impulse le rythme de marche. Entre soufflants et guitare, s’enchaînent ensuite les discours alors que la ligne de basse n’en finit pas de monter et descendre. Le saxophone baryton bavard déblatère, la trompette s’époumone à lui répondre et fait friser ses aigus alors que la guitare s’exaspère et pour finir la batterie martèle la fin d’une marche pas si funèbre que ça.

Après une intro vigoureuse, guitare, trompette et saxophones télescopent leurs discours vigoureux sur Arrête ton char, chacun engageant l’autre à s’arrêter alors que batterie et basse ronflent à qui mieux mieux… c’est jazz à fond.

Passpawtampon boucle le répertoire avec véhémence avec une rythmique qui n’a rien à envier à celles des musiques éthiopiennes. Après un riff de la guitare et l’énergique intro du groupe, trompette et baryton s’interpellent puis les rythmiciens furieux et la guitare les rejoignent bien décidés à propulser la musique vers une fin frénétique. Après une première écoute de « Pantagruel Résolu » , il ne reste plus qu’à laisser tourner le disque pour continuer à s’abreuver d’énergie…. pour une cure efficace qui recharge à fond les batteries, trois à cinq écoutes de l’album s’imposent.

Pour écouter live Legraux TobrogoÏ, rendez-vous le 27 novembre 2011 au Hel’s Kitchen Fest à Sarlat (24), du 06 au 09 décembre 2021, dans le cadre des Résidences Occijazz dans le cadre de Jazz à Junas (66). ICI pour accéder à l’agenda des concerts du groupe. Et en attendant d’aller au concert… on regarde une vidéo live pour prendre la mesure de la force de frappe musicale de Legraux TobrogoÏ.

« Dracula » – Un livre-disque signé Adèle Maury/ONJ

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Fay Claassen & David Linx – « And Still We Sing »

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Legraux Tobrogoï, énergique et enflammé

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La musique antidépressive de Flukten

La musique antidépressive de Flukten

« Velkommen håp », entre tradition et avant-garde

Sur son premier album, « Velkommen håp », le groupe norvégien Flukten propose une musique stimulante et surprenante. Elle s’aventure dans les contrées de l’avant-garde où la liberté est reine mais demeure ancrée dans la tradition du jazz. Décapante et percutante, elle réveille les sens. Pourvoyeuse d’émotions, elle fait rêver. Un album énergique et joyeux dont les vertus antidépressives sont à louer.

visuel de l'album Velkommen Håp de FluktenAnnoncé pour le 08 octobre 2021, l’album « Velkommen håp » (ODIN) explore une large palette musicale où se croisent hip-hop, soul, rock, musique folklorique du monde entier. Avec ses joyeuses fantaisies musicales, le quartet Flukten souhaite « Bienvenue à l’Espoir » (titre de l’album).

Avec son homme nu qui pose de dos, face à un paysage nordique, bras et jambes écartés, avec un saumon qui pend entre les jambes, la pochette espiègle de « Velkommen håp » est en harmonie cet album réjouissant.

En accord avec son nom qui signifie « Evasion », Flukten propose une dépaysante escapade musicale entre réjouissantes mélodies et dissonantes harmonies.

Flukten

En mars 2020, alors que la pandémie a forcé la Norvège et le monde à se refermer sur eux-mêmes, quatre musiciens issus de certains des groupes de jazz les plus en vogue en Norvège ont fait de même. C’est ainsi que la saxophoniste Hanna Paulsberg (Hanna Paulsberg Concept, Trondheim Jazz Orchestra), le guitariste Marius Klovning (Moskus, Atomic), le contrebassiste Bárður Reinert Poulsen (Skakedyr) et le batteur Hans Hulbækmo (Hanna Paulsberg Concept, Espen Berg Trio) ont constitué le groupe Flukten.

Aux côtés du guitariste qui évolue entre soul, blues et musique folklorique norvégienne, la saxophoniste fait entendre les multiples facettes de son jeu. A leurs côtés le bassiste émaille de solos sensibles ses lignes à la fois percutantes et swingantes. Tous trois sont portés par l’art tout en nuance du batteur. Le quartet élabore une musique dont le propos passe d’un son rugueux qui engage au mouvement à un jazz doux et raffiné qui incite à la réflexion.

« Velkommen håp »

Six titres de « Velkommen Håp » sont à créditer à Hans Hulbækmo, deux autres à Marius Klovning, un à Hanna Paulsberg et un autre résulte de la collaboration des quatre membres du groupe.

Hormis deux ballades et un morceau d’improvisation libre, la pulsation rock irrigue les sept autres titres sur lesquels s’invite le jazz.

Évasion au fil des pistes

L’album ouvre avec Velkommen Håp. Un moment musical décapant où les musiciens conversent sans entrave et semblent s’amuser. Guitariste et saxophoniste s’éclatent sur la trame mélodique qui demeure en filigrane.

Le quartet enchaîne avec Budeie boogie dont le rythme n’est pas sans rappeler les compositions calypso de Sonny Rollins. Guitare et ténor entament le morceau à l’unisson. Après le phrasé mordant et syncopé des cordes de la guitare, le ténor jubilatoire fait entendre son souffle chaleureux dont la saxophoniste maîtrise l’énergie. La batterie lui répond par un chorus incandescent.

Sur le déstructuré Framsyning, on perçoit l’appétence qu’entretiennent les musiciens avec l’avant-garde musicale alors que plus loin, Barneblues évoque un climat musical bluesy qui serait redevable à John Scofield. Le dialogue guitare-saxophone est propulsé par une rythmique étincelante qui dynamise le morceau.

Au mitan de l’album, l’improvisation se pose en maître de céans sur Mellomspill alors que, plus loin, Jonas og Hvalen émeut par le jeu de guitare impressionniste et la sonorité diaphane du ténor. Après cette ballade mélancolique, Tennis med Torstein offre un moment délicieux de contrepoint entre ténor, guitare et contrebasse dont les lignes musicales évoquent des échanges de balles de tennis que ponctue la batterie. Un set gagnant, tout en douceur et rondeur.

Changement de dynamique et de climat avec Bleik myrk legg. Après l’introduction enlevée, la contrebasse émarge dans l’univers mingusien puis ouvre le champ au ténor rejoint plus tard par la batterie et la guitare déchaînées. L’expression très libre du saxophone déchire l’espace autour du thème ressassé à l’envi. La guitare rock prend le relais, stimulé dans ses délires par la batterie percutante.

L’atmosphère se pare de dynamiques étincelles sonores sur Pave Toten Totten au rythme duquel on se laisse emporter vers l’extase. Un feu d’artifice musical enjôleur.

L’album se termine avec Blomstrene, une composition au style folk où le motif joué par le ténor installe une douce sérénité.

« Velkommen håp », ça danse, ça caresse, ça percute, ça dérange ! Des ambiances contrastées qui donnent l’envie d’écouter en boucle le premier album de Flukten.

« Dracula » – Un livre-disque signé Adèle Maury/ONJ

« Dracula » – Un livre-disque signé Adèle Maury/ONJ

Sous la direction artistique de Frédéric Maurin, l’Orchestre National de Jazz présente « Dracula », le premier livre-disque de l’ONJ pour les jeunes. Un conte musical dont la musique balance entre opéra-jazz et comédie musicale. L’univers graphique en noir et blanc de l’album est imaginé par Adèle Maury, une jeune artiste révélée en 2020 au Festival d’Angoulême. Un projet original et captivant pour les yeux et les oreilles de tous, parents et enfants.

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Fay Claassen & David Linx – « And Still We Sing »

Fay Claassen & David Linx – « And Still We Sing »

L’artiste néerlandaise Fay Claassen s’associe avec David Linx sur « And Still We Sing ». Le duo vocal collabore avec le WDR Big Band, dirigé par Magnus Lindgren. Fay Claassen & David Linx rivalisent d’élégance sur cet album dont le titre paraphrase le titre de l’un des poèmes les plus célèbres de Maya Angelou, « And still I rise ». Dix plages gorgées de swing et d’émotions font de ce splendide opus un sommet de l’art vocal.

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Legraux Tobrogoï, énergique et enflammé

Legraux Tobrogoï, énergique et enflammé

Avec huit plages de musique instrumentale, « Pantagruel Résolu » ouvre l’appétit des amateurs de musique vigoureuse et réjouissante. Le sextet Legraux Tobrogoï n’en finit pas de faire résonner ses vociférations énergiques et enflammées. Déterminé à faire bouillonner les notes et à asticoter les portées, les loustics toulousains stimulent les oreilles qui auraient eu le malheur de s’endormir ! Pas question de résister à ce « Pantagruel Résolu ». C’est furieux et ça groove de toute part à qui mieux mieux !

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« Mary’s Ideas » par le Umlaut Big Band

« Mary’s Ideas » par le Umlaut Big Band

Hommage à Mary Lou Williams

Sur le double album intitulé « Mary’s Ideas » le Umlaut Big Band rend hommage à Mary Lou Williams. Conduit par Pierre-Antoine Badaroux, le big band français donne vie à de nombreuses pièces de cette compositrice, pianiste, arrangeuse et cheffe d’orchestre américaine que l’histoire du jazz a presque oubliée. A partir de manuscrits originaux, cet hommage réhabilite cette incontournable figure du jazz. Blues et swing, entre tradition et invention, 42 titres à savourer dès le 17 septembre 2021.

Visuel de l'album Mary's Ideas par le Umlaut Big BandDepuis 2011, le Umlaut Big Band fait revivre la musique des grands orchestres des premières décennies du jazz et rend hommage à des artistes occultés.ées. Après un travail sur Don Redman en 2018 (« The King of Bungle Bar : Umlaut Big Band plays Don Redman »), le big band mené par son directeur artistique Pierre-Antoine Badaroux s’intéresse à l’œuvre de la pianiste, compositrice et arrangeuse de jazz, Mary Lou Williams.

Annoncé pour le 17 septembre 2021 chez Umlaut Records et sous-titré « Umlaut Big Band plays Mary Lou Williams », le double album « Mary’s Ideas » donne vie à de nombreuses compositions écrites entre 1930 et 1981 et pour la plupart jusqu’ici inédites sur disque.

Umlaut Big Band apporte un éclairage nouveau sur la musique de Mary Lou Williams. Sur les 42 titres de « Mary’s Ideas » (Umlaut Records/L’Autre Distribution) l’orchestre esquisse un superbe portrait musical de la compositrice, pianiste et arrangeuse.

Mary Lou Williams (1910-1981)

Incontournable figure du jazz, Mary Lou Williams s’inscrit dans l’histoire du jazz. Dans les années 1920/30, le jazz était un milieu masculin où les femmes étaient pour la plupart cantonnées au chant. Malgré le racisme et le sexisme ambiants, elle a su s’imposer et figure parmi les premières musiciennes professionnelles de jazz.

Dès 6 ans, Mary Lou Williams joue dans les salles de jeux où l’entraîne son beau-père. A 12 ans elle est repérée par Duke Ellington et à 15 ans par Fats Waller. Dotée de l’oreille absolue, elle intègre à 19 ans l’orchestre d’Andy Kirk, « The Twelve Clouds Of Joy » comme pianiste et arrangeuse. En 1930, elle écrit et enregistre ses premiers morceaux en piano solo. Dans les années 1930, elle écrit pour Duke Ellington et Benny Goodman et devient une référence pour les musiciens phare du bebop, Thelonious Monk, Bud Powell et Dizzy Gillespie dans l’ombre desquels elle vivait.

Dans les années 1950/60, elle concilie sa foi catholique et la musique en composant et enregistrant chants religieux et messes. Jusque dans les années 1970, elle collabore avec Cecil Taylor et Buster Williams. En 1977, elle enseigne l’histoire du jazz à la prestigieuse Duke University, se consacrant ainsi à l’éducation des jeunes musiciens. Avant son décès en 1981, elle enregistre avec Cecil Taylor, « Free Spirits » en 1975 et « Embraced », enregistré avec le pianiste en 1978 au Carnegie Hall.

« Je suis la seule musicienne vivante qui ait participé à tous les courants. Les autres musiciens ont traversé les époques sans changer de style. » C’est ainsi que, durant cinq décennies, Mary Lou Williams a revendiqué avoir participé à toutes les évolutions du jazz, blues, ragtime, boogie, swing, bebop et « troisième courant ».

Umlaut Big Band

Umlaut Big Band©HerveGoluza

Fondé en 2011, le Umlaut Big Band poursuit inlassablement, un travail qui vise à mettre en avant les arrangeurs de la musique pour Big Band. Sous la direction de Pierre-Antoine Badaroux (saxophone alto), cet orchestre réunit Antonin-Tri Hoang (saxophone alto, clarinette), Pierre Borel (saxophone ténor, clarinette), Geoffroy Gesser(saxophone ténor, clarinette), Benjamin Dousteyssier (saxophone alto, baryton, basse), Brice Pichard (trompette), Pauline Leblond (trompette), Gabriel Levasseur (trompette), Alexis Persigan (trombone), Michaël Ballue (trombone), Romain Vuillemin (guitare, banjo), Matthieu Naulleau (piano), Sébastien Beliah (contrebasse) et Antonin Gerbal (batterie).

Sur History of jazz de l’album « Mary’s Ideas », l’orchestre est rejoint par Emil Strandberg (trompette), Robinson Khoury (trombone), Judith Wekstein (trombone basse) ainsi que Liselotte Schricke (flûte) et Sylvain Devaux (hautbois) 
Sur Roll ‘Em et les trois extraits de la Zodiac Suite, Taurus, Aquarius et Virgo, l’Umlaut Chamber Orchestra dirigé par Pierre-Antoine Badaroux réunit Geoffroy Gesser (clarinette, clarinette basse), Antonin-Tri Hoang (clarinette), Pierre Borel (saxophone ténor), Liselotte Schricke : flûte, Sylvain Devaux : hautbois, Ricardo Rapoport : basson, Nicolas Josa : cor, les violonistes Hugo Boulanger, Aliona Jacquet, Clémence Meriaux, Stéphanie Padel, Manon Philippe, Lucie Pierrard, Emilie Sauzeau, Léo Ullman, les altistes Issey Nadaud, Elsa Seger et les violoncellistes Félicie Bazelaire, Elsa Guiet.

Conservées à l’Institute of Jazz Studies de Newark, les archives personnelles de Mary Lou Williams témoignent de la trajectoire foisonnante de l’artiste. En 2019, Pierre-Antoine Badaroux et Benjamin Dousteyssier s’y sont rendus pour collecter ses manuscrits originaux, pour la plupart inédits, qui ont servi de source principale à ce projet qui s’appuie donc sur une recherche historique et conçoit de restituer le rapport qu’avait Mary Lou Williams à la musique.

Ainsi, sur le double album « Mary’s Ideas », le Umlaut Big Band donne vie à de nombreuses compositions écrites entre 1930 et 1981, jusqu’ici inédites sur disque. Pour la première fois, un projet considère l’œuvre de Mary Lou Williams dans son ensemble

Le répertoire de « Mary’ Ideas »

Les quarante-deux plages de « Mary’s Ideas » (Umlaut Records/L’Autre Distribution) ont été enregistrées les 23-27 janvier 2021, à la Philharmonie de Paris.

Trois versions sont proposées du titre Mary’s Ideas (composé en 1930) qui donne son nom à l’album du Umlaut Big Band :

  • Just an Idea (autre dénomination), un arrangement de 1947 dans la rubrique « Variations in the Blues » (CD 1)
  • un arrangement de 1930 dans la rubrique « Kaycee » (CD 1)
  • un arrangement de 1938 dans la rubrique « New Bottle, Old Wine » (CD 2).

L’écoute de ce ces 3 versions s’inscrit tout à fait dans la dimension historique et pédagogique qui caractérise cet opus indispensable.

Le répertoire des deux albums est conçu autour de thématiques spécifiques de la pratique musicale de Mary Lou Williams et présenté en 9 rubriques :

  • Variations in the blues (CD 1) en lien avec son rapport au blues
  • Kaycee (CD 1), 6 morceaux en rapport avec l’influence de Kansas City
  • Prelude to Duke, 11 titres répartis en 2 parties, une sur chacun des 2 CD
  • 63, Hamilton Terrace (CD 1), en référence à l’adresse de l’appartement qu’elle a occupé de 1944 à sa mort (1981). Dans cette division figurent 4 compositions dont Scorpio, le huitième mouvement de la « Zodiac Suite »
  • New Bottle, Old Wine (CD 2) souligne combien elle n’a eu cesse de revenir sans cesse sur ses propres compositions
  • Boogies (CD2) fait ressortir en 3 titres le travail qu’elle a fait sur le boogie
  • Zodiac Suite (CD 2) propose Taurus, Aquarius et Virgo, trois titres de sa « Zodiac Suite »
  • Eternal Youth (CD 2) met l’accent sur le souci qu’elle a eu de transmettre sa connaissance de l’histoire du jazz aux jeunes musiciens qu’elle a côtoyés.

Sur Chunka Lunk (CD 1), l’arrangement reprend celui qui avait été conçu en 1968 pour le Danish Radio Big Band. Les solos sont crédités à Matthieu Naulleau (piano) et Geoffroy Gesser (saxophone ténor).

Sur Fill The Cup (CD 2), l’orchestre reprend les arrangements à destination du Duke Ellington Orchestra, conçus en 1943/44 mais non termines et complétés par Pierre-Antoine Badaroux. Les solos sont crédités à Pierre-Antoine Badaroux (saxophone alto), Emil Strandberg (trompette), Geoffroy Gesser (clarinette) et Michael Ballue (trombone).

Pour 2021, deux dates se profilent pour écouter live le Umlaut Big Band. Le 09 octobre 2021 dans la Grande salle Pierre Boulez de la Philarmonie de Paris, lors du concert de sortie de l’album « Mary’s Ideas ». Pour cette occasion, le Umlaut Big Band se produit en première partie du Jazz At Lincoln Center Orchestra avec Wynton Marsalis. RV au Mac Orlan, à Brest, le 14 octobre 2021 dans le cadre de l’Atlantique Jazz Festival.

« Dracula » – Un livre-disque signé Adèle Maury/ONJ

« Dracula » – Un livre-disque signé Adèle Maury/ONJ

Sous la direction artistique de Frédéric Maurin, l’Orchestre National de Jazz présente « Dracula », le premier livre-disque de l’ONJ pour les jeunes. Un conte musical dont la musique balance entre opéra-jazz et comédie musicale. L’univers graphique en noir et blanc de l’album est imaginé par Adèle Maury, une jeune artiste révélée en 2020 au Festival d’Angoulême. Un projet original et captivant pour les yeux et les oreilles de tous, parents et enfants.

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Fay Claassen & David Linx – « And Still We Sing »

Fay Claassen & David Linx – « And Still We Sing »

L’artiste néerlandaise Fay Claassen s’associe avec David Linx sur « And Still We Sing ». Le duo vocal collabore avec le WDR Big Band, dirigé par Magnus Lindgren. Fay Claassen & David Linx rivalisent d’élégance sur cet album dont le titre paraphrase le titre de l’un des poèmes les plus célèbres de Maya Angelou, « And still I rise ». Dix plages gorgées de swing et d’émotions font de ce splendide opus un sommet de l’art vocal.

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Legraux Tobrogoï, énergique et enflammé

Legraux Tobrogoï, énergique et enflammé

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Omer Klein trio revient avec « Personal Belongings »

Omer Klein trio revient avec « Personal Belongings »

Emotions sensibles & vibrations énergiques

Omer Klein Trio est de retour avec « Personal Belongings » annoncé pour le 17 septembre 2021. Sur son neuvième album, le musicien a enregistré six pièces en piano solo et quatre titres en trio. Ecrites durant le contexte pandémique de l’année 2020, ces dix morceaux naviguent entre émotions sensibles et vibrations énergiques. Riche de ces contrastes, la musique révèle la richesse de l’univers de ce compositeur dont l’univers palpite entre jazz et influences moyen-orientales.

Deux ans après « Radio Mediteran » inspiré par les cultures des peuples de la Méditerranée, le pianiste Omer Klein sort « Personal Belongings », son troisième album pour Warner Music et le neuvième de sa discographie.

Eprouvé comme l’ensemble des artistes par la première vague de la pandémie et contraint de cesser les concerts durant cette période de 2020, Omer Klein a mis à profit son temps libre pour composer neuf des dix titres de l’album « Personal Belongings ».

De bout en bout, « Personal Belongings » enchante par la fluidité et le raffinement de son propos musical, les nuances sensibles de son expression expressives et une vitalité sans faille.

Omer Klein

Omer Klein est né en Israël en 1982 et a grandi à Netanya. Fils de parents nés en Israël et petit-fils d’immigrants venant de Tunisie, de Libye et de Hongrie, Omer Klein a commencé à jouer du clavier à l’âge de 5 ans, puis s’est tourné vers le piano à 13 ans, tout en composant et en improvisant dès son plus jeune âge. Il a étudié à la Thelma Yellin High School of the Arts à Givatayim, avant de s’installer aux États-Unis en tant que bénéficiaire d’une bourse du New England Conservatory à Boston, où il a étudié le piano jazz avec Danilo Perez et Ran Blake, et le piano classique avec Alexander Korsantia. En 2005, Klein s’est installé à New York, où il a poursuivi ses études en privé avec Fred Hersch. Depuis 2009, il est basé en Allemagne. Il vit actuellement à Francfort avec sa compagne, l’actrice Viola Pobitschka, et leurs trois enfants.

Compositeur prolifique, Omer Klein a publié plus de 100 compositions originales. Il a collaboré avec le virtuose de la mandoline Avi Avital et a notamment improvisé de nouveaux mouvements pour des pièces de J.S.Bach interprétées par Avital. Il a aussi collaboré avec le NDR Big Band en 2019. Il s’est produit en tant que soliste et chef d’orchestre au North Sea Jazz Festival, Nice Jazz Festival, Jazz at Lincoln Center, Queen Elizabeth Hall à Londres, Swing Hall Tokyo, Elbphilharmonie, Alte Oper Frankfurt, Bremen Musikfest, Dresdner Musikfestspiele, Schleswig-Holstein Musik Festival et bien d’autres encore.

De 2007 avec « Duet » à 2019 avec « Radio Mediteran » Omer Klein a sorti 8 albums en tant que soliste. Il est artiste exclusif Warner, label pour lequel il a réalisé deux enregistrements, « Sleepwalkers » (2017) puis « Radio Mediteran ». Annoncé pour le 17 septembre 2021, l’album « Personal Belongings » constitue son troisième opus pour Warner Music et le neuvième de sa discographie.

« Personal Belongings »

visuel de l'album Personal Belongings d'Omer KleinComposé de dix titres, le répertoire compte six pièces jouées en piano solo, ce qui confirme l’attachement du musicien à son instrument. Omer Klein interprète les quatre autres morceaux de l’album avec ses partenaires du Omer Klein Trio formé en 2013, Haggai Cohen-Milo (basse) et Amir Bresler (batterie), déjà présents à ses côtés sur « Fearless Friday » (2015), « Sleepwalkers » (2017) et « Radio Mediteran » (2019).

Les titres du répertoire reflètent le point de vue de Omer Klein sur le monde contemporain en tant que pianiste, compositeur et leader de formation certes mais aussi comme être humain, père de famille et artiste multiculturel. Aux neuf titres de de sa composition, le pianiste a ajouté le sublime standard What a Wonderful World.

Sur « Personal Belongings » se mêlent influences romantiques issues de la musique classique, atmosphères moyen-orientales et ambiances jazz.

Au fil des titres

Tel un tableau contemplatif, Kavana ouvre l’album en piano solo. Habité de calmes vibrations, le morceau vibre d’un romantisme aux accents orientaux. A la toute fin du titre, le pianiste est rejoint par ses compagnons et le trio enchaîne Baghdad Blues sans transition. Tendu et énergique, le climat musical ancré dans la culture moyen-orientale fusionne avec le jazz. Le piano improvise avec fougue mais son discours demeure empreint d’un spleen bluesy.

The Magnets mêle avec délice les inflexions classiques de Brahms et une pulsation brésilienne tout en retenue. Joué en piano solo, le titre prend les accents d’une chanson d’amour éperdu et réserve la surprise d’un tendre final bucolique. Plus loin, une légère insouciance se dégage de The Flower and the Seed jouée en trio et dédié par le pianiste à ses enfants. Une douce allégresse teintée de tendresse émane de cette mélodie gracieuse que dynamisent les changements de tempo.

Sur Good Hands, le pianiste joue solo une mélopée qui balance entre mélancolie et gaieté. Avec une grande maîtrise, le piano volubile entraîne les notes dans un mouvement tourbillonnant que l’on imagine volontiers comme une danse fraternelle qui réunirait les peuples du monde entier pour honorer les ancêtres du Nord de l’Afrique auxquels Omer Klein dédie ce titre.

Le trio propose ensuite Sun Girl, un morceau au climat intimiste dont le titre fait référence à la compagne du leader. Sur de belles harmonies, les notes ciselées du piano évoquent l’amour et le bonheur. Solo, le piano interprète ensuite Najara, une composition dont l’écriture est inspirée par les vers du poète liturgique juif Israel ben Moses Najara (1555-1625). Empreint d’un profond recueillement, la vibrante mélodie évoque une prière lumineuse et pourrait tout autant célébrer la paix que l’amour.

Le pétillant Shake It contraste avec le titre précédent. Son style funky en diable, envoute par le groove rythmique que le trio fait régner sur les presque sept minutes de ce morceau lancinant qui mérite tout à fait son titre. Sur Quarantined with you où le compositeur évoque la réalité de la vie lors de la quarantaine imposée par la pandémie, le piano solo offre une respiration musicale syncopée dans le style ragtime. Le répertoire se termine avec une reprise intimiste et mélancolique du standard universel What a Wonderful World que le piano chante solo, comme une note finale porteuse d’espoir et de beauté.

RV avec Omer Klein Trio le 08 novembre 2020 à 20h30 au Festival Jazz ‘N’ Klezmer de Paris pour écouter live le répertoire de Personal Belongings.

« Dracula » – Un livre-disque signé Adèle Maury/ONJ

« Dracula » – Un livre-disque signé Adèle Maury/ONJ

Sous la direction artistique de Frédéric Maurin, l’Orchestre National de Jazz présente « Dracula », le premier livre-disque de l’ONJ pour les jeunes. Un conte musical dont la musique balance entre opéra-jazz et comédie musicale. L’univers graphique en noir et blanc de l’album est imaginé par Adèle Maury, une jeune artiste révélée en 2020 au Festival d’Angoulême. Un projet original et captivant pour les yeux et les oreilles de tous, parents et enfants.

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Fay Claassen & David Linx – « And Still We Sing »

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L’artiste néerlandaise Fay Claassen s’associe avec David Linx sur « And Still We Sing ». Le duo vocal collabore avec le WDR Big Band, dirigé par Magnus Lindgren. Fay Claassen & David Linx rivalisent d’élégance sur cet album dont le titre paraphrase le titre de l’un des poèmes les plus célèbres de Maya Angelou, « And still I rise ». Dix plages gorgées de swing et d’émotions font de ce splendide opus un sommet de l’art vocal.

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Legraux Tobrogoï, énergique et enflammé

Legraux Tobrogoï, énergique et enflammé

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Saison 2021/22 – Auditorium de Lyon

Saison 2021/22 – Auditorium de Lyon

M. Portal, G. Porter, C. Valdès & S. Kent

Pour la saison 2021/22 de l’AO, l’Auditorium-Orchestre national de Lyon accueille d’immenses stars du jazz. Main dans la main avec Jazz à Vienne, l’institution lyonnaise programme Michel Portal, Gregory Porter, Chucho Valdès et Stacey Kent. Ces affiches alléchantes laissent augurer d’intenses moments de jazz. De quoi réjouir le public !

Auditorium-Orchestre National de Lyon_Logo_Mars 2019 à l'Auditorium de LyonAprès un an et demi d’une vie entre parenthèses, et dans le contexte actuel de la crise sanitaire, Aline Sam-Giao, directrice générale et Nikolaj Szeps-Znaider, directeur musical et les équipes de l’Auditorium de Lyon continuent cette saison encore à ouvrir leur programmation en direction du jazz.

Le dialogue artistique entre l’Auditorium-Orchestre national de Lyon et « Jazz à Vienne » se poursuit avec cinq concerts coproduits par les deux structures :

  • Michel Portal
  • Gregory Porter
  • Chucho Valdés
  • Fatoumata Diawara
  • Stacey Kent

Michel Portal

Jazzman défricheur, brillant concertiste des répertoires classique et contemporain, compositeur pour le cinéma. Michel Portal est l’une des personnalités musicales françaises les plus singulières de notre temps. De Mozart à Piazzolla, de Boulez au free jazz, il imprime son style personnel à tous les répertoires, faisant fi de toute frontière musicale.

A 85 ans et après dix ans de silence discographique, Michel Portal signe « MP85 », un nouvel album résolument tourné vers le futur et la jeunesse. Un retour discographique à l’énergie juvénile et aux élans audacieux.

Après la sortie de l’album, le compositeur et clarinettiste part en tournée. Entouré du pianiste serbe Bojan Z, son éblouissant partenaire de duo qui signe également la direction musicale et des jeunes pointures de la scène européenne que sont Nils Wogram (trombone), Julien Herné (basse) et Lander Gyselinck (batterie), Michel Portal est attendu sur la scène de l’Auditorium à 20h, le 18 octobre 2021. Un concert où Michel Portal va célébrer une fois encore le jeu collectif et la liberté.

Gregory Porter

Encore inconnu il y a une décennie, Gregory Porter fait partie aujourd’hui des plus grandes voix du jazz actuel. Repéré par Wynton Marsalis, engagé par le prestigieux label Blue Note, récompensé aux Grammy Awards, le chanteur baryton au timbre profond et enveloppant connaît une ascension irrésistible depuis ses débuts. Depuis l’immense succès de « Liquid Spirit », qui lui a valu le Grammy Award du meilleur album de jazz vocal, le digne héritier de Marvin Gaye et de Nat King Cole triomphe sur les scènes et enchaîne les succès discographiques.

Après son triomphe à Jazz à Vienne, le 12 juillet 2018 où il avait partagé le plateau du Théâtre Antique de Vienne avec l’Orchestre national de Lyon pour un hommage à Nat King Cole et après la sortie de son septième album « All Rise » en avril 2020 chez Blue Note Records, l’éclatant Gregory Porter est annoncé à 20h sur la scène de l’Auditorium le 01 novembre 2021 pour un concert à n’en pas douter inoubliable avec à ses côtés Chip Crawford (piano), Ondrej Pivec (orgue), Jahmal Nichols (basse), Emanuel Harrold (batterie) et Tivon Pennicott (saxophone).

Chucho Valdés, « La creación »

Chucho Valdès©OCP Photography

A lui seul, Chucho Valdés représente la puissance et la richesse de la fusion musicale des traditions cubaines et africaines. Fils du musicien Bebo Valdés, il a fondé le groupe Irakere en 1973 et mène depuis plus de cinquante ans une carrière internationale. Il est aujourd’hui reconnu comme l’un des plus grands pianistes de jazz.

A l’Auditorium le 17 novembre 2021, à partir de 20h, le pianiste et compositeur Chucho Valdés fête ses 80 ans avec un concert exceptionnel au cours duquel il va présenter deux facettes de sa personnalité musicale.

Après une première partie de soirée en piano solo, Chucho Valdés présente une nouvelle composition, La creación (Olodumare), conçue en hommage à Oludumare, le Créateur suprême, l’une des trois manifestations de l’Être suprême des Yorubas. Cet oratorio afro-cubain célèbre l’arrivée de la culture yoruba dans les Caraïbes et la richesse de la fusion entre ces deux traditions. Pour l’occasion, Chucho Valdes est accompagné de Hilario Durán et John Beasley (claviers et arrangements), Yunior Terry (basse), Abraham Mansfaroll (percussions), Erick Barberia (batás et voix), Roman Diaz et Diosvany Valladares (batás), Yeni Valdés (voix) et en invité spécial, Dafnis Prieto à la batterie.

Fatoumata Diawara

Porte-parole d’une Afrique en constante mutation, la chanteuse, compositrice et guitariste malienne Fatoumata Diawara pare les rythmes et mélodies de la tradition wassoulou de couleurs jazz et funk, avec un talent inouï et un charisme renversant.

Voix incontournable de l’Afrique d’aujourd’hui, la chanteuse malienne exalte les traditions musicales de son pays et les conjugue au futur.

Avec sa guitare, Fatoumata Diawara sera sur la scène de l’Auditorium de Lyon le 19 mars 2022 à 20h. L’occasion pour le public de retrouver sur la présence charismatique et le talent incontestable de cette voix incontournable de l’Afrique d’aujourd’hui.

Stacey Kent

Interprète d’exception, la chanteuse Stacey Kent aborde avec justesse et élégance tous les répertoires, des standards à la bossa nova, du Great American Songbook à la chanson française. Sans fioritures ni démonstration technique, son jazz sophistiqué possède le charme d’une caresse Sa voix délicate révèle et délivre l’essence mélodique des titres qu’elle s’approprie, avec une calme intensité qui constitue sa signature vocale.

Née aux États-Unis mais installée en Europe, la chanteuse francophile aux deux millions d’albums vendus arpente les scènes internationales depuis une quinzaine d’années avec son époux et partenaire musical Jim Tomlinson, mais aussi avec des quatuors à cordes ou des orchestres symphoniques.

Le 16 mai 2022 à 20h, à l’Auditorium de Lyon, Stacey Kent vient présenter son nouvel album, « Song from Other Places ».

« Dracula » – Un livre-disque signé Adèle Maury/ONJ

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Robin Nicaise, architecte de « Building & Piano studies »

Projet original, sensible et élégant

Le nouveau projet de Robin Nicaise fascine par la richesse de ses couleurs sonores et par l’originalité de sa forme. Annoncé pour le 09 septembre 2021, l’album « Building & Piano studies » juxtapose en effet deux esthétiques musicales. D’une part, un concerto pour saxophone ténor de quatre titres où le quintet jazz du leader dialogue avec le quatuor à cordes, String Quartet. D’autre part, des études composées et interprétées en piano solo par le leader lui-même. Un opus ambitieux qui accroche l’oreille par son élégance et sa fluidité.

Robin Nicaise est de retour avec « Building & Piano studies » à paraître le 09 septembre 2021. Certes, le saxophoniste a gravé « Tabasco: The last blues » (2015) et « Tabasco, The very last blues » (2019) avec le groupe Tabasco dont il est co-fondateur. Il a par ailleurs participé à « Moon River » de Fred Pasqua et à « ONE. » de Simon Martineau, deux albums parus en 2018, mais le musicien n’avait pas sorti de nouvel album sous son nom depuis « Nouvel air » (2010) sorti après « Hommage à Art Pepper » (1999), « La flamme et la fumée » (2001), et « Lumière » (2005).

Pour son cinquième album, le compositeur, saxophoniste et pianiste Robin Nicaise a conçu un projet à contre-courant de la tendance actuelle friande d’énergie. Il propose un opus plein de fraîcheur, plutôt contemplatif avec des climats intimes et peu de tempi rapides… « Building & Piano studies », un album acoustique original, sensible et élégant.

« Building & Piano studies »

visuel de l'album Building & Piano studies de Robin NicaiseConstruit en deux parties, « Building & Piano studies » est de facto la synthèse de deux projets.

En effet, l’album ouvre avec une suite de quatre pièces où, à la tête de son quintet qui réunit autour de lui Sandro Zerafa (guitare), Clément Simon (piano, Fender Rhodes), Yoni Zelnik (contrebasse) et Fred Pasqua (batterie), Robin Nicaise échange au ténor avec le String Quartet composé de Youri Bessières (premier violon), Fanny Lévèque (second violon), Alain Martinez (alto) et Consuelo Uribe (violoncelle). Après ce concerto pour saxophone enregistré en mai 2013 à la Buissonne et construit comme une suite en quatre mouvements, se profilent les « Piano studies », treize études écrites, interprétées et enregistrées par Robin Nicaise en piano solo, en avril 2021 au studio Prado.

Un réel équilibre se dégage de l’album « Building & Piano studies ». Sa construction musicale peu conventionnelle combine deux esthétiques où cohabitent des ambiances très écrites, proches du classique et d’autres plus jazz.

Au fil des pistes

On ressort détendu de l’écoute de « Building & Piano studies » dont la pochette minimaliste aux couleurs pastel fait écho au contenu musical apaisant. Les titres eux-mêmes résonnent avec ce climat de sérénité. En effet, après avoir évoqué en début de répertoire l’attente de jours meilleurs avec Waiting for others time, le compositeur termine le projet avec The happiness we share et la promesse d’un bonheur que l’on partage. Tout un programme !

En ouverture de l’album, Building pose la première pierre du projet musical de Robin Nicaise. Sur ce morceau assez lent en 12/8, construit à partir d’une boucle jouée par le piano et l’archet au-dessus des nappes vibratoires des cymbales, le souffle soyeux du ténor caresse une lente mélodie céleste.

Sur Waiting for other times, le quintet jazz est rejoint par le String Quartet dont la musique se développe en contrepoint au chant fusionnel du ténor, de la guitare et du Fender Rhodes. Après l’exposition délicate du thème, la guitare sautillante improvise puis laisse place à l’élégant saxophone dont le timbre velouté et dénué de vibrato évoque les ambiances jazz west coast et laisse augurer la venue de jours meilleurs.

Sur La Source, les notes du String Quartet précèdent le souffle sensuel du ténor puis le duo guitare/Fender Rhodes dispense un moment d’une grande sérénité. Le titre prend fin avec une éloquente intervention du ténor à la sonorité feutrée. La première partie du répertoire se termine avec Inner Light, une pièce subtile incitant à la rêverie. Le nonet invite l’oreille à s’immerger dans sa musique envoutante et à pénétrer au cœur-même de sa lumière intérieure. Un jazz imaginaire et moderne où tel un orfèvre, le ténor jongle avec les couleurs sonores dont il explore toutes les nuances.

Jouées par le leader, les treize Piano studies se succèdent et constituent la deuxième facette du répertoire. Une seule étude dépasse les deux minutes… de huit secondes ! Tels de vrais tableaux musicaux, ces courtes « Piano studies » pianistiques s’écoulent comme des respirations musicales. Issues de l’imaginaire de Robin Nicaise, ces treize miniatures musicales se promènent à travers des paysages qui font référence aux épisodes de vie de l’auteur. Ambiance mystérieuse de Thriller, Bretagne, paysage sonore où résonne l’écho de la cornemuse bretonne, Venise, clairs-obscurs des reflets lumineux sur les eaux fluides de la lagune. Sur Jeux de quintes et jeux de quartes, le compositeur rend explicitement hommage à Claude Debussy. La musique emprunte le chemin qui la mène à la maison où le très sage et jeune Emile grandit puis folâtre sur les portées, Emile, trois ans après. L’album se termine avec The happiness we share, un morceau apaisé et lumineux, qui résonne comme une célébration du bonheur.

« Building & Piano studies », un album à partager largement pour les subtiles vibrations et les tendres émotions qu’il déclenche. Et… cerise sur le gâteau, flasher le QR code qui figure au dos du disque permet de télécharger gratuitement pendant un an, les partitions des « Piano studies » au format PDF. Une initiative originale qu’apprécieront les musiciens tombés sous le charme de ces études ludiques.

Pour écouter « live » la musique de « Building & Piano studies » de Robin Nicaise, rendez-vous à 21h au Sunset le 16 octobre 2021, dans le cadre du Festival Jazz sur Seine 2021.

« Dracula » – Un livre-disque signé Adèle Maury/ONJ

« Dracula » – Un livre-disque signé Adèle Maury/ONJ

Sous la direction artistique de Frédéric Maurin, l’Orchestre National de Jazz présente « Dracula », le premier livre-disque de l’ONJ pour les jeunes. Un conte musical dont la musique balance entre opéra-jazz et comédie musicale. L’univers graphique en noir et blanc de l’album est imaginé par Adèle Maury, une jeune artiste révélée en 2020 au Festival d’Angoulême. Un projet original et captivant pour les yeux et les oreilles de tous, parents et enfants.

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Fay Claassen & David Linx – « And Still We Sing »

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L’artiste néerlandaise Fay Claassen s’associe avec David Linx sur « And Still We Sing ». Le duo vocal collabore avec le WDR Big Band, dirigé par Magnus Lindgren. Fay Claassen & David Linx rivalisent d’élégance sur cet album dont le titre paraphrase le titre de l’un des poèmes les plus célèbres de Maya Angelou, « And still I rise ». Dix plages gorgées de swing et d’émotions font de ce splendide opus un sommet de l’art vocal.

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Legraux Tobrogoï, énergique et enflammé

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Avec huit plages de musique instrumentale, « Pantagruel Résolu » ouvre l’appétit des amateurs de musique vigoureuse et réjouissante. Le sextet Legraux Tobrogoï n’en finit pas de faire résonner ses vociférations énergiques et enflammées. Déterminé à faire bouillonner les notes et à asticoter les portées, les loustics toulousains stimulent les oreilles qui auraient eu le malheur de s’endormir ! Pas question de résister à ce « Pantagruel Résolu ». C’est furieux et ça groove de toute part à qui mieux mieux !

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Jazz Campus en Clunisois 2021 – Trio Oliva/Abbuehl/Ber

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Poésie musicale en apesanteur

Pour sa dernière soirée au Théâtre les Arts de Cluny, le festival Jazz Campus en Clunisois 2021 invite Susanne Abbuehl, Stéphane Oliva et Samuel Ber qui présentent le projet « Princess ». Comme allégé de toute contrainte, le trio offre un art minimaliste qui flotte en apesanteur. Un moment de poésie crépusculaire hors du temps.

Le vendredi 27 août, c’est une encore autre facette du jazz que Didier Levallet, directeur artistique du festival Jazz Campus en Clunisois 2021  présente au public du Théâtre les Arts de Cluny. Sur des musiques de Susanne Abbuehl et Stéphane Oliva et sur des textes de Susanne Abbuehl, le programme de « Princess » évoque l’univers du clarinettiste, compositeur et arrangeur Jimmy Giuffre qui avait dans le début des années 60 monté un trio et expérimenté l’improvisation totale avec le pianiste Paul Bley et le contrebassiste Steve Swallow.

Pour ce projet, la chanteuse et compositrice Susanne Abbuehl au parcours très diversifié retrouve le pianiste et compositeur Stéphane Oliva avec lequel elle a sorti l’album « Princess » (Vision Fugitive/L’Autre Distribution) en 2017. Sur scène de Cluny, la batterie est tenue par le jeune batteur belge Samuel Ber.

Dès le début du concert, la voix irradiée de grâce de la chanteuse s’élève au-dessus des notes du piano, soutenue par les battements délicats des balais sur les cymbales. Après avoir présenté le projet « Princess », la chanteuse émue dit son plaisir d’être sur la scène pour son premier concert après le confinement.

Tout au long du set, la connivence qui unit les trois artistes est perceptible, regards attentifs et bienveillants, écoute et interaction de chaque instant. Leur dialogue collectif explore toutes les possibilités expressives. Le trio invite le bugliste Matthieu Michel à les rejoindre. Outre les thèmes de Jimmy Giuffre parmi lesquels on identifie Trance et Princess, le trio interprète Desireless / Mopti de Don Cherry, Jimmy composé par Stéphane Oliva en hommage à Paul Bley et une version éthérée de What a Wonderful World de Bob Thiele et George David Weiss.

Sans étalage de virtuosité, les trois musiciens pratiquent un art sensible où chaque note est choisie. Leurs broderies musicales planent en suspension au dessus-de la scène.

Abreuvé par les harmonies subtiles du piano, le souffle de la chanteuse possède la pureté du cristal et rivalise avec la transparence du silence. En réelle apesanteur, sa dentelle vocale déroule les paroles des poèmes ou improvise avec souplesse sur les accords du piano. Ses incantations sont soutenues par les contrechants du bugle. Le visage nimbé de lumière et d’un sourire bienveillant, la chanteuse danse littéralement entre le pianiste et le batteur qu’elle semble soutenir et encourager lors de leurs improvisations. Accompagnée de sa kalimba, elle transfigure la matière vocale et étire la mélodie. Tel un souffle céleste, sa voix diaphane caresse la nuit, tisse de tendres complaintes, accueille le silence et pour finir invite le soleil à briller au cœur de la nuit.

Sur le clavier, le pianiste égrène avec subtilité des notes légères ou plaque ses arpèges magiques comme des guirlandes évanescentes et lumineuses. Véritable coloriste, le batteur virtuose froisse l’air, le martèle, l’enflamme ou le découpe avec délicatesse, tendresse ou vigueur. Les contrechants du bugle accentuent la dimension éthérée du chant.

Avec subtilité, le trio a élaboré une véritable dentelle aérienne brodée de subtiles dynamiques. Après deux rappels, le public conquis par la pure beauté de la musique quitte la salle. Il gardera en mémoire le souvenir de la musique minimaliste du trio Oliva/Abbuehl/Ber qui est parvenue à exprimer l’indicible et à libérer la voix du silence.

« Dracula » – Un livre-disque signé Adèle Maury/ONJ

« Dracula » – Un livre-disque signé Adèle Maury/ONJ

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Fay Claassen & David Linx – « And Still We Sing »

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Legraux Tobrogoï, énergique et enflammé

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Jazz Campus en Clunisois 2021 – Trio Oliva/Abbuehl/Ber

Jazz Campus en Clunisois 2021 – Joce Mienniel & Pierre Durand

Dépaysement entre forêt et groove

Le 25 août, Jazz Campus en Clunisois 2021 déroule une soirée en deux parties. Après le projet « Dans la Forêt » de Joce Mienniel, le « Roots Quartet » du guitariste Pierre Durand propose sa musique qui fusionne avec une grande cohérence les musiques qui ont forgé sa personnalité. Entre Forêt et Groove, le public a apprécié ces deux spectacles aux identités musicales différentes.

Double plateau au Théâtre les Arts de Cluny pour la soirée du 25 août 2021 du festival Jazz Campus en Clunisois. La soirée ouvre avec le projet « dans la Forêt » de Joce Mienniel auquel succède le « Roots Quartet » du guitariste et compositeur Pierre Durand

Joce Mienniel « Dans la Forêt »

Au fond de la scène du théâtre, derrière le voile tendu qui le masque ou le révèle et sur lequel sont projetées des images, Joce Mienniel évoque la forêt, urbaine ou végétale, ses reliefs et sa géométrie, sa verticalité et ses bruits.

« Dans la Forêt », poésie urbaine contemporaine

Jazz Campus en Clunisois 2021 – Joce MiennielJazz Campus en Clunisois 2021 – Joce Mienniel« Dans la Forêt » est un spectacle conceptuel. Avec ses flûtes, sa voix, ses guimbardes et d’autres instruments de musique traditionnelle, l’artiste inscrit sa musique dans des images qui révèlent son imaginaire mais laissent peu de place à celui du spectateur devant lequel les projections vidéos sont projetées et s’imposent sans qu’il soit guère possible d’échapper au décor.

Alors que le musicien tout de noir vêtu souffle dans ses flûtes, les images défilent sur la toile à en donner le vertige, paysages urbains nocturnes, façades d’immeuble, usines désaffectées où la nature reprend le dessus, branches d’arbres, jeux d’enfants sur le bitume de la ville.. Les flûtes répondent aux oiseaux et l’instrumentiste devient danseur pour commander les pédales d’effet et générer des boucles sur lesquelles il improvise. Outre la guimbarde et la kalimba (piano à pouces), Joce Mienniel a aussi recours à de petites percussions de type maracas.

A la fin du spectacle, le flutiste remercie l’équipe du festival et le public d’avoir accepté de le suivre dans sa forêt et rappelle que ce spectacle solo a pris naissance durant l’enfermement imposé pendant le confinement.

Pierre Durand « Roots Quartet »

Au festival Jazz campus en Clunisois 2021, le guitariste Pierre Durand porte deux casquettes. D’une part il anime un stage dont le thème s’intitule « Du groove avant toute chose », d’autre part il se produit en seconde partie de la soirée du 26 août avec son « Roots Quartet ».Pierre Durand

En ouverture du set, il annonce clairement qu’il « n’est pas le musicien d’une seule culture », que sa musique plonge dans les racines de celles qui l’ont nourri, blues, gospel, rock, pop, hip hop et musiques traditionnelles d’Afrique, d’Amérique du Sud, d’Europe de l’Est sans oublier le jazz. Il précise d’ailleurs que pour lui, le jazz est la seule musique qui mélange les autres sans distinction de genre, comme Didier Levallet l’a fait tout au long des 44 ans d’existence du festival.

Très mobile sur scène, Pierre Durand est entouré du saxophoniste Hugues Mayot, du contrebassiste Guido Zorn et du batteur Joe Quitzke. Une grande complicité préside aux interactions musicales de ce set groovy et très dépaysant.

Durant What you want, what you choose, la guitare dialogue avec le saxophone. Leur conversation d’abord calme devient plus soutenue. Les fulgurances du ténor répondent aux riffs de la guitare et contrastent avec les lignes sereines que l’archet déploie sur les cordes de la contrebasse. Imprégné d’une profonde désespérance, le morceau suivant voit la tension monter d’un cran. La batterie tellurique stimule le chorus véhément du saxophone très libre et après un break, la guitare soutenue par une rythmique calypso pousse la musique à son paroxysme et l’engage dans une gigue aux accents irlandais.

Le début du thème suivant contraste par son ouverture tout en douceur. Saxophone et guitare jouent en suspension alors que la batterie se fait volcanique avant de s’arrêter pour laisser contrebasse et guitare gamberger à deux avant que le quartet ne se retrouve apaisé puis reprenne la mélopée lancinante à laquelle le groupe dote, pour le final du morceau, d’une belle énergie. Pierre Durand présente ensuite Le Regard Des Autres. Après une ouverture en fanfare, guitare et saxophone entreprennent un dialogue touffu alors que la vertueuse et solide contrebasse monte et descend ses lignes de basse au-dessus de l’expressive batterie. La musique s’arrête puis repart de plus belle. La tension rythmique stimule les délires inspirés du saxophone et le jeu groovy de la guitare.

Le set se termine et Pierre Durand qui a, au sens propre et au sens figuré mouillé le maillot, informe le public que Guido Zorn a joué sur la contrebasse de Didier Levallet qu’il remercie chaleureusement. Pour le rappel dont le leader dit qu’il s’inscrit dans la tradition tex-mex, le quartet interprète un thème joué sur un rythme de boléro et empreint d’une tendre nostalgie. Le public quitte la salle après une soirée dépaysante et ressourçante.

« Dracula » – Un livre-disque signé Adèle Maury/ONJ

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