Jazz à Vienne 2021 – Infos covid

Jazz à Vienne 2021 – Infos covid

… le festival se met au diapason

Le festival Jazz à Vienne se met en conformité avec les mesures gouvernementales. Une quarantième édition avec jauge réduite, couvre-feu et pass sanitaire… du 23 juin au 10 juillet 2021, place au Jazz !

Covid oblige ! …. Jazz à Vienne prend en compte les impératifs fixés par le Gouvernement relativement au contexte sanitaire actuel.

Jauge

En temps normal, la jauge du Théâtre Antique est de 7500 personnes (assis/debout). Cette année, en assis et distancié (une place vide entre chaque spectateur ou groupe de spectateurs), la jauge est d’un peu moins de 4000 places.

Pass Sanitaire

En conformité avec les annonces gouvernementales, l’accès au Théâtre Antique sera conditionné sur toute la durée du festival à la présentation d’un pass sanitaire (test négatif, certificat de vaccination ou certificat d’immunité en format papier ou numérique, à partir du 09 juin 2021, via l’application TousAntiCovid.

Couvre-feu

Pour les soirées du 23 juin au 29 juin, le couvre-feu est maintenu à 23h. Jazz à Vienne adapte donc les horaires de ces concerts pour que les festivaliers puissent rentrer chez eux à temps. Les soirées des 23, 26, 27, 28 & 29 juin débuteront à 19h pour finir à 22h. Les soirées des 24 & 25 juin débuteront à 18h40 pour finir à 22h.

Jazz à Vienne 2021 - Infos covidAu final, les soirées du 23 au 29 juin se profilent ainsi :

  • 23 juin : 19h Anne Paceo / 20h30 Jamie Cullum
  • 24 juin : 18h40 Gauthier Toux & Nils Petter Molvær / 19h40 Tigran Hamasyan / 21h Portico Quartet
  • 25 juin : 18h40 Julia Sarr / 19h40 Keziah Jones & Qudus Onikeku / 21h Salif Keita
  • 26 juin : 19h Lucas Santtana / 20h30 Seu Jorge & Rogê
  • 27 juin : 19h Laurent Bardainne / 20h30 Ibrahim Maalouf
  • 28 juin : 19h Erik Truffaz / 20h30 Ibrahim Maalouf
  • 29 juin : 19h Brad Mehldau solo / 20h30 Hommage à Michel Petrucciani

A partir du 30 juin, retour à la normale ! Les horaires des concerts sont inchangés avec ouverture des portes du Théâtre Antique à 20h30 et début des soirées à 20h30. Masqué.e.s certes mais oreilles grande ouvertes… le public se prépare à vivre Jazz à Vienne live du 23 juin au 10 juillet 2021.

Jazz à Vienne 2021 – Infos covid

Jazz à Vienne 2021 – Infos covid

Le festival Jazz à Vienne se met en conformité avec les mesures gouvernementales. Une quarantième édition avec jauge réduite, couvre-feu et pass sanitaire… du 23 juin au 10 juillet 2021, place au Jazz !

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Le contrebassiste Mauro Gargano signe « Feed »

Le contrebassiste Mauro Gargano signe « Feed »

En 2021, le contrebassiste et compositeur Mauro Gargano propose « Feed », un nouvel album enregistré en trio avec le pianiste italien Alessandro Scobbio et le batteur français Christophe Marguet. Huit plages d’un jazz moderne et exigeant dont les vibrations poétiques nourrissent l’âme et irriguent l’imaginaire de rêveries singulières.

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Nuits de Fourvière 2021 – La programmation

Nuits de Fourvière 2021 – La programmation

Malgré le contexte sanitaire particulier, les Nuits de Fourvière 2021 donnent rendez-vous à leur public du 1er juin au 30 juillet. Pour le 75ème anniversaire du festival international de la Métropole de Lyon, l’affiche promet 60 jours, 9 créations, 8 coproductions, 2 premières françaises.

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Le contrebassiste Mauro Gargano signe « Feed »

Le contrebassiste Mauro Gargano signe « Feed »

Musique, nourriture de l’âme

En 2021, le contrebassiste et compositeur Mauro Gargano propose « Feed », un nouvel album enregistré en trio avec le pianiste italien Alessandro Scobbio et le batteur français Christophe Marguet. Huit plages d’un jazz moderne et exigeant dont les vibrations poétiques nourrissent l’âme et irriguent l’imaginaire de rêveries singulières.

visuel de l'album Feed de Mauro GarganoAprès le fort raffiné et poétique « Nuages » sorti en 2020, le contrebassiste Mauro Gargano revient le 07 mai 2021 avec « Feed » (Diggin Music Prod/Absilone Socadisc). Composé entre avril et septembre 2020, le répertoire de l’album reflète les réflexions du leader lors de la première vague de la pandémie.

En trio avec le pianiste Alessandro Sgobbio et le batteur Christophe Marguet, le compositeur et contrebassiste Mauro Gargano propose huit pistes d’une musique sans concession où alternent tensions collectives et expressions individuelles. Son écoute réactive le souvenir de ces moments étranges où regarder par la fenêtre était le seul voyage possible et où la musique nourrissait les rêves d’évasion vers un monde libéré des contraintes imposées par le virus.

Enregistré à Paris où réside Mauro Gargano depuis des années, « Feed » délivre des sonorités chargées d’énergie, de surprises et d’espoir.

En ouverture de l’album, Feed se donne à découvrir au fil de 7’26 d’une musique ondulatoire pleine de surprises. A partir d’un motif répétitif de la contrebasse, le piano soutenu par une batterie au jeu tellurique déverse des torrents d’arpèges vibratoires. Après un début tout en hésitation, le titre offre une structure solide dont les débordements rythmiques stimulent l’oreille et enchantent l’écoute. Telle une nourriture mentale apéritivante, Feed ouvre l’envie de découvrir l’album plus avant.

Full Brain installe ensuite une étrange atmosphère. Débutée sur un tempo lent avec des volutes pianistiques tout en suspension et un accompagnement rythmique déstructuré sur des mesures impaires, cette seconde plage musicale s’enflamme en un crescendo rythmique. Contrebasse et piano rivalisent de puissance et réitèrent chacun de son côté un thème trituré inlassablement presque jusqu’à la saturation. Étrangement, cela fait écho à ces pensées redondantes et presque obsessionnelles qui ont pu envahir l’esprit de nombre de personnes confinées.

Plus loin sur l’album, Keep Distance déploie une structure hypnotique imprégnée d’une mélancolique beauté. Le jeu dépouillé du piano et l’accompagnement minimalisme des balais sur les peaux des tambours évoque l’introspection et suggère cette distanciation qui coupe les liens si l’on n’y prend pas garde. Après les tonalités plutôt sombres du début, on se laisse enivrer par les fluctuations du rythme et de l’intensité musicale induite par le jeu répétitif du piano porté par les impulsions de la rythmique. Sur Look Beyond the Window, le titre suivant, le trio engage à porter le regard plus loin. Il instaure d’abord un climat sonore pastoral puis fait évoluer l’atmosphère vers un groove où les synthés sont stimulés par une pulsation rythmique aux accents enrockés. Sans doute le compositeur veut-il ainsi augurer ainsi des ailleurs et des lendemains porteurs d’espoirs… on veut y croire avec lui.

Outre ces propositions musicales en lien avec le contexte sanitaire actuel, Mauro Gargano dédie deux pièces au désastre sanitaire, écologique et social qui touche la région des Pouilles dont il est originaire. Il reprend le thème Pasolini gravé sur « Nuages » et le renomme Ilva’s Dilemma en hommage au peuple de Tarente où l’aciérie d’Ilva a engendré une pollution source d’une catastrophe environnementale. Aujourd’hui ni le repreneur ni l’état italien ne consentent à sécuriser la production pour relancer l’économie tout en préservant la santé de la population. Après une introduction morose, le trio dessine une atmosphère singulière et la musique va crescendo. Le piano éloquent s’enflamme stimulé par le jeu sombre et réitératif de la contrebasse et celui et par celui de la fougueuse batterie. Pour Mauro Gargano, cette composition évoque « la musique des processions des « Mystères » jouées par les “bande municipali” de [s]a région pendant Pâques ». Dans la même veine, The Red Road fait référence à la poussière mortelle qui a pollué et coloré de rouge Tarente. Le morceau se termine par le chant désespéré de la contrebasse après que piano et batterie font résonner un chant qui évoque un tocsin funèbre. Mauro Gargano a composé ce morceau 2 heures en travaillant une étude basée sur les intervalles de neuvième et treizième à la contrebasse. Le titre est dédié à Lorenzo Zaratta, enfant de 5 ans mort d’un type de cancer du cerveau provoqué par la pollution.

En préambule de Lost Wishes, la contrebasse à la sonorité boisée développe une mélopée bluesy sur laquelle se greffe le jeu harmonieux du piano et le drive espiègle et inventif de la batterie. Le contrebassiste confie avoir « essayé d’écrire une chanson de Noël pour ces moments très spéciaux ». Ce thème lent souligné par le chant profond de contrebasse ménage des échappées très libres au piano.

L’album se termine avec le titre Secret Garden dédié au pianiste Gianni Lenoci (1963-2019). Composition originale, le morceau porte le même nom que celle gravée par pianiste disparusur l’album éponyme sorti en 2011. Sur la contrebasse l’archet développe une mélodie évanescente alors que le piano s’exprime comme en flottaison sur un continuum d’accompagnement des balais. Une improvisation collective se développe sur « une série de petits Haiku mélodiques » combiné « dans le cadre d’une improvisation collective plus étendue » avec répétition de « petits motifs rythmiques, toujours répétés avec de petites variations ». … climat épuré, notes raffinées du piano, sombre sonorité de la contrebasse. Une conclusion intime et poétique.

Après avoir apprécié l’album, on espère pouvoir se nourrir très vite de la musique du trio avec la réouverture prochaine des clubs et salles de concert. En conclusion, cette vidéo enregistrée à l’Institut Culturel Italien de Paris constitue une belle mise en oreille et … en appétit.

Jazz à Vienne 2021 – Infos covid

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Le contrebassiste Mauro Gargano signe « Feed »

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En 2021, le contrebassiste et compositeur Mauro Gargano propose « Feed », un nouvel album enregistré en trio avec le pianiste italien Alessandro Scobbio et le batteur français Christophe Marguet. Huit plages d’un jazz moderne et exigeant dont les vibrations poétiques nourrissent l’âme et irriguent l’imaginaire de rêveries singulières.

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Nuits de Fourvière 2021 – La programmation

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Malgré le contexte sanitaire particulier, les Nuits de Fourvière 2021 donnent rendez-vous à leur public du 1er juin au 30 juillet. Pour le 75ème anniversaire du festival international de la Métropole de Lyon, l’affiche promet 60 jours, 9 créations, 8 coproductions, 2 premières françaises.

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Nuits de Fourvière 2021 – La programmation

Nuits de Fourvière 2021 – La programmation

Le festival fête son 75ème anniversaire

​Malgré le contexte sanitaire particulier, les Nuits de Fourvière 2021 donnent rendez-vous à leur public du 1er juin au 30 juillet. Pour son 75ème anniversaire, le festival international de la Métropole de Lyon annonce 60 jours, 9 créations, 8 coproductions, 2 premières françaises. Une affiche prometteuse !

Affichedes Nuits de Fourvière 2021Avec ses gradins en plein air et ses places assises, le festival international de la Métropole de Lyon répond aux exigences gouvernementales pour accueillir des spectacles publics en cette période particulière. Toute l’équipe des Nuits de Fourvière est restée mobilisée pour travailler à l’adaptation du festival au contexte sanitaire.

Après l’annulation de son édition 2020, le festival des Nuits de Fourvière 2021 annonce une programmation alléchante dont le contenu a été dévoilé le 03 mai à partir de 11 heures.

Cette année les Nuits de Fourvière associent leur image au photographe Ken Hermann.

Avec 75 ans au compteur, les Nuits de Fourvière comptent parmi les plus anciens festivals de France. Du 1er juin au 30 juillet 2021, le festival international de la Métropole de Lyon propose 35 spectacles de théâtre, danse, musique, opéra, cirque et 66 représentations.

Danse

Prévue initialement en septembre 2020, la Biennale de la Danse 2020 a été reportée au mois de juin 2021. Dominique Delorme (directeur des Nuits de Fourvière) et Dominique Hervieu (directrice de la Biennale de la danse) associent les deux évènements. Ainsi, le festival des Nuits de Fourvière 2021 ouvre les 01 et 02 juin avec Alarm clocks, spectacle de la chorégraphe sud-africaine Robyn Orlin avec la chanteuse Camille, une chorégraphie réalisée en coproduction avec la Biennale de la danse. Sans oublier le fameux défilé de la Biennale de la Danse organisé dans le cadre de la Saison Africa2020. Contexte sanitaire oblige, il quitte les rues de Lyon pour la scène du Grand Théâtre, les 05 & 06 juin.

La collaboration des deux festivals se poursuit avec Josef Nadj qui présente pour la première fois en France, Omma (09 & 10 juin) et elle se termine, entre danse et musique, avec Room With A View (13 & 14 juin) de RONE et (LA)HORDE en compagnie des danseurs du Ballet national de Marseille.

Entre opéra, tango, cirque et danse

En collaboration avec l’Opéra National de Lyon, la compagnie Circa présente « María de Buenos Aires », l’opéra tango du compositeur Astor Piazzolla. Sur un livret écrit par Horacio Ferrer, la mezzo-soprano Wallis Giunta et le baryton Luis Alejandro Orozco seront soutenus par un orchestre de tango renforcé par l’Orchestre national d’Auvergne et entourés de dix acrobates et de danseurs.

Théâtre

Les élèves de la 80ème promotion de l’ENSATT proposent « Leurs enfants après eux » de l’écrivain Nicolas Mathieu dans une mise en scène de Simon Delétang (25 juin au 06 juillet). Les Comp. Marius font partie de la grande famille d’artistes associés au festival. Ils reviennent à l’Odéon (du 18 au 20 juin) pour faire renaître Les Enfants du Paradis de Jacques Prévert.

Sans oublier Antigone à Molenbeek et Tirésias, créé par Guy Cassiers avec le Quatuor Debussy (du 11 au 13 juin) au théâtre de la Renaissance. On note aussi la venue des tg STAN avec Poquelin II (du 12 au 14 juillet), d’après Molière. Au Théâtre du Point du Jour, Sonia Bester est aussi de la partie, avec Comprendre, une création théâtrale et musicale avec restitution de son immersion à l’hôpital des Massues (du 17 au 20 juin).

Musique

Au regard de la situation sanitaire internationale, les têtes d’affiche internationales se font rares. On note parmi eux Asaf Avidan (01 juillet), quelques autres et le groupe écossais Mogwaï avec qui se termine l’édition 2021 (30 juillet).

En revanche, les artistes français et francophones sont nombreux. Auréolés de leurs récentes Victoires de la musique sont annoncés Benjamin Biolay (06 et 07 juillet) et Pomme (27 & 28 juillet). Il faut aussi compter avec Alain Souchon (28 & 29 juin), Catherine Ringer (19 juillet), Woodkid (20, 21 & 22 juillet), Philippe Katerine (03 juillet), Stephan Eicher (11 juillet), Jane Birkin et Louis Chedid (02 juillet).

Sans oublier plusieurs propositions orchestrales dont la Symphonie n°9 de Beethoven avec l’Orchestre National de Lyon sous la direction de Ben Glassberg (09 juillet) ainsi que François Morel et son complice Antoine Sahler avec l’orchestre du Conservatoire à rayonnement régional (04 juillet).

Musiques du Monde & Jazz

Plusieurs rendez-vous vont faire le bonheur des amateur.trice.s de Musiques du Monde et de Jazz.

Musiques du Monde

  • le 07 juin à 18h30 au Grand Théâtre, l’ensemble Al-Kindî et les derviches tourneurs de Damas sont précédés du trio 3MA (MAli, MAroc, MAdagascar) qui réunit Ballaké Sissoko (kora), Driss El Maloumi (oud), Rajery (valiha),

  • le 25 juin à 19h30 au Musée des Confluences, est proposé Polyphonie-Polyfolie, un opéra d’Afrique Centrale de Camel Zekri (composition, guitare) entouré de Chœurs des Pygmées Aka de la Lobaye et Trompes Ensemble Ongo-Brotto de Bambarile. Cette création est prolongée par la projection de Makongo, du cinéaste centrafricain Elvis Sabin Ngaï,
  • le 10 juillet à 20h30, dans une soirée avec Orange Blossom, la joueuse de kora Sona Jobarteh va mêler les styles musicaux, tout en restant fidèle à la culture mandingue,
  • le 24 juillet, pour les 30 ans du CMTRA, le Carioca João Selva, récemment installé à Lyon, ouvre la soirée et présente le répertoire de son nouvel album  » Navegar ». Place ensuite au sextet turco-néerlandais Altin Gün qui mêle, sonorités pop-rock et éléments de musique traditionnelle turque.

Jazz

  • le 15 Juin à 20h00, le Grand Théâtre accueille la « Nuit du Jazz Italien ». Figure légendaire du jazz depuis cinquante ans, le trompettiste Enrico Rava vient à la tête d’un sextet composé de Giovanni Guidi (piano), Francesco Diodato (guitare), Francesco Bearzatti (saxophone, clarinette), Gabriele Evangelista (contrebasse) et Enrico Morello (batterie). Autour de son projet « Morricone Stories », le saxophoniste Stéfano Di Battista rend quant à lui hommage au Maestro Ennio Morricone avec à ses côtés, Fred Nardin (piano), Daniele Sorrentino (contrebasse) et André Ceccarelli (batterie),

  • le 30 juin à 20h30, au Grand Théâtre, c’est le retour d’un habitué du festival, le vocalchimiste André Minvielle, (chant, percussions, objets divers…). Dans un premier temps il retrouve ses compagnons Bernard Lubat - Malpoly instrumentiste (piano, accordéon, batterie, chant…) et Fabrice Vieira (guitare). Place ensuite au Valletti Quinteto qui réunit autour de Serge Valletti (voix), André Minvielle (percussions, voix, arrangements), Raphaël Imbert (saxophones, clarinette basse, arrangements), Vincent Beer-Demander (mandoline, mandole, arrangements) et Grégory Daltin (accordéon, arrangements) sur des compositions d’Elisabeth Valletti,
  • le 05 juillet à 21h30, la chanteuse, pianiste et guitariste Mélody Gardot va venir présenter le répertoire de son nouvel opus « Sunset in the Blue » (Decca Records) au Grand Théâtre. Sur la même scène, va se produire la pianiste, chanteuse, auteure et compositrice Macha Gharabian dont la musique méditative est chargée d’allégresse,

  • le 11 juillet à 19h30, à 19h30, à l’Amphi de l’Opéra de Lyon, une soirée en deux parties rend hommage au guitariste Henri Crolla. Elle propose d’abord de découvrir le guitariste en visionnant « Le bonheur est pour demain », un film d’Henri Fabiani de 1960 qui réunit Crolla et le jeune Jacques Higelin. Puis c’est un concert présenté par Dominique Cravic (guitare, chant) et Les Primitifs Du Futur avec Claire Elzière (chant), Fay Lovsky (scie musicale, thérémine, vibraphone, violoncelle, instruments divers), Christophe Lampidecchia (accordéon) et Mathilde Febrer (violon),
  • le 18 juillet à 20h30, le Grand Théâtre accueille Stefano Bollanni. Après son succès de 2017 à l’Odéon, le pianiste revient en piano solo pour revisiter l’opéra « Jesus Christ Superstar ». La soirée voit aussi le retour de Thomas de Pourquery, déjà accueilli à l’Odéon en 2018 pour un hommage à Nougaro avec Minvielle et Babx. Cette fois, le saxophoniste, compositeur et chanteur vient à la tête de son Supersonic qui réunit ses fidèles compagnons Arnaud Roulin (piano, synthétiseur), Fabrice Martinez (trompette, bugle, voix), Laurent Bardainne (saxophone ténor, chant), Frederick Galiay (basse, chant) et Edward Perraud (batterie, chant). Vibrations explosives en perspective !

Tous les spectacles des Nuits de Fourvière 2021 sont annoncés en format assis et la programmation reste soumise à l’évolution de la situation sanitaire. La billetterie des Nuits de Fourvière 2021 ouvre le 04 mai à partir de 12h. Plus d’informations ICI concernant le protocole sanitaire et ICI pour la programmation exhaustive du festival.

Jazz à Vienne 2021 – Infos covid

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Le contrebassiste Mauro Gargano signe « Feed »

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En 2021, le contrebassiste et compositeur Mauro Gargano propose « Feed », un nouvel album enregistré en trio avec le pianiste italien Alessandro Scobbio et le batteur français Christophe Marguet. Huit plages d’un jazz moderne et exigeant dont les vibrations poétiques nourrissent l’âme et irriguent l’imaginaire de rêveries singulières.

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Nuits de Fourvière 2021 – La programmation

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Retour de Sébastien Texier & Christophe Marguet 4tet

Retour de Sébastien Texier & Christophe Marguet 4tet

« We Celebrate Freedom Fighters ! »

Trois ans après « For Travellers Only », Sébastien Texier & Christophe Marguet reviennent avec leur deuxième album, « We Celebrate Freedom Fighters ! ». Avec Manu Codjia et François Thuillier, ils célèbrent des combattants qui ont lutté pour la liberté. Un hommage musical rendu à ces femmes et hommes engagés contre toute forme d’obscurantisme, de discrimination, d’exclusion et d’injustice. En cette période perturbée, cet hymne à la liberté résonne avec une grande force.

Sur leur nouvel album « We Celebrate Freedom Fighters ! », le saxophoniste et clarinettiste Sébastien Texier et le batteur Christophe Marguet reviennent avec leurs fidèles compagnons, le guitariste Manu Codjia et le tubiste François Thuiller. Après un voyage imaginaire proposé en 2018 sur « For Travellers Only » (Cristal/Sony Music Entertainment), le quartet invite cette fois à célébrer dix « Freedom Fighters », cinq femmes et cinq hommes qui se sont distingués pour leur engagement et leur lutte pour la liberté.

Deux compositeurs et un quartet

Le programme de « We Celebrate Freedom Fighters ! » (Cristal Records/Believe) sorti le 30 avril 2021, rend hommage au courage et à la dignité de dix fortes personnalités.

Sébastien Texier & Christophe Marguet 4tet

Sébastien Texier & Christophe Marguet 4tet©Jérôme-Prebois

Dix combattants engagés contre l’esclavagisme, le fascisme, la ségrégation raciale, pour la liberté d’expression, la défense des droits de l’homme, des femmes, le droit à l’avortement, combat contre l’asservissement au travail, pour les peuples premiers, pour la vérité : Claudia Andujar, Aimé Césaire, l’inconnu de Tian’anmen, Louis Coquillet, Gisèle Halimi, Rosa Parks, James Baldwin, Sitting Bull, Olympe de Gouges et Simone Adolphine Weil.

Pour raconter et exprimer la force et l’engagement de ces héros, le répertoire intégralement composé par Sébastien Texier & Christophe Marguet conserve les couleurs singulières déjà appréciées sur « For Travellers Only », le premier album du quartet.

Sur « We Celebrate Freedom Fighters ! » la clarinette et l’alto s’envolent, la batterie donne le rythme et caractérise les atmosphères, la guitare brille par ses chorus expressifs et le tuba insuffle son énergie.

Au fil des combats

Quatre compositions de Sébastien Texier et cinq autre de Christophe Marguet célèbrent les soldats de la Liberté.

Sur un riff du tuba débute Yanomami’s Dance dédié à la photographe brésilienne Claudia Andujar (née en 1931) qui, depuis les années 1970, voue sa vie à la photographie et à la défense des Yanomami, peuple amérindien de l’Amazonie brésilienne. Sur un rythme soutenu, alto et guitare déroulent le thème puis l’alto densifie son expression et élève ses phrases sinueuses auquel répond un chorus atmosphérique et fluide de la guitare. La dynamique rythmique rappelant les battements des tambours indiens s’allège durant le solo enchanteur du tuba.

Le répertoire continue avec Aime ces airs, un pamphlet musical joyeux dédié à Aimé Césaire. Sur un rythme de calypso, alto et guitare chantent en hommage à l’inventeur du concept de la négritude qui prône l’identité noire et sa culture. Après un chorus glorieux du tuba et un court solo de batterie, le quartet invite à suivre la parade derrière lui. Dédicacé à l’Inconnu de Tian’Anmen posté seul devant les chars de l’armée chinoise venus réprimer le mouvement du peuple chinois, Elégie résonne comme une complainte recueillie. Les solistes font succéder leurs chants poignants et sobres.

Plus tard, le ton change du tout au tout avec le blues funky tout droit inspiré des années 70 et intitulé Another Country. Cet hommage à l’écrivain James Baldwin (1924-1987) engagé aux États-Unis dans le mouvement contre le racisme et pour les droits civiques et réfugié en France à Saint-Paul de Vence. La guitare fulmine d’étincelles de révolte et l’incandescent alto le rejoint alors que le tuba explose de colère sur un tempo groovy. P’tit Louis célèbre ensuite Louis Coquillet (1921-1942), le cheminot communiste parisien fusillé par l’occupant nazi. La clarinette à la sonorité de velours illumine le morceau de sa virtuosité mélancolique alors que la guitare se fait plus incisive, comme pour signifier l’engagement du résistant.visuel de l'album We Celebrate Freedom Fighters! de Sébastien Texier & Christophe Marguet

C’est sur un bruissement de cymbales que débute Liberté farouche dédié à Gisèle Halimi (1927-2020), infatigable combattante pour la cause des femmes et le droit à l’avortement. Empreinte d’une tendresse nostalgique, la ballade étire le chant de l’alto et les pleurs de la guitare.

Pour honorer la mémoire de Rosa Parks (1913-2005), égérie non violente du mouvement national de défense des droits civiques, Serenade for Rosa se charge de délicatesse et d’émotions. Alto et guitare conjuguent leur sensibilité musicale et offrent une interprétation dont les nuances enchantent. Avec Tatanka Iyotake, le quartet adopte un langage plus tourmenté qui témoigne de la vigueur de Sitting Bull (1831-1890), le fameux chef de tribu et médecin sioux qui demeure une des principales figures de la résistance amérindienne face à l’armée américaine au 19ème siècle et qui a défait le général Custer à la célèbre bataille de Little Big Horn. Le jeu orageux de l’alto et la guitare enflammée chevauchent le tempo débridé impulsé par le tuba et la batterie qui évoquent les charges musclées des combattants.

Avec L’insoumise à mort, le quartet fait ensuite une révérence musicale à Olympe de Gouges (1748-1793) qui a revendiqué la liberté de la femme, soutenu mouvement de défense des droits de la femme et payé son combat de sa vie sur l’échafaud. Alto et tuba lui élèvent une douce prière qui, avec le solo de guitare se transforme en un manifeste énergique. Le répertoire se poursuit avec L’obsession de la vérité dont la relative pesanteur restitue l’engagement politique dont n’a eu cesse la philosophe Simone Weil (1909-1943) dans son combat contre tous les totalitarismes. Alors que le battement incessant des baguettes sur les cymbales évoque la persévérance inouïe de cette combattante humaniste, la mélodie lumineuse jouée par l’alto et la guitare caressante laisse entrevoir une lumière d’espérance.

L’album se termine avec Freedom Fighters, véritable dédicace à tous les combattants de la liberté. Un vent musical organique souffle sur cet hymne groovy qui balance entre spleen et blues.

Section rythmique redoutable d’efficacité, solistes lyriques et inspirés, interprétation riche en nuances, tout concourt à sublimer un propos dont la force narrative est indéniable. Sébastien Texier & Christophe Marguet honorent avec Manu Codjia et François Thuillier, les combattants de la liberté. Une musique lumineuse qui glorifie la lutte pour la liberté, invite à ne pas oublier celles et ceux qui ont combattu pour elle et engage à poursuivre leur combat.


Jazz à Vienne 2021 – Infos covid

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Le contrebassiste Mauro Gargano signe « Feed »

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Jazz à Vienne 2021 – Infos covid

Jazz à Vienne 2021 dévoile les derniers noms

… au final, 18 soirées et 8 Cartes Blanches

Avec l’annonce de quatre nouvelles soirées du Théâtre Antique, le festival « Jazz à Vienne » dévoile les derniers noms de son affiche désormais complète. Au final, la programmation a de quoi réjouir un large public autour de cette édition anniversaire prévue du 23 juin au 10 juillet 2021.

Jazz à Vienne 2021 dévoileAprès avoir révélé début avril 2021 la programmation de 14 soirées sur les 18 soirées de la 40ème édition du festival Jazz à Vienne, le 27 avril, les organisateurs dévoilent les noms des artistes programmés durant les 4 autre nuits : une soirée New Generation le 24 juin 2021, une soirée Brésil le 26 juin 2021, une soirée Funk le 03 juillet 2021 et la venue du Jazz at Lincoln Center Orchestra avec Wynton Marsalis précédé du Belmondo Quintet le 08 juillet.

Certes les soirées se tiendront en configuration assise avec une jauge réduite mais l’essentiel réside vraiment dans le fait que le festival ait lieu.

A n’en pas douter, le public l’a compris et est déjà au rendez-vous. En effet, 57 jours avant le début du festival, les Pass 7 soirées sont épuisés et la soirée du 28 juin avec Ibrahim Maalouf & Erik Truffaz du 28 juin est déjà complète. Des places sont encore disponibles pour le deuxième concert d’Ibrahim Maalouf & Laurent Bardainne le 27 juin. La billetterie est ouverte pour les autres soirées de la 40ème édition de Jazz à Vienne parmi lesquelles les quatre nouvelles soirées à découvrir ci-après.

24 juin 2021

Pour cette soirée New Generation, la scène du Théâtre Antique accueille trois groupes.

Le pianiste Gauthier Toux, Lauréat Talent Adami Jazz 2021 et son groupe For A Word composé de la chanteuse Léa Maria Fries, du batteur Valentin Lietchi et du bassiste Julien Herné invitent Nils Petter Molvaer. Ensemble, ils présentent un projet créé à partir de compositions de Gauthier Toux. Un live inédit qui réunit générations de la scène européenne, l’une pionnière d’une exploration musicale intransigeante, l’autre son héritière.

Le pianiste Tigran Hamasyan n’a eu cesse de renouveler ses sources d’inspirations et d’enrichir son monde intérieur de nouvelles couleurs. Lors de ce concert, il propose au public de Vienne un concert inédit où il présente pour la première fois sur scène, son dernier album « The Call Within ». A la tête de son trio, il sera entouré de Marc Karapetian (basse) et Arthur Hnatek (batterie).

Depuis sa création, au milieu des années 2000, le Portico Quartet a proposé une musique en constante évolution. Le groupe londonien fait partie de ces groupes inclassables qui séduit autant qu’il étonne. Leur nouvel album « Terrain » annoncé pour mai 2021, se déroule en trois mouvements et propose une méditation sur les temps actuels. Ambiances à savourer entre musique électronique et minimalisme américain.

26 juin 2021

Au Théâtre Antique, la Soirée Brésil se déroule en deux parties.Jazz à Vienne 2021 dévoile Luca SanttanaJazz à Vienne 2021 dévoile Seu Jorge & Rogê

Amis de longue date, Seu Jorge & Rogê font partie de ces grands noms de la MPB (Música Popular Brasileira). Leur premier passage en duo sur la scène du Théâtre Antique devrait permettre au public de les découvrir.

Pour sa Carte Blanche, le brésilien Lucas Santtana invite le chanteur et guitariste João Selva installé à Lyon et le saxophoniste français Baptiste Herbin dont le Brésil est devenu la terre d’adoption. Avec le neveu de Tom Zé et héritier du mouvement tropicaliste, la soirée promet des moments riches en surprises.

03 juillet 2021

Pour la Soirée Funk, deux stars du style se partagent la scène du Théâtre AntiqueJazz à Vienne 2021 dévoile Martha High.Jazz à Vienne 2021 dévoile Maceo Parker

Après 1991, 1995, 2005 et 2015, l’inaltérable Maceo Parker n’en est pas à sa première venue à Jazz Vienne. Avec son saxophone, il va une fois de plus célébrer la musique qu’il aime et pratique avec fougue et talent, celle dont la soirée porte le nom la soirée, le Funk.

C’est à celle qui fut la choriste de James Brown avant de trouver sa propre voie et de devenir la déesse de la soul que revient l’honneur d’ouvrir la soirée… Marta High, avec à ses côtés, le trio Soul Cookers.

08 juillet 2021

Format en deux parties pour cette soirée où vont se succéder un quintet et un big band.

Jazz à Vienne 2021 dévoile Wynton MarsalisJazz à Vienne 2021 dévoile Belmondo QuintetDepuis 1981 où le public de Jazz à Vienne l’a découvert aux côtés de Herbie Hancock, Ron Carter et Tony Williams, on compte plus le nombre de fois où le trompettiste Wynton Marsalis a embouché sa trompette sur la scène principale de Jazz à Vienne. À bientôt 59 ans, il continue à porter haut le flambeau de la musique qu’il défend tout autour du globe et ce soir là, face aux gradins du Théâtre de Vienne et à Notre Dame de Pipet, il est annoncé avec son légendaire Jazz at Lincoln Center Orchestra.

La première partie de soirée est assurée par le Belmondo Quintet qui réunit autour de Lionel Belmondo(saxophones ténor et soprano, flûte) et Stéphane Belmondo (trompette, bugle) le pianiste Eric Légnini, le contrebassiste Sylvain Romano et le batteur Tony Rabeson. En mars 2021, le quintet a fait son retour dans les bacs de disques avec leur cinquième opus intitulé « Brotherhood ». Il y a fort à parier que le public de Vienne apprécie le répertoire de ce nouvel album fort inspiré.

En définitive, si la situation sanitaire ne se dégrade pas, Jazz à Vienne 2021 propose 18 soirées avec 8 cartes blanches. Pour plus de précision, l’intégralité de la programmation du festival est à consulter ICI.

Jazz à Vienne 2021 – Infos covid

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Le festival Jazz à Vienne se met en conformité avec les mesures gouvernementales. Une quarantième édition avec jauge réduite, couvre-feu et pass sanitaire… du 23 juin au 10 juillet 2021, place au Jazz !

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Le contrebassiste Mauro Gargano signe « Feed »

Le contrebassiste Mauro Gargano signe « Feed »

En 2021, le contrebassiste et compositeur Mauro Gargano propose « Feed », un nouvel album enregistré en trio avec le pianiste italien Alessandro Scobbio et le batteur français Christophe Marguet. Huit plages d’un jazz moderne et exigeant dont les vibrations poétiques nourrissent l’âme et irriguent l’imaginaire de rêveries singulières.

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Nuits de Fourvière 2021 – La programmation

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Malgré le contexte sanitaire particulier, les Nuits de Fourvière 2021 donnent rendez-vous à leur public du 1er juin au 30 juillet. Pour le 75ème anniversaire du festival international de la Métropole de Lyon, l’affiche promet 60 jours, 9 créations, 8 coproductions, 2 premières françaises.

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Clin d’œil à Isfar Sarabski & « Planet »

Clin d’œil à Isfar Sarabski & « Planet »

Savant mélange d’énergie et d’émotions

Le pianiste, compositeur et arrangeur, Isfar Sarabski présente son album « Planet ». A la tête d’un trio piano-basse-batterie, le musicien virtuose s’entoure aussi sur certains titres d’un orchestre à cordes. Il propose une musique qui crée des ponts entre jazz, mugham et musique classique. Quelques moments chargés d’émotion parsèment cet album détonnant d’énergie.

couverture de l'album Planet du pianiste Isfar SarabskiVirtuose du clavier, le pianiste Isfar Sarabski est venu au jazz après une solide formation classique. Sur son album « Planet » à sortir le 30 avril 2021 chez Warner Music, il a réuni à ses côtés le pianiste Alan Hampton et le batteur Mark Guiliana.

Propulsé par cette rythmique détonante, il déploie une grande énergie sur son clavier et jongle avec les octaves. Par bonheur, quelques moments sensibles constituent d’appréciables parenthèses de calme qui tempèrent la fougueuse effervescence du pianiste.

Isfar Sarabski

Né en 1989 à Bakou (Azerbaïdjan), Isfar Sarabski débute la pratique du piano vers l’âge de 3 ans. En 2007, il intègre la Bulbul Music School puis l’Académie de musique de Bakou dans la classe de piano de Farhad Badalbeyli. De cet enseignement il apprend la rigueur de l’univers du monde classique. Il bénéficie ensuite d’une bourse accordée par le Président de son pays et est nommé artiste honoraire de l’Azerbaïdjan. Ainsi, à 16 ans, le pianiste Isfar Sarabski est déjà un jeune espoir prometteur qui se produit dans son pays mais aussi en Norvège et en Russie.

Rien de très étonnant, car la musique est en quelque sorte inscrite dans l’ADN de cet artiste issu d’une famille de musiciens. Il est en effet l’arrière-petit-fils d’Huseyngulu Sarabski, pionnier musical et immense star du monde musulman, chanteur (ténor) d’opéra, acteur et auteur de pièces de théâtre. Le jeune Isfar Sarabski grandit par ailleurs au milieu de la collection des vinyles de son père qui « … étaient littéralement [s]es jouets ».

“Je suis fasciné par les grands vinyles noirs… Je me souviens précisément de ce que j’ai ressenti la première fois que j’ai entendu les disques de Dizzy Gillespie ou les enregistrements des œuvres de Bach et de Chopin. A la première écoute j’ai senti qu‘il fallait que j’aille plus loin“. Isfar Sarabski

Isfar Sarabski

Isfar Sarabski©Peter Hönnemann

Ils ont contribué à sa culture et son esprit d’ouverture en direction du jazz, de l’opéra ou du mugham, ce genre musical traditionnel et savant de la musique azérie qui laisse une place prépondérante à l’improvisation. Il s’intéresse aussi aux chansons des artistes de sa génération tels que Jennifer Lopez, Christina Aguilera, Benny Benassi.

A l’issue de ses études au Berklee College of Music de Boston, Isfar Sarabski se présente à la Compétition de Piano Solo du 43ème Montreux Jazz Festival. Le 18 juillet 2009, il remporte le premier prix (ex æquo avec Beka Gochiashvili) et impressionne le jury par son interprétation phénoménale des compositions de Bill Evans. C’est d’ailleurs à cette occasion qu’il rencontre Quincy Jones, qui, depuis, ne tarit pas d‘éloges sur ce jeune prodige. L’année suivante, il reçoit le prix d’État de Zirva.

En 2011, le pianiste forme et dirige son propre trio avec les musiciens moscovites Alexander Mashin à la batterie et Makar Novikov à la basse. Avec eux, Isfar Sarabski se produit dans de nombreux festivals et salles de concert en Amérique du Nord, à l’Apollo Theatre de New York et dans de nombreux clubs de jazz en Europe, au club Ronnie Scott de Londres, au Duc des Lombards à Paris (en 2013) et à Paris en 2015 pour l’International Day of Jazz. Après 2016 joue au sein du groupe de Dhafer Youssef et tourne avec lui sur son projet « Birds Requiem » puis « Diwan Of Beauty And Odd » en Europe et en Océanie.

Fasciné par le monde de l’électro, Isfar Sarabski se rapproche des groupes phares de la scène électronique de Bakou et son intérêt pour la musique électrique se confirme puisqu’un album électro est aussi annoncé pour l’année 2021 après la sortie de son album « Planet » (Warner) dont la sortie est attendue pour le 30 avril 2021.

Au fil des pistes de « Planet »

Déjà vu ouvre l’album sur des arpèges pseudo classiques vite teintés d’une pointe de beat rock qui évolue en un air de jazz porté par le trio cinématique auquel s’allie l’énergique Main Stream Strings Ensemble dirigé par Lev Trofimov. Sur Limping Stranger, le trio ménage une accalmie dans le tempo et la puissance de son. La contrebasse et le piano font dialoguer leurs nostalgies respectives alors que la batterie les encourage et dynamise leurs échanges.

Swan Lake est le seul titre du répertoire qui n’est pas composé par Isfar Sarabski. En effet le pianiste et le trio livrent une version interprétée librement et peu commune du Lac des Cygnes de Tchaikovsky que le pianiste et son trio interprètent en 7/8 au lieu du 4/4 habituel, et avec une fougue qui peut en surprendre, voire en déranger plus d’un.e. Avec les cordes, Prelude verse ensuite son content de larmes et pourrait prétendre s’inscrire dans la B.O. d’un film romantique.

Transit advient alors avec plus de vigueur, les cordes passent à l’arrière-plan alors que batterie et piano s’octroient l’avant-scène et font alterner césures et reprises pêchues jusqu’à l’acmé final échevelé et haut en couleurs. Entre temps, le trio s’amuse et utilise le thème comme un terrain de jeu qu’il devienne musique d’ambiance ou serve de tremplin à leurs exploits. Plus loin, un lancinant leitmotiv repris dans les graves du clavier appelle le târ (luth d’Azerbaïdjan) de Shahriyar Imanovqui transfigure The Edge en une plainte dont les accents sont portés par la puissance des cordes. Le répertoire se poursuit avec une première version du titre Planet, un long solo de sept minutes où le leader expose sans retenue tout son savoir-faire sur le clavier.

Plus tard, G-Man condense toutes les influences du leader. Le morceau débute dans un idiome qui emprunte beaucoup au classique puis, porté par la rythmique, le tempo se fait plus rock et le trio balance du gros son. Un jazz qui fait taper du pied, osciller la tête en rythme et pourrait inviter le public à taper dans ses mains. Après cela, nul n’est censé ignorer que le pianiste maîtrise tous les styles dont il se réclame et qu’il exécute dans les grandes dimensions. Un morceau qui devrait soulever l’enthousiasme des foules !

Sur Novruz revient le târ et les cordes. Après un début énergique où le Baku Strings Quartet est aussi de la partie, le trio fait alterner souplesse et véhémence, jazz et influences traditionnelles azéries. Une fort belle manière d’évoquer Novruz, cette fête de la terre, de la lumière, du renouveau de la nature, cette date du 21 mars qui célèbre le printemps, ce novruz inscrit depuis 2009 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture. On imagine sans peine la liesse, les tables garnies de mets et les sauts de tous au-dessus des feux.

Une version orchestrale de Planet conclut l’opus. Dynamique et emphatique, elle emprunte ses codes à la B.O. d’un film, celui d’un pianiste venu d’Azerbaïdjan pour conquérir le jazz… ce qu’il a réussi avec brio d’ailleurs.

Jazz à Vienne 2021 – Infos covid

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Le contrebassiste Mauro Gargano signe « Feed »

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« Bigre ! » & Célia Kameni… Nos Fontaines de Trevi

« Bigre ! » & Célia Kameni… Nos Fontaines de Trevi

La lumière… c’est la vie !

L’aventure musicale de « Bigre ! » et Célia Kaméni se poursuit avec « Nos Fontaines de Trevi » en direction de l’Italie. Le big band et la chanteuse invitent à une escapade romaine vers le soleil. On fait le plein d’énergie et on se prépare à jeter une pièce dans la fontaine. ça fonctionne… la lumière … c’est la vie !

Nos fontaines de Trevi par Bigre ! & Célia KaméniAprès L’Étoile Filante, le big band « Bigre ! » présente son nouveau single, Nos Fontaines de Trevi en amont de la sortie de son prochain opus… « Tumultes » ! Cette fois, les musiciens et la chanteuse invitent à les suivre à Rome, à les rejoindre autour de la Fontaine de Trevi.

On embarque avec eux dans cette équipée italienne. On voyage à la vitesse de la lumière vers l’eau pure de la fontaine. Nos Fontaines de Trevi, une expédition vers le sud, vers le soleil, un rêve d’amour malgré les nuages annonciateurs du pire. Et si on jetait une pièce dans l’eau claire de la fontaine pour appeler le bonheur !

Mise en place parfaite, inflexions magiques de la voix de Célia Kaméni, énergie lumineuse de « Bigre ! »… la lumière c’est le jour, c’est le chaud, c’est la vie.

La captation du titre par Burno Belleudy, Melle Dou et Thomas Stioui permet de retrouver tous les musiciens de Bigre ! et Célia Kaméni réunis pour interpréter Nos Fontaines de Trevi, sur une musique de Félicien Bouchot et des paroles de David Suissa. Un single enregistré par Stéphane Piot, mixé et masterisé par Alfonso Peña.

Avec Célia Kaméni (voix), Pierre Desassis, Julien Chignier, Thibaut Fontana, Romain Cuoq, Fred Gardette (saxophones), Vincent Labarre, Rémi Gaudillat, Thomas Le Roux, Aurelien Joly (trompettes), Jean Crozat, Loïc Bachevillier, Sylvain Thomas, Sébastien Chetail (trombones), Francis Larue (guitare), OlivierTruchot (claviers), Nicolas Frache (basse), Wendlavim Zabsonre (batterie), Jonathan Volson, Jorge Mario Vargas, Isel Rasua (percussions)

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Avishai Cohen dévoile « Two Roses »

Avishai Cohen dévoile « Two Roses »

Fusion entre jazz et monde symphonique

Sur « Two Roses », le contrebassiste Avishai Cohen livre un nouvel album. Entouré de son trio jazz et de l’Orchestre Symphonique de Göteborg dirigé par Alexander Hanson, le musicien fusionne jazz et musique symphonique. La puissance orchestrale enrichit la palette de couleurs de ses compositions. Tel un citoyen du monde, le leader réalise avec ce disque le projet d’une vie et célèbre celle qu’il envisage comme sa véritable patrie, la Musique.

visuel de l'album Two Roses du contrebassiste Avishai CohenAprès « Arvoles » sorti en 2019, le compositeur et contrebassiste Avishai Cohen dévoile son nouveau projet, « Two Roses ». Accompagné par l’Orchestre Symphonique de Göteborg dirigé par Alexander Hanson et à la tête de son trio jazz composé du batteur new-yorkais Mark Guiliana et du pianiste azrbaïdjanais Elchin Shirinov, le leader pose sa voix au timbre si reconnaissable sur quelques titres.

Sorti 16 avril 2021, l’album « Two Roses » (Naive/Believe) allie la dynamique du jazz où l’improvisation tient une grande part et l’expression symphonique qui restitue l’écriture de ses partitions.

Avishai Cohen décrit son album symphonique comme le « projet d’une vie ». Pour lui, « Jouer et chanter sa musique avec un orchestre symphonique, c’est une chose à part, c’est une expérience aussi forte que particulière ». Projet ambitieux et abouti, « Two Roses » restitue en effet un bel équilibre entre la puissance de l’orchestre symphonique, la dynamique du jazz et la voix du leader.

Avishai Cohen

L’histoire d’Avishai Cohen peut se résumer en quelques lignes… il immigre de son Israël natif à New York à l’âge de vingt-deux ans et intègre le trio de Chick Corea avec lequel il enregistre. Dans les années 90 et 19 albums plus tard, le contrebassiste Avishai Cohen est mondialement connu pour ses propres compositions dans lesquelles se croisent les influences du jazz, celles issues de son héritage séfarade, ashkénaze ou yéménite.

Dans le milieu du jazz, nombre de musiciens aspirent à faire un disque avec un orchestre symphonique mais peu d’entre eux transforment le projet en réalité et par ailleurs, parmi ceux-là, tous ne réalisent pas un album abouti. Par sa capacité à composer des mélodies enracinées dans la mémoire collective, à présenter ses compositions sur les scènes internationales face à des publics enthousiastes, Avishai Cohen dispose de tous les atouts pour réussir ce projet ambitieux.

En 2013, sur son album « Almah », avec le pianiste Nitay Hershkovits et le batteur Ofri Nehemya, Avishai Cohen s’est exprimé avec un quartet de cordes et un hautbois. En 2016, le contrebassiste joue avec un orchestre symphonique lors de son concert « An Evening with Avishai Cohen » à la Philharmonie de Paris. Le musicien poursuit sa démarche et, avec son trio jazz composé de Mark Guiliana (batterie) et Elchin Shirinov (piano) et accompagné par l’Orchestre Symphonique de Göteborg dirigé par Alexander Hanson, il enregistre son nouvel opus, « Two Roses » qui porte le nom d’un morceau déjà gravé sur « Seven Seas » (2011). Le musicien qualifie son nouveau projet comme l’aboutissement de son cheminement.

« … Quand on écoute ce disque, on a la sensation d’être plongé dans un voyage, d’entrer dans mon monde, d’une manière plus profonde et plus dense » souligne Avishai Cohen.

« Two Roses »

Parmi les douze plages de l’album « Two Roses » (Naive/Believe) figurent un air populaire de son pays natal qui sous le nom de Two Roses donne son nom à l’album, deux standards de jazz, trois traditionnels et six compositions du leader dont une nouvelle chanson intitulée When I’m falling. L’ensemble des titres sont arrangés par Avishai Cohen auxquels se sont associés Jonathan Keren et Robert Sadin et le leader pose voix sur la moitié du répertoire.

Un air populaire

Comme en offrande, Avishai Cohen grave la composition Shnei Shoshanim de Mordechai Ze’ira qu’il intitule Two Roses sur laquelle sa voix pose avec force son contre-chant au-dessus de la musique du trio et des envolées des cordes.

Deux standards de jazz

Avishai Cohen s’approprie deux standards de jazz par le biais d’arrangements très personnels dont témoignent les superbes versions de Nature Boy et A Child is Born.

Il délivre une version tout en retenue de Nature Boy, la ballade composée par Eden Ahbez, sur laquelle, en anglais, le chant du contrebassiste se love dans les brumes de la mélancolie feutrée que dispense l’orchestre. Transposé à l’échelle symphonique, l’arrangement en mi majeur du titre A Child Is Born remonte au tout début des années 2000, à l’époque de l’International Vamp Band, dans lequel Avishai Cohen jouait principalement … du piano. Le trio et le symphonique proposent une version angélique de la célèbre composition de Thad Jones. Bijou lyrique, l’improvisation de la contrebasse enchante les oreilles et celle du talentueux pianiste n’a rien à lui envier.

Trois traditionnels

Entendre des chansons comme Morenika ou Puncha Puncha, c’est comme regarder un film et changer d’époque, se retrouver en un temps où rien n’est pareil ». Avishai Cohen

Sur Puncha Puncha, le contrebassiste chanteur parvient à émouvoir dès les premières notes et paroles qu’il pose sur les arrangements raffinés de ce traditionnel séfarade qu’interprète l’orchestre symphonique. Le trio poursuit puis le piano au son cristallin convie à un moment jubilatoire où il apparaît très clairement que la mélodie, une fois de plus, occupe une place essentielle dans la musique du contrebassiste, une sorte de trame narratrice autour de laquelle tout s’organise.

Plus loin, c’est avec une grande conviction, qu’Avishai Cohen chante en ladino Morenika, ce traditionnel séfarade qu’il a arrangé comme le précédent avec Robert Sadin. Le répertoire continue avec Arab Medley que le contrebassiste a popularisé sur les scènes. Le symphonique porte littéralement la contrebasse d’une justesse exceptionnelle et le piano à l’improvisation inspirée. Avishai Cohen fait preuve d’un lyrisme mélodique et ses interventions laissent percevoir son attachement profond à ses racines et aux chansons traditionnelles séfarades qui s’enchaînent en boucle en boucle sur ce titre arrangé par le leader et Tscho Theissing.

Six compositions du contrebassiste

En ouverture de l’album, Almah Sleeping immerge d’emblée l’oreille dans un paysage luxuriant évocatrice des grandes épopées cinématographiques. Après une introduction dimensionnée sur mesure pour l’ensemble du symphonique, la contrebasse s’exprime avec lyrisme. Mélancolique, la musique se fait à la fois somptueuse et délicate.

Nouvelle chanson de sa plume, When I’m Falling témoigne des dernières inspirations du leader et cette mélopée très courte aux accents orientaux où Avishai Cohen chante et utilise le synthé minimoog, devrait sans nul doute intégrer la panoplie des chansons fétiches plébiscitées par le public. Arrangé par Robert Sadin, la version orchestrale de Song for my Brother résonne ensuite comme un chant d’amour que la contrebasse psalmodie avec un lyrisme chargé d’émotion.

Plus loin, c’est une version somptueuse irradiée de calme et de volupté que l’orchestre et le trio proposent du titre Emotional Storm déjà gravée sur l’album « Continuo » en 2006. On est saisi par le caractère spirituel que développe le piano au jeu lumineux et par la tempête rythmique de batterie.

Le tempo de Alon Basela qui figure dans l’album « Aurora » (2009) est bien soutenu par l’orchestre sur un arrangement de Robert Sadin. C’est avec une certaine allégresse que le contrebassiste clame les paroles et entraîne le trio et le symphonique dans une dynamique ascensionnelle et partagée. L’album se termine avec Nature Talking où Avishai Cohen citoyen du Monde rend hommage à la Nature dans ce dernier morceau dont Jonathan Keren signe un arrangement bucolique.

Avec « Two Roses », Avishai dévoile un enregistrement aux harmonies teintées d’influences méditerranéennes. Il mêle en une seule l’expression de sa contrebasse, celle de sa voix, la performance de l’orchestre symphonique et celle de son trio. L’album résonne comme la bande originale d’un film épique dont les atmosphères varient entre de superbes moments nostalgiques et d’autres marqués par d’énergiques vibrations.


Jazz à Vienne 2021 – Infos covid

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Francesco Geminiani signe « Red Sky, Blue Water »

Francesco Geminiani signe « Red Sky, Blue Water »

Tableaux musicaux lyriques et sensibles

Le saxophoniste ténor et compositeur Francesco Geminiani signe « Red Sky, Blue Water ». Le musicien a composé un répertoire original très dynamique qu’il présente avec un ensemble de musiciens talentueux de la scène jazz internationale. Le répertoire restitue les rythmes de la vie urbaine. Neuf tableaux musicaux aux couleurs lyriques et sensibles.

Récemment installé à Paris après sept ans passés à New York, où il a participé à la nouvelle scène du jazz contemporain, le saxophoniste ténor Francesco Geminiani présente « Red Sky, Blue Water » (Fresh Sound New Talent/Socadisc) dont la sortie est annoncée pour le 15 avril 2021. A la tête d’un quartet international, l’artiste confirme son talent d’interprète et de compositeur à travers neuf plages musicales complexes d’une modernité surprenante.

« Ce travail est inspiré par tous les lieux et personnes que j’ai rencontrées dans la dernière décennie » dit le leader de l’album, qui s’apprête à vivre la prochaine à Paris. Un album urbain, aux rythmes aussi flexibles que les journées frénétiques de la vie en ville.

Francesco Geminiani

De Vérone à Paris

Aujourd’hui basé à Paris, le saxophoniste ténor et compositeur Francesco Geminiani a suivi ses études musicales à Vérone (Italie) où il est né. Après avoir remporté plusieurs prix et son diplôme à Vérone, il s’installe en Suisse et termine ses études au “H.E.M.U. Lausanne”. Au cours de l’été 2012, il auditionne pour la prestigieuse “New School for Jazz and Contemporary Music”, où il obtient une bourse qui lui permet de s’installer à New York pour accomplir ses études de jazz et de classique. C’est alors pour lui l’occasion de s’immerger dans la scène musicale bouillonnante de la cité américaine.

En 2014, il obtient son Bachelor in arts, mention honorable. Il étudie et pratique ensuite la composition, l’orchestration et les techniques d’organisation sous la direction de guides musicaux prestigieux tels que Michael Cherry, Rudolph Palmer, Robert Sadin et Gil Goldstein. Plus tard, il forme l’ensemble de chambre « Playwood », un octet visant à créer un mélange unique de musique classique et d’improvisation. En 2015, Francesco Geminiani crée le “Colorsound trio” avec Rick Rosato à la basse et Mark Schilders à la batterie. En mars 2018, il sort chez Auand records son premier album « Colorsound », enregistré et produit à New York.

Saxophoniste ténor recherché de sa génération, Francesco Geminiani fait preuve de curiosité et explore largement styles et mélodies. Non content d’assumer son rôle de leader à la tête de sa formation, il collabore aussi avec nombre d’artistes de la scène new-yorkaise et européenne comme Arthur Hnatek, Hermon Mehari, Plume, Marta Sanchez, Alessandro Lanzoni, Arnaud Dolmen.

« Red Sky, Blue Water »

visuel de l'album red sky blue water de francesco geminianiAttendu pour le 15 avril 2021, « Red Sky, Blue Water » (Fresh Sound New Talent/Socadisc), constitue de fait le deuxième album du saxophoniste, même s’il s’agit du premier disque présenté en France. Il a été enregistré à Brooklyn en novembre 2018. Francesco Geminiani a arrangé et composé tous les titres de son nouvel opus hormis deux reprises, le standard Chelsea Bridge de Billy Strayhorn et Marina, la chanson populaire italienne de Rocco Granata. Le leader est entouré des dynamiques Manuel Schmiedel au piano, Rick Rosato à la basse et Daniel Dor à la batterie.

Pour illustrer la pochette, le musicien a fait appel à Charles Berberian qui représente pour lui, « … un artiste très sensible dont le dessin [le] touche profondément, car ses couleurs et perspectives sont proches de ce qu'[il] imagine quand [il] entends la musique ».

Au fil des plages de « Red Sky, Blue Water »

L’album ouvre avec le titre qui donne son nom à l’album. Red Sky, Blue Water déroule une ligne mélodique fluide comme l’eau bleue de la Hudson River qui coule au soleil couchant sous un ciel rougeoyant. Le ténor dialogue avec le piano puis la batterie offre un chorus intense. Dès cette première pièce, le son brut du saxophone privilégie une approche lyrique. Sur SOS, le climat se fait plus sombre alors que le quartet semble saisi par l’urgence et adopte un tempo plus rapide. Après des attaques détachées, le ténor s’enflamme et ses aigus résonnent avec force. Il stimule le pianiste dont le chorus construit avec finesse et efficacité précède une improvisation aérienne et poétique de la contrebasse.

34-38 O’Clock débute par un motif répétitif joué au piano et à la contrebasse. A la fois agile et virtuose, puissant et profond, le saxophone inscrit son jeu dans une dynamique post hard bop. Lors de son solo, le pianiste laisse cours à sa virtuosité et développe des lignes mélodiques complexes. Le répertoire se poursuit avec Shapes qui évoque l’atmosphère imaginaire qu’une cité comme New York pourrait inspirer, avec les formes acérées de ses bâtiments. Le piano et le ténor à la sonorité langoureuse dialoguent avec ferveur. Si chaque soliste fait entendre sa voix, il n’en demeure pas moins que les instrumentistes demeurent en interaction constante.

Plus loin, le propos musical complexe de Luce affirme une esthétique d’une modernité extrême. Soutenu par une section rythmique bouillonnante, le ténor au phrasé souple et au jeu incisif échange avec le piano inspiré. Sur le célèbre Chelsea Bridge, le quartet restitue le climat brumeux du célèbre pont qui surplombe la Tamise à Londres. Une atmosphère mélancolique et quasi impressionniste se dégage de l’expression du ténor exalté dont les envolées lyriques témoignent d’une grande liberté et d’une virtuosité avérée. De Londres, on est transporté à New York dans le quartier de Manhattan avec Ep1_ Tribeca Sunset. Le saxophoniste fait preuve d’une maîtrise parfaite des aigus et s’exprime de manière poignante sur cette composition onirique qui évoque les silhouettes élancées des buildings qui s’étirent vers le ciel.

Le décor change du tout au tout avec le titre suivant. En effet, le quartet propose une version rafraîchissante de la chanson populaire italienne, Marina. Le ténor adopte un style hard bop fulgurant qui laisse pantois. Le chorus enjoué du pianiste confirme sa fougue et sa virtuosité et le batteur improvise à cœur joie. L’album se termine avec Moods, une composition singulière, abstraite et mélancolique. Sur un accompagnement rythmique très libre, le ténor souffle en continu arabesques et ellipses qui se succèdent comme en suspendues au-dessus du tempo.

« Red Sky, Blue Water », un album d’une modernité saisissante à écouter avec attention pour découvrir un artiste lyrique et sensible entouré de talentueux musiciens.

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Thierry Péala et Verioca Lherm célèbrent Tania Maria

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« a Tania Maria Journey »

Pour leur premier album en duo, Thierry Péala et Verioca Lherm revisitent avec brio l’œuvre de la grande pianiste, compositrice et chanteuse brésilienne Tania Maria. Sur « a Tania Maria Journey », les deux complices font respirer les musiques qu’ils ornent de délicatesse et interprètent avec une ferveur perceptible. Avec grand naturel, ils signent une performance tout à fait réussie. Un disque festif et pétillant où les improvisations ont la part belle !

Le défi était de taille… transposer à la guitare et à deux voix, la musique énergique de Tania Maria. Thierry Péala et Verioca Lherm ont réussi cet exercice de style de brillante manière sur « a Tania Maria Journey » (Edyson Productions/InOuïe distribution), un opus entièrement auto produit dont la sortie est attendue le 16 avril 2021.

L’album rend un bel hommage à quelques-unes des plus fameuses compositions de la pianiste, compositrice et chanteuse brésilienne Tania Maria. Sur six titres, la musique se pare des interventions magiques du percussionniste Edmundo Carneiro, le compagnon de route de Tania durant plus de 25 ans.

Tania Maria elle-même a déjà salué l’album : « Votre interprétation absolument neuve, m’a rendu très heureuse. Muito Obrigada ».

Thierry Peala et Verioca Lherm

Thierry Péala admire et écoute Tania Maria depuis son adolescence durant laquelle la musique de la musicienne brésilienne faisait partie de sa vie. C’est aussi Tania Maria qui est à l’origine de la passion de Verioca Lherm pour la musique brésilienne. Son prénom de scène, Verioca, résulte de la contraction Ver, les trois premières lettres de son prénom français et la terminaison de Carioca, le nom des habitants de Rio de Janeiro.

Le duo Thierry Péala et Verioca Lherm a vingt ans d’existence.

Olympia le 5 février 2001

C’est dans une petite histoire que s’enracine l’enregistrement de l’album « a Tania Maria Journey ».

En effet, il y a 20 ans, Thierry Péala et Verioca Lherm défendaient au même moment la sortie de leurs premiers albums respectifs : « Brasileira de coração » en solo pour Verioca et « Inner Traces, a Kenny Wheeler songbook » (Naïve) pour Thierry Péala. Les deux projets étaient en lice pour faire la première partie de Tania Maria à l’Olympia le 05 février 2001. Pour finir, c’est Verioca Lherm qui est pressentie pour faire l’ouverture. Dans les coulisses de cette soirée, le chanteur et la guitariste chanteuse se rencontrent et deviennent contre toute attente, les meilleurs amis du monde. Ils échangent et réalisent que chacun d’entre eux possède toute la discographie de Tania Maria. Commence alors pour ces deux frères et sœurs de musique une collaboration guitare/voix(x) autour des musiques de Toninho Horta, Edu Lobo, Djavan, Filó … en incluant au fil des années de plus en plus de compositions de Tania Maria.

L’album « a Tania Maria Journey »

visuel de l'album A Tania Maria journey deThierry Peala et Verioca Lherm20 ans plus tard, Thierry Péala et Verioca Lherm décident d’entrer en studio pour célébrer ce parcours et la musique de Tania. Ils choisissent 13 des titres les plus emblématiques de la pianiste et les réarrangent pour 2 voix et guitare. Sur 6 titres le duo est augmenté de la présence magique du percussionniste Edmundo Carneiro, compagnon de route de Tania Maria depuis plus de 25 ans. Le musicien a encouragé le duo à interpréter la musique de la pianiste à leur façon.

Le pari était grand. D’une part, transposer à la guitare la musique organique de Tania Maria qui exprime simultanément au piano et à la voix ses idées musicales et d’autre part, apporter une touche personnelle sans trahir l’esprit de la compositrice et interprète. Ainsi, pour cet enregistrement, Verioca Lherm a emprunté sur certains morceaux une esthétique proche de celle de João Bosco et pour le reste, le duo a laissé, comme sur scène, une grande place à la spontanéité, à leur entente très naturelle et au plaisir des improvisations vocales partagées.

Voyage autour des compositions de Tania Maria

L’album ouvre avec une version vivifiante de Sangria où les deux voix entremêlent leurs onomatopées singulières et plongent le titre dans un univers chaleureux où les percussions d’Edmundo Carneiro ponctuent le tempo. 4’32 de partage et de communion. Sur le titre suivant, Lennon Cuica, que l’on retrouve sur l’album « Piquant » (1981) de Tania Maria, les vocalistes poursuivent le voyage à deux. Après une superbe introduction de Thierry Péala, le chant profond de Verioca Lherm le rejoint. Les deux voix se font instruments et groovent avec bonheur.

Sur l’introduction de 210 West, les chants fusionnent sur un tempo de ballade puis la guitare intervient et les deux complices entonnent avec ferveur et subtilité la mélodie, accompagnés des percussions d’Edmundo Carneiro. Plus loin, le duo chante à l’unisson et avec le percussionniste, ils donnent une version très personnelle du titre Intimadade enregistré par Tania Maria en 2005 chez Blue Note.

L’étape suivante du voyage permet de découvrir une version singulière du titre It’s only Love enregistré en big band par Tania Maria sur l’album « Forbidden Colors » (1988). Thierry Péala chante la mélodie en anglais et utilise le one finger piano pour soutenir son propos alors que Verioca Lherm l’accompagne de ses percussions vocales. Dynamique et délicieux à la fois.

En écho à la version de l’album « Bela Vista » (1990), le duo offre une relecture enchanteresse de Match Box, toute en onomatopées subtiles. Inspiration et sensibilité sont au diapason. C’est ensuite Yatra-ta que les vocalistes transfigurent avec audace et fantaisie. Leur conversation à la fois délicate et puissante résonne comme une performance étonnante. Au mitan de l’album, ce titre éblouit autant qu’il ravit.

Le sourdo et la guitare lumineuse cheminent de concert avec Thierry Péala. Tel un élégant crooner à la voix caressante, il chante en anglais, la ballade Nega enregistrée par Tania Maria sur « Come with Me ». Le voyage se poursuit avec Encanto Meu. La voix ouatée de Verioca Lherm impulse le balanço comme une vraie carioca sur ce thème gravé par Tania Maria sur « Bela Vista » (1990). Le jeu de guitare brillant est soutenu par celui tout en nuances du percussionniste, alors que le chant moelleux de Thierry Péala apporte une douceur infinie.

Plus tard, le duo restitue une version brillante de Seu Dia Vai Chegar enregistré par Tania Maria sur l’album « Tania Maria » Live (« 1989). Verioca Lherm explore toute l’étendue des rythmes brésiliens à la guitare. De sa voix chaude et sensuelle émane l’âme du Brésil et avec les contrechants de Thierry Péala, ce titre représente un véritable remède à la saudade. En parfaite osmose, les deux vocalistes interprètent alors une version allègre de Tranquillity gravé par Tania Maria sur « Taurus » (1981). Ce samba vibre de leurs onomatopées exaltées et inspirées. Le duo poursuit avec Marguerita qui sert de tremplin à leurs voix dont la connivence est toujours perceptible. Leurs chants s’harmonisent, se conjuguent, s’enchevêtrent avec délicatesse et échangent en équilibre parfait… Ils prennent le temps qu’il faut pour attendre le temps

Pour Funky Tamborim, le dernier titre de l’album, Edmundo Carneiro et ses percussions rejoignent Thierry Péala et Verioca Lherm. Le duo vocal canalise l’énergie de ce thème. Leur dialogue fusionnel et endiablé exulte sur un tempo funky qui invite à une danse jubilatoire… et il nous revient le souvenir des concerts de Tania Maria où le public terminait en transe sur ce thème que la pianiste transformait en hymne à la joie.

« a Tania Maria Journey »… un voyage autour des compositions de l’icône du jazz brésilien, Tania Maria, avec deux voix, celles de Thierry Péala et Verioca Lherm, une guitare tenue par Verioca Lherm, des percussions jouées par le percussionniste Edmundo Carneiro.

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