A 75 ans, le pianiste Keith Jarrett sort un opus inédit intitulé « Live in Budapest ». Publié chez ECM, ce double album restitue la teneur d’un récital capté en 2016 au Béla Bartók National Concert Hall lors d’un récital donné dans la capitale hongroise. Une plongée dans le monde unique de Keith Jarrett devenu le maître absolu de l’improvisation en piano solo.
Mika Hary sort son premier album
Mika Hary, une nouvelle voix à découvrir
Mika Hary sort son premier album « When Morning Comes ». On découvre une nouvelle chanteuse aux lisières du jazz, de la world et de la pop. Sa voix sensible et légère navigue entre douceur et puissance.
Son amour pour le jazz et l’improvisation, ainsi que son inspiration pour différents sons et couleurs, ont conduit Mika Hary d’Israël à New York à l’âge de 21 ans. Là, elle a reçu une bourse d’études à la célèbre « New School » pour le jazz et la musique contemporaine et a ensuite formé son premier groupe avec lequel elle a joué. C’est durant ces mêmes années que Mika Hary a commencé à créer un son bien à elle, un mélange de simplicité et de complexité. Sa voix expressive sait alternativement monter en intensité ou se faire douce et apaisante.
Après de nombreuses rencontres artistiques et de multiples concerts, Mika Hary présente son premier album « When Morning Comes » (B.P LTD / Labeleh Music) sorti le 26 septembre. Le CD conte l’histoire de la quête d’une jeune femme qui cherche sa place dans le monde et s’interroge sur elle-même et sur les autres.
Aux dires de son producteur new yorkais Matt Pierson, « le son de Mika, distinctif et émotionnel, vous attrape et son incroyable sens de la narration à la fois lyrique et mélodique, captive ». Celui qui a travaillé avec de grands noms du jazz (Joshua Redman, Pat Metheny, Brad Mehldau) est rejoint dans son appréciation par le manager actuel de la chanteuse, Asher Bitansky, qui a précédemment travaillé avec Noa et Yaël Naïm.
Mika Hary joue avec de jeunes musiciens New-Yorkais, Nir Felder à la guitare, Sam Yahel aux piano/claviers, Jonathan Levy à la basse et de Jordan Perlson à la batterie. La chanteuse a confié les arrangements au flûtiste Hadar Noiberg.
Sur « When Morning Comes », Mika Hary s’efforce de créer une musique fluide, douce et légère qui tente de mélanger les genres. On reste attentif à l’orientation de la carrière de cette artiste et à son évolution musicale. Entre jazz, pop et world, il faut quelquefois choisir.
Pour les amateurs de « découverte live », Mika Hary sera en concert le 22 novembre au New Morning, en 1ère partie des Balkan Beat Box.
Keith Jarrett sort « Live in Budapest »
« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani
La voix embrumée de Giorgio Alessani swingue avec aisance sur les dix pistes de « Kissed by the Mist ». Une section rythmique et une section de cuivres issues de la scène jazz française actuelle, un orchestre symphonique… et le tour est joué, un nouveau crooner est né. Sans s’aventurer ni dans les aigus ni dans les graves, le chanteur façonne le registre médium avec souplesse et sans jamais forcer. Textes, mélodies et arrangements tissent la trame d’un délicieux album où vibrent les émotions.
Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)
Le 06 novembre 2020, le Label Storyville Records propose « Montmartre 1964 », un album inédit de Dexter Gordon capté en direct en juillet 1964 au Jazzhus Montmartre. Le saxophoniste joue avec le trio composé du contrebassiste Niels-Henning Ørsted Pedersen, du batteur Alex Riel et du pianiste Tete Montoliu. Ce merveilleux opus témoigne de la maîtrise du jeu de ce géant du ténor au lyrisme confondant et à l’expression audacieuse. Un souffle de félicité venu de de l’âge d’or du jazz danois
C’est en 2006 qu’Ibrahim Maalouf monte pour la première fois sur scène en solo au New Morning. 10 ans, un millier de concerts et des dizaines de pays traversés plus tard, il fête cette décennie de carrière scénique. 10 ans de Live, ça se fête !
L’enfant de Beyrouth né sous les bombes, ce prodige de la trompette à 4 pistons inventée par son père, s’est révélé comme une star du jazz au profil d’homme d’affaire. Sous son label « Mi’ster Productions » il commercialise ses huit albums
En septembre 2015, Ibrahim Maalouf fait coup double en sortant deux albums en même temps. Deux hommage à la femme. Deux projets, deux orchestres. « Kalthoum » et « Red & Black Light ». Le premier album célèbre la figure emblématique de la chanteuse que le trompettiste a écoutée durant son enfance, Oum Kalthoum. Son répertoire transcrit en jazz propose une « suite » de tableaux respectueux de l’écriture originelle. Avec une esthétique plis actuelle, plus électro, voire pop, le second opus est une ode à la femme d’aujourd’hui. Constitué de compositions du trompettiste et d’une reprise de Beyonce, il est accessible à un large public. Un album qui incite à danser et à chanter.
Ibrahim Maalouf a sélectionné les concerts les plus marquants et les propose au public sous plusieurs formes évoquées sur
« Day Breaks ». Douze chansons. Des grands noms du jazz invités en studio, le saxophoniste Wayne Shorter, l’organiste Dr Lonnie Smith et le batteur Brian Blade. Deux standards de jazz, Peace du pianiste Horace Silver et Fleurette Africaine de Duke Ellington. Neuf compositions originales. Une reprise de Neil Young, Don’n be denied.
.
« 1time ». Comment énoncer et comprendre le titre de l’album ? « Intime » ou « One time » ? Libre à chacun. En tout cas on ne peut l’écouter one time seulement car cet opus est comme un piège. On vient vite à l’écouter plus encore pour en découvrir tous les sens, pour en explorer tous les rythmes et pénétrer dans le monde d’André Minvielle.
Dans le morceau Présentation, André Minvielle teste la nouvelle compagne de son intime, la main-vielle à roue fabriquée sur mesure par Jacques Grandchamp pour accompagner son chant. Dans cet album, il choisit de convier une bande de musiciens complices.
Sur Nino, André Minvielle convoque « Journal Intime » et « Ti’bal Tribal » composé de sa fille cadette Juliette Minvielle voix/piano, du saxophoniste Illyes Ferfera et du bassiste Fernand « Nino Ferrer pour un rythm’ & blues funky comme une ode à St Cop. La pulsation du morceau n’a rien à envier aux meilleurs orchestres de funk.
Après avoir explosé les conventions du jazz avec « The Electric Epic » qui lui avait valu d’être remarqué par John Zorn et d’enregistrer en 2009 sous le label Tzadic, Guillaume Perret a contribué à révolutionner les repères du jazz. Son ouverture d’esprit l’a conduit alors à explorer d’autres horizons musicaux et à pratiquer une musique hors normes, la fusion de tous les styles qui l’ont influencé. De cela témoigne l’album « Open me » sorti en 2014.


Guillaume Perret pare deux titres de lumière et les dédie à son fils. Susu, une boucle hypnotique qui n’en finit pas de tourner et En Good aux allures d’un calypso enchanteur que n’aurait pas renié Sonny Rollins.
Les pieds dans la terre de ses ancêtres et la tête dans la modernité, Juan Carmona voue son art au flamenco. Son nouvel album « Perla de Oriente » (Nomades Kultur/L’autre Distribution) est à son image, insaisissable et intemporel. Le guitariste inscrit sa musique dans les pas de Paco de Lucia à qui il rend d’ailleurs hommage avec cet album.
Ce onzième opus teinté de reflets orientaux restitue le langage tout à fait personnel de Juan Carmona, celui qu’on avait aimé dans « Alchemya » et « Sinfonia Flamenca ». Dans ces enregistrements réalisés en studio dans les conditions du live, on perçoit la véracité de la création spontanée, les accents de sincérité de l’instantané, la complicité et la connivence qui lient les musiciens. Autour de Juan Carmona sont réunis Domingo Patricio aux flûte, pad et claviers, Bandolero aux percussions, El Bachi à la basse, Paco Carmona à la seconde guitare flamenca. El Piculabe assure le cante traditionnel flamenco et les pieds du danseur Sergio Aranda s’associent aux palmas assurés par Huanares alors que Noemie Humanes qui assure les chœurs. Le guitariste a invité de nouveaux venus dans son équipe. Thomas Bramerie à la contrebasse, Alex Ouemba à la batterie et Levon Minassian au duduk dont la présence constitue un atout indéniable.