Jazz à Vienne 2017 – La programmation

Jazz à Vienne 2017 – La programmation

Des Stars, des Hommages, des Soirées Thématiques

Jazz à Vienne 2017… c’est du jazz de midi jusqu’à tard dans la nuit. 14 soirées au Théâtre Antique avec du Jazz, des Hommages et les habituelles Soirées Thématiques métissées. Des concerts en accès libre sur la scène de Cybèle et au Théâtre de Vienne où alternent le Club de Minuit et le Jazz Mix.

Jazz à Vienne 2017 est à l’image du visuel 2017 signé par Bruno Théry, choisi par le festival et associant cette année encore « tous les pays, tous les genres, toutes les cultures, toutes les folies, parfums et horizons… ».

Du 29 juin au 13 juillet, Jazz à Vienne 2017 c’est… 14 soirées au Théâtre Antique, …des concerts en entrée libre dès 10h30 sur la Scène de Cybèle pour découvrir l’actualité de tous les jazz, … des concerts en soirée au Théâtre de Vienne avec des afters musicaux qui font alterner la programmation du « Club de Minuit » avec des soirées acoustiques privilégiant la découverte et l’écoute et celle du « JazzMix », ce laboratoire de tous les possibles avec des concerts hors des sentiers battus de 0h30 à 3h du matin.

Jazz à Vienne 2017 c’est aussi… « Caravan’Jazz » avec cette année les quatre musiciens de « The Swinging Dice », … « Les Musaïques », ces concerts en entrée libre au Musée Gallo-Romain Saint-Romain-en-Gal/Vienne avec cette année un brunch musical colombien le 09 juillet, … « L’Académie », … « Jazz à Vienne fait son Cinéma » en partenariat avec le Cinéma Les Amphis, …des salons, des rencontres et des expositions, …les « Lettres sur Cour » les 07, 08 et 09 juillet, …des « Résonnances Métropolitaines » au Périscope, à Saint-Étienne et à l’Isle d’Asbeau.

Comme les deux profils de la figure coquine de l’affiche, on se propose de balayer rapidement l’horizon musical proposé au Théâtre Antique durant cette 37ème édition du festival « Jazz à Vienne ». Pour une vision exhaustive de la programmation de toutes les scènes et des projets de Jazz à Vienne 2017, la visite du site du festival Jazz à Vienne s’impose.

La scène du Théâtre Antique propose une programmation éclectique qui fait se succéder des grandes stars du jazz d’aujourd’hui, des talents confirmés ou en devenir, toutes générations confondues, des « Soirées Hommage » à des musiciens qui ont marqué l’histoire du jazz ou plus largement celle de la musique populaire, sans oublier les habituelles « Soirées Thématiques » consacrées aux musiques cousines auxquelles s’ajoute cette année une ouverture vers le hip-hop.

Du côté des Grandes Stars du Jazz et des talents confirmés l’affiche est alléchante.

Rendez-vous le 30 juin avec le pianiste Ahmad Jamal annoncé en quartet. Il convie à ses côtés la chanteuse Mina Agossi et le rappeur Abd Al Malik. La soirée est ouverte par le trompettiste Christian Scott.

Entouré du bassiste James Genus, du guitariste Lionel Loueke, du saxophoniste Terrace Martin et du batteur Vinnie Colaiuta, le pianiste Herbie Hancock bardé de ses synthés est la star du 12 juillet. Il sera précédé du saxophoniste ténor Donny McCaslin.

La soirée du 05 juillet voit se succéder sur scène deux stars de l’art vocal. La chanteuse Stacey Kent ouvre la soirée accompagnée de ses habituels compagnons Jim Tomlinson (saxophone), Jeremy Brown (contrebasse), Graham Harvey (piano) et Josh Morrison (batterie). Place ensuite au chanteur plein d’énergie Jamie Cullum qui revient pour la troisième fois à Vienne.

Le 09 juillet voit sur scène la réunion de trois musiciens de générations différentes. Le trio franco-américain composé du violoniste Jean-Luc Ponty, du guitariste Biréli Lagrène et du contrebassiste Kyle Eastwood. Trois instruments à cordes qui explorent l’univers du swing. En seconde partie de soirée c’est le retour de la chanteuse Youn Sun Nah qui présente le répertoire de son nouvel album « She Moves On » avec son nouveau groupe composé de Jamie Saft (piano/orgue/Rhodes), Brad Jones (contrebasse), Clifton Hyde (guitare) et Dan Rieser (batterie).

Le 3 juillet le Théâtre Antique rend Hommage à John Coltrane avec un triple plateau.

On retrouve ce soir-là des musiciens ayant partagé la scène avec lui. C’est le cas du légendaire Pharoah Sanders programmé en quartet et du saxophoniste Archie Shepp qui vient avec un all-star. Il invite pour l’occasion un représentant de la nouvelle génération du saxophone, Shabaka Hutchings. La soirée propose aussi un duo constitué du pionnier de la musique techno, Jeff Mills qui témoigne de son amour pour la musique de Coltrane avec une relecture de l’album « A Love Supreme » accompagné du saxophoniste français, Émile Parisien.

La Soirée French Touch du 04 juillet réunit une brochette de talents confirmés ou en devenir. Le pianiste Yaron Herman présente avec en trio avec le batteur Ziv Ravitz et le bassiste Bastien Burger le répertoire de son dernier album « Y ».

La chanteuse Anne Sila passe le relai au saxophoniste Émile Parisien et à l’accordéoniste Vincent Peirani qui rendent hommage à Joe Zawinul disparu il y a 10 ans. Le duo est entouré d’un all-stars de musiciens parmi lesquels d’aucuns ont eu l’occasion de s’exprimer dans le Zawinul Syndicate auprès du maître des claviers, comme le batteur Paco Sery et le bassiste Lindley Marthe. A leurs côtés le guitariste Manu Codjia, le claviériste Tony Paeleman et le chanteur et percussionniste marocain Aziz Samahoui qui a lui aussi eu l’occasion de jouer avec Zawinul.

Du côté des Soirées Thématiques et des Hommages, le festival regarde largement vers les musiques cousines.

Blues

La Soirée Blues du 06 juillet met en avant le groupe phénomène Vintage Trouble, le guitariste-chanteur New-Orleans Kenny Neal avec Darnell Neal (basse), Fred Neal (claviers), Bryan Morris (batterie) et Alfonso Guilory aka “AG” (sax), sans oublier la découverte Mr Sipp.

Par contre le Blues sera également présent le 13 juillet avec Keziah Jones qui s’abreuve aussi aux sources du funk et des musiques du monde.

Le Blues se fera aussi entendre le 29 juin avec le rockeur Zucchero qui célèbre le blues dans son dernier opus enregistré dans le delta du Mississippi.

Funk – Soul - Hip-Hop
La Soirée Funk du 08 Juillet est aussi l’occasion d’un Hommage à Prince, ce musicien, réalisateur et producteur des plus prolifiques de l’histoire de la musique disparu le 21 avril 2016. Ce légendaire chanteur américain, musicien de génie, dandy et bête de scène a influencé à jamais la musique.
Jazz à Vienne 2017 conçoit en effet une grande soirée hommage avec le “petit Prince” français Juan Rozoff, la funk-pop-rock de Trombone Shorty et une création qui unira sur scène, l’ancien bassiste de Prince, Larry Graham, le leader de FFF, Marco Prince et la chanteuse qui surfe décidément avec beaucoup de talent sur toutes les vagues musicales Jeanne Added.

La Soirée Soul du 10 juillet est aussi l’occasion pour Jazz à Vienne d’inviter en premier plateau la petite protégée de Prince, l’anglaise Lianne La Havas en solo pour une date unique en France cet été. C’est la reine incontestée du hip-hop soul, Mary J. Blige qui a le privilège de terminer la soirée. A l’occasion elle présente son prochain album.

L’histoire du jazz est balisée par de nombreuses revendications identitaires. C’est d’une telle problématique qu’est né le hip-hop, ce phénomène culturel aujourd’hui devenu incontournable. Certains rappeurs revendiquent le jazz comme influence de leur expression et par ailleurs certains jazzmen s’ouvrent en direction de ce courant musical.

Le 01 juillet, Jazz à Vienne 2017 inaugure une Soirée Hip-Hop. Elle ouvre avec « le projet Hip-Hop Symphonique », une création du Mouv’, de l’Adami et de Radio France qui unit l’Orchestre National de Lyon, the Ice-Kream et la fine fleur du rap français avec MC Solaar, Arsenik et Bigflo & Oli sous la direction artistique d’Issam Krimi. Cette même soirée accueille le groupe légendaire De La Soul.
Le hip hop sera également présent le 30 juin avec le rappeur-poète Abd Al Malik invité par le pianiste Ahmad Jamal et le 11 juillet avec les moustachus de Deluxe qui aiment mélanger, swing, funk et hip hop.

Cuba

La Soirée Cuba du 07 juillet présente deux très beaux projets. La soirée ouvre avec Angélique Kidjo qui rend hommage à Celia Cruz, la Reine de la Salsa, avec en invité l’un des meilleurs percussionnistes de Cuba : Pedrito Martinez.

En seconde partie de soirée c’est le pianiste Roberto Fonseca qui présente sa nouvelle création autour du répertoire de son nouvel album « Abuc ». Comme sur le disque, le leader-créateur du Buena Vista Social Club, Eliades Ochoa sera sur scène ainsi que Daymé Arocena.

C’est aussi autour de la musique afro-cubaine que le bassiste Richard Bona anime la Création Jeune Public le 28 juin.

Comme de coutume le festival Jazz à Vienne se termine avec la Soirée All Night Jazz du 13 juillet qui accueille cette année de nombreux représentants de la nouvelle génération des musiciens. Les Brésiliens de Bixiga 70, le groupe américain Con Brio, le saxophoniste Guillaume Perret qui navigue en solitaire et bien sûr le groupe Amaury Faye Trio, lauréat 2016 du tremplin RéZZo FOCAL Jazz à Vienne.

Ce même 13 juillet, le chanteur guitariste brésilien Seu Jorge prévoit de rendre Hommage à David Bowie disparu le 10 janvier 2016 en reprenant sur scène le répertoire de la B.O. de « La vie aquatique » de Wes Anderson qu’il avait interprétée sur la pellicule lors de la sortie du film. On se félicite par ailleurs de la venue sur scène le 12 juillet (le même soir qu’Herbie Hancock) du saxophoniste Donny McCaslin avec les musiciens de « Black Star », le dernier album de David Bowie sorti deux jours avant sa disparition.

Le dimanche 02 juillet, Jazz à Vienne 2017 organise à partir de 14h une journée entièrement gratuite en « Hommage à Fela Kuti » avec un programme alléchant. A 14h au Théâtre de Vienne, projection du documentaire « Finding Fela » suivi à 16h de la conférence « Fela Kuti, influence musicale et politique ». Puis à 17h30 sur la Scène de Cybèle un concert de « NMB Afrobeat Experience feat. Sir Jean » suivi à 19h30 du « Concert de Kiala & Afroblaster ». Cette journée hommage à Fela se termine à 21h sur la Scène du Kiosque avec DJs Set - Voilaaa sound system.

Jazz à Vienne 2017. Une programmation très ouverte au Théâtre Antique… Blues, Soul, Funk, Hip-Hop, Electro, des effluves de Rock et du Jazz. Du groove, des rythmiques et des scansions urbaines qui devraient sans doute contribuer à rajeunir le public. Les amateurs d’un jazz plus tempéré devraient aussi y trouver leur compte. Il y en a finalement pour tous les goûts, toutes les générations, toutes les influences. Il reste à faire son choix pour profiter au mieux de Jazz à Vienne 2017, savourer ce que l’on aime, découvrir l’inconnu et se familiariser avec ce que l’on ne connaît pas très bien.

Nouveau RV avec Christophe Monniot & Didier Ithursarry

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Plus de deux ans après la parution de leur album « Hymnes à l’Amour », le saxophoniste Christophe Monniot et l’accordéoniste Didier Ithursarry récidivent avec un deuxième opus éponyme sous-titré « Deuxième Chance ». Avec lyrisme et virtuosité, les deux musiciens complices tissent une musique à la fois tendre et sensible, intense et pétillante. « Deuxième Chance », un nouveau rendez-vous à ne pas manquer !

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« Bigre ! » & Célia Kameni…  L’Etoile Filante

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La sortie du nouveau single de Bigre ! & Célia Kameni tombe à pic. Tel un élixir de joie, L’Etoile Filante va combler de plaisir les oreilles d’un public désespéré par les scènes vides et frustré de ne plus pouvoir partager la musique vivante avec celles et ceux qui la créent. Dans l’obscurité ambiante, la joie insolente de la musique illumine le firmament.

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Naïssam Jalal revient avec « Un Autre Monde »

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Pour le dixième anniversaire de son groupe « Rythms of Resistance », la flûtiste et compositrice Naïssam Jalal revient avec le double album « Un Autre Monde ». Dans ce troisième opus la musicienne lance un cri d’alarme et imagine un autre monde issu de ses aspirations et de ses rêves. Un manifeste musical lumineux empreint de force et de liberté.

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S. Oliva-S. Abbuehl-Ø. Hegg-Lunde présentent « Princess »

S. Oliva-S. Abbuehl-Ø. Hegg-Lunde présentent « Princess »

Au-delà du jazz… l’art du trio en toute liberté

« Princess », un chant à trois voix. Le projet collectif de trois musiciens, Stephan Oliva, Susanne Abbuehl et Øyvind Hegg-Lunde. Un souffle vocal irradié de grâce, un piano intimiste, une percussion en suspension pour un hommage à Jimmy Giuffre. La musique poétique, aérienne et éthérée d’un trio princier.

Sorti le 31 mars 2017, l’album « Princess » (Vision Fugitive/L’Autre Distribution) propose un moment hors du temps pour oublier les musiques formatées, les étalages techniques et les excès de sensibleries outrancières. Des broderies musicales projetées en clair-obscur sur un voile crépusculaire.

« Princess ». Comme un souffle d’air, la voix irréelle de Susanne Abbuehl flotte en apesanteur sur les accords magiques du piano de Stephan Oliva et les subtils accents de la batterie de Øyvind Hegg-Lunde. A travers leurs interventions délicates et nuancées les musiciens libèrent la voix du silence.

« … le clarinettiste Jimmy Giuffre fut un de ces hommes de l’ombre qui …. a chamboulé en profondeur la nature même des musiques improvisées. … en se passant de batterie dans son trio historique » … « Il a ouvert la voie à une toute nouvelle syntaxe jazzistique » - Gilles Tordjman

En se passant de basse, le trio Oliva/Abbuehl/Hegg-Lunde pratique aussi une musique allégée des contraintes rythmiques et harmoniques. La liberté advient et tout devient possible en termes d’expansion pour les instrumentistes. La voix pure de la chanteuse égrène les paroles des poèmes sur le tapis de velours que déroulent les accords harmonieux du pianiste. Abreuvées des harmonies subtiles libérées par le piano, les paroles respirent et sont portées par l’accompagnement minimaliste et sensible des percussions.

Libérée des dominations rythmique, mélodique et harmonique, la musique vit telle qu’en elle-même, réduite à l’essentiel de sa nature. Sur cet album on ne peut parler d’instrumentistes qui accompagneraient une chanteuse. Il s’agit d’un compagnonnage musical qui libère de manière équitable l’expression de chacun des interprètes et favorise les interactions. Complices, les trois musiciens proposent onze titres et sculptent une musique immatérielle, fragile, sensible et profonde comme une source de sérénité.

Suzanne Abbuehl a écrit des paroles sur quatre compositions de Jimmy Giuffre dont Princess qui donne son titre à l’album, sur Great Bird de Keith Jarrett et sur deux compositions originales de Stefan Oliva. Au milieu du répertoire, vibre Desireless/Mopti de Don Cherry avec une trame rythmique plus variée que sur les autres titres.

Sur Trance de Jimmy Giuffre le duo piano-percussion/batterie explore et tente d’exprimer l’indicible. En 1’45 d’introspection profonde, Stephan Oliva interprète seul le thème Jimmy qu’il a composé en hommage au clarinettiste.

On se loue que le trio ait eu la magnifique idée d’enregistrer What a Wonderful World de Bob Thiele et George David Weiss. Les trois interprètes sensibles et inspirés en donnent version inoubliable, aussi légère que l’hélium et transparente comme le cristal.

Susanne Abbuehl assume l’héritage historique de Jeanne Lee avec laquelle elle a étudié. On observe en outre que Jeanne Lee se produisait souvent en duo avec Ran Blake, pianiste que Stephan Oliva apprécie lui aussi. On note avec intérêt la liberté que le label ECM a octroyée à la chanteuse qui a déjà gravé trois albums sous le label allemand avec lequel elle collabore (« April » en 2001 en quartet sans contrebasse, « Compass » en 2006 en quintet sans contrebasse, « The gift » en quartet sans contrebasse » en 2013).

La pureté et la sensibilité de la musique de l’album « Princess » tient pour beaucoup aux talents des trois interprètes mais il convient de saluer encore une fois les Studios La Buissonne de Pernes les Fontaines où l’album a été enregistré au printemps 2016 par Gérard De Haro et masterisé en été 2016 par Nicolas Bailard. On se loue aussi de la qualité de l’objet « album » avec un visuel et un livret de 40 pages illustré par Emmanuel Guibert.

 

Pour écouter le trio Stephan Oliva / Susanne Abbuehl / Øyvind Hegg-Lunde et savourer le répertoire de « Princess » en concert, deux options se profilent. Le jeudi 11 mai au Festival Jazz in Arles à 20h30 la Chapelle Saint-Martin du Méjan ou le vendredi 12 mai à Paris au Duc des Lombards, soit à 19h30, soit à 21h30.
Nouveau RV avec Christophe Monniot & Didier Ithursarry

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Plus de deux ans après la parution de leur album « Hymnes à l’Amour », le saxophoniste Christophe Monniot et l’accordéoniste Didier Ithursarry récidivent avec un deuxième opus éponyme sous-titré « Deuxième Chance ». Avec lyrisme et virtuosité, les deux musiciens complices tissent une musique à la fois tendre et sensible, intense et pétillante. « Deuxième Chance », un nouveau rendez-vous à ne pas manquer !

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« Bigre ! » & Célia Kameni…  L’Etoile Filante

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Naïssam Jalal revient avec « Un Autre Monde »

Naïssam Jalal revient avec « Un Autre Monde »

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Nuits de Fourvière 2017 – La programmation

Nuits de Fourvière 2017 – La programmation

Au programme, ouverture, création, diversité et fidélité

Le 23 mars, Dominique Delorme lève le voile sur la programmation des Nuits de Fourvière 2017. Du 01 juin au 05 août ce festival international va faire battre le cœur de la Métropole de Lyon. Au programme, diversité et ouverture, surprises et confirmations.

Des artistes du monde entier vont se croiser à Fourvière et en Métropole au cours des représentations qui composent ce bouquet d’art vivant.

Les Nuits de Fourvière 2017 ce sont 139 représentations dont 58 créations et/ou des premières françaises. On connaît la caractéristique de ce festival dont le périmètre est à géométrie variable et élaboré en fonction des désirs des programmateurs et des rencontres faites avec les artistes. Cette année on note un équilibre entre les 34 représentations dévolues au théâtre et les 31 spectacles consacrés aux musiques. Par contre si la danse est cette fois très peu représentée, on note 74 prestations consacrées au cirque.

Cette année encore le Festival des Nuits de Fourvière associe son image avec celle d’un photographe. C’est un cliché de la Suisse et Guinéenne Namsa Leuba qui illustre l’édition 2017.

Le festival des Nuits de Fourvière est très attaché à des familles d’artistes et à des axes autour desquels il organise des projets proposés à la découverte du public.

Le Grand Théâtre ouvre les 01, 02 et 03 juin sous le signe de la musique avec 3 concerts consacrés au projet « Lamomali » déjà gravé en album. Il s’agit de l’aventure malienne que -M-, Matthieu Chédid mène en complicité avec le joueur de kora Toumani Diabaté et son fils Sidiki. On compte aussi parmi les invités la chanteuse Fatoumata Diawara… direction Bamako

C’est ensuite « Jusque dans vos bras », la toute dernière création des « Chiens de Navarre » déjà venus aux Subsistances. La tribu de Jean-Christophe Meurisse s’attaque à la grande question de l’identité nationale, c’est  à dire un paradoxe, à la fois ce qui divise et pourtant devrait unir. Ils vont travailler autour ce paradoxe et mettre à mal pas mal de clichés. Cinq représentations sur la scène de l’Odéon du 07 au 11 juin.

Le Grand Théâtre voit aussi cette année revenir la famille de l’Orchestra Di Piazza Vittorio, cet orchestre italien né dans le quartier de l’immigration populaire de Rome, vers la Piazza Vittorio et avec lequel le festival des Nuits a déjà créé la « Flûte Enchantée » (2009) et « Carmen » (2013). En 2017 le festival accompagne Mario Tronco et ses artistes  pour un nouveau projet, une relecture l’opéra de Mozart« Don Giovanni » en une heure et demi. Une version joyeuse de cet opéra légendaire avec de multiples instruments auxquels les orchestres classiques n’ont pas souvent recours. C’est Petra Magoni, la chanteuse italienne déjà venue à Fourvière en Reine de la Nuit  qui incarne cette fois un Don Giovanni androgyne les 13, 14 et 15 juin.

Côté musique, le festival travaille de nouveau en coproduction avec l’Épicerie moderne qui a accueilli Titi Robin en résidence en janvier. Titi Robin a déjà été reçu deux fois par les Nuits de Fourvière. En 2014 avec Michael Lonsdale et en 2016 avec Erik Marchand dans une soirée aux teintes bretonnes. En 2017 place à « Rebel Diwana », la nouvelle création du musicien Titi Robin. Un manifeste qui, radical dans le geste et le son, conserve cette langue modale, mélodique et rythmique que l’artiste a forgée au fil du temps. Le concert du 05 juillet à l’Odéon est précédé d’une résidence d’une semaine et le concert sera suivi d’un album.

Côté danse, le festival regarde du côté du tango et propose un spectacle de danse avec Esteban Moreno le 16 juillet lors d’une « Nuit Tango ». En effet, Lyon est une place forte du tango. Dans la magnifique salle de l’Association « Tango de Soie » (rue René Leynaud) sur les pentes de la Croix-Rousse, 75 membres de l’association viennent danser régulièrement. La salle est tenue par Estaban Moreno qui est également chorégraphe. Le festival et le chorégraphe unissent leurs énergies autour de la création « No exit » conçue à partir de la musique de « ¡Sigamos! », l’album piano solo de Gustavo Beytelmann. Ce  pianiste sexagénaire au talent fou a joué avec Astor Piazzola et aussi avec Gotan Project. Les répétitions ont déjà commencé. La soirée Tango ouvre avec le projet « Anda » du chanteur Daniel Melingo qui est lui aussi une figure familière de Fourvière.

En 2017, Fellag, avec ses mots qui caressent les blessures des siècles, est l’invité d’honneur du festival. Le festival parcourt son œuvre et invite les artistes avec lesquels il souhaite travailler. Fellag revient avec le spectacle « Bled Runner » les 24 et 25 juin. Entre théâtre et musique Fellag réunit le 30 juin à l’Odéon le comédien Jacques Bonnaffé et le musicien André Minvielle autour du texte « Un coing en hiver » pour le spectacle « Comme un poisson dans l’autre ». Fellag propose aussi « Chants des Marins Kabyles » le 27 juin à l’Odéon, une rencontre entre lui-même et un de ses amis musicien et dessinateur Hocine Boukella (leader de Cheick Sidi Bémol). Fellag croise les chansons des Marins Kabyles imaginaires chantés par Boukella avec des extraits des Contes du whisky de Jean Ray. Par ailleurs, le  01 et le 02 juillet, en partenariat avec le cinéma Comoedia, le festival présente les films que Fellag a choisis.

Le Cirque demeure au cœur du projet des Nuits de Fourvière et va vivre d’est en ouest dans Lyon et la métropole. En ouverture, un grand week-end le 1er juillet et le 02 juillet avec des manifestations gratuites de 14h à minuit Dès le 01 juillet, le Domaine de Lacroix-Laval se transforme à nouveau en guinguette estivale et en terre d’accueil pour les arts du cirque. Spectacles, bals, apéritifs musicaux, ateliers cirque, projections en plein air tout le mois durant. Sur le domaine sont réunis du 01 au 23 juillet le chapiteau de « L’homme cirque » et neuf australiens qui présentent « A Simple Space ». Avec aussi « Santa Madera » les 08 et 09 juillet. Le Parc de Parilly accueille « La dernière saison » du Cirque Plume de fin juin au 05 août. Mais il faut aussi compter avec « Machine de Cirque » une bande drôle et fantaisiste en grande forme et en grand format les 22 et 23 juin au Grand Théâtre.

Les Nuits de Fourvière affectionnent aussi le format des Nuits Thématiques qui permettent de mettre en valeur des traditions musicales et culturelles et de donner la parole à des générations différentes.

Très attaché à l’Italie, en 2017 le festival lui consacre deux nuits. Le 18 juillet la première « Nuit italienne » accueille Richard Galliano en quintet pour son répertoire consacrée à Nino Rota et le pianiste italien Stephano Bollani en piano solo. La deuxième « Nuit italienne » du 23 juillet présente Musica Nuda, le duo de Petra Magoni et Feruccio Spinetti déjà accueillis en 2016 par les Nuits lors d’un concert dans l’Auditorium du Musée des Confluences. La seconde partie de soirée revient à l’invité d’honneur des Nuits 2016, Vinicio Capossela pour le spectacle, « Ombra – chansons de la Cupa et autres effrois ». Le 14 juillet 2017, c’est la « Nuit Reggae & Calypso » avec Calypso Rose, Inna de Yard et Brain Damage qui fait partie de Jarring Effects de Lyon. La « Nuit Soul » du 22 juillet présente Michael Kiwanuka et voit le retour de Valerie June à l’occasion de son nouvel album. C’est le musicien et chercheur musicologue Raphaël Imbert qui organise la « Nuit du Blues ». Le 19 juillet il invite les musiciens qu’il a rencontrés sur la route du Mississippi, des vieux bluesmen mais aussi la merveilleuse chanteuse et violoncelliste Leyla McCalla en trio. Pour l’Eclat Final, le Grand Théâtre clôture avec une « Nuit Irlandaise ».

Le festival des Nuits de Fourvière cultive aussi les découvertes et entretient ses coups de cœur.

Ainsi cette année il donne carte blanche à Aurélien Bory qui vient du cirque, du théâtre et de la danse tout en possédant une formation d’ingénieur. Les 17 et 18 juin, au Radiant, il invente un « Plan B » avec les étudiants du CNAC et par ailleurs crée « L’Espace Furieux » avec les étudiants de l’Ensatt  du 27 juin au 07 juillet au Théâtre Terzieff Ensatt.

Avec la complicité du Théâtre de la Renaissance, les Nuits de Fourvière offrent aussi une carte blanche à Lorrraine de Sagazan les 09 et 10 juin. L’artiste et metteur en scène propose deux spectacles « Démons » et « Maison de Poupée » présentés en diptyque avec repas servi à l’entracte. Les 22, 23 et 24 juin, ce même Théâtre de la Renaissance voit le retour du Collectif Mensuel qui avait enflammé la scène avec leur splendide « Blockbuster ». En 2017, la troupe propose « L’homme qui valait 35 milliards », une satire de l’histoire du magnat de l’acier Lakshmy Mittal. A suivre absolument. C’est encore au Théâtre de la Renaissance que Jérôme Margotton met en scène en 3 volets « Les contes du Piano-Caméra » le 17 juin avec goûter prévu pour les enfants.

En 2017 la Compagnie Marius poursuit son exploration du répertoire de Marcel Pagnol et revient pour la 4ème année avec « Le Schpountz » à l’Odéon les 17 et 18 juin. Les Nuits proposent aussi un super week-end en entrée libre à Saint-Just avec le vocalchimiste André Minvielle et son « Ti’Bal Tribal » le 01 juillet sur la place de Trion et « L’ABCD’erre de la vocalchmie » le 02 juillet à l’Odéon.

On note le retour de l’humoriste Laurent Gerra qui fête ses 50 ans sur la scène du Grand Théâtre les 11 et 12 juillet avec son nouveau spectacle « Sans modération ». Pour cela, on lui fait confiance ! Enfin on remarque avec intérêt la venue de la star française de l’année, la comédienne Isabelle Huppert qui vient le 03 juillet en solo au Grand Théâtre lire des textes de Sade « Juliette et Justine, Le vice et la Vertu ».

Bien sûr, Les Nuits de Fourvière, ce sont aussi les grandes têtes d’affiche proposés aux 4500 spectateurs que peut accueillir le Grand Théâtre. En 2017 le programme est encore une fois alléchant et il y en a pour tous les goûts.

Goran Bregovic présente « Trois lettres de Sarajavo » avec son « Orchestre des mariages et des enterrements » et l’ONL autour de 3 violonistes issus des trois religions monothéistes. C’est aussi le retour d’Arcade Fire (05 juin) et celui de Camille et de son imaginaire toujours renouvelé (20 juillet), de Benjamin Biolay (19 juin). Sont aussi programmés Paolo Conte (20 juin), Benjamin Clementine (29 juin), Norah Jones et son nouveau projet « Day Breaks » avec en ouverture Renaud Garcia-Fons et le répertoire de « La vie devant soi » (25 juillet), Les Insus (27 & 28 juillet), Imany et la brésilienne Céu (21 juillet), Yan Tiersen en solo (10 juillet), Michel Camilo & Tomatito précédés de la « Rosenberg Family » (13 juillet), le concert fleuve du 17 juillet avec Brian Wilson qui célèbre l’album des Beach Boys « Pet Sounds » sorti en 1966. Sans compter encore bien d’autres belles soirées de rock anglais ou de pop française comme Julien Doré (16 juin), Vianney (24 juillet)….

Les Nuits de Fourvière 2017… pour voir ce que l’on aime, découvrir ce que l’on ignore encore, explorer des horizons inconnus, flirter avec des univers cachés, se laisser surprendre, être bouleversé, rire, danser… tout simplement prendre plaisir et s’abreuver de culture et de divertissement.

Pour retrouver l’intégralité de l’édition 2017, il suffit de se connecter sur le site internet des Nuits de Fourvière. Ouverture des réservations le 27 mars à 14h (celles du Cirque Plume est déjà ouverte).

Nouveau RV avec Christophe Monniot & Didier Ithursarry

Nouveau RV avec Christophe Monniot & Didier Ithursarry

Plus de deux ans après la parution de leur album « Hymnes à l’Amour », le saxophoniste Christophe Monniot et l’accordéoniste Didier Ithursarry récidivent avec un deuxième opus éponyme sous-titré « Deuxième Chance ». Avec lyrisme et virtuosité, les deux musiciens complices tissent une musique à la fois tendre et sensible, intense et pétillante. « Deuxième Chance », un nouveau rendez-vous à ne pas manquer !

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« Bigre ! » & Célia Kameni…  L’Etoile Filante

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Naïssam Jalal revient avec « Un Autre Monde »

Naïssam Jalal revient avec « Un Autre Monde »

Pour le dixième anniversaire de son groupe « Rythms of Resistance », la flûtiste et compositrice Naïssam Jalal revient avec le double album « Un Autre Monde ». Dans ce troisième opus la musicienne lance un cri d’alarme et imagine un autre monde issu de ses aspirations et de ses rêves. Un manifeste musical lumineux empreint de force et de liberté.

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« Nightintales, les chansons nocturnes de China Moses

« Nightintales, les chansons nocturnes de China Moses

Tempo implacable, swing et ballades… ça groove

China Moses traverse les territoires de la nuit sur « Nightintales ». Sa voix chaleureuse et son énergie convoquent des ambiances nocturnes. La chanteuse raconte une histoire passionnante où se télescopent le blues, le R&B, la soul et la pop. Un jazz nuancé très personnel qui met en lumière ses compositions et son nouvel univers.

Avec son nouvel album « Nightintales » (MPS/Pias) annoncé pour le 31 mars 2017, China Moses engage sa carrière sur une trajectoire nouvelle. Après un premier album en 1997, « China », où s’invite le hip-hop, après avoir exploré le R&B ainsi que les standards du Great American Songbook, la chanteuse investit avec brio en 2008 le répertoire de Dinah Washington sur « This One’s for Dinah ». En 2012 elle mêle ensuite avec talent blues, jazz et pop sur « Crazy Blues ». Après un tel parcours, on savait que China Moses était une chanteuse de standards de jazz et de blues avec laquelle il fallait compter.

Aujourd’hui China Moses creuse son sillon. Sur « Nightintales » elle s’affranchit de l’héritage des grandes voix du jazz pour enfin s’aventurer sur sa propre voie. Le résultat est enthousiasmant. China Moses s’invente un univers très personnel ancré dans les musiques qui groovent. Avec énergie et fraîcheur, elle interprète ses propres compositions. Sa chaude voix de contralto glisse sur des ballades somptueuses ou se déchaîne avec passion sur des rythmes énergiques pleins de syncopes.

De sa mère, la célèbre chanteuse de jazz Dee Dee Bridgewater, China Moses a hérité l’énergie et le swing puissant qui habite son nouveau projet. Elle a repris de son père, Gilbert Moses, metteur en scène américain de théâtre, de cinéma et de télévision, la capacité à projeter un scénario musical pour conter une histoire.

Les compositions écrites et composées par China Moses et Anthony Marshall ont été enregistrées à Londres au Snap Studios en cinq jours avec des musiciens anglais. Une grande complicité lie la chanteuse et le musicien-producteur du disque issu du R&B, du hip-hop et du gospel. Ils se connaissent musicalement depuis plus de 10 ans et ont déjà travaillé sur le 3ème album de China Moses. « Nightintales » né quasiment en temps réel sous la direction d’Anthony Marshall, restitue un vrai son « à l’anglaise » teinté de soul, de jazz et de blues et révèle l’ADN musical de la chanteuse.

China Moses (chant) et Anthony Marshall (guitare, vibraphone, chant) ont enregistré l’album avec Luke Smith (piano, orgue), Neville « Level » Malcolm (contrebasse), Jerry Brown (batterie), Luigi Grasso (sax alto), Rob Sell (sax baryton et alto), Tom Walsh (trompette), Patrick Hayes (trombone), Sovra Wilson-Dickson et Tadasuke Iijima (violon) et Gregory Dugan (violoncelle).

Les climats des titres se suivent et ne se ressemblent pas même s’ils participent d’un ensemble très cohérent. Des instants méditatifs avec la section de cordes, des moments malicieux, du swing effréné, des espaces de mélancolie, de l’énergie débridée. En fait, les onze titres de « Nightintales » ressemblent à s’y méprendre à la vraie vie.

China Moses nous met en garde, il faut se méfier des aventures de la nuit… Watch out, car il va falloir de l’énergie… Running, pour vivre ses passions… Put it on The line, sans perdre le fil… Disconnected, on succombe au swing de l’adultère… Blame Jerry,  aux addictions diverses… Nicotine, y compris à l’intoxication amoureuse… Hungover, vécue jusqu’à sa fin amère… Whatever, avec toujours en ligne de mire le risque de craquer… Breaking Point, pour finir par se retrouver et repartir pour une autre nuit et… Running de nouveau

« Nightintales »… China Moses narre et projette en images musicales les contes d’une nuit. La chanteuse promène son regard, ses oreilles et sa voix sur le monde qu’elle traverse. Sa musique donne vie à des aventures nocturnes et l’on sent vivre, respirer, aimer, courir, souffrir et espérer des personnages qui vivent dans les lieux d’une ville propice aux rencontres mais aussi à la solitude et à la mélancolie. 

« Nightintales ». La passion d’une chanteuse déterminée à prendre sa place dans le territoire d’un jazz vivant, maîtrisé et nuancé. Une musique fraîche, énergique, souple et captivante. Du swing, du groove, de l’humour, de la sensualité et de l’émotion avec un menu musical alléchant. Onze titres pétillants entre deep soul, blues, cool jazz et R&B rythmé qui s’autorise même un clin d’oeil vers une pop souriante. Un album plein de nuances qui respire la passion.

Ecouter « Nightintales » donne envie de bouger avec la musique et de découvrir le projet live pour profiter aussi de la remarquable présence scénique de la chanteuse. Ça tombe bien, un concert approche à grand pas. China Moses présente en effet le répertoire de son album  à Paris le 28 avril 2017 à 21h au New Morning. Pour ce rendez-vous, la chanteuse est accompagnée de Luigi Grasso (saxophone alto et baryton), Joe Armon Jones (piano), Marijus Aleksa (batterie), Luke Wynter (basse).
Une tournée d’été s’annonce dont les dates figurent sur le site de China Moses.
Nouveau RV avec Christophe Monniot & Didier Ithursarry

Nouveau RV avec Christophe Monniot & Didier Ithursarry

Plus de deux ans après la parution de leur album « Hymnes à l’Amour », le saxophoniste Christophe Monniot et l’accordéoniste Didier Ithursarry récidivent avec un deuxième opus éponyme sous-titré « Deuxième Chance ». Avec lyrisme et virtuosité, les deux musiciens complices tissent une musique à la fois tendre et sensible, intense et pétillante. « Deuxième Chance », un nouveau rendez-vous à ne pas manquer !

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« Bigre ! » & Célia Kameni…  L’Etoile Filante

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Naïssam Jalal revient avec « Un Autre Monde »

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Bernard Lubat en résidence à l’AmphiJazz de Lyon

Bernard Lubat en résidence à l’AmphiJazz de Lyon

Un jazz libre, questionné et sans cesse réinventé

Du 13 au 15 avril 2017, l’AmphiJazz de l’Opéra de Lyon accueille en résidence « l’im-poly-instrumentiste » Bernard Lubat. A la fois poète, chanteur, batteur, pianiste, accordéoniste, vibraphoniste et compositeur, ce fils prodige du jazz est surtout le tenant d’un jazz inclassable et insolent. Au menu, improvisation et liberté.

Après la résidence exceptionnelle du saxophoniste Christophe Monniot qui a captivité, surpris et enthousiasmé le public tout au long des cinq concerts donnés à l’AmphiJazz en mars 2017, François Postaire invite Bernard Lubat. C’est un plaisir de retrouver l’agitateur gasconnais présent à la batterie dans le trio de Martial Solal, le 14 octobre 2016 dans la Grande Salle de l’Opéra de Lyon.

A la tête la Compagnie Lubat, cette compagnie transartistique de divagation,  le musicien a créé dans sa ville natale, le fameux festival « Uzeste musical visages villages des arts à l’œuvre », véritable Mine d’Art à Ciel Ouvert.

Né le 12 mai 1945 à Uzeste, en lisière des Landes et de la Gascogne, au premier étage du café Estaminet d’Alban et Marie Lubat, Bernard Lubat grandit, écoute et apprend l’accordéon. Il prend des cours de piano classique dans un village voisin et entre ensuite au Conservatoire de Bordeaux où il découvre les percussions. Il poursuit son cursus au Conservatoire de Paris à 16 ans où il obtient ses diplômes.

Dans le même temps il fréquente les caveaux de jazz de Paris et sa vie bascule dans cette musique. Il « apprend le jazz en le jouant » avec les plus grands, Stan Getz, Martial Solal, Eddy Louiss… Il participe au groupe vocal « les Double-Six » et prend part à l’émergence du free-jazz en France auprès de Michel Portal, Jean-François Jenny-Clark et Jean Pierre Drouet. Dans le même temps il contribue à la création d’œuvres contemporaines avec entre autres Luciano Berio tout en côtoyant des musiciens de la chanson française comme Jacques Brel, Yves Montand et Claude Nougaro.

Au début des années 80 il fait le choix radical de quitter les scènes et les studios parisiens et rentre à Uzeste où il monte avec son ami Patrick Auzier la Compagnie Lubat, véritable laboratoire voué au décloisonnement des arts. L’improvisation constitue la pierre essentielle du jazz de la Cie, un jazz ouvert qui lutte pour renouveler ses formes, qui questionne le(s) sens. Il crée un festival d’été nommé « Hestejada de las artas » où il accueille Jaques Di Donato, André Minvielle, François Corneloup, Michel Portal, Beñat Achary, Sylvain Luc, Jean-Louis Chautemps, … mais les musiciens ne sont pas les seuls à fréquenter le festival. On y trouve aussi des poètes et des écrivains comme Bernard Manciet, Edouard Glissant, des plasticiens comme Ernest Pignon, des sociologues et même des syndicalistes.

Sans cesse en recherche, Bernard Lubat se dit « œuvrier créateur » et « chercheur d’art ». Il est en fait un musicien en liberté qui résiste contre le système et questionne sans cesse la musique et le monde. Inventer, bricoler, croiser, questionner, douter. Pour lui, « le jazz est une colère, un rire, un humour, une insolence, du corps, de la pensée »… « de la composition permanente, instantanée multi-immédiate ».

Pour mieux profiter de cette résidence de Bernard Lubat à l’AmphiJazz, on conseille la lecture d’un petit bouquin savoureux où le musicien livre sa vision de l’artiste et expose l’intérêt de l’improvisation comme outil de création. Il s’agit de l’ouvrage sorti en juillet 2016 aux Éditions Court Circuit et intitulé « Lubat Incendiaire », entretien dodécaphonique avec Jean-Marie Faure. Un livre où l’on apprend qu’on ne s’improvise pas improvisateur.

On comprend d’emblée que la résidence de Bernard Lubat ne ressemblera à aucune autre et sera l’occasion pour les spectateurs de découvrir un jazz qui refuse de se laisser formater, un jazz loin des sentiers battus qui se laisse saisir par qui veut bien l’approcher sans a priori et être disponible pour le recevoir.

Le jeudi 13 avril à 20h30, la soirée sera Intranquille. Le Gascon Bernard Lubat  (piano/batterie/voix) convie son compère basque le guitariste Sylvain Luc. De la musique sans papiers, 100% improvisée, groove inclus, énergie intacte, joie de jouer sans borne.

Le vendredi 14 avril à 20h30, l’UZ Quartet invite Louis Sclavis. Pour Bernard Lubat, Louis Sclavis est un « artistisan » de la musique improvisée, un vrai improvisateur. Bernard Lubat tient les claviers, son fils Louis Lubat est la batterie, Fabrice Vieira assure le chant et la guitare et Louis Sclavis est annoncé à la clarinette basse. Une soirée comme une promesse d’invention pour découvrir une musique que l’on ne trouve pas dans les bacs du commerce, une musique non formatée, une musique à vivre en direct.

Le samedi 15 avril à 20h30 est l’occasion pour Bernard Lubat d’inviter Jacques Di-Donato, ancien camarade de promotion, ancien professeur du CNSMD de Lyon et présent dans la première Cie Lubat. On retrouve Bernard Lubat au piano et au chant, Fabrice Vieira à la guitare et au chant, Jules Rousseau à la guitare basse, Thomas Boudé à la guitare et Jacques Di Donato à la clarinette basse. Une rencontre à travers les âges, les générations, les genres, l’énergie au cœur et l’imaginaire à l’abordage. De la musique à vivre qui n’en finit pas de commencer.

Il convient aussi de repérer les deux séances d’Amphi-Midi proposés à 12h30 le mercredi 12 et le vendredi 14 avril. Lors du premier rendez-vous Bernard Lubat (voix, piano, textes) en solo propose des « Improvisions d’oreilles ». Avec lui « laissons aller… improviser… respirer… la pensée ». Lors du second moment, Bernard Lubat promet des « Mosicans solis solos ». des solos de Bernard Lubat, accordéon/mots, Louis Lubat, batterie/mots, Fabrice Vieira, guitare/mots. L’occasion de saisir comment entre culture et artistique, oral et écrit, improvisé et interprété, s’élabore et se cultive la personnalité d’un artiste œuvrier musicien contemporain.

Pour Bernard Lubat, l’art doit faire réfléchir et divertir, avertir et éduquer, faire vivre ensemble et autonomiser mais aussi troubler, exciter et provoquer. Pour vibrer en ce sens, rendez-vous du 13 au 15 avril à l’AmphiJazz de l’Opéra de Lyon.

Un avant-goût du duo Lubat/Luc…

Nouveau RV avec Christophe Monniot & Didier Ithursarry

Nouveau RV avec Christophe Monniot & Didier Ithursarry

Plus de deux ans après la parution de leur album « Hymnes à l’Amour », le saxophoniste Christophe Monniot et l’accordéoniste Didier Ithursarry récidivent avec un deuxième opus éponyme sous-titré « Deuxième Chance ». Avec lyrisme et virtuosité, les deux musiciens complices tissent une musique à la fois tendre et sensible, intense et pétillante. « Deuxième Chance », un nouveau rendez-vous à ne pas manquer !

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« Bigre ! » & Célia Kameni…  L’Etoile Filante

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Naïssam Jalal revient avec « Un Autre Monde »

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Ouverture de Bémol 5 avec David Linx invité de InLab 4tet

Ouverture de Bémol 5 avec David Linx invité de InLab 4tet

Bemol 5 hisse haut le swing pour une rencontre exceptionnelle

On s’est déjà réjoui de la prochaine ouverture de Bémol 5, ce nouveau lieu dédié au jazz à Lyon. On en reparle car le club ouvre avec un concert inaugural tout à fait exceptionnel. Une rencontre unique entre le chanteur David Linx et le groupe « InLab 4tet » les 21 et 22 avril 2017.

Dirigé par Yves Dorn, « Bemol 5 » frappe un grand coup pour son ouverture prochaine. Un concert exceptionnel avec le chanteur international David Linx invité par le groupe « InLab 4tet » les vendredi 21 et samedi 22 avril 2017 à 20h30.

Le concert d’ouverture est rendu possible d’une part grâce à Patrice Foudon, fondateur et saxophoniste du groupe « InLab 4tet », qui a réalisé des arrangements pour David Linx sur ses albums « Changing Faces » et « Another Porgy, a Different Bess » avec le Brussels Jazz Orchestra. D’autre part, grâce à David Linx, qui s’est immédiatement rendu disponible pour soutenir l’ouverture d’un nouveau lieu de jazz en France. Un parrainage en quelque sorte.

On a déjà maintes fois loué le talent de David Linx ce compositeur-chanteur dont on suit la carrière avec intérêt depuis les années 90. Difficile de résumer en quelques lignes sa trajectoire riche en rencontres et en réussites. On ne compte plus les récompenses obtenues tout au long des années ni les albums enregistrés en leader, co-leader ou comme invité.

Atypique et audacieuse, l’identité musicale de David Linx est sous-tendue par une présence scénique unique et une énergie créatrice débordante. Servi par une voix à la tessiture étendue le chanteur affectionne les subtilités. Tel un instrumentiste, ce vocaliste hors pair est devenu maître dans l’art du scat où il excelle quel que soit le tempo. Véloce et étonnant il se joue des rythmes rapides qu’il affectionne. Sur les ballades, sa voix se fait encore plus subtile et se love au creux de somptueuses improvisations.

Outre sa longue collaboration avec Diederick Wissels en duo puis dans des formations élargies dont « Heartland » avec Paolo Fresu, le chanteur a travaillé avec de nombreux artistes dont Maria João, le Brussels Jazz Orchestra avec qui il collabore fréquemment, Laurent Cugny, Rhoda Scott, André Ceccarelli et bien d’autres encore.

David Linx parcourt les scènes internationales et celles de l’hexagone dans une perpétuelle quête de perfectionnement. On se rappelle ses prestations sans cesse renouvelées dans les festivals et sur les scènes de la région. A Crest Jazz Vocal, à Vienne en 2006 pour la création de l’Opéra Jazz, « La Tectonique des Nuages » avec Laurent Cugny. Dans la grande salle de l’Opéra de Lyon le 31 mai 2008 pour la création de Follow the Songlines avec Diederik Wissels, Maria João et Mario Laginha et à de multiples occasions à l’Amphi Jazz de l’Opéra de Lyon.

Parmi ses influences stylistiques on peut citer la chanteuse Betty Carter, le chanteur Mark Murphy mais aussi Bessy Smith ou Duke Ellington sans oublier Cecil Taylor? Stockhausen ou Prince. David Linx porte aussi une grande admiration au chanteur Claude Nougaro sont il a honoré la mémoire sur scène et avec l’album » À NOUsGARO ».

« InLab4tet » se définit comme « de la musique rien que de la musique ». Ce quartet récent réunit le saxophoniste Patrice Foudon, le pianiste Benoît Thevenot, le contrebassiste Alexandre Bès et le batteur Nicolas Serret.

Ces quatre musiciens de la région Auvergne-Rhône-Alpes sont réunis autour d’une même envie : « créer un laboratoire sonore ou chacun apporte sa sensibilité et son expérience pour arriver à une alchimie musicale ». Le swing, le groove et le jazz actuel font partie des éléments-clés des compositions originales que le groupe présente. La musique née de cet amalgame est vivante, mouvante, et chaleureuse.

Le parcours musical de Patrice Faudon lui a permis de rencontrer des personnalités telles Jerry Bergonzi, Bill Dobbins, Sangoma Everett, David Friesen, Riccardo del Fra, Philip Glass ou Bartabas lors de sa création « Partitions équestres » au Nuits de Fourvière 2008.

Sa passion pour la composition & l’arrangement l’ont conduit à composer et arranger pour le « Quintette de Saxophones » et différents orchestres dont le Brussels Jazz Orchestra (BJO) qu’il considère comme l’un des meilleurs big bands européens. Il a eu l’occasion de travailler sur des arrangements avec le BJO et David Linx en 2007 et en 2012 à l’occasion des albums « Changing Faces » et « Another Porgy, a Different Bess ».

David Linx et « InLab 4tet » ont préparé un répertoire de compositions et d’arrangements exclusivement pour la soirée d’ouverture de Bémol 5 les Vendredi 21 avril & samedi 22 avril 2017 dès 20h30. Il tarde de les écouter.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de Bémol 5.

Nouveau RV avec Christophe Monniot & Didier Ithursarry

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« Bigre ! » & Célia Kameni…  L’Etoile Filante

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