Jazz Day 2017 à Lyon, Saint-Étienne et Vienne

Jazz Day 2017 à Lyon, Saint-Étienne et Vienne

En avant pour 24h de Jazz le 30 avril 2017

Chaque année depuis 2011, le 30 avril est célébrée la « Journée internationale du Jazz ». Depuis 2013, « Jazz à Vienne » coordonne le « Jazz Day » sur le territoire, avec le soutien du Pôle Métropolitain. Le Jazz Day 2017, c’est 24h de jazz à Lyon, à Vienne et à Saint-Étienne.

En 2017 le 30 avril est un dimanche. Le Jazz Day 2017 est donc l’occasion de vivre 24h de jazz en famille.

Cette Journée Internationale du Jazz est l’occasion pour cette musique d’être médiatisée plus largement que de coutume et d’être ainsi mieux connue dans sa diversité ce qui est un plus incontestable pour le jazz pas toujours bien identifiée par le grand public. Sur les médias nationaux que sont la télévision et les radios et dans la presse écrite non spécialisée, le jazz ne bénéficie pas vraiment d’une grande visibilité. Bien sûr les grandes stars du jazz sont largement diffusées mais ce n’est pas le cas pour tous les musiciens.

Le 26 février 1917 à New-York, un orchestre nommé l’Original Dixieland Jazz Band, un quintet de style New Orleans, grave un 78 tours avec deux titres, Livery Stable Blues et Dixie Jazz Band One Step. Cet enregistrement est étiqueté comme le premier enregistrement de l’histoire du jazz. Bien sûr on ne peut pas vraiment affirmer que le jazz soit né ce jour-là mais cet enregistrement fait date.

Depuis sa naissance au XXème siècle, le jazz a essaimé au-delà du territoire américain et a diversifié ses styles, ragtime, swing, be-bop, cool jazz, bossa-nova, jazz latin, hard bop,  free-jazz, jazz fusion, jazz électro, sans oublier les nombreuses musiques regroupées sous le vocable ethno-jazz et bien d’autres courants car la liste n’est pas exhaustive, loin s’en faut. D’ailleurs les scènes font souvent coexister les artistes issus des différents courants du avec ceux des musiques cousines dont les publics sont friands comme le blues,la funk, la soul, le R’n B sans oublier les musiques latines africaines ou cubaines.

Ainsi, le jazz s’est ouvert à nombreux styles musicaux grâce auxquels son vocabulaire rythmique, mélodique ou harmonique s’est enrichi, sans pour autant qu’il renie les formes originales. Aujourd’hui on peut donc parler d’un jazz multiforme. On peut autrement dire que le jazz a muté, qu’il a évolué. D’ailleurs de nombreux artistes sont réservés quant à l’emploi du terme « jazz » qu’ils trouvent un peu trop limité pour qualifier cette musique qu’ils aiment et qu’ils pratiquent.

Cette année encore on se réjouit de ces 24 heures consacrées au Jazz. A Lyon, Vienne et Saint-Étienne le jazz vit toute l’année dans les clubs, les salles et les festivals de la région. Le Jazz Day 2017 est une occasion supplémentaire pour les publics du Pôle Métropolitain de vivre cette musique dans les lieux même où elle est diffusée toute l’année et peut-être d’y revenir à d’autres occasions. C’est une des missions fixée par l’Unesco pour ce Jazz Day.

En 2017 on remarque avec intérêt que le 30 avril, le jazz va résonner dans des lieux où il n’est pas souvent présent. C’est le cas dans plusieurs Établissements pour Personnes Âgées Dépendantes (EHPAD) de la Métropole de Lyon qui vont accueillir des animations musicales à destination de leurs résidents. Le jazz va aussi vivre dans quelques parcs comme dans la Grange au Parc de Lacroix-Laval avec une jazz Session des élèves de l’atelier Musical du Chapoly ainsi que dans le Théâtre de Verdure du parc de Parilly à l’initiative du Jack Jack avec plusieurs formations des écoles de musique de la Métropole de Lyon. Il convient aussi de noter l’implication du Sytral et du Jazz Club Lyon Saint Georges qui sort de ses murs pour investir à 17h30 la Station de Métro de Bellecour et offrir du swing manouche en plein centre de Lyon.

Pour connaître le détail et l’exhaustivité de la programmation de ce 30 avril 2017 sur Lyon, Saint-Étienne et Vienne et pour organiser de riches déambulations jazzy, le meilleur moyen consiste à consulter le site du Jazz Day à Lyon. Les propositions sont nombreuses et permettent de découvrir de nombreux groupes, des styles variés et des lieux emblématiques où le jazz vit toute l’année.

Bien sûr il est impossible de profiter de l’ensemble des propositions. On a repéré quatre propositions qui figurent au ciel des « Latins de Jazz… & Cie ».

  • On peut par exemple aller bruncher au Bémol 5 à partir de 13h30 pour bien commencer la journée en jazz et se restaurer de belle manière. Au programme musical, Magnetic Orchestra à 13h30 et Limonest Swing Band à 15h. Plus de précision, lire « Jazz Day Brunch au Bémol 5 le 30 avril 2017 » et consulter le site du Bémol 5.

  • Pourquoi ne pas envisager aussi de se rendre au Musée des Confluences et plus précisément dans le Grand Auditorium pour plonger Aux racines du Jazz autour du compositeur Louis Moreau Gottschalk et de sa musique ? Avec à 16h30 une conférence de Florent Mazzoleni consacrée à puis à  Gottschalk et suivie à 17h30 un concert du saxophoniste Lionel Martin (saxophones) et du pianiste Mario Stanchev qui jouent le répertoire de leur album « Jazz before Jazz » où ils imaginent le jazz avant le jazz. Pour en savoir plus, lire « Le Musée des Confluences consacre le Jazz Day 2017 aux Racines du Jazz » et s’informer sur le site du Musée des Confluences.

  • A moins qu’en famille on envisage de rejoindre Le Périscope,13, rue Delandine dans le quartier de Perrache et faire vivre « Racines » avec Odyssée. Un conte musical pour tout public à partir de 5 ans. Deux musiciens, Yoann Cuzenard (tuba) et Denis Martins (batterie, percussion), 1 comédien, Bruno Fontaine (jeu et narration). Pour en savoir plus, rien de plus simple consulter le site du Périscope.

  • En fin d’après-midi on peut s’acheminer vers le Sirius, la péniche amarrée sur les berges du Rhône, face au 4 quai Augagneur dans le 3ème arrondissement de Lyon pour écouter Gaël Horellou interpréter son nouveau projet « Identité » entre maloya et Jazz. Le saxophoniste est entouré de Nicolas Beaulieu (guitare),  Florent Gac (orgue), Emmanuel Félicité (percussions), Jérôme Calciné (percussions) et Vincent Philéas (percussions). Pour en savoir plus sur ce jazz métissé de Maloya, cette musique propre à l’île de la Réunion, on peut lire « Gaël Horellou présente Identité » et aussi se connecter eu site du Sirius.

Sur Lyon, Saint-Étienne et Vienne, le Jazz Day 2017 c’est 24 heures de Jazz à vivre en famille. Pour connaître l’exhaustivité des festivités, prudent de consulter le site du Jazz Day… sans oublier de prolonger l’écoute du jazz dans tous ces lieux et même plus largement durant les 364 autres jours de l’année.

Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions »

Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions »

Le 05 mars 2021, le saxophoniste altiste Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions ». Premier volume d’un duo d’albums, cet opus acoustique a été enregistré en 2020 à New York avec trois maîtres du jazz américain. Une musique jubilatoire où règnent tour à tour virtuosité flamboyante et lyrisme sensible. A découvrir absolument !

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Stéphanie Lemoine signe « Love leaves traces »

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Avec « Love leaves traces », son deuxième album, la chanteuse, auteure et compositrice, Stéphanie Lemoine navigue entre nu-jazz, pop, folk et soul. Son univers éclectique explore des espaces poétiques où son chant aérien alterne entre français et anglais. Un voyage musical sans frontières entre les genres.

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Le trio Reis-Demuth-Wiltgen revient avec « Sly »

Le trio Reis-Demuth-Wiltgen revient avec « Sly »

Avec « Sly », le trio Reis-Demuth-Wiltgen continue à explorer le format traditionnel du trio jazz piano acoustique/contrebasse/batterie. Alliée à d’élégantes narrations musicales, la puissance rythmique du groupe ne se dément pas. Ce quatrième album reflète l’identité musicale du groupe et rend hommage à ses racines luxembourgeoises à travers la figure du Renard dont la ruse inspire son titre à l’album.

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Jazz Day Brunch au Bémol 5 le 30 avril 2017

Jazz Day Brunch au Bémol 5 le 30 avril 2017

Dix jours après son ouverture, le Bémol 5 célèbre le Jazz Day

A peine dix jours après son ouverture le 21 avril 2017 avec la venue de David Linx, le nouveau club de jazz lyonnais, le Bémol5 célèbre le Jazz Day dès 13h30 avec un « Jazz Day Brunch » et deux groupes de jazz, le Magnetic Orchestra et le Limonest Swing Band.

On rappelle l’ouverture prochaine le 21 avril 2017 du « Bémol 5 », le nouveau club de jazz lyonnais du 1 rue de la Baleine dans le 5ème arrondissement. L’établissement ouvre ses portes en fanfare avec un concert inaugural qui réunit le chanteur David Linx et le groupe « InLab 4ttet ». Les mêmes artistes proposent aussi une seconde prestation le 22 avril. Après ces deux concert d’ouverture le club offre ensuite une programmation régulière consultable en ligne sur son site.

Cette programmation annonce « Chansongs Monsieur Nougaro » les 28 & 29 avril et prévoit ensuite, le 30 avril à partir de 13h30 un « Jazz Day Brunch » au Bémol 5 avec deux concerts. On compte sur l’équipe dynamique du Bémol 5 pour proposer un brunch alléchant puisque le club propose outre la musique une carte avec des produits artisanaux, éthiques, bio, locaux ou provenant de grandes maisons lyonnaises.

Ce double concert du Bémol 5 est organisé dans le cadre du « Jazz Day » proposé par l’Unesco depuis 2011 et coordonné depuis 2013 par « Jazz à Vienne »sur le territoire métropolitain . Cette « Journée Internationale du Jazz » est destinée à sensibiliser la communauté internationale aux vertus du  jazz comme outil éducatif et comme force de paix, d’unité, de dialogue et de coopération renforcée entre les peuples.

En première partie, dès 13h30 se produit le trio « Magnetic Orchestra ».

Cet orchestre délivre une musique vivante, généreuse, ancrée dans la tradition des standards de jazz et leur histoire. Remarquable par son énergie démonstrative, son inventivité et son originalité ce groupe se joue des contrastes. Les musiciens cherchent à se surprendre avec une musique de l’instant qui va toujours là où on ne l’attends pas. Voyageant dans l’univers des standards, le trio intègre aussi des compositions, prétextes à des improvisations débridées.

Dès 15h est prévu le concert du « Limonest Swing Band » en partenariat avec le Conservatoire de Limonest.

Ce Big Band est composé de dix-sept musiciens dirigés par Stéphane Rivero. Il poursuit avec ardeur son exploration de toutes les formes de jazz et propose un nouveau répertoire qui promet. A la clef swing, ballades, deux doigts de samba et aussi de Beatles.

Jazz et bonne chère font toujours bon ménage. La proposition d’un « Jazz Day Brunch » au Bémol 5 est l’occasion où jamais de partager ces deux plaisirs entre amis ou en famille pour le Jazz Day 2017.

Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions »

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Le 05 mars 2021, le saxophoniste altiste Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions ». Premier volume d’un duo d’albums, cet opus acoustique a été enregistré en 2020 à New York avec trois maîtres du jazz américain. Une musique jubilatoire où règnent tour à tour virtuosité flamboyante et lyrisme sensible. A découvrir absolument !

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Stéphanie Lemoine signe « Love leaves traces »

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Le trio Reis-Demuth-Wiltgen revient avec « Sly »

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Avec « Sly », le trio Reis-Demuth-Wiltgen continue à explorer le format traditionnel du trio jazz piano acoustique/contrebasse/batterie. Alliée à d’élégantes narrations musicales, la puissance rythmique du groupe ne se dément pas. Ce quatrième album reflète l’identité musicale du groupe et rend hommage à ses racines luxembourgeoises à travers la figure du Renard dont la ruse inspire son titre à l’album.

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Le Musée des Confluences consacre le Jazz Day 2017 aux Racines du Jazz

Le Musée des Confluences consacre le Jazz Day 2017 aux Racines du Jazz

« Jazz Before Jazz »

Le Musée des Confluences consacre le Jazz Day 2017 aux Racines du Jazz et à l’œuvre de Louis Moreau Gottschalk. Une conférence animée par le journaliste Florent Mazzoleni sur la vie du compositeur. Une relecture musicale vivifiante de l’œuvre de ce précurseur du jazz par le duo Lionel Martin-Mario Stantchev.

En 2011, l’Unesco a proclamé le 30 avril « Journées Internationale du Jazz ». Totalement en accord avec les valeurs prônées par l’Unesco à l’occasion de ce Jazz Day le Musée des Confluences s’inscrit dans cette démarche en proposant depuis 2015 les « Jazz Days ».

Après Nguyen Lê en 2015 et Dhafer Youssef en 2016, c’est un programme à la fois pédagogique et musical que présente le Musée des Confluences en 2017 autour du compositeur Louis Moreau Gottschalk et de sa musique. Une conférence de Florent Mazzoleni et un concert du duo Lionel Martin & Mario Stanchev autour du répertoire de l’album « Jazz Before Jazz ».

Le 30 avril 2017 à 16h30, dans le Grand Auditorium du Musée des Confluences, le journaliste, auteur et photographe Florent Mazzoleni anime une conférence où il évoque la vie du compositeur Louis Moreau Gottschalk.

Ce musicien et compositeur est le premier à saisir l’importance des cultures africaines sur l’évolution des musiques occidentales. Le conférencier va retracer comment, parties de La Nouvelle-Orléans, les musiques, du jazz au  hip-hop en passant par les musiques modernes du continent africain, ont pu s’épanouir de part et d’autre de l’Atlantique entre la fin du 19ème siècle et aujourd’hui.

En effet, né en 1829 à la Nouvelle-Orléans, Louis Moreau Gottschalk est bercé par les chants des esclaves et le piano de sa mère, une aristocrate créole. Virtuose capable de recréer une mélodie après une simple écoute, il est envoyé en Europe dès son plus jeune âge pour suivre l’enseignement du Conservatoire. Le musicien joue devant les plus grandes sommités du monde de l’époque, compose les premiers tubes exotiques de la musique européenne (Bamboula, Le Banjo).

En 1860 à La Havane Louis Moreau Gottschalk donne la première représentation de « La Nuit des Tropiques ». C’est la première fois sur la scène du Tèatro Tacon que des tambourinaires africains partagent la vaste scène avec des musiciens symphoniques et des chanteurs lyriques européens.

Ainsi, Gottschalk est le premier compositeur qui a intégré, à la musique européenne, les rythmes, harmonies et mélodies du sud des États-Unis via le son des esclaves, la musique créole et caribéenne, ibérique et latino-américaine. Ainsi sont réunis les éléments essentiels des musiques comme le jazz et le rock qui vont s’épanouir de part et d’autre de l’Océan Atlantique.

A 17h30 le 30 avril 2017, à l’issue de la conférence, le saxophoniste Lionel Martin et le pianiste Mario Stantchev proposent un concert en duo où ils imaginent le jazz avant le jazz. En effet, le 04 mars 2016, les deux musiciens ont sorti chez Cristal Records une version digitale de l’album « Jazz Before Jazz », autour de la musique de Louis Moreau Gottschalk. La version vinyle de l’album est disponible sur le site du label lyonnais Ouch Records.

En fait, c’est le caractère métissé de l’œuvre de Louis Moreau Gottschalk qui a conduit les deux artistes à se réunir autour de sa musique. En effet, pour eux il n’est « pas question de considérer Gottschalk comme un des (grands-) pères du jazz. Ils voient plutôt en lui le « chaînon manquant » qui relie la musique savante occidentale à ce qui va devenir le jazz quelques décennies après sa mort ».

Partant des mélodies pour piano de Gottschalk, les deux musiciens revisitent la musique du compositeur américain. Forts de leurs expériences et de leur connaissance du jazz, de la musique classique, des musiques traditionnelles bulgares et africaines, du rock, Lionel Martin et Mario Stanchev modernisent et réinventent la musique de Gottschalk.

 Un petit avant-goût de la musique de « Jazz Before Jazz » avec le clip réalisé par Lucien Martin (Nalu Films productions)…

 
Pour se préparer et être dans le bain, on conseille aussi la lecture de l’ouvrage « Le pianiste voyageur » écrit par Catherine Sauvat et sous-titré « La vie trépidante de Louis Moreau Gottschalk ». Un livre de 176 pages paru en 2011 dans la Collection « Voyageurs Päyot ».
Puisqu’en 2017 le 30 avril est un dimanche, ce peut donc être l’occasion de vivre le Jazz Day en famille au Musée des Confluences après une visite des collections du musée.
Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions »

Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions »

Le 05 mars 2021, le saxophoniste altiste Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions ». Premier volume d’un duo d’albums, cet opus acoustique a été enregistré en 2020 à New York avec trois maîtres du jazz américain. Une musique jubilatoire où règnent tour à tour virtuosité flamboyante et lyrisme sensible. A découvrir absolument !

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Stéphanie Lemoine signe « Love leaves traces »

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Avec « Love leaves traces », son deuxième album, la chanteuse, auteure et compositrice, Stéphanie Lemoine navigue entre nu-jazz, pop, folk et soul. Son univers éclectique explore des espaces poétiques où son chant aérien alterne entre français et anglais. Un voyage musical sans frontières entre les genres.

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Le trio Reis-Demuth-Wiltgen revient avec « Sly »

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Avec « Sly », le trio Reis-Demuth-Wiltgen continue à explorer le format traditionnel du trio jazz piano acoustique/contrebasse/batterie. Alliée à d’élégantes narrations musicales, la puissance rythmique du groupe ne se dément pas. Ce quatrième album reflète l’identité musicale du groupe et rend hommage à ses racines luxembourgeoises à travers la figure du Renard dont la ruse inspire son titre à l’album.

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Gaël Horellou présente Identité

Gaël Horellou présente Identité

Un nouveau projet entre Maloya et Jazz

Gaël Horellou présente son nouveau projet Identité sur son tout dernier album au titre éponyme. Un dialogue fusionnel original entre les rythmiques de l’Océan Indien et les harmonies du jazz. Un Jazz énergique pimenté des couleurs du Maloya.

Sur l’album « Identité » (Breaks/Absilone) sorti le 27 mars 2017, le saxophoniste Gaël Horellou entremêle les codes du jazz et ceux du maloya. Depuis 2009, le Maloya (musique, chant et danse à la fois) figure au Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité. Métissé dès l’origine, le Maloya a été créé par les esclaves d’origine malgache et africaine dans les plantations sucrières, avant de s’étendre à toute la population de l’île. Jadis dialogue entre un soliste et un chœur accompagné de percussions, le Maloya s’enrichit aujourd’hui de nouveaux apports musicaux. Le projet mené par Gaël Horellou en témoigne.

« Identité ». Catalyseur habile entre les traditions, Gaël Horellou fait alterner des morceaux qui mettent en valeur l’héritage du Maloya et d’autres où la verve du Jazz prend le dessus. Trois percussionnistes et trois instrumentistes tressent une musique respectueuse des différences et des traditions musicales. Ensemble les musiciens créent un nouveau langage dont l’énergie vibre de générosité.

Immergé dans le jazz depuis 1994 le saxophoniste altiste Gaël Horellou fait partie de ces éternels chercheurs féconds et toujours avides de rencontres. Il aime à mêler les styles et les musiques et s’amuse avec ses identités multiples. A l’aise dans toutes les expérimentations, il est toujours en quête de nouvelles rencontres musicales, sonores et humaines où son saxophone puisse donner de la voix. Gaël Horellou joue avec les rythmes, déjoue les pièges des catégories et se joue des différentes formes d’expression.

On a connu Gael Horellou à ses débuts au sein du Collectif Mu lorsqu’il a participé à la création du fameux « Crescent » de Macon. Il a contribué ensuite au développement de l’électro jazz de la fin des années 90 avec Cosmik Connection et aussi aux côtés de Laurent de Wilde. Il a ensuite évolué entre drum’n bass et jazz-rock progressif avec NHX puis a proposé des projets variés avec de nombreuses formations. Il pratique d’ailleurs toujours le hard-bop en quartet. Sur le site de Gaël Horellou on dénombre rien moins que 4 groupes de jazz et 4 autres de musiques électroniques, 12 albums sous son nom et 20 comme co-leader ou sideman. Un infatigable inventeur de son, un initiateur qui n’a jamais la créativité en berne.

En 2011, Gaël Horellou découvre La Réunion et tombe sous le charme de l’île et de sa culture. Il conçoit de mettre le jazz en conversation avec le maloya, la musique de l’île. Le nouveau projet « Identité » de Gaël Horellou chemine entre jazz et maloya…« Une identité à chercher quelque part entre un toit de tôle ondulée et la brique rouge de Brooklyn ».

Pour mener son projet à bien, le saxophoniste réunit autour de lui l’organiste Florent Gac, le guitariste réunionnais Nicolas Beaulieu ainsi qu’une rythmique de percussions traditionnelles tenues par Emmanuel Félicité, Vincent Philéas et Jérôme Calciné. Le groupe « Identité » entame une première tournée de concerts sur l’île puis se retrouve en 2015 pour une résidence de création au Séchoir. Le groupe y affine son répertoire et travaille les compositions et les arrangements avec le soutien de la Région Réunion, Dac-Oi et la Spedidam.

La musique marie la puissance du chant et des percussions traditionnelles, bases du maloya, aux sonorités modernes d’un combo jazz peu banal alliant saxophone alto, orgue et guitare. Dix titres avec en alternance

  • des maloyas traditionnels que le groupe revisite. On écoute un extrait de Marie Moussassa

  • des compositions de Gaël Horellou dont Saint Leu où l’altiste toujours très énergique s’exprime avec conviction aux côtés de l’orgue et de la guitare soutenus par la solide rythmique qu’assurent les percussions. 3’33 pour prendre la mesure du climat…

  • deux standards de jazz Lonely Woman du grand Ornette Coleman et Nature Boy de Eden Ahbez. La percussion en introduction puis le saxophone expose le thème …

Toujours très expressif, l’altiste est en verve et s’exprime avec conviction et virtuosité. Exalté il exulte quelquefois jusqu’à la transe mais ne joue pas uniquement sur l’énergie et expose les mélodies avec sensibilité. L’alliance sonore sax alto/guitare électrique/orgue est du meilleur effet et les percussions savent aussi bien restituer les rythmiques traditionnelles que faire varier leur expression lorsque les solistes s’expriment dans un idiome plus typiquement jazz.

 

A Lyon on se réjouit de voir prochainement Gaël Horellou et son projet « Identité » pour le Jazz Day. RV le 30 avril 2017 sur le Sirius (péniche face au 4 quai Augagneur) à partir de 18h.
On peut aussi écouter Gaël Horellou avec les musiciens du sextet « Identité » à Paris le 12 mai à 21h au Sunset.
Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions »

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Le 05 mars 2021, le saxophoniste altiste Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions ». Premier volume d’un duo d’albums, cet opus acoustique a été enregistré en 2020 à New York avec trois maîtres du jazz américain. Une musique jubilatoire où règnent tour à tour virtuosité flamboyante et lyrisme sensible. A découvrir absolument !

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Stéphanie Lemoine signe « Love leaves traces »

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Avec « Love leaves traces », son deuxième album, la chanteuse, auteure et compositrice, Stéphanie Lemoine navigue entre nu-jazz, pop, folk et soul. Son univers éclectique explore des espaces poétiques où son chant aérien alterne entre français et anglais. Un voyage musical sans frontières entre les genres.

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Le trio Reis-Demuth-Wiltgen revient avec « Sly »

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Carte Blanche à Paolo Fresu au Musée des Confluences

Paolo Fresu entre Sardaigne et Jazz

Chaque année, le Musée des Confluences de Lyon donne « carte blanche » à un musicien pour créer et improviser autour des thématiques du musée. Du 04 au 06 mai 2017, c’est le trompettiste de jazz Paolo Fresu qui est invité. Il propose trois concerts pour découvrir entre autres paysages musicaux, ceux de la Sardaigne, son île natale.

A travers sa programmation culturelle intitulée les  « Vibrations du Monde », le Musée des Confluences poursuit sa mission de conservation et de diffusion des patrimoines culturels immatériels protégés par l’Unesco. Après Nguyen Lê en 2015 puis Dhafer Youssef en 2016, le Musée des Confluence donne Carte Blanche à Paolo Fresu, le trompettiste de jazz qui propose trois créations.

On peut faire confiance au trompettiste sarde pour imaginer des propositions qui s’inscrivent à la fois dans le cadre des thématiques culturelles du musée et résonnent avec ses inspirations musicales dont on connaît la diversité et la créativité. En effet son activité musicale est aussi intense qu’éclectique. Son identité musicale s’inscrit à plusieurs titres dans le paysage musical contemporain.

Dans le monde du jazz, Paolo Fresu est reconnu comme un trompettiste attaché au son, à l’épure et à la ligne mélodique dans la lignée de Miles Davis et Chet Baker mais aussi comme un instrumentiste qui utilise les effets des machines électroniques pour diversifier son expression. On apprécie d’ailleurs tout autant les mélodies lyriques murmurées au bugle que les fulgurances électroniques de sa trompette.

Brillant mélodiste à la sonorité lumineuse et claire, il sait aussi mettre son jeu au service du collectif. Engagé dans de nombreuses collaborations musicales, il s’attache à poursuivre des projets avec une dizaine de formations plus ou moins régulières et se montre particulièrement attaché aux compagnonnages de longue haleine.

Hors de la sphère du jazz Paolo Fresu pratique un éclectisme éclairé. S’il travaille autour de la musique ancienne (Monteverdi) ou plus récente (Gabriel Fauré), il compose par ailleurs pour la danse, le théâtre, le cinéma et il entretient aussi une relation très étroite avec son île natale, la Sardaigne et ses musiques traditionnelles et populaires.

Dans cette résidence au Musée des Confluences, Paolo Fresu fait appel d’une part à un compagnon de jazz de longue date, le pianiste néerlandais Diederik Wissels et d’autre part au choeur polyphonique sarde « Cuncordu e Tenore de Orosei ».

Depuis plus de quinze ans, Paolo Fresu et Diederik Wissels entretiennent une grande complicité. En effet ils sont tous les deux impliqués avec le chanteur David Linx dans un trio qui a enregistré un premier album « Heartland » en 2010 et un second, “The Whistleblowers”, sorti le 13 novembre 2015. Dans ce dernier on trouve à leurs côtés le Quartetto Alborada.

Certes Diederik Wissels travaille depuis les années 90 avec le chanteur David Linx mais il mène aussi une carrière personnelle. Dans ce cadre il a gravé des enregistrements diversifiés qui accordent une grande part à l’écriture et aux alliages instrumentaux peu courants (mandoline, violoncelle, bandonéon, harmonica). Il a aussi consacré un album aux œuvres du compositeur catalan Frederico Mompou et enregistré un disque en piano solo.

Paolo Fresu et Diederik Wissels se produisent en duo le 04 mai 2017 à 20h30 dans le Grand Auditorium du Musée des Confluences pour un concert concocté tout spécialement à cette occasion.

Le trompettiste Paolo Fresu est fils d’un berger de Berchidda, un minuscule village de la Sardaigne. Le sarde est sa première langue et il a achevé une thèse à l’Université de Bologne sur la musique sarde. On connaît son attachement aux chants polyphoniques de son île et on se rappelle aussi l’album « Mistico Meditarraneo » sorti chez ECM en janvier 2011 avec un groupe de polyphonies corses « A Filetta », une œuvre enregistrée avec voix corses, trompette, accordéon et une influence baroque indéniable.

Le chant sarde constitue l’une des expressions polyphoniques les plus populaires de la Méditerranée. Omniprésent, il peuple la liturgie autant qu’il rythme les fêtes paysannes, aux confins du profane et du sacré. « Cuncordu e Tenore de Orosei » est un ensemble originaire d’Orosei, ville de l’Est de la Sardaigne. Le groupe rassemble cinq chanteurs  Patrizio Mura (voche del tenore, guimbarde, harmonica), Massimo Roych (voche del cuncordu, flûtes), Piero Pala (mesuvoche del tenore e del cuncordu), Gian Luca Frau (cronta del tenore e del cuncordu, guimbarde) et Mario Siotto (basso del tenore e del cuncordu).

Le groupe s’est spécialisé à la fois dans les chants sacrés dits a cuncord, typiques des confréries religieuses et les chants pastoraux a tenore que l’on peut entendre dans les bars ou lors des fêtes villageoises. Le cantu a tenore est inscrit depuis 2005 par l’UNESCO sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Ce chant très singulier, aux sonorités gutturales, est considéré comme l’expression la plus ancienne de la polyphonie occidentale. On y retrouve les couleurs diphoniques des chants mongols. En 2015 le groupe « Cuncordu e Tenore de Orosei » a sorti un album initulé « Novaera » (Buda Musique/Universal). Paolo Fresu intervient sur un titre.

Paolo Fresu et « Cuncordu e Tenore de Orosei » se produisent le 05 mai 2017 à 12h30 dans le Petit Auditorium du Musée des Confluences. Enluminures de la trompette sur chants sacrés et chants pastoraux.

Un petit avant-goût comme une mise en oreille…

Créé en 1996, le (quarteto) quatuor Alborada réunit Anton Berovski (violon), Sonia Peana (violon), Nicola Ciricugno (violon alto) et Piero Salvatori (violoncelle). Ce quatuor à cordes a développé un répertoire privilégiant la musique du 21ème siècle avec une attention particulière pour les auteurs minimalistes.

Le quatuor Alborada participe aussi à de nombreux projets impliquant jazz et musiques du monde comme avec le trio « Heartland » qui réunit David Linx, Paolo Fresu et Diederik Wissels La rencontre artistique entre Paolo Fresu et le quatuor à cordes Alborada témoigne encore une fois de l’ouverture du trompettiste sarde, toujours prêt à confronter sa créativité à de nouveaux territoires.

Le 6 mai 2017 à 20h30 dans le Grand Auditorium du Musée des Confluences, pour le troisième temps de sa résidence, le trompettiste Paolo Fresu propose un concert intitulé « Il Rito e la Memoria ». Ce projet « Il Rito e la Memoria » réunit le quatuor Albodora, « Cuncordu e Tenore de Orosei », le chœur de polyphonies sardes d’Orosei et le duo Paolo Fresu (trompette-bugle) - Diederik Wissels (piano). C’est une invitation au voyage, revisitant les grands maîtres classiques tels Claudio Monteverdi, Erik Satie ou le plus contemporain Arvo Pärt, un voyage au cœur du patrimoine musical de la Sardaigne magnifié par les compositions et improvisations de Paolo Fresu et Diederik Wissels.

Ces trois concerts constituent une proposition originale et prometteuse qu’il convient de ne rater sous aucun prétexte. Pour plus d’informations concernant cette Carte Blanche proposée en 2017 au trompettiste Paolo Fresu, la consultation du site du Musée des Confluences s’impose.

Rendez-vous dans la chronique à venir consacrée au « Jazz Day » 2017 pour découvrir la proposition que fait le Musée des Confluences à l’occasion du 30 avril 2017.
Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions »

Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions »

Le 05 mars 2021, le saxophoniste altiste Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions ». Premier volume d’un duo d’albums, cet opus acoustique a été enregistré en 2020 à New York avec trois maîtres du jazz américain. Une musique jubilatoire où règnent tour à tour virtuosité flamboyante et lyrisme sensible. A découvrir absolument !

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Stéphanie Lemoine signe « Love leaves traces »

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Avec « Love leaves traces », son deuxième album, la chanteuse, auteure et compositrice, Stéphanie Lemoine navigue entre nu-jazz, pop, folk et soul. Son univers éclectique explore des espaces poétiques où son chant aérien alterne entre français et anglais. Un voyage musical sans frontières entre les genres.

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Le trio Reis-Demuth-Wiltgen revient avec « Sly »

Le trio Reis-Demuth-Wiltgen revient avec « Sly »

Avec « Sly », le trio Reis-Demuth-Wiltgen continue à explorer le format traditionnel du trio jazz piano acoustique/contrebasse/batterie. Alliée à d’élégantes narrations musicales, la puissance rythmique du groupe ne se dément pas. Ce quatrième album reflète l’identité musicale du groupe et rend hommage à ses racines luxembourgeoises à travers la figure du Renard dont la ruse inspire son titre à l’album.

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Diana Krall sereine sur « Turn Up The Quiet »

Diana Krall sereine sur « Turn Up The Quiet »

Romances sentimentales, amour et espoir

Avec son album « Turn Up The Quiet », Diana Krall opère un retour aux sources des grands standards du jazz américain. Entre tendresse et romantisme, la pianiste et chanteuse de jazz soigne l’esthétique de son propos. Sa voix murmure l’amour éternel et son piano articule l’espoir d’un rêve sentimental.

Deux ans après la sortie de « Wallflower », la pianiste et chanteuse canadienne  revient avec « Turn Up the Quiet » (Verve/Universal) à sortir le 05 mai 2017. Comme annoncé en février, Diana Krall revient au Great American Songbook avec son quinzième album studio. Sur ce nouvel opus, c’est une Diane Krall sereine qui fait une relecture sentimentale et romantique de quelques grands standards du jazz. Des titres qu’elle a d’ailleurs choisis elle-même pour faire entendre les histoires et les chansons qu’elle aime.

Enregistré et mixé par l’inimitable Al Schmitt aux Capitol Studios de Hollywood, l’album a été réalisé sous la direction du célèbre producteur Tommy Lipuma disparu le 13 mars 2017 à l’âge de 80 ans. C’est lui qui avait lancé la carrière de Diana Krall et avec lui, la pianiste chanteuse a enregistré quelques-uns de ses plus grands albums comme « All For You », « The Look of Love » ou « Live in Paris ». « Turn up the Quiet » constitue l’ultime œuvre de Tommy Lipuma.

Reprendre aujourd’hui des standards de jazz déjà interprétés de belle manière par des tas d’interprètes inspirés constitue un choix quelque peu risqué. C’est un peu comme ressortir un costume du placard, d’où peuvent se dégager des souvenirs poussiéreux et des images surannées sans contraste. Diana Krall a évité ces obstacles et a transformé son choix en une réussite. En effet dès les premières mesures de l’album on perçoit que le projet possède les qualités qui devraient lui ouvrir assurément les voies du succès.

On se laisse bercer par la voix posée et murmurée de la chanteuse dont le léger vibrato ne laisse pas indifférent. On apprécie aussi ses interventions souples et précises sur le clavier du piano. Les arrangements brillent par leur sobriété et concourent à une musicalité de tout instant. Quels que soient son tempo et son instrumentation, la musique porte en elle un swing indéniable qui contribue à la faire respirer. De chaque plage se dégage une sérénité naturelle. Même si bien sûr on reconnaît les thèmes, on perçoit combien Diana Krall a su les renouveler sans pour autant les trahir.

Non seulement Diana Krall a choisi elle-même la liste des morceaux de l’album mais elle a aussi composé de nombreux arrangements. Elle a ensuite réparti les titres en trois groupes qui ont donné lieu à différentes sessions d’enregistrement .

Diana Krall est accompagnée par Christian McBride à la basse et par Russell Malone à la guitare sur sur Blue Skies. On retrouve aussi ce trio sur Dream, la reprise de Johnny Mercer mise en valeur par les splendides arrangements d’Alan Broadbent.

Sur d’autres morceaux, Diana Krall a fait le choix d’un quintet comprenant Karriem Riggins à la batterie et Tony Garnier à la basse. Sur le titre I’ll See You In My Dreams on apprécie la participation du violoniste Stuart Duncan. La version de Moonglow est particuilèrement exquise avec une intervention lyrique et émouvante du guitariste Marc Ribot qui fait vibrer ses cordes d’émotions.

Le troisième groupe de morceaux formé par Diana Krall réunit le guitariste Anthony Wilson, le bassiste John Clayton Jr. et le batteur Jeff Hamilton. Leur interprétation n’est pas sans évoquer les images en noir et blanc des années 50/60, un peu comme la BO d’un film d’époque, ce que l’on ressent par exemple sur le titre Sway.

« Turn Up The Quiet ». Une proposition musicale teintée de romantisme comme un clin d’oeil à une époque révolue. Onze chansons d’amour murmurées, des orchestrations soignées, des rythmes alanguis imprégnés de sensualité. Un climat de sérénité. Une esthétique soignée. Un swing intemporel.

 

Sitôt après la sortie de l’album « Turn Up The Quiet » le 05 mai 2017, Diana Krall entame une tournée mondiale en juin 2017.
Avis aux amateurs de musique live. La chanteuse et pianiste canadienne sera en France à trois reprises pour présenter son nouvel album  Le samedi 7 et le dimanche 8 octobre 2017 à L’Olympia de Paris et le lundi 16 octobre 2017 au Silo à Marseille.
Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions »

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