Clin d’œil au Xavier Roumagnac Eklectik Band

Clin d’œil au Xavier Roumagnac Eklectik Band

« Sirènes », musique métissée et groovie

Issu de la scène des clubs de jazz parisiens, le Xavier Roumagnac Eklectik Band génère une musique puissante. Sorti le 19 mai 2017, l’album « Sirènes » fait entendre des cuivres vigoureux portés par des rythmes groovy.

Le batteur Xavier Roumagnac met le rythme au cœur de sa musique et conçoit le métissage comme la matière première de sa musique. Il l’a appris auprès des musiciens métropolitains mais aussi de ceux de la Réunion, des Antilles, du Sénégal, de la Guinée et du Mali. A cette charpente rythmique essentielle il ajoute une touche d’électro et une pincée de jazz undergroud.

Après une résidence d’accompagnement de 2015 à 2016 au Baiser Salé, le Xavier Roumagnac Eklectik Band sort son premier album « Sirènes » (Gaya Music Productions/Socadisc). Ainsi le leader construit un orchestre à géométrie variable autour de son quintet (sax/clarinette, guitare, basse, synthé, batterie) auquel  il ajoute une section de cuivres sur trois titres, une section de percussions sur trois autres morceaux. L’ensemble des musiciens est réuni sur deux compostitions.

« Sirènes ». Le caractère orchestral de la musique est assuré par une section de cuivres brillants. Renforcée par une efficace section de percussions, la rythmique musclée soutient les envolées expressives des solistes virtuoses. On apprécie le caractère contemplatif et nuancé des cinq titres enregistrés en quintet où prime une dimension mélodique plus sensible.

Pour apprécier en direct la musique de « Sirènes », un rendez-vous s’impose. En effet, le Xavier Roumagnac Eklectik Band se produit le 15 juin à partir de 21h30 au Baiser Salé à Paris pour le concert de sortie de l’album. C’est l’occasion où jamais d’écouter le groupe. Aux côtés de Xavier Roumagnac (batterie) seront réunis Robby Marshall (saxophone/clarinette), Yoann Kempst (guitare), Guillaume Marin (basse) et Công Minh Pham (claviers), William Hountondji (sax soprano/ténor), Samy Thielbault (sax ténor/ flûte), Julien Alour (trompette/ bugle), Jean-Philippe Scali (sax alto), Arnaud Dolmen (ka), Sonny Troupé (ka).

Clin d’œil à Isfar Sarabski & « Planet »

Clin d’œil à Isfar Sarabski & « Planet »

Le pianiste, compositeur et arrangeur, Isfar Sarabski présente son album « Planet ». A la tête d’un trio piano-basse-batterie, le musicien virtuose s’entoure aussi sur certains titres d’un orchestre à cordes. Il propose une musique qui crée des ponts entre jazz, mugham et musique classique. Quelques moments chargés d’émotion parsèment cet album détonnant d’énergie.

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« Bigre ! » & Célia Kameni… Nos Fontaines de Trevi

« Bigre ! » & Célia Kameni… Nos Fontaines de Trevi

L’aventure musicale de « Bigre ! » et Célia Kaméni se poursuit avec « Nos Fontaines de Trevi » en direction de l’Italie. Le big band et la chanteuse invitent à une escapade romaine vers le soleil. On fait le plein d’énergie et on se prépare à jeter une pièce dans la fontaine. ça fonctionne… la lumière … c’est la vie !

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Avishai Cohen dévoile « Two Roses »

Avishai Cohen dévoile « Two Roses »

Sur « Two Roses », le contrebassiste Avishai Cohen livre un nouvel album. Entouré de son trio jazz et de l’Orchestre Symphonique de Göteborg dirigé par Alexander Hanson, le musicien fusionne jazz et musique symphonique. La puissance orchestrale enrichit la palette de couleurs de ses compositions. Tel un citoyen du monde, le leader réalise avec ce disque le projet d’une vie et célèbre celle qu’il envisage comme sa véritable patrie, la Musique.

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Clin d’œil à Old School Funky Family

Clin d’œil à Old School Funky Family

« Ping Pong », une invitation à la fête

Le groupe Old School Funky Family produit une musique vivante et dynamique au groove puissant. Sorti le 27 avril 2017, leur deuxième album « Ping Pong » est une véritable invitation à la fête.

Old School Funky Family prétend « faire de la musique sérieusement sans se prendre au sérieux » et réussit son pari. Après un premier album éponyme sorti en 2015, Old School Funky Family propose un deuxième opus intitulé « Ping Pong ».

Il vient l’envie de bouger au rythme de ce nouveau CD aux 10 titres tout à fait improbables. En utilisant des instruments d’époque, des micros et matériels d’enregistrement des années 70, le collectif produit une musique tonique et stimulante.

On a vibré sans mesure à l’écoute du Tigre Berbère aux effluves orientaux séduisants.

« Ping Pong ». Du jazz fusion irrigué de musique « trad » et de funk et abreuvé d’Afrobeat. L’improvisation fait éclater les structures. La fête musicale bat son plein. Composée d’un accordéon, d’un sousaphone, d’une guitare et d’une batterie, la rythmique implacable soutient l’expression inventive du quartet de saxophones.

De « Ping Pong » se dégage énergie, bonne humeur et dynamisme. Ecouter « Ping Pong » oui !… mais vivre la musique de Old School Funky Family le 14 juin au Zèbre de Bellevile à Paris ce serait une drôlement belle idée, car le live permet de capter plus encore la dimension festive de ce funk cuivré interprété par Paul-Antoine Roubet (saxophone soprano), Illyes Ferfera (saxophone alto), Vincent Andrieux (saxophone ténor), Julius Buros (saxophone Baryton), Sébastien Desgrans (accordéon/claviers), Paul Vernheres (guitare), Pierre Latute (sousaphone), Jérôme Martineau-Ricotti (batterie).

Clin d’œil à Isfar Sarabski & « Planet »

Clin d’œil à Isfar Sarabski & « Planet »

Le pianiste, compositeur et arrangeur, Isfar Sarabski présente son album « Planet ». A la tête d’un trio piano-basse-batterie, le musicien virtuose s’entoure aussi sur certains titres d’un orchestre à cordes. Il propose une musique qui crée des ponts entre jazz, mugham et musique classique. Quelques moments chargés d’émotion parsèment cet album détonnant d’énergie.

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« Bigre ! » & Célia Kameni… Nos Fontaines de Trevi

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L’aventure musicale de « Bigre ! » et Célia Kaméni se poursuit avec « Nos Fontaines de Trevi » en direction de l’Italie. Le big band et la chanteuse invitent à une escapade romaine vers le soleil. On fait le plein d’énergie et on se prépare à jeter une pièce dans la fontaine. ça fonctionne… la lumière … c’est la vie !

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Avishai Cohen dévoile « Two Roses »

Avishai Cohen dévoile « Two Roses »

Sur « Two Roses », le contrebassiste Avishai Cohen livre un nouvel album. Entouré de son trio jazz et de l’Orchestre Symphonique de Göteborg dirigé par Alexander Hanson, le musicien fusionne jazz et musique symphonique. La puissance orchestrale enrichit la palette de couleurs de ses compositions. Tel un citoyen du monde, le leader réalise avec ce disque le projet d’une vie et célèbre celle qu’il envisage comme sa véritable patrie, la Musique.

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« Ancestral Memories » par Baptiste Trotignon et Yosvany Terry

« Ancestral Memories » par Baptiste Trotignon et Yosvany Terry

Un jazz contemporain issu de la tradition

Baptiste Trotignon et Yosvany Terry présentent « Ancestral Memories ». Née du partage des cultures de ces deux musiciens, cette création inédite propose une musique irriguée des traditions musicales des deux artistes. Un jazz du XXIème siècle qui combine rythme et énergie, tradition et modernité.

Annoncé pour le 02 juin 2017, l’album « Ancestral Memories » (OKeh /Sony) est riche des métissages issus des traditions musicales de chacun des deux artistes. Celles qui ont émergé de la diaspora africaine aux États-Unis, à Cuba et dans les anciennes colonies françaises. Les deux musiciens ont capturé l’âme d’un riche héritage musical.

Ainsi l’album est irrigué des rythmes, mélodies et harmonies de la Caraïbe, de la Nouvelle-Orléans, de la Louisiane Française, de la Réunion mais aussi de Haïti (dont est issue la grand-mère du saxophoniste) et de Cuba, son île natale.

Portés par une section rythmique solide et soudée, Baptiste et Trotignon et Yosvany Terry s’expriment en toute liberté et croisent leurs idiomes avec bonheur sur « Ancestral Memories ». Le répertoire du projet s’inscrit certes dans une dynamique de métissage musical mais privilégie la forme d’un jazz énergique et sensible. Irrigué des coutumes et des mémoires des musiques traditionnelles propres aux deux leaders, l’album séduit par sa cohésion et sa tonalité moderne.

Aux côtés du pianiste Baptiste Trotignon et du saxophoniste/percussionniste Yosvany Terry une mise en place rythmique précise est assurée par une paire rythmique soudée composée du bassiste Yunior Terry, frère du saxophoniste et de l’incomparable Jeff « Tain » Watts à la batterie.

On est peu surpris de l’engagement de Baptiste Trotignon dans ce nouveau projet inédit où il a collaboré avec Yosvany Terry à l’élaboration d’un programme musical unique soutenu et subventionné dans le cadre d’un programme d’échange de jazz franco-américain.

En effet, on connaît le pianiste français pour être adepte des rencontres inédites car outre sa carrière en solo et les groupes avec lesquels il a enregistré, Baptiste Trotignon affectionne depuis longtemps les rencontres inédites et multiplie les collaborations musicales scéniques ou discographiques diverses et toujours réussies. Concerts en duo avec Tom Harrell, Brad Mehldau, Nicholas Angelich, Alexandre Tharaud, Mark Turnerou Christophe Miossec. Sans oublier son implication dans la musique de chambre. Enregistrements en duo avec Mark Turner et plus récemment avec Minino Garay pour « Chimichurri » son premier album chez Okeh.

Saxophoniste, percussionniste et compositeur, le Cubain Yosvany Terry vit à New-York depuis 1999. Après avoir étudié la musique classique à la Havane à la prestigieuse école nationale des Arts et au Conservatoire Amadeo Roldan, Yosvany Terry a travaillé ensuite avec les pianistes Chucho Valdes et Frank Emilio avant de continuer ses études de musique à New-York où il a étudié composition, orchestration et contrepoint. Dès son arrivée à New-York, il a été très bien accueilli dans le milieu du jazz et de la musique contemporaine. Il a eu l’occasion de jouer avec avec Brandford Marsalis, Dave Douglas, Steve Coleman, Roy Hargrove, Jeff « Tain » Watts et Gonzalo Rubalcaba. Il se produit aujourd’hui en leader à la tête de son quintet.

Les deux musiciens, Yosvani Terry et Baptiste Trotignon se sont engagés ensemble pour intégrer leurs traditions musicales ancestrales respectives dans un quartet de jazz actuel. Il en résulte un album inspiré. Le répertoire témoigne d’une grande cohésion d’ensemble. Les dix titres de l’album proposent des climats aux rythmiques et aux tonalités changeantes.

Tempo effréné de Erzulie où l’alto s’envole et le piano exulte dans un chorus tonique. Légèreté d’un Minuet Minute sautillant soutenu par une section rythmique exceptionnelle. Rythme chaloupé sur The French Quarter qui swingue mais affiche une modernité certaine. La composition Ancestral Memories, signée par Yosvany Terry, affiche un climat tourné vers un jazz résolument contemporain où brillent les fulgurances inspirées du saxophoniste.

Bohemian Kids et Hymn, les deux ballades de l’album, permettent aux solistes de s’exprimer avec une grande sensibilité. Sur le premier titre on peut apprécier la légèreté du toucher du pianiste et le son pur du soprano qui s’élève avec grâce. Sur le second morceau, empreint de romantisme, le propos est plus serein et éthéré. Composé par Baptiste Trotignon, Basta la Beguine fleure bon les rythmes des Caraïbes. Le pianiste brille par son phrasé fluide et inventif.

« Ancestral Memories ». Baptiste Trotignon et Yosvany Terry évoquent la puissance du métissage et portent un regard inédit sur le mélange des cultures passées. Après avoir approfondi les musiques traditionnelles de leurs culturelles ancestrales, ils les transposent  au XXIème siècle. Comme s’ils se servaient du passé pour aller plus loin, créer une nouvelle musique et la projeter vers demain.

L’été est l’occasion d’écouter live le répertoire de l’album « Ancestral Memories » et de voir le groupe en tournée. Rendez-vous avec Baptiste Trotignon, Yosvany Terry, Yunior Terry et Jeff « Tain » Watts, le 28 juillet 2017 dans le cadre de « Jazz à Vannes »du 01 au 03 août 2017 au Duc des Lombards à Paris et le 04 août 2017 au festival « Jazz in Marciac ».
Clin d’œil à Isfar Sarabski & « Planet »

Clin d’œil à Isfar Sarabski & « Planet »

Le pianiste, compositeur et arrangeur, Isfar Sarabski présente son album « Planet ». A la tête d’un trio piano-basse-batterie, le musicien virtuose s’entoure aussi sur certains titres d’un orchestre à cordes. Il propose une musique qui crée des ponts entre jazz, mugham et musique classique. Quelques moments chargés d’émotion parsèment cet album détonnant d’énergie.

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« Bigre ! » & Célia Kameni… Nos Fontaines de Trevi

« Bigre ! » & Célia Kameni… Nos Fontaines de Trevi

L’aventure musicale de « Bigre ! » et Célia Kaméni se poursuit avec « Nos Fontaines de Trevi » en direction de l’Italie. Le big band et la chanteuse invitent à une escapade romaine vers le soleil. On fait le plein d’énergie et on se prépare à jeter une pièce dans la fontaine. ça fonctionne… la lumière … c’est la vie !

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Avishai Cohen dévoile « Two Roses »

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Sur « Two Roses », le contrebassiste Avishai Cohen livre un nouvel album. Entouré de son trio jazz et de l’Orchestre Symphonique de Göteborg dirigé par Alexander Hanson, le musicien fusionne jazz et musique symphonique. La puissance orchestrale enrichit la palette de couleurs de ses compositions. Tel un citoyen du monde, le leader réalise avec ce disque le projet d’une vie et célèbre celle qu’il envisage comme sa véritable patrie, la Musique.

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Péristyle de Lyon 2017 – Jazz Estival

Péristyle de Lyon 2017 – Jazz Estival

15ème édition du Jazz (F)estival au Péristyle

Du 08 juin au 02 septembre 2017 le jazz réinvestit le Péristyle de l’Opéra de Lyon. Versant estival de l’AmphiJazz de l’Opéra, il est devenu en 15 ans un rendez-vous incontournable.

Ainsi, la presqu’île lyonnaise et plus précisément le quartier des Terreaux résonneNT tout l’été des échos de ce club de jazz en terrasse. Les amateurs de jazz lyonnais voient avec plaisir arriver le Jazz (f)Estival du Péristyle de Lyon 2017 qui va fêter sa quinzième édition. Durant l’été sous les arcades du Péristyle de l’Opéra de Lyon il s’agit d’un vrai festival de jazz même s’il n’ose afficher lui-même cette appellation.

Durant soixante-quatorze des soirées estivales de 2017, dimanches exclus, le Péristyle devient la vitrine du jazz régional et se permet même d’inviter des musiciens de renommée nationale. François Postaire organise une programmation qui présente de nombreux courants du jazz. Du style Nouvelle-Orléans au jazz le plus contemporain, en passant par le swing, le be-bop, le hard-bop, différents idiomes de world-jazz venu des Balkans, de l’Orient ou de bien ailleurs encore, des formes instrumentales et d’autres vocales. D’année en année on découvre de nouveaux groupes, on suit l’évolution de formations plus anciennes, on observe de nouvelles associations de musiciens.

Les concerts du Péristyle sont en accès libre et l’on peut simplement écouter la musique ou faire le choix de profiter de la carte de cette quasi-brasserie estivale éphémère. Dans les faits, on peut parler de « café-jazz » ou de « jazz en terrasse ». Trois sets s’échelonnent dans la soirée, à 19h, 20h15 et 22h. Certes il n’est pas toujours aisé de pouvoir accéder au premier set qui est très fréquenté et trouver un siège pour cette séance relève presque de l’impossible. Mais les groupes jouent en général trois jours et il reste donc huit sets pour réaliser l’exploit de s’asseoir pour mieux écouter.

De nombreux curieux découvrent la musique sous les arcades au cours de leurs déambulations citadines et se saisissent de l’occasion pour une écoute occasionnelle. D’autres spectateurs sont des habitués qui reviennent régulièrement au fil des saisons et des soirées. Quoi qu’il en soit, au Péristyle, le jazz vit et s’écoute dans d’excellentes conditions. Il serait vraiment dommage de ne pas en profiter

Même si tous les rendez-vous du Péristyle de Lyon 2017 valent le déplacement, on a repéré trois moments essentiels de la programmation. Les concerts d’ouverture, ceux de la semaine du 14 juillet et ceux du feu d’artifice final.

Du 08 au 10 juin 2017, c’est le Wilhelm Coppey Quartet qui ouvre la saison du Péristyle de Lyon 2017.

Constitué de deux solistes de choix avec le pianiste Wilhelm Coppey et le trompettiste Christophe Metra et d’une paire rythmique incontournable avec le contrebassiste Patrick Maradan et le batteur Cédric Perrot, ce groupe a développé depuis de nombreuses années une esthétique très personnelle. Ils pratiquent le bop et le hard-bop avec lyrisme et efficacité et on attend avec impatience de découvrir leurs dernières compositions qu’ils viennent d’enregistrer.

Du 10 au 15 juillet, place à la Freedom Jazz Suite que propose le saxophoniste Lionel Martin.

On peut faire confiance à ce musicien dont le talent et la notoriété ne cessent de croître, pour célébrer la musique à l’occasion de la fête nationale du 14 juillet, des jours qui précèdent et de celui qui suit. Les 10 et 11 juillet, Lionel Martin se produit en trio avec le violoniste et chanteur Medhi Kruger et le pianiste Raphaël Chambouvet dont le retour est attendu. Surprise, surprise ! Projet à découvrir. Les 12 et 13 juillet, place au duo qui interprète le répertoire de leur album « Jazz before Jazz ». On ne s’en lasse pas. C’est l’occasion où jamais de savourer la musique de Louis Moreau Gottschalk interprétée par Lionel Martin et Mario Stanchev (piano). Les 14 et 15 juillet, Lionel Martin choisit de s’exprimer en quartet avec à ses côtés son compère saxophoniste Nassim Brahimi qui ne cesse de surprendre, Olivier Truchot qui est cette fois à l’orgue (et l’on ne s’en plaint pas) et Sangoma Everett dont les baguettes savent toujours faire des miracles rythmiques.

Le Péristyle de Lyon 2017 se termine en feu d’artifice avec La Compagnie Impérial qui anime la dernière semaine de la saison du 28 août au 02 septembre.

Cette compagnie regroupe des musiciens créateurs et improvisateurs parmi les plus actifs de la scène française. C’est l’énergique Imperial Quartet qui débute les 28 et 29 août avec les saxophonistes Gérald Chevillon et Damien Sabatier, le basssiste Joachim Florent et le batteur Antoine Leymarie. Les 30 et 31 août, place à l’Imperial Orpheon avec l’accordéoniste et chanteur Rémy Poulakis qui rejoint les saxophonistes et le batteur. Ça va dépoter. Le 01 et 02 septembre, l’Imperial Quartet augmenté de Ibrahima Diabaté (dundun/tamani/goni) et Oumarou Bambara (djemb,/tamani/balafon) vont faire pulser la musique avec Imperial Pulsar. Musique festive en perspective !

Outre ces trois focus, balises essentielles de la saison, la programmation tout entière vaut le détour. Pour mieux organiser les agendas de l’été et prévoir d’y aller seul ou entre amis, rien de mieux qu’une visite sur le site du Péristyle de Lyon 2017.

Clin d’œil à Isfar Sarabski & « Planet »

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« Bigre ! » & Célia Kameni… Nos Fontaines de Trevi

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Avishai Cohen dévoile « Two Roses »

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Nuits de Fourvière 2017 – Focus sur Orchestra di Piazza Vittorio

Nuits de Fourvière 2017 – Focus sur Orchestra di Piazza Vittorio

Avec Mario Tronco, un « Don Giovanni » au-delà des genres

En 2017 le festival des Nuits de Fourvière invite de nouveau Mario Tronco et l’Orchestra di Piazza Vittorio Un nouvel opéra de Mozart avec cette fois la création d’un « Don Giovanni » androgyne incarné par Petra Magoni.

Comme on a déjà eu  l’occasion de l’écrire dans la présentation de la programmation des Nuits de Fourvière 2017, le festival est attaché à Mario Tronco et à l’Orchestra di Piazza Vittorio. La rencontre du chef d’orchestre avec Les Nuits de Fourvière a lieu en 2009 autour de Mozart avec une relecture originale et toute personnelle de « La Flûte enchantée » qui a triomphé en ouverture. Petra Magoni y campait une Reine de la Nuit sublime, tonique et inspirée. Forts et fiers de ce succès (le spectacle a fait le tour du monde) et fidèle à cette équipe (où l’on retrouve Leandro Piccioni qui n’est autre que l’arrangeur d’Ennio Morricone) le festival produit « Carmen », en 2013.

Après le succès des deux précédentes réalisations, Mario Tronco et l’Orchestra di Piazza Vittorio reviennent du 13 au 15 juin 2017 sur la scène du Grand Théâtre de Fourvière avec la création internationale d’un « Don Giovanni », d’après Wolfgang Amadeus Mozart.

En prélude à la création de « Don Giovanni » du 13 au 15 juin 2017 en première mondiale dans le Grand Théâtre de Fourvière, Dominique Delorme, directeur des Nuits de Fourvière a organisé le 22 mai 2017, une rencontre avec Mario Tronco au cinéma Pathé Bellecour de Lyon.

La projection du documentaire « L’Orchestra di Piazza Vittorio » (réalisé en 2006 par Agostino Ferrente) présente les origines de l’orchestre.

Cet Orchestra di Piazza Vittorio résulte d’une aventure humaine, sociale et politique dont Mario Tronco a fait battre le cœur. La naissance de l’orchestre découle du sauvetage des locaux du Cinéma Apollo de la Piazza Vittorio qu’entreprennent avec une extrême détermination Mario Tronco et son « Associazione Apollo 11 ». Dans les années 2000 la paupérisation gagne le quartier de l’Esquilin, près de la gare de Termini où la vie socio-économique se dégrade. Devant l’afflux d’immigrés, les Romains fuient le quartier où le dernier lieu culturel, le cinéma Apollo est fermé par la mairie.

En 2001, alors que le gouvernement Berlusconni est revenu au pouvoir, Mario Tronco entreprend un vrai combat pour réintroduire la vie culturelle dans le quartier via la réhabilitation du Cinéma Appolo. Il conçoit de le transformer en Théâtre et rêve d’ouvrir l’établissement par le concert d’un orchestre « international » et donc multiculturel. Le film narre cette aventure qui va s’échelonner de l’automne 2001 au 24 novembre 2002, jour où l’Orchestra di Piazza Vittorio donne son premier concert sur la scène du Théâtre dans le cadre de l’ouverture du Romaeuropa Festival.

On voit Mario Tronco et ses amis du Comité de l’Esquilin chercher des musiciens au sein des différentes communautés immigrées, les trouver, les auditionner, les aider, les stimuler. On découvre les difficultés auxquelles ils sont confrontés pour mener à bien leur projet (réfection des locaux, recherche de financements, organisation de la logistique, …) mais on perçoit les découragements et les efforts des hommes et femmes qui projettent espoir et volonté pour devenir membres de cet orchestre dont Mario Tronco a fait naître le désir chez eux.

De beaux moments de partage humain se déroulent sur l’écran entre Peppe l’Italien, Raul l’Argentin, Carlos l’Équatorien, Leandro l’Italien, Omar le Cubain, Houcine et Ziad les Tunisiens, Bilal l’Indien, et bien d’autres encore. Petit à petit l’orchestre cosmopolite se met en place. C’est pourtant seulement durant la semaine qui précède la date du concert que tout va se jouer au cours de répétitions laborieuses, anarchiques et épiques. Pour finir, la cohésion se fait. L’Orchestra di Piazza Vittorio est né le 22 novembre 2002, en ouverture du Romaeuropa Festival devant un public nombreux et participatif … « même si le concert ressemble plutôt à une répétition générale » d’après Mario Tronco.

Mario Tronco a transformé, une utopie en une réalité merveilleuse. Depuis l’orchestre a fait ses preuves, des musiciens sont restés, d’autres sont partis et d’autres encore arrivent ou reviennent.

Après la projection du film, Mario Tronco apporte aussi quelques éclairages à propos de l’orchestre qui travaille actuellement pour finaliser la préparation de la tant attendue création de « Don Giovanni ». Depuis 2008 où Dominique Delorme a découvert l’orchestre, après qu’il ait fait un tout du monde, Mario Tronco, l’Orchestra di Piazza Vittorio et les Nuits de Fourvière ont travaillé ensemble. On se souvient des magnifiques créations que furent « La Flûte enchantée » et « Carmen » et on attend avec impatience, celle de « Don Giovanni ».

Réalisé par le festival des Nuits de Fourvière en partenariat avec Groupama, l’Institut Culturel Italien et Filarmonica Romana, « Don Giovanni » sera dirigé par Mario Tronco, ce chef d’orchestre iconoclaste à l’imaginaire sans pareil. Il propose un spectacle où les frontières des genres sont abolies et les limites de l’éros repoussées. Comme de coutume l’Orchestra di Piazza Vittorio a une approche ludique de la musique classique et son style va au-delà de la conception traditionnelle des genres musicaux.

L’orchestre toujours porteur de la même liberté d’expression qu’à ses débuts se réjouit de présenter à travers le spectacle « Don Giovanni », cet icône de la liberté. La création va éclairer d’une manière nouvelle l’opéra-comique de Mozart. Dans cette variante contemporaine du célèbre mythe du dix-huitième siècle, Mario Tronco porte un regard « autre » sur le protagoniste et lit différemment les rapports entre les personnages. Transposé dans un décor de Cotton Club imaginaire en 2050, la voix androgyne du rôle-titre de Don GIovanni est confiée à Petra Magoni.

La mise en scène prévoit de placer les musiciens en hauteur sur des plates-formes à différents niveaux qui délimitent un espace circulaire scindé par une paroi de miroirs. Les musiciens sont conçus comme des personnages dans leurs fugues musicales et existentielles. Le lieu sera chargé d’énergie, de lumière et de vie.

L’aventure est aujourd’hui bien avancée pour exaucer encore une fois le rêve impossible de Mario Tronco et permettre à la musique de « Don Giovanni » de prendre vie sous la forme d’une nouvelle création avec l’Orchestra di Piazza Vottorio du 13 au 15 juin 2017 sur la scène du Grand Théâtre de Fourvière.

Pour en savoir plus encore sur la distribution des artistes qui donneront vie « Don Giovanni », rendez-vous sur le site des Nuits de Fourvière.

Clin d’œil à Isfar Sarabski & « Planet »

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Avishai Cohen dévoile « Two Roses »

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Ahmad Jamal revient avec « Marseille », son nouvel album

Ahmad Jamal revient avec « Marseille », son nouvel album

Ode hypnotique à la cité phocéenne

Le 09 juin 2017, Ahmad Jamal revient avec « Marseille », son nouvel album. Un nouvel opus du talentueux pianiste et compositeur constitue toujours un évènement très attendu. Il offre une partition ensoleillée et une interprétation inspirée comme une lettre d’amour musicale dédiée à Marseille, la ville intemporelle.

Ahmad Jamal revient avec « Marseille » (Jazz Village/Pias), son tout nouvel album dédié à la cité phocéenne vivante et animée. Ce géant qui figure au panthéon de la « musique classique américaine » ou « la musique afro-américaine » comme il aime à nommer le jazz, fait son retour discographique après « Blue Moon » (2012) et « Saturday Morning » (2013) déjà enregistrés sous le label Jazz Village.

Le titre Marseille qui donne son nom à l’album est repris sous trois versions. Une instrumentale en ouverture et deux autres vocales. Abd Al Malik et Mina Agossi en sont les interprètes. On note avec intérêt cette initiative dont le pianiste fait preuve à quatre-vingt-six ans en introduisant un texte sur sa musique et en collaborant avec deux « voix » atypiques et deux personnalités fortes de la scène française. Cette relative audace artistique apparaît comme le symbole d’un d’esprit ouvert et témoigne d’une jeunesse certaine.

C’est en août 2016 au festival Jazz in Marciac que le pianiste a interprété le titre Marseille en avant-première mondiale. En invitant la chanteuse Mina Agossi et le slameur Abd Al Malik, Ahmad Jamal a alors offert deux versions de cette composition dont il a écrit la musique et les paroles que la chanteuse a ensuite traduites.

« Marseille, ta voix ne cesse de m’appeler, … ville d’éternité, …. ma vie est remplie de toi, Marseille… je ne peux t’oublier tellement je t’aime, ville lumière, Marseille… »

Sur l’album on retrouve la version du slameur portée par son flow intense et captivant. Ce rappeur cinéaste et poète est, comme le pianiste, un ardent défenseur d’un islam tolérant et réfléchi  et la scansion de son chant donne encore plus de force à son discours. Empreinte d’une nonchalance presque sereine, la version de la chanteuse qui ferme l’album, tranche avec la force de celle du rappeur. L’accompagnement tout en suspension d’Ahmad Jamal prodigue la légèreté qui convient pour rendre le chant des deux artistes plus lumineux encore, comme ensoleillé par les rayons d’un soleil estival.

Sur l’album « Marseille », le pianiste est accompagnée par le contrebassiste James Cammack déjà présent à ses côtés dans les années 80/90, du percussionniste Manolo Badrena, ancien membre du groupe Weather Report et du batteur Herlin Riley, souvent écouté aux côtés de Wynton Marsalis. Le quartet tourne comme une machine bien huilée. Comme Ahmad Jamal l’a toujours pratiqué, il s’agit bien d’un jeu interactif où la parole circule entre les quatre partenaires.

Comme à son habitude le maître du clavier n’en dit jamais plus qu’il n’en faut mais capte l’attention de l’auditeur du début à la fin des huit titres de « Marseille ». L‘esthétique musicale du pianiste recèle toujours autant de subtilité, dans son approche rythmique certes mais aussi dans la relation qu’il entretient avec la mélodie et le silence. Soutenu par une section rythmique souple et solide, Ahmad Jamal construit une musique habitée d’une pulsation hypnotique et propose une promenade musicale lumineuse sur son les 88 touches de son clavier.

Outre les trois versions de Marseille, l’album propose des standards aux versions revivifiées et allégées et des compositions dont les interprétations bénéficient toutes d’une pulsation rythmique continue aux variations subtiles. Bien qu’on apprécie depuis longtemps l’inventivité et la maîtrise d’Ahmad Jamal, on se laisse encore surprendre et charmer par son phrasé rythmique unique et la grande part qu’il accorde au silence dans son expression.

Sur I came to see you/you were not there, on est séduit par sa manière d’improviser. Il demeure au plus près du thème et esquisse une ligne de chant aérienne grâce à l’inventivité harmonique prodiguée par sa main gauche qui laisse ainsi toute latitude à sa main droite pour ajouter des perles de silence à sa légère broderie musicale.

On est renversé par la relecture sans aucun cliché du grand standard Autum Leaves. Sur les presque neuf minutes que dure le morceau, le pianiste transfigure la mélodie qu’il accompagne d’harmonies sans cesse renouvelées, il la décompose et la recompose à l’envi. Sur le morceau Pots en verre, c’est la précision de la section rythmique qui permet à un groove nonchalant de s’installer. Le luxuriant accompagnement du percussionniste contribue à doter le morceau d’un climat coloré mais subtil.

On est interpellé par la transformation que le quartet fait de Sometimes I Feel like A Motherless Child. Le chant gospel prend l’allure d’une chanson minimaliste sautillante et légère dont on ne doute pas qu’il s’élève efficacement vers celui à qui il s’adresse à l’origine. A contrario on est frappé par la puissance qui se dégage de Baalbeck où le pianiste explore plus qu’à l’habitude le registre grave du clavier et ponctue son discours de frappantes interrogations percussives.

Tel un innovateur perpétuel, Ahmad Jamal persiste à pratiquer cet art du piano tout en suspension dynamique. En 1958, Miles Davis déclarait : « Toute mon inspiration vient d’Ahmad Jamal ». Avant tous les autres, il avait apprécié et vanté l’aptitude unique du pianiste à occuper l’espace sonore et à concevoir une architecture aérée et dynamique pour sa musique. C’est bien cette caractéristique autant que la longévité créative du pianiste qui ont participé à faire d’Ahmad Jamal une véritable légende.

A l’écoute de « Marseille » il apparaît clairement que le pianiste est à l’apogée de son art et que sa créativité ne tarit point. On retient la performance vocale du chanteur Abd Al Malik sur Marseille dont la vidéo restitue la force …

Ahmad Jamal offre deux concerts à Marseille pour la sortie de l’album les 12 et 13 juin 2017 à 20h30 à l’Opéra dans le cadre du festival « Marseille Jazz des Cinq Continents ». Il est aussi sur la scène du Théâtre Antique de Vienne le 30 juin à 20h30 dans le cadre du festival Jazz à Vienne. Il se produit aussi du 3 au 6 juillet 2017 à 20h au Théâtre de l’Odéon à Paris.

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