Jazz Campus en Clunisois 2025 – Les Enfants d’Icare

Jazz Campus en Clunisois 2025 – Les Enfants d’Icare

Concert acoustique, audacieux et magique

Pour sa deuxième soirée, le Festival Jazz Campus en Clunisois 2025 investit de nouveau la scène du Farinier de l’Abbaye de Cluny. Au programme du 17 août, Les Enfants d’Icare, un quatuor à cordes qui se pique de jazz certes mais aussi de rock et de folk. Un concert acoustique audacieux et magique

Présenté par Didier Levallet comme « un projet original qui aborde l’esprit du jazz avec la formation du quatuor à cordes classique », le groupe Les Enfants d’Icare ne démentira pas les propos du directeur du Festival Jazz Campus en Clunisois. En effet, le quartet acoustique a jeté de fort belle manière un pont entre baroque et jazz modal.

Fondé en 2017 par Boris Lamérand, le groupe intitulé Les Enfants d’Icare a plus d’une corde à son actif. Celles de son créateur, violoniste, altiste, compositeur et arrangeur, celles du violoniste Antoine Delprat, de l’altiste Olive Perrusso et du violoncelliste Octavio Angarita.

La dimension technique, harmonique et rythmique de la prestation est remarquable. Les instruments dialoguent en toute liberté. Avec lyrisme et une grande vitalité, le quartet présente huit morceaux à un public attentif auquel le groupe proposera en rappel, une toute nouvelle pièce répétée le matin même.

Dans le morceau d’ouverture assez rapide et enlevé, le jeu des musiciens alterne entre cordes frottées et pizzicati. Il s’agit d’une pièce en sept temps issu du folklore roumain et joué lors des mariages.

Le quartet enchaîne avec un titre qui fait écho à l’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes avec plus de 11 000 grenades et violences policières. Débutée lentement, la musique devient effervescente, tant sur le plan rythmique qu’en intensité sonore. Très réceptif, le public applaudit avec vigueur.

Le groupe continue avec Hum-Ma au propos interrogatif. Truffées d’envolée lyriques, les improvisations de chaque soliste sont stimulées par l’accompagnement rythmique des trois autres musiciens. Il s’agit d’une chanson « inventée » par la fille du leader quand elle avait 2 ans en fredonnant 2 notes auquel le père a rajouté 2 autres notes… et bien d’autres encore d’ailleurs !

A l’alto, Boris Lamérand propose au public de « se nettoyer les oreilles » avec Dafalgan. Après un début teinté de sonorités orientales, s’installe une musique calme suivie de relances rythmiques et de dissonances toniques. Le leader reprend ensuite le violon pour interpréter L’effet Mandela, une sorte de paraphrase musicale de la théorie conspirationniste qui fait référence à de fausses croyances, de faux souvenirs partagés collectivement. La dimension rythmique du morceau est essentielle, très rapide avec de nombreux échanges et des montées en puissance jusqu’à une résolution finale tout en douceur.

Le quartet interprète ensuite Gizmo, composé par le leader au moment où il découvrait sa future paternité. Il dédie le morceau à sa fille Eloïse alias « Gizmette ». Sur une rythmique assez rapide, les échanges tournent et l’énergie musicale est intense.

Le répertoire se poursuit avec Pussies grab back qui rend hommage aux féministes américaines qui se battent pour leurs droits. Chorus et contrechants émaillent ce protest song véhément qui monte en puissance de bout en bout. Le concert approche de sa fin et Boris Lamérand suggère au public de « redescendre » avec Loin de Shandhigar, titre qui fait référence au roman homonyme de l’écrivain indien Tarun J.Tejpal lu et apprécié par le musicien. Chorus tristes et grinçants se succèdent, le violon d’Antoine Delprat pleure, la parole circule entre les instruments qui terminent le morceau après un mouvement empreint de sérénité.

Avec chaleur, Boris Lamérand remercie toute l’équipe du festival et surtout Didier Levallet « sans lequel le quatuor n’existerait pas ». Il évoque aussi son cheminement auprès de Dominique Pifarelly avec lequel il a travaillé dans l’Ensemble Icare.

Le concert se termine avec Requiem pour un Baobab, morceau que le leader joue avec son trio et qu’il a répété le matin même avec les Enfants d’Icare. Après un riff introductif joué par le quartet, le climat s’étoffe, au fil du morceau, le drame se trame, les interventions des solistes sonnent comme des pleurs sur une rythmique hypnotisante avant une fin énergique.

Les musiciens quittent la scène mais rappelés par des tonnerres d’applaudissements, ils reviennent pour, dixit Boris Lamérand, une « fin joyeuse » avec l’interprétation de GreenWitch, composition sur la fin du monde, la fin du temps, inspirée au musicien par Olivier Messiaen. Ambiance recueillie, presque funèbre d’où se dégagent solennité et tristesse. Les cordes tissent des nœuds de regrets. Un morceau dont l’étrangeté surprend autant qu’elle ravit spectatrices et spectateurs.

Jazz Campus en Clunisois 2025 – Les Enfants d’Icare

Jazz Campus en Clunisois 2025 – Evolution

Au Théâtre les Arts de Cluny, le public a rendez-vous avec Evolution, un trio international pas ordinaire. Le vocaliste suisse Andreas Schaerer dialogue avec le guitariste finlandais Kalle Kalima et le bassiste suisse Jules Martinet. Prouesses et percussions vocales, riffs de guitare virtuoses, lignes de basse palpitante. Les genres se croisent au sein de la musique singulière et inédite de cet artiste charismatique dont la prestation a enthousiasmé le public du Festival Jazz Campus en Clunisois.

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Jazz Campus en Clunisois 2025 – Les Enfants d’Icare

Jazz Campus en Clunisois 2025 – Szólenn

Pour la quatrième soirée de sa 48ème édition, le festival « Jazz campus en Clunisois » propose un jazz contrasté et coloré. Le tromboniste Lou Lecaudey se produit en quintet au Théâtre les Arts de Cluny avec son projet Szólenn dont les paysages sonores se profilent entre tradition et modernité.

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Jazz Campus en Clunisois 2025 – Les Enfants d’Icare

Jazz Campus en Clunisois 2025 – « Trenet en passant »

Pour sa troisième soirée, « Jazz Campus en Clunisois » retrouve la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Au programme, « Trenet en passant », un hommage rendu par le pianiste Guillaume de Chassy, la saxophoniste Géraldine Laurent et le chanteur André Minvielle à l’œuvre de Charles Trenet. Un concert énergique et groovy gorgé de swing où coexistent scats virtuoses, spleen bluesy et poésie sautillante. Entre fantaisie et nostalgie, le plaisir est de chaque instant.

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Jazz Campus en Clunisois 2025 – J.U.NE – Joy UnderNEath

Allégresse vocale entre folk et jazz

Le 16 août 2025, Jazz Campus en Clunisois ouvre à 20h30 avec J.U.NE - Joy UnderNEath, une création de Célia Forestier que Didier Levallet qualifie « d’instrumentiste vocale ». Pour cette première soirée, le festival investit la scène du Farinier de l’Abbaye et le concert affiche complet. Au programme… allégresse vocale entre folk et jazz.

Comme l’a annoncé Didier Levallet, Jazz Campus en Clunisois 2025 fait la part belle aux voix en mettant l’instrument premier au cœur de sa programmation. Dès la première soirée, le festival réunit sur la scène du Farinier de l’Abbaye rien moins que quatre voix, celles de Célia Forestier, du guitariste Pierre Tereygeol, du mandoliniste Arthur Henn et du contrebassiste Nicolas Jacobée.

En effet, les quatre musiciens participent à la dimension chorale du projet de la leadeuse, guitariste et chanteuse Célia Forestier. Pour elle, sa création J.U.NE - Joy UnderNEath « incarne l’idée d’une joie cachée, une lumière douce qui persiste même dans l’obscurité. Comme une renaissance, une éclaircie après la pluie, une acceptation des états d’âme, des peurs, mais aussi de la beauté ».

Rôdé au printemps 2025 durant le D’Jazz Nevers Festival, le projet J.U.NE - Joy UnderNEath » de Célia Forestier propose un répertoire original de chansons teintées de folk et sous-tendues de jazz. Les cordes des quatre improvisateurs équilibristes s’entremêlent au fil de “chansons à surprise”.

Au fil du répertoire, les morceaux alternent entre français et anglais. Parties vocales et chorus instrumentaux se croisent. Structures musicales complexes, séquences rythmiques variées, ambiances contrastées où se succèdent tension et légèreté, véhémence et douceur. La mandoline égrène ses notes comme des gouttes d’eau, la voix claire de la chanteuse élabore des broderies délicates, les échanges fusent de toute part, les instruments se répondent et rivalisent d’originalité, la contrebasse stimule les chorus de guitare.

Après Queens, un hommage aux femmes et une chanson de marin, se succèdent entre drame et joie sept morceaux qui réfère aux rêves d’une petite fille, questionne quant à la nécessité de se cacher, se demande s’il pleut sur la lune. Season of Crows évoque « ces moments qu’on a vécus où l’on est un peu sonné et où l’on essaie de s’en sortir mais la joie est sous-jacente, même dans les pires moments ».

Célia Forestier invite la saxophoniste Camille Maussion et le violoncelliste Bruno Ducret (tous deux animateurs de stage) à les rejoindre sur scène, remercie Didier Levallet de sa confiance et invite le public à soutenir ce « super festival ».

Le public réserve une standing ovation au dernier morceau joué en sextet et Célia Forestier propose de finir avec la reprise d’un morceau déjà interprété en quartet. La soirée se termine avec des applaudissements nourris et des mines ravies.

Jazz Campus en Clunisois 2025 – Les Enfants d’Icare

Jazz Campus en Clunisois 2025 – Evolution

Au Théâtre les Arts de Cluny, le public a rendez-vous avec Evolution, un trio international pas ordinaire. Le vocaliste suisse Andreas Schaerer dialogue avec le guitariste finlandais Kalle Kalima et le bassiste suisse Jules Martinet. Prouesses et percussions vocales, riffs de guitare virtuoses, lignes de basse palpitante. Les genres se croisent au sein de la musique singulière et inédite de cet artiste charismatique dont la prestation a enthousiasmé le public du Festival Jazz Campus en Clunisois.

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Jazz Campus en Clunisois 2025 – Les Enfants d’Icare

Jazz Campus en Clunisois 2025 – Szólenn

Pour la quatrième soirée de sa 48ème édition, le festival « Jazz campus en Clunisois » propose un jazz contrasté et coloré. Le tromboniste Lou Lecaudey se produit en quintet au Théâtre les Arts de Cluny avec son projet Szólenn dont les paysages sonores se profilent entre tradition et modernité.

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Jazz Campus en Clunisois 2025 – Les Enfants d’Icare

Jazz Campus en Clunisois 2025 – « Trenet en passant »

Pour sa troisième soirée, « Jazz Campus en Clunisois » retrouve la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Au programme, « Trenet en passant », un hommage rendu par le pianiste Guillaume de Chassy, la saxophoniste Géraldine Laurent et le chanteur André Minvielle à l’œuvre de Charles Trenet. Un concert énergique et groovy gorgé de swing où coexistent scats virtuoses, spleen bluesy et poésie sautillante. Entre fantaisie et nostalgie, le plaisir est de chaque instant.

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Saison 2025/26 – Auditorium-Orchestre National de Lyon

Saison 2025/26 – Auditorium-Orchestre National de Lyon

Le Jazz, les Musiques Actuelles et du Monde

L’Auditorium-Orchestre National de Lyon annonce une alléchante programmation 2025/2026, avec pas moins de 160 concerts, des ateliers, cinés-concerts, conférences, afterworks, week-ends festifs. Du côté du Jazz, des Musiques Actuelles et du Monde se profilent d’intenses moments musicaux du côté du Jazz avec Ibrahim Maalouf, Brad Mehldau et Christian McBride, Youn Sun Nah. Les Musiques Actuelles et du Monde ne sont pas en reste avec Cocoon et Zaho de Sagazan en symphonique. De quoi réjouir le public !

Depuis 50 ans, l’Auditorium de Lyon est un acteur incontournable de la vie musicale lyonnaise. Son directeur musical Nikolaj Szeps-Znaider souhaite offrir « un havre de paix, de sérénité et de beauté » à son public.

Un nouveau logo marque les 50 ans d’amour de la musique avec l’Auditorium & l’Orchestre National de Lyon. Les 4 lettres de l’acronyme « A O N L » sont réduites à leur plus simple expression géométrique, formant un symbole fort et rythmé, et évoquant les détails de l’architecture du bâtiment iconique.

La nouvelle saison 2025/2026

Nikolaj Szeps-Znaider©Julien Benhamou_Saison 2025/26 – Auditorium-Orchestre National de LyonPour la saison 2025/26, l’Orchestre National de Lyon est toujours au cœur de la programmation sous la direction de Nikolaj Szeps-Znaider avec Gustav Mahler, Richard Strauss et Wolfgang Amadeus Mozart mais aussi avec des répertoires moins fréquentés et la création contemporaine. Par ailleurs, l’Auditorium de Lyon invite cheffes, chefs et orchestres et réserve une place renforcée à la musique baroque en accueillant Emmanuelle Haïm et le concert d’Astrée. Au cours de cette année 2025/2026, l’institution propose une nouvelle Biennale d’Orgue qui valorise l’instrument historique de l’Auditorium.

Outre les concerts symphoniques, l’institution programme de la Musique de Chambre d’une part à l’Auditorium mais aussi à la salle Molière. A destination des curieux, l’Auditorium présente des Concerts Découverte sous deux formats, les Midis de l’Audi durant la pause-déjeuner et les Afterworks en début de soirée avec un concert symphonique court dans la Grande Salle. Les Journées du piano permettent une approche célèbrent l’instrument dans toute sa diversité.

Il convient de ne pas oublier les cinq cinés-concerts organisés en partenariat avec l’Institut Lumière et la semaine des Tout-Petits et six autres projets inscrits dans le programme destiné au Jeune Public. Récemment rénovée, la salle Proton-de-la Chapelle, prévoit d’accueillir au fil de la saison, rencontres, spectacles, conférences, concerts et ateliers.

Enfin, et l’on s’en réjouit, cette saison encore, Nikolaj Szeps-Znaider, directeur musical et les équipes de l’Auditorium de Lyon continuent à ouvrir leur programmation en direction du Jazz, des Musiques Actuelles et du Monde avec sept concerts en perspective.

Le Jazz, Les Musiques Actuelles et du Monde

Musiques Actuelles

  • Zaho de Sagazan©Elizaveta Poro_Saison 2025/26 – Auditorium-Orchestre National de LyonC’est avec l’Orchestre national de Lyon que Zaho de Sagazan commence sa tournée symphonique au printemps 2025. Nouvelle étoile de la chanson française, Zaho de Sagazan revisite les chansons de son premier album, « La Symphonie des éclairs », et leur offre une nouvelle dimension dans l’écrin de l’Orchestre national de Lyon. Elle fait étape à l’Auditorium pour trois dates, les 29, 30 et 31 octobre 2025 à 20h.
  • Après une longue absence de la scène, le groupe Cocoon revient pour interpréter, notamment, le répertoire de son cinquième album. L’occasion de s’immerger dans l’univers intime des mélodies délicates du groupe où se côtoient malice et humour. Pour le retrouver sur la scène de l’Auditorium, rendez-vous à le 14 février 2026 à 20h.

Musiques du Monde

  • Salif Keita©Lucille Reyboz_Saison 2025/26 – Auditorium-Orchestre National de LyonLe chanteur malien Salif Keïta signe son grand retour scénique et discographique avec « So Kono », album acoustique et intime. Ce monument de la musique mandingue se livre pour la première fois dans un format acoustique épuré. La scène de l’Auditorium l’accueille le 10 octobre 2025 à 20h. Avec sa guitare et dans un format acoustique, il va présenter reprises et nouvelles compositions avec à ses côtés Mamadou Kone (calebasse) et Djessou Mory Kanté (guitare).

 

  • Originaire de Galice, la chanteuse Luz Casal est l’une des plus élégantes ambassadrices musicales de l’Espagne. Pour son concert du 09 avril 2026 à 20h à l’Auditorium, elle prévoit de présenter ses titres incontournables et d’ajouter à son répertoire un hommage à ses grandes voix fétiches. C’est l’occasion d’entreprendre avec elle un tour du monde vocal au féminin, d’Amália Rodrigues à Mercedes Sosa, de Vivir Quintana à Dalida.

Jazz

  • Le 13 décembre 2025 à 20h, Ibrahim Maalouf vient présenter à l’Auditorium de Lyon son hommage à l’immense diva égyptienne Oum Kalthoum. En 2025, Ibrahim Maalouf retrouve la scène à l’occasion des cinquante ans de la disparition de cette icône musicale. En effet, dix ans après sa sortie, Ibrahim Maalouf revisite son album « Kalthoum » sur lequel il fait dialoguer la tradition orientale et l’improvisation jazz. Il honore ainsi une figure féministe et politique majeure dont l’héritage résonne encore aujourd’hui.

 

  • Le 24 mars 2026, à 20h, Brad Mehldau revient sur la scène de l’Auditorium de Lyon avec à ses côtés le contrebassiste Christian McBride. Après son dernier concert à l’Auditorium autour du répertoire de Bach et Fauré, le pianiste revient avec comme partenaire un géant de sa trempe, le contrebassiste Christian McBride auréolé quant à lui de neuf Grammy Awards . Depuis plus de trente ans ils sont complices au sein du quartet de Joshua Redman. Deux géants du jazz à ne pas rater.

 

  • Le 07 avril 2026 à 20h, la chanteuse Youn Sun Nah revient à l’Auditorium avec un projet inédit et un nouveau groupe. Elle revient à Lyon qui l’avait accueillie huit mois en 1989, lors de son premier séjour en Europe. Début 2026 elle prévoit de publier son treizième album qui marque ses vingt-cinq ans de carrière discographique. Nul doute que son concert sera un moment unique, entre ballades intimes et morceaux dynamiques, entre douceur et intensité.

Les trois concerts de cette rubrique Jazz et celui de Salif Keita sont organisés en coproduction avec « Jazz à Vienne ».

Les spectacles de Jazz et de Musiques Actuelles et du Monde de la saison 2025/2026 à l’Auditorium-Orchestre National de Lyon laissent augurer des soirées prometteuses. Sept rendez-vous à ne rater sous aucun prétexte ! L’intégralité de la programmation 2025/26 de l’Auditorium-Orchestre National de Lyon est en ligne sur le site internet de l’Auditorium de Lyon.

Jazz Campus en Clunisois 2025 – Les Enfants d’Icare

Jazz Campus en Clunisois 2025 – Evolution

Au Théâtre les Arts de Cluny, le public a rendez-vous avec Evolution, un trio international pas ordinaire. Le vocaliste suisse Andreas Schaerer dialogue avec le guitariste finlandais Kalle Kalima et le bassiste suisse Jules Martinet. Prouesses et percussions vocales, riffs de guitare virtuoses, lignes de basse palpitante. Les genres se croisent au sein de la musique singulière et inédite de cet artiste charismatique dont la prestation a enthousiasmé le public du Festival Jazz Campus en Clunisois.

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Jazz Campus en Clunisois 2025 – Szólenn

Pour la quatrième soirée de sa 48ème édition, le festival « Jazz campus en Clunisois » propose un jazz contrasté et coloré. Le tromboniste Lou Lecaudey se produit en quintet au Théâtre les Arts de Cluny avec son projet Szólenn dont les paysages sonores se profilent entre tradition et modernité.

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Jazz Campus en Clunisois 2025 – « Trenet en passant »

Pour sa troisième soirée, « Jazz Campus en Clunisois » retrouve la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Au programme, « Trenet en passant », un hommage rendu par le pianiste Guillaume de Chassy, la saxophoniste Géraldine Laurent et le chanteur André Minvielle à l’œuvre de Charles Trenet. Un concert énergique et groovy gorgé de swing où coexistent scats virtuoses, spleen bluesy et poésie sautillante. Entre fantaisie et nostalgie, le plaisir est de chaque instant.

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« Open Up Your Senses », premier album de Tyreek McDole

« Open Up Your Senses », premier album de Tyreek McDole

Une voix hors du commun, un projet musical irrésistible

​Nouvelle signature chez Artwork Records/[PIAS], le chanteur Tyreek McDole dévoile « Open Up Your Senses », son premier album. Très bien entouré, le jeune artiste inscrit son propos dans la grande tradition du jazz. L’oreille est envoûtée par cette voix hors du commun. Un projet musical élégant auquel il est difficile de résister.

Visuel de l'album Open Up Your Senses de Tyreek McDole_"Open Up Your Senses", premier album de Tyreek McDoleAnnoncé pour le 06 juin 2025, l’album « Open Up Your Senses » (Artwork Records/[PIAS]) annonce la venue d’une nouvelle « grande voix » dans le monde du jazz, celle de Tyreek McDole. De sa voix de baryton, le chanteur de 25 ans marque de son sceau les treize pistes de son premier opus qui devrait recevoir un accueil chaleureux de la part du public et des programmateurs.

« Open Up Your Senses »… avec fougue et élégance, inspiration et subtilité, Tyreek McDole rend hommage à la tradition sans oublier d’innover.

Tyreek McDole

À seulement 25 ans, le chanteur haïtien-américain Tyreek McDole s’impose sans conteste comme un acteur incontournable de la nouvelle scène du jazz vocal international.

Après des débuts à la trompette puis aux percussions classiques, le jeune Tyreek McDole fait ses débuts vocaux lors du concours national Essentially Ellington du Jazz at Lincoln Center en 2018 où il obtient le prestigieux prix Outstanding Vocalist Award, en présence de Wynton Marsalis. Après avoir intégré le conservatoire de musique d’Oberlin, sous la direction de LaTanya Hall, Gary Bartz, Gerald Cannon, Eddie Henderson, Billy Hart, Dan Wall, Sullivan Fortner et Weedie Braimah, il en est sort diplômé en jazz.

"Open Up Your Senses", premier album de Tyreek McDole_Tyreek McDoleEn 2023, alors qu’il ne pratique le jazz que depuis 5 ans, il remporté la récompense de la très prestigieuse « Sarah Vaughan International Jazz Vocal Competition » devant le public et un jury qui compte Christian McBride, bassiste multi-primé aux Grammy Awards et conseiller en jazz du New Jersey Performing Arts Center de (NJPAC) de Newark, dans le New Jersey et Al Pryor, producteur et consultant A&R (Artists and Repertoire), trois fois lauréat d’un Grammy Award. Ainsi, après le chanteur américain originaire de Chicago, G. Thomas Allen, récompensé en 2021, Tyreek McDole est devenu l’un des deux seuls chanteurs masculins à avoir obtenu cet honneur en 12 ans d’histoire du concours.

Avec des racines solidement ancrées dans le riche terreau musical des Caraïbes, de New York, de la Floride et au-delà, Tyreek McDole a ensorcelé l’effervescente scène new-yorkaise de sa voix de baryton qui n’est pas sans évoquer celle de Grégory Porter, Andy Bey ou Johnny (John Maurice) Hartman.

Alors que le journaliste Will Friedwald le qualifie de « leader de sa génération », le DJ Gilles Peterson, directeur de label, animateur sur la BBC depuis plus de 25 ans et promoteur du mouvement acid-jazz dit combien pour lui il est « est rafraîchissant d’entendre une nouvelle voix, si clairement ancrée dans la tradition, mais qui la fait avancer avec une énergie aussi forte ».

« Open Up Your Senses » (Artwork Records/[PIAS])

Sorti en France pour le 06 juin 2025, « Open Up Your Senses » (Artwork Records/[PIAS]) présente un jazz spirituel qui mêle tradition et innovation. Le projet témoigne d’une réelle profondeur artistique. Si l’album donne une nouvelle vie à des standards de jazz, il puise aussi dans les racines haïtiennes du chanteur Tyreek McDole qui inscrit aussi son propos dans la tradition du blues.

Sur son premier album, le jeune leader s’est entouré de Dylan Band (saxophone soprano), Logan Butler (guitare électrique), Caelan Cardello (piano, Rhodes, arrangements), Rodney Whitaker (basse), Justin Faulkner (batterie), Michael Cruse (trompette), Tomoki Sanders (saxophone ténor & percussions), Sullivan Fortner (orgue Hammond B3), Emmanuel Michael (guitare) et Weedie Braimah (djembé).

Au fil des titres

L’album ouvre avec The Backward Step, une composition du trompettiste Nicholas Payton dont Tyreek McDole propose une interprétation méditative. Sa performance quasi incantatoire est accompagnée par le souffle aérien du soprano de Dylan Band, la prestation inspirée de la guitare de Logan Butler et par le jeu expressif du batteur Justin Faulkner. Après ces vibrations fougueuses, le chanteur entame The Umbrella Man, un standard de jazz souvent joué par Dizzy Gillespie. Sur un rythme enlevé, le chant du leader se fait ludique, le timbre profond de sa voix croise les notes de la trompette qui swingue, du ténor qui improvise avec lyrisme et du piano qui répond avec aplomb. Le morceau déborde d’un swing festif et entraînant. Un vrai régal !

Le répertoire se poursuit avec The Creator Has a Master Plan, une composition (1969) du saxophoniste Pharoah Sanders chantée alors par Leon Thomas. Tyreek McDole en donne une version poignante chargée de spiritualité qui s’élève comme une offrande faite au Créateur. A ses côtés, le saxophoniste ténor Tomoki Sanders, fils du légendaire Pharoah. Le saxophoniste répond avec ardeur au chanteur par de superbes envolées sur son instrument dont la sonorité écorchée navigue entre aigus perçants et grave rauques. Une incantation touchante chargée d’émotions. Il reste à souhaiter que le Créateur réponde en offrant sur la terre, paix et bonheur à chacun.e.

Changement de registre avec le thème de Thelonious Monk, Ugly Beauty sur des paroles de Mike Ferro. En duo avec le pianiste Kenny Barron, Tyreek Mc Dole propose une version paisible. Un léger vibrato teinte sa voix de baryton qui se pose avec chaleur sur les notes égrenées délicatement par le piano.

Place ensuite à une première version du titre The Sun Song de Leon Thomas. Riff de basse, nappes de l’orgue Hammond, soufflants qui donnent la réplique à la voix chaleureuse du chanteur. La guitare électrique pose avec humour des phrases sinueuses jalonnées de distorsions. Dans ce climat soul on se prend à espérer des lendemains ensoleillés.

A l’écoute de Somalia Rose, composition d’Allyn Johnson, l’oreille prend la mesure de la tessiture étendue de la voix du chanteur et de la puissance qu’il développe. On est conquis par le solo du guitariste qui use à bon escient de tous les effets de son instrument. Un moment précieux. Tyreek McDole plonge ensuite dans ses racines haïtiennes. En duo avec le maître percussionniste Weedie Braimah, il interprète Wongo Wale, un chant traditionnel haïtien dont il donne une version envoûtante.

Advient alors Won’t You Open Up Your Senses, composition du pianiste Horace Silver. Le morceau éponyme du titre de l’opus en est aussi un moment essentiel. Dans un climat funky, la ligne de basse impose son tempo au thème soutenu par le Rhodes dont le chorus irradie une douce lumière. Le ténor développe quant à lui un chorus aux accents rugueux. Profonde et déterminée, la voix du chanteur impose son propos. La musique transporte l’oreille dans une sphère musicale ascensionnelle. Un moment de grâce.

Tyreek McDole revient à l’univers des standards avec une interprétation pleine de tendresse et de sensualité du thème de Jerry Livingston, Under a Blanket of Blue. Un espace musical dont le climat sensible rend hommage à Ella Fitzgerald et Louis Armstrong. Par sa délicatesse et son subtil soutien rythmique, le jeu du pianiste contribue pour beaucoup à créer une ambiance intimiste.

Plus loin, la voix profonde et sensuelle du chanteur fait mouche sur Love is A Four-Letter Word, un autre morceau de Nicholas Payton. Tyreek McDole se fait romantique au-dessus du riff « rhythm and blues » joué par la section rythmique, les cuivres et la guitare. Un moment court mais savoureux.

Sur Everyday I Have the Blues, Tyreek McDole démontre son talent de bluesman. Ce blues légendaire souvent repris par Memphis Slim a aussi contribué au succès du Count Basie Orchestra avec le chanteur Joe Williams. Avec intensité et une grande conviction, Tyreek McDole insuffle un swing énergique au morceau. Son scat audacieux et le chorus du ténor éblouissent par leur vigueur et leur expressivité. On est tenté d’écouter encore et encore cette plage musicale enchanteresse.

Le disque se termine avec une seconde version très courte de The Sun Song où les instruments se retrouvent comme pour inviter les auditeurs à les suivre encore et encore… et à remettre l’album sur la platine. Et ça fonctionne !

Pour vibrer sans réserve à la musique de Tyreek McDole, plusieurs rendez-vous se profilent en France. Les 03, 04 et 05 juillet 2025 pour 6 sets à Paris au Ducs des Lombards, le 06 juillet 2025 à Chantilly au TSFJAZZ Chantilly Festival, le 24 juillet 2025 à 21h sous le chapiteau du festival Jazz In Marciac, le 27 juillet 2025 à 22h30 dans le cadre de la soirée Jazz à la Plage du Andernos Jazz Festival à Andernos-les-Bains, le 28 juillet 2025 à 21h30, place de l’Équerre à Toulon dans le cadre de Jazz à Toulon et après l’été, le 16 octobre 2025, à Paris, au New Morning.

Jazz Campus en Clunisois 2025 – Les Enfants d’Icare

Jazz Campus en Clunisois 2025 – Evolution

Au Théâtre les Arts de Cluny, le public a rendez-vous avec Evolution, un trio international pas ordinaire. Le vocaliste suisse Andreas Schaerer dialogue avec le guitariste finlandais Kalle Kalima et le bassiste suisse Jules Martinet. Prouesses et percussions vocales, riffs de guitare virtuoses, lignes de basse palpitante. Les genres se croisent au sein de la musique singulière et inédite de cet artiste charismatique dont la prestation a enthousiasmé le public du Festival Jazz Campus en Clunisois.

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Jazz Campus en Clunisois 2025 – Les Enfants d’Icare

Jazz Campus en Clunisois 2025 – Szólenn

Pour la quatrième soirée de sa 48ème édition, le festival « Jazz campus en Clunisois » propose un jazz contrasté et coloré. Le tromboniste Lou Lecaudey se produit en quintet au Théâtre les Arts de Cluny avec son projet Szólenn dont les paysages sonores se profilent entre tradition et modernité.

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Jazz Campus en Clunisois 2025 – « Trenet en passant »

Pour sa troisième soirée, « Jazz Campus en Clunisois » retrouve la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Au programme, « Trenet en passant », un hommage rendu par le pianiste Guillaume de Chassy, la saxophoniste Géraldine Laurent et le chanteur André Minvielle à l’œuvre de Charles Trenet. Un concert énergique et groovy gorgé de swing où coexistent scats virtuoses, spleen bluesy et poésie sautillante. Entre fantaisie et nostalgie, le plaisir est de chaque instant.

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Jazz Campus en Clunisois 2025 – Les Enfants d’Icare

Jazz Campus en Clunisois 2025 – La Programmation

Le festival « donne de la voix »

Jazz Campus en Clunisois 2025 donne rendez-vous au public du 16 au 23 août 2025 pour vivre au rythme du jazz et des musiques improvisées. Toujours ancré dans ses racines, le festival propose un large panorama du « jazz d’aujourd’hui ». L’occasion de retrouver quarante cinq artistes, six ateliers musique et chant, un atelier fanfare, un stage jeune public et des bœufs jusqu’au bout de la nuit.

Jazz Campus en Clunisois 2025 - Le stage - Visuel Jazz Campus en Clunisois 2025Festival aux dimensions humaines, Jazz Campus en Clunisois 2025 va de nouveau faire battre le cœur du jazz dans la Bourgogne du Sud. Du 16 au 23 août 2025, treize concerts vont investir le Théâtre Les Arts de Cluny, le Farinier de l’Abbaye, les Écuries Saint-Hugues et aussi la ludothèque, La LudoVerte, sans oublier les moments importants que sont la restitution du stage et le concert de l’atelier fanfare.

En effet, comme le précise Didier Levallet, directeur de « Jazz Campus en Clunisois » depuis 1977, « Un concours de circonstances tout à fait fortuit (mais certainement pas regrettable) met l’instrument premier au cœur de notre programmation. C’est une très bienvenue occasion de faire le tour de ce que la voix (nous) dit aujourd’hui. ». Ainsi, en 2025, on pourrait renommer le festival « Jazz Campus en Cluny-voix ».

Sur les scènes du festival Jazz Campus en Clunisois 2025, le public éclairé ou novice va vivre et partager des émotions musicales avec les artistes de la scène contemporaine du jazz, avec au cœur de la programmation… l’expression vocale.

Les concerts

Si cette année le festival « donne de la voix », la programmation de Didier Levallet fait aussi « place à la diversité des productions artistiques dans ce qu’on nomme, de façon large, « jazz » aujourd’hui ». En effet, seront présentées « des œuvres significatives du sens de la création et de leur rapport au monde. Celle confrontant le jazz à une instrumentation insolite, mais aussi les concerts d’irréfutables têtes d’affiches à la créativité sans appel. ».

De quoi se réjouir et se mobiliser durant les 8 jours de Jazz Campus en Clunisois 2025 !

Un quart des artistes programmés sur les scènes de Jazz Campus en Clunisois sont des femmes et l’expression vocale est de la partie pendant cinq jours sur les huit que dure le festival.

Samedi 16 août 2025

Le festival ouvre à 20h30 au Farinier de l’Abbaye de Cluny avec J.U.NE - Joy UnderNEath, une création de Célia Forestier, que Didier Levallet qualifie « d’instrumentiste vocale ». Avec ses compagnons instrumentistes, Pierre Tereygeol (guitare), Arthur Henn (mandoline) et Nicolas Jacobée (contrebasse) qui participent tous à la dimension chorale du projet, la leadeuse/instrumentiste présente une nouvelle proposition qui « incarne l’idée d’une joie cachée, une lumière douce qui persiste même dans l’obscurité. Comme une renaissance, une éclaircie après la pluie, une acceptation des états d’âme, des peurs, mais aussi de la beauté ».

Dimanche 17 août 2025

Rendez-vous à 20h30 au Farinier de l’Abbaye de Cluny avec Les Enfants d’Icare, un quatuor à cordes composé de Boris Lamérand (violon), Antoine Delprat (violon), Olive Perrusson (alto) et Octavio Angarita (violoncelle). Sur les compositions de Boris Lamérand, les cordes jettent un pont entre baroque et jazz modal. De quoi en étonner plus d’un(e) et enthousiasmer l’assemblée réunie dans ce lieu à l’acoustique parfaite.

Lundi 18 août 2025

Trenet en passant©Jérôme Prébois

A 20h30, on retrouve Guillaume de Chassy (piano), Géraldine Laurent (saxophone alto) et André Minvielle (voix) sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny pour le projet « Trenet en passant », un hommage rendu par le trio à l’œuvre de Charles Trenet.

André Minvielle se love naturellement dans les mots de son compatriote occitan. Guillaume de Chassy a ordonné tout cela autour de son piano et Géraldine Laurent pose un discours mélodique, comme en contrepoint ultra-sensible à la simple chanson. Sur les conseils de Didier Levallet, « accordons‐nous ce moment purement jubilatoire de renouer avec le monde du « fou chantant », servi par un trio d’artistes pas forcément les plus évidents à marier. Mais la magie de Trenet fait le job sans conteste. » Des promesses de swing et de poésie… pour chanter « soir et matin ».

Mardi 19 août 2025

Rendez-vous à 19h, aux Écuries Saint-Hugues de Cluny avec Anne Quillier et son projet « Les Géants Terrestres » qu’elle a conçu comme « un cri d’amour pour ces géants terrestres que sont les arbres, êtres précieux, fascinants et indispensables à l’équilibre du vivant ». Les cordes du violon de Fany Fresard et du violoncelle d’Anaïs Pin et la clarinette de Pierre Horckmans dialoguent avec les claviers électroniques d’Anne Quillier. Une musique organique qui devrait émerveiller les plus sceptiques.

A 21h, le tromboniste Lou Lecaudey se produit sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny et présente son projet Szòlenn. Il est entouré de Joseph Bijon (guitare), Romain Nassini (piano), Vincent Girard (contrebasse) et Clément Drigon (batterie). Les deux mélodistes dialoguent avec les rythmiciens. Il en ressort une conversation collective singulière à découvrir absolument. Un jazz coloré de pop et de folk. 

Mercredi 20 août 2025

A La Ludoverte, à 10h, concert gratuit (sur réservation) pour les 0-3 ans. Il s’agit de la Création du Duo Champrouge proposé par Célia Forestier (voix) et Vincent Girard (contrebasse). La musique surgit des grognements et des murmures de la contrebasse et des gazouillis et chuchotis de la voix. Un voyage sonore à destination des petites oreilles. 

A 20h30, le Théâtre les Arts de Cluny accueille Evolution, le projet de l’extraordinaire vocaliste suisse Andreas Schaerer qui dialogue avec le finlandais Kalle Kalima (guitare) et le californien Tim Lefebvre (basse). Il est tentant de suivre le conseil de Didier Levallet : « jubilons avec l’incroyable beatboxer/acrobate/improvisateur Andreas Schaerer ».

Evolution… la perspective d’un moment exceptionnel.

Jeudi 21 août 2025

Rendez-vous à 19h, aux Écuries Saint-Hugues de Cluny avec le duo constitué du contrebassiste improvisateur et compositeur, Barry Guy et du batteur, percussionniste Ramon Lopez. Personnage central de l’avant‐garde britannique depuis les années 70, le premier pratique la musique baroque. Le style du second résulte d’une imagination foisonnante et d’une culture musicale sans limite. Ils ouvriront les portes de leur monde aux oreilles attentives.

Christophe Monniot Six Migrant Peaces© Florence Ducommun

À partir de 21h, la soirée se poursuit au Théâtre Les Arts avec le projet « Six Migrant Pieces » du saxophoniste et compositeur Christophe Monniot. En septet, le saxophoniste et compositeur propose une ode musicale à l’humanité et à la bienveillance. Autour de lui, Aymeric Avice (trompette), Jozef Dumoulin (claviers), David Chevallier (guitares), Bruno Chevillon (contrebasse) et Franck Vaillant (batterie).

Dans le groupe, chaque musicien a une histoire vis à vis de la migration : Christophe Monniot à moitié ukrainien, Bruno Chevillon dont la maman italienne est venue vivre en France, Jozef Dumoulin belge d’origine flamande, Aymeric Avice d’origine normande et donc de « lointaine » origine viking et Franck Vaillant, l’élément français. Chacun d’eux apporte à la musique une partie de lui-même sous forme d’un témoignage familial sur la migration de sa propre famille.

Vendredi 22 août 2025

A partir de 21h, on se retrouve au Théâtre les Arts de Cluny pour une soirée en deux temps.

  • En première partie, place à la pianiste coréenne Francesca Han qui se présente en solo. A découvrir.
  • Lisa Cat-Berro©Frank Loriou

    En deuxième partie, Didier Levallet invite à découvrir « le monde de Lisa Cat‐ Berro, la saxophoniste au programme « Good Days Bad Days », multi primée qui chante et fait chanter ses comparses. »

Avec Karine Séraphin (voix), Julien Omé (guitare électrique, voix), Stéphane Decolly (basse) et Nicolas Larmignat (batterie), Lisa Cat-Berro présente son projet « Good Days Bad Days » qui délivre une vision ultrasensible de la fuite des jours – et de leurs bonheurs inégaux. Avec une suprême élégance, de celles qui ne claironnent pas leur suffisance, mais se donnent avec la générosité d’une simple évidence.

Samedi 23 août 2025

A 12h30, Jazz Campus en Clunisois 2025 offre un concert gratuit aux Écuries Saint-Hugues où le public est invité à apporter son pique-nique.

« Faisons l’école buissonnière avec Nubu, malicieux ensemble qui fait dialoguer le chant avec un instrumentarium hors du temps. » Didier Levallet

En effet, Nubu - Nahash Urban Brass Unit propose rencontre malicieuse entre des instruments d’époques différentes : le serpent, le flugabone, le trombone, les percussions à peaux animales et la contrebasse. Elisabeth Coxall (serpent, voix), Victor Auffray (flugabone, voix), Thibaut du Cheyron (trombone, voix), Marion Ruault (contrebasse) et Guillaume Lys (percussions) produisent une musique à la fois intemporelle et contemporaine qui explore le mariage des timbres et invente un langage singulier et énergique comme une passerelle entre passé et présent. La curiosité est de mise pour découvrir ce projet.

Jazz Campus en Clunisois 2025 boucle sa programmation au Théâtre Les Arts avec le trio ETE du pianiste et compositeur Andy Emler programmé à partir de 21h.

Avec Claude Tchamitchian (contrebasse) et Eric Echampard (batterie), le pianiste et compositeur Andy Emler forme un trio d’as complices qui ne cesse de renouveler son inspiration. Ensemble, ils créent un univers musical en perpétuelle évolution.

TROIS musiciens, UNE musique.

Outre les concerts, il convient d’évoquer les deux moments essentiels que sont :

  • la restitution des Ateliers du Stage, le vendredi 22 août 2025 de 14h à 18h aux Écuries Saint-Hugues en présence de l’équipe des six intervenants (Lisa Cat-Berro, Bruno Ducret, Pierre Durand, Andy Emler, Camille Maussion et Laura Tejeda) et les stagiaires de leurs ateliers respectifs pour la restitution des Ateliers de Stage (du dimanche au jeudi). Entrée libre et gratuite.
  • le concert de l’atelier fanfare, le vendredi 22 août 2025 à 18h sur la place de l’Abbaye de Cluny, moment qui permet aux « fanfarons » réunis autour d’Étienne Roche et Michel Deltruc durant une semaine. Le moment promet d’être particulièrement festif, puisque cette année, le répertoire met en scène des ambiances de baluche, de fêtes foraines, d’enterrements à la Nouvelle-Orléans, de parades.

Une fois de plus, la programmation attractive et variée de Jazz Campus en Clunisois étonne et ravit. En 2025, ce festival continue à mettre en regard l’appropriation de l’improvisation et de la musique de jazz avec ses manifestations les plus abouties. C’est aussi l’occasion de retrouver ou découvrir le Clunisois. La ville de Cluny, son haras, ses marchés et son histoire et aussi les paysages verdoyants de la Bourgogne du Sud, ses cépages et sa gastronomie.

Jazz Campus en Clunisois 2025 – Les Enfants d’Icare

Jazz Campus en Clunisois 2025 – Evolution

Au Théâtre les Arts de Cluny, le public a rendez-vous avec Evolution, un trio international pas ordinaire. Le vocaliste suisse Andreas Schaerer dialogue avec le guitariste finlandais Kalle Kalima et le bassiste suisse Jules Martinet. Prouesses et percussions vocales, riffs de guitare virtuoses, lignes de basse palpitante. Les genres se croisent au sein de la musique singulière et inédite de cet artiste charismatique dont la prestation a enthousiasmé le public du Festival Jazz Campus en Clunisois.

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Jazz Campus en Clunisois 2025 – Les Enfants d’Icare

Jazz Campus en Clunisois 2025 – Szólenn

Pour la quatrième soirée de sa 48ème édition, le festival « Jazz campus en Clunisois » propose un jazz contrasté et coloré. Le tromboniste Lou Lecaudey se produit en quintet au Théâtre les Arts de Cluny avec son projet Szólenn dont les paysages sonores se profilent entre tradition et modernité.

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Jazz Campus en Clunisois 2025 – Les Enfants d’Icare

Jazz Campus en Clunisois 2025 – « Trenet en passant »

Pour sa troisième soirée, « Jazz Campus en Clunisois » retrouve la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Au programme, « Trenet en passant », un hommage rendu par le pianiste Guillaume de Chassy, la saxophoniste Géraldine Laurent et le chanteur André Minvielle à l’œuvre de Charles Trenet. Un concert énergique et groovy gorgé de swing où coexistent scats virtuoses, spleen bluesy et poésie sautillante. Entre fantaisie et nostalgie, le plaisir est de chaque instant.

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Juan Carmona présente « Laberinto de Luz »

Juan Carmona présente « Laberinto de Luz »

Flamenco et jazz latin pour le meilleur

A l’occasion de ses 40 ans de carrière, le guitariste flamenco Juan Carmona présente un nouvel album, « Laberinto de Luz ». Il collabore avec des artistes prestigieux tels que Al Di Meola et une palette de voix féminines captivantes alliant chant gitan et scat. L’opus transporte l’oreille dans un labyrinthe de lumière où sensibilité et dynamisme s’accordent à merveille.

visuel de l'album "Laberinto De Luz" de Juan CarmonaSorti le 04 avril 2025, « Laberinto de Luz » (Nomades Kultur/L’autre distribution) résume l’univers de Juan Carmona, considéré comme l’un des maîtres de la guitare flamenca. Après quatre décennies d’une carrière tracée au fil des désirs et des rencontres, cet « opus anniversaire » synthétise de belle manière l’œuvre de cet artiste qui a consacré entièrement sa vie à la musique, entre passions, voyages et innovations.

Autour de lui, le maestro a réuni des invités prestigieux, Al Di Meola, María Peláe, Montse Cortés, Alba Moreno, Celia Flores, Noemí Humanes, Pablo Martín Caminero, Isidro Suarez, Dominique Di Piazza, l’orchestre à cordes Istanbul strings dirigé par Samim Sakaryali et de nombreux autres parmi lesquels les jazzmen Nicolas Folmer (trompette), Pierre Bertrand (saxophone, flute) et Denis Leloup (trombone).

Juan Carmona@Franck Loriou

Afin de n’oublier personne, la liste de l’ensemble des artistes ayant participé à ce superbe album sera proposée à la fin de l’article.

Pour ses quarante années d’expérience, Juan Carmona fera halte avec ses musiciens dans les grands opéras et théâtres français pour une tournée avec notamment des orchestres symphoniques comme celui de l’Opéra de Lyon dirigé par Miguel Pérez Iñesta mais aussi Zahia Ziouani pour l’orchestre Divertimento, l’Orchestre de l’Opéra de Marseille etc… Des alliés de choix pour interpréter ses œuvres phares parmi lesquelles sa flamboyante « Sinfonia Flamenca ».

« Laberinto de Luz », un album lumineux, au carrefour du flamenco, du jazz et des rythmes latins.

Laberinto de Luz »

Depuis « Borboreo » (Le Chant du Monde/Harmonia Mundi - Pias) sorti en 1996, Juan Carmona a enregistré de nombreux opus parmi lesquels « Sinfonia Flamenca » (Le Chant du Monde/Harmonia mundi-Pias) paru en 2006 où la guitare flamenca navIgue entre le classique et la pure tradition andalouse, « Perla de Oriente » (Nomades Kultur/L’autre Distribution) proposé en 2016 et « Zyriab 6.7 » (Nomades Kultur/L’autre Distribution), qui en 2021 rend hommage au musicien poète Zyriab, inventeur de la musique arabo-andalouse.

Sur « Laberinto de Luz » (Nomades Kultur/L’autre distribution), treizième album dont il a composé les dix titres, Juan Carmona fait rayonner le flamenco bien au-delà de ses frontières originelles et affirme son rôle de passeur d’émotions. Enraciné dans les traditions ancestrales de l’Andalousie, Juan Carmona continue à innover et crée des ponts entre les styles et les cultures.

Impossible de s’égarer dans ce labyrinthe de lumière où tradition et modernité se fondent en une harmonie subtile et universelle. Un seul risque encouru… l’écouter encore et encore, sans jamais se lasser !

Au fil des pistes

Tesoro de melodías ouvre l’album. Une puissante voix flamenca s’élève, celle de Noemí Humanes qui s’éclipse pour laisser place à une rumba radieuse sur laquelle les guitares de Juan Carmona et d Al Di Meola comblent l’oreille de leur virtuosité. Une superbe alchimie s’établit entre les guitares, les chœurs, la voix et la section rythmique.

Le répertoire se poursuit avec Laberinto de luz. Sur un rythme afro-cubain, la guitare de Juan Carmona transporte la musique dans un monde de lumière. Après un court solo solaire du pianiste, la guitare, les voix de María Peláe, Elena Salguero, les chœurs et les palmas installent une ambiance de fête lumineuse. Le titre invite à la danse de manière irrésistible.

A l’écoute de Dejando Sonidos, on perçoit dans le jeu de guitare de Juan Carmona ce fameux duende, ce moment de grâce infini où le musicien transcende les limites de son art. Les voix dialoguent avec la guitare, la mélodie est captivante, le solo de piano fait scintiller les notes. Le charme de la musique opère, impossible de résister !

C’est avec une douce allégresse que piano et guitare exposent ensuite la mélodie du titre Aroma a tierra, accompagnés par les chœurs, les palmas, les tablas et le cajon. Après le solo du piano percussif qui trace un chant tantôt lyrique, tantôt bondissant, avec des phrases sinueuses mais claires, Juan Carmona improvise avec une maîtrise absolue. Avec brio, il explore la fusion entre flamenco et jazz. C’est absolument époustouflant.

Musica en mi boca surprend agréablement. Dans une veine jazz/funk, la guitare basse slappe avec force et contraste avec les voix féminines chargées d’émotions d’Alba Moreno et Noemí Humanes. Juan Carmona se distingue par son jeu tout en attaque et une sonorité très claire qui tranche avec la tonalité soul des voix flamencas. Tous sont en osmose avec les palmas et le jeu percussif du batteur Isidro Suarez.

Virtuose inspiré et sensible, Juan Carmona propose ensuite Liró, un titre construit autour des rythmes de la rumba. Outre de brillantes interventions du piano, la guitare mêle virtuosité savante et lyrisme raffiné alors que le chant du chœur composé de Loli Abadía, Samara Losada et Noemí Humanes envoûte l’oreille.

Sur Danza del agua interviennent la voix de Montse Cortés, le chœur hindou Maitryee Mahatma et l’orchestre à cordes, Istanbul strings orchestra dirigé par Samim Sakaryali. Ils servent d’écrin au jeu virtuose et chargé d’émotion de la guitare de Juan Carmona. Comme l’eau au sortir d’une fontaine, la musique s’écoule et les notes éclaboussent et dansent de plaisir.

A l’écoute de La Teresita, titre dédié à la mère du leader, on apprécie le remarquable mélodiste qu’est Juan Carmona. Les chœurs et les percussions débutent le thème sur un rythme de bulería/salsa. Le jeu de guitare dialogue harmonieusement avec les voix qui ont été toujours un moteur dans la musique du guitariste.

Sur Espejo del pasado, la guitare de Juan Carmona brille de mille feux. Aucune voix sur ce titre mais un orchestre composé de Richard Larrozé (piano et claviers), Dominique Di Piazza (basse), une section rythmique étoffée avec Tino Di Geraldo et Piraña et une rutilante section de cuivres composée de Pierre Bertrand (saxophone), Nicolas Folmer (trompette) et Denis Leloup (trombone). La virtuosité généreuse de la guitare est tout entière au service de la fête.

L’album se termine avec Misterio sin igual, une douce ballade flamenca que chante la guitare entourée de voix féminines. On se laisse captiver par cette belle ritournelle que tisse la guitare. Mystère et tendresse coexistent avec bonheur.

Rendez-vous le 25 mai 2025 à 20h dans la Grande Salle de l’Opéra de Lyon pour écouter Juan Carmona avec un programme intitulé « 40 ans de flamenco en liberté ». Le guitariste investit la grande salle de l’Opéra de Lyon avec un programme en deux parties. D’abord une relecture de ses plus grands titres avec son groupe composé de Enrique Bermudez « El piculabe » (chant), Noemí Humanes (chant), Isidro Suarez (percussion), Domingo Patricio (clavier/flûte), Sergio di Finizio (basse) et la danseuse Nazareth Reyes, puis l’interprétation de sa flamboyante « Sinfonia Flamenca » pour orchestre et groupe de flamenco, avec l’Orchestre de l’Opéra de Lyon dirigé par Miguel Pérez Iñesta. Un régal musical à ne pas rater !


 

Distribution artistique de l’album »Laberinto de Luz » (Nomades Kultur/L’autre distribution) :
Guitare : Juan Carmona
Collaboration spéciale : Al Di Meola (guitare)
Chant : Montse Cortés, María Peláe, Elena Salguero, Elaf, Rocío Valencia, Noemí Humanes, Alba Moreno, Maloko,
Choeurs : Loli Abadía, Aroa Fernández, Nicole Lise, Noemí Humanes, Virgina Alvés, Samara Losada
Choeur hindou : Maitryee Mahatma
Orchestre à cordes : Istanbul strings orchestra dirigé par Samim Sakaryali
Piano / Rhode / clavier : Luis Guerra, Richard Larrozé
Basse : José Manuel Posada “El Popo”, Matt Garrison, Rainer Pérez, Dominique Di Piazza, Franck Galin
Contrebasse : Pablo Martín Caminero, Yelsi Heredia
Percussion / Batterie : Isidro Suarez, Ane Carrasco, Tino Di Geraldo, Horacio El negro, Piraña
Jaleo / Palmas: Ane Carrasco, Juan Grande, Maloko, Kadu Gómez
Tablas : Pinku
Cuivres : Pierre Bertrand, Nicolas Folmer, Denis Leloup
Jazz Campus en Clunisois 2025 – Les Enfants d’Icare

Jazz Campus en Clunisois 2025 – Evolution

Au Théâtre les Arts de Cluny, le public a rendez-vous avec Evolution, un trio international pas ordinaire. Le vocaliste suisse Andreas Schaerer dialogue avec le guitariste finlandais Kalle Kalima et le bassiste suisse Jules Martinet. Prouesses et percussions vocales, riffs de guitare virtuoses, lignes de basse palpitante. Les genres se croisent au sein de la musique singulière et inédite de cet artiste charismatique dont la prestation a enthousiasmé le public du Festival Jazz Campus en Clunisois.

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Jazz Campus en Clunisois 2025 – Les Enfants d’Icare

Jazz Campus en Clunisois 2025 – Szólenn

Pour la quatrième soirée de sa 48ème édition, le festival « Jazz campus en Clunisois » propose un jazz contrasté et coloré. Le tromboniste Lou Lecaudey se produit en quintet au Théâtre les Arts de Cluny avec son projet Szólenn dont les paysages sonores se profilent entre tradition et modernité.

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Jazz Campus en Clunisois 2025 – Les Enfants d’Icare

Jazz Campus en Clunisois 2025 – « Trenet en passant »

Pour sa troisième soirée, « Jazz Campus en Clunisois » retrouve la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Au programme, « Trenet en passant », un hommage rendu par le pianiste Guillaume de Chassy, la saxophoniste Géraldine Laurent et le chanteur André Minvielle à l’œuvre de Charles Trenet. Un concert énergique et groovy gorgé de swing où coexistent scats virtuoses, spleen bluesy et poésie sautillante. Entre fantaisie et nostalgie, le plaisir est de chaque instant.

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