Bruno Tocanne présente « Sea Song(e)s »

Bruno Tocanne présente « Sea Song(e)s »

Un rêve étrange et élégant

Le 06 octobre 2017, l’album « Sea Song(e)s » présente le projet mené par Bruno Tocanne. Sur l’opus, le batteur explore les univers de Sea Song, morceau phare de l’album « Rock Bottom » de Robert Wyatt. Une immersion dans un monde magique et envoûtant.

Habité depuis longtemps par le disque « Rock Bottom » œuvre emblématique de Robert Wyatt sorti en 1974 et hanté par Sea Song, le morceau phare de l’album, le batteur Bruno Tocanne du réseau imuZZic a souhaité explorer l’univers de cette chanson et le projeter plus de quarante ans après dans le monde de 2017.

         Photo PIDZ

Pour réaliser son projet Bruno Tocanne fait appel à la pianiste/compositrice Sophia Domancich avec laquelle il a enregistré son premier disque « Funerals ». Pour la voix, il s’est tourné vers Antoine Läng récemment impliqué dans le projet « Over The Hills », relecture de l’opéra de Carla Bley, « Escalator Over The Hill ».

Quand on connait l’intérêt de Robert Wyatt pour la trompette et par ailleurs la proximité musicale de Bruno Tocanne avec le trompettiste/bugliste Rémi Gaudillat, l’on comprend que ce dernier soit aussi impliqué dans cette aventure.

Proches de l’univers du jazz et des musiques improvisées et animés par une envie commune de s’approprier collectivement Sea Song, les quatre musiciens ont réalisé un album étrange et élégant, « Sea Song(e)s » (Cristal Records/Sony Music Entertainment) dont la sortie est annoncée pour le 06 octobre 2017.

Un répertoire de neuf titres dont huit compositions originales des musiciens et la participation de Marcel Kanche qui a écrit trois textes et une version dépouillée de Sea Song en toute fin d’album alors que le titre ouvrait le disque « Rock Bottom ».

« Sea Song(e)s », des atmosphères oniriques et romantiques. Un monde très proche et pourtant très distancié de celui à qui il rend hommage. Immersion entre rêve réel et réalité rêvée.

Comme l’écrivent Bruno Tocanne et Sophia Domancich, Robert Wyatt a été une “source inépuisable d’émotion et d’inspiration” pour les artistes impliqués dans le projet. Ensemble, les quatre musiciens sont parvenus à créer un monde musical dont l’esprit est proche de celui de Wyatt même si le projet prend ses distances avec son point originel. De la singularité de Wyatt émerge une autre singularité, celle de « Sea Song(e)s » avec ses ambiances et ses variations. Un projet collectif réussi.

Point d’urgence. La musique prend le temps de se poser, elle respire malgré la désespérance surprenante de I danced. Mis en musique par Sophia Domancich, le magnifique poème de John Greaves, Back where we began, est porté par la voix d’Antoine Läng et sa maîtrise des effets électroniques. Ressac est plus immobile que le sable sur lequel la mer vient se briser avant de repartir.

Cette suite minimaliste possède une magie qui confine presque à l’envoutement… « Sea Song(e)s », un rêve étrange émergé des éthers nocturnes et des flots d’écume, une élégante sculpture onirique qui fait oublier (ou presque) ce dans quoi elle s’origine… plus wyattien que Wyatt.

Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »

Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »

Le trompettiste Ibrahim Maalouf annonce pour le 06 novembre 2020, la sortie de son 12ème album studio, « 40 Mélodies », en référence aux 40 bougies qu’il aura soufflées la veille, date de son anniversaire. Avec le guitariste François Delporte, il revisite les mélodies qui ont émaillée ses disques et ses concerts. Un album intimiste qui revient à l’essentiel… une trompette et une guitare.

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Fred Pallem & Le Sacre du Tympan racontent Les Fables de La Fontaine

Fred Pallem & Le Sacre du Tympan racontent Les Fables de La Fontaine

Sur leur nouvel opus, Fred Pallem & Le Sacre du Tympan font plus que raconter les Fables de la Fontaine. Leur musique réveille les textes du grand fabuliste qui s’en trouvent sublimés. Avec un brin d’insolence et un zeste d’amusement, les voix des récitants projettent dans le 21ème siècle les mots du 17ème qui demeurent d’une grande actualité. Les oreilles se régalent de ces quatorze titres où mots et musique s’accordent pour le meilleur.

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« Solo(s) » de Lionel Martin

« Solo(s) » de Lionel Martin

« Solo(s) » de Lionel Martin, un projet sonore organique et hypnotique. Une bande son nomade captée par Bertrand Larrieu au fil de déambulations urbaines. Cinq morceaux où alternent vibrations aériennes et telluriques. Créditée à Robert Combas, la pochette restitue la douce folie de ce « Mad Sax » qui ne cesse de renouveler son inspiration. Du 07 au 17 octobre 2020, le saxophoniste vit et joue dans un container devenu squat artistique où il propose ses « Variations musicales » durant le « Grand Barouf » du « Rhino Jazz(s) ». Lionel Martin, toujours énergique et libre !

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Clin d’œil à Da Cruz & « Eco Do Futuro »

Clin d’œil à Da Cruz & « Eco Do Futuro »

Un Brésil urbain et moderne

« Eco Do Futuro », le nouvel album de Da Cruz, propose une plongée au cœur de la culture brésilienne urbaine et moderne. Loin du Carnaval et des sambas emplumées, la musique explose de mille colères et d’autant de couleurs. Une musique sans cliché.

Annoncé pour le 06 octobre 2017, « Eco Do Futuro » (Boom JAH RDS/Broken Silence/L’Autre Distribution) mélange savamment Kwaito, Baile Funk Afrobeat, Dub et Hip-Hop pour former un album dans la pure tradition de la black music.

En quête de ses racines africaines la chanteuse Mariana Da Cruz convoque les favelas de Rio, les townships de Johannesburg, les studios et les clubs de Londres, l’héritage de Fela via Lagos.

Les quatorze titres du répertoire dépeignent un Brésil qui balance entre révolution et résignation. On ressent les joies, les craintes, les colères, les espérances et les désespérances. Le propos varie et on ne se lasse pas de découvrir les paysages du groupe Da Cruz.

Da Cruz est né de la rencontre entre la chanteuse pauliste Mariana Da Cruz installée en Suisse depuis 10 ans et le beat-maker helvète Ane H, ancien membre des « Swamp Terroristes », pionniers suisses de l’électro-indus. Après déjà quatre albums entre 2007 et 2014 dont trois auto produits, Da Cruz a conquis les scènes mondiales, de São Paulo à Londres en passant par Montréal et Montreux.

Héritière de la Musique Populaire Brésilienne, d’Elis Regina à Ed Motta,  Mariana Da Cruz dynamise toutes les plages de l’album. Loin des clichés habituels d’un Brésil réduit à ses carnavals et ses sambas de rues, la chanteuse survoltée se fait le porte-parole de son pays pillé de toutes parts par les dominants. Elle revendique ses racines africaines et son propos musical regarde du côté du continent qui irrigue son inspiration. L’album plonge aussi ses racines dans l’univers de Ane H qui vient de la musique industrielle et de l’electronica.

Du mélange de ces deux univers se dégage un alliage singulier et enthousiasmant aux couleurs musicales sans cesse renouvelées. Outre Mariana Da Cruz et Ane H, le groupe se compose du guitariste de Berne Oliver Husmann et du batteur Pit Lee, ancien membre des « Swamp Terroristes ». La section cuivre réunit le saxophoniste Daniel Durrer et le trompettiste NIcklaus Hürny. Le guitariste Christan Sommerhalder participe aussi à l’enregistrement.

Avec Pobre Mentality, Mina Luanda, Guerreira, Centro do Mundo, Negra Sim ou Sinhá Mandou on est transporté dans des contrées où les rythmes et les couleurs donnent le ton. Impossible de résister à Nossa Maneira.

« Eco Do Futuro », une épopée électro-acoustique où la musique frémit de colère en même temps qu’elle irradie d’espoir. Des rythmes et des couleurs à en perdre la tête. Une musique inventive, loin de tous les clichés.

 

Rien de mieux qu’un concert pour vivre la musique de Da Cruz. Rendez-vous le 07 octobre 2017 pour la sortie de l’album « Eco Do Futuro » au FGO - Barbara à Paris.
Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »

Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »

Le trompettiste Ibrahim Maalouf annonce pour le 06 novembre 2020, la sortie de son 12ème album studio, « 40 Mélodies », en référence aux 40 bougies qu’il aura soufflées la veille, date de son anniversaire. Avec le guitariste François Delporte, il revisite les mélodies qui ont émaillée ses disques et ses concerts. Un album intimiste qui revient à l’essentiel… une trompette et une guitare.

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Fred Pallem & Le Sacre du Tympan racontent Les Fables de La Fontaine

Fred Pallem & Le Sacre du Tympan racontent Les Fables de La Fontaine

Sur leur nouvel opus, Fred Pallem & Le Sacre du Tympan font plus que raconter les Fables de la Fontaine. Leur musique réveille les textes du grand fabuliste qui s’en trouvent sublimés. Avec un brin d’insolence et un zeste d’amusement, les voix des récitants projettent dans le 21ème siècle les mots du 17ème qui demeurent d’une grande actualité. Les oreilles se régalent de ces quatorze titres où mots et musique s’accordent pour le meilleur.

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« Solo(s) » de Lionel Martin

« Solo(s) » de Lionel Martin

« Solo(s) » de Lionel Martin, un projet sonore organique et hypnotique. Une bande son nomade captée par Bertrand Larrieu au fil de déambulations urbaines. Cinq morceaux où alternent vibrations aériennes et telluriques. Créditée à Robert Combas, la pochette restitue la douce folie de ce « Mad Sax » qui ne cesse de renouveler son inspiration. Du 07 au 17 octobre 2020, le saxophoniste vit et joue dans un container devenu squat artistique où il propose ses « Variations musicales » durant le « Grand Barouf » du « Rhino Jazz(s) ». Lionel Martin, toujours énergique et libre !

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Carminho chante Jobim… « Carminho canta Tom Jobim »

Carminho chante Jobim… « Carminho canta Tom Jobim »

Les noces élégantes du fado et de la bossa nova

Sur son album « Carminho canta Tom Jobim » la fadiste Carminho célèbre l’union entre le fado et la bossa nova. Avec la complicité de Paulo Jobim, la chanteuse interprète des compositions de Tom Jobim. Mariage subtil et élégant entre les deux idiomes.

Carmo Rebelo de Andrade plus connue sous son nom de scène, Carminho, a rapidement conquis ses galons de fadiste Après trois albums enregistrés entre 2009 et 2012, « Fado », « Alma » et « Canto », la chanteuse présente en France « Carminho canta Tom Jobim » (Ruela Music/MDC/iPas). Déjà paru au Brésil fin 2016, le disque est attendu le 06 octobre 2017. Il a été enregistré dans un des temples de la Musique Populaire Brésilienne, les fameux studios Biscoito Fino de Rio de Janeiro.

Déjà en 2012, la chanteuse avait manifesté de l’intérêt pour le monde brésilien sur « Alma » où elle interprétait Saudades do Brazil em Portugal de Vinicius de Moraes et Meu Namorado de Chico Buarque. Sur ce même album elle avait aussi croisé sa voix avec celles de Milton Nascimento, Nana Caymmi et Chico Buarque.

Adoubée par la famille d’Antonio Carlos Jobim nommé Tom Jobim, à l’américaine, Carminho travaillé avec la complicité de Paulo Jobim, le fils du grand compositeur. Avec de telles conditions, rien d’étonnant à ce que la fadiste lisboète s’approprie la musique d’Antonio Carlos Jobim, co-fondateur de la bossa-nova avec Vinicius de Moraes et João Gilberto.

Sur « Carminho canta Tom Jobim », l’icône du fado plonge dans le monde de la bossa nova en très bonne compagnie. En effet, la diva de Lisbonne est accompagnée par certains des musiciens de la Banda Nova, la dernière formation qui a accompagné Tom Jobim de 1984 à 1994. Ainsi aux côtés de la chanteuse on retrouve sur l’album le violoncelliste Jaques Morelenbaum, le guitariste Paulo Jobim et le batteur Paulinho Braga. Ils sont rejoints par le petit-fils de Tom Jobim, le pianiste Daniel Jobim. Le quartet prodigue un écrin parfait à la voix sensible de Carminho.

Carminho et Chico Buarque © Leo Aversa

Sur « Carminho canta Tom Jobim » la chanteuse invite quatre des plus prestigieux artistes du Brésil. Les chanteuses Marisa Monte, Fernanda Montenegro et Maria Bethania ainsi que le chanteur/compositeur Chico Buarque. On peut voir leur participation comme une sorte de parrainage bienveillant.

Carminho foule à sa manière le territoire de la bossa nova déjà fort souvent exploré par les artistes du jazz, qu’ils soient instrumentistes ou chanteurs/chanteuses. Les codes du fado et ceux de la bossa-nova sont pourtant très éloignés et la langue portugaise et celle du Brésil ont des familiarités mais de nombreuses nuances les séparent, tout comme cela existe entre langue anglaise et américaine. Il apparaît donc d’emblée que l’union entre fado et bossa nova ne va pas forcément de soi.

Pourtant sur « Carminho canta Tom Jobim », le rapprochement entre le monde de la bossa-nova et celui du fado est plutôt réussi. Cela est en grande partie dû à la sobriété d’interprétation de la chanteuse dont la voix précise et nuancée n’exporte pas tous les codes du fado dans son interprétation des thèmes de Jobim. Sur l’album, la rythmique propre à la bossa-nova et son balançao si caractéristique sont confiés aux instrumentistes. Ainsi la chanteuse a toute latitude pour poser sa voix au-dessus du tempo et habiter les mélodies de manière très personnelle. Des ornementations propres au fado, Carminho a conservé une forme minimaliste qui apporte une émotion subtile sans trop dramatiser le discours.

Par ailleurs, le choix des thèmes participe pour beaucoup à la réussite de la musique. Carminho a privilégié des titres au tempo plutôt lent voire médium qui mettent tout à fait en valeur son chant élégant et hormis Wave, Triste, A Felicidade, O Grande Amor, elle a choisi des thèmes qui ne figurent pas parmi les standards connus du grand public.

Exit Corcovado ou Garota de Ipanema. Quelques morceaux connus des amateurs de bossa-nova comme Meditaçāo, Luiza, Falando De Amor, Retrato Em Branco E Preto, Modinha, Inútil Paysagem et d’autres plus confidentiels comme O Que Tinha de Ser. On regrette le choix de la version anglaise de Por Causa De Voce, Don’t ever Go Away, avec le risque qu’il soit comparé à la version de Franck Sinatra enregistrée en 1969 avec Tom Jobim. 

On retient quelques moments magiques. Deux duos voix/instrument où la chanteuse donne à entendre en même temps sa fragilité et sa force émotionnelle, Luiza avec le piano et Retrato Em Branco E Preto avec le violoncelle. Les quatre titres où Carminho chante avec ses invités, le tendre Falando De Amor avec Chico Buarque, le désespéré Modinha avec Maria Bethaniâ et deux thèmes proches de la nature, Sabiá avec Fernanda Montenegro et Estrada Do Sol avec la voix lumineuse de Marisa Monte.

On est enchanté par la performance de Carminho qui unit la légèreté de la suave bossa nova à la mélancolie du vibrant fado. Elle les transforme en  chant sensible embrumé de nostalgie. Du Portugal au Brésil… Saudade toujours.

 
Rendez-vous avec les deux dates françaises de la tournée européenne où Carminho est accompagnée par Paulo et Daniel Jobim, Paulo Braga et Jaques Morelenbaum. Au Havre, Le Volcan accueille la chanteuse le 13 Novembre 2017 qui sera le 15 novembre 2017 sur la scène de la Cigale à Paris.
Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »

Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »

Le trompettiste Ibrahim Maalouf annonce pour le 06 novembre 2020, la sortie de son 12ème album studio, « 40 Mélodies », en référence aux 40 bougies qu’il aura soufflées la veille, date de son anniversaire. Avec le guitariste François Delporte, il revisite les mélodies qui ont émaillée ses disques et ses concerts. Un album intimiste qui revient à l’essentiel… une trompette et une guitare.

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Fred Pallem & Le Sacre du Tympan racontent Les Fables de La Fontaine

Fred Pallem & Le Sacre du Tympan racontent Les Fables de La Fontaine

Sur leur nouvel opus, Fred Pallem & Le Sacre du Tympan font plus que raconter les Fables de la Fontaine. Leur musique réveille les textes du grand fabuliste qui s’en trouvent sublimés. Avec un brin d’insolence et un zeste d’amusement, les voix des récitants projettent dans le 21ème siècle les mots du 17ème qui demeurent d’une grande actualité. Les oreilles se régalent de ces quatorze titres où mots et musique s’accordent pour le meilleur.

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« Solo(s) » de Lionel Martin

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« Solo(s) » de Lionel Martin, un projet sonore organique et hypnotique. Une bande son nomade captée par Bertrand Larrieu au fil de déambulations urbaines. Cinq morceaux où alternent vibrations aériennes et telluriques. Créditée à Robert Combas, la pochette restitue la douce folie de ce « Mad Sax » qui ne cesse de renouveler son inspiration. Du 07 au 17 octobre 2020, le saxophoniste vit et joue dans un container devenu squat artistique où il propose ses « Variations musicales » durant le « Grand Barouf » du « Rhino Jazz(s) ». Lionel Martin, toujours énergique et libre !

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Clin d’œil à David Bressat & « Alive ! »

Clin d’œil à David Bressat & « Alive ! »

Vibrations toniques et mélodies méditatives

Le 06 octobre 2017, le pianiste et compositeur David Bressat sort « Alive ! », son nouvel album. Enregistré live, ce quatrième opus du leader restitue la dynamique musicale du quintet capté en direct.

Après avoir longtemps travaillé en trio et enregistré en studio, le pianiste et compositeur David Bressat revient cette fois en quintet avec un projet tonique et vivifiant. Enregistré live au Crescent de Mâcon un certain 08 mars 2017, l’album « Alive ! » témoigne de l’expression du groupé capté en direct et restitue les réactions d’un public très présent.

Très impliqué dans la vie du jazz au cœur de la région Rhône-Alpes-Auvergne, le pianiste, compositeur et arrangeur, David Bressat est aussi présent plus largement sur la scène jazz en France et à l’étranger depuis plus de 15 ans. Il a en effet eu l’occasion de jouer avec des musiciens de renom tels que Marcus Strickland, Dave Liebman, Dee Dee Bridgewater, Christian Escoudé, Nelson Veras.

David Bressat a d’abord conquis son public avec son trio qui existe depuis dix ans. On se rappelle l’enthousiasmant « French Connection V1 » enregistré en trio avec le contrebassiste Florent Nisse et le batteur Charles Clayette. On n’a pas oublié le volume 2 de cette « French Connection » addictive où, après une tournée, le trio invite en 2011 le saxophoniste américain Marcus Strickland. On se rappelle aussi l’album « Soleil Caché » gravé en 2012 par David Bressat et ses deux compères.

En 2017, David Bressat demeure fidèle à ses deux compagnons Florent Nisse et Charles Clayette qui sont rejoints par le saxophoniste Eric Prost et le trompettiste Aurélien Joly. Le quintet interprète un répertoire tout entier composé et arrangé par le pianiste.

« Alive! », au fil des sept plages de l’album, le quintet se livre et donne à découvrir les facettes variées de son art. Mélodies captivantes aux tendres émotions cuivrées, climats nerveux et tendus aux découpages rythmiques complexes.

Les ambiances varient et donnent à entendre un vrai son de groupe. En ouverture Tous les choix ouvre l’éventail de tous les possibles dont le quintet peut faire preuve. La douceur des deux perles Cocoon et Méditation contraste avec les toniques Shake Eveything et 5 à 6.

Fins improvisateurs, le trompettiste et le saxophoniste contribuent pour beaucoup à teinter les ambiances d’harmonieuses couleurs. Tout entier au service de la musique, le jeu du pianiste se fait tonique et entraînant ou romantique et léger. Batterie et contrebasse assurent avec finesse un accompagnement nuancé sur les tendres ballades mais tiennent un tempo sans faille sur les thèmes plus enlevés aux rythmiques découpées.

Quelques concerts se profilent pour découvrir la musique de l’album « Alive ! ». Rendez-vous le 10 octobre 2017 à Paris au Sunside, le 12 octobre 2017 à Lyon au Périscope. Comme un retour aux origines du disque, David Bressat se produit en quintet  le 13 octobre 2017 au Crescent de Mâcon.
Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »

Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »

Le trompettiste Ibrahim Maalouf annonce pour le 06 novembre 2020, la sortie de son 12ème album studio, « 40 Mélodies », en référence aux 40 bougies qu’il aura soufflées la veille, date de son anniversaire. Avec le guitariste François Delporte, il revisite les mélodies qui ont émaillée ses disques et ses concerts. Un album intimiste qui revient à l’essentiel… une trompette et une guitare.

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Fred Pallem & Le Sacre du Tympan racontent Les Fables de La Fontaine

Fred Pallem & Le Sacre du Tympan racontent Les Fables de La Fontaine

Sur leur nouvel opus, Fred Pallem & Le Sacre du Tympan font plus que raconter les Fables de la Fontaine. Leur musique réveille les textes du grand fabuliste qui s’en trouvent sublimés. Avec un brin d’insolence et un zeste d’amusement, les voix des récitants projettent dans le 21ème siècle les mots du 17ème qui demeurent d’une grande actualité. Les oreilles se régalent de ces quatorze titres où mots et musique s’accordent pour le meilleur.

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« Solo(s) » de Lionel Martin

« Solo(s) » de Lionel Martin

« Solo(s) » de Lionel Martin, un projet sonore organique et hypnotique. Une bande son nomade captée par Bertrand Larrieu au fil de déambulations urbaines. Cinq morceaux où alternent vibrations aériennes et telluriques. Créditée à Robert Combas, la pochette restitue la douce folie de ce « Mad Sax » qui ne cesse de renouveler son inspiration. Du 07 au 17 octobre 2020, le saxophoniste vit et joue dans un container devenu squat artistique où il propose ses « Variations musicales » durant le « Grand Barouf » du « Rhino Jazz(s) ». Lionel Martin, toujours énergique et libre !

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Arnaud Dolmen sort « Tonbé Lévé »

Arnaud Dolmen sort « Tonbé Lévé »

Le groove magique du métissage

Le 06 octobre 2017, le batteur Arnaud Dolmen sort « Tonbé Lévé », son premier album. Couleurs entraînantes et tendres mélodies dessinent une musique multiculturelle qui balance entre jazz moderne et rythmiques guadeloupéennes. La magie entraînante d’un métissage musical réussi.

Pour son premier album, « Tonbé Lévé » (Unisson Production/Socadisc) annoncé pour le 06 octobre 2017, le batteur Arnaud Dolmen réunit autour de lui le pianiste Léonardo Montana, le saxophoniste Adrien Sanchèz et le contrebassiste Joachim Govin.

Ancrée dans la tradition rythmique des Caraïbes dont le Gwoka de la Gaudeloupe, la musique d’Arnaud Dolmen intègre les nombreuses influences issues de ses collaborations musicales avec des artistes de renom, Naissam Jalal, Jacques Schwarz-Bart, David Linx, Ray Léma, Olivier Ker Ourio.

Sur « Tonbé Lévé », le leader développe trois thèmes, la Caraïbe, la famille et l’espoir. A travers son répertoire, le batteur expose en quelque sorte sa philosophe de vie, tonbé lévé, qu’évoque le titre de l’opus. Contrôler son équilibre comme le danseur qui bouge sur les rythmes du gwoka. En fait la musique d’Arnaud Dolmen engage chacun à se construire, à s’accomplir en toute circonstance en mobilisant énergie, optimisme et persévérance.

A l’écoute de l’album on est tenté de suivre les conseils du batteur qui maîtrise le tonbé lévé et donne l’exemple. Il se bat avec ses baguettes et triomphe de tous les rythmes et harmonies.

Arnaud Dolmen produit lui-même cet album très personnel où il signe toutes les compositions sauf l’Intro Sonjé Joj de Georges Troupé. Le répertoire de treize titres fait alterner des mélodies très simples développées avec brio et arrangées avec précision, des pièces entraînantes aux rythmiques complexes et ciselées et des thèmes aux résonances jazzy.

On est sensible au toucher léger du pianiste qui apporte une once de poésie à la musique. On est interpelé par le modernisme du saxophone dont la sonorité hésite entre chaleur et amertume. On saisit l’importance du jeu tout en rondeur du contrebassiste qui fait groover la musique et relie les musiciens entre eux. Le batteur alterne entre un jeu aérien très jazz et des rythmiques complexes. Il revisite de manière très personnelle celles de la Guadeloupe dont le Gwoka.

Des invités renommés apportent leur contribution à la chaleureuse musique de l’opus, le pianiste martiniquais Mario Canonge, le guitariste béninois Lionel Loueke, groupe féminin guadeloupéen Fanm Ki Ka, le chanteur guadeloupéen Erik Pédurand et la chanteuse Cynthia Abraham.

« Tonbé Lévé », la magie d’un métissage groovy et entraînant. Douces mélodies et thèmes échevelés alternent sur les treize pistes d’un l’album où jazz et rythmes caribéens font bon ménage.

Pour assister au premier concert de « Tonbé Lévé », rendez-vous le 02 novembre 2017 à Paris, au Studio de l’Hermitage. les musiciens se produisent ensuite le 30 novembre 2017 au Tropik’Atrium dans le cadre du Martinique Jazz Festival et le 16 décembre 2017 au Centre Culturel de Sonis (Guadeloupe).
Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »

Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »

Le trompettiste Ibrahim Maalouf annonce pour le 06 novembre 2020, la sortie de son 12ème album studio, « 40 Mélodies », en référence aux 40 bougies qu’il aura soufflées la veille, date de son anniversaire. Avec le guitariste François Delporte, il revisite les mélodies qui ont émaillée ses disques et ses concerts. Un album intimiste qui revient à l’essentiel… une trompette et une guitare.

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Fred Pallem & Le Sacre du Tympan racontent Les Fables de La Fontaine

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Sur leur nouvel opus, Fred Pallem & Le Sacre du Tympan font plus que raconter les Fables de la Fontaine. Leur musique réveille les textes du grand fabuliste qui s’en trouvent sublimés. Avec un brin d’insolence et un zeste d’amusement, les voix des récitants projettent dans le 21ème siècle les mots du 17ème qui demeurent d’une grande actualité. Les oreilles se régalent de ces quatorze titres où mots et musique s’accordent pour le meilleur.

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« Solo(s) » de Lionel Martin

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« Solo(s) » de Lionel Martin, un projet sonore organique et hypnotique. Une bande son nomade captée par Bertrand Larrieu au fil de déambulations urbaines. Cinq morceaux où alternent vibrations aériennes et telluriques. Créditée à Robert Combas, la pochette restitue la douce folie de ce « Mad Sax » qui ne cesse de renouveler son inspiration. Du 07 au 17 octobre 2020, le saxophoniste vit et joue dans un container devenu squat artistique où il propose ses « Variations musicales » durant le « Grand Barouf » du « Rhino Jazz(s) ». Lionel Martin, toujours énergique et libre !

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Clin d’œil à Diego Imbert & « Tribute to Charlie Haden »

Clin d’œil à Diego Imbert & « Tribute to Charlie Haden »

Sensibilité et délicatesse

Diego Imbert dédie « Tribute to Charlie Haden » à ce grand maître de la contrebasse disparu en 2014. Un hommage au lyrisme et au sens de la mélodie de ce légendaire musicien que le contrebassiste français considère comme une figure fondamentale.

Pour réaliser l’album « Tribute to Charlie Haden » (Trebim Music/L’Autre Distribution) annoncé pour le 22 septembre 2017, Diego Imbert renoue avec le trio réuni sur l’album « Ménage à trois » de 2016. Le contrebassiste est donc entouré du batteur André Ceccarelli et du pianiste Enrico Pieranunzi. Très impliqué dans le projet, ce dernier avait enregistré quatre albums avec Charlie Haden, « Silence » en 1989, « First Song » en 1992, « Fellini Jazz » en 2003 et « Special Encounter » en 2005.

Parmi les douze titres du répertoire figurent trois compositions de Charlie Haden. Sur deux d’entre elles, First song qui ouvre l’album et Silence qui le termine, le trio est soutenu par les arrangements qu’a réalisés Pierre Bertrand pour un ensemble de cordes (deux violons, deux violoncelles) et vents ( flûte, hautbois et clarinette). L’orchestre prodigue un écrin précieux à un tiers des pièces du disque dont la splendide composition d’Enrico Pieranunzi intitulée Charlie Haden et les Part I et Part III de la Liberation Suite écrite par Diego Imbert à la mémoire de Charlie Haden.

Outre ces plages orchestrées, les thèmes, Liberation Suite Part II coécrite par les membres du trio, Nightfall de Charlie Haden, Last Dance in Paris de Diego Imbert, Lennie’s Pennies de Lennie Tristano et In the Wee small hours of the morning de David Mann sont jouées en trio et permettent de saisir plus encore les qualités des instrumentistes.

« Tribute to Charlie Haden », le jeu sensible des trois musiciens et les élégants arrangements célèbrent la mémoire du contrebassiste disparu. Délicatesse des balais, rondeur de la contrebasse et lyrisme du piano servent avec subtilité la mélodie si chère à Charlie Haden.

 

Pour écouter tous les musiciens du « Tribute to Charlie Haden », rendez-vous le mercredi 29 novembre 2017 à 21h à Paris au Studio de l’Ermitage.
Ibrahim Maalouf annonce « 40 Mélodies »

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« Solo(s) » de Lionel Martin

« Solo(s) » de Lionel Martin

« Solo(s) » de Lionel Martin, un projet sonore organique et hypnotique. Une bande son nomade captée par Bertrand Larrieu au fil de déambulations urbaines. Cinq morceaux où alternent vibrations aériennes et telluriques. Créditée à Robert Combas, la pochette restitue la douce folie de ce « Mad Sax » qui ne cesse de renouveler son inspiration. Du 07 au 17 octobre 2020, le saxophoniste vit et joue dans un container devenu squat artistique où il propose ses « Variations musicales » durant le « Grand Barouf » du « Rhino Jazz(s) ». Lionel Martin, toujours énergique et libre !

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