Premier Rendez-Vous  – René Urtreger & Agnès Desarthe

Premier Rendez-Vous – René Urtreger & Agnès Desarthe

Partition complice

René Urtreger invite Agnès Desarthe devant le micro. Des musiciens de jazz les rejoignent. Il en ressort un album plein de fraîcheur, « Premier Rendez-Vous ». A savourer avec gourmandise.

En 2016 Agnès Desarthe a recueilli et restitué en mots la parole de René Urtreger au fil des pages du livre Mise en page 1« Le Roi René ». En 2017, échange de bon procédé, les notes de René Urtreger accompagnent la voix d’Agnès Desarthe sur « Premier-Rendez-Vous » qui transporte l’écrivaine dans le monde du chant professionnel.

Pour l’occasion, René Urtreger invite plusieurs musiciens de grand talent à les rejoindre. C’est ainsi que la saxophoniste alto Géraldine Laurent, le contrebassiste Pierre Boussaguet, le batteur Simon Goubert et le violoniste Alexis Lograda interviennent sur l’album.

Enregistré en mai et juin 2017 par Vincent Mahey au Studio Sextan-La Fonderie de Malakoff, l’album « Premier Rendez-Vous » (Naïve-Believe/Musicast) est annoncé pour le 27 octobre 2017.

Entre René Urtreger et Agnès Desarthe l’histoire s’écrit donc en plusieurs chapitres. D’abord leur première rencontre suivie d’entretiens réguliers qui permettent à l’écrivaine de recueillir les confidences du pianiste. A partir de ces éléments elle rédige une superbe biographie intitulée « Le Roi René ».

Au décours des nombreuses rencontres qui ont précédé l’écriture du livre, le pianiste découvre l’intérêt d’Agnès Desarthe pour la musique qu’elle a apprise et pratiquée dans sa jeunesse. A partir de là les évènements s’enchaînent. Lors d’un festival littéraire (à Nevers) et des présentations de l’ouvrage (à Paris au Duc des Lombards) les deux complices ont l’occasion de se réunir en musique autour de piano et micro.

Il n’y a alors qu’un pas à franchir pour passer de la scène au studio pour l’enregistrement d’un album et c’est aujourd’hui chose faite. René Urtreger invite Agnès Desarthe à le rejoindre pour un enregistrement en studio. « Premier Rendez-vous » est donc le dernier chapitre (… à ce jour) de la collaboration entre René Urtreger et Agnès Desarthe.

Sur « Premier Rendez-Vous » Agnès Desarthe dit trois textes. Diction parfaite de textes de son cru qui émeuvent ou prêtent à sourire. La Géante accompagnée par le violon, Le Foin en duo avec la batterie et La Douche En Plein Air avec le piano. Passée du monde des lettres au monde des notes, Agnès Desarthe renoue avec le vocabulaire et la syntaxe de la musique même si sa participation en tant que chanteuse de jazz est modeste.

Elle chante en anglais, The Man I Love accompagnée par le trio piano-saxophone-batterie et Body and Soul et You Go To My Head en duo avec le piano. En français, elle reprend avec l’ensemble des musiciens Premier-Rendez-Vous, le titre immortalisé par la regrettée Danielle Darieux. Avec intelligence, elle ne se laisse pas piéger dans le rôle de la chanteuse de jazz « qui se prendrait pour… ».

Agnès Desarthe prend simplement le risque d’être elle-même. Interprétation soignée et sensible. Juste et bien placée la voix est plus parlée que chantée. Elle se pose délicatement sur le temps avec lequel elle joue pour mieux le déjouer.

Le pianiste intervient sur les treize titres de l’album. Son retour dans l’actualité du disque a tout pour ravir ceux qui ont écouté récemment René Urtreger en concert en province ou dans la capitale. Ainsi on le retrouve en solo sur deux magnifiques ballades, Valsajane et Everything Happens To Me qu’il prend aussi plaisir à jouer en concert. Il honore aussi le bop avec Bouncing with Bud et une version échevelée de Just One Of Those Things de Cole Porter où Géraldine Laurent s’en donne à cœur joie.

René Urtreger n’a rien perdu de sa superbe et s’il maîtrise totalement l’art de l’épure il n’en demeure pas moins qu’il prend encore grand plaisir à phraser bop et ne s’en laisse pas conter.

De la rencontre entre le pianiste de jazz René Urtreger et la femme de lettres Agnès Desarthe sont nés deux magnifiques objets artistiques. En 2016, le livre « Le Roi René » publié aux Éditions Jacob. En octobre 2017 l’album « Premier Rendez-Vous » (Naïve-Believe/Musicast). L’avenir dira s’il convient d’ajouter d’autres chapitres à leur histoire.

 

Pour baigner dans la musique de ce « Premier Rendez-Vous », une date s’impose, celle du 05 décembre 2017 où l’ensemble des participants de l’album se retrouveront à 21h au New-Morning de Paris.
Storyville Records

Storyville Records

Nommé d’après le quartier notoire de la Nouvelle-Orléans où le jazz est né, Storyville Records est un label de jazz européen indépendant créé en 1952 à Copenhague. Le label développe une dynamique éditoriale qui préserve son identité. Dans cette perspective sont publiés des inédits de grands jazzmen du XXème siècle et des enregistrements d’artistes contemporains. Ainsi, sont annoncées les sorties des albums « Montmartre 1964 » de Dexter Gordon et « Standards » de Fonnesbæk & Kauflin. Se souvenir du jazz d’hier et s’immerger dans le jazz d’aujourd’hui, une belle manière de relier tradition et actualité.

lire plus
Stracho Temelkovski signe « The Sound Braka »

Stracho Temelkovski signe « The Sound Braka »

Le multi-instrumentiste, improvisateur et beatboxer, Stracho Temelkovski signe son premier album « The Sound Braka ». Aux confluences du jazz, des musiques improvisées et des musiques du monde, l’album réunit autour du leader ses « frères de son ». Des formations à géométrie variable proposent des musiques issues des cultures populaires orales et des musiques savantes. Entre ambiances festives et hypnotiques se crée une alchimie naturelle. Un univers musical aux accents universels où les rythmes frénétiques des Balkans croisent des poésies jazzy. Un album singulier chargé d’humanité.

lire plus
Le Deal présente « Jazz Traficantes »

Le Deal présente « Jazz Traficantes »

Quatre musiciens en séjour à New York se regroupent sous le vocable Le Deal. Dans le mythique studio de Rudy Van Gelder, Florian Pellissier, Yoann Loustalot, Théo Girard et Malick Koly enregistrent les sept plages de « Jazz Traficantes ». Du trafic musical des quatre contrebandiers émerge une musique au climat nocturne où poésie et énergie croisent le fer. Attention… musique addictive !

lire plus
Gregory Porter honore Nat King Cole

Gregory Porter honore Nat King Cole

« Nat King Cole & Me », un hommage sensible

Gregory Porter honore Nat King Cole, le légendaire crooner du jazz avec un nouvel album intitulé « Nat King Cole & Me ». Un vibrant hommage rendu à la figure mythique qui a influencé sa musique et sa vie. Des atmosphères envoutantes teintées de mélancolie et de tendresse.

On se réjouissait déjà en septembre de la sortie annoncée par Gregory Porter pour le 27 octobre 2017 de son prochain album  « Nat King Cole & Me » chez Blue Note Après « Water » (2010), « Be Good » (2012), « Liquid Spirit » (2013) et « Take me to the Alley » (2016), le chanteur californien aux deux Grammy Awards revient avec un opus remarquable.

Il interprète en effet avec sensibilité quatorze thèmes souvent chantés par Nat King Cole comme les célèbres Smile, Mona Lisa, L. O. V. E., Nature Boy et The Christmas Song. A ces reprises s’ajoute When Love Was King, une magnifique composition de Gregory Porter déjà présente sur l’album « Liquid Spirit ».

Entouré par le pianiste Christian Sands, le bassiste Reuben Rogers et le batteur Ulysses Owens le baryton pose son timbre chaleureux sur les splendides arrangements de Vince Mendoza qu’interprète le London Studio Orchestra. 

Sur « Nat King Cole & Me », hommage rendu au légendaire pianiste et chanteur à la voix de miel disparu en 1965, Gregory Porter dévoile une autre facette de son talent. Loin de son habituel registre soul, bluesy, groovy et churchy, il se projette de manière assez radicale dans la peau d’un crooner. Son incroyable tessiture, son phrasé impeccable, son chant profond et grave lui permettent de réussir ce challenge avec succès.

L’album ouvre avec Mona Lisa que Gregory Porter phrase avec une langueur pleine de sensualité. Le chanteur propose ensuite une relecture de Smile, toute en douceur et en tendresse. Nat King Cole avait gravé en 1954 ce célèbre thème de Charlie Chaplin (« Les temps Modernes » - 1936) . On note que Gregory Porter avait déjà interprété ce thème sur un album enregistré par le flutiste Hubert Laws en 1998, « Hubert Laws Remembers the Unforgettable Nat King Cole ».

Un peu de légèreté et de swing advient sur L. O. V. E. que le vocaliste interprète sans le London Studio Orchestra. Sur cette reprise enjouée, le tempo se fait plus soutenu et le trompettiste Terence Blanchard répond au vocaliste avec un solo époustouflant.

L’amour de Gregory Porter pour Nat King Cole remonte à sa petite enfance quand sa mère écoutait la musique du chanteur. A l’écoute des paroles des chansons et en l’absence de son père, Gregory Porter se prend à considérer Nat King Cole comme un « père de substitution » : « J’entendais ces paroles sortir des enceintes, comme si Nat me les adressait à moi et à personne d’autre. J’écoutais ces albums et je m’imaginais que Nat était mon père ». L’amour de Gregory Porter pour la musique du crooner grandit.

A la mort de son père, Rufus Porter, il se décide à écrire « Nat King Cole & Me », une comédie musicale en grande partie autobiographique représentée pour la première fois en 2004. Il y narre comment en l’absence de son père il s’est rapproché de la musique de Nat King Cole, comment elle a contribué à inspirer autant sa vie que son art, comment elle lui a permis de trouver sa voie en le poussant à écrire : « Cette comédie musicale a en quelque sorte fait ressortir le songwriter qu’il y avait en moi et m’a donné la confiance nécessaire pour écrire d’autres chansons ». Telles sont les origines de l’album « Nat King Cole & Me ».

Sur l’album « Nat King Cole & Me » figure une seule composition de Gregory Porter, When Love Was King (quand régnait l’amour). Une nostalgie poignante imprègne ce titre. La profondeur et la gravité du chant sont mises en valeur par les arrangements de cordes de Vince Mendoza. C’est avec une tendresse empreinte de tristesse que Gregory Porter reprend I Wonder Who My Daddy Is qui précède The Christmas Song romantique à souhait.

La mélancolie s’invite sur le tendre Nature Boy, mais aussi sur l’élégant Miss Otis regrets et sur la délicate ballade Lonely One. Sur Ballerina on retrouve une atmosphère un peu plus débridée. Le titre le plus étonnant est sans doute la version de Quizas, Quizas, Quizas que Gregory Porter interprète en espagnol. Le chanteur étire à l’envi le tempo de cette chanson populaire écrite par le compositeur cubain Osvaldo Farrés.

Sur « Nat King Cole & Me », la voix de Gregory Porter touche par sa chaleur et par sa puissance toute en retenue. Au long des quinze titres de ce superbe album, les atmosphères varient, les émotions se succèdent. Entrain, allégresse, mélancolie, tristesse avec toujours à la clef une délicatesse extrême. Un opus ensorcelant.

Storyville Records

Storyville Records

Nommé d’après le quartier notoire de la Nouvelle-Orléans où le jazz est né, Storyville Records est un label de jazz européen indépendant créé en 1952 à Copenhague. Le label développe une dynamique éditoriale qui préserve son identité. Dans cette perspective sont publiés des inédits de grands jazzmen du XXème siècle et des enregistrements d’artistes contemporains. Ainsi, sont annoncées les sorties des albums « Montmartre 1964 » de Dexter Gordon et « Standards » de Fonnesbæk & Kauflin. Se souvenir du jazz d’hier et s’immerger dans le jazz d’aujourd’hui, une belle manière de relier tradition et actualité.

lire plus
Stracho Temelkovski signe « The Sound Braka »

Stracho Temelkovski signe « The Sound Braka »

Le multi-instrumentiste, improvisateur et beatboxer, Stracho Temelkovski signe son premier album « The Sound Braka ». Aux confluences du jazz, des musiques improvisées et des musiques du monde, l’album réunit autour du leader ses « frères de son ». Des formations à géométrie variable proposent des musiques issues des cultures populaires orales et des musiques savantes. Entre ambiances festives et hypnotiques se crée une alchimie naturelle. Un univers musical aux accents universels où les rythmes frénétiques des Balkans croisent des poésies jazzy. Un album singulier chargé d’humanité.

lire plus
Le Deal présente « Jazz Traficantes »

Le Deal présente « Jazz Traficantes »

Quatre musiciens en séjour à New York se regroupent sous le vocable Le Deal. Dans le mythique studio de Rudy Van Gelder, Florian Pellissier, Yoann Loustalot, Théo Girard et Malick Koly enregistrent les sept plages de « Jazz Traficantes ». Du trafic musical des quatre contrebandiers émerge une musique au climat nocturne où poésie et énergie croisent le fer. Attention… musique addictive !

lire plus
Clin d’œil à Stacey Kent & « I Know I Dream »

Clin d’œil à Stacey Kent & « I Know I Dream »

Autoportrait avec grand orchestre

Malgré sa reconnaissance internationale, Stacey Kent tente de surprendre et enregistre un album orchestral. Sur « I Know I Dream » la star murmure ses confidences à un grand orchestre. Le propos gagne en majesté mais perd en intimité.

Couverture de l'album "I know I Dream" de Stacey Kent« I Know I Dream » est la toute première production orchestrale de la carrière de Stacey Kent, déjà forte d’une quinzaine de disques en vingt ans. Coproduit par Tommy Lawrence et le collaborateur de longue date de Stacey Kent, Jim Tomlinson (à la fois son mari et son saxophoniste), l’album est enregistré au sein des studios Angel à Londres avec un orchestre de cinquante-huit musiciens.

Le disque revisite le répertoire que Stacey Kent propose habituellement. Douze titres dont cinq reprises de standards brésiliens parmi lesquels To Say Good Bye (Pra Dizer Adeus) d’Edu Lobo mais aussi Photograph (Fotographia) et Double Rainbow (Chovendo Na Roseira) d’Antonio Carlos Jobim.

Stacey Kent interprète trois titres en français sur ce nouvel opus, Avec le Temps de Léo Ferré, Les Amours Perdues que Serge Gainsbourg avait écrit pour Juliette Gréco et La Rua Madureira de Nino Ferrer Trois des quatre compositions originales de l’album ont été co-écrites par Kazuo Ishiguro, prix Nobel de Littérature, The Changing Lights, The Ice Hotel et Bullet Train

La tentation est forte pour de nombreux artistes d’enregistrer avec un grand orchestre. On peut se questionner quant à la raison de cette démarche. Cela recouvre-t-il un rêve de majesté et de pompe, le désir de se projeter sur les scènes qui accueillent les orchestres symphoniques, de gagner en respectabilité ? Stacey Kent n’avait pas besoin de cet écrin surdimensionné pour faire entendre son propos musical qui lui a déjà valu la reconnaissance internationale avec plus de 2 millions d’albums vendus et une nomination aux Grammys.

Fallait-il un orchestre aussi gigantesque pour recueillir les confidences de Stacey Kent ? Sa voix murmurée suffit à elle seule et l’on s’en serait bien contenté.

Storyville Records

Storyville Records

Nommé d’après le quartier notoire de la Nouvelle-Orléans où le jazz est né, Storyville Records est un label de jazz européen indépendant créé en 1952 à Copenhague. Le label développe une dynamique éditoriale qui préserve son identité. Dans cette perspective sont publiés des inédits de grands jazzmen du XXème siècle et des enregistrements d’artistes contemporains. Ainsi, sont annoncées les sorties des albums « Montmartre 1964 » de Dexter Gordon et « Standards » de Fonnesbæk & Kauflin. Se souvenir du jazz d’hier et s’immerger dans le jazz d’aujourd’hui, une belle manière de relier tradition et actualité.

lire plus
Stracho Temelkovski signe « The Sound Braka »

Stracho Temelkovski signe « The Sound Braka »

Le multi-instrumentiste, improvisateur et beatboxer, Stracho Temelkovski signe son premier album « The Sound Braka ». Aux confluences du jazz, des musiques improvisées et des musiques du monde, l’album réunit autour du leader ses « frères de son ». Des formations à géométrie variable proposent des musiques issues des cultures populaires orales et des musiques savantes. Entre ambiances festives et hypnotiques se crée une alchimie naturelle. Un univers musical aux accents universels où les rythmes frénétiques des Balkans croisent des poésies jazzy. Un album singulier chargé d’humanité.

lire plus
Le Deal présente « Jazz Traficantes »

Le Deal présente « Jazz Traficantes »

Quatre musiciens en séjour à New York se regroupent sous le vocable Le Deal. Dans le mythique studio de Rudy Van Gelder, Florian Pellissier, Yoann Loustalot, Théo Girard et Malick Koly enregistrent les sept plages de « Jazz Traficantes ». Du trafic musical des quatre contrebandiers émerge une musique au climat nocturne où poésie et énergie croisent le fer. Attention… musique addictive !

lire plus
Clin d’œil à The Amazing Keystone Big Band & Django Extended

Clin d’œil à The Amazing Keystone Big Band & Django Extended

Une célébration grand format de Django Reinhardt

The Amazing Keystone Big Band et ses dix-sept musiciens annoncent la sortie de l’album « Django Extended ». Servie par ce grand orchestre de jazz et quatre invités prestigieux, la musique du légendaire Django Reinhardt explose mais ne perd rien de son essence.

Après avoir adapté et enregistré pour les enfants les œuvres de Serge Prokofiev sur l’album « Pierre et le Loup… Et le Jazz ! » et de Camille Saint-Saens sur l’opus « Le Carnaval Jazz des Animaux », The Amazing Keystone Big Band continue son chemin et le 20 octobre 2017 publie « Django Extended - The Greatest Gypsy Hits » (Nome/L’Autre Distribution).

Pour sensibiliser les plus jeunes à la musique de Jazz et en l’occurrence à celle de Django Reinhardt, l’orchestre fait coup double et sort en même temps un conte musical ludique et joyeux intitulé « Monsieur Django & Lady Swing ».

De fait, l’album « Django Extended » a été enregistré après une tournée triomphale du dernier projet scénique de The Amazing Keystone Big Band consacré à la musique du légendaire guitariste Django Reinhardt. Après une présentation en 2015 au Festival Django Reinhardt de Samois-sur-Seine (quoi de plus logique), le projet a tourné sur de nombreuses scènes. Le 06 juillet 2016, l’orchestre s’est produit au Théâtre Antique de « Jazz à Vienne », au cours d’une Soirée Hommage à Django mémorable avec des invités fameux parmi lesquels figuraient Stochelo Rosenberg (guitare) , Marion Badoï (accordéon) et James Carter (saxophones).

Sur l’album « Django Extended » quatre prestigieux invités apportent leur contribution, le violoniste Didier Lockwood, le guitariste Stochelo Rosenberg, l’accordéoniste Marian Badoï et le guitariste Thomas Dutronc. Le prodigieux Stochelo Rosenberg a le privilège d’ouvrir le disque sur le fameux thème Djangology

La direction du big band est toujours assurée par Bastien Ballaz (trombone), Jon Boutellier (saxophone), David Enhco (trompette) et Frédéric Nardin (piano). Leurs arrangements musicaux raffinés mettent en valeur la  musique de Django  L’oreille demeure captive tout au long des neuf titres de l’album parmi lesquels on retrouve les hits qui ont contribué à la gloire du guitariste manouche et sont entrés depuis dans la mémoire collective,  Djangology, Manoir de mes rêves, Tears, Nuages et Minor Swing. Sur ce dernier titre qui termine l’album, les quatre invités unissent leur talents et font swinguer comme jamais la musique de Django Reinhardt.

Outre la rêverie et la joie souvent présentes au cœur du répertoire de Django, l’album explore d’autres couleurs musicales comme la nostalgie de Troublant Bolero, l’étrangeté de Rythme Futur qui sied à la virtuosité de Didier Lockwood. L’orchestre donne la pleine mesure de son expression sur deux titres de Django moins connus du grand public, Anouman et Flèche d’Or où swing et modernité coexistent.

« Django Extended », les sonorités éclatantes et les couleurs rutilantes de The Amazing Keystone Big Band fournissent un écrin somptueux au répertoire de Django Reinhardt. La musique fait la part belle aux prestations éblouissantes des solistes invités. Les arrangements projettent la musique du guitariste dans une modernité qui sied au swing.

Storyville Records

Storyville Records

Nommé d’après le quartier notoire de la Nouvelle-Orléans où le jazz est né, Storyville Records est un label de jazz européen indépendant créé en 1952 à Copenhague. Le label développe une dynamique éditoriale qui préserve son identité. Dans cette perspective sont publiés des inédits de grands jazzmen du XXème siècle et des enregistrements d’artistes contemporains. Ainsi, sont annoncées les sorties des albums « Montmartre 1964 » de Dexter Gordon et « Standards » de Fonnesbæk & Kauflin. Se souvenir du jazz d’hier et s’immerger dans le jazz d’aujourd’hui, une belle manière de relier tradition et actualité.

lire plus
Stracho Temelkovski signe « The Sound Braka »

Stracho Temelkovski signe « The Sound Braka »

Le multi-instrumentiste, improvisateur et beatboxer, Stracho Temelkovski signe son premier album « The Sound Braka ». Aux confluences du jazz, des musiques improvisées et des musiques du monde, l’album réunit autour du leader ses « frères de son ». Des formations à géométrie variable proposent des musiques issues des cultures populaires orales et des musiques savantes. Entre ambiances festives et hypnotiques se crée une alchimie naturelle. Un univers musical aux accents universels où les rythmes frénétiques des Balkans croisent des poésies jazzy. Un album singulier chargé d’humanité.

lire plus
Le Deal présente « Jazz Traficantes »

Le Deal présente « Jazz Traficantes »

Quatre musiciens en séjour à New York se regroupent sous le vocable Le Deal. Dans le mythique studio de Rudy Van Gelder, Florian Pellissier, Yoann Loustalot, Théo Girard et Malick Koly enregistrent les sept plages de « Jazz Traficantes ». Du trafic musical des quatre contrebandiers émerge une musique au climat nocturne où poésie et énergie croisent le fer. Attention… musique addictive !

lire plus
Laurent de Wilde publie New Monk trio

Laurent de Wilde publie New Monk trio

Entre hier et aujourd’hui

Le 10 octobre, Thelonious Monk aurait eu 100 ans. Pour  marquer ce centenaire, le pianiste Laurent de Wilde publie New Monk trio. En trio acoustique, Laurent de Wilde explore la musique intemporelle de ce musicien révolutionnaire.

« New Monk trio » (Gazebo/L’Autre Distribution) est attendu pour le 20 octobre 2017. Pour son nouvel album dédié à la grande figure du jazz qu’est Thelonious Monk, Laurent de Wilde choisit de s’exprimer en trio acoustique. Il réunit autour de lui le contrebassiste Jérôme Regard et le batteur Donald Kontomanou avec lesquels il a récemment présenté « Ce que le Djazz fait à ma Djambe », un spectacle de lectures musicales autour de textes de Jacques Gamblin.

Sur ce nouvel opus le pianiste reprend quelques compositions de Monk qu’il arrange de manière très personnelle. Laurent de Wilde propose en effet une relecture singulière et contemporaine de certains titres du répertoire de celui à qui il a consacré en 1996 une biographie devenue depuis un ouvrage de référence en la matière, « Monk » (Éditions l’Arpenteur/Gallimard).

Certes, au fil de ses successives formations acoustiques et électroniques, de Wilde avait emprunté  quelques pièces au répertoire de Monk qu’il avait glissées dans les répertoires de ses groupes. ce fut le cas pour Off Minor et Jackie-ing en acoustique et Shuffle Boil et Epistrophy en électronique. Il aura donc fallu plus de vingt ans à Laurent de Wilde pour qu’il consacre un album entier à Thelonious « Sphere » Monk, cette figure tutélaire mythique qui l’inspire et le nourrit.

« New Monk trio » une relecture respectueuse mais point de revivalisme. Un hommage contemporain de Laurent de Wilde à Thelonious Monk conçu comme un opus transitionnel entre hier et aujourd’hui, entre le jazz révolutionnaire de Monk et le jazz contemporain de Laurent de Wilde. Du travail sérieux qui ne se prend pas au sérieux.

Pour « New Monk trio », Laurent de Wilde prend le parti de relire quelques titres de l’héritage de Monk, de les interpréter à sa manière en modifiant le tempo originel, en altérant les formes, en éclatant les harmonies, selon son humeur et son humour. Ainsi on re-découvre avec grand plaisir les versions des très connus Misterioso, ‘Round Midnight, Pannonica, Monk’s Mood que le trio revisite de belle manière. On apprécie l’écoute de Monk’s Mix qui réunit avec humour plusieurs mélodies sur un rythme de calypso. On se prend à siffler joyeusement avec le trio sur Friday The 13, le dernier titre de l’album.

Pourtant sur « New Monk trio », deux titres échappent au parti-pris du leader. Ainsi, Reflections est interprété fidèlement à son écriture d’origine. Par ailleurs, l’album compte une composition de Laurent de Wilde que ce dernier exécute en solo comme une révérence personnelle à Monk. Il s’agit de Tune for Monk qui rend hommage au style stride de Monk. On se souvient alors ce que Laurent de Wilde écrivait dans l’ouvrage « Monk » en disant que la main gauche de Monk représentait le jazz classique et la droite le jazz moderne. Par jazz classique, il faisait référence au style stride où la main gauche assurait à elle seule le rythme.

Avec « New Monk trio », Laurent de Wilde et son trio établissent clairement, pour ceux qui en auraient encore douté, la modernité encore très actuelle de la langue monkienne. Entre hier et aujourd’hui, au-delà des limites du temps, la musique de Monk demeure intemporelle et sa modernité résiste aux outrages qu’inflige souvent le temps aux œuvres du passé.

On écoute Laurent de Wilde jouer et parler de son projet …

Storyville Records

Storyville Records

Nommé d’après le quartier notoire de la Nouvelle-Orléans où le jazz est né, Storyville Records est un label de jazz européen indépendant créé en 1952 à Copenhague. Le label développe une dynamique éditoriale qui préserve son identité. Dans cette perspective sont publiés des inédits de grands jazzmen du XXème siècle et des enregistrements d’artistes contemporains. Ainsi, sont annoncées les sorties des albums « Montmartre 1964 » de Dexter Gordon et « Standards » de Fonnesbæk & Kauflin. Se souvenir du jazz d’hier et s’immerger dans le jazz d’aujourd’hui, une belle manière de relier tradition et actualité.

lire plus
Stracho Temelkovski signe « The Sound Braka »

Stracho Temelkovski signe « The Sound Braka »

Le multi-instrumentiste, improvisateur et beatboxer, Stracho Temelkovski signe son premier album « The Sound Braka ». Aux confluences du jazz, des musiques improvisées et des musiques du monde, l’album réunit autour du leader ses « frères de son ». Des formations à géométrie variable proposent des musiques issues des cultures populaires orales et des musiques savantes. Entre ambiances festives et hypnotiques se crée une alchimie naturelle. Un univers musical aux accents universels où les rythmes frénétiques des Balkans croisent des poésies jazzy. Un album singulier chargé d’humanité.

lire plus
Le Deal présente « Jazz Traficantes »

Le Deal présente « Jazz Traficantes »

Quatre musiciens en séjour à New York se regroupent sous le vocable Le Deal. Dans le mythique studio de Rudy Van Gelder, Florian Pellissier, Yoann Loustalot, Théo Girard et Malick Koly enregistrent les sept plages de « Jazz Traficantes ». Du trafic musical des quatre contrebandiers émerge une musique au climat nocturne où poésie et énergie croisent le fer. Attention… musique addictive !

lire plus
Clin d’œil au nouveau trio de Roberto Negro, Dadada & Saison 3

Clin d’œil au nouveau trio de Roberto Negro, Dadada & Saison 3

Libre abstraction et onirique promenade

Le nouveau trio de Roberto Negro, Dadada publie l’album « Saison 3 ». Un poète musical, un rêveur stellaire et un sculpteur sonore. Roberto Negro, Émile Parisien et Michele Rabbia. Piano, saxophone et percussions peignent des paysages musicaux stellaires. Éblouissante création.

Annoncé pour le 20 octobre 2017, « Saison 3 » (Label Bleu/L’Autre Distribution) se profile comme une construction à la fois musicale, picturale et dansante. On n’en attendait pas moins de ces facétieux musiciens que de nommer avec humour, « Saison 3 », la première série du nouveau trio de Roberto Negro, Dadada.

En fait, inutile de chercher à comprendre. Il convient juste de se laisser porter et d’écouter les douze pièces déclinées sur « Saison 3 ».

Le pianiste Roberto Negro, le saxophoniste Émile Parisien et le percussionniste Michele Rabbia dessinent des arabesques oniriques. Leur propos musical très libre navigue dans un espace où abstraction et précision se succèdent.

Roberto Negro a composé les douze épisodes de « Saison 3 » en référence au monde des Constellations de Juan Mirò, séries de toiles crées par le peintre et sculpteur espagnol. Loin des suites habituelles écrites par le pianiste, chacun des douze titres de l’album adopte plutôt le format de courtes chansons. A vrai dire, ce serait plutôt des historiettes dont les titres évoquent les noms de curieux personnages… Sangu, Gloria, Rudi, Sally Queen, Poucet, Nano que l’on suit jusque Behind The Scene, pour connaître la fin de l’histoire.

« Saison 3 », escapade musicale dans un pays imaginaire peuplé de sonorités stellaires, échappée libre en apesanteur, découverte de la vision musicale de trois sculpteurs de sons inspirés.

L’oreille musarde tout au long du chemin musical que tracent les trois complices de Dadada. Sur « Saison 3 » se succèdent des climats de rêveries, des éclats sonores incandescents, des cascades bruitistes éclatantes et des silences pointillistes. Après la surprise advient le plaisir. L’on se prend à prêter l’oreille plutôt trois fois qu’une à cet album atypique et addictif.

Sur « Saison 3 », Roberto Negro, Émile Parisien et Michele Rabbia croisent leurs vibrations en toute liberté et en parfaite osmose. De leurs échanges naît une onirique promenade musicale. Les trois musiciens proposent des tableaux où s’entrecroisent des effets électroniques subtils, des lignes mélodiques nocturnes et des sonorités stellaires.

Storyville Records

Storyville Records

Nommé d’après le quartier notoire de la Nouvelle-Orléans où le jazz est né, Storyville Records est un label de jazz européen indépendant créé en 1952 à Copenhague. Le label développe une dynamique éditoriale qui préserve son identité. Dans cette perspective sont publiés des inédits de grands jazzmen du XXème siècle et des enregistrements d’artistes contemporains. Ainsi, sont annoncées les sorties des albums « Montmartre 1964 » de Dexter Gordon et « Standards » de Fonnesbæk & Kauflin. Se souvenir du jazz d’hier et s’immerger dans le jazz d’aujourd’hui, une belle manière de relier tradition et actualité.

lire plus
Stracho Temelkovski signe « The Sound Braka »

Stracho Temelkovski signe « The Sound Braka »

Le multi-instrumentiste, improvisateur et beatboxer, Stracho Temelkovski signe son premier album « The Sound Braka ». Aux confluences du jazz, des musiques improvisées et des musiques du monde, l’album réunit autour du leader ses « frères de son ». Des formations à géométrie variable proposent des musiques issues des cultures populaires orales et des musiques savantes. Entre ambiances festives et hypnotiques se crée une alchimie naturelle. Un univers musical aux accents universels où les rythmes frénétiques des Balkans croisent des poésies jazzy. Un album singulier chargé d’humanité.

lire plus
Le Deal présente « Jazz Traficantes »

Le Deal présente « Jazz Traficantes »

Quatre musiciens en séjour à New York se regroupent sous le vocable Le Deal. Dans le mythique studio de Rudy Van Gelder, Florian Pellissier, Yoann Loustalot, Théo Girard et Malick Koly enregistrent les sept plages de « Jazz Traficantes ». Du trafic musical des quatre contrebandiers émerge une musique au climat nocturne où poésie et énergie croisent le fer. Attention… musique addictive !

lire plus