Le chanteur et compositeur Kevin Norwwod revient avec « Hope », un second opus fort réussi. Entouré de trois musiciens d’exception, il présente un nouveau répertoire où sa voix au timbre singulier se déploie au-dessus du jeu dynamique et nuancé du trio. Un album élégant aux ambiances magiques.
« Urban » et la basse électrique de Diego Imbert
Septet urbain et vintage sans prise de tête
« Urban », l’album d’un contrebassiste qui rêvait de revenir à ses premières amours. Sur cet opus la basse électrique de Diego Imbert embarque son septet sur un répertoire inspiré des années 70. La musique ne se prend pas la tête et pulse tant bien que mal.
Sur « Urban » (Trebim Music/Socadisc) sorti le 16 novembre 2018, Diego Imbert troque sa contrebasse pour la basse électrique qu’il souhaitait retrouver. En effet, après le violon commencé à l’âge de six ans, Diego Imbert ne s’est mis à la contrebasse qu’en 1995 après s’être frotté à basse électrique.
Electric Septet Ensemble
Pour mener à bien son projet « Urban », Diego Imbert conçoit de travailler avec les membres de son quartet, David El‐Malek (saxophone ténor), Quentin Ghomari (trompette et bugle) et Franck Agulhon (batterie). Pour étoffer le son il fait appel aux claviers et Fender Rhodes de Pierre-Alain Goualch, au saxophone alto de Pierrick Pedron et au trombone de Bastien Ballaz. Et voila réunit l’Electric Septet Ensemble pour lequel le leader compose un répertoire de huit titres.
« Urban »
Pour l’enregistrement de l’album « Urban » en 2016 au Studio Midive, Diego Imbert fait appel à Eric Legnini, un spécialiste du genre. Ainsi libéré du travail de réalisation le bassiste peut ainsi mieux se concentrer sur la basse électrique et la guitare.
Sur « Urban », les lignes de basses inspirées des années 70 sonnent plutôt vintage. Les interventions des quatre soufflants portent l’empreinte d’arrangements très actuels. Il en ressort un fondu sonore cuivré élaboré dans lequel la basse déroule des lignes assez tranquilles, les claviers discourent sans trop accrocher alors que la batterie solide assume un tempo sans faille.
Huit titres
Le fougueux saxophone alto fait surgir des étincelles fulgurantes sur le titre d’ouverture, le funky Moovies. Les nappes sonores des claviers installent une étrange atmosphère qui nourrit la vaporeuse mélodie de la trompette sur Urban dont le climat se tend ensuite pour se terminer en un frénétique solo de batterie.
Sur Marchin’ on se trouve comme dépaysé dans les rues de la Nouvelle-Orléans avec un Electric Septet Ensemble devenu marchin’ band. Les cuivres exposent ensuite le thème avant de céder la place au solo lumineux du clavier qui ouvre ensuite l’espace à une jacasserie touffue des cuivres joyeux.
L’improvisation ébouriffante de l’alto émerge de la polyphonie complexe du thème de Bridge. La souple mélodie de Brixton Market ondule sur une rythmique aux accents jamaïcains discrets sur lesquels surfent le plantureux trombone et la suave trompette.
Delayed se déroule comme une ballade soul aux arrangements ciselés. Le tempo impair complexe de Twins génère une ambiance contrastée qui chaloupe et syncope entre la pulsion des rythmiciens et les interventions des cuivres. L’album se termine sur WereWolf dont pulsation hésite entre blues et soul. Alto effervescent et lyrique, ténor brillant et basse chatoyante invitent au mouvement.
Les lignes soignées de la basse électrique ronde et chaleureuse impulsent une dynamique chargée d’une nostalgie vintage sur les huit plages du CD « Urban ». Le groove sophistiqué de l’album apparaît en décalage avec le titre de l’album prometteur d’une urbanité plus accrocheuse.
RV avec la musique de « Urban », Diego Imbert et son Electric Septet à 20h30 les 17 & 18 janvier 2019 à Paris au Sunset.
Clin d’œil à « Hope » de Kevin Norwood
« Pensées Rotatives » de Théo Girard
Pour ses « Pensée Rotatives », le contrebassiste et compositeur Théo Girard est entouré du batteur Sebastian Rochford et du trompettiste Antoine Berjeaut. Autour d’eux, son Grand Ensemble, une couronne de douze soufflants. Enregistré sous le chapiteau du festival Jazz sous les Pommiers à Coutances, l’album restitue une musique en mouvement où foisonnent les notes. Entre les oreilles, ça tourne rond ! Un opus hypnotisant à écouter au casque pour s’enivrer sans risque.
Enrico Rava présente « Edizione speciale »
Le trompettiste Enrico Rava présente « Edizione speciale » son dix-huitième album pour ECM. Une musique en métamorphose continuelle enregistrée live en août 2019 au Festival Middelheim d’Anvers avec une équipe de talentueux improvisateurs transalpins réunis autour du doyen du jazz italien. Toujours connecté à la tradition, son jazz explore les chemins de la liberté mais conserve la mélodie au cœur de son discours.
La volonté avérée de mener à bien le projet a permis au quartet de dépasser les contraintes qu’ont pu constituer l’éloignement et les engagements artistiques de chacun. Ainsi l’album “Shijin” qui paraît chez Alter-nativ a été construit en plusieurs temps, entre août et décembre 2017 sous la conduite du bassiste.
Sur « City Walk », enregistré par Philippe Gaillot et Lucas Debieve au Studio Recall en juin 2018, Adrien Chicot assume la totalité des compositions et des arrangements.
Enregistré les 08 et 09 avril 2017 au Studio Aeronef à Paris par Antoine Karacostas, l’album « CLAXXX » a été mixé et masterisé le 02 septembre 2017 au Bass Hit Recording Studio de New-York par Dave Darlington. Il est sorti le 26 octobre 2018 chez
L’ONJ constitue un point qu’ont en commun les deux musiciens. En effet,
