Associé au saxophoniste Christophe Monniot et au batteur Tom Rainey, Claude Tchamitchian présente « Poetic Power ». Cet album matérialise la nouvelle aventure musicale du contrebassiste dans la formule orchestrale réduite du trio. Après ses projets orchestraux à l’écriture foisonnante, le leader joue la carte de l’épure. Entre écriture et improvisation, les échanges des musiciens développent une promenade déambulatoire libre et inventive, poétique et puissante.
Melingo, son prochain album « Anda »
« Anda », le tango halluciné de Melingo
« Anda », le prochain album de Melingo est annoncé pour le 23 septembre chez World Village. Un disque hors genre. Une bobine de cinéma-tango déjanté et surréaliste.
Sur Anda, la voix de Melingo nous revient telle qu’on l’aime, éraillée et obscure. Anda promet des dépaysements. Avec Anda, Melingo frappe plus fort et nous ensorcelle. Avec Anda, le tango est comme bousculé, comme revigoré.
Tel un illusionniste échappé d’une nouvelle de Borges, Melingo est de retour avec sa voix, sa clarinette et son théâtre. Écouter Anda, c’est savourer un film de Fellini les yeux fermés, s’immerger dans un cabaret sonore conçu comme une suite de tableaux baroques, où chaque morceau palpite et nous fait vaciller.
Le tango des origines s’y régénère, un peu comme si Carlos Gardel était au centre d’une fiction néo-rock arty, avec une galerie de personnages où Erik Satie et Serge Gainsbourg sont quelques-uns des fantômes convoqués par l’acteur- poète argentin.
Pour présenter l’album Luis Ortega (auteur, cinéaste, collaborateur et ami de Melingo) a réalisé un clip surréaliste dans une prison désaffectée de Buenos Aires. Un hélicoptère aux pales vrombissantes survole la prison. Un projecteur aveugle une troupe de personnages tout droit issus d’une Cour aux Miracles, ou devrait-on dire de la cour d’une prison. Les coups de feux rythment le clip. Melingo déambule avec sa troupe, clarinette dans une main et pistolet dans l’autre. La clarinette sert de perchoir à une poule, les coups de feux marquent le tempo, le tango finit par triompher, ou presque !
Le teaser de cet album laisse augurer d’ambiances déjantées. En option pour mieux patienter jusqu’à la sortie du disque Anda attendu le 23 septembre prochain chez World Village, … la vision du clip En un Bosque de la China (Dans une forêt de Chine).
Claude Tchamitchian présente « Poetic Power »
ECM publie « Life Goes On » de Carla Bley
Riche de cinquante années d’existence, le label ECM continue sa saga et annonce pour le 14 février 2020 la sortie de « Life Goes On », le nouvel album de Carla Bley en trio. A ses côtés, le bassiste Steve Swallow et le saxophoniste Andy Sheppard. Comme le titre l’indique, l’opus se fait l’écho de la « renaissance » de la pianiste et compositrice. Entre ombre et lumière, entre silence et grâce, l’album restitue la musique de la vie, une fantaisie minimaliste pleine d’humour et de légèreté.
Coup de cœur pour Didier Ithursarry Trio & « Atea »
Sur « Atea » l’accordéoniste Didier Ithursarry ouvre la porte de l’univers qu’il a créé avec Pierre Durand à la guitare et Joce Mienniel aux flûtes. Loin des formats habituels, le trio invite à pénétrer dans un espace vibrant qui puise son inspiration dans le monde, ses paysages et ses traditions musicales. Inspirés, les musiciens fondent un monde imaginaire qui transporte l’oreille dans des ailleurs dépaysants, vibrants et passionnants.
Tout au long de sa vie, Knut Kristiansen a œuvré pour le jazz y compris au sein de la ville de Bergen dont il est natif. Kristiansen n’a pas seulement puisé son inspiration dans la musique kuria. Il a aussi été influencé par les morceaux de Duke Ellington pour big band, qu’il écoute depuis son enfance. Le pianiste est aussi un des meilleurs interprètes européens de la musique de Thelonious Monk.
En 2008 et 2009, il a aussi présenté des concerts avec le chanteur ouest africain joueur de kora, Mory Kanté.
On connaît
te.
Le saxophoniste Brandford Marsalis a engagé son quartet dans un projet musical dont le chanteur Kurt Elling est l’invité. Au regard de la qualité des musiciens on pouvait s’attendre à une réussite. En fait il s’agit de bien plus que cela… émotion et surprise de bout en bout de l’album. Les musiciens conversent et improvisent sur des schémas musicaux sans cesse renouvelés. Ils mettent leur virtuosité au service d’une musique sans esbroufe.
« Ojos de Novia » (Alama Rec. /Harmonia Mundi) propose treize titres aux influences berbères prononcées. Fidèle à la tradition musicale séfarade, Mor Karbasi y apporte son propre métissage marocain, perse et maure.
la langue ladino emportée par les juifs séfarades d’Andalousie au Moyen-âge, lorsqu’ils furent exilés en 1492 par un décret des rois catholiques. Cette langue inventée par les rabbins espagnols traduit mot à mot l’hébreu en castillan. C’est par son grand-père, juif marocain, que Mor Karbassi s’est ouverte à cette riche culture. Passionnée par toute cette histoire elle y découvre ses racines. Sa voix prend son envol et s’épanouit dans tous les registres qu’elle explore.
l’album « Eros » (Tuk Music/Bonsaï),
le trompettiste sarde, Paolo Fresu, et le pianiste cubain, Omar Sosa, proposent treize morceaux dont un titre fantôme gravé à la suite du douzième morceau. Les noms des morceaux évoquent les émotions de l’amour.