Deux ans après « Zapateo Suite », le guitariste, chanteur et percussionniste Joel Hierrezuelo revient avec « Así de simple ». A la tête d’un quartet d’exception qui réunit Pierre de Bethman, Felipe Cabrera et Lukmil Perez, il dessine les contours d’un univers élaboré et très personnel. Entre mélopées envoutantes et chant spirituel mélancolique, le projet embarque l’oreille dans des suites musicales colorées. A l’en croire…. C’est aussi simple que ça !
Le label Mr Bongo célèbre le Brésil
Mr Bongo cultive les pépites des musiques brésiliennes
Belles initiatives du label anglais Mr Bongo. En ce début d’automne, il publie deux rééditions de musiques brésiliennes devenues cultes, « Mr Bongo Record Club Vol 1″et « Krishnanda ». Autre réjouissance, la sortie du 4ème album des « Barbatuques » intitulé « Ayú ».
On est heureux d’évoquer les deux rééditions de musiques brésiliennes que le label Mr Bongo propose le 04 novembre 2016. D’une part le « Mr Bongo Record Club - Volume One« et d’autre part l’album « Krishnanda » de Pedro Santos. Par ailleurs, le 07 octobre 2016, on s’est réjoui de la sortie en France du quatrième album du groupe « Barbatuques » intitulé « Ayú » paru en 2015 au Brésil.
« Mr Bongo Record Club Vol 1 » est une compilation de « trésors » qui tournaient sur les platines durant de fameuses soirées mix devenues légendaires. Le légendaire Gilles Peterson a repéré ces morceaux depuis longtemps et le Label Bongo est fort inspiré de remettre en pleine lumière vingt titres, vingt diamants bruts à découvrir. Ainsi, grâce à ce premier volume, des morceaux de choix s’adressent aux auditeurs du XXIème siècle qui n’étaient peut-être pas nés dans ces fameuses années 60 et 72 qui célébraient toutes les formes de musique.
On a aimé Mathar, une sorte de morceau jazz funk indien du vibraphoniste américain Dave Pike. On a vibré sur Freak du Jamaïcain Tappa Zukie et aussi sur le morceau Use my body de Mavis John, la reine des Caraïbes. On s’est étonné à l’écoute de Deixa A tristeza interprété par Neno Exporta Som, où orgue et cuíca font bon ménage.
On a repéré le titre Samba interprété par les Amazones de Guinée, un groupe féminin de 1961 qui combattait pour l’émancipation de la femme… malgré les années, le titre est encore d’actualité. On écoute avec plaisir la chanteuse brésilienne Eva Correia José Maria aka Evinha (du Trio Esperanca) interpréter le titre Esperar pra ver.
Avec « Mr Bongo Record Club Vol 1 » on retrouve l’ambiance et l’esprit de ces fameuses sixties et seventies où la musique rythmait et proclamait la liberté et la vie. Des explosions de titres groovy et chatoyants qui explosent.
Parce qu’un bonheur ne va jamais seul, le Label Bongo réédite le 04 novembre, « Krishnanda » le seul album qu’ait réalisé Pedro Santos en 1968. De son vrai nom, Pedro Sorongo, l’auteur de cet opus était percussionniste. Il a joué avec Elis Regina, Sebastião Tapajós, Baden Powell et fabriquait, inventait même des percussions.
« Krishnanda » est un joyau rare que l’on n’hésite pas à qualifier de chef d’œuvre de la musique psychédélique brésilienne. Un mélange baroque de musique traditionnelle et de musique psychédélique. Des cuivres mélangés à de l’électronique bidouillée
Des ambiances exotiques barrées suggérant les touffeurs des tropiques. Des messes noires tropicales où les chants de perroquets hallucinés se mêlent à des voix célestes. Tout juste trente minutes de musique et pourtant un dépaysement extraordinaire. A laisser tourner en boucle pour que dure le plaisir.
« Krishnanda ». La pochette annonce la couleur, la roue de la vie explose avec une musique colorée. Douze titres à la fois exotiques et furieux, un peu kitsch mais merveilleux !
Le groupe « Barbatuques » a été formé en 1995 à São Paulo par Fernando Barba. Cet ensemble musical de human beatbox a produit son premier album en 2002 et s’est fait connaître lors de nombreux rassemblements ou festivités au Brésil mais aussi en Europe à partir de 2005. Les « Barbatuques » ont enregistré aux côtés de la chanteuse Camille en 2007 et sont venus en 2008 aux Nuits de Fourvière à Lyon.
Les années passent et le groupe poursuit son ascension et perfectionne son style. Il s’est produit lors des JO en 2016 au Brésil et avec « Ayú », les « Barbatuques » réaffirment aujourd’hui l’essence de leur style. Aucun artifice. Seulement la voix et le corps animés par beaucoup de créativité et une forte conviction. Les 17 titres sont saisissants. On se laisse emporter dans leur écoute sans résister et on découvre des surprises sonores étonnantes.
Sur l’album « Ayú », les quinze artistes du groupe brésilien « Barbatuques » jouent de leur corps et de leur voix pour fusionner avec énergie mélodies, rythmes et harmonies dépaysantes.
Joel Hierrezuelo revient avec « Así de simple »
On se mobilise autour des albums à sortir…
Dans les circonstances exceptionnelles actuelles et au regard des décisions sanitaires prises par le gouvernement en raison de la pandémie du Covid-19… confinement obligé. Toutes les activités du spectacle vivant sont donc suspendues pour un délai dont on ignore encore la (réelle) durée.
Pas question d’en discuter la nécessité mais impossible de ne pas se poser des questions quant au devenir des artistes et de ceux qui les entourent et contribuent à soutenir leur travail. On se mobilise donc autour de ces projets discographiques dont la sortie coïncide avec cette période. Sur « Latins de Jazz », on en parle, on les écoute pour les rendre visibles et audibles en attendant de retrouver les artistes live sur scène après la tempête Covid-19.
Nuits de Fourvière 2020 – La programmation
L’édition des Nuits de Fourvière 2020 propose un programme ambitieux. 60 jours, 6 créations, 4 coproductions, 6 premières françaises. Ainsi du 02 juin au 31 juillet 2020, le festival fait encore une fois vibrer la culture au cœur de la Métropole lyonnaise avec 59 spectacles de théâtre, danse, musique, opéra, cirque et 149 représentations. De quoi combler tous les publics !
Le 14 octobre 2016, c’est le premier album en trio de Grégory Privat qui voit le jour, « Family Tree » (ACT/PIAS). Sans surprise mais avec bonheur, l’opus est ancré dans ce qui constitue l’ADN musical du pianiste, la tradition musicale de la Martinique, sa terre de naissance.
Sur Zig Zagriyen le piano se fait véhément et percussif et se lance dans une poursuite infernale, poussé et soutenu par le rythme implacable qu’impulsent batterie et contrebasse. Une intervention très timbrée et délicate de la contrebasse opère un espace de respiration salutaire. Le rayonnant Seducing the Sun respire de délicatesse et de douceur. On se détend pour mieux se laisser porter par Galactica au rythme tendu jusqu’au paroxysme.
Son amour pour le jazz et l’improvisation, ainsi que son inspiration pour différents sons et couleurs, ont conduit Mika Hary d’Israël à New York à l’âge de 21 ans. Là, elle a reçu une bourse d’études à la célèbre « New School » pour le jazz et la musique contemporaine et a ensuite formé son premier groupe avec lequel elle a joué. C’est durant ces mêmes années que Mika Hary a commencé à créer un son bien à elle, un mélange de simplicité et de complexité. Sa voix expressive sait alternativement monter en intensité ou se faire douce et apaisante.
Bien sûr, les chefs-d’œuvre que furent « La Dolce Vita », « Huit et Demi », « La Strada », « Il était une fois dans l’Ouest » sont portés par les interprètes et le talent du réalisateur mais leur musique contribue en grande part à leur identité et leur succès. Dans ces films images et son se fondent l’un dans l’autre et imprègnent la mémoire collective.
Ce quartet de choc est constitué par le saxophoniste Rosario Giuliani, l’accordéoniste Luciano Biondini, le contrebassiste Enzo Pietropaoli et le batteur-percussionniste Michel Rabbia.
Le
saxophoniste Rosario Giulliani conserve un phrasé fluide et flamboyant mais tempère son expression qui se fait nostalgique et sensible, tant à l’alto qu’au soprano. Il converse avec son alter-ego, l’accordéoniste Luciano Biondini, véritable poète au doigté précis et délicat. Les dialogues des deux compères sont mis en valeur par une section rythmique qui favorise le dialogue des deux mélodistes. Enzo Pietropaoli assure des fondations solides et Michele Rabbia 
projette un espace sonore unique. Silence et tumulte se succèdent dans le décor que prodigue ce « bruitiste » délicat et artisanal, ce véritable sculpteur de son.
C’est en 2006 qu’Ibrahim Maalouf monte pour la première fois sur scène en solo au New Morning. 10 ans, un millier de concerts et des dizaines de pays traversés plus tard, il fête cette décennie de carrière scénique. 10 ans de Live, ça se fête !
L’enfant de Beyrouth né sous les bombes, ce prodige de la trompette à 4 pistons inventée par son père, s’est révélé comme une star du jazz au profil d’homme d’affaire. Sous son label « Mi’ster Productions » il commercialise ses huit albums
En septembre 2015, Ibrahim Maalouf fait coup double en sortant deux albums en même temps. Deux hommage à la femme. Deux projets, deux orchestres. « Kalthoum » et « Red & Black Light ». Le premier album célèbre la figure emblématique de la chanteuse que le trompettiste a écoutée durant son enfance, Oum Kalthoum. Son répertoire transcrit en jazz propose une « suite » de tableaux respectueux de l’écriture originelle. Avec une esthétique plis actuelle, plus électro, voire pop, le second opus est une ode à la femme d’aujourd’hui. Constitué de compositions du trompettiste et d’une reprise de Beyonce, il est accessible à un large public. Un album qui incite à danser et à chanter.
Ibrahim Maalouf a sélectionné les concerts les plus marquants et les propose au public sous plusieurs formes évoquées sur
« Day Breaks ». Douze chansons. Des grands noms du jazz invités en studio, le saxophoniste Wayne Shorter, l’organiste Dr Lonnie Smith et le batteur Brian Blade. Deux standards de jazz, Peace du pianiste Horace Silver et Fleurette Africaine de Duke Ellington. Neuf compositions originales. Une reprise de Neil Young, Don’n be denied.
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