Grégory Privat présente « Family Tree »

Grégory Privat présente « Family Tree »

« Family Tree », un jazz vibrant et envoutant

Grégory Privat présente « Family Tree », son premier album en trio. Avec douze compositions originales, le pianiste célèbre ses origines caribéennes et fait des clins d’œil aux rythmes créoles. Une musique créative, moderne et universelle.

Né en 1984 à la Martinique, Grégory Privat a eu pour première influence musicale son père, pianiste et membre du groupe « Malavoi ». Après avoir appris le piano classique dès l’âge de 6 ans et ce pendant 10 ans, il se tourne ensuite vers le jazz et mène de front des études d’ingénieur. A 27 ans, il fait le choix de se consacrer au jazz.

Le pianiste se produit sur les scènes françaises et enregistre deux albums en quintet, en 2011 « Ki Koté » et en 2013, un véritable hommage à sa terre natale, « Tales of Cyparis » qui le fait connaître au-delà de la France. En 2015, Grégory Privat grave l’album « Luminescence » en duo avec le batteur-percussionniste Sonny Troupé déjà présent dans les deux précédents quintets. On note aussi en 2015 sa participation dans le groupe « Liberetto » dirigé par le bassiste Lars Danielsson.

family-tree_couv_200Le 14 octobre 2016, c’est le premier album en trio de Grégory Privat qui voit le jour, « Family Tree » (ACT/PIAS). Sans surprise mais avec bonheur, l’opus est ancré dans ce qui constitue l’ADN musical du pianiste, la tradition musicale de la Martinique, sa terre de naissance.

Les cultures des habitants de la Martinique et de la Guadeloupe, qu’ils viennent d’Afrique, d’Europe, d’Inde ou même de Chine, ont fusionné pour créer ce qu’on nomme aujourd’hui la culture créole. C’est cette belle aventure qui inspire au pianiste le titre de l’album « Family Tree ».  En effet, Grégory Privat n’évoque pas la terminologie habituelle des « racines » pour faire référence aux bases constitutives de son inspiration musicale. Il utilise l’image d’un arbre qui s’élève et réunit toutes les branches qui ont pu se greffer à la musique d’origine.

Certes l’arbre généalogique du jazz a aussi de multiples racines ou branches dont l’une se trouve dans les Caraïbes et plus précisément dans les deux départements d’Outre-Mer où est apparue la biguine dans les années 60, ce rythme qui a laissé des traces dans le jazz français. Cette danse assez lente inspirée des rythmes traditionnels afro-caribéens du bèlè et du gwoka a intégré des éléments de la musette et du jazz-créole américain. La biguine a laissé une empreinte dans le jazz français et dans le zouk, musique pop dominante en Martinique et Guadeloupe.

Comme le dit ci-après le pianiste, on retrouve des clins d’œil à tous ces styles dans son premier album enregistré chez ACT. « Tous les éléments de la musique Antillaise sont présents en moi », dit Grégory Privat. « Ils trouvent leur chemin intuitivement et naturellement dans ma musique. Mais j’essaie toujours d’aller ailleurs, de découvrir de nouveaux styles jour après jour. »gregory-privatdiane-vo-ngoc_2_300

Pour sa nouvelle aventure en trio, Grégory Privat a voulu réunir autour de lui des partenaires qui se comprennent d’emblée et avancent dans la même direction que lui. Pour ce faire, il convoque deux nouveaux compagnons avec qui il a des références communes, deux musiciens très imprégnés comme lui de la culture martiniquaise.

Grégory Privat appelle à ses côtés le bassiste Linley Marthe. Ce dernier très intéressé par l’approche de la musique de Grégory Privat, délaisse sa basse électrique pour jouer exclusivement de la contrebasse sur tous les titres de l’album « Family Tree ». Aussi à l’aise avec le jazz qu’avec les rythmes créoles, Linley Marthe teinte l’album d’une sonorité chaude et grave.

Le pianiste a déjà eu l’occasion de jouer avec le jeune batteur martiniquais Laurent-Emmanuel dit « Tilo » Bertholo au sein du projet « Jazz Bèlè Philosophy » du trompettiste Franck Nicolas. Grégory Privat s’adjoint donc ce batteur qui possède à la fois la technique de l’instrument et celle de la créolité. En effet, Tilo Bertholo a assimilé toute les techniques du jazz moderne et revisite la tradition antillaise dans son approche de la batterie,

« Family Tree », un trio où l’entente humaine et musicale fonctionne. « Family Tree », un album lumineux qui narre des histoires aux émotions subtiles. « Family Tree », des ambiances nuancées et des lignes mélodiques sublimées par une pulsation rythmique sans cesse renouvelée.

Le titre éponyme, Family Tree, dessine une mélodie simple qui s’élève et se charge d’émotions. Le pianiste dresse un tableau musical délicat et voluptueux. La main droite évolue lyrique et virtuose alors que la main gauche plaque des accords percussifs. Tout en nuance, le morceau comporte à la fois des traits esquissés et de volubiles spirales rythmiques.

gregory-privat-triodiane-vo-ngoc_200Sur Zig Zagriyen le piano se fait véhément et percussif et se lance dans une poursuite infernale, poussé et soutenu par le rythme implacable qu’impulsent batterie et contrebasse. Une intervention très timbrée et délicate de la contrebasse opère un espace de respiration salutaire. Le rayonnant Seducing the Sun respire de délicatesse et de douceur. On se détend pour mieux se laisser porter par Galactica au rythme tendu jusqu’au paroxysme.

Happy Invasion fait dialoguer des suites d’accords rythmiques et des lignes mélodiques fluides aux notes égrenées au piano par une main droite véloce. On aime la pulsation et le rythme entêtant de Riddim où la virtuosité du pianiste sous-tend un lyrisme audacieux. Dans ce morceau l’équilibre est parfait entre les trois interprètes dont les interventions sonnent en parfaite osmose, chacun relance l’autre et le soutient à la fois, tous contribuent à part égale à un climat rythmique assez singulier et complexe.

Composés par Grégory Privat, les douze titres de « Family Tree » célèbrent un équilibre quasiment parfait entre mélodie et rythme. On baigne dans un monde radieux éclairé par un jazz vibrant et envoutant.

« Family Tree » ouvre avec le titre le plus court de l’opus qui porte le nom d’un sentiment que l’on éprouve de bout en bout de l’album… Le bonheur

Pour découvrir plus avant le pianiste Grégory Privat, rien de mieux qu’un clic vers son site

Bientôt… « Le Tigre » de Camille Bertault

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Jazz à Vienne 2020 – Trois nouveaux noms dévoilés

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Mika Hary sort son premier album

Mika Hary sort son premier album

Mika Hary, une nouvelle voix à découvrir

Mika Hary sort son premier album « When Morning Comes ». On découvre une nouvelle chanteuse aux lisières du jazz, de la world et de la pop. Sa voix sensible et légère navigue entre douceur et puissance.

mikaharry-cover_200Son amour pour le jazz et l’improvisation, ainsi que son inspiration pour différents sons et couleurs, ont conduit Mika Hary d’Israël à New York à l’âge de 21 ans. Là, elle a reçu une bourse d’études à la célèbre « New School » pour le jazz et la musique contemporaine et a ensuite formé son premier groupe avec lequel elle a joué. C’est durant ces mêmes années que Mika Hary a commencé à créer un son bien à elle, un mélange de simplicité et de complexité. Sa voix expressive sait alternativement monter en intensité ou se faire douce et apaisante.

Après de nombreuses rencontres artistiques et de multiples concerts, Mika Hary présente son premier album « When Morning Comes » (B.P LTD / Labeleh Music) sorti le 26 septembre. Le CD conte l’histoire de la quête d’une jeune femme qui cherche sa place dans le monde et s’interroge sur elle-même et sur les autres.

Aux dires de son producteur new yorkais Matt Pierson, « le son de Mika, distinctif et émotionnel, vous attrape et son incroyable sens de la narration à la fois lyrique et mélodique, captive ». Celui qui a travaillé avec de grands noms du jazz (Joshua Redman, Pat Metheny, Brad Mehldau) est rejoint dans son appréciation par le manager actuel de la chanteuse, Asher Bitansky, qui a précédemment travaillé avec Noa et Yaël Naïm.

Mika Hary joue avec de jeunes musiciens New-Yorkais, Nir Felder à la guitare, Sam Yahel aux piano/claviers, Jonathan Levy à la basse et de Jordan Perlson à la batterie. La chanteuse a confié les arrangements au flûtiste Hadar Noiberg.

Sur « When Morning Comes », Mika Hary s’efforce de créer une musique fluide, douce et légère qui tente de mélanger les genres. On reste attentif à l’orientation de la carrière de cette artiste et à son évolution musicale. Entre jazz, pop et world, il faut quelquefois choisir.

Pour les amateurs de « découverte live », Mika Hary sera en concert le 22 novembre au New Morning, en 1ère partie des Balkan Beat Box.

Bientôt… « Le Tigre » de Camille Bertault

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Jazz à Vienne 2020 – Trois nouveaux noms dévoilés

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« Cinema Italia » par Rosario-Giuliani-Luciano-Biondini

« Cinema Italia » par Rosario-Giuliani-Luciano-Biondini

Quatre jazzmen italiens jouent leur cinéma en Noir et Blanc

L’album « Cinema Italia » honore ces grands films du cinéma italien où la musique dit ce que les images ne peuvent exprimer. Un disque en « Noir et Blanc » joué par quatre jazzmen italiens inspirés.

cinema-italia_couvBien sûr, les chefs-d’œuvre que furent « La Dolce Vita », « Huit et Demi », « La Strada », « Il était une fois dans l’Ouest » sont portés par les interprètes et le talent du réalisateur mais leur musique contribue en grande part à leur identité et leur succès. Dans ces films images et son se fondent l’un dans l’autre et imprègnent la mémoire collective.

Pourtant construire un projet sur les musiques du grand cinéma italien n’a rien de très original et constitue même un pari risqué dans la mesure où nombre de musiciens s’y sont déjà essayé. Il a fallu l’inventivité et le talent de quatre musiciens italiens pour transformer le challenge en une réussite qui prend la forme de l’album « Cinema Italia » sorti le 07 octobre chez Via Veneto & Jando Music avec une distribution assurée par Socadisc.

giuliani-biondini-pietropaoli-rabbia_photo_paolo-soriani_200Ce quartet de choc est constitué par le saxophoniste Rosario Giuliani, l’accordéoniste Luciano Biondini, le contrebassiste Enzo Pietropaoli et le batteur-percussionniste Michel Rabbia.

Neuf titres enregistrés. Quatre compositions de Nino Rota qui font ressurgir les images des films de Fellini, « La Strada », « La Dolce Vita » et « Huit et Demi » mais aussi le « Roméo et Juliette » de Zeffirelli. Trois thèmes d’Ennio Morricone. Voilà que défilent les images de « Cinema Paradiso » de Giuseppe Tornatore puis clignotent les titres de deux films légendaires, « Il était une fois en Amérique » et « Il était une fois dans l’Ouest » de Sergio Leone. Deux compositions originales écrites par les deux solistes s’ajoutent aux thèmes inoubliables. Ils ne déparent pas dans l’ensemble des musiques de Rota et Morricone et s’inscrivent tout à fait dans le même esprit,  Bianco e Nero de Rosario Giuliani et What is there What is not de Luciano Biondini.

« Cinema Italia », un album sensible et inventif où le jazz résonne en noir et blanc. Le rideau de scène se lève sur une musique tamisée où la mélodie triomphe dans des décors intimistes. Les airs inoubliables de Rota et Morricone sont modernisés.

rosario-giuliani_200Le luciano-biondini_200saxophoniste Rosario Giulliani conserve un phrasé fluide et flamboyant mais tempère son expression qui se fait nostalgique et sensible, tant à l’alto qu’au soprano. Il converse avec son alter-ego, l’accordéoniste Luciano Biondini, véritable poète au doigté précis et délicat. Les dialogues des deux compères sont mis en valeur par une section rythmique qui favorise le dialogue des deux mélodistes. Enzo Pietropaoli assure des fondations solides et Michele Rabbia michele-rabbia_200enzo-pietropaoli_200projette un espace sonore unique. Silence et tumulte se succèdent dans le décor que prodigue ce « bruitiste » délicat et artisanal, ce véritable sculpteur de son.

L’écriture de Rota et Morricone est respectée mais tous les thèmes sont « mis en son » et même « mis en scène » par les quatre musiciens complices qui deviennent de véritables créateurs d’ambiances. La Dolce Vita flotte en quasi-apesanteur. Sur 8 e 1/2 les spirales musicales du saxophone et de l’accordéon s’enlacent jusqu’à donner le vertige. Légèreté et drame se côtoient dans l’interprétation de La Strada. Même sans harmonica « C’era Una Volta II West » résonne de nostalgie et d’espérance. Les quatre musiciens excellent à restituer les souvenirs sous-tendus par Deborah’s Theme

« Cinema Italia ». Un charme infini. Une musicalité inventive et renouvelée. Les images des films défilent. On se souvient, on vibre, on frissonne, on tremble ou on sourit, on tourne et valse avec la fête foraine. On se laisse entraîner dans le tourbillon des mélodies.

Bientôt… « Le Tigre » de Camille Bertault

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« Un Poco Loco » revient avec « Ornithologie »

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Jazz à Vienne 2020 – Trois nouveaux noms dévoilés

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Ibrahim Maalouf, « 10 ans de Live ! »

Ibrahim Maalouf, « 10 ans de Live ! »

10 ans de Live, ça se fête !

En 2006 Ibrahim Maalouf s’est lancé dans l’aventure avec son premier album « Diasporas » présenté sur scène la même année. Huit albums plus tard, Ibrahim Maalouf est devenu un artiste incontournable. Le 07 octobre, il fête ses 10 ans de Live avec un coffret exceptionnel.

Ibrahim Maalouf - 10 ans de live - cover digitalC’est en 2006 qu’Ibrahim Maalouf monte pour la première fois sur scène en solo au New Morning. 10 ans, un millier de concerts et des dizaines de pays traversés plus tard, il fête cette décennie de carrière scénique. 10 ans de Live, ça se fête !

mister-productions_logo_200L’enfant de Beyrouth né sous les bombes, ce prodige de la trompette à 4 pistons inventée par son père, s’est révélé comme une star du jazz au profil d’homme d’affaire. Sous son label « Mi’ster Productions » il commercialise ses huit albums

Pour évoquer sa trajectoire et l’anniversaire de ses « 10 ans de Live », il parait essentiel de revisiter la discographie d’Ibrahim Maalouf car c’est bien à partir de ce terreau qu’au fil des années le trompettiste a alimenté ses spectacles de scène, les a enrichis, les a habités.

Huit albums. Le tryptique « Diasporas » (2007), « Diachronism » (2009) et « Diagnostic » (2011), tous trois  réédités en 2013 dans le coffret « Dias ». En 2012 sort le merveilleux album « Wind », une musique délicate et précieuse qui a accompagné la projection du film muet de René Clair, « La proie du vent » à la Cinémathèque française. Il constitue aussi un hommage à Miles Davis.

L’année 2013 voit la parution de l’album « Illusions », intense et lumineux. L’opus affiche un côté pop-rock et prend quelques distances avec le jazz. L’artiste y présente une nouvelle facette de son art qu’il met en scène avec plus d’exubérance. Il élargit son public. Cette démarche n’est pas sans évoquer celle d’un autre célèbre trompettiste nommé Miles Davis qui a marqué le jazz de son empreinte. En 2014 Ibrahim Maalouf propose le délicieux « Au pays d’Alice… » avec le rappeur Oxmo Puccino. Une splendide adaptation de l’histoire d’Alice au Pays des Merveilles de Lewis Caroll. Un projet ambitieux et magique, un « presqu’opéra » dont la diffusion scénique est restée trop confidentielle.

anzh_ibrahimmaalouf_200En septembre 2015, Ibrahim Maalouf fait coup double en sortant deux albums en même temps. Deux hommage à la femme. Deux projets, deux orchestres. « Kalthoum » et « Red & Black Light ». Le premier album célèbre la figure emblématique de la chanteuse que le trompettiste a écoutée durant son enfance, Oum Kalthoum. Son répertoire transcrit en jazz propose une « suite » de tableaux respectueux de l’écriture originelle. Avec une esthétique plis actuelle, plus électro, voire pop, le second opus est une ode à la femme d’aujourd’hui. Constitué de compositions du trompettiste et d’une reprise de Beyonce, il est accessible à un large public. Un album qui incite à danser et à chanter.

Pour avoir suivi l’évolution sur scène du trompettiste depuis ses premiers débuts, on peut témoigner de la présence scénique réelle qu’exerce Ibrahim Maalouf. Chez lui on peut vraiment parler de l’alliance du charisme et de l’intelligence musicale. D’année en année on a vu ce musicien transformer ses concerts en des shows dont la qualité musicale n’est jamais sacrifiée. Ibrahim Maalouf assume tous les rôles. Compositeur, interprète, organisateur, il pratique avec bonheur l’art la pédagogie depuis longtemps et sait aussi communiquer avec les foules.

Sa prestation triomphale en ouverture du Festival « Jazz à Vienne » cet été est un exemple probant de sa capacité à soulever le public. Dans la même journée, il a présenté un tryptique musical. Le matin un spectacle pédagogique destiné à sensibiliser le jeune public au jazz. En soirée a développé durant deux sets les répertoires de ses deux albums « Kalthoum » et « Red & Black Light ». Le spectacle fut captivant et généreux. Il comblé les 8 000 spectateurs du Théâtre Antique de Vienne qui seront sûrement nombreux à revenir l’écouter à Lyon le 05 décembre.

Un bon millier de concerts en France et à travers le monde, des récompenses (Victoire du Jazz, Victoire de la Musique, plusieurs disques d’or), des centaines de milliers d’albums vendus sur son propre label, ainsi que différentes musiques de film. Ibrahim Maalouf est devenu un artiste incontournable.

C’est pour garder une trace durable de ses meilleurs souvenirs de scène que le trompettiste10-ans-de-live-ibrahim-maalouf-compil-3d_250 Ibrahim Maalouf a sélectionné les concerts les plus marquants et les propose au public sous plusieurs formes évoquées sur le site de l’artiste.
 
Dans le projet discographique il y a plus de 10 morceaux inédits jamais gravés sur les albums mais joués sur scène depuis des années. Qabu ou encore Jamal, des versions incroyables de True sorry, avec des musiciens venus de partout. La Javanaise avec Juliette Gréco, un moment magique à l’Olympia. Et de nombreux autres moments inoubliables.

À anniversaire exceptionnel, coffret exceptionnel ! Le 07 octobre sortira « 10 ans de Live », coffret se déclinant en divers formats et dans lequel on retrouve en CD, DVD ou sur clef USB des morceaux inédits, et des versions inoubliables des meilleurs titres joués partout dans le monde par Ibrahim Maalouf, ses musiciens, et des invités comme Juliette Gréco avec qui fut enregistrée à l’Olympia une version magique de La Javanaise.

Ibrahim Maalouf organise aussi une tournée de 19 dates. États-Unis, Canada, Suisse, Allemagne, Finlande et Monaco… sans oublier la France avec des concerts dans les Zénith à Strasbourg, Dijon, Lille, Toulouse, Grenoble, dont celui de Paris le 03 Décembre, sans oublier le festival « Nancy Jazz Pulsations » et Lyon où il sera le 05 décembre pour un concert à 20h à l’Amphithéâtre de la Cité Internationale. Il terminera par une date historique à l’AccorHôtels Arena le 14 Décembre 2016.

En attendant les concerts on se plait à écouter un extrait du coffret, Red & Black Light enregistré au Zénith Nantes Métropole.

Tant pis s’il agace les puristes du jazz qui voit en lui un trompettiste devenu homme d’affaire. Ibrahim Maalouf demeure avant tout un musicien qui déclenche l’enthousiasme tout en produisant une musique dont il soigne à la perfection. 10 ans de Live ! … et bien sûr on attend la prochaine décennie.

Bientôt… « Le Tigre » de Camille Bertault

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Norah Jones de retour avec « Day Breaks »

Norah Jones de retour avec « Day Breaks »

Au piano, Norah Jones flirte avec le jazz

Sur le Label Blue Note records, la chanteuse Norah Jones renoue avec le clavier de son piano et teinte de jazz l’univers de son album « Day Breaks ». L’amour et le contexte socio-politique s’invitent dans une atmosphère plutôt sépia.

250-250_couv-day-breaks« Day Breaks ». Douze chansons. Des grands noms du jazz invités en studio, le saxophoniste Wayne Shorter, l’organiste Dr Lonnie Smith et le batteur Brian Blade. Deux standards de jazz, Peace du pianiste Horace Silver et Fleurette Africaine de Duke Ellington. Neuf compositions originales. Une reprise de Neil Young, Don’n be denied.

Comme déjà annoncé dans l’article du mois d’août avec l’écoute du morceau Carry On, Norah Jones revient quelque peu au monde du jazz. Pour ce retour annoncé à ses racines, la fille de Ravi Shankar s’est bien entourée. En effet, aux crédits de l’album, on trouve le batteur Brian Blade, déjà présent sur le premier disque de la chanteuse. Il assure une assise rythmique solide. Le bassiste John Patitucci et le légendaire saxophoniste Wayne Shorter, le rejoignent sur quelques titres.

C’est vraiment avec grand plaisir qu’on écoute le solo de Wayne Shorter au saxophone soprano sur Peace, le titre d’Horace Silver. Sur la fameuse composition de Duke Ellington, Fleurette Africaine, Norah Jones se contente de fredonner la mélodie sur la dernière plage de l’album. Sa  méditation est soutenue alors par une improvisation apaisée de Wayne Shorter. On ne pouvait rêver meilleure chanson pour terminer l’album300-72_norahjones.

Sur deux titres, Norah Jones est accompagnée du batteur Karriem Riggins, du bassiste Vicente Archer et d’une section de cuivres composée du trompettiste Dave Guy, du tromboniste J. Walter Hawkes et du saxophoniste ténor Leon Michels. Avec cette formation, l’atmosphère tricote du côté des musiques folk et country teintées d’accents soul. On oublie vite Once I had a laugh plutôt délayé pour préférer la reprise du titre de Neil Young Don’t be denied plus vibrant. Sans doute la chanteuse est-elle nostalgique de l’époque où elle chantait ce titre avec son girl-band « Puss N Boots » durant les premières parties des concerts de Neil Young.

Norah Jones a écrit ou co-écrit neuf des pistes de l’album avec Sarah Oda. De la collaboration des deux femmes est issu le titre It’s a wonderful time for love qui balance sur un tempo très swing et que Norah Jones interprète en trio. La ballade Tragedy fait aussi partie de ces compositions à quatre mains. L’orgue colore le morceau d’accents soul-bluesy et contraste par sa légèreté avec le titre précédent.

L’organiste Dr Lonnie Smith est aussi présent sur Burn, une mélopée au climat sombre. Après les titres enregistrés avec Wayne Shorter, Brian Blade et John Patitucci, une des plus belles réussites de l’album est sans doute la chanson la plus rythmée, Flipside où l’orgue se mêle à la ligne de basse jouée par la pianiste. Sur ce thème, le chant de Norah Jones s’élève jusqu’à devenir un cri libérateur. On aime cette énergie dont l’album manque un peu. Au son de ce morceau on fait aussi le lien avec les écoutes musicales qui ont inspiré la chanteuse, les albums de soul jazz des années 60, les trios avec orgue et surtout l’album « Compared to What » de Les McCann. La filiation est saisissante.

Ainsi, avec « Day Breaks », le Label Blue Note mêle les grandes légendes de son passé avec une artiste d’aujourd’hui dont il n’est pas exclut qu’elle fasse aussi partie de l’avenir du label.

A noter sur l’agenda des concerts de cette fin d’année la première date de la tournée française de Norah Jones qui sera à Lyon le 11 novembre à 20h, à l’Amphithéâtre 3000 de la Cité Internationale.

Bientôt… « Le Tigre » de Camille Bertault

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« Un Poco Loco » revient avec « Ornithologie »

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Après « Feelin’ Pretty » consacré à « West Side Story » de Leonard Bernstein, « Un Poco Loco » revient avec « Ornithologie ». Cette fois, les talentueux Fidel Fourneyron, Geoffroy Gesser et Sébastien Beliah revisitent la musique de l’altiste Charlie Parker. Le défi est un peu fou mais c’est avec brio et fantaisie que les trois musiciens se réapproprient la musique de Bird. Trombone, clarinette/saxophone ténor et contrebasse jouent avec le répertoire de Parker. C’est virtuose, pétillant, jubilatoire et innovant. Une insolente réussite !

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Jazz à Vienne 2020 – Trois nouveaux noms dévoilés

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« Jazz à Vienne » 2020 lève le voile sur trois nouveaux noms de sa programmation. Le 27 juin 2020 le rapper new-yorkais NAS est annoncé à Vienne. Le 08 juillet 2020, la Soirée Soul accueille la reine de la soul américaine, Jill Scott, précédée en set d’ouverture, par l’auteur-compositeur-interprète londonien Michael Kiwanuka. Trois artistes qui viennent fouler la scène du Théâtre Antique pour la première fois !

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« Sfumato », Emile Parisien Quintet avec Joachim Kühn

« Sfumato », Emile Parisien Quintet avec Joachim Kühn

L’élégance furieuse de « Sfumato »

« Sfumato », le dernier album en quintet du saxophoniste Émile Parisien poursuit une aventure commencée en 2015 à « Jazz in Marciac ». Le pianiste allemand Joachim Kühn apporte son expérience et son talent. Énergie et liberté font bon ménage.

CoverL’album « Sfumato » (ACT/[PIAS]) annoncé pour le 07 octobre résulte d’une aventure musicale initiée en 2015 lors d’une carte blanche proposée au saxophoniste Émile Parisien par le festival « Jazz in Marciac ».

Après avoir joué avec Daniel Humair et Michel Portal, rien d’étonnant à ce qu’Émile Parisien se soit rapproché du légendaire pianiste Joachim Kühn qui, avec les deux premiers cités, a contribué à l’émergence d’un jazz européen. Ainsi le nouveau projet d’Émile Parisien en quintet réunit Joachim Kühn au piano, Manu Codjia à la guitare, Simon Taillieu à la contrebasse et Mario Costa à la batterie. Deux invités prestigieux, le clarinettiste Michel Portal et l’accordéoniste Vincent Peirani, rejoignent le quintet sur trois plages de l’album.

« Sfumato », le jazz libre et créatif d’un quintet intergénérationnel. Les années de différence qui séparent le pianiste de ses jeunes partenaires ne font pas obstacle à leur entente car une même philosophie musicale les unit. Créer une musique instantanée construite en symbiose où improvisation et énergie s’allient pour créer des climats émotionnels variés.

EMILE PARISIENOuvert sur toute les cultures et les genres musicaux Émile Parisien est un artiste multi-récompensé, désigné « Artiste de l’année » par le Prix Django Rheinhardt en 2012, distingué aux » Victoires du Jazz » à deux occasions, (2009 et 2014), nommé « Artiste Spedidam ». Sa large vision musicale lui a permis de se produire en en quartet, en duo, avec Yaron Herman, Vincent Peirani, Michel Portal et Daniel Humair. Il a aussi prêté ses services à Stéphane Kerecki, Anne Paceo et bien d’autres. Émile Parisien est un des représentants de la jeune scène européenne actuelle du jazz contemporain comme jadis le fut Joachim Kühn.

© RinderspacherC’est en effet au sein du trio Kühn/Jenny-Clark/Humair que le pianiste a contribué à dessiner un jazz européen créatif. Dans cette même dynamique de jazz libre, Joachim Kühn a aussi joué avec Ornette Coleman, Archie Shepp ou Pharoah Sanders. C’est donc son talent et sa riche expérience que le pianiste apporte au quartet d’Émile Parisien. Ainsi, Joachim Kühn, par son jeu qui allie classicisme et modernisme vient tempérer la virtuosité étincelante d’Émile Parisien. Dans Duet for Daniel Humair les deux solistes rivalisent de liberté et construisent un discours moderne et nuancé proche de la musique contemporaine. 

Émile Parisien vit le jazz tant avec son esprit qu’avec son corps. S’il s’agite sur scène et peut dérouter certains spectateurs par ses mouvements anarchiques, le saxophoniste produit une musique au swing indubitable. Le voir s’agiter et grimacer sur scène fait souvent oublier que sa musique coule avec une fluidité toute naturelle. Cela devient une évidence à l’écoute de « Sfumato ». En effet a contrario de ses postures corporelles ou de ses mimiques faciales, le flow du saxophoniste respire. Même sur les tempi rapides une musique précise coule du saxophone soprano en fusion.

Parisien_Kuehn13Les musiciens s’amusent et content des histoires. Le Clown Tueur de la fête foraine narré en trois parties et les deux épisodes de Balladibiza. Les invités, Michel Portal et Vincent Peirani, ne sont pas en reste sur les trois titres où ils interviennent. Ils participent à la tonalité alternativement sombre et lumineuse de l’album.

Tous les instrumentistes du groupe jouent à part égale. La virtuosité éblouissante d’Émile Parisien. Le jeu lyrique de Joachim Kühn. La guitare réverbérée et écorchée de Manu Codjia. Le groove tellurique de Mario Costa et Simon Tailleu qui soutiennent  avec brio l’expression des solistes. On a particulièrement été sensible aux deux compositions de Joachim Kühn qui mettent en valeur l’alchimie du groupe. Arôme de l’Air tonique et enlevé et Brainmachine plus sombre et torturé.

Des plages de l’album se dégage un flou artistique. Difficile en fait de définir le climat global du disque qui navigue dans des atmosphères aux couleurs changeantes. N’est-ce pas ce qu’annonce le titre de l’album en faisant référence à une technique de peinture, le sfumato qu’employaient les artistes de la Renaissance pour flouter la réalité ?

Comme si la virtuosité des musiciens dissimulait la réalité de la musique pour mieux la révéler. « Sfumato », un album où les artistes suggèrent la musique et la mettent en perspective. Un jazz d’une liberté tout à fait contrôlée et d’une grande vitalité où alternent écriture et séquences d’improvisation.

 

Bientôt… « Le Tigre » de Camille Bertault

Bientôt… « Le Tigre » de Camille Bertault

Deux ans après le bluffant « Pas de géant », « Le Tigre » de Camille Bertault va rugir. Sur cet album annoncé pour le 17 avril 2020, la chanteuse laisse exploser son talent de compositrice et d’auteure. Sa voix agile et claire se déploie sur un nuancier qui allie avec subtilité, groove, humour et émotions. Avant de l’écouter à Paris le 27 avril 2020 au New Morning, Camille Bertault déroule une Todolist! à l’énergie vigoureuse et aux échos électro funk. A écouter de toute urgence !

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