Atmosphères mouvantes d’une poésie cosmique Après un premier album éponyme paru en 2019, ORBIT revient en 2023 avec « In-Visibility ». Sur cet opus, « Oliva-Rainey-Boisseau International Trio » propose un voyage musico-cosmique dont la dernière étape porte le...
Jazz Campus en Clunisois 2021 – 60% de Matière Grave
Elégance, sensibilité et légèreté
Pour sa quatrième soirée, Jazz Campus en Clunisois 2021 propose « 60% de Matière Grave », un projet mené par le contrebassiste Jean-Philippe Viret avec Jean-Charles Richard au saxophone baryton et François Thuillier au tuba. Lors du concert du 25 août au Théâtre les Arts de Cluny, ces trois instruments imposants ont révélé au public combien la légèreté fait partie de leur vocabulaire. Leur musique élégante et sensible a fait l’unanimité.
Composé de trois instruments de familles différentes, cordes, bois à anche simple et cuivre, le trio acoustique réuni autour de Jean-Christophe Viret a offert aux spectateurs du festival Jazz Campus en Clunisois une musique d’une grâce sans pareille. En effet, le 25 août 2021, les trois musiciens ont exploré avec délice l’univers infini de la matière grave et offert au public du Théâtre les Arts de Cluny une musique exigeante mais accessible, inventive et savoureuse, radieuse et lyrique.
Relégués au fond de l’orchestre symphonique où ils sont appelés « les gros », la contrebasse, le saxophone baryton et le tuba assurent la fondation indispensable de toute harmonie. Lorsqu’ils sont confiés aux mains des jazzmen virtuoses que sont Jean-Philippe Viret (contrebasse), Jean-Charles Richard (saxophone baryton) et François Thuillier (tuba), ces instruments ont dispensé une musique élégante, sensible et d’une inouïe légèreté.
Tout au long du concert, les trois musiciens hors du commun font preuve d’une maîtrise technique sans faille et aux cours de leurs improvisations, ils développent des nuances harmoniques raffinées tout en assurant la dimension rythmique d’une musique chambriste légère et sensible. Sur les élégantes mélodies, la parole circule avec fluidité entre les trois instrumentistes.
Lorsque le saxophoniste véloce et le tubiste virtuose explorent le registre aigu de leurs instruments respectifs, la contrebasse assure une solide assise rythmique. Les rôles s’inversent et à leur tour, tuba et baryton proposent un écrin rythmique aux cordes de la contrebasse boisée que caresse l’archet. Chants et contrechants se parent de délicatesse. Les molécules aériennes n’en finissent pas de vibrer, soumises tour à tour à une nostalgie délicate, à un swing débridé, une tendresse mélancolique ou un brin de gravité réflexive.
Les musiciens se permettent des fantaisies mélodiques, véritables merveilles de délicatesse. Les sons rebondissent et malgré ses phrasés complexes, la musique swingue de malice et réserve des moments surprenants… lorsque le tubiste chante dans l’embouchure en même temps qu’il souffle, quand la contrebasse endosse le rôle d’un surdo et entraîne les notes dans une procession dansante que ne renieraient point les Brésiliens.
Au fil de la soirée se succèdent les compositions de Jean-Philippe Viret, Entre deux rêves, Pour rire en Mai, Un Chinon, chinon, un nichon, Mon petit lapin (en hommage au violoniste Stéphane Grappelli qui affublait ses accompagnateurs de ce nom), De fil en aiguille, Choro devant. C’est avec Lucullus, joué en rappel que se termine le concert, Sur cette composition de François Thuillier empreinte de nostalgie, les trois instruments font preuve de mordant autant que de velouté.
Le public a savouré les nuances harmoniques raffinées de ce concert qui s’est avéré un véritable concentré d’émotions. Finallement, contrebasse, saxophone baryton et tuba ne sont pas aussi graves qu’ils y paraissent.
ORBIT revient avec « In-Visibility »
« Caravan Party » avec Johan Farjot & Friends
L’album « Caravan Party » propose un voyage festif placé sous le signe du swing. Au fil des quinze titres, le pianiste Johan Farjot célèbre plusieurs décennies de musiques populaires et des compositrices du 20e siècle. De nombreux artistes invités participent à la fête et élaborent avec lui une playlist réjouissante.
Andy Emler MegaOctet dévoile « No Rush ! »
Neuvième enregistrement studio du Andy Emler MegaOctet, « No Rush ! » enchante de bout en bout…. solistes virtuoses, écriture innovante, groove flamboyant. Energique et sensible à la fois, la musique prend son temps, explose ou murmure. Un album essentiel et incontournable.









La contrebasse terrienne, le piano volubile et la batterie volcanique parviennent à suspendre le temps et à captiver l’attention des spectateurs qui succombent au charme de la musique de Felsh!



Du début à la fin du set, on perçoit dans le jeu des trois compères des prises de risques insensées comme seuls savent les prendre et en triompher, les musiciens inventifs virtuoses. Envol de nappes planantes, guitare éthérée, profonde désespérance du violoncelle, complainte du violon, musique sautillante et vive, énergie frénétique, sons étirés, archets virevoltants, tensions extatiques, subtiles respirations hors du temps, envoûtantes sonorités. Avec une désinvolte bienveillance, la guitare arbitre le dialogue entre l’archet du violon et celui du violoncelle.
Il fait référence au mythe d’Icare mais incite à prendre soin, I Care, pour éviter de se brûler les ailes et s’échapper du monde actuel en déroute.


