Pierre de Bethmann Trio Jazz à Vienne

Pierre de Bethmann Trio Jazz à Vienne

Pierre de Bethmann Trio, une parenthèse lumineuse

Le 07 juillet le trio de Pierre de Bethmann se produit à Cybèle. Aux côtés du pianiste, le batteur Tony Rabeson et le contrebassiste Sylvain Romano. Au programme du set, des standards revisités par ce pianiste toujours inspiré.

320_P-de-Bethmann_JAV-Cybele_07072016_NVPour le plus grand plaisir du public, Pierre de Bethmann retrouve le clavier du piano après avoir assumé la position de président du jury durant les 3 jours du Tremplin RéZZo Focal Jazz à Vienne. Parallèlement à son projet Illium qui n’a cessé d’évoluer et à toutes ses activités de sideman, ce pianiste de renom renoue avec la tradition du trio qu’il avait déjà exploré avec Prysm  de 1994 à 2001. Depuis 2012 avec Sylvain Romano et Tony Rabeson, Pierre de Bethmann explore en trio acoustique les standards du jazz auxquels il insuffle sérénité et swing. L’album « Essais/Volume 1 » sorti en 2015 témoigne de leur art musical.320_Tony-Rabeson_JAV-Cybele_07072016_NV

Sur scène, les trois compagnons fonction320_Sylvain-Romano_JAV-Cibele_0707.jpg_NVnent dans une osmose parfaite. Les regards se croisent, les sourires fusent. La musique du trio respire. Avec discrétion, le batteur Tony Rabeson assure une pulsation sereine mais ferme. Avec précision et souplesse, le contrebassiste Sylvain Romano incarne une sorte de force tranquille. Au piano, Pierre de Bethmann développe son art avec brio. Sensibilité, harmonisation impressionniste et sens de la mélodie.

C’est une version moderne que le trio donne du morceau de Tony Murena et Joseph Colombo, Indifférence. Le thème conserve son charme et sa nostalgie. Après un poignant Chant des Marais, l’atmosphère prend des teintes monkiennes sur Thelonious puis se teinte de classicisme sur une ballade interprétée avec délicatesse. Le public attentif savoure cet instant hors du temps et du tumulte.

Sur la scène de Cybèle, lumière et mélodie habitent la musique du Pierre de Bethmann Trio

Susanne Abbuehl en résidence à l’AmphiJazz de Lyon

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« Kuria Suite » par Knut Kristiansen & Bergen Big Band

« Kuria Suite » par Knut Kristiansen & Bergen Big Band

« Kuria Suite », fusion entre jazz et tradition africaine

L’album « Kuria Suite » (Grappa Musikk/Outhere Distribution) propose une musique au swing très jazz enregistrée par Knut Kristiansen et le Bergen Big Band. Un idiome jazz moderne imprégné de la culture du peuple Kuria.

En 1990 le pianiste de jazz Knut Kristiansen s’est engagé dans un travail de recherche autour de la musique du peuple Kuria à Nyanza au Kenya. A la suite de cela, ses résultats furent publiés sur un livre et une cassette. Ce travail influença sa carrière de musicien. Lorsque le Bergen Big Band lui demanda une création à présenter au Vossa Jazz Festival de 2011, Knut Kristiansen décida d’utiliser cette expérience comme un point de départ à l’album.

320_Knut-KristiansenTout au long de sa vie, Knut Kristiansen a œuvré pour le jazz y compris au sein de la ville de Bergen dont il est natif. Kristiansen n’a pas seulement puisé son inspiration dans la musique kuria. Il a aussi été influencé par les morceaux de Duke Ellington pour big band, qu’il écoute depuis son enfance. Le pianiste est aussi un des meilleurs interprètes européens de la musique de Thelonious Monk.

A 30 ans Knut Kristiansen s’est aussi intéressé aux musiques africaines et cubaines. En 1982 il a fondé les projets Gambian-Norwegian-Friendship Orchestra et Son Mu. C’est avec cette dernière formation qu’il a collaboré avec le saxophoniste cubain Paquito D’Rivera au Vossa Jazz Festival de 1985.300_bergen-big-band En 2008 et 2009, il a aussi présenté des concerts avec le chanteur ouest africain joueur de kora, Mory Kanté.

Le Bergen Big Band  est quant à  lui une des plus importants big bands norvégiens qui a collaboré entre autres musiciens avec Maria Schneider, Andy Sheppard, Phil Woods, John Surman, Paquito D’Rivera, Gianluigi Trovesi et Mathias Eick.

Même si l’album « Kuria Suite » est principalement basé sur des musiques traditionnelles arrangées, Knut Kristiansen et le Bergen Big Band ont enregistré avec « Kuria Suite » un jazz moderne au swing renouvelé.

Section de cuivre rutilante avec treize instrumentistes. Section rythmique éclatante. Lars Storck aux congas, Franck Jakobsen à la batterie et aux percussions, Ivar Kolve aux marimba et vibraphone apportent une coloration africaine à un jazz orchestral somptueux et effervescent. Des 18 plages de l’album émergent de riches contrastes. On a particulièrement été sensible à la construction de u répertoire de l’album et aux virgules où interviennent les solistes. Ces plages courtes font respirer la musique et introduisent les morceaux interprétés en grande formation dont elles donnent le ton en quelque sorte. Ainsi préparée, l’oreille est plus réceptive à l’écoute des titres orchestraux. La modernité des arrangements met en valeur la trame traditionnelle et ménage de grands espaces de liberté aux solistes.

Le making of de l’album permet de prendre la mesure du travail qui a précédé l’enregistrement. Une incitation à l’écoute intégrale du disque qui va combler les amateurs de musique orchestrale mais pas qu’eux.

Susanne Abbuehl en résidence à l’AmphiJazz de Lyon

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Hommage à Django Rheindhardt Jazz à Vienne

Hommage à Django Rheindhardt Jazz à Vienne

Tradition et modernité honorent Django Rheinhartd

« Hommage à Django Rheinhardt » à deux facettes. Du swing majeur offert par un héritier incontestable de Django, Angelo Debarre avec à ses côtés Marius Apostol. Puis l’Amazing Keystone Big Band et ses invités, Stochelo Rosenberg, Marian Badoï et James Carter.

300_Angelo-Debarre-Gipsy Unity_06072016_JAV_NVIncontestable héritier de Django Rheinhardt, Angelo Debarre assure la première partie de soirée avec son Gipsy Unity où il trouve sa pleine expression. Du jazz manouche au swing entraînant. Le guitariste en grande forme est toujours aussi prodigieux sur les cadences vives où il déploie sa technique impressionnante. Transparaît alors une autre de ses influences majeures, celle de Charlie Parker et du be-bop. Il pousse la tension au maximum lors de ses descentes ou montées d’accords diminués dans le pur style de Charlie Christian. Sur les ballades il sait aussi faire chanter les cordes de sa guitare dont il tire des accents langoureux.

A-Debarre-M-Apostol_JAV_06072016_NV_6245Aux côtés d’Angelo Debarre on retrouve de nouveau le violoniste Marius Apostol. Tous deux étaient déjà présents sur la scène de Vienne en 2003, appelés par Biréli Lagrène lors de la grande réunion manouche animée par le « Gypsy Project & Friends ». L’expression du violoniste explore le registre de la virtuosité avec lyrisme et sensibilité.  Stéphane Grapelli a un héritier de plus avec Marius Apostol. Le groupe présente une section rythmique manouche à la rigueur implacable. La pompe est assurée par un duo de guitaristes émérites et très réactifs aux interventions des solistes, Tchavolo Hassan et le fils du leader, Ranggy Debarre. La contrebasse est tenue par William Brunnard dont les chorus véloces sont impressionnants de précision et de justesse.

D’un bout à l’autre du set le swing est de la partie. les cadences rapides sont servies par la virtuosité des artistes. Avec ce groupe le public découvre un répertoire qui ne trahit pas Django même s’il est éloigné des grands standards habituellement proposés. Une adaptation « à la Django » d’une Danse Norvégienne de Grieg devient une ballade teintée d’accents langoureux. Angelo Debarre et son Gipsy Unity interprètent What is the thing called love en rappel, un morceau à la tonalité mineure où le guitariste exprime le meilleur de lui-même.

Pourvoyeuse de climats variés où résonnent les Balkans, la musique d’Angelo Debarre coule avec fluidité. Elle respire et génère le plaisir et l’enthousiasme du public.

TAKBB_JAV_06072016_NVLa seconde partie de soirée restitue sur la scène de Jazz à Vienne, le projet présenté en 2015 au Festival Django Rheinhardt de Samois-sur-Seine. par The Amazing Keystone Big Band avec des invités prestigieux. Le guitariste Stochelo Rosenberg héritier en droite ligne de Django. L’accordéoniste surdoué Marian Badoï. Le fougueux saxophoniste américain James Carter. Le big band propose une partie de l’œuvre de Django Reinhardt sous l’angle du grand orchestre de jazz. Les orchestrations et arrangements originaux de l’Amazing Keystone Big Band sont écrits par Bastien Ballaz (trombone), Jon Boutellier (saxophone), Frédéric Nardin (piano) et David Enhco (trompette).S-Rosenberg_JAV_06072016_NV

L’orchestre attaque avec Djangology avant d’accueillir Stochelo Rosenberg pour Tears et Le Manoir de mes Rêves. Dans ce dernier titre, 300_M-Badoi_JAV_06072016_NVles orchestrations un peu trop appuyées écrasent quelque peu l’expression du guitariste qui ne peut s’exprimer avec plénitude. Après un Belleville rutilant, place à Marian Badoï, le deuxième invité. La valse Indifférence de Tony Murena permet à l’âme tzigane du soliste de s’exprimer sur un accordéon piano Weltmeister.

Avec la venue du saxophoniste James Carter, l’interaction soliste big-band devient plus probante. Les arrangements modernes et rutilants de l’orchestre s’accordent tout à fait avec la lave rougeoyante qui émerge des saxophones de James Carter. Son expression incandescente lui permet de faire face à la pleine puissance de l’orchestre. Sur Flèche d’or, James Carter dégaine le saxophone soprano. Quelque soit l’instrument qu’il embouche, son discours est émaillé de citations. A l’alto il fait corps avec son instrument et malaxe les notes avec furie. Lorsqu’il embouche le saxophone ténor, pJames-Carter_06072016_JAV_Club-de-Minuit_NVlace à une sonorité plus épaisse.

L’hommage rendu à Django Rheinhardt par l’Amazing Keystone Big Band est de belle facture. Les arrangements et les orchestrations prennent leur pleine mesure lors des morceaux interprétés sans invités. Là, le big band et ses solistes peuvent alors donner le meilleur de leur expression.

L’hommage à Django se poursuit au Club de MinuitJames Carter se produit en trio. Ancré dans le hard bop, le saxophoniste furieux explore de manière très moderne le répertoire de Django. Il laisse aller sa fougue et son talent au sein de son trio. L’organiste Gerard Gibbs le pousse dans ses retranchements. Le batteur Alex White explose les limites rythmiques. Jusqu’au bout de la nuit, le saxophoniste ondule au rythme du tempo.

De bout en bout de la soirée su 06 juillet, le Festival Jazz à Vienne a vraiment honoré Django Rheinhartd de belle manière.

Susanne Abbuehl en résidence à l’AmphiJazz de Lyon

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Hugh Coltman et Diana Krall Jazz à Vienne

Hugh Coltman et Diana Krall Jazz à Vienne

Hugh Coltman, authentique et groovy

Pour son premier passage à Vienne en tant que leader, Hugh Coltman a largement convaincu. Son authenticité et ses qualités de showman ont triomphé. Le contraste est grand avec la seconde partie de soirée où Diana Krall fait preuve d’un professionnalisme incontestable tempèré par une froideur sans nom.

En 300_Hugh-Coltman_JAV_05072016_NVproposant le répertoire de son album « Shadows - Songs of Nat King Cole », Hugh Coltman » rend hommage à sa mère (qui écoutait Cole) et à la figure tutélaire du pianiste chanteur à la voix de miel, Nat King Cole. Hugh Coltman fait une relecture très personnelle des titres qu’il a choisis d’interpréter. Il met en évidence les ombres cachées derrière le sourire perpétuel affiché par le grand crooner qui vivait pourtant les affres de la ségrégation raciale à une époque où il n’était pas simple d’être non seulement un artiste à la peau noire mais surtout un artiste qui réussissait.

C’est un parti pris artistique tranché qu’a adopté Hugh Coltman. Point de voix de crooner pour chanter les bluettes. Il génère un contraste entre la teneur « fleur bleue » des paroles et300_Thomas-Naim_JAV_05072016_NV une atmosphère musicale qu’il veut discordante. Il crée une sorte de « malaise harmonique » fort réussi. Des ambiances dignes des musiques de Twin Peaks, des climats enfumés et torturés à la Tom Waits. Cette tension est particulièrement perceptible entre la voix quasiment en apesanteur de Hugh Coltman et les interventions torturées du guitariste Thomas Naim qui subliment Nature Boy.

300_Hugh-Coltman_JAV_05072016L’émotion du chant de Hugh Coltman est perceptible dans Mona Lisa dont le chanteur donne une version absolument sublime. Très en retenu et presque pudique au début du set, le chanteur laisse cours à sa spontanéité au fur et à mesure de l’avancée de son répertoire. Sans surjouer la posture de dandy anglais sous-tendue par sa tenue, Hugh Coltman incarne le versant bluesman qu’il est vraiment et fait le show. Il arpente la scène et va chercher le son le plus juste… la tête dans le piano. Sensible et très juste, le chant gagne en épaisseur et la musique groove. Il a gagné la ferveur du public qui l’ovationne avec chaleur.

Comme le dit avec humour Hugh Coltman, il a chanté une chanson à Vienne il y a trois ans, deux durant le spectacle « Autour de Chet », douze le 05 juillet 2016… qui sait il en offrira peut-être trente-six sur cette même scène dans quelques années. On le souhaite volontiers.

Diana Krall arrive pour la second partie de la soirée d’un pas très déterminé. Posée devant son piano elle se met en scène telle une diva glacée sur-éclairée par deux spots additionnels. Entourée par une rythmique parfaite, elle propose un jazz classique. Ses qualités pianistiques incontestables prennent le pas sur un chant maîtrisé mais dénué d’émotion. Les interventions du guitariste Anthony Wilson sont de très belle facture et apportent une note sensible au set.

Susanne Abbuehl en résidence à l’AmphiJazz de Lyon

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Lecture musicale « Chet Baker (Déploration) » Jazz à Vienne

Lecture musicale « Chet Baker (Déploration) » Jazz à Vienne

« Chet Baker (Déploration) », lecture musicale

« Lettres sur Cour » fait résonner des œuvres littéraires pendant le Festival Jazz à Vienne avec la complicité de musiciens de jazz. La lecture du livre « Chet Baker (Déploration) » de Zéno Bianu coïncide avec l’hommage à Chet Baker du 29 juin avec le spectacle « Autour de Chet ». 

Chet Baker (déploration)_couv5_Zéno Bianu n’en est pas à son essai et sa connaissance éclairée du jazz l’a conduit à écrire des textes poétiques sur Chet Baker, Coltrane, Dylan, Elvin Jones et Jimmy Hendrix. Dans un billet précédent, on a écrit combien, « Entre éloge et hommage, le livre « Chet Baker (Déploration) » résonne comme une confidence murmurée ». On a évoqué alors la qualité poétique de l’ouvrage et sa force d’évocation de la musique de Chet Baker. Il n’était donc pas question de rater la séance de lecture musicale du 05 juillet.

En effet, mardi 05 juillet, Lettres sur Cour s’installe sur les scènes de Cybèle pour faire découvrir « Chet Baker (Déploration) » le livre écrit par Zéno Bianu en 2008 et re-éédité en 2015 par l’éditeur « Le Castor Astral ».300_Deploration-Chet-Baker_Cybele_JAV_05072016

Miguel Gonzalez lit des extraits accompagné par David Enhco à la trompette et Florent Nisse à la contrebasse. Le trio capte l’attention d’un public attentif.

On regrette le ton déclamatoire plutôt théâtral adopté par Miguel Gonzalez. Il sied peu à un texte tout en nuance qui aurait mérité d’être murmuré. La délicatesse de la poésie et ses nuances sont quelque  peu gommées par la dimension emphatique de la diction du lecteur dont le visage disparaît même derrière les pages dactylographiées.D-Enhco-F-Nisse_Cybele-JAV_05072016_NV

Les deux instrumentistes assurent par contre un écrin musical de très belle facture à cette lecture. En effet, le contrebassiste et le trompettiste musiciens restituent une atmosphère fidèle à l’esprit et à la musique de Chet Baker. La complicité des deux instrumentistes transparaît. Sensibles et expressifs ils interprètent avec sobriété les thèmes de Chet qui émaillent la lecture. Ils adoptent juste le soupçon de lyrisme qui sied à Every Time We Say Good Bye.

Entre éloge et murmure, une magnifique version de Alone Together termine le set.

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