Abou Diarra célèbre le blues mandingue avec « Koya »

Abou Diarra célèbre le blues mandingue avec « Koya »

Le blues ensorcelant et apaisant de « Koya »

« Koya », le nouvel album d’Abou Diarra, se profile entre émotion et énergie, entre poésie malienne et blues. Un monde musical situé entre tradition et modernité.

300_couv-koya_abou-diarraSur les onze plages de l’album « Koya » (Mix et Métisse/L’Autre Distribution), sorti le 10 novembre, Abou Diarra chante et s’accompagne du kamale n’goni, sorte de harpe/luth africaine utilisée à l’origine par les chasseurs de sa région natale. L’album rend hommage à sa mère dont il porte le nom. On écoute d’ailleurs sa voix voilée sur  le titre Koya Blues.

Abou Diarra a composé et écrit la totalité des titres et est accompagné de ses complices de scène, Daouda Dembelé à la guitare et Moussa Koita aux claviers. Si l’harmonica de Vincent Bucher renforce la tonalité blues, les discrètes touches d’électro apportées par Nicolas Repac (chargé de la direction artistique) contribuent à moderniser l’ambiance de l’album

« Koya », le quatrième album d’Abou Diarra, promène son blues entre la tradition malienne et une modernité bienheureuse et ronde irriguée des samples de Nicolas Repac.

Formé par « Vieux Kanté », un maître virtuose de l’instrument et aveugle, Abou Diarra a sillonné pendant plusieurs mois les routes d’Abidjan-Bamako-Conakry à pied, accompagné de son seul instrument le kamale n’goni qui restitue la douce mélancolie du Mali. Grâce aux cordes supplémentaires ajoutées par Abou Diarra, l’instrument devient guitare, basse ou même percussion … et le miracle opère tant sur les ballades nostalgiques que sur les rythmes endiablés. Ainsi Tunga sonne comme un reggae qui ne dit pas son nom. Le rythme de Ma chérie incite à la danse et on respirerait presque la poussière de la piste de danse.

Les flutes peuhles et mandingues enregistrées par Simon Wensé contribuent à la dimension traditionnelle de la musique. Ainsi, Djalaba résonne des plaintes de la flûte qui joint son chant aux voix. Par contre sur Koya Blues, le dialogue entre la flûte et l’harmonica accentue l’ambiance lancinante de ce blues qui fait un clin d’oeil complice à la musique du Mississippi.

Le grand Toumani Diabaté est invité et la sonorité magique de sa kora résonne sur Labanko et Djarabi. En bambara, « Djarabi » signifie « Mon amour ». On écoute ce titre qui a inspiré le clip ci-après réalisé par Maet Charles avec la complicité de Victor Delfim. On apprécie la chorégraphie de Jean-Paul Mehansio interprétée par le danseur lui-même et Lorna Goiame.

« Un homme et une femme s’observent et s’apprivoisent. de la solitude au désir, de la rupture à la tendresse, un temps suspendu au creux de la rencontre amoureuse ». 

Sur « Koya », Abou Diarra pratique un métissage réussi entre tradition wassoulou, l’afrofunk, le blues et le jazz dont il a exploré les techniques. Ça groove tout au long des onze titres de l’album !

Pour écouter Abou Diarra sur scène avant la fin de cette année 2016, rendez-vous le 24 décembre au Nouveau Théâtre de Montreuil dans le cadre du Festival Africolor… et en avant-goût, cette vidéo enregistrée en direct au cours du concert Ocora Couleurs du Monde avec Françoise Degeorge et le Festival Africolor 12 nov 2016

Samy Thiébault présente « Calypsotopia »

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Clin d’œil à « R+R=NOW »

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Marc Ribot’ s Ceramic Dog « YRU Still Here ? »

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La sortie de l’album « YRU Still Here ? » marque la fin d’un silence discographique de cinq ans de Marc Ribot et son trio Ceramic Dog. L’esthétique vigoureuse des musiques s’accorde avec la colère des textes contestataires. Un brulôt enragé qui captive par sa flamme et ses convulsions fulgurantes.

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Lucy Dixon swingue sur « Lulu’s Back In Town »

Lucy Dixon swingue sur « Lulu’s Back In Town »

Lucy Dixon, années 30/40, swing, guitares et claquettes

D’emblée, la pochette de l’album « Lulu’s Back in Town » donne le ton. Le noir et blanc et la tenue un rien rétro évoquent les années 30/40. La démarche déterminée de Lucy Dixon laisse augurer d’une belle énergie. Un concentré de swing, un brin de nostalgie et des claquettes en prime.

300_couv-album-lucy-dixonSorti le 23 octobre, « Lulu’s Back in Town » (B Stream/L’Autre Distribution) est vraiment un album dont l’écoute est stimulante. En rupture avec la morosité atmosphérique ambiante de ce début d’hiver, les quinze titres donnent la pêche. C’est en effet un grand plaisir que de se laisser booster par le swing que Lucy Dixon impulse aux standards des années 30/40 interprètés avec tonus et légèreté, tout en respectant la tradition, sans pour autant manquer d’originalité.

Dopée par le swing d’enfer de la triplette Samy Daussat à la guitare et des frères Gastine, David à la guitare et Sébastien à la contrebasse, Lucy Dixon ne pleure pas son énergie et mène son répertoire tambour battant, ou plutôt devrait-on écrire claquettes trépidantes. En effet, la chanteuse ne se contente pas de chanter. Forte de son expérience dans la troupe « Stomp » dont elle a fait partie pendant 10 ans, la belle anglaise propose un jazz tonique et au chant elle associe avec bon goût, percussions et claquettes.

Avec elle on chante et siffle Get Happy et on se prend même à danser… enfin à essayer car quand elle attaque Fascinating Rythm ou Nagasaki, c’est mort ! On ne peut plus suivre. Du coup on se prend à regretter que l’album ne propose que des titres audio, il nous reste à imaginer la prestation de l’artiste ou mieux à regarder une vidéo tournée lors du Festival « Jazz à Saint Germain-des-Prés » où l’on peut apprécier le spectacle qu’elle propose live avec son trio guitares/contrebasse.

Avec l’efficace rythmique manouche qui l’accompagne de bout en bout, Lucy Dixon sait aussi changer de tempo, comme par exemple sur It don’t mean a thing qu’elle prend sur un rythme ralenti. Par ailleurs, sur When somebody thinks you’re wonderful et sur le titre phare de l’album, Darling je vous aime beaucoup, Lucy Dixon adopte un registre plus romantique qui lui permet de mettre en valeur l’esthétique de son chant.

C’est aussi un beau moment que d’écouter Lucy Dixon interpréter When I get low I get high avec quelques sons de claquettes, seulement accompagnée par Steve Argüelles qui assure certes le rythme mais est aussi responsable de la réalisation de cet album. Tout au long du disque, la prise de son de Philippe Teissier Ducros permet de saisir les nuances de la prestation de Lucy Dixon qui joue autant de sa voix que de ses jambes.

On note avec intérêt l’intervention du pianiste Laurent de Wilde sur deux titres, Lulu’s Back In Town et I’m living In A Great Big Way et on apprécie aussi la chaleureuse coloration que donne la section de cuivres sur le titre éponyme de l’album, Get Happy et Fascinating Rythm.

A vrai dire « Lulu’s Back in Town » devrait ravir toutes celles et ceux qui apprécient la tradition du swing et le parti pris de Lucy Dixon qui restitue l’esprit de ce style tout en lui apportant une fraîcheur et une légèreté  qui ne sont pas sans évoquer la comédie musicale.

Après les soirées parisiennes de décembre à l’Olympia et au Sunset, Lucy Dixon sera au Jazz Club d’Annecy le 16 décembre et le 17 décembre au Jazz Club Lyon Saint Georges qui affiche complet. Pour suivre l’actualité de la chanteuse et connaître les dates des concerts à venir sur les scènes françaises, rien de mieux qu’une visite du site de Lucy Dixon. Get happy !

Samy Thiébault présente « Calypsotopia »

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Marc Ribot’ s Ceramic Dog « YRU Still Here ? »

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Le « Duo Intermezzo » fête ses 10 ans

Le « Duo Intermezzo » fête ses 10 ans

Le Tango enflammé du « Duo intermezzo »

Depuis 10 ans, le « Duo Intermezzo » réunit le bandonéon de Sébastien Authemayou et le piano de Marielle Gars. Animés par un esprit novateur, les deux artistes interprètent un répertoire sensible centré sur le Tango.

Deux musiciens issus des conservatoires. Deux instruments polyphoniques. Entre classique et jazz, Sébastien Authemayou et Marielle Gars se retrouvent en 2006 autour de la musique du célèbre compositeur argentin Astor Piazzola et fondent le « Duo Intermezzo ».

C’est le début de dix ans de création autour du tango nuevo pour lequel ils conçoivent des arrangements spécifiques afin de mettre en valeur cette musique dont la mélancolie n’a d’égale que la rage qui l’habite.

L’énergie du duo se consacre d’emblée à l’univers300_couv_duo-intermezzo_astor-piazzola-balada-para-un-loco-copie d’Astor Piazzola, ce compositeur argentin à l’origine d’une musique unique, le tango nuevo. Les deux musiciens rendent en effet hommage au Maître argentin et restituent l’énergie et la subtilité de son univers tanguistique.

C’est ainsi qu’en 2012, le « Duo intermezzo » enregistre l’album « Astor Piazzola, Balada para un loco » (Indésens/Calliope Records). Sur les neuf plages de l’album, bandonéon et piano interprètent quelques-unes des compositions les plus connues de Piazzola. Libertango, Adios Noniño, Michelangelo’70.

Ils ajoutent une des quatre saisons, Invierno porteño et des adaptations instrumentales du répertoire de tango chanté avec Balada para un loco, Chiquilin de Bachin et Ave Maria.

On peut ci-après écouter des extraits de concerts consacrés à la musique d’Astor Piazzola, ambassadeur et initiateur du tango moderne. On apprécie le piano énergique et percussif, le bandonéon charmeur et déchiré et la sensibilité des deux artistes qui restituent l’univers du tango nuevo.

Après la sortie de « Balada para un loco » et une année de concerts célébrant le vingtième anniversaire de la disparition du Maître argentin, le « Duo Intermezzo » s’engage dans un nouveau projet fondé sur la concordance existant entre l’œuvre de Jean-Sébastien Bach et celle d’Astor Piazzola. Il en résulte un nouvel album, « Bach & Piazzola - Tête à tête » (Indésens/Calliope Records).

300_couv_duo-intermezzo_bach-piazzollaSur ce nouvel opus, le dialogue instrumental bandonéon/piano restitue une conversation musicale entre les esthétiques des deux compositeurs. D’emblée, on ne perçoit que les différences qui séparent les deux écritures pourtant très vite il apparaît que le principe de la fugue est un point commun entre Bach et Piazzola.

En son temps, Bach a toujours été à la recherche des nouveautés musicales et son œuvre colossale a inspiré de nombreux compositeurs tels Mozart, Mendelssohn, Chostakovitch et inspire encore de nombreux musiciens de jazz comme Keith Jarrett, Richard Galliano, Gary Burton ou Bobby McFerrin. Par ailleurs, Bach fut une des nombreuses inspirations d’Astor Piazzola qui a lui aussi composé en référence aux principes de la fugue et utilisé des marches harmoniques typiquement baroques. Muerte del angel, Primavera Porteña et Fugata sont autant de compositions crées par Piazzola en hommage au Cantor de Leipzig.

La grande réussite du « Duo Intermezzo » réside en ce que les deux musiciens s’expriment à partir de transcriptions et d’arrangements personnels inédits. Avec talent, Sébastien Authemayou et Marielle Gars parviennent ainsi à instaurer un dialogue fécond entre les instruments et les langages des deux grands compositeurs mais ils n’en restent pas là. Les deux artistes réussissent vraiment à créer des tête à tête de morceaux qui justifient le titre de l’album. En témoigne cet enregistrement où Otoño Porteño d’Astor Piazzolla s’entremêle avec un extrait de la Fugue BWV 889 en la mineur de Jean-Sébastien Bach, capté en concert le 6 août 2016 pour les Musicales de Bormes les Mimosas au Château de Bormes les Mimosas.

Après dix ans de concerts et deux enregistrements récompensés « Choix de France Musique », le « Duo Intermezzo » poursuit sa route, toujours animé du même souffle de créativité et de liberté. On attend avec impatience la parution de  leur prochain opus « Invitación » à paraître en 2017 chez Klarthe Records/Harmonia Mundi. Sans doute les deux artistes réservent-ils à cette occasion de nouvelles surprises et des rencontres musicales avec d’autres compositeurs.

En attendant, on les écoute interpréter le Preludio 9 d’Astor Piazzolla juxtaposé avec l’Adagio de la Toccata BWV 564 de Jean-Sébastien Bach à partir d’un enregistrement réalisé en concert et en plein air au Théâtre de Verdure de Cotignac le 03 août 2016 dans le cadre de l’édition 2016 du Festival du Rocher en partenariat avec le Festival Gloriana.

Samy Thiébault présente « Calypsotopia »

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Kurt Elling … « The Beautiful Day »

Kurt Elling … « The Beautiful Day »

Kurt Elling (en)chante Noël

« Kurt Elling sings Christmas ». Le chanteur célèbre Noël avec « The Beautiful Day ». Un disque qui tranche avec la platitude des ritournelles habituelles. Quatorze plages d’un jazz lumineux.

A l’occasion de Noël, loin du tumulte superficiel et sans effets de paillettes, Kurt Elling grave « The Beautiful Day », un véritable album de jazz. Un enchantement éloigné de tous les poncifs habituels en la matière. Pour sa première réalisation chez Okeh/Sony, le baryton de Chicago a le bon goût de réaliser un disque à l’atmosphère accueillante.

« The Beautiful Day », une chaleureuse bulle musicale où l’on s’immerge. On se sent entouré par la voix du chanteur comme par une écharpe de tendresse. On baigne dans des ambiances mystérieuses, dans des climats contemplatifs et reposants.

ke-sings-christmas-the-beautiful-day_couvOn a récemment pu apprécier les performances de Kurt Elling sur l’album « Upward Spiral » où il est l’invité du Brandford Marsalis Quartet. Sur « The Beautiful Day », le chanteur restitue l’essence d’un jazz dont il est un maître incontesté.

Kurt Elling sert l’idiome du jazz de belle manière entouré de son groupe régulier un peu augmenté. John McLean aux guitares, Stuart Mindeman aux claviers, Clark Sommers à la contrebasse, Jill Kaeding au violoncelle, Jim Gailloreto au saxophone soprano, Tito Carillo à la trompette, Kendrick Scott à la batterie et Kalyan Elling aux percussions. Sa fille Luiza joint sa voix à la sienne sur The Beautiful Day qui  termine l’album.

Avec un tel équipage, la magie du jazz opère, à moins que ce ne soit aussi celle de Noël. En effet, l’esprit de Noël préside tout au long de l’album qui ménage autant de surprises que de titres. On peut écouter des chants de Noël traditionnels interprétés comme on souhaiterait qu’ils le soient toujours. Same Old Lan Syne pris sur un tempo mâtiné de folk-rock de bon aloi. We Three Kings échappe à l’ambiance liturgique habituelle grâce au chant de la guitare et aux paroles de Tori Amos.

Little Drummer Boy s’impose comme un des titres phares de l’album. Voix, contrebasse et une batterie qui résonne comme une caisse claire des rues de la Nouvelle-Orléans.

L’album propose aussi des chants de Noël plus contemporains comme Star of Wonder et sa lumière paradisiaque, ainsi que The Snow is Deep on the Ground/ Snowfall ou Some Children See Him qui restitue tout l’esprit de Noël.

Insérées comme des enluminures précieuses, trois images intitulées Wenceslaus, en mémoire du chant de Noël « Good King Wenceslaus », écrit en 1853 par l’Anglais John Mason Neal. Kurt Elling fait le choix de découper le morceau en trois « images », trois respirations récurrentes sans paroles qui irradient l’album. 

The Michigan Farm constitue un autre repère essentiel de l’album. Une courte mélodie du compositeur norvégien Edvard Grieg pour laquelle Kurt Elling a écrit des paroles. Trois minutes durant lequel le temps est suspendu. Accompagnée par le piano, la voix du chanteur donne à entendre toute sa plénitude sur cette poésie mystérieuse.

En ouverture de l’album, on aime le délicieux Sing a Christmas Carol écrit par Leslie Bricusse pour le film musical « Scroodge » (1970) et arrangé par le bassiste Clark Sommers. Le thème s’illumine des lignes mélodiques que brode le saxophone soprano de Jim Gailloreto. Le swing tout en délicatesse de Christmas Children scintille comme une pépite discrète.

Bien que Noël figure en filigrane tout au long de l’album, « The Beautiful Day » ne célèbre pas la fête chrétienne. Il chante les louanges d’un moment où tendresse et souci de l’autre permettent à tout un chacun de se retrouver dans la douceur et une certaine mélancolie bienveillante. « The Beautiful Day »,  un album précieux à partager avec générosité tout autour de soi.

Samy Thiébault présente « Calypsotopia »

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Visuel 2017 Jazz à Vienne

Visuel 2017 Jazz à Vienne

Un puzzle visuel pour annoncer « Jazz à Vienne » 2017

Image centrale du festival « Jazz à Vienne », le visuel 2017 a été dévoilé à l’occasion du concert du Chicago Blues Festival. Pour la trentième année consécutive, il est signé par l’artiste Bruno Théry.

300_jazzavienne_visuel-2017C’est en effet à l’occasion du concert du 22 novembre proposé par la saison 2016/17 de « Jazz à Vienne », que Benjamen Tanguy a présenté le visuel du Festival « Jazz à Vienne ». Dès le premier coup d’oeil on retrouve la palette artistique reconnaissable de Bruno Théry qui écrit l’histoire graphique des éditions du Festival « Jazz à Vienne » depuis maintenant trente ans.

Pour la première fois cette année, l’affichiste et peintre Bruno Théry présente pour « Jazz à Vienne », un puzzle visuel mêlant peinture, photographie et matière. A la manière du cubisme qui affectionnait les collages, l’artiste a souhaité retransmettre la richesse culturelle du festival pendant lequel « tous les pays, tous les genres, toutes les cultures, toutes les folies, parfums et horizons se réunissent […] apportant [ainsi] une alchimie et une richesse incroyable ».

Sur l’affiche, la caisse de résonance d’un instrument à corde, une percussion et une figure coquine dont les deux profils balayent l’horizon en quête de musiques surprenantes et créatives.

Bien sûr il faudra attendre quelques mois pour en savoir plus quant à la programmation du festival mais la billetterie « spéciale offres de Noël » est déjà en ligne pour celles et ceux qui souhaiteraient garnir quelques chaussures avec un abonnement open ou un jazz ticket.

Par contre on peut d’ores et déjà prendre rendez-vous avec « Jazz à Vienne » qui se déroulera du 29 juin au 13 juillet 2017. On compte sur Benjamin Tanguy et toute l’équipe chargée de la programmation artistique, Jean-Paul Boutelier, Reza Ackbaraly et Jean-Pierre Vignola pour concocter une édition riche en surprises.

Samy Thiébault présente « Calypsotopia »

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Marc Ribot’ s Ceramic Dog « YRU Still Here ? »

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