Un univers coloré et lumineux Le quartet de jazz Chocho Cannelle présente son premier album dont le titre « Yo te cielo » est inspiré par Frida Kahlo. Sorti le 29 septembre 2024, l’album propose un répertoire tout en nuances et en contrastes où alternent...
Jazz Campus en Clunisois 2023 – Simon Goubert – Sylvain Rifflet
« Le Matin des Ombres » & « Aux Anges »
Le 25 août 2023, Jazz Campus en Clunisois 2023 propose un double plateau sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny. En ouverture et en solo, le batteur Simon Goubert fait chanter « Le Matin des Ombres » puis, à la tête de son quartet, le saxophoniste Sylvain Rifflet s’adresse « Aux Anges » et invite le public à les rejoindre dans un monde électroacoustique tourmenté. Contrastée, cette surprenante soirée fait alterner et grondements et tourbillons sonores.
En première partie de soirée, tel un maître des orages, le batteur Simon Goubert offre au public un set audacieux et inventif où le silence trouve sa place entre roulements furieux et grondements turbulents.
Le musicien présente les origines de son projet « Le Matin des Ombres ». Il révèle avoir a été marqué en 1978 par la musique de Ivan Wyschnegradsky. En 2022, plus de quarante ans après, avec l’accord des ayants droits, il réalise son projet et publie l’album « Le Matin des Ombres » (Pee Wee!), librement inspiré de la musique du compositeur.
Sur sa Gretch, Simon Goubert sculpte les textures sonores et produit une musique aux frontières du jazz et de la musique contemporaine. Son ordinateur projette dans l’espace des répétitions de notes et des sons électroniques alors qu’il frappe vigoureusement toms et cymbales de ses balais et maillets. Entre coups et silences, entre battements et roulements, Simon Goubert dissèque le tempo qu’il accélère ou ralentit au fil de son inspiration.
Entre mystère et lumière, « Le Matin des Ombres » de Simon Goubert libère un feu d’artifice de sons.
A la tête de son quartet, le saxophoniste Sylvain Rifflet présente son projet « Aux Anges » dont il ambitionne d’investir les cieux. Entouré de Yoann Loustalot (trompette), Csaba Palotai (guitare) et Benjamin Flament (percussions) le musicien développe une musique colorée et céleste. Des arabesques de notes émergent de son saxophone ténor et de sa clarinette. Elles murmurent, planent, tourbillonnent et s’envolent en direction des… Anges.
Après La Valse du Viking, Abbey, un morceau écrit pour Costa Gavras puis Le Murmure, le quartet développe la musique dynamique de l’album « Aux Anges » (Label Magriff/L’Autre Distribution).
Entre accélérations et suspensions, entre riffs et breaks, les lignes mélodiques inspirées du quartet de Sylvain Rifflet flottent et installent un climat éthéré.
Chocho Cannelle présente « Yo te cielo »
Laurent Coq présente « Confidences »
Le pianiste Laurent Coq propose « Confidences », son troisième album enregistré en trio piano-contrebasse-batterie. Un répertoire de huit compositions empreintes à la fois de poésie, de mélancolie et d’allégresse. Il serait dommage de se priver de ce jazz vibrant au lyrisme intense et à l’écriture singulière. Pas question donc que cette sortie se fasse sous le sceau du secret. « Confidences »… à partager largement !
Jazz Campus en Clunisois 2024 – Louis Sclavis Quintet
Pour sa septième et dernière soirée au Théâtre les Arts, le Festival Jazz Campus en Clunisois 2024 affiche complet. Le compositeur, saxophoniste et clarinettiste Louis Sclavis vient en quintet présenter son projet « India ». Fusion entre son jazz toujours inventif et des réminiscences mélodiques issues en droite ligne de l’Inde. De Madras à Cluny en passant par Calcutta… les notes vagabondent.







Le set ouvre avec S.S. in Uruguay que le leader présente comme mashup retravaillé de deux chansons de Gainsbourg, L’Homme à la tête de chou pour les harmonies et S.S. in Uruguay pour la mélodie et pense qu’il devrait s’intituler « L’Homme à la tête de chou in Uruguay ». Après ce premier morceau très énergique, le groupe interprète une relecture de New York - U.S.A. morceau qui a été créé par un musicien nigérian puis « emprunté » par Gainsbourg. Propulsé par une rythmique au groove implacable, le tromboniste expose le thème puis après un chorus très mélodique confie l’espace musical à la basse de Stéphane Decolly. Morceau court mais intense.





Fin de la soirée avec un morceau mashup qui mixe la mélodie de Chez les yé-yé avec la ligne de basse du titre Les Locataires. Entre reggae et funk, le jazz se faufile et trouve sa place. La guitare flirte avec le rock et prend le relai du trombone puis les deux instruments dialoguent sur un tempo échevelé.
Avant de commencer le concert, 








Au fil de son projet « The Source », Arnault Cuisinier, propose des poésies de l’Indien Rabindranath Tagore (prix Nobel de littérature 1913) et des poèmes d’Amérindiens, sur des arrangements originaux.

