La chanteuse, guitariste et compositrice cubaine Irina Gonzalez fait vibrer de sa voix chaleureuse et souple les murs du « Baiser Salé » le 08 mars 2019 à 19h. Avec son Quartet « Emigrar » elle propose les musiques issues de son album du même nom. La promesse d’un voyage musical groovy irradié de résonances latines.
Daniel Humair, Stephane Kerecki et Vincent Lê Quang – « Modern Art »
Impro-vibrations éclatantes
« Modern Art », un trio et un album. Daniel Humair, Stephane Kerecki et Vincent Lê Quang invitent à découvrir en musique quelques peintres du XXème siècle. Improvisations chatoyantes, traits libérés et vibrations animées.
Autour de lui, le batteur de renommée internationale D
aniel Humair réunit Stéphane Kerecki (contrebasse) et Vincent Lê Quang (saxophones soprano et ténor), deux talentueux musiciens du jazz français. Ainsi constitué le trio élabore un répertoire et un album « Modern Art » (Incises/Outhere) annoncé pour le 22 septembre 2017. L’opus propose de visiter musicalement quelques grands peintres de l’art moderne dont Daniel Humair a croisé la route et qui l’ont inspiré dans son activité picturale.
En effet, Daniel Humair ne se contente pas d’être batteur et compositeur, il pratique aussi la peinture. On a d’ailleurs souvent observé une similitude entre les gestes du peintre et ceux du batteur. Durant un concert de Daniel Humair on peut à la fois le regarder
dessiner la musique et écouter ses traits musicaux contrastés et mouvants.
Dans le monde du jazz, Daniel Humair a imposé sa stature de batteur sur toutes les scènes et l’on peut compter aujourd’hui les musiciens avec lesquels il n’a pas joué. Dans son jeu alternent finesse et énergie. Il a aussi contribué à l’émergence de nombreux talents maintenant reconnus. Les deux quarantenaires qu’il a réunis autour de lui dans « Modern Art » comptent parmi ceux-là.
Après « Sound Architects » (2012) le contrebassiste Stéphane Kerecki s’est imposé comme un véritable architecte sonore. Son album « Nouvelle Vague » (2014) illustre son intérêt vis à vis du 7ème art. Le musicien accumule les récompenses mais continue à renouveler son art. Son expression très mélodique n’en est pas moins solide et structurée.
Professeur au CNSM de Paris, le saxophoniste Vincent Lê Quang possède un style très expressif identifiable dès la première note. Compositeur, chef d’orchestre et improvisateur émérite il possède le profil du musicien complet mais conserve une curiosité tournée en direction de tous les arts.
Sur l’album « Modern Art », le trio élabore une musique qui visite quelques uns des grands peintres du XXème siècle. De manière fort libre s’établissent des associations entre les deux arts. En écho aux tableaux des peintres, la musique génère des couleurs, des mouvements, des espaces, des vibrations.
En treize titres le répertoire évoque quelques uns des plus grands peintres du XXème siècle qui comptent pour Daniel Humair… même s’il a dû faire des choix. Jackson Pollock, Bram Van Velde, Pierre Alechinsky, Yves Klein, Vladimir Velčković, Sarn Szafran, Jim Dine, Cy Twombly. Tous ont influencé la conception picturale de Daniel Humair. Certains sont des amis et parmi eux quelques uns ont aimé le jazz comme Jean-Pierre Pincemin, Paul Reberolle D’autres ont peint des musiciens de jazz comme Bernard Rancillac. D’autres encore pratiquaient même un instrument comme Alan Davie et Larry Rivers qui jouaient du saxophone.
Par bonheur, « Modern Art » se présente sous la forme d’un magnifique livre-disque. Le livret de l’album propose la reproduction d’une œuvre de chacun des artistes mettant ainsi en lumière les correspondances entre ces œuvres et les compositions du trio. Cela incite aussi à rechercher plus avant pour mieux connaître ou découvrir les peintres et leurs réalisations.
« Modern Art », des vibrations musicales chatoyantes et vivantes. Les trois artistes laissent guider leur écriture, leurs improvisations et leurs interactions par les œuvres de quelques grands peintres du XXème siècle. La musique se fait couleur, épaisseur, mouvements, vibrations. Elle respire, souffle, chante, s’envole. Des plaintes bruissantes précèdent des moments de calme éthéré.
Après la sortie de l’album, on peut découvrir le trio « Modern Art » et sa musique en concert. Rendez-vous le 13 octobre 2017 à 21h au Cinéma le Balzac à Paris avec la projection du film « En résonance » de Thierry le Nouvel. Le Comptoir à Fontenay-sous-Bois accueille ensuite le trio le 17 novembre 2017.
Un autre moment à ne pas rater, la venue de Daniel Humair le 20 octobre 2017 à 20h30 dans la grande salle de l’Opéra de Lyon. La soirée fort prometteuse se termine avec le Trio « Modern Art » rejoint par le tromboniste helvète Samuel Blaser. De plus une exposition de quelques toiles et papiers de Daniel Humair est proposée à l’Amphi en entrée libre du 21 octobre au 25 novembre 2017, les vendredis et samedis de 12h à 19h.
Rendez-vous avec Irina Gonzalez et son groove latin…
Omer Klein Trio sort « Radio Mediteran »
Omer Klein Trio présente « Radio Mediteran », une création inspirée par les cultures des peuples de la Méditerranée. Une alliance musicale réussie entre tradition et modernité du jazz. Cet hommage met l’accent sur les points communs qu’ont toutes les musiques méditerranéennes. Comme un symbole audacieux des ententes possibles, dans les arts … et pourquoi pas au-delà ?
Yotam Silberstein signe « Future Memories »
L’album « Future Memories » reflète l’identité musicale du guitariste Yotam Silberstein. Fondé sur le jazz, son style restitue aussi son affinité pour les musiques du continent sud-américain. La présence de John Patitucci à ses côtés témoigne de l’intérêt que ce grand bassiste manifeste à ce projet. Un jazz sensible et ouvert sur le monde, prélude de souvenirs à venir…

es des artistes du quartet leur ont permis de cerner les fonctionnements et les rôles de chaque instrument. La kora ne pouvant s’accorder dans tous les modes utilisés en jazz, les compositeurs doivent écrire en prenant en compte les modes musicaux accessibles aux 21 cordes de la kora pour qu’il soit possible à Ablaye Cissoko d’improviser librement. Ainsi, le groupe a conçu un répertoire de compositions originales et a intégré les caractéristiques physiques de la kora qui requiert un accordage spécifique pour chaque mode musical dans lequel le musicien doit s’exprimer.
L’album ouvre avec Sur le Pont Faidherbe, une composition de Simon Goubert écrite en hommage à cet édifice emblème de Saint-Louis-du-Sénégal et continue avec Au Loin, le thème de Sophia Domancich qui donne son titre à l’album. Écrit et interprété dans la pure veine coltranienne,
le morceau donne lieu à un échange très riche entre le joueur de kora et la pianiste.Tous deux sont portés par Simon Goubert au meilleur de sa forme. Ses interventions puissantes et sa verve ne sont d’ailleurs pas sans évoquer un certain Elvin Jones.
e vieux sage révèle l’alliance sonore subtile qui se crée entre le piano, la voix du griot et la kora. Dérivante permet d’apprécier l’élégance et la force tranquille de la contrebasse dont les cordes chantent la mélodie. Sur la première moitié du morceau la délicate improvisation de Jean-Philippe Viret procure un grand moment d’émotion.
Soutenu par des cymbales pointillistes, le piano enchaîne et improvise avec une légèreté tout en suspension. La batterie impulse ensuite une rythmique subtile mais solide qui permet à la harpe-luth de faire entendre son chant lumineux.
« Second Life », le trio composé de David Chevallier, Sébastien Boisseau et Christophe Lavergne propose une musique acoustique performante. Les sonorités évoquent celles des musiques folk américaines mais guitares et banjo dessinent avec subtilité un paysage très personnel.
Après le passage de l’apocalypse musicale proposée par Shabaka Hutchings, Danalogue et Betamax, les concerts vont se suivre sans se ressembler et c’est bien là que réside un des plus grands intérêts de la programmation du Périscope qui explore un très large éventail des musiques créatives actuelles. On ne s’improvise pas « Scène de Musiques Innovantes » sans raison ! Ce n’est pas par hasard d’ailleurs que Le Periscope a choisi son logo !
Par contre pas question d’aller plus avant sans louer l’esthétique du visuel de

Bien sûr les résonances entre les deux albums sont perceptibles. D’abord à travers le titre qui annonce d’emblée le lien existant entre « Re-Focus » et « Focus », ensuite via la pochette dont la teinte dominante émarge dans le bleu.