Clin d’œil à Diego Pinera

Clin d’œil à Diego Pinera

Rythmes latins et tempo jazz fusionnent

Sur  l’album « Despertando » le batteur et percussionniste Diego Pinera explore ses racines culturelles. Un voyage plein de charme au cœur d’un univers raffiné qui serpente entre rythmiques latines et tempo jazz.

Couverture de l'album "Despertando" de Diego PineraAprès son dernier opus jazz « My Picture » enregistré en trio avec Mark Turner et Ben Street et sorti en 2016, Diego Pinera célèbre sur « Despertando » (ACT/Pias) son héritage culturel passé au filtre des influences qui l’ont marqué. Un jazz acoustique fortement influencé par les musiques latino-américaines.

Dix-sept ans après avoir quitté de son pays natal, l’Uruguay, Diego Pinera revient à ses origines. Né à Montevideo, le batteur s’est installé à Berlin en 2003 après avoir étudié au Berklee College of Music à Boston puis à la Havane et à Leipzig. Son approche musicale fait de lui un batteur au style très ouvert qui utilise autant les percussions que la batterie. Sur « Despertando » on l’entend aussi au steel-drum qui apporte des couleurs tropicales à Once Pasos et Despertando.

Sur « Despertando », Diego PInera s’est entouré de quatre talentueux musiciens dont les interventions définissent un climat harmonique, mélodique et rythmique souple et raffiné. Le pianiste et accordéoniste Tino Derado, le contrebassiste Omar Rodriguez Calvo, le flutiste Daniel Manrique-Smith et le trompettiste Julian Wasserfuhr.

Le choix du répertoire de l’album appartient en propre au leader. On retrouve des références culturelles à l’Argentine avec une interprétation très personnelle de Last Tango in Paris de Gato Barbieri et à Cuba avec une version très lyrique de La comparsa d’Ernesto Lecuona. Il paie son tribut au jazz en reprenant à sa manière les deux standards que sont Caravan de Duke Ellington et St.Thomas de Sonny Rollins.

Composé en hommage à son professeur Osvaldo Fattoruso, Osvaldo por Nueve ouvre l’album. Diego Pinera reprend Yakarito Terere une composition de son père Ramon PInera dont les arrangements très riches laissent toute latitude au piano et aux flûtes. La version de la berceuse Duerme Negrito est empreinte d’une nostalgie très douce qui renouvelle cette chanson si souvent jouée.

Sur « Despertando » Diego PInera s’affranchit de toute norme et fusionne avec subtilité et élasticité les pulsations du jazz et celles des rythmes latins. Candombe, murga et milonga s’assouplissent, jazz et rythmes cubains ondulent avec une élégance raffinée.

Clin d’œil à Doctor3 & « Canto Libero »

Clin d’œil à Doctor3 & « Canto Libero »

Toujours innovateur en matière de jazz, le trio Doctor3 revient avec l’album « Canto Libero », consacré à la musique de Lucio Battisti, figure légendaire de la chanson italienne. Danilo Rea au piano, Enzo Pietropaoli à la contrebasse et Fabrizio Sferra à la batterie réussissent à adapter en jazz de manière innovante la teneur pop des chansons de celui qui fut une idole en Italie. Ils insufflent le groove du jazz dans les mélodies mélancoliques.

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En trio, Philip Catherine présente « Manoir de mes Rêves »

En trio, Philip Catherine présente « Manoir de mes Rêves »

Les guitares de Philip Catherine et Paulo Morello s’associent à la contrebasse de Sven Faller sur « Manoir de mes Rêves », un album délicieux et élégant. Le trio complice tisse une atmosphère teintée d’une tendre mélancolie. Virtuosité joyeuse et sensibilité lyrique se mêlent en un cocktail musical ressourçant. Limpide, la musique flotte sur de souples nuages de swing.

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Clin d’œil à Gabriel Westphal & « Petites histoires »

Clin d’œil à Gabriel Westphal & « Petites histoires »

Il était une fois… les « Petites histoires », le premier album du batteur-compositeur Gabriel Westphal. Ce musicien complet a rejoint la compagnie du Cirque dans les Étoilés pour lequel il a composé et joué des morceaux lors de spectacles. Après un travail de réorchestration, il donne une vie autonome à ces « Petites histoires »… captures d’instants festifs, nostalgiques et poétiques d’un circa’jazz étoilé.

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Gogo Penguin annonce « A Humdrum Star »

Gogo Penguin annonce « A Humdrum Star »

Tension contrôlée entre acoustique et électro

Après « Man Made Object » sorti en 2016 chez Blue Note, le trio de Manchester, Gogo Penguin annonce la sortie de son prochain album, « A Humdrum Star » sous le légendaire label Blue Note. Mélodies hypnotiques, groove viscéral et rythmique obsédante. Corps et esprit entrent en vibration.

Couverture de l'album "Humdrum Star" de Gogo PenguinAnnoncé pour le 09 février 2018, « A Humdrum Star » (Blue Note/Decca Records), le nouvel album de Gogo Penguin s’inscrit dans l’esthétique de « V2.0 » (2014) et « Man Made Object » (premier CD signé chez Blue Note Records en 2016). Le bassiste Nick Blacka, le pianiste Chris Illingworth et le batteur Rob Turner poussent plus loin l’aventure et continuent à explorer le filon de belle manière sans pourtant le renouveler vraiment.

Né de la confrontation entre des univers très différents, le son de Gogo Penguin se distingue par la richesse de ses atmosphères. Étiquetée electronica acoustique la musique du trio de Manchester est redevable autant de la formation classique des musiciens que des années qu’ils ont passées à jouer dans des ensembles de jazz et des groupes de rock indé. Elle regarde aussi du côté de de la musique minimaliste et intègre à l’occasion des sons issus de jeux vidéo. Cet allègre mélange leur vaut d’être suivis par différents publics.

Tous les titres de l’album « A Humdrum Star », qu’ils aient été composés collectivement à partir d’une simple ligne de piano, de basse ou d’une maquette sommaire, trouvent leur origine dans un amour sans borne des trois musiciens pour la musique électronique.

Le piano se charge de tracer les mélodies hypnotiques sur lesquelles la basse apporte une dimension viscérale alors que la batterie pourvoit à la déferlante rythmique. Gogo Penguin exerce une maîtrise absolue sur le tempo et la dynamique musicale.

L’album a été enregistré alors que le groupe était en tournée et les nouveaux morceaux ont été rodés lors d’une série de concerts donnés dans l’Est de Londres. Pour la première fois, les membres du groupe ont enregistré l’intégralité de l’album à Manchester, aux studios Low Four situés dans les légendaires locaux des studios de télévision d’Old Granada.

Nick Blacka, Chris Illingworth et Rob Turner ont travaillé en grande proximité avec le producteur et ingénieur du son Joe Reiser, véritable « quatrième membre » du groupe et avec le coproducteur Brendan Williams.

Le titre de l’album a été choisi une fois l’enregistrement terminé. L’expression « A Humdrum Star » empruntée à l’astrophysicien américain Carl Sagan, restitue l’esprit de l’album : « Qui sommes nous ? Nous vivons sur une planète insignifiante gravitant autour d’une étoile banale perdue au sein d’une galaxie abandonnée dans un coin d’un univers comptant plus de galaxies que d’êtres humains ».

Une tension très bien maîtrisée entre sonorités acoustiques et électroniques traverse « A Humdrum Star » de bout en bout. On craque sur l’échange élastique piano/batterie de Strid et sur le bourdon de Prayer qui mêle mélodie et dissonances. Basse et batterie pilotent Reactor alors que le piano modèle le titre Return To Text. Sur A Hundred Moon la combinaison du rythme et d’un riff réitératif hypnotisent.

D’abord méditatif puis énergisant, Transient State ouvre les portes d’un sanctuaire shintô où est vénéré un kami (esprit). Sur Bardo, le piano ménage un espace de respiration entre ses riffs réverbérés alors que la pulsation tendue de la batterie induit le mouvement.

« A Humdrum Star », une immersion dans le cosmos de Gogo Penguin où corps et esprit entrent en vibration pour le meilleur.

Dans le bouddhisme, le bardo désigne un état intermédiaire. Se suivent le bardo entre la naissance et la mort, celui de la mort, celui de la nature et celui de la renaissance. Sur la vidéo de Bardo, de l’obscurité à la lumière, un homme âgé semble changer d’état de conscience.

 

Gogo Penguin est en tournée en France du 12 au 25 mars 2018. Premier-rendez-vous avec Nick Blacka, Chris Illingworth et Rob Turner le 12 mars 2018 au Café de la Danse à Paris. Les autres dates sont à retrouver sur le site de Gogo Penguin.

Clin d’œil à Doctor3 & « Canto Libero »

Clin d’œil à Doctor3 & « Canto Libero »

Toujours innovateur en matière de jazz, le trio Doctor3 revient avec l’album « Canto Libero », consacré à la musique de Lucio Battisti, figure légendaire de la chanson italienne. Danilo Rea au piano, Enzo Pietropaoli à la contrebasse et Fabrizio Sferra à la batterie réussissent à adapter en jazz de manière innovante la teneur pop des chansons de celui qui fut une idole en Italie. Ils insufflent le groove du jazz dans les mélodies mélancoliques.

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En trio, Philip Catherine présente « Manoir de mes Rêves »

En trio, Philip Catherine présente « Manoir de mes Rêves »

Les guitares de Philip Catherine et Paulo Morello s’associent à la contrebasse de Sven Faller sur « Manoir de mes Rêves », un album délicieux et élégant. Le trio complice tisse une atmosphère teintée d’une tendre mélancolie. Virtuosité joyeuse et sensibilité lyrique se mêlent en un cocktail musical ressourçant. Limpide, la musique flotte sur de souples nuages de swing.

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Clin d’œil à Gabriel Westphal & « Petites histoires »

Clin d’œil à Gabriel Westphal & « Petites histoires »

Il était une fois… les « Petites histoires », le premier album du batteur-compositeur Gabriel Westphal. Ce musicien complet a rejoint la compagnie du Cirque dans les Étoilés pour lequel il a composé et joué des morceaux lors de spectacles. Après un travail de réorchestration, il donne une vie autonome à ces « Petites histoires »… captures d’instants festifs, nostalgiques et poétiques d’un circa’jazz étoilé.

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Julian Lage sort « Modern Lore »

Julian Lage sort « Modern Lore »

Musicalité, décontraction et sensibilité

Après « Arclight », le guitariste Julian Lage fait de nouveau entendre sa voix originale sur « Modern Lore » sorti le 02 février 2018. Il revient avec le contrebassiste Scott Colley et le batteur Kenny Wollesen. Entre tradition et modernisme le guitariste propose un album dynamique, sensible et ludique.

Le 02 février 2018, Julian Lage sort l’album « Modern Lore » (Mack Avenue/PIAS), son deuxième enregistrement studio en trio. Soutenu par la prodigieuse section rythmique composée du contrebassiste Scott Colley et du batteur Kenny Wollesen, le guitariste californien propose un répertoire de compositions originales où il visite et renouvelle avec sensibilité et souplesse les traditions de la guitare. Dans le rock du milieu du XXème siècle il puise puissance et dynamisme mais fait des incursions dans les mondes de Neil Young, B.B. King, McLaughlin ou d’Abercrombie.

Couverture de l'album "Modern Lore" de Julian LageRéalisé aux Studios Reservoir dans le centre de Manhattan, l’album « Modern Lore » a été mixé à Chicago par l’ingénieur du son Tom Schick. Très proche du guitariste, le producteur Jesse Harris (chanteur et compositeur) apporte sa contribution à la guitare acoustique sur Whatever You Say, Henry. Le claviériste Tyler Chester ajoute quelques textures subtiles à l’ouvrage.

Prodigieusement doué dès son plus jeune âge, le guitariste Julian Lage est influencé par Jim Hall. D’ailleurs il a rencontré Scott Colley et Kenny Wollesen alors qu’ils accompagnaient Jim Hall au célèbre jazz club Bay Area ou au Yoshi à Oakland en Californie. Fin technicien Julian Lage est très vite devenu virtuose et a collaboré avec divers artistes parmi lesquels Gary Burton, Bela Fleck, David Grisman, Yoko Ono, Nels Cline, Chris Eldridge, Steve Swallow et Gyan Riley.

Très dynamique « Modern Lore » restitue un climat sensible et lumineux qui ne se prive pourtant pas d’exubérance rythmique. En fait, sur les onze plages du répertoire ambiances, couleurs, rythmes et sensations varient. L’opus se profile comme un savant kaléidoscope musical qui permet de saisir toutes les nuances de l’expression lumineuse et dynamique de la guitare de Julian Lage.

Les onze plages de « Modern Lore » baignent dans une musicalité sensible et un groove dynamique. Sa technique à toute épreuve permet au guitariste de s’affranchir de tous les obstacles. Avec une fraîcheur inouïe et une souplesse décontractée, il propose des mélodies sensibles. Dans ses accompagnements et ses solos affleurent des réminiscences rockabilly, des effluves de jazz, des échos de folk et de country, des sensations de blues.

L’exubérance de Ramble le thème d’ouverture, la touffeur moite du jazz bluesy d’Atlantic Limited, le tempo folk et solide de General Thunder, la parenthèse funky de Roger The Dodger, l’incursion rock’n’roll du nostalgique Wordsmith, le riff perçant du thème Eastern Science qui agace autant qu’il enchante, le songeur Pantheon, le lyrisme hypnotique de Splendeur Riot.7.

Sur Modern Lore, la guitare virtuose de Julian Lage dévoile ses plus beaux atours. Elle délivre un astucieux mélange de brillantes mélodies, d’ambiances songeuses, de climats tempétueux, de sonorités acidulées, saturées ou tendres et sensibles. Avec aisance et décontraction, Julian Lage sort le grand jeu et joue comme il respire.

Clin d’œil à Doctor3 & « Canto Libero »

Clin d’œil à Doctor3 & « Canto Libero »

Toujours innovateur en matière de jazz, le trio Doctor3 revient avec l’album « Canto Libero », consacré à la musique de Lucio Battisti, figure légendaire de la chanson italienne. Danilo Rea au piano, Enzo Pietropaoli à la contrebasse et Fabrizio Sferra à la batterie réussissent à adapter en jazz de manière innovante la teneur pop des chansons de celui qui fut une idole en Italie. Ils insufflent le groove du jazz dans les mélodies mélancoliques.

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En trio, Philip Catherine présente « Manoir de mes Rêves »

En trio, Philip Catherine présente « Manoir de mes Rêves »

Les guitares de Philip Catherine et Paulo Morello s’associent à la contrebasse de Sven Faller sur « Manoir de mes Rêves », un album délicieux et élégant. Le trio complice tisse une atmosphère teintée d’une tendre mélancolie. Virtuosité joyeuse et sensibilité lyrique se mêlent en un cocktail musical ressourçant. Limpide, la musique flotte sur de souples nuages de swing.

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Clin d’œil à Gabriel Westphal & « Petites histoires »

Clin d’œil à Gabriel Westphal & « Petites histoires »

Il était une fois… les « Petites histoires », le premier album du batteur-compositeur Gabriel Westphal. Ce musicien complet a rejoint la compagnie du Cirque dans les Étoilés pour lequel il a composé et joué des morceaux lors de spectacles. Après un travail de réorchestration, il donne une vie autonome à ces « Petites histoires »… captures d’instants festifs, nostalgiques et poétiques d’un circa’jazz étoilé.

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Le trio Pericopes+1 publie « Legacy »

Le trio Pericopes+1 publie « Legacy »

Une modernité dynamique et sensible

Deux ans après son premier opus, le trio Pericopes+1 publie « Legacy », son tout nouvel album captivant et inventif. Une construction musicale équilibrée qui fait coexister groove vitaminé et précision sensible. A découvrir absolument !

Couverture de l'album "Legacy" du groupe "Periscopes+1"Déjà remarqué à l’occasion de la publication de son premier CD « The Human Beings » en 2015, le trio Pericopes+1 revient avec son nouvel album « Legacy » (Auand Records) annoncé pour le 02 février 2018

Le deuxième album de Pericopes+1, ce trio international conçu à Paris en 2012, est soutenu par le saxophoniste Dave Liebman et le trompettiste Enrico Rava.

A l’origine, Pericopes est un duo saxophone-piano fondé en Italie en 2007 par Emi Vernizzi et Alessandro Sgobbio. Après trois albums et des récompenses glanées en Italie, le duo commence une collaboration fructueuse avec le batteur américain Nick Wight. Le trio ainsi constitué prend le nom de Pericopes+1.

"Pericopes+1" avec E. Vernizzi, A Sgobbio & N WightLes trois compères sillonnent l’Europe, les États-Unis et se produisent sur les scènes des festivals et celles des clubs où ils côtoient à l’occasion Stefano Battaglia, Nils Peter Molvaer et bien d’autres encore. C’est durant les tournées de présentation du CD « The Human Beings » que le trio a conçu le travail préliminaire de l’album à venir et a défini sa direction musicale que restitue son titre, « Legacy ». Un projet inspiré par un héritage aux origines variées.

Le groupe transatlantique répète pendant un mois en Pennsylvanie puis s’engage dans une résidence artistique auprès de l’Université d’Aberdeen en Écosse après quoi le trio teste le répertoire sur scène et rejoint le studio Artesuono à Udine en Italie et enregistre « Legacy ».

En décembre 2017, l’album est présenté au Festival Parma Jazz Frontier et dans d’importants autres clubs italiens. Après la sortie en France de l’album « Legacy » prévue le 02 février 2018, "Pericopes+1" avec E. Vernizzi, A Sgobbio & N Wightle trio Pericopes+1 va s’engager dans une tournée européenne entre mars et mai 2018.

Sur les dix compositions du répertoire de « Legacy », sept sont à porter au crédit du pianiste Alessandro Sgobbio. Intro et le titre éponyme ont été composés par le saxophoniste. Emiliano Vernizzi et le splendide Reverences par le batteur Nick Wight.

Une très forte prégnance rythmique règne tant sur l’expression groupale que sur celle de chaque instrumentiste. La saisissante modernité de l’album plonge ses racines au plus profond d’un héritage qui honore autant le jazz que les musiques contemporaines et populaires.

« Legacy », une musique construite comme une peinture cubiste où les couches rythmiques jaillissent, se superposent, se croisent, se brisent pour mieux renouer, se retrouver et dessiner un paysage sonore avant-gardiste. Les entrelacs rythmiques complexes octroient une liberté extrême aux solistes qui s’entendent à merveille et se stimulent mutuellement. Saxophone et piano projettent leurs traces sur la toile de la musique dont ils parachèvent la physionomie.

Sur certaines compositions comme Novembers Tears, Reverences ou Major’s 10, piano et du saxophone incrustent leurs lignes de chant sur un fond adouci. Ils évoquent des collages mélodico-harmoniques inventifs posés à dessein sur la toile musicale

Par ses découpages rythmiques impeccables, ses schémas mélodiques épurés et ses trames harmoniques complexes, la musique du trio Pericope+1 affiche sa modernité. Précise et exigeante elle ménage des trouées sensibles et poétiques qui incrustent le groove dynamique et vitaminé des dix titres de « Legacy ».

Clin d’œil à Doctor3 & « Canto Libero »

Clin d’œil à Doctor3 & « Canto Libero »

Toujours innovateur en matière de jazz, le trio Doctor3 revient avec l’album « Canto Libero », consacré à la musique de Lucio Battisti, figure légendaire de la chanson italienne. Danilo Rea au piano, Enzo Pietropaoli à la contrebasse et Fabrizio Sferra à la batterie réussissent à adapter en jazz de manière innovante la teneur pop des chansons de celui qui fut une idole en Italie. Ils insufflent le groove du jazz dans les mélodies mélancoliques.

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En trio, Philip Catherine présente « Manoir de mes Rêves »

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Clin d’œil à Gabriel Westphal & « Petites histoires »

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Il était une fois… les « Petites histoires », le premier album du batteur-compositeur Gabriel Westphal. Ce musicien complet a rejoint la compagnie du Cirque dans les Étoilés pour lequel il a composé et joué des morceaux lors de spectacles. Après un travail de réorchestration, il donne une vie autonome à ces « Petites histoires »… captures d’instants festifs, nostalgiques et poétiques d’un circa’jazz étoilé.

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Henri Texier revient avec « Sand Woman »

Henri Texier revient avec « Sand Woman »

Alchimie radieuse des alliages sonores

Le contrebassiste et compositeur Henri Texier revient le 02 février 2018 avec son dernier projet « Sand Woman ». Un nouveau chapitre de son passionnant récit musical. Des titres récents côtoient des compositions anciennes qui se dotent de nouvelles couleurs. Un hommage à la femme et aux sables pillés par les hommes.

Couverture de l'album du contrebassiste Henri Texier, "Sand Woman" Henri Texier revient avec son tout récent projet « Sand Woman » (Label Bleu/L’Autre Distribution). Avec cet album annoncé pour le 02 février 2018, le contrebassiste aborde une nouvelle étape du chemin musical qu’il a entrepris depuis 1967.

Toujours soucieux d’inventer, de renouveler son art et son inspiration il demeure aux avant-postes du jazz. Chez lui coexistent avec un équilibre qui lui appartient en propre, la dimension rythmique de son jeu, la recherche mélodique de ses thèmes et la richesse harmonique de son écriture.

Sur le livret de l’album, Henri Texier affiche avec une flamme débordante sa manière de concevoir son nouveau projet. « Explorer ! Toujours explorer ! Du nouveau ! Toujours du nouveau ! Les musiciens de Jazz n’ont jamais la certitude d’en avoir fini avec une exploration. Aller plus loin, toujours plus loin mais pas forcément « au‐delà » ! Découvrir ! Toujours découvrir !…Certainement, mais pas indispensablement en des territoires nouveaux… Là, tout près, il y a toujours et encore de la musique à embrasser, pour rejouer son destin, remettre ses pas en de lointaines traces, faire apparaître des  nouvelles sensations,  vibrations différentes, redonner une âme à des compositions anciennes, oubliées, estompées… »

Le leader conçoit le répertoire à partir d’anciennes compositions choisies dans ses disques JMS enregistrées en solo absolu et jamais jouées par ses propres  groupes. Ainsi, Amir, Les Làs-Bas, Quand Tout s’Arrête et Indians imaginées dans les années 90 côtoient deux compositions récentes Hungry Man et Sand Woman.Le contrebassiste Henri Teixier

Il propose ce matériau aux musiciens pour qu’ensemble ils improvisent, créent et élaborent un nouvel univers. Grâce à son enthousiasme, au substrat des compositions et à la combinaison des cinq talents réunis, le « Sand Quintet » parvient avec à « faire du neuf avec du vieux ».

Pour cette nouvelle aventure Henri Texier embarque avec une nouvelle équipe composée d’anciens et de nouveaux compagnons réunis à l’origine pour un concert proposé pour célébrer l’anniversaire du Festival Europa Djaz du Mans et celui du label JMS avec lequel il a enregistré ses premiers albums en solo. Après la prestation Henri Texier conçoit de prolonger le concert qui devient ainsi la première étape du projet « Sand Woman ».

Sur « Sand Woman » aux côtés d’Henri Texier des musiciens de talent qu’il a choisis à dessein. Sébastien Texier (saxophone alto, clarinettes) compagnon de « bientôt toujours »Manu Codjia (guitare) qu’il  retrouve après bientôt cinq ans, Vincent Lê Quang (saxophones ténor et soprano) avec lequel il a déjà échangé dans des contextes d’improvisation totale et Gautier Garrigue (batterie) dont il a suivi la carrière avec attention.

Le jeu puissant du contrebassiste conserve sa richesse harmonique, sa puissance rythmique, sa modernité et son inventivité. Porteuse de respiration, la pulsation qu’insuffle Henri Texier est relayée avec swing et légèreté par le jeune Gautier Garrigue qui danse avec le tempo. Le phrasé unique et la palette sonore sans pareille de Manu Codjia propulse la musique dans ces sphères vibrantes et sidérales qu’il maîtrise à la perfection. Les timbres des saxophones de Vincent Lê Quang s’unissent avec bonheur avec les souples textures qui coulent des anches de Sébastien Texier. Tous deux font alterner flots de lave déchirée et de sages lianes caressantes.

La vie imprègne les six plages de « Sand Woman ». Des alliages sonores se dégage une alchimie radieuse. Couleurs chatoyantes, contrastes exacerbés, douce sérénité, tension paroxystique. Le blues pointe son nez, le rock affleure. Les émotions se télescopent, nostalgie, colère, espoir, désir, tendresse, étonnement. De main de maître Henri Texier conduit son bateau sur de nouveaux territoires où l’on a envie d’aborder et de demeurer.

À l’occasion de la sortie de l’album « Sand Woman », le contrebassiste et compositeur Henri Texier présente son nouveau groupe au Café de la Danse le samedi 10 mars 2018 à 20h00 à Paris. Belle occasion d’écouter live, Henri Texier Sand Quintet avec Vincent Lê Quang (saxophones soprano et ténor), Sébastien Texier (saxophone alto et clarinettes), Manu Codjia (guitare) et Gautier Garrigue (batterie).

Clin d’œil à Doctor3 & « Canto Libero »

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Toujours innovateur en matière de jazz, le trio Doctor3 revient avec l’album « Canto Libero », consacré à la musique de Lucio Battisti, figure légendaire de la chanson italienne. Danilo Rea au piano, Enzo Pietropaoli à la contrebasse et Fabrizio Sferra à la batterie réussissent à adapter en jazz de manière innovante la teneur pop des chansons de celui qui fut une idole en Italie. Ils insufflent le groove du jazz dans les mélodies mélancoliques.

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