Festival du Péristyle 2018 – Opéra de Lyon

Festival du Péristyle 2018 – Opéra de Lyon

Voyage transmusical festif et dépaysant

Du 07 juin au 01 septembre, le Café Jazz du Péristyle cède la place au Festival du Péristyle 2018. La proposition musicale s’élargit au-delà du jazz. Un voyage transmusical pour lequel nul passeport n’est requis. Esprit festif et escales dépaysantes, de Lyon à Addis Abeba en passant par New York, Bogotá, Paris, Sao Paolo.

Cette première édition du Festival du PéristyleLogo du Festival du Péristyle 2018 s’inscrit dans le nouveau projet de l’Opéra de Lyon, « Opera Underground » présenté par Olivier Conan. Soucieux de décloisonner les musiques, cet importateur de talents ouvre les frontières musicales au delà-du jazz, croise les influences, affectionne les musiques hybrides et vivantes qui innovent en mariant tradition et modernité.

La scène change d’orientation et prend plus d’importance avec une sono plus puissante. La réorganisation de l’espace du péristyle libère de l’espace sur le devant de la scène pour favoriser l’écoute et la proximité avec les musiciens. Les tables habituelles sont conservées et des relais sonores favorisent l’écoute à distance.

Ainsi, du 07 juin au 01 septembre, du lundi au samedi, le Festival du Péristyle 2018 propose 75 rendez-vous avec 27 groupes. Au programme… des musiques venues du monde entier. Trois sets par jour, des concerts en entrée libre à 19h, 20h15 et 22h. Il y en a pour tous les goûts, toutes les cultures et toutes les générations. Des promesses de découvertes, des talents avérés et des surprises à n’en pas douter.

En ouverture

Du 07 juin au 09 juin 2018, Maa Ngalale réunit le griot sénégalais Ablaye Cissoko et les Vénézuéliens de la Gallera Social club. une musique fraîche et ludique où la kora prend naturellement la place de la harpe llanera vénézuélienne et les rythmes de maracaibo prennent aisément des accents mandingues. Une grande fête en perspective !

Jazz & Hip-Hop

On brûle d’envie de découvrir les new-yorkais invités à ce Festival du Péristyle 2018. Du 28 au 30 juin 2018, rendez-vous avec « Big Lazy », le trio mythique du guitariste Steven Ulrich avec à ses côtés le batteur Yuval Lion et le contrebassiste Andrew Hall.

Du 19 au 21 juillet 2018, place à « Hearing Things », le quartet du saxophoniste Matt Bauder qui réunit Ava Mendoza (guitare), JP Schlegelmilch (orgue) et Vinnie Sperrazza (batterie). Les 23 et 24 juillet 2018 seront présents les quatre membres du groupe « Endangered Blood », avec Jim Black (batterie), Chris Speed (saxophone tenor, clarinette), Oscar Noriega (saxophone, alto, clarinette basse) et Trevor Dunn (contrebasse).

A suivre avec intérêt, le hip-hop enjazzé de Bad Fat du 02 au 04 juillet 2018. A découvrir le tryptique Django de Stephane Wrembel du 26 au 28 juillet 2018 et l‘hommage à Didier Lockwood que rend le Bugala quartet du 23 au 25 août 2018.

Le jazz brésilien est aussi de la partie du 05 au 07 juillet 2018 avec le Trio Corrente. Quant au jazz régional, il est représenté par le Foehn trio et Watchdog.

Grèce, Portugal, Balkans et Italie

Du 11 au 13 juin 2018 le groupe Rebetien célèbre la mélancolie grecque du rebetiko et du 16 au 18 août 2018, c’est le fado qui s’invite avec la fadista Carina Salvado.

Les musiques des Balkans sont à l’honneur avec le quintet électrique Burek annoncé les 30 et 31 août 2018 et Bezzib, un orchestre atypique qui devrait surprendre et séduire du 20 au 22 août 2018.

Du 09 au 11 août 2018, le public du péristyle va chavirer au rythme de la tarentelle avec les musiciens de Télamuré qui vont faire régner l’esprit de la fête propre à l’Italie du Sud.

Afrique

Du 04 au 16 juin 2018 place à Nouiba qui célèbre le chaäbi alors que le oudiste Mohamed Abozekry revient en trio du 25 au 27 juin 2018. L’afrofunk de SuperGombo va résonner et faire danser les foules du 02 au 04 août 2018.

Qu’on se le dise, les musiques éthiopiennes vont faire vibrer le péristyle. Issu d’Addis-Abeba, Qwanqwa est annoncé du 06 au 18 juillet 2018 et prend le relai du guitariste Nadav Peled et de son « Anbessa Orchestra » programmé du 12 au 14 juillet 2018. De l’ethio-jazz new-yorkais qui décoiffe.

Amérique du Sud & Cie

Vénézuela et Colombie sont à l’honneur. Du 18 juin au 20 juin 2018, à suivre la nouvelle création du toujours innovant et créatif musicien et chercheur Jaime Salazar. Il propose « Free Cages », une nouvelle création musicale inspirée tant des musiques colombiennes que des univers sonores minimalistes des années 40. Un voyage musical prometteur de John Cage à la Colombie.

A découvrir du 09 au 11 juillet 2018, la première venue en France de Seferina Banquez, la reine incontestée du bullerengue, cette musique rurale de la côte caraïbe colombienne. Les traditions de Colombie et celles du Venezuela se croisent au cœur du répertoire du trio AA’IN accueilli le 25 juillet 2018. Du 30 juillet au 01 août 2018 c’est le cuatro, cette petite guitare à 4 cordes, instrument national du Venezuela, qui est mis à l’honneur par le C 4 trio.

Le Brésil s’invite du 27 au 29 août 2018 avec « Joao Selva », le nouveau projet que Jonathan Da Silva mène avec Bruno Hovart. Une plongée dans l’univers tropicaliste des années 70. Du 06 au 08 août 2018 les Amériques du Sud et du nord font alliance au sein du groupe Ladama. Le péristyle va restituer l’énergie de quatre femmes talentueuses et redoutables.

Et pour finir…

Le Festival du Péristyle 2018 se termine de manière festive le 01 septembre 2018 avec trois sets animés par le collectif Maloya lyonnais Ti’Kaniki.

Embarquement prochain annoncé le 07 juin prochain pour le Festival du péristyle 2018 de l’Opéra de Lyon. Pour profiter de ce voyage transmusical festif aux propositions alléchantes. Nul besoin de passeport ni de visa, seul bagage requis, l’envie de découvrir et partager des musiques venues du monde entier. Un bel exemple de décloisonnement des genres !

« NOUGARO » par Babx, Minvielle et De Pourquery

« NOUGARO » par Babx, Minvielle et De Pourquery

Porté par Babx, André Minvielle et Thomas De Pourquery, l’album « NOUGARO » enchante. Cet opus-bijou restitue la magie du spectacle que propose le trio sur scène. Complices, les trois en-chanteurs unissent leurs talents et font sonner haut la langue et la musique de Claude Nougaro. Empreint de tendresse, l’album fait renaître l’esprit du chanteur toulousain, quinze ans après sa disparition. « NOUGARO » captive, charme et éblouit.

lire plus
Xavier Roumagnac revient avec son Eklectik Band

Xavier Roumagnac revient avec son Eklectik Band

Deux ans après « Sirènes », le batteur compositeur et arrangeur Xavier Roumagnac revient à la tête de son Eklectik Band. Sur l’EP « 78 Tours », Il propose un nouveau répertoire aux riches couleurs orchestrales. Une pulsation euphorique irrigue les cinq titres chargés d’une énergie communicative. Un concentré d’allégresse !

lire plus
« Howls », un album, un titre, un groupe

« Howls », un album, un titre, un groupe

L’album « Howls » délivre une musique à l’identité singulière dont la modernité ne renie en rien la tradition. Composé par Thomas Boffelli avec un sens mélodique aiguisé, le répertoire est servi par un quintet d’exception. Dans une parfaite complicité, les musiciens invitent à un voyage musical intense dont la palette sonore se renouvelle d’un bout à l’autre du répertoire. Une superbe découverte à écouter en boucle sans jamais se lasser.

lire plus
Direction artistique de ONJ, sept candidatures retenues

Direction artistique de ONJ, sept candidatures retenues

Rendez-vous en juillet…

Pour succéder à Olivier Benoit à la direction de l’Orchestre National de Jazz, le ministère de la Culture et le Conseil de l’association a lancé une procédure de recrutement. A l’issue de la présélection, sept candidatures ont été retenues. Début juillet sera connu le nom du prochain Directeur Artistique de l’ONJ.

L’Orchestre National de Jazz est à l’aube d’une nouvelle mandature. En effet 2018 marque la dernière année de celle du guitariste et composteur Olivier Benoit dont on a déjà évoqué le bilan.Logo de l'ONJ

C’est ainsi que, après plus 30 ans d’existence, l’ONJ va bientôt se doter d’un nouveau Directeur Artistique pour succéder à  Antoine Hervé (1987-1989), Claude Barthélemy (1989-1991), Denis Badault ((1991-1994), Laurent Cugny (1995-1997), Didier Levallet (1997-2000), Paolo Damiani (2000-2002), Claude Barthélemy (2002-2005), Franck Tortiller (2005-2008), Daniel Yvinec (2008-2013) et Olivier Benoit (2014-2018).

Il faut attendre début juillet 2018 pour connaître le résultat de la procédure de recrutement du prochain Directeur Artistique de l’ONJ lancé par le Ministère de la Culture et l’association via son conseil.

En effet, le Conseil de l’Orchestre National de Jazz s’est réuni mardi 15 mai dernier pour procéder à la présélection des candidatures à la Direction artistique de l’ONJ. A l’examen approfondi des 26 dossiers reçus, le Conseil s’est « félicité de l’intérêt manifesté par les musiciennes et musiciens pour cet outil unique. La qualité des projets proposés et l’attention portée par les postulants à des points cruciaux du cahier des charges (exemplarité artistique du projet, pluridisciplinarité, attention aux jeunes talents, souci du public, de la diversité et, en particulier, de la juste place des femmes à tous niveaux…) a été remarquée.

A la suite d’un large débat, le vote a permis de retenir sept candidatures qui répondent le mieux aux critères définis conjointement avec le Ministère de la Culture. Ce résultat a été l’objet d’un unanime consensus :

  • Pierre de Bethmann
  • François Corneloup
  • Laurent Dehors
  • Régis Huby
  • Raphaël Imbert
  • Grégoire Letouvet
  • Frédéric Maurin

Ces sept artistes seront donc amenés à défendre leurs projets devant le Conseil le 29 juin prochain. A l’issue de cette audition, la prochaine Direction artistique de l’ONJ sera choisie.

Rendez-Vous début juillet connaître le nom du prochain Directeur Artistique de l’ONJ.

« NOUGARO » par Babx, Minvielle et De Pourquery

« NOUGARO » par Babx, Minvielle et De Pourquery

Porté par Babx, André Minvielle et Thomas De Pourquery, l’album « NOUGARO » enchante. Cet opus-bijou restitue la magie du spectacle que propose le trio sur scène. Complices, les trois en-chanteurs unissent leurs talents et font sonner haut la langue et la musique de Claude Nougaro. Empreint de tendresse, l’album fait renaître l’esprit du chanteur toulousain, quinze ans après sa disparition. « NOUGARO » captive, charme et éblouit.

lire plus
Xavier Roumagnac revient avec son Eklectik Band

Xavier Roumagnac revient avec son Eklectik Band

Deux ans après « Sirènes », le batteur compositeur et arrangeur Xavier Roumagnac revient à la tête de son Eklectik Band. Sur l’EP « 78 Tours », Il propose un nouveau répertoire aux riches couleurs orchestrales. Une pulsation euphorique irrigue les cinq titres chargés d’une énergie communicative. Un concentré d’allégresse !

lire plus
« Howls », un album, un titre, un groupe

« Howls », un album, un titre, un groupe

L’album « Howls » délivre une musique à l’identité singulière dont la modernité ne renie en rien la tradition. Composé par Thomas Boffelli avec un sens mélodique aiguisé, le répertoire est servi par un quintet d’exception. Dans une parfaite complicité, les musiciens invitent à un voyage musical intense dont la palette sonore se renouvelle d’un bout à l’autre du répertoire. Une superbe découverte à écouter en boucle sans jamais se lasser.

lire plus
Clin d’œil à Fabrice Martinez & « Rebirth Reverse »

Clin d’œil à Fabrice Martinez & « Rebirth Reverse »

La complétude de “Rebirth Reverse”

Avec le soutien de l’ONJ Fabric, le trompettiste Fabrice Martinez annonce la sortie d’un double vinyle, « Rebirth Reverse ». Deux facettes d’un même groupe. Électrique ou acoustique, la musique est pourtant porteuse du même ADN harmonique. Réjouissant, étonnant et stimulant.

Pochette de l'album "Rbirth - Reverse" de Fabrice Martinet etChut!Non content du succès de « Rebirth » sorti en mai 2016, le trompettiste Fabrice Martinez, membre de l’ONJ d’Olivier Benoit, revient le 25 mai 2018 avec « Rebirth Reverse » (ONJ Records), un double vinyle où chaque titre est décliné en deux versions que tout semble opposer à la première écoute.

A la tête du quartet Chut! composé de Fred Escoffier (piano), Bruno Chevillon (contrebasse) et Eric Echampard (batterie), Fabrice Martinez dévoile « Reverse », une facette en miroir inversé de « Rebirth ».

Le propos en miroir de ces deux opus interpelle autant qu’il ravit. Rétro-électrique et groovy pour l’un, intemporel et acoustique pour l’autre. Le très électrique « Rebirth », a été re-masterisé pour s’adapter aux sillons du vinyle et restituer la chaleur de l’analogique alors que « Reverse », nouveau et  acoustique, a bénéficié d’un enregistrement en direct dans une chapelle.

Fabrice Martinez et Chut! proposent donc deux faces inversées du même monde en déclinant deux versions d’un répertoire commun. Si l’esthétique des deux opus diffère, la musique est pourtant indubitablement porteuse du même ADN harmonique. C’est d’ailleurs cette fondation harmonique qui tend un pont entre ces deux musiques-sœurs. L’une très rythmique, marquée par l’esthétique électro et rétro des années 70, l’autre aérienne, inscrite dans la grande tradition des musiques improvisées européennes.

« Rebirth » exacerbe les rythmes, concentre les intensités et valorise l’énergie. « Reverse » inverse le processus, étire les silences et caresse les mélodies, explore l’espace sonore et tend des voiles. Le premier incite au mouvement et le second à la rêverie mais l’inventivité habite les deux mondes tout autant porteurs de contrastes et de nuances.

« Reverse » théâtralise la musique qu’il projette sur une scène où s’invitent en contre-jour des traces contrapuntiques fugaces, des réminiscences du monde de Nino Rota, des résurgences de la musique européenne classique du XIXème siècle qui émargeraient du côté de Ravel ou des embardées plus contemporaines et telluriques.

Le trompettiste Fabrice MartinezSur « Reverse » Fabrice Martinez s’exprime exclusivement au bugle. Son jeu lumineux ravit l’oreille par la précision de son  articulation, son originalité et des prises de risques inouïes. On re-découvre avec plaisir l’exploration réussie du clavier qu’entreprend Fred Escoffier loin des climats électrifiés

Les phrasés élégants de Bruno Chevillon s’accommodent très bien des atmosphères contemporaines, lyriques ou romantico-oniriques. Le toucher coloriste d’Eric Echampard sied aux ambiances réverbérées, crée une impression feutrée d’intimité mais prodigue un soutien solide aux solistes. Au fil des plages aériennes de « Reverse », Bruno Chevillon et Eric Echampard constituent une paire rythmique à la réactivité extrême.

De fait « Rebirth » et « Reverse » ne sont pas en opposition. Tous deux se complètent plus qu’ils ne s’opposent. Les musiciens explorent deux faces du même monde. L’une inscrite dans un monde électrique, l’autre dans un univers acoustique aux sons aériens. Il fait bon choisir entre les versions miroirs des titres en fonction des envies et des moments.

 
Le lundi 28 mai 2018 à 20h30, la Dynamo de Banlieues Bleues et le label ONJ Records fêtent à Pantin les quatre ans d’existence du label et la sortie du double album vinyle « Rebirth reverse ». C’est l’occasion de retrouver sur scène Fabrice MartinezFred Escoffier, Bruno Chevillon et Eric Echampard.
« NOUGARO » par Babx, Minvielle et De Pourquery

« NOUGARO » par Babx, Minvielle et De Pourquery

Porté par Babx, André Minvielle et Thomas De Pourquery, l’album « NOUGARO » enchante. Cet opus-bijou restitue la magie du spectacle que propose le trio sur scène. Complices, les trois en-chanteurs unissent leurs talents et font sonner haut la langue et la musique de Claude Nougaro. Empreint de tendresse, l’album fait renaître l’esprit du chanteur toulousain, quinze ans après sa disparition. « NOUGARO » captive, charme et éblouit.

lire plus
Xavier Roumagnac revient avec son Eklectik Band

Xavier Roumagnac revient avec son Eklectik Band

Deux ans après « Sirènes », le batteur compositeur et arrangeur Xavier Roumagnac revient à la tête de son Eklectik Band. Sur l’EP « 78 Tours », Il propose un nouveau répertoire aux riches couleurs orchestrales. Une pulsation euphorique irrigue les cinq titres chargés d’une énergie communicative. Un concentré d’allégresse !

lire plus
« Howls », un album, un titre, un groupe

« Howls », un album, un titre, un groupe

L’album « Howls » délivre une musique à l’identité singulière dont la modernité ne renie en rien la tradition. Composé par Thomas Boffelli avec un sens mélodique aiguisé, le répertoire est servi par un quintet d’exception. Dans une parfaite complicité, les musiciens invitent à un voyage musical intense dont la palette sonore se renouvelle d’un bout à l’autre du répertoire. Une superbe découverte à écouter en boucle sans jamais se lasser.

lire plus
« Letters to Marlene » – G. de Chassy / C. Marguet / A. Sheppard

« Letters to Marlene » – G. de Chassy / C. Marguet / A. Sheppard

Une arme musicale porteuse d’espoir

Après « Shakespeare Songs », Guillaume de Chassy, Christophe Marguet et Andy Sheppard reviennent avec « Letters to Marlene ». L’iconique Marlene Dietrich devient leur muse et les inspire. Les trois musiciens lui adressent des lettres musicales porteuses d’espoir. Une superbe réussite.

A travers la musique de l’album « Letters to Marlene » sorti le 09 mai 2018 sous le label NoMadMusic, le pianiste Guillaume de Chassy, le batteur Christophe Marguet et le saxophoniste Andy Sheppard questionnent lCouverture de l'album "Letters to Marlene" par Guillaume de Chassy, Christophe mArguet et Andy Shepparde rôle de l’artiste lors des périodes troubles de l’histoire.

Marlene Dietrich les inspire, elle qui, en son temps, s’est engagée avec courage contre le nazisme. Cette star a en effet affiché ses convictions pour la paix en chantant sur le front pour les alliés, ennemis de l’Allemagne, quitte à se couper de son pays natal qu’elle a quitté dès 1930 pour les États-Unis.

En effet, Marlene Dietrich a soutenu le moral des armées américaine, britannique et plus largement celles des alliés, puisque la star s’est produit sur le front européen en avril 1944 puis en 1945 durant la campagne de libération de l’armée du Général Patton. Elle a reçu en 1947 la Medal of Freedom, distinction militaire américaine décernée aux civils pour service rendus.

Le projet

Les trois musiciens donnent à leur album la forme de « …lettres musicales : lettres d’admiration et de gratitude en hommage à son exceptionnel parcours d’artiste et de femme porteuse d’espoir ; musiques pour interroger autrement deux époques troublées : les années 1930-1940 et nos années 2010-2020 ».

Après avoir observé le regain de nationalisme et populisme qui affecte tant l’Europe que les USA depuis le début des années 2010, ils font un parallèle entre la période actuelle du XXIème siècle et celle qui, au XXème siècle, a vu la montée du nazisme.

Guillaume de Chassy, Christophe Marguet et Andy Sheppard envisagent leur musique comme une arme pacificatrice. Ils inscrivent leur credo au cœur de leur art et le transmettent à celles et ceux qui voudront bien l’entendre.

L’album

Guillaume de Chassy et Christophe Marguet s’investissent dans l’écriture et composent huit thèmes, trois écrits par le pianiste et cinq par le batteur.

Leurs compositions côtoient deux morceaux chantés par Marlene Dietrich. Falling In Love Again composé par Friedrich Hollaender avec des paroles de Sammy Lerner que la star interprétait dans le célèbre film « L’Ange Bleu » (1930) et la célèbre chanson Lili Marleen (Norbert Schultze/Hans Leip) popularisée par le régime nazi et devenue ensuite un emblème de résistance contre lui

Les onze Letters to Marlene évoquent le courage, l’engagement, la solitude, le spleen lié à l’exil, la fraternité, le combat, le triomphe et aussi l’amour, Le trio construit un album à l’esthétique soignée. Andy Sheppard, Guillaume de Chassy et Christophe Marguet élaborent un discours musical dont l’essentiel repose certes sur l’écriture et les arrangements du pianiste et du batteur mais aussi sur la liberté d’expression, le dialogue et l’écoute. Le chant du saxophone incarne la voix, celle qui déclame, se souvient, murmure, s’enthousiasme ou combat sur des poèmes dont les climats varient au fil des plages.

Enregistré en janvier 2018 aux Studios La Buissonne de Pernes les Fontaines, l’album est mixé et mastérisé par Philippe Teissier du Cros.

Libre à chacun de sourire avec distance ou de craquer avec enthousiasme sur… le visuel de la pochette qui détourne la célèbre photo du 29 septembre 1944 où Marlene Dietrich pose sur la base de la 8th Air Force à Birmingham avec les hommes du 401st Bomb Group. Seul demeure le visage de la star. Ceux d’Andy Sheppard, Christophe Marguet et Guillaume de Chassy se substituent aux militaires d’origine, le Colonel William T Seawell, le Capitaine Captain Felix Kalinski et le pilote Lawrence W Pfeiffer.

Impressions musicales

L’album ouvre avec Lili Marleen, superbe ode musicale où les incantations du saxophone ténor s’élèvent au-dessus des accords en nappe du piano et du flot tournoyant des balais. Sur Letter to Marlene piano et saxophone devisent avec une courtoise sensibilité.

Le climat évolue et se fait joyeux avec America. Sur un rythme de marching band piano et saxophone exposent le thème à l’unisson puis le saxophone volubile en prend à sa guise avec le tempo marqué par les accords du piano et la batterie martiale.

On change d’atmosphère avec Et in Terra Pax Hominibus Bonae Voluntatis. On flotte alors dans un univers onirique où la sonorité quelque peu solennelle du ténor chante la paix et la liberté. Suspendu hors du temps, on imagine un avenir où la sérénité peut advenir.

On rêve ensuite avec The Dress, une courte ballade raffinée chantée par un soprano solaire. On change de monde et l’on part sur le front avec les jeeps pour parcourir Les Ardennes. Dans cette pièce musicale le soprano virevolte comme la voix de Marlene aurait pu la faire au-dessus des cahots des routes qu’évoquent les rythmiques saccadées du piano et de la batterie.

On se recueille ensuite à l’écoute de Seule à l’ambiance minimaliste très épurée. Le soprano mélancolique et les arpèges délicats du piano évoquent la solitude profonde. Plus loin, les improvisations et les échanges enflammés du trio sur A Dinner at Marlene’s Place évoquent l’animation des moments partagés par Marlene Dietrich et Jean Gabin accueilli par la star à Hollywood de 1941 à 1943.

Élégante et délicate, la lettre Ein Koffer in Berlin restitue un climat de tendre nostalgie que piano et saxophone ténor peignent avec une intense retenue sur la toile des souvenirs mais Falling in love again ne laisse pas s’installer la mélancolie. Éloignée de celle de la chanson originale, l’ambiance se fait tumultueuse. On se surprend à fredonner la romance d’un bonheur revenu.

Sur un lent tempo où tango et rumba s’étreignent, le trio adresse leur dernière lettre à leur muse qui  a vécu recluse à Paris durant les dernières années de sa vie. Last Dance restitue à la fois une intense sensualité et un climat de tristesse éperdue… la musique repart et l’on vogue de nouveau au fil des climats somptueux des onze « Letters To Marlene ».

Une fois encore, les artistes mettent en avant leur musique pour promouvoir la tolérance, la paix et le respect. Poétique et esthétique, l’album « Letters to Marlene » fait plus que convaincre. Andy Sheppard incarne un chanteur inspiré et sensible, Christophe Margueur un batteur tirailleur ou pacificateur et Guillaume de Chassy un metteur en scène coloriste et lyrique. L’écoute de l’album procure une indicible émotion qui engage à partager largement cette musique.

 

Pour écouter live le trio Guillaume de Chassy, Christophe Marguet & Andy Sheppard et écouter le répertoire de « Letter to Marlene » quelques rendez-vous se profilent. Le 23 mai 2018 au festival « Jazz in Arles », le 24 mai 2018 à Fontenay-sous-Bois (Le Comptoir), le 26 mai 2018 à Lurs à l’Osons Jazz Club, les 01 & 02 juin 2018 au Jazz Club de Dunkerque, et le 22 août 2018 au Théâtre les Arts de Cluny dans le cadre du festival Jazz Campus en Clunisois.
« NOUGARO » par Babx, Minvielle et De Pourquery

« NOUGARO » par Babx, Minvielle et De Pourquery

Porté par Babx, André Minvielle et Thomas De Pourquery, l’album « NOUGARO » enchante. Cet opus-bijou restitue la magie du spectacle que propose le trio sur scène. Complices, les trois en-chanteurs unissent leurs talents et font sonner haut la langue et la musique de Claude Nougaro. Empreint de tendresse, l’album fait renaître l’esprit du chanteur toulousain, quinze ans après sa disparition. « NOUGARO » captive, charme et éblouit.

lire plus
Xavier Roumagnac revient avec son Eklectik Band

Xavier Roumagnac revient avec son Eklectik Band

Deux ans après « Sirènes », le batteur compositeur et arrangeur Xavier Roumagnac revient à la tête de son Eklectik Band. Sur l’EP « 78 Tours », Il propose un nouveau répertoire aux riches couleurs orchestrales. Une pulsation euphorique irrigue les cinq titres chargés d’une énergie communicative. Un concentré d’allégresse !

lire plus
« Howls », un album, un titre, un groupe

« Howls », un album, un titre, un groupe

L’album « Howls » délivre une musique à l’identité singulière dont la modernité ne renie en rien la tradition. Composé par Thomas Boffelli avec un sens mélodique aiguisé, le répertoire est servi par un quintet d’exception. Dans une parfaite complicité, les musiciens invitent à un voyage musical intense dont la palette sonore se renouvelle d’un bout à l’autre du répertoire. Une superbe découverte à écouter en boucle sans jamais se lasser.

lire plus
Thomas Bramerie signe « Side Stories »

Thomas Bramerie signe « Side Stories »

La force d’un jazz sensible et intemporel

Après 30 ans de carrière, Thomas Bramerie dévoile « Side Stories », son premier album en leader. Sideman incontournable, le contrebassiste avance dans la lumière en trio avec deux jeunes talentueux jazzmen. Il est rejoint par trois compagnons de route, Eric Legnini, Jacky Terrasson et Stéphane Belmondo. De l’album s’exhale le parfum sensible et la force d’un jazz intemporel.

Couverture de l'album "Side Stories" de Thomas BramerieThomas Bramerie dévoile « Side Stories » son premier album en leader dont la sortie est annoncée pour le 25 mai 2018 chez Jazz Eleven.

Le contrebassiste se présente en trio entouré de deux talentueux musiciens de la jeune scène jazz, le pianiste Carl-Henri Morisset, déjà remarqué en concert aux côtés de Pierrick Pedron et le batteur Elie-Martin Charrière. Le leader invite aussi trois compagnons de route des dernières décennies, les pianistes Jacky Terrasson et Eric Legnini ainsi que le trompettiste Stéphane Belmondo.

Un livret accompagne l’album. il regroupe des textes de Thomas Bramerie qui possède un réel talent d’auteur. Son écriture révèle une personnalité réflexive, porteuse d’altérité et riche d’une humanité attentive. La musique reflète une autre facette de l’homme, celle du compositeur et instrumentiste.

Thomas Bramerie sideman

Après avoir fait le choix de la contrebasse en 1988, Thomas Bramerie joue à la fin des années 80, avec quelques-uns des plus grands noms du jazz (Chet Baker, Toots Thielemans, Horace Parlan, Johnny Griffin et Steve Grossman). Il se produit sur les scènes parisiennes depuis les années 90 et il serait plus rapide de citer les noms de ceux avec qui il n’a pas joué plutôt que de lister ceux qu’il a accompagnés.

Le contrebassiste Thomas Bramerie

Thomas Bramerie©Pascal Pittorino

Son installation à New-York en 1997 marque une autre épisode où après avoir tourné avec Dee Dee Bridgewater, il devient un sideman incontournable pour nombre de jazzmen de la scène new-yorkaise. Il s’intègre par ailleurs dans des projets variés, latin jazz, musique du Moyen-Orient, rock et musique classique. En 2004 il intègre le trio du pianiste Jean-Michel Pilc avec lequel il enregistre et part en tournée.

En 2006, il revient en France. On l’écoute alors aux côtés de nombreux artistes dont Pierrick Pedron, Julien Loureau, André Ceccarelli, Baptiste Trotignon, Bojan Z, les frères Belmondo mais aussi Richard Galliano, Didier Lockwood, et bien d’autres.

La profondeur de son toucher, sa sensibilité, son sérieux, son écoute et sa réactivité ont fait de Thomas Bramerie un contrebassiste essentiel dans le monde du jazz français où il manifeste une grande ouverture à tous les styles de musique.

Thomas Bramerie leader

En 2018, à la tête de son trio, Thomas Bramerie propose sur « Side Stories », une musique vivante aux multiples facettes. Un jazz ouvert qui intègre le legs de la tradition à laquelle le contrebassiste ajoute des touches de lumière et un voile de modernité. Ces couleurs inventives enrichissent et renouvellent la musique, qu’il s’agisse de reprises ou de ses propres compositions.

Profondeur et discrétion, force et fragilité font bon ménage dans l’expression du contrebassiste et teintent sa musique de sensibilité, d’humanité et de véracité. Même s’il assied son art sur une technique avérée, jamais il n’assène son savoir-faire. Point d’esbroufe, pas d’étalage. La justesse et la finesse de son langage suffisent. De sa musique se dégage une force perceptible malgré la retenue et les nuances dont Thomas Bramerie fait preuve.

Au fil de l’album on découvre neuf compositions de Thomas Bramerie et cinq reprises. Deux standards de jazz, Played Twice de Monk et Work Song de Nat Adderley. Deux chansons, Avec le temps de Léo Ferré et Un jour tu verras de Georges von Parys. Un thème de musique classique. Salut d’Amour, écrit à l’origine pour violon et piano par le compositeur Edward Elgar.

Impressions musicales

La contrebasse se la joue solo en ouverture et en fin d’album. Pichòt Bebei affiche une franche couleur jazz avec une ligne fluide et swinguante. Sur la composition intemporelle de Léo Ferré, Avec le temps, la contrebasse chante littéralement. Elle développe à la fois la mélodie et l’harmonie du morceau et termine l’album dans un climat chargé d’émotion.

L’atmosphère monkienne et dense de Played Twice permet de saisir la richesse et la modernité du trio. C’est avec souplesse et originalité que le même trio métamorphose Work Song du trompettiste Nat Adderley et transforme le titre en une véritable pépite. Les deux jeunes musiciens s’en donnent à cœur joie et font preuve d’une inventivité sans pareille dans leurs échanges et leurs improvisations.

La contrebasse expose le thème mélodieux et chantant avant que le Fender Rhodes d’Eric Légnini n’impulse une allure funky à Here. Le solo dépouillé et percussif du clavier électrique tranche avec l’allègre chant du piano qui lui répond. Sur un motif réitératif de contrebasse, le fender revient éclairer de ses nappes sonores le superbe All Alone où la contrebasse chante la solitude avec lyrisme.

Deux compositions du contrebassiste portent les prénoms de son épouse et de son fils. Le trio magnifie ces deux morceaux. Sur Yêïnou, le motif de basse met en orbite le piano dont l’improvisation musclée stimule la batterie au jeu incandescent. Sur Émile, la contrebasse expose d’abord le thème à l’archet avant de dérouler un riff de basse sur les cordes et de céder la parole au piano qui s’éclipse très vite pour laisser place à un élégant et lyrique solo de contrebasse.

Le contrebassiste Thomas Bramerie

Thomas Bramerie©Pascal Pittorino

Outre ces deux déclarations d’amour, advient Salut d’amour. Ce thème écrit en 1888 par Edward Elgar met en évidence l’élégance du jeu du trio qui transforme l’écriture romantique en une superbe ballade irriguée d’une pudique tendresse. Le toucher sensible de Jacky Terrasson sied à Now, la délicate mélodie composée par le leader. Le duo piano-contrebasse comble par sa légèreté et sa délicatesse.

Exposé sobrement en trio le thème Side Stories prend des couleurs nocturnes dès l’intervention de Stéphane Belmondo. Le jeu sobre mais chatoyant de la trompette et de sa sourdine cède la place à un solo évanescent du piano qui génère une atmosphère étrange. L’accompagnement allégé mais essentiel de la contrebasse contribue aussi à faire de ce thème une ballade somptueuse.

Deux compositions de Thomas Bramerie dépaysent le propos musical. Sur Chantez, le trio incite à la danse et dispense une joyeuse ambiance de béguine enjazzée. C’est par contre du côté de la bossa nova que se tourne Troç de vida où le bugle de Stéphane Belmondo souffle une douce saudade. S’il n’abandonne pas la contrebasse le leader revient à son instrument d’origine, la guitare qu’il utilise pour accentuer le balançao.

C’est encore dans le registre de la nostalgie qu’intervient le bugle sur Un jour tu verras accompagné très sobrement par le trio. Stéphane Belmondo insuffle juste ce qu’il faut d’émotion pour faire écho aux souvenirs encore vivaces dans les mémoires des voix de Charles Trenet ou de Mouloudji.

Sensible et ardent à la fois, le jazz de Thomas Bramerie vaut élixir de vie. Ses reliefs et ses teintes restituent les nuances d’un art délicat mais ancré dans l’énergie, une énergie canalisée qui transmet le sens de la musique et de la vie. S’il advenait que d’aucun se questionne sur les bienfaits de la musique, on lui conseillerait d’écouter en boucle les quatorze plages de « Side Stories » pour en retrouver le goût. Une musique aux saveurs de vie à partager largement. Offrir ce que l’on aime est le plus beau des cadeaux, c’est ce qu’a fait Thomas Bramerie, Qu’il soit remercié  pour cette contribution à l’amour.

Rendez-vous à Paris le 02 juin 2018 à 20h30 au Pan Piper pour le concert de sortie de l’album « Side stories » avec Thomas Bramerie, Carl-Henri Morisset et Elie-Martin Charrière. Le 27 mai 2018, Stéphane Belmondo rejoint le trio au Jazz Club du Beau Monde à Marseille. Plus d’informations à propos des concerts à venir sur le site de Thomas Bramerie.
« NOUGARO » par Babx, Minvielle et De Pourquery

« NOUGARO » par Babx, Minvielle et De Pourquery

Porté par Babx, André Minvielle et Thomas De Pourquery, l’album « NOUGARO » enchante. Cet opus-bijou restitue la magie du spectacle que propose le trio sur scène. Complices, les trois en-chanteurs unissent leurs talents et font sonner haut la langue et la musique de Claude Nougaro. Empreint de tendresse, l’album fait renaître l’esprit du chanteur toulousain, quinze ans après sa disparition. « NOUGARO » captive, charme et éblouit.

lire plus
Xavier Roumagnac revient avec son Eklectik Band

Xavier Roumagnac revient avec son Eklectik Band

Deux ans après « Sirènes », le batteur compositeur et arrangeur Xavier Roumagnac revient à la tête de son Eklectik Band. Sur l’EP « 78 Tours », Il propose un nouveau répertoire aux riches couleurs orchestrales. Une pulsation euphorique irrigue les cinq titres chargés d’une énergie communicative. Un concentré d’allégresse !

lire plus
« Howls », un album, un titre, un groupe

« Howls », un album, un titre, un groupe

L’album « Howls » délivre une musique à l’identité singulière dont la modernité ne renie en rien la tradition. Composé par Thomas Boffelli avec un sens mélodique aiguisé, le répertoire est servi par un quintet d’exception. Dans une parfaite complicité, les musiciens invitent à un voyage musical intense dont la palette sonore se renouvelle d’un bout à l’autre du répertoire. Une superbe découverte à écouter en boucle sans jamais se lasser.

lire plus