Ambronay 2016 – Les concerts du Chapiteau

Ambronay 2016 – Les concerts du Chapiteau

Vibrations et voix magnétiques sous le Chapiteau d’Ambronay

Renommé pour la qualité de sa programmation des grandes œuvres baroques, le Festival d’Ambronay 2016 propose aussi des concerts de Musiques du Monde sous le Chapiteau tous les samedis soirs à 21h.

Depuis 37 ans le Festival de Musique Baroque d’Ambronay contribue à la promotion de la Musique Baroque, de ses auteurs, ses œuvres, ses interprètes d’aujourd’hui et ceux de demain 300_logo ambronaydont il favorise l’émergence (Festival eemerging). En 2016 on se laissera éblouir par les Vibrations des Lumières avec une programmation tout en contrastes et clairs-obscurs.

Le Festival se déroule du 16 septembre au 09 octobre 2016. Si les voûtes sonores de l’Abbatiale d’Ambronay demeurent un écrin incomparable pour les voix et les orchestres, la Salle Monteverdi accueille toujours des concerts précieux. La musique résonne aussi à Bourg en Bresse, à Ambérieu-en-Bugey et à Villieu-Loyes-Mollon. Par ailleurs, l’association avec l’Auditorium-Orchestre National de Lyon se poursuit. Pour connaître plus précisément la programmation des quatre week-ends, la consultation du site du Festival d’Ambronay s’impose.

Cette année encore, Daniel Bizeray, Directeur du Festival d’Ambronay promet des moments festifs sous le Chapiteau. Cet espace est en quelque sorte devenu un lieu où règne une liberté musicale certaine. Le programme des « réjouissances sous le Chapiteau » est alléchant. En effet de nombreuses voix magnétiques sont programmées tous les samedis à 21h. De plus, à l’issue de chaque concert les festivités se prolongent par des « afters » (entrée libre) dès 22h30 au Bar du festival.

Le samedi 17 septembre à 21h, le Chapiteau propose une soirée « Entre deux Mondes » avec Las Hermanas Caronni et leur musique métissée. Laura Caronni (voix, violoncelle) et Gianna Caronni (voix, clarinette) sont en effet de vraies musiciennes du monde. Si l’Argentine a fondé leur identité, les jumelles naviguent aujourd’hui entre les musiques de l’Ancien et du Nouveau Monde. Fortes de leur bagage musical classique elles se jouent des styles et déjouent les modes. Leur dernier opus « Navega Mundos » (Les Grands Fleuves/Harmonia Mundi) sorti en 2015 donne à écouter une musique sans frontières.

Le concert du 17 septembre se profile sous les auspices de la finesse et du dépaysement.

Le samedi 24 septembre à 21h, toute la lumière et la beauté du Maroc vont irradier le Chapiteau. En effet, la voix de la chanteuse Oum brille comme un « Astre du Désert ». Inspirée par le Jazz et l’Orient, Oum étonne par l’étendue de ses capacités vocales. Son album « Zarabi » (Lof Music/Harmona Mundi) sorti en 2016, propose une musique marocaine hors du temps. La chanteuse s’exprime en darija (dialecte marocain) pour conter l’universel de la féminité. Une orchestration originale, voix, oud, trompette, percussions et contrebasse au service d’une musique qui réalise la fusion entre soul et chant oriental.

La soirée du 24 septembre est annonciatrice de vibrations inspirées et empreintes de grâce.

Le samedi 01 octobre à 21h, le Chapiteau vibre de la « chanson française déjantée » du trio Triwap. Un programme  prometteur est annoncé… Et si on s’en mêlait !? Il s’agit d’un spectacle total, chanté et joué, drôle et musical. Trois trublions brillants, touche-à-tout, multi-instrumentistes et comédiens. Emmanuel Lanièce (piano, guitare, voix), Pierre Leblanc-Messager (trombone, flûte à bec, chant) et Martin Pauvert (Contrebasse, piano, guitare, chant) se promènent dans des répertoires variés. De Dutronc à Stevie Wonder en passant par les Bee-Gees.

Wap doo wap ! Le spectacle s’annonce joyeux et inventif le 01 octobre.

300-72_Virevolte-©Pierre-ComblerLe samedi 08 octobre à 21h, ViréVolte invite à un « Voyage au bout de la Nuit » sous le Chapiteau d’Ambronay. Réunis autour de la chanteuse Aurore Bucher, les musiciens de Virévolte décloisonnent la musique populaire et la musique savante. Ils proposent un nouveau répertoire avec des arrangements inédits. Les instruments baroques se mettent au service du jazz, la guitare folk ranime Bach et Haendel, la clarinette s’immisce dans la musique ancienne. Ainsi Dowland et Bashung, Mozart et Sinatra se télescopent. Une chanson de Dalida devient même un air d’opéra !

Le bulletin météo de ce 08 octobre annonce un tourbillon musical qui va virévolter et illuminer la nuit.

En quittant le Chapiteau après ces quatre soirées, avant de reprendre la route, il est possible de poursuivre les festivités. En effet dès 22h30 le Bar du festival est ouvert pour une fin de soirée conviviale. Depuis 2014, cette formule des « afters » permet de retrouver les artistes écoutés sous le chapiteau à 21h. Il est d’ailleurs tout à fait possible d’échanger avec eux en toute liberté.

Tout un programme : « After Métissé » le 17 septembre, « After Musique du monde » le 24 septembre, « After Déjanté » le 01 octobre et pour finir « After Baroque et pop » le 08 octobre. Il serait vraiment dommage de bouder son plaisir !

Les élégantes polyrythmies du Obradovic-Tixier Duo

Les élégantes polyrythmies du Obradovic-Tixier Duo

Né de la collaboration entre la batteuse croate Lada Obradovic et le pianiste français David Tixier, le « Obradovic-Tixier Duo » présente « The Boiling Stories of A Smoking Kettle », un album où élégantes mélodies et rythmiques complexes coexistent dans un équilibre subtil. Les compositions évoluent entre légèreté et densité, délicatesse et énergie. Il en résulte un cocktail polyrythmique inventif dont la musicalité ne se dément à aucun moment. A écouter en boucle !

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Poésie et énergie avec Youpi Quartet & « Mozaïc »

Poésie et énergie avec Youpi Quartet & « Mozaïc »

Rarement groupe n’a aussi bien porté son nom que le Youpi Quartet. En effet, ce groupe fusionnel offre une musique à la fois énergique et enchanteresse. Sans instrument harmonique, le quartet complice réunit les souffles de la flutiste Émilie Calmé et de l’harmoniciste Laurent Maur et la performante paire rythmique composée du bassiste Ouriel Ellert et du batteur Curtis Efoua. L’oreille savoure l’éclatante alchimie musicale de « Mozaïc » et après l’écoute de l’album, un seul mot échappe … Youpi !

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Kandace Springs revient avec « The women who raised me »

Kandace Springs revient avec « The women who raised me »

La chanteuse et pianiste Kandace Springs revient avec « The Women who raised me », un album studio qui rend hommage aux voix des femmes qui l’ont inspirée. Avec élégance, elle reprend des standards chantés par douze grandes voix féminines. Entourée par d’illustres artistes de jazz, elle parcourt un voyage au fil d’un siècle de musique et projette sa voix magnétique dans l’espace jazz. Élégance et émotion sont au rendez-vous.

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« Music is my mistress », Duke Ellington

« Music is my mistress », Duke Ellington

« Music is my Mistress » pour lire à la rencontre de Duke Ellington

« Music is my Mistress », une lecture estivale à la rencontre de Duke Ellington. L’ouvrage a été publié aux Editions Slatkine sous le contrôle de « La Maison du Duke » et de Christian Bonnet, son président.

320_couv Music is my mistress Duke Ellington avait livré ses mémoires un an avant sa mort (1974) et le livre avaient été publié en 1973. Il a donc fallu attendre 43 ans pour lire la traduction française des mémoires de d’Edward Kennedy « Duke » Ellington, pianiste, compositeur, arrangeur et chef d’orchestre. C’est grâce aux traducteurs Clément Bosqué et Françoise Jackson que nous pouvons accéder aux écrits de Duke Ellington.

La préface de Claude Carrière aide à comprendre la forme de ces mémoires. En effet, Duke Ellington a conçu la forme de son livre comme il composait ses musiques. Il a griffonné des notes sur des papiers libres (nappes de restaurant, factures, etc) au fil des lieux et du temps à propos de sa vie et de sa musique. Il les a confiées au journaliste Stanley Dance qui les a retranscrits puis rassemblés en neuf chapitres appelés « actes »… comme si la vie de Duke était une pièce de théâtre avec des actes et un épilogue.

Dans ce livre on n’apprend heureusement pas grand-chose de la vie personnelle de Duke Ellington. On découvre par contre avec plaisir l’homme via son regard sur la vie et la musique, ses réflexions, ses souvenirs, ses impressions. Un livre-récit distrayant et facile à parcourir en cette période estivale.

« Music is my Mistress » se présente comme une suite chronologique de souvenirs évoquant des lieux et des évènements marquants, des portraits de musiciens et personnages qui ont compté dans la vie de Duke Ellington. De Sinatra à Orson Wells sans oublier la plupart de solistes de son orchestre. C’est dans des « Dramatis Felidae » que sont décrites ces figures chères à l’auteur. Le saxophoniste Johnny Hodges, le trompettiste Cootie Williams, le contrebassiste Jimmy Blanton, son alter ego Billy Stayhorn et quelques autres. Il ne tarit pas d’éloges à propos de grandes figures du jazz qu’il a côtoyées comme par exemple Charlie Mingus, Max Roach, Miles Davis et John Coltrane.

320_Duke EliingtonDe ces différentes narrations il apparaît que le chef d’orchestre a été entouré toute sa vie par des personnes qui l’ont aimé et choyé. Le musicien a aussi beaucoup voyagé et si New-York fut son port d’attache, Duke a parcouru son pays et le monde entier. Il raconte ses impressions face aux différents éléments de ses voyages en Europe, Asie, Océanie, Amérique du Sud, Moyen-Orient, Afrique (réceptions, accueils, hébergements, rencontres).

On note avec intérêt une table chronologique des compositions de Duke Ellington. 29 pages qui listent l’intégralité des ouvres de 1923 à 1973. On apprécie aussi la forme de l’épilogue. Un long interview écrit sous la forme « question-réponse » qu’on aurait aimé pouvoir écouter pour retrouver la voix de l’homme. Faute de cela, rien n’empêche de lire le bouquin en écoutant les enregistrements des musiques de Duke Ellington. Un vrai délice !

Le titre de l’ouvrage, « Music is my Mistress », est un peu trompeur car si la musique a pris la maîtrise de la vie du musicien, il n’en demeure pas moins que c’est l’homme qui s’est donné les moyens de diriger sa propre vie, y compris et surtout sur le versant musical.

Les élégantes polyrythmies du Obradovic-Tixier Duo

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Né de la collaboration entre la batteuse croate Lada Obradovic et le pianiste français David Tixier, le « Obradovic-Tixier Duo » présente « The Boiling Stories of A Smoking Kettle », un album où élégantes mélodies et rythmiques complexes coexistent dans un équilibre subtil. Les compositions évoluent entre légèreté et densité, délicatesse et énergie. Il en résulte un cocktail polyrythmique inventif dont la musicalité ne se dément à aucun moment. A écouter en boucle !

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Poésie et énergie avec Youpi Quartet & « Mozaïc »

Poésie et énergie avec Youpi Quartet & « Mozaïc »

Rarement groupe n’a aussi bien porté son nom que le Youpi Quartet. En effet, ce groupe fusionnel offre une musique à la fois énergique et enchanteresse. Sans instrument harmonique, le quartet complice réunit les souffles de la flutiste Émilie Calmé et de l’harmoniciste Laurent Maur et la performante paire rythmique composée du bassiste Ouriel Ellert et du batteur Curtis Efoua. L’oreille savoure l’éclatante alchimie musicale de « Mozaïc » et après l’écoute de l’album, un seul mot échappe … Youpi !

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Kandace Springs revient avec « The women who raised me »

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La chanteuse et pianiste Kandace Springs revient avec « The Women who raised me », un album studio qui rend hommage aux voix des femmes qui l’ont inspirée. Avec élégance, elle reprend des standards chantés par douze grandes voix féminines. Entourée par d’illustres artistes de jazz, elle parcourt un voyage au fil d’un siècle de musique et projette sa voix magnétique dans l’espace jazz. Élégance et émotion sont au rendez-vous.

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Melingo, son prochain album « Anda »

Melingo, son prochain album « Anda »

« Anda », le tango halluciné de Melingo

« Anda », le prochain album de Melingo est annoncé pour le 23 septembre chez World Village. Un disque hors genre. Une bobine de cinéma-tango déjanté et surréaliste.

200-220Melingo_couvSur Anda, la voix de Melingo nous revient telle qu’on l’aime, éraillée et obscure. Anda promet des dépaysements. Avec Anda, Melingo frappe plus fort et nous ensorcelle. Avec Anda, le tango est comme bousculé, comme revigoré.

Tel un illusionniste échappé d’une nouvelle de Borges, Melingo est de retour avec sa voix, sa clarinette et son théâtre. Écouter Anda, c’est savourer un film de Fellini les yeux fermés, s’immerger dans un cabaret sonore conçu comme une suite de tableaux baroques, où chaque morceau palpite et nous fait vaciller. 320_Melingo_©_Nora-Lezano5Le tango des origines s’y régénère, un peu comme si Carlos Gardel était au centre d’une fiction néo-rock arty, avec une galerie de personnages où Erik Satie et Serge Gainsbourg sont quelques-uns des fantômes convoqués par l’acteur- poète argentin.

Pour présenter l’album Luis Ortega (auteur, cinéaste, collaborateur et ami de Melingo) a réalisé un clip surréaliste dans une prison désaffectée de Buenos Aires. Un hélicoptère aux pales vrombissantes survole la prison. Un projecteur aveugle une troupe de personnages tout droit issus d’une Cour aux Miracles, ou devrait-on dire de la cour d’une prison. Les coups de feux rythment le clip. Melingo déambule avec sa troupe, clarinette dans une main et pistolet dans l’autre. La clarinette sert de perchoir à une poule, les coups de feux marquent le tempo, le tango finit par triompher, ou presque !

Le teaser de cet album laisse augurer d’ambiances déjantées. En option pour mieux patienter jusqu’à la sortie du disque Anda attendu le 23 septembre prochain chez World Village, … la vision du clip En un Bosque de la China (Dans une forêt de Chine).

Les élégantes polyrythmies du Obradovic-Tixier Duo

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Poésie et énergie avec Youpi Quartet & « Mozaïc »

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Rarement groupe n’a aussi bien porté son nom que le Youpi Quartet. En effet, ce groupe fusionnel offre une musique à la fois énergique et enchanteresse. Sans instrument harmonique, le quartet complice réunit les souffles de la flutiste Émilie Calmé et de l’harmoniciste Laurent Maur et la performante paire rythmique composée du bassiste Ouriel Ellert et du batteur Curtis Efoua. L’oreille savoure l’éclatante alchimie musicale de « Mozaïc » et après l’écoute de l’album, un seul mot échappe … Youpi !

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Kandace Springs revient avec « The women who raised me »

Kandace Springs revient avec « The women who raised me »

La chanteuse et pianiste Kandace Springs revient avec « The Women who raised me », un album studio qui rend hommage aux voix des femmes qui l’ont inspirée. Avec élégance, elle reprend des standards chantés par douze grandes voix féminines. Entourée par d’illustres artistes de jazz, elle parcourt un voyage au fil d’un siècle de musique et projette sa voix magnétique dans l’espace jazz. Élégance et émotion sont au rendez-vous.

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Festival Jazz Campus en Clunisois 2016

Festival Jazz Campus en Clunisois 2016

40 ans pour Jazz Campus en Clunisois. Ça se fête !

Pour sa quarantième édition, « Jazz Campus en Clunisois » donne rendez-vous au Jazz et aux Musiques improvisées, du 13 au 20 août. Grâce à la ténacité de Didier Levallet, ce festival aux dimensions humaines propose une vision renouvelée d’un jazz foisonnant et toujours en mouvement.

Campus-2016-AFFICHE-2-150x150« Jazz Campus en Clunisois » Des musiciens créatifs au long cours et de nouveaux venus qui sont les enchanteurs de demain font vivre une programmation attractive où alternent concerts pique-nique gratuits et soirées en salle. Sans oublier en fin de festival la restitution du travail réalisé par les stages durant les 6 ateliers proposés cette année.

« Jazz Campus en Clunisois » C’est aussi l’occasion pour les festivaliers de découvrir ou de retrouver le Clunisois. la ville de Cluny bien sûr avec tous ses attraits mais aussi Berzé le Châtel, Matour, Dompierre les Ormes et les paysages verdoyants de la Bourgogne du Sud.

« Jazz Campus en Clunisois« . 7 jours, 6 lieux différents, 11 groupes de musiciens composés de 49 artistes de renommée internationale. Le programme de la semaine est alléchant.

1511637_605825036158931_1305750752_nLe samedi 13 août à 21h, c’est dans le parc de la Maison des Patrimoines de Matour qu’on a rendez-vous avec le duo de Raphaël Schwab (contrebasse) & Julien Soro (/saxophone alto). Les deux complices proposent un jazz tout en poésie, humour, lyrisme. Concert gratuit.

Le lundi 15 août à 21h, direction Dompierre les Ormes pour écouter Busking, un autre duo d’improvisateurs : la contrebassiste Busking-©-Eric-Legret-1-150x150Hélène Labarrière et le guitariste Hasse Poulsen. Leur nouvelle aventure explore  « la chanson sans les mots ». La chanson, souvenir d’enfance au pays des rêves, des perles de la variété française, des trésors du mythe américain. Les cordes de ces deux explorateurs se frottent et s’emmêlent, pour encore plus d’intimité, de partage, avec jubilation et profondeur. Tout un programme à découvrir pour les oreilles curieuses.

Le mardi 16 août à 21h, on retrouve le Théâtre les Arts de Cluny pour une soirée en deux parties.

D’abord Spring Roll avec Sylvaine Hélary (flûte traversière, voix), Antonin Rayon (piano), Hugues Mayot (sax), clarinette et Sylvain Lemêtre (vibraphone, percussions). Un programme instrumental intitulé « Printemps » s’appuyant souvent sur des textes, en référence à ce qu’on a appelé le « printemps arabe », notamment en Egypte. Une musique sans peur et sans reproche comme une résonnance du présent

MOHAMED ABOZEKRY QUINTETLa seconde partie de soirée appartient à Mohamed Abozekry & Heejaz extended avec le oudiste Mohamed Abozekry, Anne-Laure Bourget (percussions), Hugo Reydet (contrebasse), Ludovic Yapoudjian (piano) et  Benoit Baud (saxophone). Une « musique univers » qui emprunte l’énergie du rock, l’improvisation du jazz et chevauche les mélodies du monde à la sensibilité orientale. A découvrir de tout urgence si ce n’est pas encore fait ou à réécouter pour apprécier de nouveau cette musique singulière et énergique.

Le mercredi 17 août à 18h45 on rejoint le Château de Berzé le Chatel pour un Stabat Mater Furiosa. Association du Théâtre et de la Musique. La musicienne Patricia Dallio, adepte de la création en musique électronique via des capteurs de mouvements, et la comédienne Catriona Smith-Morrison proposent le texte incandescent de Jean-Pierre Siméon dans une « version allégée ». On nous promet une très forte expérience.

Risser-DR-150x150Le mercredi 17 août on prend la direction de Cluny pour le Théâtre Les Arts à 21h où l’on retrouve Eve Risser et son White Desert Orchestra. La pianiste et compositrice Eve Risser dirige un ensemble de dix musiciens, composé de représentants de sa génération, celle qui marie technicité à toute épreuve, ouverture artistique tous azimuts et sens de la prise de risque. Elle nous fait parcourir les canyons américains sur les ailes d’une musique qui allie jazz, la musique classique et contemporaine. Une rêverie un peu savante et sérieuse qui surprend quelquefois. Un voyage dépaysant.

Le jeudi 18 août à 18h45 on retourne au Château de Berzé le Châtel pour un autre duo. La voix de Andreas Schaerer et la batterie de Lucas Niggli. l’idiome est moderne. Le vocaliste beat boxeur virtuose rivalise avec l’un des percussionnistes les plus inventifs de la scène européenne actuelle. Créativité et improvisation à la clef. Leur langage a de quoi surprendre.

MarcDucret_ByMaaritKytöharju_PoriJazz2010La soirée du 18 août se déroule à Cluny. A partir de 21h, la scène du Théâtre Les Arts appartient au guitariste Marc Ducret. Pour sa première venue au Festival Jazz Campus en Clunisois, le guitariste annonce la couleur… Métatonal. Marc Ducret a su marier les éléments constitutifs du rock et ceux du jazz. Son idiome est devenu une référence. En trio avec ses habituels compagnons Eric Echampard (batterie) et Bruno Chevillon (contrebasse) il invite trois vents, et pas n’importe lesquels. Rien moins que le saxophoniste Christophe Monniot, le trompettiste Fabrice Martinez et le tromboniste Samuel Blaser. La soirée promet son pesant de son.

PossibleS-quartet-DR-1-150x150A 12h30 le vendredi 19 août, invitation à un pique-nique au Haras National de Cluny pour écouter  le Possible(S) quartet. Quatre instrumentistes à vent lâchés dans la nature. On retrouve Rémi Gaudillat (trompette, bugle), Fred Roudet trompette), Loïc Bachevillier (tuba) et Laurent Vichard (clarinette). Au programme, compositions originales et improvisations élégantes. Tout est possible.

Après Coutances et le Mans, la folie de « Brotherhood Heritage » vient à Jazz Campus en Clunisois le vendredi 19 août. A 21h l’orchestre est sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny pour une soirée plus que prometteuse.

Ce projet actuel, « Brotherhood Heritage », piloté à la demande de plusieurs festivals par le pianiste François Raulin et le contrebassiste Didier Levallet, a pour objectif de redonner à entendre la musique de La Confrérie du Souffle (Brotherhood of Breath).

© Patrick Audoux Issu d’un orchestre sud-africain multiracial, ce big band émigré en 1966 en Europe pour cause d’apartheid, est né dans les années 70 à Londres. Il a laissé une empreinte profonde dans les mémoires. Il enflamme la scène européenne du jazz, opérant une jonction explosive entre les musiques populaires d’Afrique du Sud et l’avant-garde des improvisateurs britanniques, sous la houlette du pianiste Chris Mc Gregor, jusqu’en1990.

Les musiciens réunis dans l’orchestre expriment la quintessence de plusieurs générations de jazzmen français (et un anglais qui fit partie, comme Didier Levallet, des dernières moutures de l’orchestre historique). Sont réunis sur scène : François Raulin (piano, arrangements), Didier Levallet (contrebasse, arrangements), Chris Biscoe, Raphaël Imbert, François Corneloup (saxophones), Michel Marre, Alain Vankenhove (trompette), Jean-Louis Pommier,  Mathias Mahler (trombone), Simon Goubert (batterie).

Tous partagent l’envie de renouer avec ce répertoire prenant sa source dans les très prenantes mélodies sud-africaines, et conjuguant le chant, immédiatement saisissable et porteur d’un lyrisme puissant, avec la liberté de parole de chaque interprète.Emile-Parisien-4tet-DR-150x150

Le samedi 20 août, rendez-vous pour la soirée de clôture de « Jazz Campus en Clunisois » à 21h au Théâtre les Arts de Cluny le saxophoniste Émile Parisien et son Émile Parisien Quartet. Le super doué du saxophone vient délivrer son message avec Julien Touéry (piano), Ivan Gélugne (contrebasse) et Julien Loutelier (batterie). Des virtuoses au discours charpenté et original.

« Jazz Campus en Clunissois ». Un festival fidèle à ses valeurs. …« foisonnement  de propositions, points de vue, dialogues de cultures, … pont entre des attitudes créatrices immémoriales, comme restant en nos besoins les plus ancestraux d’expression, et la nécessité d’aller de l’avant, en défrichant avec jubilation les territoires du présent et imaginant ceux en devenir…. »  Didier Levallet

Les élégantes polyrythmies du Obradovic-Tixier Duo

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Poésie et énergie avec Youpi Quartet & « Mozaïc »

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Kandace Springs revient avec « The women who raised me »

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All Night Jazz – Jazz à Vienne

All Night Jazz – Jazz à Vienne

Kamasi Washington, un passeur entre innovation et tradition

Pour de nombreux fans de jazz, Kamasi Washington incarne la soirée All Night Jazz 2016. Son jazz organique et massif, à la fois calme et transique, empreint des influences du passé et porteur des promesses de demain. Et après le concert, le désir de l’écouter encore et plus avant.

All Night Jazz ! Trois mots pleins de promesses. Du jazz jusqu’au bout de la nuit, en fait du jazz jusqu’au lever du jour, avec croissants et café en prime. Avec toujours en ouverture de la soirée, le lauréat du Tremplin RéZZO Jazz Focal de l’année précédente suivi d’une brochette de groupes qui enchaînent leur prestations avec pour objectif de garder le public éveillé et plein d’ardeur pour que le dernier groupe soit encore soutenu par les festivaliers survivants. De ce côté là, le schéma a été respecté.

Habituellement la soirée All Night Jazz annonce la fin du Festival Jazz à Vienne mais en 2016, ce n’est point le cas. Elle est suivie par deux journées de programmation labellisée « jazz Mix » et d’une Nuit du Blues avec Buddy Guy en clôture des festivités de « Jazz à Vienne ». Un tel changement n’entrave en rien la portée et l’attractivité de cette nuit toujours vêtue de ses plus beaux atours de jazz.

C’est NOx.3 qui ouvre. La prestation du groupe lauréat du tremplin RéZZo Focal Jazz à Vienne 2015 a offert un set éreintant où les décibels occupent le devant de la scène sans aucune nuance. Le concert donné par le groupe lors du festival à Vaulx Jazz, devant seulement une dizaine de spectateurs (en raison d’un horaire avancé) avait apporté plus de surprise que le set de 30 minutes du 13 juillet devant plus de 3000 spectateurs. On sentait Mathieu Naulleau très préoccupé par la nouvelle barre de capteurs installée dans son piano et du coup sa disponibilité est apparue moindre lors de ses interactions avec les frères Nox, Nicolas (batterie) et Rémi (saxophones). Dommage, l’empire noxien n’a pas tenu ses promesses.

Robin-Mc Kelle_JAV_13072016_NVLa scène appartient ensuite à la chanteuse Robin McKelle. Après 7 ans d’absence au Théâtre Antique, la chanteuse américano-irlandaise revient présenter son nouveau projet via le répertoire de son dernier album « The Looking Glass » teinté de « pop soul ». La chanteuse parle d’un répertoire très personnel auquel elle tient beaucoup. C’est pour elle un nouveau chapitre de sa vie musicale qui se teinte d’un esprit plus frais avec de nouveaux musiciens. Robin McKelle est visiblement à l’aise sur scène où elle bouge avec brio. Elle sait alterner les ambiances et offre un spectacle ovationné par un public très réceptif.

C’est ensuite au tour de Faada Freddy. Le chanteur/rappeur de Dakar. Il présente son album « Gospel Journey ». Il utilise son corps tout entier pour faire résonner son chant. Avec ses compagnons de scène il met son groove au service de la musique. Tout y passe. Sa musique mixe drum’ bass, reggae et africanité. Ça fonctionne et il parvient à convaincre le public de le rejoindre dans son show. Une partie de la foule est visiblement venu pour Faada Freddy et reçoit avec bonheur sa généreuse prestation.

Arrive ensuite le tour de celui qu’attendent les aficionados du jazz. Kamasi-Washington-3_JAV_13072016_NVLe saxophoniste Kamasi Washington que l’Europe a découvert en décembre 2015 via son triple album « The Epic » (Brainfeeder). Annoncé comme un fils de Sun Ra et de Pharoah Sanders, un héritier de la famille de Coltrane, le saxophoniste est précédé d’une déjà fameuse réputation. Au regard de la durée du set annoncé il était évident que la frustration serait de la partie pour les auditeurs désireux de découvrir Kamasi Washington. La palette des possibles de l’artiste est si étendue qu’il aurait fallu la nuit entière pour permettre au saxophoniste de déployer toutes les couleurs de ses talents.

Cette frustration est peu de chose au regard de ce qu’on a pu recevoir. Une musique à la croisée des jazz d’hier et de demain. Un jazz d’aujourd’hui. Une performance produite par un saxophoniste solaire entouré d’instrumentistes qui croisent leurs discours pour tisser leur musique. Sur scène point de confrontation mais des échanges, point de décibels tonitruants mais une masse orchestrale organique dont la sonorité captivante fluctue au fil des morceaux.Kamasi-Washington-01_JAV_13072016_Nv

Le tromboniste Ryan Porter, le claviériste Brandon Colemen aka Professor Boogie, le contrebassiste Miles Mosley contrebasse-Miles-Mosley_JAV_13072016_NV(dont le nom est gravé sur la contrebasse), les batteurs Ronald Bruner Jr et Tony Austin, la chanteuse conteuse Patrice Queen. Tous sont attentifs, furieux ou concentrés mais toujours réactifs. Ils contribuent au spectacle, sans se donner en exhibition, sans excès d’ego. Ils semblent dans le plaisir de jouer, d’être ensemble, de jouer leur musique. Un vrai savoir-vivre musical basé sur l’écoute, sans surenchère d’effets.

Kamasi-Washington_JAV_13072016_NVEn habit traditionnel africain, le saxophoniste leader conduit l’orchestre avec une sérénité pacifique qui demeure lorsqu’il embouche l’instrument. C’est fascinant. Les pieds ancrés sur scène, le colosse propulse son souffle avec aisance et une apparente facilité, avec une puissance alliée à une relative félicité. Il se dégage une musique de transe où le son règne en roi. Avec en ouverture Re Run Home, on goûte à l’énergie débridée et au groove absolu. Advient le contraste avec l’interprétation du Clair de Lune de Debussy… le climat devient contemplatif. Les musiciens sont rejoints par le père de Kamasi Washington Rickey Washington,au saxophone soprano.

Quand le set se termine sous les acclamations du public, le temps reprend son cours normal. On se reJazz-a-vienne_JAV_13072016_NVtrouve un peu sonné, comme dépaysé après le passage de Kamasi Washington et de ses aliens. Il reste les souvenirs et l’espoir de l’écouter prochainement après la sortie de son prochain album. 

Avec The JB’s James Brown band et l’organiste Cory Henry & Funk Apostles, se termine une All Night Jazz 2016 marquée du sceau de l’inoubliable Kamasi Washington.

Les élégantes polyrythmies du Obradovic-Tixier Duo

Les élégantes polyrythmies du Obradovic-Tixier Duo

Né de la collaboration entre la batteuse croate Lada Obradovic et le pianiste français David Tixier, le « Obradovic-Tixier Duo » présente « The Boiling Stories of A Smoking Kettle », un album où élégantes mélodies et rythmiques complexes coexistent dans un équilibre subtil. Les compositions évoluent entre légèreté et densité, délicatesse et énergie. Il en résulte un cocktail polyrythmique inventif dont la musicalité ne se dément à aucun moment. A écouter en boucle !

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Poésie et énergie avec Youpi Quartet & « Mozaïc »

Poésie et énergie avec Youpi Quartet & « Mozaïc »

Rarement groupe n’a aussi bien porté son nom que le Youpi Quartet. En effet, ce groupe fusionnel offre une musique à la fois énergique et enchanteresse. Sans instrument harmonique, le quartet complice réunit les souffles de la flutiste Émilie Calmé et de l’harmoniciste Laurent Maur et la performante paire rythmique composée du bassiste Ouriel Ellert et du batteur Curtis Efoua. L’oreille savoure l’éclatante alchimie musicale de « Mozaïc » et après l’écoute de l’album, un seul mot échappe … Youpi !

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Kandace Springs revient avec « The women who raised me »

Kandace Springs revient avec « The women who raised me »

La chanteuse et pianiste Kandace Springs revient avec « The Women who raised me », un album studio qui rend hommage aux voix des femmes qui l’ont inspirée. Avec élégance, elle reprend des standards chantés par douze grandes voix féminines. Entourée par d’illustres artistes de jazz, elle parcourt un voyage au fil d’un siècle de musique et projette sa voix magnétique dans l’espace jazz. Élégance et émotion sont au rendez-vous.

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Chick Corea Jazz à Vienne

Chick Corea Jazz à Vienne

Chick Corea convoque le Jazz et les cieux se calment

Pour son 75ème anniversaire Chick Corea se produit à Vienne à la tête d’un quintet prestigieux. Durant 55 ans de carrière, il a côtoyé la fine fleur des grands noms du jazz et veut honorer les légendes qui l’ont inspiré. Une prestation inoubliable malgré la pluie qui n’a pu gâcher le plaisir des spectateurs

Chick Corea est une star vivante au firmament du Jazz. En 1968, il remplace Herbie Hancok dans l’orchestre de Miles Davis aux côtés de Ron Carter, Wayne Shorter et Tony Williams. L’époque de « In a Silent Way » et « Bitches Brew », C’est ensuite  le jazz fusion à fond avec « Return to Forever » et dans les années 70 (puis en 2008 et 2011) et l’« Electric band ».  Tout au long de sa carrière Chick Corea ne cessera d’alterner avec brio entre acoustique et électrique. Il explore aussi la musique classique. Ce pianiste aux choix éclectiques s’est imposé comme une grande figure du jazz, tous courants confondus.

« Jazz à Vienne » a souvent accueilli Chick Corea pour le plus grand plaisir des aficionados du pianiste. Pour demeurer das le XXIème siècle, on se souvient de la venue du pianiste en 2003, 2005, 2008, 2011 et 2013. Les inconditionnels de Chick Corea et du jazz en général avaient repéré la soirée du 11 juillet 2016 comme « La Soirée Incontournable » de l’édition 2016. A Vienne on a souvent écouté la musique de Chick Corea sous ponchos et parapluie avec la pluie comme compagne. La soirée 2016 consacrée à Chick Corea est elle aussi arrosée (et même copieusement) mais comme de coutume la pluie n’aura pas eu raison de la « belle » musique qui triomphe toujours face aux éléments.

Chick-Corea-75ans_JAV_11072016_NVLe 11 juillet, Chick Corea est entouré du valeureux et incontournable Christian McBride (contrebassiste et bassiste), du saxophoniste Kenny Garrett, du trompettiste Wallace Roney et du batteur Marcus Gilmore. Du début à la fin de set le sourire ne quittera pas le visage du pianiste. Pour rester fidèle à lui-même passera alternativement du clavier acoustique à l’électrique. A aucun moment Chick Corea ne fait étalage de sa technique dont on connait pourtant l’étendue. Il déroule les fils de ses improvisations avec légèreté et précision et accompagne ses compagnons talentueux auxquels il est très attentif. Il procède par touches délicates ou par relances efficaces plus appuyées et prend visiblement autant de plaisir à les accompagner qu’à se mettre en avant.

Pour Chick Corea c’est l’occasion de rendre un hommage appuyé au pianiste Bud Powell qui fut une de ses influences majeures avec Horace Silver (et Mozart). On note que Wallace Roney, Kenny Garett et Christian Mc Bride étaient présents aux côtés de Chick Corea en 1997 lors de l’enregistrement du disque « About Remembering Bud Powell ». A l’époque la batterie était tenue par Monsieur Roy Haynes. En 2016 c’est Marcus Gilmore, son petit-fils qui est derrière les fûts et le diable ne se content pas d’être élégant (jusqu’au bout de ses chaussures), il assure le tempo avec tant de qualités que le pianiste se joindra aux saxophoniste et trompettiste derrière le batteur pour écouter son chorus. Une sorte de moment de communion.

Chick Corea suit le fil rouge des influences musicales qui ont marqué le fil de sa carrière. En 1994 le pianiste a enregistré en solo acoustique  l’album « Expressions » où il interprète en autres, le titre Lushlife en hommage à Billy Strayhorn. Ainsi c’est au piano acoustique que Chick Corea interprète le même thème et donne l’occasion à Kenny Garret de s’envoler pour un chorus tout en douceur. Le contraste est grand avec ses interventions véloces sur la musique de Bud Powell.

Derrière le piano acoustique, Chick Corea se régale à écouter les chorus de ses compagnons. Les interventions de Christian Mc Bride dans ce contexte sont empreintes de délicatesse. Il se saisit par contre de la basse électrique frettless à 5 cordes sur les morceaux plus fusion où il soutient les solistes avec une vigueur qui tranche avec la rondeur de ses interventions à la contrebasse.

Vient aussi l’hommage à Miles Davis avec qui Kenny Garett à joué durant 4 ans. Miles Davis est le mentor de Wallace Roney avec qui il a joué en 1991 à Montreux et à qui il a dédié l’album « A tribute to Miles ». Dans ce contexte Wallace Roney exprime toute sa verve dans une veine toute davisienne et le saxophoniste n’est pas non plus en reste. Chick Corea savoure ces moments d’échange.

Au final, c’est le public qui a reçu un cadeau à l’occasion des 75 ans de Chick Corea. Un concert où la qualité des échanges est à la hauteur de la renommée des musiciens. Un moment d’écoute et d’échange entre des musiciens complices qui mettent leur savoir-faire au service de la musique. Bonheur partagé sur scène. Musique savourée dans les gradins

Les élégantes polyrythmies du Obradovic-Tixier Duo

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Né de la collaboration entre la batteuse croate Lada Obradovic et le pianiste français David Tixier, le « Obradovic-Tixier Duo » présente « The Boiling Stories of A Smoking Kettle », un album où élégantes mélodies et rythmiques complexes coexistent dans un équilibre subtil. Les compositions évoluent entre légèreté et densité, délicatesse et énergie. Il en résulte un cocktail polyrythmique inventif dont la musicalité ne se dément à aucun moment. A écouter en boucle !

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Poésie et énergie avec Youpi Quartet & « Mozaïc »

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Rarement groupe n’a aussi bien porté son nom que le Youpi Quartet. En effet, ce groupe fusionnel offre une musique à la fois énergique et enchanteresse. Sans instrument harmonique, le quartet complice réunit les souffles de la flutiste Émilie Calmé et de l’harmoniciste Laurent Maur et la performante paire rythmique composée du bassiste Ouriel Ellert et du batteur Curtis Efoua. L’oreille savoure l’éclatante alchimie musicale de « Mozaïc » et après l’écoute de l’album, un seul mot échappe … Youpi !

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Kandace Springs revient avec « The women who raised me »

Kandace Springs revient avec « The women who raised me »

La chanteuse et pianiste Kandace Springs revient avec « The Women who raised me », un album studio qui rend hommage aux voix des femmes qui l’ont inspirée. Avec élégance, elle reprend des standards chantés par douze grandes voix féminines. Entourée par d’illustres artistes de jazz, elle parcourt un voyage au fil d’un siècle de musique et projette sa voix magnétique dans l’espace jazz. Élégance et émotion sont au rendez-vous.

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Gregory Porter Jazz à Vienne

Gregory Porter Jazz à Vienne

Gregory « Preacher » Porter, entre soul et gospel

Gregory Porter ouvre la soirée du 11 juillet qui fête le 75ème anniversaire de Chick Corea. Le « Preacher » Porter offre une célébration chaleureuse teintée d’un gospel énergique aux accents soul et bluesy. Le public enthousiaste et sensible au charisme du chanteur oublie le déluge tombé du ciel.

Gregory Porter a enchaîné les succès discographiques. « Water » en 2010, « Be good » en 2012, « Liquid Spirit » enregistré sous le fameux label Blue Note en 2013 et le splendide « Take me to The Alley » (Blue Note/Universal) sorti en 2016. Gregory Porter est déjà venu à Vienne en 2012 où le public l’a découvert avec bonheur. Son retour au festival « jazz à Vienne » en 2014 lui a valu un franc succès. La scène du Théâtre Antique l’accueille de nouveau en 2016 pour le plus grand bonheur de tous ceux et celles qui aiment sa musique, sa voix chaleureuse et sa présence authentique.

Si la pulsation jazz et le scat s’invitent dans la soirée, la tonalité globale du répertoire est plutôt gospel-blues même si la teinte soul funky demeure. Visiblement la matrice « gospel » est très prégnante pour Gregory Porter qui a d’ailleurs rendu hommage à Prince en interprétant une version de Purple Rain empreinte de gospel.

Gregory-Porter_JAV_11072016_NVÉlégant et souriant le chanteur n’a rien perdu de son charisme. Ses postures évoquent celles d’un prêcheur qui porterait la bonne parole, celle d’une musique qui n’a pas peur d’affirmer ses singularités. La voix de baryton chaleureuse et caressante de Gregory Porter est portée par un quartet qui met en valeur sa prestation. Les interventions très rondes du saxophiste ténor Tivon Pennicot remplacent avantageusement les folles envolées du saxophoniste alto présent à ses côtés les années précédents.

Tivon-Pennicot_JAV_11072016_NVGregory Porter ouvre avec Holding on et interprète aussi le thème éponyme de son dernier album « Take me To The Alley »  dont il propose aussi Fashion, titre un peu atypique de son dernier opus où il scatte avec brio. Après quelques morceaux dont On my way to Harlem enregistré sur l’album « Be Good », la tonalité est donnée et les spectateurs sont acquis. Gregory Porter s’éloigne alors de ses propres compositions pour interpréter Papa was a Rolling Stone immortalisé par les « Temptations » dans les années 60. A peine le chanteur a-t-il lâché « clap your hand ! » que le Théâtre résonne des battements de mains enthousiastes de la foule. On se croirait au cœur d’une cérémonie gospel où le pasteur Porter officie. « Preacher Porter », ce titre lui sied vraiment !

Le show continue avec du jazz qui swing avec un nouveau scat. Arrive ensuite Hit The Road jack comme un clin d’oeil à l’inoubliable Ray Charles. Gregory Porter reprend quelques titres de l’album « Liquid Spirit », Lonesome Lover, Musical Genocide, … mais la fin du set arrive sans même que l’on s’en aperçoive. Les bons moments sont toujours trop courts. Il reste à attendre sa prochaine venue.

A « Jazz à Vienne » la belle musique a toujours raison des intempéries. Cela s’est vérifié une fois de plus. La chaleureuse prestation de Gregory Porter a ensoleillé la soirée des spectateurs pourtant accablés par une pluie battante.

Les élégantes polyrythmies du Obradovic-Tixier Duo

Les élégantes polyrythmies du Obradovic-Tixier Duo

Né de la collaboration entre la batteuse croate Lada Obradovic et le pianiste français David Tixier, le « Obradovic-Tixier Duo » présente « The Boiling Stories of A Smoking Kettle », un album où élégantes mélodies et rythmiques complexes coexistent dans un équilibre subtil. Les compositions évoluent entre légèreté et densité, délicatesse et énergie. Il en résulte un cocktail polyrythmique inventif dont la musicalité ne se dément à aucun moment. A écouter en boucle !

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Poésie et énergie avec Youpi Quartet & « Mozaïc »

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Kandace Springs revient avec « The women who raised me »

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Tigana Santana Jazz à Vienne

Tigana Santana Jazz à Vienne

Entre Brésil et Afrique, Tigana Santana, un conteur ensorceleur

En quête de ses racines africaines le chanteur, compositeur et guitariste Tigana Santana est invité au Club de Minuit le 09 juillet. Ce Brésilien originaire de Salvador de Bahia se produit en duo avec le percussionniste Inor Sotolongo pour un concert d’une rare sensibilité.

Tigana-santana&-Ino(Sotolongo_JAV-Club de Minuit_09072016_NVTigana Santana propose un répertoire principalement issu de son album « Tempo & Magma » où il célèbre un Brésil ancré dans ses traditions africaines, du côté de l’Angola et du Nigéria. Au Brésil, l’influence bantoue est très forte au niveau du comportement, de la pensée et de la spiritualité. Il existe de facto une continuité entre les traditions venues de ces pays d’Afrique et celles de Bahia. Tigana Santana donne corps à ce lien. Sa voix porte le chant de la diaspora de ce peuple africain transporté au Brésil lors de la période esclavagiste. Dans ses chants, il s’exprime en Portugais, Français, Anglais mais le plus souvent dans les langues tribales africaines (idiomes kokongo, kimbundu, tshiluba, …).

Tigana-Santana_JAV_Club-de-Minuit_09072016_NVDans les civilisations qu’il a étudiées, toute manifestation artistique est acte de philosophie et vice-versa. Ce philosophe (doctorant en philosophie à l’université de São Paolo) pratique la poésie, la composition et le chant pour perpétuer le lien entre l’Afrique et le Brésil. Cela fait de lui le Brésilien le plus africain du Brésil. La combinaison de ces deux aspects de la diaspora africaine dans la musique de Tigana Santana est une affirmation artistique et politique qui irradie la création de cet artiste singulier et talentueux.

Les arpèges délicatement pincés sur les cordes de sa guitare évoquent le chant de la kora. Le chant éthéré empreint de spiritualité tresse la poésie sur des mélodies lancinantes et plaintives. La voix chaleureuse tout en retenue se fait caressante dans le registre aiguë, suave dans les graves. Entre prière et lamentation, Tigana Santana égrène ses chansons avec élégance et sérénité.Inor-Sotolongo_JAV-Club-de-Minuit_09072016_NV L’accompagnement sobre et discret du percussionniste Inor Sotolongo met en valeur les ballades délicates. Les rythmes subsahariens portent les mélodies troublantes. Même lorsque le chanteur s’exprime le poing levé (révolte ou combat ?) le chant confine à la prière et à l’incantation.

D’une voix recueillie et caressante Tigana Santana interprète trois titres en solo dont un morceau en anglais et le sublime Congo-Angola-Bahia. Après le retour du percussionniste, il offre le fameux Mon’ami. Une femme pleure devant la mer en pensant à sa fille, son fils disparus. Ce sont ces enfants perdus que recouvre le terme ami en « kimbundu » (langue d’Angola). Une réflexion sur la vie, la mort. On perçoit le message malgré la barrière de la langue.

Le concert se termine par un rappel de Tigana Santana en solo. Debout sans guitare, les yeux fermés il adresse une prière au Congo, terre de ses aïeuls.

On gardera le souvenir ému de ce spectacle élégant et minimaliste fascinant de sobriété. Un folk élégant nimbé de spiritualité.

Les élégantes polyrythmies du Obradovic-Tixier Duo

Les élégantes polyrythmies du Obradovic-Tixier Duo

Né de la collaboration entre la batteuse croate Lada Obradovic et le pianiste français David Tixier, le « Obradovic-Tixier Duo » présente « The Boiling Stories of A Smoking Kettle », un album où élégantes mélodies et rythmiques complexes coexistent dans un équilibre subtil. Les compositions évoluent entre légèreté et densité, délicatesse et énergie. Il en résulte un cocktail polyrythmique inventif dont la musicalité ne se dément à aucun moment. A écouter en boucle !

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Poésie et énergie avec Youpi Quartet & « Mozaïc »

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Kandace Springs revient avec « The women who raised me »

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La chanteuse et pianiste Kandace Springs revient avec « The Women who raised me », un album studio qui rend hommage aux voix des femmes qui l’ont inspirée. Avec élégance, elle reprend des standards chantés par douze grandes voix féminines. Entourée par d’illustres artistes de jazz, elle parcourt un voyage au fil d’un siècle de musique et projette sa voix magnétique dans l’espace jazz. Élégance et émotion sont au rendez-vous.

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Esperanza Spalding à Jazz à Vienne

Esperanza Spalding à Jazz à Vienne

Emily’s D+Evolution. Portrait funk-rock d’Esperanza

Esperanza Spalding ouvre la soirée du 09 juillet avec une performance artistique qui met en scène la musique de l’album « Emily’s D+Evolution ». Show singulier entre musique et théâtre auquel la bassiste prend visiblement plaisir. Opéra rock/funk exubérant qui conte son histoire.

En très peu de temps peu de temps, Esperanza Spalding a fait sa place dans la sphère du jazz. Avec cinq albums à son actif comme leader, la jeune trentenaire de Boston est un concentré de talents et excelle autant dans le swing que dans les univers musicaux du rock, funk, hip hop et blues qu’elle fusionne à merveille. Cette contrebassiste/bassiste, chanteuse et compositrice surdouée est une artiste authentique qui parvient à transcender les genres. Elle en donne une nouvelle fois la preuve dans le spectacle « Emily’s D+Evolution ».

On a apprécié « Junjo » en 2006 puis l’étonnant « Esperanza » en 2008. En 2010 sort un album maîtrisé et plébiscité, « Chamber Music Society ». En 2012 c’est « Radio Music Society » au groove réjouissant. Le 04 mars 2015 chez Concord/Universal s’ouvre un nouveau chapitre artistique dans la carrière d’Esperanza : un nouveau trio électrique, avec choristes, une touche claviers et de spoken words. Esperanza-Spalding-1_JAV_09072016_NVC’est « Esperanza Spalding Presents : Emily’s D+Evolution », un album conceptuel créé comme une suite poétique de tableaux musicaux vivants, une sorte d’audio-portrait.

Esperanza Spalding est déjà venue à Vienne avant 2016. Au Club de Minuit en 2009. Au Théâtre Antique en 2010 et 2012 avec la musique des albums alors au cœur de l’actualité. Elle revient en 2014 dans le quintet de Tom Harrel « Colors and Dreams ».

En 2016 le Théâtre Antique accueille son nouveau projet, « Emily’s D+Evolution« Esperanza Spalding-2_JAV_09072016_NV, spectacle dans lequel elle crée un monde autour de chaque chanson. Sur scène la bassiste a visiblement envie de chanter et utilise le langage du corps, elle ondule avec grâce sans pour autant proposer une performance de danse, loin de là.

Esperanza le dit, ce projet n’est pas du jazz. Un quelque chose de Zappa plane au-dessus de la scène. On pourrait parler de rock progressif en référence aux interventions de la guitare. On serait tenté d’évoquer le terme de jazz-fusion au vu de la rythmique tonique et métronomique qui incite au mouvement. Avec les choristes, la bassiste s’investit à fond dans son rôle de chanteuse/bassiste extravertie. Les morceaux s’enchaînent et content l’histoire. Il y a autant à voir qu’à écouter. Pas question de décrocher sinon on perd le fil. Dommage pour ceux qui écoutent d’une oreille distraite et se détachent de la naEsperanza-Spalding-3_JAV_09072016_NVrration.

Dans la vraie vie et sur scène l’héroïne s’est libérée de ses entraves, a évoluer et volé de ses propres ailes et a réussi. Être soi-même constitue en soi un défi, y parvenir n’est pas toujours simple. Esperanza a gagné ce double challenge, réussir de sa vie et ce spectacle.

Esperanza Spalding propose une performance artistique exubérante et réussie, un peu éloignée du royaume du jazz. Peu importe qu’on la qualifie de comédie musicale ou d’opéra rock. Les racines et les valeurs du jazz sous-tendent ce projet. C’est créatif, ça prend des risques, ça innove. On est questionné, captivé et convaincu. Tant pis si cela dérange de ci de là. A bientôt Esperanza, pour d’autres aventures !Ibeyi_JAV_09072016_NV

Après Esperanza Spalding, la soirée reste féminine. Ibeyi. Les jumelles Diaz montent sur scène, tout de sourire et de rouge vêtues. Des voix, des percussions, de l’électro. Lisa et Naomi parviennent sans problème à mobiliser le public toujours avide de marquer le rythme. Il est vrai qu’il est plus simple de mettre le le corps en mouvement que de s’attacher à suivre un livret musical exigeant… surtout quand le mercure dépasse les trente degrés.

La fin de soirée sera assurée de belle manière par Yael Naim. Entre pop, folk et jazz, la chanteuse guitariste a conquis son public.Yael-Naim-dvt Esperanza_JAV_09072016_NV

On a aimé le regard souriant et l’attention que Yael Naim a porté sur le spectacle d’Espéranza Spalding.

 

Les élégantes polyrythmies du Obradovic-Tixier Duo

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Poésie et énergie avec Youpi Quartet & « Mozaïc »

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Kandace Springs revient avec « The women who raised me »

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Scofield/Mehldau/Guiliana à Jazz à Vienne

Scofield/Mehldau/Guiliana à Jazz à Vienne

Le Trio Scofield/Mehldau/Guiliana entre rudesse et douceur

Scofield/Mehldau/Guiliana : trio XXXL en ouverture de la soirée du 07 juillet. Le guitariste John Scofield, le pianiste Brad Mehldau et le batteur Mark Guiliana. La musique singulière de ce all-star trio pourrait bien devenir incontournable.

Les musiciens du trio Scofield/Mehldau/Guiliana ne sont pas des « puristes » du jazz acoustique et se sont déjà croisés. Depuis 1977 John Scofield a diversifié ses expressions musicales en tant que leader et a collaboré avec de nombreux musiciens dont Miles Davis, le trio Medesky, Martin & Wood et bien d’autres. En 2000 sur  l’album « Works for Me », John Scofield avait déjà invité Brad Mehldau. Le pianiste quant à lui porte l’art du trio à des sommets mais se produit souvent en solo où il excelle. En 2014 il a enregistré l’album « Taming The Dragon » (Nonesuch Records), en duo avec Mark Guiliana. Dans ce duo nommé Mehliana, Brad Mehldau est aux synthétiseurs, Fender Rhodes et piano et Mark Guiliana à la batterie et batterie électronique. S’il s’est fait connaître dans le milieu du jazz lors de son passage auprès d’Avishai Cohen, le batteur a aussi tenu les toms sur le dernier disque de David Bowie « Black Star ».

indexComme on peut s’y attendre au regard des trajectoires des trois musiciens, le trio ne pratique pas un jazz « standard ». Le répertoire est adapté à cette formation électrique.

Fin polyrythmicien, Guiliana insuffle un beat pulsatile et implacable. Sa frappe précise alterne entre force et finesse. Il fait un usage adapté de la batterie électronique qui sied tout à fait à l’ambiance musicale du trio. Batteur et pianiste fusionnent et génèrent des atmosphères situées quelque part entre post-bop et drum’n bass. Selon les morceaux, Scofield se promène entre jazz-rock et funk. Toujours lyrique il se tient quelquefois en arrière du temps. Les rôles sont très bien répartis entre le pianiste et le guitariste. Mehldau fait la ligne de basse sur les synthétiseurs durant les improvisations de Scofield et ce dernier troque la guitare pour la basse sur pied avec laquelle il accompagne Mehlldau durant ses solos.

Le groupe ouvre le set avec Wake up, une composition de Mehldau qui passe du Fender Rhodes aux synthés avant d’être rejoint par un Scofield aux cordes de la guitare trempées dans le rythm’n blues. Le trio attaque ensuite Shuffle 7, sur un tempo en 7/4 auquel Guiliana  insuffle une teinte de dub-reggae. Dans It was what it was les nappes sonores de Mehldau évoquent quelque peu les atmosphères de « Weather Report ».  Le set se déroule et apporte son lot de surprises. Vers la fin de la prestation, le trio interprète une ballade superbe à la construction musicale complexe. Mehldau revient vers le piano acoustique pour une délicate improvisation. Dans le dernier morceau, Scofield fait monter la tension et c’est l’occasion pour la batterie de prendre un chorus impressionnant d’inventivité. Le groove absolu. C’est déjà la fin et on n’a pas vu passer le temps !

Scofield/Mehldau/Guiliana, un trio inventif et moderne qui ne s’inscrit pas dans la facilité. Une musique électrique entre rudesse et douceur.

 Il reste à espérer qu’un album prochain restitue la musique du trio mais, même si cela fait partie des possibles à venir, ce n’est pas pour tout de suite car Scofield va sortir à la rentrée un album de country « Country for Old Men » avec Larry Goldings, Bill Stewart et Steve Swallow. On devra se contenter de nos souvenirs pour revivre la musique de ce trio vivifiant.

Les élégantes polyrythmies du Obradovic-Tixier Duo

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Poésie et énergie avec Youpi Quartet & « Mozaïc »

Poésie et énergie avec Youpi Quartet & « Mozaïc »

Rarement groupe n’a aussi bien porté son nom que le Youpi Quartet. En effet, ce groupe fusionnel offre une musique à la fois énergique et enchanteresse. Sans instrument harmonique, le quartet complice réunit les souffles de la flutiste Émilie Calmé et de l’harmoniciste Laurent Maur et la performante paire rythmique composée du bassiste Ouriel Ellert et du batteur Curtis Efoua. L’oreille savoure l’éclatante alchimie musicale de « Mozaïc » et après l’écoute de l’album, un seul mot échappe … Youpi !

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Kandace Springs revient avec « The women who raised me »

Kandace Springs revient avec « The women who raised me »

La chanteuse et pianiste Kandace Springs revient avec « The Women who raised me », un album studio qui rend hommage aux voix des femmes qui l’ont inspirée. Avec élégance, elle reprend des standards chantés par douze grandes voix féminines. Entourée par d’illustres artistes de jazz, elle parcourt un voyage au fil d’un siècle de musique et projette sa voix magnétique dans l’espace jazz. Élégance et émotion sont au rendez-vous.

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