Paul Brousseau et Matthieu Metzger présentent « Source »

Paul Brousseau et Matthieu Metzger présentent « Source »

Improvisations mélodiques en mouvement

Liés par une amitié musicale de plus de vingt ans, Paul Brousseau et Matthieu Metzger font le choix du duo acoustique. Sur « Source » le pianiste et le saxophoniste s’expriment en toute liberté. Ils creusent ensemble les sources de leur art. « Source », un opus singulier qui ressource.

Les deux complices de longue date, Paul Brousseau et Matthieu Metzger se sont déjà croisés sur une dizaine d’album. Aujourd’hui ils se retrouvent en duo acoustique et présentent « Source », un disque enregistré les 11 et 12 novembre 2015 à Home Sweet Home Studio. Annoncé pour le 03 novembre 2017 l’album « Source » (Emouvance/Absilone-Socadisc) propose des textures musicales aériennes et élégantes que les deux artistes tissent au gré de compositions originales et d’improvisations inspirées.

couverture de l'album "Source" de Paul Brousseau et Matthieu Metzger« Sources », le souffle envoutant de Matthieu Metzger et les notes cristallines de Paul Brousseau élaborent des espaces de confidences introspectives et intimistes. Des lignes improvisées très libres suspendent les sons comme en apesanteur ou les contractent en des bulles légères et planantes. Leur musique en mouvement évoque la photo de Samuel Choisy en couverture de l’album.

Le terme source évoque le début, ce dans quoi s’origine une idée, un monde, un art, une forme. Sur les 15 titres de l’album « Source » le pianiste Paul Brousseau et le saxophoniste Matthieu Metzger élaborent un jazz acoustique contemporain qui déroule son chant comme un poème de forme très libre. Un retour à leurs sources, celles de leur musique et de leur amitié.

Sur cet album Paul Brousseau abandonne les claviers de l’ONJ pour revenir au piano. Sa carrière brille par la diversité de ses expériences musicales qui croisent celles de Louis Sclavis (en 2005 et 2007), Marc Ducret (Le Sens de la Marche) ou Kolkhoze Printanium aux côtés de Philippe Gleize, Maxime Delpierre et Jean-Philippe Morel. Aujourd’hui retour au clavier acoustique.

Quant à Matthieu Metzger, considéré comme un technicien hors pair, il a de son côté participé à de nombreux projets très divers. Il a lui aussi collaboré avec Marc Ducret à « Sens de la Marche » et avec Louis Sclavis au sein de de son quintet en 2008. Il s’est aussi exprimé avec lui et l’ensemble Amarillis ainsi qu’avec la « Campagnie des Musiques à Ouïr », sans oublier le « Duo Rhizottome ».

Sur « Source », des climats très différents se juxtaposent et coexistent, un peu comme un accrochage de tableaux aux couleurs et textures variées. Certaines pièces attirent la lumière et la joie, d’autres restituent l’ombre et le doute. Les sons ouvrent des espaces d’espoir ou laissent entrevoir la désespérance. La matière de la vie en quelque sorte, ses rythmes, ses inspirations et ses aspirations, ses souffles et ses souffrances, ses ascensions et ses décroissances, ses tensions et ses détentes.

 

Pour une immersion live dans le monde de « Source », rien de mieux que le concert de sortie de l’album. Rendez-vous le 06 novembre 2017 à Paris au Studio de l’Ermitage avec le duo Paul Brousseau et Matthieu Metzger.
Michel Portal présente « MP85 »

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Après un silence discographique de 10 ans, Michel Portal revient avec un nouvel album aux accents joyeux, « MP85 ». Si les initiales du titre reprennent celles de son identité, le nombre associé évoque les 85 bougies soufflées le 27 novembre 2020 par le leader. Avec son nouveau groupe, le clarinettiste restitue la vision qu’il a du monde. Il invite à le suivre dans un voyage musical radieux qui commence en Afrique et se termine au pays basque. Dix paysages sonores sublimes.

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Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions »

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Le 05 mars 2021, le saxophoniste altiste Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions ». Premier volume d’un duo d’albums, cet opus acoustique a été enregistré en 2020 à New York avec trois maîtres du jazz américain. Une musique jubilatoire où règnent tour à tour virtuosité flamboyante et lyrisme sensible. A découvrir absolument !

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Stéphanie Lemoine signe « Love leaves traces »

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Avec « Love leaves traces », son deuxième album, la chanteuse, auteure et compositrice, Stéphanie Lemoine navigue entre nu-jazz, pop, folk et soul. Son univers éclectique explore des espaces poétiques où son chant aérien alterne entre français et anglais. Un voyage musical sans frontières entre les genres.

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Auditorium de Lyon – Chick Corea et Steve Gadd

Auditorium de Lyon – Chick Corea et Steve Gadd

Évènement XXXL, deux légendes et band de choc

Le dimanche 19 novembre 2017 à 16h, l’Auditorium de Lyon accueille Chick Corea et Steve Gadd. Le partenariat de ces deux musiciens est légendaire. Leur venue à la tête de leur nouveau groupe constitue un évènement de taille. A ne pas rater.

La Saison 2017/18 de la programmation « Jazz, Rock & Chanson Française » de l’Auditorium de Lyon se poursuit. Les deux premiers spectacles ont plus que tenu leurs promesses. Après l’enchanteur « Ravel et le Jazz », le récent concert de Dianne Reeves est à classer comme « évènement inoubliable ». Le troisième concert se profile dans la même lignée.

Chick Corea et Steve Gadd-tournée 2017Présenté en coproduction par Jazz à Vienne et l’Auditorium de Lyon, le concert du dimanche 19 novembre 2017 réunit en effet à 16h sur la scène de l’Auditorium de Lyon deux complices de longue date, le pianiste Chick Corea et le batteur Steve Gadd. Certes leur partenariat est de fait légendaire mais ce qui interpelle est sans doute la manière dont leur musique s’est renouvelée au fil de leurs rencontres.

La première collaboration du pianiste et du batteur remonte à 1972. Cette année-là, trois ans après avoir joué aux côtés de Miles Davis sur l’album « In a Silent Way », le pianiste Chick Corea forme le groupe « Return To Forever » et Steve Gadd devient le premier batteur de ce groupe devenu légendaire. Dès cette époque on remarque sa frappe implacable.

On les retrouve ensemble en 1976 sur « The Leprechaun » et sur « My Spanish Heart », deux disques aux propos musicaux assez différents. Il faut ensuite attendre 1981 pour les trouver réunis sur le fameux opus « Three Quartets and Friends » dans lequel Chick Corea convie Steve Gadd dans les landes du baroque et du romantisme, rendant hommage au passage à Duke Ellington et John Coltrane.

En 2016, Chick Corea et Steve Gadd apparaissent en duo sur la scène du Blue Note Club de New York pour une véritable démonstration de complicité et de virtuosité.

Steve Corea-Steve Gadd Band en tournee en 2017En 2017, c’est la première fois qu’ils codirigent un groupe, le Corea/Gadd Band. On peut presque dire qu’ils repartent en quelque sorte là où ils en sont restés mais on leur fait confiance pour ne pas se répéter.

A n’en pas douter le propos devrait être tonique et original car cette fois les deux célébrités ont appelé à leurs côtés une bande de jeunes loups surdoués du jazz qui n’ont pas pour habitude de produire du réchauffé. Chick Corea et Steve Gadd seront entourés du génie toujours inventif de la guitare, Lionel Loueke, du saxophoniste et flûtiste protégé de Chick Corea, Steve Wilson, du grand Carlitos Del Puerto à la basse et du maître vénézuélien Luisito Quintero aux percussions.

La réunion des deux complices, Chick Corea et Steve Gadd, à la tête d’un groupe électrique doté d’une section rythmique latine laisse prévoir un spectacle prometteur. Il serait dommage de s’en priver.

Michel Portal présente « MP85 »

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Après un silence discographique de 10 ans, Michel Portal revient avec un nouvel album aux accents joyeux, « MP85 ». Si les initiales du titre reprennent celles de son identité, le nombre associé évoque les 85 bougies soufflées le 27 novembre 2020 par le leader. Avec son nouveau groupe, le clarinettiste restitue la vision qu’il a du monde. Il invite à le suivre dans un voyage musical radieux qui commence en Afrique et se termine au pays basque. Dix paysages sonores sublimes.

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Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions »

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Le 05 mars 2021, le saxophoniste altiste Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions ». Premier volume d’un duo d’albums, cet opus acoustique a été enregistré en 2020 à New York avec trois maîtres du jazz américain. Une musique jubilatoire où règnent tour à tour virtuosité flamboyante et lyrisme sensible. A découvrir absolument !

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Stéphanie Lemoine signe « Love leaves traces »

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Avec « Love leaves traces », son deuxième album, la chanteuse, auteure et compositrice, Stéphanie Lemoine navigue entre nu-jazz, pop, folk et soul. Son univers éclectique explore des espaces poétiques où son chant aérien alterne entre français et anglais. Un voyage musical sans frontières entre les genres.

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Clin d’œil à Manu Le Prince & « In a Latin Mood »

Clin d’œil à Manu Le Prince & « In a Latin Mood »

Rythmes élégants aux couleurs latines

Pour son nouveau projet, « In a Latin Mood » la chanteuse Manu Le Prince revient à des musiques originales. Elle fait appel à la fine fleur de la scène jazz actuelle et coproduit son album avec Minino Garay. Opus soigné et élégant.

Depuis plus d’une vingtaine d’années la chanteuse Manu Le Prince partage sa vie entre Paris et Rio. Après un hommage à Cole Porter et à Johnny Alf pionnier de la bossa nova, elle revient à la création avec son nouveau disque « In a Latin Mood » (Plaza Mayor Company Ltd/Sergent Majot Company Ltd) qu’elle coréalise avec le percussionniste argentin Minino Garay.

Pour ce nouvel opus sorti le 06 octobre 2017, Manu Le Prince s’entoure d’un all stars de jazz qui réunit le pianiste Gregory Privat, le contrebassiste Thomas Bramerie, le batteur Lukmil Perez et le percussionniste Minino Garay. Ces brillants instrumentistes sont rejoints par les invités tout aussi prestigieux que sont le chanteur David Linx, le pianiste Giovanni Mirabassi, le saxophoniste Baptiste Herbin, le batteur Zaza Desiderio, l’accordéoniste Marc Berthoumieux, le bassiste Acelino De Paula, le saxophoniste Raul Mascarenhas et ses fils le pianiste Julian Le Prince Caetano et le batteur percussionniste Gaël Le Prince Caetano.

Sur « In a Latin Mood » la chanteuse écrit des textes en anglais, en brésilien et s’offre même une reprise en français du titre Il faut tourner la page de Claude Nougaro et Philippe Saisse, sous les accords de Grégory Privat et les notes du saxophoniste Baptiste Herbin. Si l’on excepte cette reprise, Manu Le Prince pose sa voix et ses textes sur des instrumentaux inédits.

Ainsi l’on découvre des morceaux composés par la jeune génération des musiciens qui l’entourent. Deux titres du pianiste Baptiste Trotignon, In a Latin Mood qui donne son nom à l’album et Paris et Rio. Deux compositions du pianiste Gregory Privat, Dreams of Peace et Serenade ainsi que Like Castles in the Air, un morceau du pianiste Giovanni Mirabassi. Deux thèmes de l’accordéoniste Marc Berthoumieux, Sempre Voltar et Avarandar éclairé des superbes interventions de David Linx, sans oublier Let the Music Take Care of You de son fils Julian Le Prince-Caetano et … cerise sur le gâteau, Twilight Dream de Kenny Barron.

Sur « In a Latin Mood », le timbre chaud et sensuel de Manu Le Prince se prête tout à fait à l’interprétation de ces musiques qui mêlent jazz et musiques latines.  Cet album soigné privilégie l’élégance et l’esthétique au détriment de la prise de risque et de l’énergie.

 
La chanteuse Manu Le Prince sera en concert le 26 octobre 2017 à 21h au New Morning à Paris dans le cadre du « Festival Jazz Sur Seine » pour présenter son nouveau CD « In a Latin Mood » coréalisé avec le percussionniste argentin Minino Garay. A cette occasion, elle sera accompagnée par Gregory Privat (piano), Thomas Bramerie (contrebasse), Lukmil Perez (batterie) et Minino Garay (percussions). A leurs côtés des invités de marque, Baptiste Herbin (saxophone), Giovanni Mirabassi (piano), Raul Mascarenhas (saxophone), Acelino De Paula (basse), Julian Le Prince Caetano (piano), Lalo Zanelli (piano), Ze Luis Nascimento (percussions), Isabel Gonzales (voix).
Michel Portal présente « MP85 »

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Après un silence discographique de 10 ans, Michel Portal revient avec un nouvel album aux accents joyeux, « MP85 ». Si les initiales du titre reprennent celles de son identité, le nombre associé évoque les 85 bougies soufflées le 27 novembre 2020 par le leader. Avec son nouveau groupe, le clarinettiste restitue la vision qu’il a du monde. Il invite à le suivre dans un voyage musical radieux qui commence en Afrique et se termine au pays basque. Dix paysages sonores sublimes.

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Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions »

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Le 05 mars 2021, le saxophoniste altiste Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions ». Premier volume d’un duo d’albums, cet opus acoustique a été enregistré en 2020 à New York avec trois maîtres du jazz américain. Une musique jubilatoire où règnent tour à tour virtuosité flamboyante et lyrisme sensible. A découvrir absolument !

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Stéphanie Lemoine signe « Love leaves traces »

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Avec « Love leaves traces », son deuxième album, la chanteuse, auteure et compositrice, Stéphanie Lemoine navigue entre nu-jazz, pop, folk et soul. Son univers éclectique explore des espaces poétiques où son chant aérien alterne entre français et anglais. Un voyage musical sans frontières entre les genres.

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Premier Rendez-Vous  – René Urtreger & Agnès Desarthe

Premier Rendez-Vous – René Urtreger & Agnès Desarthe

Partition complice

René Urtreger invite Agnès Desarthe devant le micro. Des musiciens de jazz les rejoignent. Il en ressort un album plein de fraîcheur, « Premier Rendez-Vous ». A savourer avec gourmandise.

En 2016 Agnès Desarthe a recueilli et restitué en mots la parole de René Urtreger au fil des pages du livre Mise en page 1« Le Roi René ». En 2017, échange de bon procédé, les notes de René Urtreger accompagnent la voix d’Agnès Desarthe sur « Premier-Rendez-Vous » qui transporte l’écrivaine dans le monde du chant professionnel.

Pour l’occasion, René Urtreger invite plusieurs musiciens de grand talent à les rejoindre. C’est ainsi que la saxophoniste alto Géraldine Laurent, le contrebassiste Pierre Boussaguet, le batteur Simon Goubert et le violoniste Alexis Lograda interviennent sur l’album.

Enregistré en mai et juin 2017 par Vincent Mahey au Studio Sextan-La Fonderie de Malakoff, l’album « Premier Rendez-Vous » (Naïve-Believe/Musicast) est annoncé pour le 27 octobre 2017.

Entre René Urtreger et Agnès Desarthe l’histoire s’écrit donc en plusieurs chapitres. D’abord leur première rencontre suivie d’entretiens réguliers qui permettent à l’écrivaine de recueillir les confidences du pianiste. A partir de ces éléments elle rédige une superbe biographie intitulée « Le Roi René ».

Au décours des nombreuses rencontres qui ont précédé l’écriture du livre, le pianiste découvre l’intérêt d’Agnès Desarthe pour la musique qu’elle a apprise et pratiquée dans sa jeunesse. A partir de là les évènements s’enchaînent. Lors d’un festival littéraire (à Nevers) et des présentations de l’ouvrage (à Paris au Duc des Lombards) les deux complices ont l’occasion de se réunir en musique autour de piano et micro.

Il n’y a alors qu’un pas à franchir pour passer de la scène au studio pour l’enregistrement d’un album et c’est aujourd’hui chose faite. René Urtreger invite Agnès Desarthe à le rejoindre pour un enregistrement en studio. « Premier Rendez-vous » est donc le dernier chapitre (… à ce jour) de la collaboration entre René Urtreger et Agnès Desarthe.

Sur « Premier Rendez-Vous » Agnès Desarthe dit trois textes. Diction parfaite de textes de son cru qui émeuvent ou prêtent à sourire. La Géante accompagnée par le violon, Le Foin en duo avec la batterie et La Douche En Plein Air avec le piano. Passée du monde des lettres au monde des notes, Agnès Desarthe renoue avec le vocabulaire et la syntaxe de la musique même si sa participation en tant que chanteuse de jazz est modeste.

Elle chante en anglais, The Man I Love accompagnée par le trio piano-saxophone-batterie et Body and Soul et You Go To My Head en duo avec le piano. En français, elle reprend avec l’ensemble des musiciens Premier-Rendez-Vous, le titre immortalisé par la regrettée Danielle Darieux. Avec intelligence, elle ne se laisse pas piéger dans le rôle de la chanteuse de jazz « qui se prendrait pour… ».

Agnès Desarthe prend simplement le risque d’être elle-même. Interprétation soignée et sensible. Juste et bien placée la voix est plus parlée que chantée. Elle se pose délicatement sur le temps avec lequel elle joue pour mieux le déjouer.

Le pianiste intervient sur les treize titres de l’album. Son retour dans l’actualité du disque a tout pour ravir ceux qui ont écouté récemment René Urtreger en concert en province ou dans la capitale. Ainsi on le retrouve en solo sur deux magnifiques ballades, Valsajane et Everything Happens To Me qu’il prend aussi plaisir à jouer en concert. Il honore aussi le bop avec Bouncing with Bud et une version échevelée de Just One Of Those Things de Cole Porter où Géraldine Laurent s’en donne à cœur joie.

René Urtreger n’a rien perdu de sa superbe et s’il maîtrise totalement l’art de l’épure il n’en demeure pas moins qu’il prend encore grand plaisir à phraser bop et ne s’en laisse pas conter.

De la rencontre entre le pianiste de jazz René Urtreger et la femme de lettres Agnès Desarthe sont nés deux magnifiques objets artistiques. En 2016, le livre « Le Roi René » publié aux Éditions Jacob. En octobre 2017 l’album « Premier Rendez-Vous » (Naïve-Believe/Musicast). L’avenir dira s’il convient d’ajouter d’autres chapitres à leur histoire.

 

Pour baigner dans la musique de ce « Premier Rendez-Vous », une date s’impose, celle du 05 décembre 2017 où l’ensemble des participants de l’album se retrouveront à 21h au New-Morning de Paris.
Michel Portal présente « MP85 »

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Après un silence discographique de 10 ans, Michel Portal revient avec un nouvel album aux accents joyeux, « MP85 ». Si les initiales du titre reprennent celles de son identité, le nombre associé évoque les 85 bougies soufflées le 27 novembre 2020 par le leader. Avec son nouveau groupe, le clarinettiste restitue la vision qu’il a du monde. Il invite à le suivre dans un voyage musical radieux qui commence en Afrique et se termine au pays basque. Dix paysages sonores sublimes.

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Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions »

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Le 05 mars 2021, le saxophoniste altiste Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions ». Premier volume d’un duo d’albums, cet opus acoustique a été enregistré en 2020 à New York avec trois maîtres du jazz américain. Une musique jubilatoire où règnent tour à tour virtuosité flamboyante et lyrisme sensible. A découvrir absolument !

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Stéphanie Lemoine signe « Love leaves traces »

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Avec « Love leaves traces », son deuxième album, la chanteuse, auteure et compositrice, Stéphanie Lemoine navigue entre nu-jazz, pop, folk et soul. Son univers éclectique explore des espaces poétiques où son chant aérien alterne entre français et anglais. Un voyage musical sans frontières entre les genres.

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Gregory Porter honore Nat King Cole

Gregory Porter honore Nat King Cole

« Nat King Cole & Me », un hommage sensible

Gregory Porter honore Nat King Cole, le légendaire crooner du jazz avec un nouvel album intitulé « Nat King Cole & Me ». Un vibrant hommage rendu à la figure mythique qui a influencé sa musique et sa vie. Des atmosphères envoutantes teintées de mélancolie et de tendresse.

On se réjouissait déjà en septembre de la sortie annoncée par Gregory Porter pour le 27 octobre 2017 de son prochain album  « Nat King Cole & Me » chez Blue Note Après « Water » (2010), « Be Good » (2012), « Liquid Spirit » (2013) et « Take me to the Alley » (2016), le chanteur californien aux deux Grammy Awards revient avec un opus remarquable.

Il interprète en effet avec sensibilité quatorze thèmes souvent chantés par Nat King Cole comme les célèbres Smile, Mona Lisa, L. O. V. E., Nature Boy et The Christmas Song. A ces reprises s’ajoute When Love Was King, une magnifique composition de Gregory Porter déjà présente sur l’album « Liquid Spirit ».

Entouré par le pianiste Christian Sands, le bassiste Reuben Rogers et le batteur Ulysses Owens le baryton pose son timbre chaleureux sur les splendides arrangements de Vince Mendoza qu’interprète le London Studio Orchestra. 

Sur « Nat King Cole & Me », hommage rendu au légendaire pianiste et chanteur à la voix de miel disparu en 1965, Gregory Porter dévoile une autre facette de son talent. Loin de son habituel registre soul, bluesy, groovy et churchy, il se projette de manière assez radicale dans la peau d’un crooner. Son incroyable tessiture, son phrasé impeccable, son chant profond et grave lui permettent de réussir ce challenge avec succès.

L’album ouvre avec Mona Lisa que Gregory Porter phrase avec une langueur pleine de sensualité. Le chanteur propose ensuite une relecture de Smile, toute en douceur et en tendresse. Nat King Cole avait gravé en 1954 ce célèbre thème de Charlie Chaplin (« Les temps Modernes » - 1936) . On note que Gregory Porter avait déjà interprété ce thème sur un album enregistré par le flutiste Hubert Laws en 1998, « Hubert Laws Remembers the Unforgettable Nat King Cole ».

Un peu de légèreté et de swing advient sur L. O. V. E. que le vocaliste interprète sans le London Studio Orchestra. Sur cette reprise enjouée, le tempo se fait plus soutenu et le trompettiste Terence Blanchard répond au vocaliste avec un solo époustouflant.

L’amour de Gregory Porter pour Nat King Cole remonte à sa petite enfance quand sa mère écoutait la musique du chanteur. A l’écoute des paroles des chansons et en l’absence de son père, Gregory Porter se prend à considérer Nat King Cole comme un « père de substitution » : « J’entendais ces paroles sortir des enceintes, comme si Nat me les adressait à moi et à personne d’autre. J’écoutais ces albums et je m’imaginais que Nat était mon père ». L’amour de Gregory Porter pour la musique du crooner grandit.

A la mort de son père, Rufus Porter, il se décide à écrire « Nat King Cole & Me », une comédie musicale en grande partie autobiographique représentée pour la première fois en 2004. Il y narre comment en l’absence de son père il s’est rapproché de la musique de Nat King Cole, comment elle a contribué à inspirer autant sa vie que son art, comment elle lui a permis de trouver sa voie en le poussant à écrire : « Cette comédie musicale a en quelque sorte fait ressortir le songwriter qu’il y avait en moi et m’a donné la confiance nécessaire pour écrire d’autres chansons ». Telles sont les origines de l’album « Nat King Cole & Me ».

Sur l’album « Nat King Cole & Me » figure une seule composition de Gregory Porter, When Love Was King (quand régnait l’amour). Une nostalgie poignante imprègne ce titre. La profondeur et la gravité du chant sont mises en valeur par les arrangements de cordes de Vince Mendoza. C’est avec une tendresse empreinte de tristesse que Gregory Porter reprend I Wonder Who My Daddy Is qui précède The Christmas Song romantique à souhait.

La mélancolie s’invite sur le tendre Nature Boy, mais aussi sur l’élégant Miss Otis regrets et sur la délicate ballade Lonely One. Sur Ballerina on retrouve une atmosphère un peu plus débridée. Le titre le plus étonnant est sans doute la version de Quizas, Quizas, Quizas que Gregory Porter interprète en espagnol. Le chanteur étire à l’envi le tempo de cette chanson populaire écrite par le compositeur cubain Osvaldo Farrés.

Sur « Nat King Cole & Me », la voix de Gregory Porter touche par sa chaleur et par sa puissance toute en retenue. Au long des quinze titres de ce superbe album, les atmosphères varient, les émotions se succèdent. Entrain, allégresse, mélancolie, tristesse avec toujours à la clef une délicatesse extrême. Un opus ensorcelant.

Michel Portal présente « MP85 »

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Stéphanie Lemoine signe « Love leaves traces »

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Clin d’œil à Stacey Kent & « I Know I Dream »

Clin d’œil à Stacey Kent & « I Know I Dream »

Autoportrait avec grand orchestre

Malgré sa reconnaissance internationale, Stacey Kent tente de surprendre et enregistre un album orchestral. Sur « I Know I Dream » la star murmure ses confidences à un grand orchestre. Le propos gagne en majesté mais perd en intimité.

Couverture de l'album "I know I Dream" de Stacey Kent« I Know I Dream » est la toute première production orchestrale de la carrière de Stacey Kent, déjà forte d’une quinzaine de disques en vingt ans. Coproduit par Tommy Lawrence et le collaborateur de longue date de Stacey Kent, Jim Tomlinson (à la fois son mari et son saxophoniste), l’album est enregistré au sein des studios Angel à Londres avec un orchestre de cinquante-huit musiciens.

Le disque revisite le répertoire que Stacey Kent propose habituellement. Douze titres dont cinq reprises de standards brésiliens parmi lesquels To Say Good Bye (Pra Dizer Adeus) d’Edu Lobo mais aussi Photograph (Fotographia) et Double Rainbow (Chovendo Na Roseira) d’Antonio Carlos Jobim.

Stacey Kent interprète trois titres en français sur ce nouvel opus, Avec le Temps de Léo Ferré, Les Amours Perdues que Serge Gainsbourg avait écrit pour Juliette Gréco et La Rua Madureira de Nino Ferrer Trois des quatre compositions originales de l’album ont été co-écrites par Kazuo Ishiguro, prix Nobel de Littérature, The Changing Lights, The Ice Hotel et Bullet Train

La tentation est forte pour de nombreux artistes d’enregistrer avec un grand orchestre. On peut se questionner quant à la raison de cette démarche. Cela recouvre-t-il un rêve de majesté et de pompe, le désir de se projeter sur les scènes qui accueillent les orchestres symphoniques, de gagner en respectabilité ? Stacey Kent n’avait pas besoin de cet écrin surdimensionné pour faire entendre son propos musical qui lui a déjà valu la reconnaissance internationale avec plus de 2 millions d’albums vendus et une nomination aux Grammys.

Fallait-il un orchestre aussi gigantesque pour recueillir les confidences de Stacey Kent ? Sa voix murmurée suffit à elle seule et l’on s’en serait bien contenté.

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Clin d’œil à The Amazing Keystone Big Band & Django Extended

Clin d’œil à The Amazing Keystone Big Band & Django Extended

Une célébration grand format de Django Reinhardt

The Amazing Keystone Big Band et ses dix-sept musiciens annoncent la sortie de l’album « Django Extended ». Servie par ce grand orchestre de jazz et quatre invités prestigieux, la musique du légendaire Django Reinhardt explose mais ne perd rien de son essence.

Après avoir adapté et enregistré pour les enfants les œuvres de Serge Prokofiev sur l’album « Pierre et le Loup… Et le Jazz ! » et de Camille Saint-Saens sur l’opus « Le Carnaval Jazz des Animaux », The Amazing Keystone Big Band continue son chemin et le 20 octobre 2017 publie « Django Extended - The Greatest Gypsy Hits » (Nome/L’Autre Distribution).

Pour sensibiliser les plus jeunes à la musique de Jazz et en l’occurrence à celle de Django Reinhardt, l’orchestre fait coup double et sort en même temps un conte musical ludique et joyeux intitulé « Monsieur Django & Lady Swing ».

De fait, l’album « Django Extended » a été enregistré après une tournée triomphale du dernier projet scénique de The Amazing Keystone Big Band consacré à la musique du légendaire guitariste Django Reinhardt. Après une présentation en 2015 au Festival Django Reinhardt de Samois-sur-Seine (quoi de plus logique), le projet a tourné sur de nombreuses scènes. Le 06 juillet 2016, l’orchestre s’est produit au Théâtre Antique de « Jazz à Vienne », au cours d’une Soirée Hommage à Django mémorable avec des invités fameux parmi lesquels figuraient Stochelo Rosenberg (guitare) , Marion Badoï (accordéon) et James Carter (saxophones).

Sur l’album « Django Extended » quatre prestigieux invités apportent leur contribution, le violoniste Didier Lockwood, le guitariste Stochelo Rosenberg, l’accordéoniste Marian Badoï et le guitariste Thomas Dutronc. Le prodigieux Stochelo Rosenberg a le privilège d’ouvrir le disque sur le fameux thème Djangology

La direction du big band est toujours assurée par Bastien Ballaz (trombone), Jon Boutellier (saxophone), David Enhco (trompette) et Frédéric Nardin (piano). Leurs arrangements musicaux raffinés mettent en valeur la  musique de Django  L’oreille demeure captive tout au long des neuf titres de l’album parmi lesquels on retrouve les hits qui ont contribué à la gloire du guitariste manouche et sont entrés depuis dans la mémoire collective,  Djangology, Manoir de mes rêves, Tears, Nuages et Minor Swing. Sur ce dernier titre qui termine l’album, les quatre invités unissent leur talents et font swinguer comme jamais la musique de Django Reinhardt.

Outre la rêverie et la joie souvent présentes au cœur du répertoire de Django, l’album explore d’autres couleurs musicales comme la nostalgie de Troublant Bolero, l’étrangeté de Rythme Futur qui sied à la virtuosité de Didier Lockwood. L’orchestre donne la pleine mesure de son expression sur deux titres de Django moins connus du grand public, Anouman et Flèche d’Or où swing et modernité coexistent.

« Django Extended », les sonorités éclatantes et les couleurs rutilantes de The Amazing Keystone Big Band fournissent un écrin somptueux au répertoire de Django Reinhardt. La musique fait la part belle aux prestations éblouissantes des solistes invités. Les arrangements projettent la musique du guitariste dans une modernité qui sied au swing.

Michel Portal présente « MP85 »

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Après un silence discographique de 10 ans, Michel Portal revient avec un nouvel album aux accents joyeux, « MP85 ». Si les initiales du titre reprennent celles de son identité, le nombre associé évoque les 85 bougies soufflées le 27 novembre 2020 par le leader. Avec son nouveau groupe, le clarinettiste restitue la vision qu’il a du monde. Il invite à le suivre dans un voyage musical radieux qui commence en Afrique et se termine au pays basque. Dix paysages sonores sublimes.

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Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions »

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Le 05 mars 2021, le saxophoniste altiste Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions ». Premier volume d’un duo d’albums, cet opus acoustique a été enregistré en 2020 à New York avec trois maîtres du jazz américain. Une musique jubilatoire où règnent tour à tour virtuosité flamboyante et lyrisme sensible. A découvrir absolument !

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Stéphanie Lemoine signe « Love leaves traces »

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Avec « Love leaves traces », son deuxième album, la chanteuse, auteure et compositrice, Stéphanie Lemoine navigue entre nu-jazz, pop, folk et soul. Son univers éclectique explore des espaces poétiques où son chant aérien alterne entre français et anglais. Un voyage musical sans frontières entre les genres.

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Laurent de Wilde publie New Monk trio

Laurent de Wilde publie New Monk trio

Entre hier et aujourd’hui

Le 10 octobre, Thelonious Monk aurait eu 100 ans. Pour  marquer ce centenaire, le pianiste Laurent de Wilde publie New Monk trio. En trio acoustique, Laurent de Wilde explore la musique intemporelle de ce musicien révolutionnaire.

« New Monk trio » (Gazebo/L’Autre Distribution) est attendu pour le 20 octobre 2017. Pour son nouvel album dédié à la grande figure du jazz qu’est Thelonious Monk, Laurent de Wilde choisit de s’exprimer en trio acoustique. Il réunit autour de lui le contrebassiste Jérôme Regard et le batteur Donald Kontomanou avec lesquels il a récemment présenté « Ce que le Djazz fait à ma Djambe », un spectacle de lectures musicales autour de textes de Jacques Gamblin.

Sur ce nouvel opus le pianiste reprend quelques compositions de Monk qu’il arrange de manière très personnelle. Laurent de Wilde propose en effet une relecture singulière et contemporaine de certains titres du répertoire de celui à qui il a consacré en 1996 une biographie devenue depuis un ouvrage de référence en la matière, « Monk » (Éditions l’Arpenteur/Gallimard).

Certes, au fil de ses successives formations acoustiques et électroniques, de Wilde avait emprunté  quelques pièces au répertoire de Monk qu’il avait glissées dans les répertoires de ses groupes. ce fut le cas pour Off Minor et Jackie-ing en acoustique et Shuffle Boil et Epistrophy en électronique. Il aura donc fallu plus de vingt ans à Laurent de Wilde pour qu’il consacre un album entier à Thelonious « Sphere » Monk, cette figure tutélaire mythique qui l’inspire et le nourrit.

« New Monk trio » une relecture respectueuse mais point de revivalisme. Un hommage contemporain de Laurent de Wilde à Thelonious Monk conçu comme un opus transitionnel entre hier et aujourd’hui, entre le jazz révolutionnaire de Monk et le jazz contemporain de Laurent de Wilde. Du travail sérieux qui ne se prend pas au sérieux.

Pour « New Monk trio », Laurent de Wilde prend le parti de relire quelques titres de l’héritage de Monk, de les interpréter à sa manière en modifiant le tempo originel, en altérant les formes, en éclatant les harmonies, selon son humeur et son humour. Ainsi on re-découvre avec grand plaisir les versions des très connus Misterioso, ‘Round Midnight, Pannonica, Monk’s Mood que le trio revisite de belle manière. On apprécie l’écoute de Monk’s Mix qui réunit avec humour plusieurs mélodies sur un rythme de calypso. On se prend à siffler joyeusement avec le trio sur Friday The 13, le dernier titre de l’album.

Pourtant sur « New Monk trio », deux titres échappent au parti-pris du leader. Ainsi, Reflections est interprété fidèlement à son écriture d’origine. Par ailleurs, l’album compte une composition de Laurent de Wilde que ce dernier exécute en solo comme une révérence personnelle à Monk. Il s’agit de Tune for Monk qui rend hommage au style stride de Monk. On se souvient alors ce que Laurent de Wilde écrivait dans l’ouvrage « Monk » en disant que la main gauche de Monk représentait le jazz classique et la droite le jazz moderne. Par jazz classique, il faisait référence au style stride où la main gauche assurait à elle seule le rythme.

Avec « New Monk trio », Laurent de Wilde et son trio établissent clairement, pour ceux qui en auraient encore douté, la modernité encore très actuelle de la langue monkienne. Entre hier et aujourd’hui, au-delà des limites du temps, la musique de Monk demeure intemporelle et sa modernité résiste aux outrages qu’inflige souvent le temps aux œuvres du passé.

On écoute Laurent de Wilde jouer et parler de son projet …

Michel Portal présente « MP85 »

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Après un silence discographique de 10 ans, Michel Portal revient avec un nouvel album aux accents joyeux, « MP85 ». Si les initiales du titre reprennent celles de son identité, le nombre associé évoque les 85 bougies soufflées le 27 novembre 2020 par le leader. Avec son nouveau groupe, le clarinettiste restitue la vision qu’il a du monde. Il invite à le suivre dans un voyage musical radieux qui commence en Afrique et se termine au pays basque. Dix paysages sonores sublimes.

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Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions »

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Stéphanie Lemoine signe « Love leaves traces »

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Clin d’œil au nouveau trio de Roberto Negro, Dadada & Saison 3

Clin d’œil au nouveau trio de Roberto Negro, Dadada & Saison 3

Libre abstraction et onirique promenade

Le nouveau trio de Roberto Negro, Dadada publie l’album « Saison 3 ». Un poète musical, un rêveur stellaire et un sculpteur sonore. Roberto Negro, Émile Parisien et Michele Rabbia. Piano, saxophone et percussions peignent des paysages musicaux stellaires. Éblouissante création.

Annoncé pour le 20 octobre 2017, « Saison 3 » (Label Bleu/L’Autre Distribution) se profile comme une construction à la fois musicale, picturale et dansante. On n’en attendait pas moins de ces facétieux musiciens que de nommer avec humour, « Saison 3 », la première série du nouveau trio de Roberto Negro, Dadada.

En fait, inutile de chercher à comprendre. Il convient juste de se laisser porter et d’écouter les douze pièces déclinées sur « Saison 3 ».

Le pianiste Roberto Negro, le saxophoniste Émile Parisien et le percussionniste Michele Rabbia dessinent des arabesques oniriques. Leur propos musical très libre navigue dans un espace où abstraction et précision se succèdent.

Roberto Negro a composé les douze épisodes de « Saison 3 » en référence au monde des Constellations de Juan Mirò, séries de toiles crées par le peintre et sculpteur espagnol. Loin des suites habituelles écrites par le pianiste, chacun des douze titres de l’album adopte plutôt le format de courtes chansons. A vrai dire, ce serait plutôt des historiettes dont les titres évoquent les noms de curieux personnages… Sangu, Gloria, Rudi, Sally Queen, Poucet, Nano que l’on suit jusque Behind The Scene, pour connaître la fin de l’histoire.

« Saison 3 », escapade musicale dans un pays imaginaire peuplé de sonorités stellaires, échappée libre en apesanteur, découverte de la vision musicale de trois sculpteurs de sons inspirés.

L’oreille musarde tout au long du chemin musical que tracent les trois complices de Dadada. Sur « Saison 3 » se succèdent des climats de rêveries, des éclats sonores incandescents, des cascades bruitistes éclatantes et des silences pointillistes. Après la surprise advient le plaisir. L’on se prend à prêter l’oreille plutôt trois fois qu’une à cet album atypique et addictif.

Sur « Saison 3 », Roberto Negro, Émile Parisien et Michele Rabbia croisent leurs vibrations en toute liberté et en parfaite osmose. De leurs échanges naît une onirique promenade musicale. Les trois musiciens proposent des tableaux où s’entrecroisent des effets électroniques subtils, des lignes mélodiques nocturnes et des sonorités stellaires.

Michel Portal présente « MP85 »

Michel Portal présente « MP85 »

Après un silence discographique de 10 ans, Michel Portal revient avec un nouvel album aux accents joyeux, « MP85 ». Si les initiales du titre reprennent celles de son identité, le nombre associé évoque les 85 bougies soufflées le 27 novembre 2020 par le leader. Avec son nouveau groupe, le clarinettiste restitue la vision qu’il a du monde. Il invite à le suivre dans un voyage musical radieux qui commence en Afrique et se termine au pays basque. Dix paysages sonores sublimes.

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Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions »

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Le 05 mars 2021, le saxophoniste altiste Pierrick Pedron sort « Fifty/Fifty (1) New York Sessions ». Premier volume d’un duo d’albums, cet opus acoustique a été enregistré en 2020 à New York avec trois maîtres du jazz américain. Une musique jubilatoire où règnent tour à tour virtuosité flamboyante et lyrisme sensible. A découvrir absolument !

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Stéphanie Lemoine signe « Love leaves traces »

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Avec « Love leaves traces », son deuxième album, la chanteuse, auteure et compositrice, Stéphanie Lemoine navigue entre nu-jazz, pop, folk et soul. Son univers éclectique explore des espaces poétiques où son chant aérien alterne entre français et anglais. Un voyage musical sans frontières entre les genres.

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Lucky Peterson rend hommage à Jimmy Smith

Lucky Peterson rend hommage à Jimmy Smith

Un concentré de pulsion, de groove & d’énergie

Le 13 octobre 2017, Lucky Peterson sort « Tribute to Jimmy Smith ». Sur l’orgue Hammond B-3, le bluesman célèbre son mentor, l’organiste Jimmy Smith. Pulsation du jazz, groove du rhythm’n blues, énergie du rock. Un hommage enflammé et chaleureux.

Sur « Tribute to Jimmy Smith » (Jazz Village/Pias) Lucky Peterson rend hommage à Jimmy Smith. Le bluesman américain joue exclusivement de l’orgue Hammond B-3 et privilégie des morceaux instrumentaux, même si l’album compte malgré tout deux titres vocaux. Le disque a été enregistré à Paris en février 2016 et mixé en juin 2016 par Vincent Mahey au studio Sextan de Malakoff.

Lucky Peterson se produit en trio orgue/guitare/batterie et délaisse la guitare qu’il confie sur cet opus au remarquable Kelyn Crapp. La batterie est tenue par Herlin Riley, musicien de La Nouvelle-Orléans qui a joué avec Wynton Marsalis et que l’on a récemment écouté aux côtés du pianiste Ahmad Jamal.

Le casting de l’album ne s’arrête pas là puisque Lucky Peterson invite aussi le saxophoniste Archie Shepp qui intervient sur deux titres, au ténor et à la voix, le trompettiste français Nicolas Folmer sur le premier titre de l’album et le guitariste français Philippe Petrucciani, frère de Michel Petrucciani, sur le dernier morceau du disque.

Lucky Peterson rend hommage à Jimmy Smith qui fut un de ses professeurs d’orgue (avec Bill Doggett et Dr Lonnie Smith). Le bluesman de Buffalo à même eu l’occasion de jouer en duo sur scène avec Jimmy Smith, tous deux à l’orgue Hammond. On n’ose imaginer la teneur des jams ! C’est après avoir appris l’orgue que Lucky Peterson se met à la guitare.

Aujourd’hui son talent de guitariste et de chanteur sont largement reconnus mais à l’écoute de ce « Tribute to Jimmy Smith », on ne doute pas que cet album où il joue de l’orgue figure en bonne place dans la discographie du bluesman américain.

Douze ans après la disparition de Jimmy Smith, cet hommage à  tombe à pic. On se rappelle l’élégance et le swing inouï de ce musicien qui avait les faveurs du public et a fait les beaux jours du label Blue Note. On se souvient aussi de son plaisir évident à faire groover son instrument. Influencé par le gospel, le maître de l’orgue Hammond qu’était Jimmy Smith a régné avec brio sur le jazz imposant son swing, sa fougue mais aussi son propos sensible et profond. Le challenge n’est pas mince de reprendre le flambeau et c’est vraiment réussi.

« Tribute to Jimmy Smith », une belle réussite à l’énergie communicative. Un album teinté de blues. Du « jazz’n blues » comme on l’écoutait dans les années 60. L’orgue de Lucky Peterson swingue, groove et pulse. Une musique teintée de soul et de gospel. Un jazz mâtiné de rhythm’ blues.

L’album démarre avec l’énergique composition de Jimmy Forrest, Night Train dont se dégage une bel entrain. Jimmy Smith l’avait enregistré chez Verve en 1966 avec le guitariste Wes Montgomery. Dans la lignée du grand Wes, le guitariste Kelyn Crapp fait sonner ses cordes en rajoutant un petit soupçon de funk en plus. Le trompettiste Nicolas Folmer apporte une touche de brillance bienvenue et assure le contrat avec brio. Sur Blues for Wes, le dernier titre de l’album, Philippe Petrucciani honore aussi le guitariste Wes Montgomery.

L’interprétation que fait Lucky Peterson du grand standard de jazz, Misty, constitue un des moments les plus réussis de l’album. Son toucher bluesy est suivi d’un chorus de Kelyn Crapp qui laisse pantois. Sur les cordes la virtuosité du guitariste est mise au service de l’émotion. L’orgue répond avec délicatesse. Un moment de jazz où affleure la sensibilité.

Si l’album est à dominante instrumentale, Lucky  Peterson donne pourtant de la voix sur Singin’ this song 4 you, une relecture étonnante du A Song for You de Leon Russel. Pulsation soul, ambiance churchy et effluves funk tout à la fois.

La composition de Lucky Peterson, Jimmy Wants to Groove, résonne des feulements bluesy du saxophone d’Archie Shepp qu’encourage la voix de l’organiste. Le saxophoniste sort le grand jeu et de sa manière inimitable crie le blues tel un shouter inspiré. Les deux bluesmen dialoguent et l’émotion émerge.

« Tribute to Jimmy Smith », un concentré d’énergie et de bonne humeur. Lucky Peterson perpétue la mémoire d’un style et d’un homme. On se laisse gagner par la joie indéniable et le groove puissant qui se dégagent de la musique. Neuf titres à écouter sans modération.

 

Lucky Peterson présente son projet « Tribute to Jimmy Smith » au Duc des Lombards à Paris les 15 & 16 octobre 2017. C’est l’occasion où jamais d’écouter le bluesman à l’orgue. Il sera entouré de Kelyn Crapp (guitare), Nicolas Folmer (trompette) et Ahmad Compaoré (batterie).
Michel Portal présente « MP85 »

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