Musicas Hibridas à Lyon du 19 au 24 octobre 2017

Musicas Hibridas à Lyon du 19 au 24 octobre 2017

Création « Kaixu by Pixvae »

Dans le cadre de l’année France-Colombie 2017, le projet « Músicas Híbridas » vient à Lyon du 19 au 24 octobre 2017. Une trentaine de musiciens, chercheurs, professionnels de la culture et pédagogues colombiens poursuivent ainsi échanges et réflexions autour des musiques hybrides. Au cœur de l’évènement lyonnais… Le Périscope.

L’année France-Colombie a été décidée en 2015 par les présidents des deux pays pour renforcer les relations entre eux, après 52 ans de guerre en Colombie. Il s’agit d’un programme de coopération ambitieux qui compte plus de 700 évènements répartis entre la Saison de la France en Colombie qui s’est déroulée entre le 16/12/2016 et le 14/07/2017 et la Saison de la Colombie en France qui s’étale du 23/06/2017 au 17/12/2017.

Comme déjà annoncé lors de la présentation du premier trimestre de programmation du Périscope, le volet lyonnais des « Músicas Híbridas » du 19 au 24 octobre 2017 fait suite au volet colombien qui s’est déroulé à Bogotá du 12 au 22 avril 2017. C’est l’association entre Le Périscope et IDARTES (Institut Culturel de la ville de Bogotá) qui donne vie à ce projet bilatéral. Cette action résulte de la volonté des deux métropoles de créer un pont entre les deux scènes artistiques, leur mode de fonctionnement et leurs évolutions.

Pour le public de la métropole lyonnaise « Músicas Híbridas » représente une opportunité unique de découvrir la scène bouillonnante et indépendante de la capitale colombienne avec cinq jours de concerts qui se dérouleront dans de nombreux lieux de l’agglomération lyonnaise.

Du 16 au 24/10/2017, les échanges professionnels s’intéressent aux politiques culturelles, aux dispositifs d’aide publique dans le secteur des musiques actuelles et dans les lieux de diffusion des métropoles. Visites, études de cas, présentation et observations permettent à la délégation colombienne de découvrir les spécificités de la métropole de Lyon. Tables rondes, conférences et rencontre-débats sont l’occasion pour les participants de questionner l’évolution des métiers, les organisations et tout ce qui caractérise le secteur des musiques actuelles.

« Músicas Híbridas » investit l’agglomération lyonnaise pour  2 après-midis « jeune public », 2 journées « découverte » et 6 concerts. Trois des quatre scènes de la nouvelle SMAC S2M (Scène de Musiques Métropolitaines) accueillent des concerts, Le Périscope, le Marché Gare et Bizarre!  La soirée de clôture se tient au Centre Culturel Charlie Chaplin de Vaulx-en-Velin.

  • Rendez-vous le 19 octobre 2017 à 21h au Périscope avec Santiago Botero (contrebassiste, compositeur, arrangeur et chercheur colombien) et le groupe El Ombligo.

Aux côtés du leader Santiago Botero, le batteur et percussionniste Pedro Ojeda, le pianiste Ricardo Gallo et le guitariste Enrique Mendoza lancent des ponts entre cumbia, free jazz, vallenato sabanero et improvisation.

Entre avant-garde et musiques tropicales.

  • Rendez-vous le 20 octobre 2017 à 20h30 au Marché Gare avec Direction Survet et le groupe Curupira. L’orchestre réunit cinq musiciens sous la sous la direction du compositeur, producteur et bassiste Juan Sebastían Monsalve.

Autour du bassiste Juan Sebastián Monsalve on trouve Urián Sarmiento, Jorge SepúlvedaAndrés Felipe Salazar, María José Salgado aux percussions et le guitariste Camilo Velásquez.

Fusion des musiques traditionnelles colombiennes avec les musiques urbaines.

  • Rendez-vous le 21 octobre 2017 à 21h à Bizarre! avec le groupe Redil Cuarteto et l’Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp.

Depuis 2010, le Redil Cuarteto réunit Santiago Botero (contrebasse), Urián Sarmiento (batterie et balafon), Juan Ignacio Arbaiza (saxophone ténor et flûte traversière), Adrian Sabogal (guitare et marimba de chonta) et Juan Carlos Arrechea (marimba de chonta).

Fusion entre jazz, cumbia et marimba.

  • Rendez-vous le 22 octobre 2017 à 14h au Périscope pour découvrir l’Ensamble Triptico. Ce même jour de 11h à 18h se déroule une journée découverte « Sur les ondes colombiennes » avec écoutes, débats, échanges, vente de disques et rencontres. Entrée libre pour les deux évènements.

Le groupe est dirigé par le pianiste et compositeur Diego Sanchez. Autour de lui sont réunis Paulo Triviño (bandola), Manuel Hernández (batterie) et Carlos Andrés Cetina (basse électrique). Les instruments de traditions musicales différentes permettent au groupe de mélanger des airs traditionnels, du jazz et les musiques urbaines.

Dialogue fructueux entre racines colombiennes et musiques contemporaines.

  • L‘Ensamble Triptico donne rendez-vous au Jeune Public le 23 octobre 2017 à 14h30 au Périscope. Le même jour à partir de 21h une jam session est ouverte aux musiciens.
  • Dernier rendez-vous pour la soirée de clôture le 24 octobre 2017 à 20h30 au Centre Charlie Chaplin de Vaulx-en-Velin pour un concert de l’Ensamble Triptico et la présentation de la création « Kaixu by Pixvae ».

Après une première résidence de création qui s’est déroulée à l’université ASAB de Bogotá du 12 au 17 avril 2017, le groupe de musiciens franco-colombiens profite de cette seconde période pour peaufiner sa musique et présenter au final le résultat de leur travail.

Créé en 2015 par le saxophoniste et compositeur Romain Dugelay et le chanteur, percussionniste et anthropologue Jaime Salazar, le  groupe franco-colombien Pixvae fait coexister les chants et percussions de la Côte Pacifique colombienne et le jazz européen. Pixvae réunit Damien Cluzel (guitare), Alejandra Charry (chant, guasa), Romain Dugelay (saxophone baryton), Jaime Salazar (chant, percussions), Léo Dumont (batterie) et Margaux Delatour (chant, guasa).

Lors de la première résidence à  Bogotá en avril 2017, Pixvae a accueilli le percussionniste colombien Juan Carlos Arrechea (marimba de chonta) et le compositeur et luthier colombien Elber Álvarez (gaïta, chant, percussions) ainsi que le Français Clément Edouard (dispositif électronique et traitement sonore). Tous les musiciens ont confronté les musiques traditionnelles colombiennes au jazz pris dans son acception la plus moderne. Ainsi de Pixvae émerge Kaixu (le cœur en langue Awa).

Ainsi est né un nouvel idiome, avec une syntaxe musicale singulière et de nouveaux paysages sonores dont témoigne la vidéo enregistrée à Bogotá  à l’issue de la première résidence.

Résultat d’un défi enthousiasmant, la création « Kaixu by Pixvae » est présentée le 24 octobre 2017 sur la scène du Centre Charlie Chaplin à l’issue de la seconde semaine de résidence des « Músicas Híbridas » et après les premiers concerts d’une tournée française.

Echo#4-Jazz à Vienne 2021

Echo#4-Jazz à Vienne 2021

Pour la dixième soirée de la 40ème édition de Jazz à Vienne le festival propose un double plateau. Raul Midón ouvre la soirée puis Manu Katché recrée sur la scène l’esprit du projet One Shot Not sur la chaîne Arte. Au programme une farandole d’invités, Célia Kameni, Raul Midón, Jazzy Bazz, Sophie Hunger, Michel Jonasz et en invité surprise… Sting dont la prestation a enflammé les gradins du du Théâtre Antique.

lire plus
Echo#4-Jazz à Vienne 2021

Echo#3-Jazz à Vienne 2021

Tous les éléments étaient au rendez-vous pour que la soirée Cuba de la 40ème édition du festival Jazz à Vienne soit une réussite. Après la musique rutilante du sextet mené par le bassiste et chanteur Richard Bona & le pianiste Alfredo Rogridez, la star cubaine Roberto n’a pas été en reste et a offert au public une prestation généreuse. La présence à ses côtés d’Omara Portuondo a insufflé un brin de tendre nostalgie à un set fort dynamique au demeurant.

lire plus
Echo#4-Jazz à Vienne 2021

Echo#2-Jazz à Vienne 2021

La pluie n’a pas arrêté le public venu le 29 juin 2021 pour la soirée Piano proposée par le festival Jazz à Vienne. Après une première partie consacrée à une prestation solo du pianiste Brad Mehldau, la scène du Théâtre Antique rend hommage au pianiste Michel Petrucciani avec dix musiciens réunis autour de ses musiques. Une soirée aux couleurs musicales contrastées.

lire plus
« Brazza Cry » par le quartet de Michel Fernandez

« Brazza Cry » par le quartet de Michel Fernandez

Escales mémorielles et transe spirituelle

« Brazza Cry », résonne de la musique du nouveau quartet de Michel Fernandez. Le dernier album du saxophoniste témoigne de son attachement à ses racines musicales ancrées dans les années 60/70. Un pamphlet musical brûlant d’énergie où lamentation et allégresse se côtoient pour le meilleur.

En intitulant son l’album « Brazza Cry », le saxophoniste Michel Fernandez annonce très clairement la couleur. Un clin d’œil à la musique congolaise et plus généralement aux musiques africaines dont l’Afrobeat de Fela. L’opus s’inscrit aussi en droite ligne avec les propos de ceux qui inspirent depuis toujours Michel Fernandez, John Tchicai, son mentor et Don Cherry, deux représentants du free-jazz, ce courant libertaire vivace durant les années 60/70 et dont Michel Fernandez se revendique.

Formé en 2016, le Michel Fernandez Quartet réunit le saxophoniste Michel Fernandez aux saxophones (soprano et ténor), Joël Sicard au piano, François Gallix à la contrebasse et Nicolas Serret à la batterie. Ainsi entouré d’un solide trio, le leader a toute latitude pour faire vibrer de son jazz les sept plages de l’album.

« Brazza Cry » navigue entre jazz modal et musiques du sud. Abreuvé de l’énergie des rythmes et des improvisations on voyage d’Afrique en Andalousie, du Maghreb aux territoires d’un jazz libéré. Le propos du quartet de Michel Fernandez actualise avec bonheur les musiques libertaires des années 60/70 dans lesquelles il s’enracine. Le plaisir de l’écoute est proportionnel à l’intensité de la musique qui irradie d’énergie les sept titres du disque.

Enregistré en janvier 2017 au Domaine Le Trouillet à Alboussière, l’album « Brazza Cry » (Disques Futura et Marges) est la dernière production du regretté Gérard Terronès. On connait l’engagement qui fut le sien en direction des musiques issues du courant du free-jazz. On apprécie par ailleurs la qualité de l’enregistrement, le soin apporté à la prise de son et au mixage par Pierre Baudinat qui permet de percevoir la spontanéité des échanges entre musiciens et leur plaisir de jouer.

L’album compte de nouvelles compositions et trois reprises de titres déjà enregistrés par Michel Fernandez comme Bird Boy de Don Cherry où la sonorité déchirée du saxophoniste au ténor fait bon ménage avec la virtuosité du pianiste. Le saxophone élève sa prière après un solo de piano aux accents hard-bop. La solide section rythmique porte les solistes et le climat devient incandescent.

C’est aussi au saxophone ténor que Michel Fernandez rend hommage à John Tchicai sur Seven for Tchicai où le vigoureux Nicolas Serret laisse libre cours à son inspiration sur toms et cymbales. Sur Jamaâ El-Fna de Tawfik Ouldammar l’Afrique s’invite sur la superbe introduction de contrebasse de François Gallix qui explore le registre des graves évoquant ainsi le gembri des Gnawas. On est ensuite convié à une cérémonie gnaouie par la batterie qui utilise les cymbales pour rappeler les qraqeb. Le saxophone soprano virevolte. Sa psalmodie est soutenue par un piano entraînant… la transe n’est pas loin.

On aime l’ambiance de Colo-Mentality où le jazz emprunte les rythmiques africaines. Jazz colonisateur ou Afrique courtisée ? En tout cas, il s’agit d’une union heureuse. La batterie a l’honneur de mener l’échange jusqu’à sa fin qui surprend un peu. Sur Lea, le feu se fait braise et le ténor fait entendre une douce prière comme une bénédiction sereine.

C’est un ténor à la sonorité plus écorchée qui ouvre Brazza Cry. Un leitmotiv pulsatile introduit la prière exaltée du saxophone. Porté par le trio piano-basse-batterie, le saxophone élève sa voix jusqu’au cri. Le jeu modal de Joël Sicard et son solo volubile ne sont pas sans évoquer Don Pullen. On est immergé dans un sanctuaire où la musique tient lieu de lumière.

De « Brazza Cry » se dégage une mélancolie teintée d’allégresse. Mélancolie d’un hier révolu, allégresse d’un avenir possible. D’une plage à l’autre les rythmes venus d’Afrique enrichissent le propos hérité du free-jazz. Le quartet de Michel Fernandez crée un jazz libre et énergique qui navigue entre lamentation et spiritualité, entre incandescence et incantation.

 

Dans le cadre de la tournée de lancement de l’album « Brazza Cry » plusieurs dates se profilent pour découvrir le groupe en live. Pour retrouver le Michel Fernandez Quartet, rendez-vous à Lyon au Bémol 5 les 18 & 19 octobre 2017 à 20h30, à Paris le 24 octobre 2017 à 21h30 au Sunside dans le cadre de la 6ème édition de « Jazz sur Seine » et à Dijon le 25 octobre 2017 au Crusoé à 20h30.
Echo#4-Jazz à Vienne 2021

Echo#4-Jazz à Vienne 2021

Pour la dixième soirée de la 40ème édition de Jazz à Vienne le festival propose un double plateau. Raul Midón ouvre la soirée puis Manu Katché recrée sur la scène l’esprit du projet One Shot Not sur la chaîne Arte. Au programme une farandole d’invités, Célia Kameni, Raul Midón, Jazzy Bazz, Sophie Hunger, Michel Jonasz et en invité surprise… Sting dont la prestation a enflammé les gradins du du Théâtre Antique.

lire plus
Echo#4-Jazz à Vienne 2021

Echo#3-Jazz à Vienne 2021

Tous les éléments étaient au rendez-vous pour que la soirée Cuba de la 40ème édition du festival Jazz à Vienne soit une réussite. Après la musique rutilante du sextet mené par le bassiste et chanteur Richard Bona & le pianiste Alfredo Rogridez, la star cubaine Roberto n’a pas été en reste et a offert au public une prestation généreuse. La présence à ses côtés d’Omara Portuondo a insufflé un brin de tendre nostalgie à un set fort dynamique au demeurant.

lire plus
Echo#4-Jazz à Vienne 2021

Echo#2-Jazz à Vienne 2021

La pluie n’a pas arrêté le public venu le 29 juin 2021 pour la soirée Piano proposée par le festival Jazz à Vienne. Après une première partie consacrée à une prestation solo du pianiste Brad Mehldau, la scène du Théâtre Antique rend hommage au pianiste Michel Petrucciani avec dix musiciens réunis autour de ses musiques. Une soirée aux couleurs musicales contrastées.

lire plus
Auditorium de Lyon – Dianne Reeves

Auditorium de Lyon – Dianne Reeves

Une force émotionnelle intense servie par une voix d’exception

Le 24 octobre 2017 à 20h, l’Auditorium de Lyon accueille Dianne Reeves avec le quartet de son dernier opus. Avec cinq Grammy Awards à son palmarès, la chanteuse mérite vraiment le titre de « diva » et son statut d’icône du jazz vocal.

Présentée en coproduction par l’Auditorium de Lyon, le « Rhino Jazz(s) Festival » et « Jazz à Vienne », Dianne Reeves revient le 24 octobre 2017 à 20h dans la salle de l’Auditorium de Lyon qui l’avait accueillie en 2004 avec l’Orchestre National de Lyon. Écouter Dianne Reeves en concert constitue un évènement dont on se réjouit d’avance. En effet, c’est sur scène que la chanteuse donne le meilleur d’elle-même. Il suffit de se rappeler les prestations passées et les albums enregistrés live à l’écoute desquels on prend la mesure de son art.

Tout en Dianne Reeves captive. Sa voix, pure et puissante à la fois, son charisme scénique, sa sensibilité et sa force émotionnelle, sa générosité et son expression sans cesse questionnée et renouvelé. Les projets se succèdent, les répertoires varient mais toujours Dianne Reeves fascine et convainc.

Inscrite dans la grande tradition du jazz, Dianne Reeves aborde l’art vocal avec aisance. Sa virtuosité, sa puissance et une tessiture étendue alliées à un brin de modernité font d’elle ce que l’on peut nommer sans se tromper « une diva ». Capable de scats échevelés et inventifs sa voix peut tout autant se faire caressante et sensible sur les ballades qu’elle interprète avec une maîtrise et un sens harmonique absolus.

Elle interprète des musiques brésiliennes, ses propres compositions, de grands thèmes de jazz ou les standards de Broadway.  Elle excelle dans les styles et sur tous les rythmesi. Avec aisance elle teinte son chant d’influences africaines ou latines, de blues ou de gospel.

Le 24 octobre 2017 à 20h, Dianne Reeves se présente à l’Auditorium de Lyon avec le quartet qui est à ses côtés sur son dernier opus « Light up the Night-Live in Marciac » (Concord/Universal) sorti le 15 septembre 2017. Comme le titre l’indique, l’album a été enregistré live le 09 août 2016 lors de son concert sous le chapiteau de Jazz in Marciac.

Autour de Dianne Reeves, un quartet à sa mesure avec au piano Peter Martin au toucher raffiné, à la guitare le fidèle Romero Lubambo, à la contrebasse Reginald Veal et son swing implacable et à la batterie Terreon Gully capable de maîtriser tous les rythmes.

Pour mieux s’immerger dans le concert, l’Auditorium propose le « Propos d’avant-concert » animé par Jean-Paul Boutellier. Proposé en entrée libre dans le bas-atrium à 19h, ce court moment (30 minutes) permet de contextualiser la musique et de mieux profiter de la soirée.

Grâce et virtuosité peuvent qualifier l’art de Dianne Reeves qui mobilise en même temps une grande technique vocale et une sensibilité hors du commun. Son chant inventif dépasse de loin la simple performance vocale. Son expression élégante emporte dans son monde celles et ceux qui l’écoutent.

Echo#4-Jazz à Vienne 2021

Echo#4-Jazz à Vienne 2021

Pour la dixième soirée de la 40ème édition de Jazz à Vienne le festival propose un double plateau. Raul Midón ouvre la soirée puis Manu Katché recrée sur la scène l’esprit du projet One Shot Not sur la chaîne Arte. Au programme une farandole d’invités, Célia Kameni, Raul Midón, Jazzy Bazz, Sophie Hunger, Michel Jonasz et en invité surprise… Sting dont la prestation a enflammé les gradins du du Théâtre Antique.

lire plus
Echo#4-Jazz à Vienne 2021

Echo#3-Jazz à Vienne 2021

Tous les éléments étaient au rendez-vous pour que la soirée Cuba de la 40ème édition du festival Jazz à Vienne soit une réussite. Après la musique rutilante du sextet mené par le bassiste et chanteur Richard Bona & le pianiste Alfredo Rogridez, la star cubaine Roberto n’a pas été en reste et a offert au public une prestation généreuse. La présence à ses côtés d’Omara Portuondo a insufflé un brin de tendre nostalgie à un set fort dynamique au demeurant.

lire plus
Echo#4-Jazz à Vienne 2021

Echo#2-Jazz à Vienne 2021

La pluie n’a pas arrêté le public venu le 29 juin 2021 pour la soirée Piano proposée par le festival Jazz à Vienne. Après une première partie consacrée à une prestation solo du pianiste Brad Mehldau, la scène du Théâtre Antique rend hommage au pianiste Michel Petrucciani avec dix musiciens réunis autour de ses musiques. Une soirée aux couleurs musicales contrastées.

lire plus
Le Duo Intermezzo présente « Invitación »

Le Duo Intermezzo présente « Invitación »

Escapade latine délicieuse

Le Duo Intermezzo présente « Invitación », son nouveau projet discographique. L’album invite à une échappée musicale au cœur de la culture de l’Amérique latine. Irradiée de lumière la musique honore autant la mélodie que le rythme. Un voyage teinté de douces émotions.

Le Duo Intermezzo rassemble Sébastien Authemayou  au bandonéon et Marielle Gars au piano. En 2016, le duo fêtait ses dix ans et l’on évoquait alors le travail de ces deux artistes animés du même souffle de créativité et de liberté.

Après « Balada para un loco - Hommage à Astor Piazzola » et « Bach & Piazzola - Tête-à-tête », deux enregistrements récompensés « Choix de France Musique », le Duo Intermezzo revient avec l’album « Invitación » (Klarthe Records/Pias/Harmonia Mundi) dont la sortie est annoncée pour le 06 octobre 2017. Cet opus propose un voyage musical en Amérique latine via 15 pièces musicales.

Sur ce troisième album le Duo Intermezzo développe cette fois son répertoire au-delà de l’Argentine et explore d’autres musiques de l’Amérique du Sud. Leur regard musical se déplace à travers quatre pays de l’Amérique latine, le Brésil, Cuba, le Mexique et aussi l’Argentine. Leur inspiration et leurs instruments rendent hommage à dix auteurs.

Cette fois encore, la complémentarité de Sébastien Authemayou et Marielle Gars profite à la musique. Remarquables virtuoses et fins techniciens sur leur instrument respectif, les deux artistes offrent sur l’album une interprétation qui privilégie la sobriété. Cela sert leur propos et met en valeur la dimension mélodique des musiques à laquelle le public est sensible. Bien sûr cela n’oblitère en rien l’aspect harmonique et rythmique qui sont les fondements de ces musiques et auxquels les arrangements accordent la primauté.

                Duo Intermezzo                 Photo Jean-Baptiste-Millot

Tous les compositeurs vers lesquels le Duo Intermezzo a porté son attention se sont nourris de la musique folklorique de leur pays d’origine à laquelle ils ont ensuite donné un tour plus savant, plus sophistiqué, plus complexe en apportant des variations esthétiques. C’est grâce à leur profonde connaissance de la musique que Sébastien Authemayou et Marielle Gars ont pu élaborer leur ambitieux projet discographique. Après avoir déterminé le choix des musiques, Sébastien Authemayou a travaillé pendant plus d’un an pour arranger le programme de l’album et élaborer avec Marielle Gars la teneur globale de l’album « Invitación ». Il en résulte une musique très personnelle où l’improvisation trouve place.

« Invitación », un écho musical contrasté d’une Amérique latine empreinte de chaleur et de mélancolie. La lenteur de certaines pièces engage à une rêverie nostalgique et méditative. D’autres thèmes rayonnent du soleil latin et incitent à une danse presque lascive. La sérénité imprègne toutes les plages de cet album lumineux.

Du côté du Brésil le duo rend hommage à quatre compositeurs Cesar Mariano, Antonio Carlos Jobim, Hermeto Pascoal et Heitor Villa-Lobos. On a vibré à l’écoute de Cristal dont le Duo Intermezzo donne une version tonique au découpage rythmique très proche de la version originelle de Cesar Camargo Mariano (1943), ce grand compositeur, arrangeur brésilien On cherché le balançao de la bossa nova lors de leur interprétation du thème Insensatez composé par Antonio Carlos Jobim (1927-1994) mais on très vite perçu leur choix d’inscrire cette version dans sa filiation originelle. En effet Jobim avait été largement inspiré par le quatrième prélude de Chopin dont le Duo Intermezzo restitue tout à fait l’esprit.

       Duo Intermezzo              Photo J-B Millot

Bebê restitue les couleurs et le sens de la fête qui caractérise la musique du grand Hermeto Pascoal (1936). Le duo y apporte d’ailleurs de nouvelles nuances tout en délicatesse. Le compositeur Heitor Villa-Lobos (1887-1959) est une véritable icône au Brésil où la musique classique ne représente pourtant qu’une infime niche. Le Duo Intermezzo habite avec un grand bonheur la Bachiana N°5 où ils trouvent des familiarités avec l’œuvre de Bach qui leur est très chère. Bandonéon et piano proposent ainsi un hommage tendre et fidèle à l’esprit de Villa-Lobos.

A Cuba, le piano et l’accordéon visitent les univers d’Ignacio Cervantes (1847-1905) et Ernesto Lecuona (1895-1963). Les versions des deux Danzas Cubanas d’Ignacio Cervantes, Invitación et La Encantadora sont très proches de l’esthétique originelle de ces musiques nées de la Contradanza. Joli clin à Cuba, cette île où la danse est reine.

Au cours de leur crochet du côté du Mexique, les deux musiciens portent leur attention vers la musique vers Manuel Ponce (1882-1948). La habanera A pesar de Todo a été écrite par Manuel Maria Ponce en hommage au sculpteur Mexicain Contreras qui fut privé de son bras droit. Le Duo Intermezzo livre une interprétation empreinte de tristesse.

De retour en Argentine, le Duo Intermezzo regarde du côté de trois compositeurs, Osvaldo Tarantino (1927-1991), Saül Cosentino (1935) sans omettre Astor Piazzolla auquel le duo est très attaché. Les deux musiciens se penchent sur le monde nostalgique du tango et  interprètent Callao y Santa Fe d’Osvaldo Tarantino et Saül Cosentino puis deux pièces de Saül Cosentino dont une intitulée A la memoria de Astor. L’album fait ensuite découvrir deux compositions du maître Piazzola (1921-1992), Café 1930 écrit par le Maître en 1970 et le poignant Biyuya datant de la fin des années 70.

On note que les possesseurs de l’album physique ont la possibilité via un casque, de découvrir l’écoute de trois titres en son binaural 3D grâce à un procédé d’enregistrement qui reproduit le plus fidèlement possible la perception sonore naturelle humaine. On constate plus de relief à l’écoute et une impression de plus grande proximité avec un relatif lissage des sons annexes comme par exemple le toucher des doigts sur les touches de l’accordéon. Un plus sans doute pour ces trois titres que pourront diffuser les antennes de Radio France impliquées dans ce nouveau standard de son auquel se consacre la chaîne nouvOson de Radio France.

« Invitación », un chant d’amour sensible dédié à la musique latine. Une incitation à la modération et à la bienveillance. Une invitation à l’écouter encore et encore pour gommer les excès du tumulte et adoucir l’agitation du monde actuel.

Pour la sortie de l’album, « Invitación, rendez-vous le 18 octobre 2017 à Paris au Sunside où se produit le Duo Intermezzo composé de Sébastien Authemayou au bandonéon et Marielle Gars au piano.
Echo#4-Jazz à Vienne 2021

Echo#4-Jazz à Vienne 2021

Pour la dixième soirée de la 40ème édition de Jazz à Vienne le festival propose un double plateau. Raul Midón ouvre la soirée puis Manu Katché recrée sur la scène l’esprit du projet One Shot Not sur la chaîne Arte. Au programme une farandole d’invités, Célia Kameni, Raul Midón, Jazzy Bazz, Sophie Hunger, Michel Jonasz et en invité surprise… Sting dont la prestation a enflammé les gradins du du Théâtre Antique.

lire plus
Echo#4-Jazz à Vienne 2021

Echo#3-Jazz à Vienne 2021

Tous les éléments étaient au rendez-vous pour que la soirée Cuba de la 40ème édition du festival Jazz à Vienne soit une réussite. Après la musique rutilante du sextet mené par le bassiste et chanteur Richard Bona & le pianiste Alfredo Rogridez, la star cubaine Roberto n’a pas été en reste et a offert au public une prestation généreuse. La présence à ses côtés d’Omara Portuondo a insufflé un brin de tendre nostalgie à un set fort dynamique au demeurant.

lire plus
Echo#4-Jazz à Vienne 2021

Echo#2-Jazz à Vienne 2021

La pluie n’a pas arrêté le public venu le 29 juin 2021 pour la soirée Piano proposée par le festival Jazz à Vienne. Après une première partie consacrée à une prestation solo du pianiste Brad Mehldau, la scène du Théâtre Antique rend hommage au pianiste Michel Petrucciani avec dix musiciens réunis autour de ses musiques. Une soirée aux couleurs musicales contrastées.

lire plus
Clin d’œil à Da Cruz & « Eco Do Futuro »

Clin d’œil à Da Cruz & « Eco Do Futuro »

Un Brésil urbain et moderne

« Eco Do Futuro », le nouvel album de Da Cruz, propose une plongée au cœur de la culture brésilienne urbaine et moderne. Loin du Carnaval et des sambas emplumées, la musique explose de mille colères et d’autant de couleurs. Une musique sans cliché.

Annoncé pour le 06 octobre 2017, « Eco Do Futuro » (Boom JAH RDS/Broken Silence/L’Autre Distribution) mélange savamment Kwaito, Baile Funk Afrobeat, Dub et Hip-Hop pour former un album dans la pure tradition de la black music.

En quête de ses racines africaines la chanteuse Mariana Da Cruz convoque les favelas de Rio, les townships de Johannesburg, les studios et les clubs de Londres, l’héritage de Fela via Lagos.

Les quatorze titres du répertoire dépeignent un Brésil qui balance entre révolution et résignation. On ressent les joies, les craintes, les colères, les espérances et les désespérances. Le propos varie et on ne se lasse pas de découvrir les paysages du groupe Da Cruz.

Da Cruz est né de la rencontre entre la chanteuse pauliste Mariana Da Cruz installée en Suisse depuis 10 ans et le beat-maker helvète Ane H, ancien membre des « Swamp Terroristes », pionniers suisses de l’électro-indus. Après déjà quatre albums entre 2007 et 2014 dont trois auto produits, Da Cruz a conquis les scènes mondiales, de São Paulo à Londres en passant par Montréal et Montreux.

Héritière de la Musique Populaire Brésilienne, d’Elis Regina à Ed Motta,  Mariana Da Cruz dynamise toutes les plages de l’album. Loin des clichés habituels d’un Brésil réduit à ses carnavals et ses sambas de rues, la chanteuse survoltée se fait le porte-parole de son pays pillé de toutes parts par les dominants. Elle revendique ses racines africaines et son propos musical regarde du côté du continent qui irrigue son inspiration. L’album plonge aussi ses racines dans l’univers de Ane H qui vient de la musique industrielle et de l’electronica.

Du mélange de ces deux univers se dégage un alliage singulier et enthousiasmant aux couleurs musicales sans cesse renouvelées. Outre Mariana Da Cruz et Ane H, le groupe se compose du guitariste de Berne Oliver Husmann et du batteur Pit Lee, ancien membre des « Swamp Terroristes ». La section cuivre réunit le saxophoniste Daniel Durrer et le trompettiste NIcklaus Hürny. Le guitariste Christan Sommerhalder participe aussi à l’enregistrement.

Avec Pobre Mentality, Mina Luanda, Guerreira, Centro do Mundo, Negra Sim ou Sinhá Mandou on est transporté dans des contrées où les rythmes et les couleurs donnent le ton. Impossible de résister à Nossa Maneira.

« Eco Do Futuro », une épopée électro-acoustique où la musique frémit de colère en même temps qu’elle irradie d’espoir. Des rythmes et des couleurs à en perdre la tête. Une musique inventive, loin de tous les clichés.

 

Rien de mieux qu’un concert pour vivre la musique de Da Cruz. Rendez-vous le 07 octobre 2017 pour la sortie de l’album « Eco Do Futuro » au FGO - Barbara à Paris.
Echo#4-Jazz à Vienne 2021

Echo#4-Jazz à Vienne 2021

Pour la dixième soirée de la 40ème édition de Jazz à Vienne le festival propose un double plateau. Raul Midón ouvre la soirée puis Manu Katché recrée sur la scène l’esprit du projet One Shot Not sur la chaîne Arte. Au programme une farandole d’invités, Célia Kameni, Raul Midón, Jazzy Bazz, Sophie Hunger, Michel Jonasz et en invité surprise… Sting dont la prestation a enflammé les gradins du du Théâtre Antique.

lire plus
Echo#4-Jazz à Vienne 2021

Echo#3-Jazz à Vienne 2021

Tous les éléments étaient au rendez-vous pour que la soirée Cuba de la 40ème édition du festival Jazz à Vienne soit une réussite. Après la musique rutilante du sextet mené par le bassiste et chanteur Richard Bona & le pianiste Alfredo Rogridez, la star cubaine Roberto n’a pas été en reste et a offert au public une prestation généreuse. La présence à ses côtés d’Omara Portuondo a insufflé un brin de tendre nostalgie à un set fort dynamique au demeurant.

lire plus
Echo#4-Jazz à Vienne 2021

Echo#2-Jazz à Vienne 2021

La pluie n’a pas arrêté le public venu le 29 juin 2021 pour la soirée Piano proposée par le festival Jazz à Vienne. Après une première partie consacrée à une prestation solo du pianiste Brad Mehldau, la scène du Théâtre Antique rend hommage au pianiste Michel Petrucciani avec dix musiciens réunis autour de ses musiques. Une soirée aux couleurs musicales contrastées.

lire plus
Carminho chante Jobim… « Carminho canta Tom Jobim »

Carminho chante Jobim… « Carminho canta Tom Jobim »

Les noces élégantes du fado et de la bossa nova

Sur son album « Carminho canta Tom Jobim » la fadiste Carminho célèbre l’union entre le fado et la bossa nova. Avec la complicité de Paulo Jobim, la chanteuse interprète des compositions de Tom Jobim. Mariage subtil et élégant entre les deux idiomes.

Carmo Rebelo de Andrade plus connue sous son nom de scène, Carminho, a rapidement conquis ses galons de fadiste Après trois albums enregistrés entre 2009 et 2012, « Fado », « Alma » et « Canto », la chanteuse présente en France « Carminho canta Tom Jobim » (Ruela Music/MDC/iPas). Déjà paru au Brésil fin 2016, le disque est attendu le 06 octobre 2017. Il a été enregistré dans un des temples de la Musique Populaire Brésilienne, les fameux studios Biscoito Fino de Rio de Janeiro.

Déjà en 2012, la chanteuse avait manifesté de l’intérêt pour le monde brésilien sur « Alma » où elle interprétait Saudades do Brazil em Portugal de Vinicius de Moraes et Meu Namorado de Chico Buarque. Sur ce même album elle avait aussi croisé sa voix avec celles de Milton Nascimento, Nana Caymmi et Chico Buarque.

Adoubée par la famille d’Antonio Carlos Jobim nommé Tom Jobim, à l’américaine, Carminho travaillé avec la complicité de Paulo Jobim, le fils du grand compositeur. Avec de telles conditions, rien d’étonnant à ce que la fadiste lisboète s’approprie la musique d’Antonio Carlos Jobim, co-fondateur de la bossa-nova avec Vinicius de Moraes et João Gilberto.

Sur « Carminho canta Tom Jobim », l’icône du fado plonge dans le monde de la bossa nova en très bonne compagnie. En effet, la diva de Lisbonne est accompagnée par certains des musiciens de la Banda Nova, la dernière formation qui a accompagné Tom Jobim de 1984 à 1994. Ainsi aux côtés de la chanteuse on retrouve sur l’album le violoncelliste Jaques Morelenbaum, le guitariste Paulo Jobim et le batteur Paulinho Braga. Ils sont rejoints par le petit-fils de Tom Jobim, le pianiste Daniel Jobim. Le quartet prodigue un écrin parfait à la voix sensible de Carminho.

Carminho et Chico Buarque © Leo Aversa

Sur « Carminho canta Tom Jobim » la chanteuse invite quatre des plus prestigieux artistes du Brésil. Les chanteuses Marisa Monte, Fernanda Montenegro et Maria Bethania ainsi que le chanteur/compositeur Chico Buarque. On peut voir leur participation comme une sorte de parrainage bienveillant.

Carminho foule à sa manière le territoire de la bossa nova déjà fort souvent exploré par les artistes du jazz, qu’ils soient instrumentistes ou chanteurs/chanteuses. Les codes du fado et ceux de la bossa-nova sont pourtant très éloignés et la langue portugaise et celle du Brésil ont des familiarités mais de nombreuses nuances les séparent, tout comme cela existe entre langue anglaise et américaine. Il apparaît donc d’emblée que l’union entre fado et bossa nova ne va pas forcément de soi.

Pourtant sur « Carminho canta Tom Jobim », le rapprochement entre le monde de la bossa-nova et celui du fado est plutôt réussi. Cela est en grande partie dû à la sobriété d’interprétation de la chanteuse dont la voix précise et nuancée n’exporte pas tous les codes du fado dans son interprétation des thèmes de Jobim. Sur l’album, la rythmique propre à la bossa-nova et son balançao si caractéristique sont confiés aux instrumentistes. Ainsi la chanteuse a toute latitude pour poser sa voix au-dessus du tempo et habiter les mélodies de manière très personnelle. Des ornementations propres au fado, Carminho a conservé une forme minimaliste qui apporte une émotion subtile sans trop dramatiser le discours.

Par ailleurs, le choix des thèmes participe pour beaucoup à la réussite de la musique. Carminho a privilégié des titres au tempo plutôt lent voire médium qui mettent tout à fait en valeur son chant élégant et hormis Wave, Triste, A Felicidade, O Grande Amor, elle a choisi des thèmes qui ne figurent pas parmi les standards connus du grand public.

Exit Corcovado ou Garota de Ipanema. Quelques morceaux connus des amateurs de bossa-nova comme Meditaçāo, Luiza, Falando De Amor, Retrato Em Branco E Preto, Modinha, Inútil Paysagem et d’autres plus confidentiels comme O Que Tinha de Ser. On regrette le choix de la version anglaise de Por Causa De Voce, Don’t ever Go Away, avec le risque qu’il soit comparé à la version de Franck Sinatra enregistrée en 1969 avec Tom Jobim. 

On retient quelques moments magiques. Deux duos voix/instrument où la chanteuse donne à entendre en même temps sa fragilité et sa force émotionnelle, Luiza avec le piano et Retrato Em Branco E Preto avec le violoncelle. Les quatre titres où Carminho chante avec ses invités, le tendre Falando De Amor avec Chico Buarque, le désespéré Modinha avec Maria Bethaniâ et deux thèmes proches de la nature, Sabiá avec Fernanda Montenegro et Estrada Do Sol avec la voix lumineuse de Marisa Monte.

On est enchanté par la performance de Carminho qui unit la légèreté de la suave bossa nova à la mélancolie du vibrant fado. Elle les transforme en  chant sensible embrumé de nostalgie. Du Portugal au Brésil… Saudade toujours.

 
Rendez-vous avec les deux dates françaises de la tournée européenne où Carminho est accompagnée par Paulo et Daniel Jobim, Paulo Braga et Jaques Morelenbaum. Au Havre, Le Volcan accueille la chanteuse le 13 Novembre 2017 qui sera le 15 novembre 2017 sur la scène de la Cigale à Paris.
Echo#4-Jazz à Vienne 2021

Echo#4-Jazz à Vienne 2021

Pour la dixième soirée de la 40ème édition de Jazz à Vienne le festival propose un double plateau. Raul Midón ouvre la soirée puis Manu Katché recrée sur la scène l’esprit du projet One Shot Not sur la chaîne Arte. Au programme une farandole d’invités, Célia Kameni, Raul Midón, Jazzy Bazz, Sophie Hunger, Michel Jonasz et en invité surprise… Sting dont la prestation a enflammé les gradins du du Théâtre Antique.

lire plus
Echo#4-Jazz à Vienne 2021

Echo#3-Jazz à Vienne 2021

Tous les éléments étaient au rendez-vous pour que la soirée Cuba de la 40ème édition du festival Jazz à Vienne soit une réussite. Après la musique rutilante du sextet mené par le bassiste et chanteur Richard Bona & le pianiste Alfredo Rogridez, la star cubaine Roberto n’a pas été en reste et a offert au public une prestation généreuse. La présence à ses côtés d’Omara Portuondo a insufflé un brin de tendre nostalgie à un set fort dynamique au demeurant.

lire plus
Echo#4-Jazz à Vienne 2021

Echo#2-Jazz à Vienne 2021

La pluie n’a pas arrêté le public venu le 29 juin 2021 pour la soirée Piano proposée par le festival Jazz à Vienne. Après une première partie consacrée à une prestation solo du pianiste Brad Mehldau, la scène du Théâtre Antique rend hommage au pianiste Michel Petrucciani avec dix musiciens réunis autour de ses musiques. Une soirée aux couleurs musicales contrastées.

lire plus