Poésie et énergie avec Youpi Quartet & « Mozaïc »

Poésie et énergie avec Youpi Quartet & « Mozaïc »

Une alchimie musicale éclatante

Rarement groupe n’a aussi bien porté son nom que le Youpi Quartet. En effet, ce groupe fusionnel offre une musique à la fois énergique et enchanteresse. Sans instrument harmonique, le quartet complice réunit les souffles de la flutiste Émilie Calmé et de l’harmoniciste Laurent Maur et la performante paire rythmique composée du bassiste Ouriel Ellert et du batteur Curtis Efoua. L’oreille savoure l’éclatante alchimie musicale de « Mozaïc » et après l’écoute de l’album, un seul mot échappe … Youpi !

couverture de l'album Mozaïc du Youpi QuartetAprès « No man’s Land », un premier album sorti en 2018, le Youpi Quartet revient le 20 mars 2020 avec « Mozaîc » (LBmusic/UVM Distribution), un opus réjouissant parcouru d’ondes musicales positives. Portées par un groove profond et nuancé, les mélodies poétiques évoquent les univers de contrées plus ou moins lointaines.

Inscrits dans un équilibre parfait, le duo de soufflants et celui des rythmiciens évoluent en parfaite complémentarité ce qui n’est pas sans évoquer le Yin et le Yang. D’ailleurs, lorsque le groupe se réclame du « Youpisme », ne s’agirait-il pas là d’une philosophie vivifiante qui concilie à la perfection poésie et énergie, force et élégance ?

Youpi Quartet

Duo de soufflants & Paire de rythmiciens

Pendant 8 ans, l’harmoniciste Laurent Maur et la flûtiste Émilie Calmé parcourent le monde pour et par la musique. Si le premier est considéré comme un digne héritier de Toots Thielemans, la seconde a été l’élève au bansuri du flûtiste indien Hariprasaad Chaurasia.

En 2015, ce duo mélodique très original croise la route d’un autre duo singulier, celui qui réunit le batteur percussionniste Curtis Efoua au solide bassiste Ouriel Ellert. Une rythmique efficace de deux instrumentistes qui performent dans une extrême connivence sur le mode de la délicatesse autant que sur celui de la furie.

Un quartet fusionnel

Youpi Quartet

Youpi Quartet@Anais Oudart

La paire de rythmiciens déroule un tapis groovy au-dessus duquel s’élèvent les phrases élégantes du duo des soufflants complices. Les premiers adaptent leur jeu aux seconds. Mélodies et harmonies singulières issues des flûtes (traversière, alto ou bansouri) et des harmonicas (harmonica chromatique et harmonica MIDI) se chargent de l’énergie profonde que dispensent batterie et basse électrique.

Le quartet se nourrit des influences propres à chaque musicien et produit une musique fusionnelle qui invite au voyage à travers des univers ethniques ou imaginaires. On oublie l’absence d’instrument harmonique et on savoure l’espace musical où les lignes mélodiques naviguent au travers de trames harmoniques impalpables portés par un soutien rythmique nuancé et sans faille.

« Mozaïc »

Le répertoire de « Mozaïc » propose onze titres originaux composés pour six d’entre eux et à part égale par la flûtiste et l’harmoniciste, pour quatre autres, à part égale aussi, par le bassiste et le batteur et une composition issue de l’écriture conjointe de la flûtiste et du batteur. Ainsi l’ensemble des morceaux témoigne des influences de chacun des quatre musiciens et de la manière dont la fusion opère naturellement entre eux. On perçoit leur écoute mutuelle, leur réactivité complice, leurs interactions fusionnelles, la fluidité et la nature positive des propos échangés.

D’emblée, Wind in The Trees permet de percevoir l’osmose et la complicité qui règnent entre flûte et harmonica. Le duo harmonieux est porté par une force rythmique vigoureuse et efficace. Du magma sonore qui ouvre Lolita BB se détache ensuite un motif répétitif joué à l’unisson par les deux soufflants puis une atmosphère musicale psychédélique s’installe à partir de la ligne de basse groovy et des tambours volcaniques qui soutiennent le chorus enflammé de l’harmonica.

Après En miroir, virgule méditative envoutante qu’instaure la flûte, le groupe revient avec Bouture, pour un trip de tendresse. Sur motif de basse, le duo flûte-harmonica conte une mélopée bucolique d’une légèreté angélique auquel fait écho le solo de la basse. Toujours aussi agile et véloce mais jamais démonstrative, elle n’en oublie pas pour autant d’être mélodieuse. Plus loin 7suite inscrit son propos dans une dynamique pleine de vivacité. A partir d’un tempo acid funk jazz qu’impulse la paire rythmique, le duo fusionnel des soufflants déroule le thème. Le chorus acrobatique de l’harmonica déclenche l’allégresse.

L’harmonica tisse ensuite, sur Ombre et Lumière, une mélodie au climat sonore étrange et poétique avec le seul support de la basse en contrepoint. Au mitan de l’album, ce moment empreint d’une délicate mélancolie contribue à une respiration ressourçante.

Youpi Quartet

Youpi Quartet©Anais Oudart

Avec Café turc, le climat musical évoque un voyage sur les rivages du Bosphore avec une mélodie aux parfums orientaux. Le chant modal enivrant de l’harmonica électronique évoque parfois les sonorités du douduk. Après ce morceau fort dépaysant, on chavire à l’écoute de la mélodie lumineuse que soufflent flûte et harmonica à l’unisson. L’enthousiasme s’installe petit à petit ponctué par les interventions des rythmiciens, délicats puis pulsatiles, qui poussent la flûte enchanteresse à s’envoler et l’harmonica à exprimer une tendre mélancolie. Ce morceau permet là encore de percevoir l’étonnante alchimie qui règne entre les membres du quartet.

Le répertoire fait une incursion dans une sphère à la fois groovy et funky avec Fresh. Sur un motif de basse continu, s’installe un thème que tissent flûte et harmonica. D’une efficacité sidérante, la duo basse-batterie dialogue et inspire à la flûte un solo inspiré qui survole le tapis rythmique lumineux. Le morceau se termine avec un chorus organique de la batterie.

Avec son titre qui évoque les deux instruments impliqués, Bansanza termine l’album. Cette poésie musicale hypnotique instaure un climat serein. Un duo magique et minimaliste entre bansuri et sanza.

Avec Youpi Quartet on échappe à la gravité et aux contraintes de l’espace et du temps. Une musique à l’identité vibrante et colorée. « Mozaïc », un album à partager sans modération pour positiver et rêver.

En ces temps de confinement le concert qui devait marquer la sortie de l’album au Studio de l’Ermitage a été annulé et reporté à une date ultérieure dont on espère qu’elle puisse advenir en automne. En tous cas, pas question de se priver de l’écoute de l’album « Mozaïc » dont les titres sont disponibles sur toutes les plateformes.

Charles Tolliver est de retour avec « Connect »

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Le trompettiste Charles Tolliver est de retour avec « Connect » sur le label londonien indépendant Gearbox Records. Après un long silence discographique, le leader signe un album studio enregistré avec les très expérimentés new-yorkais Jesse Davis, Keith Brown, Buster Williams et Lenny White et la participation du britannique Binker Golding. Un opus énergique et ciselé. Quatre titres qui fleurent bon le hard-bop.

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Avec « Trickster », Peter Rosendal signe un album inspiré

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Une des meilleures surprises de cet été 2020 réside en l’écoute de « Trickster ». En effet, il fait bon se délecter à l’écoute de cet album qui surprend autant qu’il enchante. Il transporte dans des contrées musicales stimulantes et imaginatives. Pour ce faire, le pianiste danois Peter Rosendal a associé le Big Band The Orchestra au groupe folk Trio Mio pour lesquels il a composé et arrangé un répertoire de neuf titres qui évoluent entre folk et jazz. Au-delà de sa richesse, la musique fascine par son imagination, sa fantaisie mais aussi par une mise en place précise et éclatante.

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Sortie estivales 2020 chez Blue Note

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Les sorties estivales 2020 du label Blue Note affichent des tonalités musicales fort différentes. « Mr. Roscoe (consider the simultaneous) » du trompettiste Ambrose Akinmusire, « FMaj Pixie » du trio GoGo Penguin et « Pick me up off the Floor » de Norah Jones. Ces trois albums. constituent l’occasion idéale pour se familiariser avec trois idiomes qui témoignent de la diversité et de la richesse du jazz actuel.

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Nuits de Fourvière 2020 – La programmation

Nuits de Fourvière 2020 – La programmation

Un festival ancré dans le territoire et ouvert sur le monde

L’édition des Nuits de Fourvière 2020 propose un programme ambitieux. 60 jours, 6 créations, 4 coproductions, 6 premières françaises. Ainsi du 02 juin au 31 juillet 2020, le festival fait encore une fois vibrer la culture au cœur de la Métropole lyonnaise avec 59 spectacles de théâtre, danse, musique, opéra, cirque et 149 représentations. De quoi combler tous les publics !

 Le festival des Nuits de Fourvière 2020 marque, cette année encore, un temps fort de l’été culturel.

affiche Nuits de Fourvière 2020affiche Nuits de Fourvière 2020Du 02 juin au 31 juillet, les Nuits de Fourvière proposent une programmation ambitieuse où se mêlent danse et cirque, théâtre et musique. Cette année encore le public va découvrir de  nouveaux talents, des têtes d’affiche et des créations exclusives.

Chaque année depuis 2012, le festival associe son image à un photographe. En 2020 ce sont des photos extraites de la série « My Rokstars » du photographe Hassan Hajjaj qui illustrent les affiches de cette édition… du « pop art à la marocaine » !

Un festival ancré dans la métropole

En 2020, les spectacles se déploient dans les théâtres romains de Fourvière, au Théâtre de la Renaissance d’Oullins, au Radiant-Bellevue de Caluire-et-Cuire, au Musée des Confluences, à l’ENSATT et cette année… le théâtre se fait même itinérant, dans un camion équipé comme une scène de Théâtre avec « Cargo Mali-Lyon », un « spectacle ancré dans le territoire et ouvert sur le monde ».

Il y en a donc pour toutes et tous et l’on peut gager que chacune et chacun devrait trouver un ou plusieurs spectacles à son goût.

La jeune génération mise en avant

Si le festival des Nuits de Fourvière reste fidèle dans la durée à certains artistes plébiscités par le public, il n’en fait pas moins confiance à de nouveaux artistes pour qu’ils puissent présenter leurs spectacles. Ainsi, entre danse, théâtre, musique et cirque, la jeune génération est mise en avant dans cette édition 2020 !

Au Grand Théâtre

Ainsi certains jeunes artistes sont propulsés sur la scène du Grand Théâtre :

  • Kate Prince ouvre le festival avec sa chorégraphie « Message In A Bottle » les 02, 03 & 04 juin 2020, un spectacle de danse hip hop sur des chansons de Sting déjà venu à Fourvière
  • la circassienne Maroussia Diaz Verbèke et le Groupe Acrobatique de Tanger proposent « FIQ ! » (Réveille toi !) les 15 & 16 juin 2020. Les costumes et les décors du spectacle sont d’ailleurs réalisés par Hassan Hajjaj, le photographe dont les clichés constituent cette année les affiches du festi
  • le collectif (La)Horde présente « Room With A View » avec Rone, un spectacle entre danse urbaine et musique électronique donné le 20 & 21 juillet 2020
  • la jeune chanteuse lyonnaise POMME recevra le prix Raoul Breton 2020, le 05 juin 2020.

Un camion-théâtre, « Cargo Mali-Lyon »

Nuits de Fourvière 2020, Cargo Mali-Lyon,

Cargo Mali-Lyon© Mathilda Olmi

Du 08 juin au 10 juillet 2020 on embarque dans,  le camion-théâtre de Stéphane Kaegi et du Rimini Protokoll pour un voyage de deux heures à partir du Musée des Confluences dans Lyon et sa Métropole. Ainsi, « Cargo Mali-Lyon » conduit 47 spectateurs à la découverte de territoires inconnus en suivant le parcours de vie de deux chauffeurs, un Français et un Malien. Un voyage de deux heures dans Lyon et sa métropole à bord d’un camion équipé comme une scène de théâtre. 25 voyages proposés sur 25 jours.

Un récit autour du transport, des frontières. « Un spectacle ancré dans le territoire et ouvert sur le monde ».

A l’Odéon

Josef Nadj présente « Omma » une création proposée les 25, 26 & 27 juin 2020. Un nouveau projet avec huit danseurs africains. Le collectif TG STAN qui réunit trois Compagnies anversoises dont la langue maternelle est le flamand vont rendre hommage au répertoire français avec « Poquelin II », un montage entre L’Avare et le Bourgeois Gentil’homme joué les 04, 05, 06 & 07 juillet 2020.

A l’ENSATT

Les comédiens de la 79ème promotion de l’ENSATT jouent « Quand plus rien n’aura d’importance » mis en scène par Georges Lavaudant du 10 au 19 juin 2020. Après le concours de théâtre qui s’est déroulé au CENTQUATRE (Paris), deux jeunes Compagnies ont été repérées, « Les Femmes de Barbe-Bleue » et « Durée d’exposition ». Elles présentent deux spectacles au cours d’une soirée double les 08 & 09 juillet 2020.

La famille des fidèles

Par tradition, le festival des Nuits de Fourvière invite des artistes auquel il est très attaché. Avec eux il organise des projets proposés à la découverte du public.

  • les Comp. Marius font partie de la famille et reviennent cette année avec « Les Enfants de Paradis » les 10, 12 et 13 juin 2020 à l’Odéon
  • Peter Brook est déjà venu une fois aux Nuits. Il est retour avec « Why » qui mène un questionnement sur le sens de la vie, sur la puissance du théâtre et rend hommage au metteur en scène russe Meyerhold, les 16, 17, 18 & 19 juin 2020 au Théâtre de la Renaissance d’Oullins
  • après « Bestias » créé au Domaine de Lacroix-Laval en 2015, c’est le retour de la Cie Baro d’Evel avec Camille Decourtye & Blaï Mateu Trias. Ils sont au Théâtre Terzieff à l’ENSATT pour un spectacle nommé « Là » dans un univers blanc où ces deux artistes développent leur talent circassien le 24, 25, 26 & 27 juin 2020.

Les Nuits font leur cirque

Du 30 juin au 25 juillet 2020, le Domaine de Lacroix Laval accueille cette année encore le village de cirques où vont se produire le Circus Ronaldo avec la 7ème génération Ronaldo qui met en scène un cabaret cirque façon années 40 pour le spectacle « Swing » et le Cirque Trottola, une Cie française circassienne avec un clown et un trapéziste acrobate propose le spectacle « Campana » (cloche en italien).

Les « Salons de Musique des Nuits » de retour

En 2019 ont été inaugurées « Les Salons de Musique des Nuits » dans la Salle Molière. En 2020, elles sont de retour dans la même salle avec une série de 8 concerts.

  • le 22 juillet 2020, Thomas de Pourquery revient aux Nuits avec son projet Von Pourquery. Entre soul, pop et rock il se produit avec le chœur du CRR
  • le 03 juillet 2020, place au jazz avec le Malpoly-instrumentiste Bernard Lubat (piano, accordéon, batterie, chant…), le vocalchimiste André Minvielle (chant, percussions, objets divers…) et Fabrice Vieira (Guitare). Du bal populaire au free jazz, de Nougaro au rap gasco,, du scat au swing… un programme prometteur !
  • le 04 juillet 2020, l’électro rencontre Bach avec « InBach » le projet présenté par Arandel, musicien phare de la scène électro avec ses invités issus d’horizons variés (baroque, pop, contemporain)
  • le 05 juillet 2020, le Valletti Quinteto réunit autour de Serge Valletti, le chanteur et percussionniste André Minvielle, le saxophoniste Raphaël Imbert, le mandoliniste Vincent Beer-Demander et l’accordéoniste Grégory Daltin
  • le 07 juillet 2020, hommage au guitariste Henri Crolla avec une soirée qui permet de découvrir le guitariste avec « Le bonheur est pour demain », un film de 1960 qui réunit Crolla et le jeune Jacques Higelin et un concert « Que reste-t-il d’Henri Crolla » présenté par Dominique Cravic (guitare, chant) et Les Primitifs Du Futur
  • le 08 juillet 2020, place à Albert Marcœur & au Quatuor Béla avec « Si oui, oui. Sinon non »
  • le 09 juillet 2020, la chanteuse Marion Rampal présente son projet « le Secret » avec Pierre-François Blanchard et des invités, deux habitués du Festival, l’accordéoniste Raúl Barboza et le saxophoniste Raphaël Imbert
  • le 10 juillet 2020, va résonner la musique du trio 3MA (MAli, MAroc, MAdagascar) avec Ballaké Sissoko (kora), Driss El Maloumi (oud), Rajery (valiha). Leurs cordes vont réonner à la croisée des mondes.

Classique - Jazz - Musiques du Monde

Musique Classique et Opéra

Pour le 250ème anniversaire de la naissance de Beethoven, on n’échappe pas à la Symphonie N°9 avec l’ONL sous la direction de Ben Glassberg le 02 juillet 2020 sur la scène du Grand Théâtre. Sur le même plateau, Roberto Alagna et Aleksandra Kurzak avec l’Orchestre de l’Opéra National de Lyon proposent un répertoire des plus grands airs de l’opéra le 24 juillet 2020. RV avec l’opéra en vidéo transmssion depuis l’Opéra de Lyon pour une représentation des Noces de Figaro d’après Wolfang Amadeus Mozart, mis en scène par Olivier Assayas avec l’Orchestre de l’Opéra National de Lyon dirigé par Stéfano Montanari.

Nuit du Jazz Italien

Le 19 juin 2020, le Grand Théâtre accueille trois Grands du jazz italien. Les étoiles risquent de pâlir dans le ciel à l’écoute de ces stars du jazz italien.

Après son succès de 2017 à l’Odéon, Stefano Bollanni revient seul au piano sur « Jesus Christ Superstar ». Le saxophoniste Stéfano Di Battista rend hommage à Ennio Morricone accompagné par Fred Nardin (piano), Daniele Sorrentino (contrebasse) et André Ceccarelli (batterie).
Figure légendaire du jazz depuis cinquante ans, le trompettiste Enrico Rava a l’honneur de terminer cette nuit en beauté, à la tête d’un sextet composé de Giovanni Guidi (piano), Francesco Diodato (guitare), Francesco Bearzatti (saxophone, clarinette), Gabriele Evangelista (contrebasse) et Enrico Morello (batterie).

Musiques du Monde

L’éventail des propositions est large et attractif.

  • le 26 juin 2020 au Musée des Confluences, avec « Polyphonie-Polyfolie », une rencontre entre Camel Zekri, les choeurs des pygmées Aka et les trompes des Bada Linda. Ces polyphonies d’Afrique Centrale sont suivies de la projection du film documentaire « Makongo »
  • le 13 juillet 2020, sur la scène de l’Odéon, le groupe Ukrainien Dakhabrakha et leurs polyphonies vocales partagent la scène avec Tigran Hamasyan Trio dont la musique est irriguée par le jazz, le rock anglo-saxon et la musique traditionnelle et sacrée arménienne
  • le 19 juillet 2020 à l’Odéon, la Nuit de L’Amazonie parcourt ce territoire d’Est en Ouest. Du Brésil avec Dona Onete qui s’est lancée dans la musique à 70 ans et a produit son 3ème album à 83 ans et côté Pérou le groupe Los Wembler’s de Iquitos
  • le 23 juillet 2020 au Grand Théâtre, ce sont trois femmes africaines, Rokia Traore porte la voix du Mali, Oum celle du Maroc et Sona Jobarthe (chanteuse et aussi joueuse de kora) celle la république de Gambie.
  • le 26 juillet 2020 à l’Odéon, l’ensemble Al-Kindi avec Sheikh Hamed Daoud (chant) et ses derviches tourneurs reviennent. Ils sont précédés des deux frères tunisiens Amine (oud) & Hamza (qanoun) M’raihi avec le percussionniste Prabhu Edouard
  • le 14 juillet 2020 dans le Grand Théâtre, Tinariwen, les stars de la musique touarègue électrique et le chœur de femmes « Lemma » font le spectacle avant le feu d’artifice.

Chanson Française - Pop Rock

Après le passage de POMME au Grand Théâtre, les sommités de la chanson française et les étoiles Pop Rock vont se succéder.

  • le 11 juin 2020 place à Stéphane Eicher accompagné par 5 musiciens et un quatuor à cordes
  • le 18 juin 2020, Catherine Ringer chante les Rita Mitsouko et rend ainsi hommage à Fred Chichin
  • les 22 & 23 juin 2020, c’est Alain Souchon qui revient pour deux concerts
  • le 29 juin 2020, François Morel vient présenter un tout nouveau François Morel Symphonique, sur une musique Antoine Salher, accompagné par un quartet parmi lequel on retrouve Sophie Alour (saxophone) et l’orchestre du CRR dirigé par Alain Jacquon
  • le 10 juillet 2020, c ‘est un double plateau aux ambiances intimistes que proposent Vincent Delerm & Yaël Naim
  • le 12 juillet 2020 à l’Odéon, Louis Chédid revient pour présenter les chansons lumineuses de son dernier opus « Tout ce qu’on veut dans la vie » et sans doute d’autres plus connues
  • les 16 & 17 juillet 2020, c’est au tour de Francis Cabrel de proposer les musiques de son nouvel album pour deux soirs mais va aussi sans doute chanter quelques anciens succès
  • le 28 juillet 2020, Izïa revient avec son quatrième album « Citadelle » précédée de Suzane
  • le 29 juillet 2020, Dionysos et Mathias Malzieu viennent présenter leur album « Suprisier »
  • le 15 juillet 2020, auréolé du titre de l’Artiste masculin de l’année aux Victoires de la Musique 2020, Philippe Katherine vient présenter le répertoire de « Confessions ». Il partage la soirée avec Oxmo Puccino lequel a prêté sa voix sur La Clef, un des titres de l’album de Katerine. Qui sait, on peut espérer qu’ils interprètent ensemble le titre live sur la scène du Grand Théâtre.

Pop Rock International

Pour la première fois cette année, les Nuits de Fourvière accueillent du « Métal » dans le Grand Théâtre romain.

Le 17 juin 2020 place au groupe de Death Metal Gojira précédé de Mastodon et Baronass. Le 09 juin 2020, un double plateau réunit le nu metal de Deftones et le punk hardcore de Refused. Plutôt prometteur !

Les autres groupes Pop Rock vont aussi retrouver leur public.

Tindersticks et Bill Callahan (06 juin 2020), Beck et Hot Chip (08 juin 2020), Supergrass & Editors (30 juin 2020), Liam Gallagher (01 juillet 2020), Asaf Avidan (03 juille), Thom Yorke et son programme « Tomorrow’s Modern Boxes » & James Holden (08 juillet 2020), Woodkid revient précédé de Silly Boy Blue (09 juillet 2020), Kate Tempest se produit à l’Odéon (11 juillet 2020), Andrew Bird revient avec l’Orchestre de l’opéra national De Lyon (18 juillet 2020), Agnes Obel précédée de Piers Faccini (25 juillet 2020), après The Cinematic Orchestra, le duo Goldfrapp invite un quatuor à cordes pour célébrer « Felt Mountain : The 20th Year » (27 juillet 2020) et Rodrigo Y Gabriela & Lucas Santtana (22 juillet 2020).

Eclat Final

Pour terminer le Festival des Nuits de Fourvière, le traditionnel « Eclat final » du 31 juillet 2020 propose une soirée en entrée libre sur réservation.

Au programme, deux concerts, Bab L’Bluz qui rend hommage à la culture Gnawa puis l’éthio jazz du fameux groupe parisien Arat Kilo et pour finir, le très attendu « Arte fait son Karaoké » qui revient cette année.

Du 02 juin au 31 juillet 2020, le festival international de la métropole de Lyon va encore une fois réunir les générations au cœur de l’été avec 60 jours d’un programme alléchant. Le programme des 149 représentations des Nuits de Fourvière 2020 est à consulter ICI. Ouverture de la billetterie le 13 mars 20120, à 14h.

Charles Tolliver est de retour avec « Connect »

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Avec « Trickster », Peter Rosendal signe un album inspiré

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Sortie estivales 2020 chez Blue Note

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Aimée Allen en tournée en France et Suisse

Aimée Allen en tournée en France et Suisse

Du jazz vocal entre bossa nova, bop et soul

La tournée en France et en Suisse de la chanteuse et auteure-compositrice Aimée Allen constitue une belle occasion pour découvrir cette artiste américaine. Son album « Wings Uncaged » annoncé en France pour le 20 mars 2020 permet d’apprécier sa voix chaleureuse chargée de groove.

La chanteuse américaine, basée à New York, Aimée Allen a vu son plus récent album « Wings Uncaged » (2018) figurer dans le best of 2019 de Down Beat Magazine. Entourée par François Moutin (contrebasse), Billy Test (piano) et Kush Abadey (batterie), la vocaliste interprète onze titres qui naviguent entre jazz, bossa, bop et soul.

Aimée Allen

Née et élevée à Pittsburgh, Aimée Allen a commencé la musique très jeune. Son enfance a été baignée par du jazz traditionnel. La jeune chanteuse a commencé à chanter professionnellement avec des groupes de jazz à l’université. Après ses études, elle s’installe à Paris où elle se produit régulièrement et reçoit un accueil chaleureux de la part du public français dans les clubs de jazz et les festivals. Elle constitue alors « Les Bossa Novices », un groupe parisien dédié à la bossa et au jazz.

La chanteuse Aimée Allen

Aimée Allen©Ksenia Scheffer

Après avoir tourné en France, en Italie, en Russie et au Sénégal, elle se produit maintenant régulièrement à New York et à l’étranger. Devenue auteure-compositrice accomplie, elle inclut au cœur de son répertoire des compositions originales qui alternent avec standards et bossas. Parmi les nombreux musiciens avec lesquels elle s’est produit figurent le guitariste Romero Lubambo, le batteur Ari Hoenig, les contrebassistes Ron McClure et François Moutin..

Outre « Dream » (2006), « L’Inexplicable » (2007), « Winters & Mays » (2011), Aimée Allen a enregistré l’album « Matter of Time » sorti en 2015 avec Romero Lubambo (guitare), Toru Dodo (piano), François Moutin (contrebasse), Jacob Melchior (batteur) et Scott Ritchie (basse) avant de publier son plus récent album, « Wings Uncaged ».

Après une sortie américaine en 2018, l’album est attendu en France pour le 20 mars 2020. Sur « Wings Uncaged » (Azuline), la chanteuse est accompagnée du contrebassiste François Moutin, du pianiste Billy Test et du batteur Kush Abadey.

« Wings Uncaged »

Le répertoire de l’album puise dans le répertoire des standards, rend hommage à la bossa nova et compte aussi des compositions personnelles de la chanteuse.

C’est avec une grande sensibilité qu’elle régénère Skylark, pris sur un tempo très swing avec une superbe intervention du piano qui découpe et segmente superbement la mélodie. De son timbre suave enchanteur Aimée Allen interprète plus tard Shooting Star avec beaucoup de grâce. Plus loin, sa reprise du célèbre Invitation met en évidence son sens affiné du rythme. In My Web permet ensuite d’apprécier la fraîcheur, l’éclat et la justesse de sa voix.

Sur Democracy How sa voix aérienne se déploie sans difficulté entre aigus et médiums. Après la superbe intervention du piano, on aurait volontiers goûté une improvisation vocale, mais le texte prime sur ce titre qui évoque l’état actuel de la démocratie. C’est ensuite avec un léger vibrato et des inflexions chargées de mélancolie que la chanteuse étire Fotografia, la délicieuse bossa nova de Jobim interprétée en portugais. Le morceau recèle aussi un solo lyrique et délicat de la contrebasse.

couverture de l'album Wings Uncaged de la chanteuse Aimée AllenPlus loin, sur la composition originale Night Owl, soutenue par le piano volubile, la voix navigue entre joie et mélancolie alors qu’elle se fait plus soul sur Save Your Love For Me. Même si le chant se pose avec justesse sur le texte, une improvisation vocale aurait apporté ce grain de folie et cette prise de risque qui font un peu défaut.

C’est en duo avec la contrebasse que la chanteuse interprète Autumn Leaves chanté en français et en anglais. Elle morcelle le thème sur lequel elle rebondit comme sur un élastique. Sa voix au timbre nuancé semble comme en flottaison au-dessus de la ligne de basse. L’album se termine avec une version dépouillée de Midnight Sun. Avec un vibrato un peu (trop) appuyé, le chant lumineux est magnifié par le soutien sans faille de la contrebasse et du piano.

En tournée en France et en Suisse

Entourée d’un trio d’une belle facture qui réunit Karim Blal (piano), François Moutin (contrebasse) et Louis Moutin (batterie), la  chanteuse Aimée Allen est en tournée en France et en Suisse avant de retraverser l’Atlantique. Quelques concerts réjouissants se profilent pour découvrir la chanteuse live.

Après Antibes et une prestation au Bernie’s Jazz Moments le 12 mars 2020, la chanteuse se produit à Lausanne, le 13 mars 2020 au Chorus à 21h. Elle présente ensuite sa musique à Lyon le 14 mars 2020, au Jazz Club Lyon Saint-Georges à 19h et à 21h15 avant de terminer à Paris, le 16 mars 2020 au Duc des Lombards avec un set à 19h30 et un second à 21h45.

Charles Tolliver est de retour avec « Connect »

Charles Tolliver est de retour avec « Connect »

Le trompettiste Charles Tolliver est de retour avec « Connect » sur le label londonien indépendant Gearbox Records. Après un long silence discographique, le leader signe un album studio enregistré avec les très expérimentés new-yorkais Jesse Davis, Keith Brown, Buster Williams et Lenny White et la participation du britannique Binker Golding. Un opus énergique et ciselé. Quatre titres qui fleurent bon le hard-bop.

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Avec « Trickster », Peter Rosendal signe un album inspiré

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Une des meilleures surprises de cet été 2020 réside en l’écoute de « Trickster ». En effet, il fait bon se délecter à l’écoute de cet album qui surprend autant qu’il enchante. Il transporte dans des contrées musicales stimulantes et imaginatives. Pour ce faire, le pianiste danois Peter Rosendal a associé le Big Band The Orchestra au groupe folk Trio Mio pour lesquels il a composé et arrangé un répertoire de neuf titres qui évoluent entre folk et jazz. Au-delà de sa richesse, la musique fascine par son imagination, sa fantaisie mais aussi par une mise en place précise et éclatante.

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Sortie estivales 2020 chez Blue Note

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Les sorties estivales 2020 du label Blue Note affichent des tonalités musicales fort différentes. « Mr. Roscoe (consider the simultaneous) » du trompettiste Ambrose Akinmusire, « FMaj Pixie » du trio GoGo Penguin et « Pick me up off the Floor » de Norah Jones. Ces trois albums. constituent l’occasion idéale pour se familiariser avec trois idiomes qui témoignent de la diversité et de la richesse du jazz actuel.

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« Les 1001 Nuits du Jazz – Live au Bal Blomet »

« Les 1001 Nuits du Jazz – Live au Bal Blomet »

Raphaël Imbert & Johan Farjot, conteurs de jazz

En place de Shéhérazade, le saxophoniste Raphaël Imbert et le pianiste Johan Farjot se font les conteurs d’une autre histoire du jazz sur l’album « Les 1001 Nuits du Jazz - Live au Bal Blomet ». L’opus restitue huit enregistrements captés lors de six Nuits du Jazz organisées par Le Bal Blomet. Entourés à chaque séance de nouveaux invités, les deux musiciens mènent deux fois par mois une « concérence » à travers les grandes et petites histoires du jazz. Enregistré live, l’album incite à aller vivre une, voire plusieurs de ces Nuits magiques et récréatives.

Couverture de l'album Les 1001 Nuits du Jazz avec Raphael Imbert et Johan FarjotDans le cadre historique du Bal Blomet, cabaret d’art et club de jazz, « Les 1001 Nuits du Jazz » retracent les différentes étapes de l’épopée du jazz. Intitulé de manière explicite, l’album « Les 1001 Nuits du Jazz - Live au Bal Blomet » (Compagnie Nine Spirit/MDC/PIAS) est annoncé pour le 06 mars 2020 et propose dix pistes enregistrées live lors de six soirées, entre 2017 et 2019.

Le saxophoniste Raphaël Imbert et le pianiste Johan Farjot invitent des musiciens à les rejoindre sur scène lors de ces fameuses « Nuits du Jazz » programmées au Bal Blomet à raison de deux jeudis par mois depuis 2017.

Sur la dernière plage du disque, la voix chaleureuse de l’ethnomusicologue, musicien et compositeur Raphaël Imbert présente avec sa verve et son indéniable talent de conteur, la démarche qui sous-tend ce cycle musical et pose la question essentielle… De quoi le jazz est-il le nom ?

Pas sûr qu’après avoir écouté l’album quiconque puisse répondre de manière exhaustive mais l’album n’ambitionne pas un tel défi, il pose avant tout la question et comme souvent, cerner le problème et le formuler constitue le préalable indispensable à sa résolution.

Les 1001 Nuits du Jazz

Créé en 1924 en pleine effervescence du Paris des Années Folles, le Bal Blomet a alors été le lieu de rencontre des surréalistes, des musiques créoles et du jazz afro-américain. Ce lieu mythique qui a vu passer Joséphine Baker, Jacques Prévert et Sydney Bechet fut l’un des premiers clubs de jazz européens. Aujourd’hui, cette salle parisienne multiculturelle rouverte en 2017 par Guillaume Cornut, propose des concerts de jazz et de musique classique, des spectacles musicaux et des événements culturels.

Ludique et pédagogique, chaque soirée du cycle « Les 1001 Nuits du Jazz » aborde une thématique précise en lien avec cette musique qui ne cesse d’évoluer depuis ses débuts. Avec leurs invités, musiciens prestigieux ou espoirs de demain, le saxophoniste Raphaël Imbert et le pianiste Johan Farjot renouvellent le format du concert jazz. Ce faisant, ils ambitionnent d’éclairer le public de manière ludique et pédagogique en leur fournissant des clés de compréhension accessibles via de courtes présentations d’artistes, de standards, d’épisodes ou de notions musicologiques marquantes de l’histoire du jazz.

Chacune de ces soirées-concerts « Nuits du Jazz », explore un style, une époque, un auteur, une étape, comme l’on déjà fait les Nuits du Jazz passées dont les titres éclairent d’emblée sur le thème de la soirée… Jazz et Country, Free Jazz, Latin jazz swing et samba, Jazz, pop et rock, L’épopée des batteurs flamboyants, Gershwin et ses héritiers, Musique sacrée de John Coltrane, The Duke Ellington Orchestra et la fraternité du souffle… et bien d’autres titres encore.

Après une ouverture didactique, le concert réunit sur scène autour de Raphaël Imbert et Johan Farjot, des musicien.ne.s de jazz aguerrie.e.s et de jeunes talents issus du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris et du Centre des Musiques Didier Lockwood. Ainsi les deux Maitres de Cérémonie de ces « Nuits du Jazz » proposent au public d’accéder à une autre histoire du jazz qu’ils rendent ainsi plus accessible.

Dix plages riches en émotions

Composition dédiée par Johan Farjot à la mémoire de Didier Lockwood, Blues for Angels résonne du souffle puissant du ténor de Raphaël Imbert qui rend un hommage poignant au violoniste disparu deux mois le concert enregistré lors d’une Nuit du Jazz consacrée au « Jazz engagé des 60’s ». Avec verve et émotion le saxophone gémit et implore le ciel. Plus loin, sur Memphis March composé par le saxophoniste, le ténor élève un chant céleste soutenu par un superbe quartet à cordes qui réunit Elsa Moatti, Irene Martin, Hélène Hadjiyiassemis et Stéphanie Huang.

Hugh Coltman prête sa voix au groupe réuni sur la scène du Bal Blomet pour la soirée intitulée « Les Crooners ». Le chanteur redynamise la ballade de Ray Charles, All to Myself Alone sur lequel le piano prend un chorus soul soutenu par le drive ardent de Julie Saury. Sur Gee Baby Ain’t Good To You, un titre écrit en 1929, il croise les notes avec le saxophone soprano soutenu par un piano tonique. Sur ce divertissement évocateur des ambiances festives de la Nouvelle-Orléans, leur dialogue swingue avec force.

Deux titres entrent en résonance avec le thème « L’Afrique et le Jazz ». Les saxophones de Raphaël Imbert et Jean-Jacques Elangué dialoguent sur Yekermo Sew, une composition de Mulatu Astatke, parrain de l’ethio-jazz. Après le chorus incantatoire d’Elangué, le solo furieux d’Imbert évoque quelque peu le jeu d’Albert Ayler. Plus tard, soutenus par la batterie d’Anne Paceo et la contrebasse de Felipe Cabrera, les deux saxophonistes se libèrent ensuite des chaînes de l’esclavage sur Redemption Song de Bob Marley que chante Aurore Imbert.

C’est dans le cadre d’une Nuit qui célèbre « Daniel Humair et l’Art de la Batterie » qu’est enregistré le titre Improvisation écrit par Daniel Humair en hommage à John Coltrane. Les inflexions paroxystiques du ténor soufflent sur les braises du jazz modal de Coltrane qu’il ravive avec le soutien du jeu puissant de Daniel Humair qui rappelle celui d’Elvin Jones. Le ténor se fait ensuite ténébreux sur Gravenstein, une autre composition de Daniel Humair. On se laisse ensorceler par le charme de cette ballade à laquelle la contrebasse tellurique de Damien Varaillon insuffle une profonde gravité.

The Mooche hisse haut les couleurs de la thématique « Ellington et la Fraternité du Souffle ». En effet sur ce morceau de Duke Ellington s’expriment trois soufflants aux côtés de Raphaël Imbert, le saxophoniste Pascal Mabit, le trompettiste Quentin Lourties et le tromboniste Cyril Galamini. A l’écoute de ce titre savoureux, l’oreille plonge dans les timbres somptueux du style jungle, quand le grand orchestre du Duke animait les nuits du Harlem des années 30.

C’est à l’orgue et au piano que Johan Farjot soutient le discours du ténor bluesy au long de Sweet Home Chicago enregistré lors d’une Nuit qui explore « Le Blues aux Racines du Rock ». Sur cette célèbre chanson de Robert Johnson composée en 1936, la voix rocailleuse et puissante d’Amandine Bourgeois s’allie à la guitare éloquente d’Aurélien Naffrichoux qui déclenche le flot expressif du ténor et fait monter la tension.

On demeure rêveur devant le chiffre hautement symbolique de « 1001 » ! D’un point de vue purement mathématique, à raison de deux concerts par mois tout au long des douze mois d’une année, il faudrait 41 ans, 8 mois et 1 jour pour atteindre le nombre de « 1001 Nuits du Jazz » qui devrait advenir en 2058… mais pas question d’attendre aussi longtemps pour savourer « Les 1001 Nuits du Jazz » ! En première intention, on écoute l’album « Les 1001 Nuits du Jazz - Live au Bal Blomet » puis on se donne RV à Paris au Bal Blomet le 20 mars 2020 pour la soirée « De quoi le jazz est-il le nom? »  & le 21 mars 2020 pour la nuit intitulée « Les Crooners ». ICI pour accéder à la programmation et aux dates des prochaines « Nuits du Jazz » à venir au Bal Blomet.

Charles Tolliver est de retour avec « Connect »

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Le trompettiste Charles Tolliver est de retour avec « Connect » sur le label londonien indépendant Gearbox Records. Après un long silence discographique, le leader signe un album studio enregistré avec les très expérimentés new-yorkais Jesse Davis, Keith Brown, Buster Williams et Lenny White et la participation du britannique Binker Golding. Un opus énergique et ciselé. Quatre titres qui fleurent bon le hard-bop.

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Avec « Trickster », Peter Rosendal signe un album inspiré

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Une des meilleures surprises de cet été 2020 réside en l’écoute de « Trickster ». En effet, il fait bon se délecter à l’écoute de cet album qui surprend autant qu’il enchante. Il transporte dans des contrées musicales stimulantes et imaginatives. Pour ce faire, le pianiste danois Peter Rosendal a associé le Big Band The Orchestra au groupe folk Trio Mio pour lesquels il a composé et arrangé un répertoire de neuf titres qui évoluent entre folk et jazz. Au-delà de sa richesse, la musique fascine par son imagination, sa fantaisie mais aussi par une mise en place précise et éclatante.

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Sortie estivales 2020 chez Blue Note

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Les sorties estivales 2020 du label Blue Note affichent des tonalités musicales fort différentes. « Mr. Roscoe (consider the simultaneous) » du trompettiste Ambrose Akinmusire, « FMaj Pixie » du trio GoGo Penguin et « Pick me up off the Floor » de Norah Jones. Ces trois albums. constituent l’occasion idéale pour se familiariser avec trois idiomes qui témoignent de la diversité et de la richesse du jazz actuel.

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Clin d’œil à Rotraut Jäger et « Sonafari »

Clin d’œil à Rotraut Jäger et « Sonafari »

Sortie d’album au Jazz Club Lyon Saint-Georges

La flûtiste Rotraut Jäger annonce la sortie de l’album « Sonafari » de son groupe Sonambique. Avec le quartet, elle sillonne la Suisse et fait escale à Lyon, le 28 mars 2020 au Jazz Club Lyon Saint-Georges. La belle aubaine que de découvrir l’album puis d’aller vivre live les musiques de Sonambique. Au programme, des promesses de jazz aux influences latines, des rythmes des Caraïbes et des mesures impaires à profusion.

couverture de l'album Sonafari de Rotraut Jäger et SonambiqueDans le cadre de la tournée de sortie de l’album « Sonafari », la flûtiste Rotraut Jäger et Sonambique font étape à Lyon. Les rythmes vibrants et les mélopées radieuses du groupe vont résonner le 28 mars 2020 dès 19h45 dans la cave du Jazz Club Lyon Saint-Georges. Cerise sur le gâteau, la flûtiste anime une conférence l’après-midi pour faire partager son expérience de la flûte jazz. Avis aux flûtistes… blues et improvisations à tenter en toute simplicité.

Sur l’album « Sonafari » annoncé pour le 04 mars 2020, la flûtiste Rotraut Jäger présente ses propres compositions avec le groupe Sonambique. A ses côtés le pianiste Bartek Gérny, le bassiste Marcel Suk et le batteur Omar Diadji Seydi.

Rotraut Jäger

la flûtiste Rotraut Jager

Rotraut Jager©Samuel Künzli

Née à Sarrebruck, Rotraut Jäger a fait des études de flûte au Konservatorium Mainz (pédagogie et performance), à la Musikhochschule Zürich (Philippe Racine, diplôme de performance, Günter Wehinger, Christoph Grab, jazz) puis de 2006 à 2007 au département de jazz à Manhattan School of Music New York (Dick Oatts, Steve Wilson).

Durant ces périodes elle a étudié le jazz, les musiques latines et le flamenco. Pendant ses études, elle a participé à des master classes, avec entre autres Peter Lukas Graf et Michel Debost. Elle a suivi des formations continues au Brésil et à New York avec Frank Wess, Ali Ryerson, Armen Donelian et Dave Liebman.

Depuis 2007, elle vit à Zürich où elle enseigne la flûte et donne des concerts avec ses projets classiques et jazz. Elle a joué entre autres avec le chanteur américain Miles Griffith, le trompettiste américain Earle Davis, le guitariste allemand Roland Gebhard, le guitariste de flamenco Vicente Cortes, la danseuse de flamenco Karime Amaya et le groupe de ska et reggae de Jamaïque The Skatalites.

Aujourd’hui la flûtiste et compositrice, Rotraut Jäger se partage entre pédagogie et scène. activités qu’elle mène de front. Elle s’investit dans plusieurs projets, les duos Sono et Nomos de facture classique, le trio The Jazz Lounge au répertoire jazz latin et le quartet Sonambique.

Sonambique

Rotraut Jäger et Sonambique

Sonambique©Samuel Künzli

Le quartet Sonambique réunit Rotraut Jäger (flûtes), Bartek Gérny (piano), Marcel Suk (basse) et Omar Diadji Seydi (batterie).

Après un master « jazz and contemporary music », le bassiste Marcel Suk enseigne aujourd’hui au Kantonsschule Wohlen et à l’école de musique Zürcher Unterland. Il partage son activité de scène entre plusieurs groupes (Fusion Square Garden, Boris Pilleris’s Jammin et Azton).

Né en Pologne, Bartek Gorny a commencé par la guitare avant de se déterminer pour une formation classique en piano et en contrebasse. Il mène de front différents projets et présente ses compositions avec son groupe Moiré.

Originaire de Dakar, Omar Diadji Seydi est maintenant installé en Suisse. Après avoir joué et enregistré avec les formations comme Nakany Kante, Kwame Afrovibes, Elijah Salomon, il pratique des styles aussi différents (Afro, Latin, Reggae, Rock, Pop, Funk, … il collabore aujourd’hui entre autres avec Claudia Massika, Andrea Janser/ Bouye et Gabriel Palachi.

Sur l’album « Sonafari » à sortir le 04 mars 2020, les quatre complices de Sonambique se livre à un safari sonore tonique et allègre et propose une musique ancrée dans un jazz sous influence latine.

Au fil des titres de « Sonafari »

Sur les huit titres composés par Rotraut Jäger, la flutiste enthousiaste surfe sur les rythmes latins et brésiliens où les rythmes impairs ont élu domicile. Les mélopées radieuses et pimentées invitent à la danse ou à la méditation.

A partir d’un riff continu de piano et basse, la flûte voltige sur Solus dont elle illumine le spectre solaire. Sur Sambarinha, elle tisse ensuite des arabesques épicées qui s’envolent vers le Corcovado. Après un chorus du piano qui met en lumière le partido alto du samba, la batterie esquisse une petite batucada. Plus loin la flûte piccolo propose Elefin, une mélodie virevoltante qui entretient quelques familiarités avec le frevo brésilien.

Le quartet enchaîne alors avec Somnium une ballade mâtinée de reggae où le chant de la flûte alto génère une certaine mélancolie. Advient ensuite Apricus, un des morceaux phares de l’album. Sur un motif réitératif du piano et basse porté par la batterie dynamique, la flûte ensorcèle par son jeu lyrique et envoûtant. Avec Limin’ on s’achemine alors sur la route d’un voyage musical dépaysant. Après une mise en condition délicate et un chorus percussif du piano, on se laisse transporter dans les airs par la flûte bansuri jusqu’en Jamaïque.

Au fil d’un motif répétitif tonique repris à l’envi par basse, piano et flûte, on se laisse emporter par Breezing through. La flûte s’apaise doucement et souffle des volutes éthérées avant d’ouvrir l’espace au piano tempétueux. L’album se termine par Flow, une mélodie joyeuse qui invite à la fête avec la flûte qui s’envole vers des cieux ensoleillés.

Pour s’immerger dans la musique de « Sonafari », RV avec le quartet Sonambique le 28 mars 2020 à 19h45 au Jazz Club Lyon Saint-Georges pour retrouver la flûtiste Rotraut Jäger,  le pianiste Bartek Gorny, le bassiste Marcel Suk et le batteur Omar Diadji Seydi. De 14h30 à 16h30, Rotraut Jäger anime une conférence en deux parties avec entracte pour faire partager son expérience de la flûte jazz. Très attachée à l’enseignement, elle conçoit l’apprentissage et la pratique de la technique de l’instrument comme celui d’une langue. Les flûtistes présents dans la salle seront invités à jouer un blues et à improviser en sa présence.

Charles Tolliver est de retour avec « Connect »

Charles Tolliver est de retour avec « Connect »

Le trompettiste Charles Tolliver est de retour avec « Connect » sur le label londonien indépendant Gearbox Records. Après un long silence discographique, le leader signe un album studio enregistré avec les très expérimentés new-yorkais Jesse Davis, Keith Brown, Buster Williams et Lenny White et la participation du britannique Binker Golding. Un opus énergique et ciselé. Quatre titres qui fleurent bon le hard-bop.

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Avec « Trickster », Peter Rosendal signe un album inspiré

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Une des meilleures surprises de cet été 2020 réside en l’écoute de « Trickster ». En effet, il fait bon se délecter à l’écoute de cet album qui surprend autant qu’il enchante. Il transporte dans des contrées musicales stimulantes et imaginatives. Pour ce faire, le pianiste danois Peter Rosendal a associé le Big Band The Orchestra au groupe folk Trio Mio pour lesquels il a composé et arrangé un répertoire de neuf titres qui évoluent entre folk et jazz. Au-delà de sa richesse, la musique fascine par son imagination, sa fantaisie mais aussi par une mise en place précise et éclatante.

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Sortie estivales 2020 chez Blue Note

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Les sorties estivales 2020 du label Blue Note affichent des tonalités musicales fort différentes. « Mr. Roscoe (consider the simultaneous) » du trompettiste Ambrose Akinmusire, « FMaj Pixie » du trio GoGo Penguin et « Pick me up off the Floor » de Norah Jones. Ces trois albums. constituent l’occasion idéale pour se familiariser avec trois idiomes qui témoignent de la diversité et de la richesse du jazz actuel.

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Carte Blanche à Rita Marcotulli au Musée des Confluences

Carte Blanche à Rita Marcotulli au Musée des Confluences

Women in Jazz

Le Musée des Confluences de Lyon donne Carte Blanche à Rita Marcotulli le 08 mars 2020 à 16h. Pour la Journée Internationale des Droits des Femmes, « Women in Jazz » met les femmes à l’honneur sur la scène du Grand Auditorium avec un double plateau ». La pianiste et compositrice italienne vient à la tête d’un quartet inédit composé de Lisa Wulff, Benita Hastrup et Andy Sheppard. La première partie est assurée par le quartet Freya. Les compositrices de jazz devraient aussi être à l’honneur.

Vibrations du Monde - Carte Blanche à rita MarcotulliCette « Carte Blanche à Rita Marcotulli » s’inscrit dans la programmation culturelle intitulée « Vibrations du Monde » du Musée des Confluences. En effet, le musée propose des créations (spectacles, concerts, bals) au croisement des œuvres traditionnelles et de la scène contemporaine. Le jazz y a souvent sa part et après Paolo Fresu, Enrico Pieranunzi, Sangoma Everett, Daniel Mille et bien d’autres, la pianiste Rita Marcotulli est invitée le 08 mars 2020, pour un « Women in Jazz » prometteur.

Certes les femmes ne sont pas pléthore dans le monde du jazz mais leur nombre grandit au fil des ans. Les chanteuses en constituent la part la plus visible mais l’effectif des instrumentistes augmente. Nul aujourd’hui n’oserait prétendre que le talent soit affaire de genre, dans le jazz ni dans les autres arts d’ailleurs. Ce double concert « Women in Jazz » qui réunit sur scène deux quartets au trois-quarts féminins va en apporter la preuve, si tant est que d’aucuns.e.s doivent être convaincu.e.

Quartet Freya

Révélé en 2019 au Saint-Fons Jazz Festival, Freya réunit la saxophoniste Gaby Schenke, la chanteuse Catali Antonini, la contrebassiste Hélène Avice et le guitariste Yanni Balmelle.

Le quartet à l’instrumentation originale rend hommage aux femmes auteures et compositrices dans le Jazz. Avec un répertoire éclectique d’arrangements (Abbey Lincoln, Cassandra Wilson, Carla Bley…) et de compositions, les quatre personnalités musicales de Quartet Freya ont l’honneur d’ouvrir le concert Women in Jazz.

Rita Marcotulli Quartet

La pianiste Rita Marcotulli a imposé dans le monde du jazz sa voix instrumentale d’une grande musicalité. Très évocatrice, sa musique accorde une grande place à l’improvisation et à la mélodie. Tout en étant une technicienne brillante du clavier, Rita Marcotulli a développé un style d’une élégance avérée et s’est forgé au fil des années une impressionnante carrière internationale.

Rita Marcotulli, Carte Blanche au Musée des ConfluencesAprès avoir commencé à étudier la musique classique à un âge très précoce (5 ans) au Conservatoire Santa Cecilia à Rome, Rita Marcotulli s’est approchée de la musique brésilienne avant de se déterminer pour l’esthétique du jazz à l’âge de vingt ans. Après 1968 et pendant six ans, elle vit en Suède où elle travaille avec Palle Danielsson, Anders Jormin et Nils Petter Molvar. Cette période a beaucoup participé à son évolution musicale de pianiste et compositrice.

Le début des années 80 la voit se produire aux côtés de musiciens internationaux célèbres en tournée à travers l’Italie parmi lesquels figurent entre autres Chet Baker, Steve Grossman, Peter Erskine, Joe Henderson, Joe Lovano, Charlie Mariano, Michel Portal, Richard Galliano, Enrico Rava, Michel Benita, Aldo Romano, Kenny Wheeler, Bob Moses et Andy Sheppard.

Ses expériences et sa renommée grandissante lui valent d’être élue en 1987 « Miglior nuovo talento italiano » par le magazine « Musica Jazz » et d’être invitée en 1986 par Billy Cobham pour faire partie de ses formations. Au milieu des années 90, après son retour en Italie, elle commence à alterner ses projets personnels ainsi elle se produit en duo avec la chanteuse Maria Pia De Vito et par ailleurs avec le groupe de Pino Daniele et Pat Metheny.

Parmi son importante discographie, on peut citer « The Light Side Of The Moon » (2006), « On The Edge Of A Perfect Moment » (2007) enregistré en duo avec Andy Sheppard, « La Strada Invisibile » en duo avec Luciano Biondini, « Trio M/E/D » (2015) en trio avec Palle Danielsson et Peter Erskine, « A Pino » (2016), « Yin And Yang » (2019) en duo avec Israel Varella et « The Very Thought Of You - Remembering Dewey Redman » en trio avec Martin Wind et Matt Wilson. Le superbe hommage à Truffaut, « The Woman Next Door » (1998) propose treize pistes délicieuses.

C’est à la tête d’un quartet inédit que la pianiste et compositrice Rita Marcotulli se produit le 08 mars 2020 sur la scène du Grand Auditorium du Musée des Confluences de Lyon avec à ses côtés  Lisa Wulff (contrebasse), Benita Hastrup (batterie) et Andy Sheppard (saxophones soprano et ténor).

  • La contrebassiste allemande Lisa-Rebecca Wulff  poursuit une carrière brillante. En 2019 elle a enregistré “Sisters in Jazz” avec Rita Marcotulli, Cæcilie Norby (voix), Nicole Johänntgen (saxophone), Hildegunn Øiseth (trompette) et Dorota Piotrowska (batterie).
  • La batteuse danoise Benita Haastrup s’est produite aux États-Unis, en Chine, en Afrique et dans la majeure partie de l’Europe. Elle a constitué un quartet de jazz féminin « Sophisticated Ladies » avec lequel elle a enregistré plusieurs albums entre 1995 et 2007. Parmi sa discographie on peut citer, « Engang Once » (1986), « Who Calls The Tune » (2002), « Something About Heroes » (2002) avec le saxophoniste Andy Sheppard.
  • Le saxophoniste britannique Andy Sheppard s’est imposé comme l’un des plus grands saxophonistes européens et internationaux. Il a composé plus de 350 œuvres pour petits et grands ensembles dans les domaines du jazz et de la musique classique contemporaine. Il a enregistré pour Blue Note, Verve, Label Bleu et Provocateur. Il figure aussi au catalogue du label ECM chez qui on le retrouve sur dix-neuf albums. en sideman sur « La notte » (2013) de Ketil Bjørnstad, sur les nombreux albums du Carla Bley Big Band ainsi qu’avec le trio de la pianiste dont le dernier opus « Life Goes On » (2020) mais aussi sur des projets personnels comme « Movements in Colour » (2009), premier opus comme leader chez le label allemand, « Trio Libero » (2012) avec Michel Benita, Sebastian Rochford, sans oublier « Surrounded by Sea » (2015) et « Romaria » (2018) gravés avec son quartet composé de Eivind Aarset (guitare), Michel Benita (contrebasse) et Sebastian Rochford (batterie). Il a collaboré à plusieurs reprises avec Rita Marcotulli avec qui il partage le goût pour une musique sensible et créative.

Rendez-vous le 08 mars 2020 à 16h au Musée des Confluences pour la Carte Blanche à Rita Marcotulli. Avec son double plateau qui réunit six jazz-women et deux jazzmen, le concert « Women in Jazz » porte en lui les promesses d’un jazz créatif où les interactions et les prises de risques seront à la mesure de la qualité des artistes.

Charles Tolliver est de retour avec « Connect »

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