L’énergie d’un jazz électro-rock pulsatile Pour sa quatrième soirée au Théâtre les Arts de Cluny, le festival Jazz Campus en Clunisois 2025 invite Quartet S. Didier Levallet le présente comme un groupe de musiciens aux personnalités riches et variées qui...
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S
L’énergie d’un jazz électro-rock pulsatile
Pour sa quatrième soirée au Théâtre les Arts de Cluny, le festival Jazz Campus en Clunisois 2025 invite Quartet S. Didier Levallet le présente comme un groupe de musiciens aux personnalités riches et variées qui expriment la diversité des musiques. Réunis autour des compositions du chanteur, violoniste et compositeur Yann-Gaël Poncet, Jean-Paul Hervé, Vincent Lafont et Philippe « Pipon » Garcia proposent une prestation énergique qui croise de belle manière pulsations rock et vibrations électro.
En préambule du concert du 20 août 2025, le leader Yann-Gaël Poncet propose au public d’écouter leur musique qu’il qualifie de « bizarre ». Dès les premières mesures du premier thème, la densité sonore est intense, la pulsation binaire, l’ambiance enrockée… cris, batterie explosive.
Sur Casselo no ar, les riffs de la guitare sont relancés par le Rhodes alors que le violoniste pince les cordes de son instrument avec vigueur. Sur le morceau suivant, la musique sonne avec tout autant de force et sa dimension rythmique crée une tension « diabolique ». Le claviériste déborde d’énergie avant que le calme ne revienne à la toute fin du thème.
Solo, la guitare ouvre Agua en cestillo. Notes éructées, phrases interrogatives, harmoniques exclamatives. La voix de Yann-Gaël Poncet rejoint la guitare et tient en haleine les spectateurs. Les aigus du clavier lui répondent, la guitare s’exprime dans le registre des graves et le batteur fait résonner ses balais sur cymbales et toms.
Da stept der bar installe ensuite un climat de fête, la voix élève la tendresse de son chant sans paroles comme une incantation au-dessus des nappes sonores presque saturées que le clavier pousse avec fureur. La paire rythmique installe une ambiance organique, folles envolées atonales de la guitare virtuose, battements rocky de la batterie endiablée.
Le violon entame Weg van nacht par un solo lyrique qui plane au-dessus des syncopes impulsées par les balais sur la batterie. Lignes rythmiques désarticulées, vibrato des cordes de la guitare sur un chorus incantatoire virtuose. Le public vibre et applaudit.
C’est ensuite une citation de Tolkien dans Le Seigneur des Anneaux qu’évoque Yann-Gaël Poncet « tous ceux qui errent ne sont pas perdus…. ». Advient alors le thème Not all those who wnder are lost. Voix haut perchée, climat erratique, sons percussifs, notes rebondissantes, supplications, pleurs, son de cloche qui sonne, réponse du clavier, break et fin oscillatoire.
Si exister est un fait, vivre est un art… Existir é um fato, e viver é uma arte est le titre du morceau que le quartet joue ensuite. Le clavier ouvre le bal en décalage avec le jeu de la guitare puis la batterie les rejoint ainsi que le violon. Le rythme s’intensifie avant un break que le clavier rompt par des grondements joués dans les graves. Les grincements du violon hachent la ligne brisée que déroulent les rythmiciens. La guitare éructe des salves de notes, le Rhodes nappe les propos de ses compagnons d’une ronflante ligne de basse sur le battement polyrythmique du batteur. Tous se retrouvent pour terminer le morceau en beauté.
Yann-Gaël Poncet remercie Didier Levallet, l’équipe du festival et le public et propose au public l’album « Balancement au-dessus du vide » qui reprend le répertoire de ce concert et devrait être publié en janvier 2027. Le musicien enfile ensuite une cravate en précisant qu’il « se méfie de tous ceux qui ont des chaussures cirées et des cravates… » avant qu’un réel enfer rythmique ne s’installe sur scène, effets spéciaux, batterie nerveuse, cris, chant. Dans un calme serein, le concert se termine en douceur.
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Punk Moon & Chocho Cannelle
Pour son troisième soir sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny, Jazz Campus en Clunisois 2026 propose un double plateau. Après Punk Moon, projet du duo Claudia Solal-Benjamin Moussay, le quartet Chocho Cannelle présente le répertoire coloré de son album « Yo te cielo ». Une soirée en deux temps où élégance et tumulte font bon ménage.
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Christophe Marguet « Island »
Pour la quatrième soirée de sa 49ème édition, le festival « Jazz Campus en Clunisois » accueille Christophe Marguet sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Avec Régis Huby, Manu Codjia et Hélène Labarrière, le batteur leader présente « Island » , son projet lyrique et inspiré qui ne manque ni de sensibilité ni d’énergie.






Avant le concert, sans doute pour éviter les « parasites sonores », Benjamin Moussay recommande au public d’allumer les téléphones en fin de concert. Nul besoin pour eux d’immortaliser images ou sons pour alimenter la machine à (bon ou mauvais) souvenirs. Cependant, suggestion (non dite explicitement) par ailleurs, d’acheter en fin de spectacle de l’album « Punk Moon » sorti en mars 2025 sur le label Jazzdor series.


Au duo, succède le quartet Chocho Cannelle qui présente le programme de leur album « Yo te cielo ». Le groupe a remporté le Prix du concours National de Jazz de la Défense en 2022.


Aux dires du batteur approche alors « l’heure de se coucher » ce que confirment les pleurs d’un jeune enfant. Avant la fin de soirée, l’artiste engage le public à venir le rejoindre pour repartir un album vinyle ou un CD afin de garder un souvenir sonore de la soirée. Il propose de jouer le dernier morceau du set intitulé Industriel. Tempo dansant, sons trafiqués, ambiance électro, harpe interrogative, solo de clarinette basse dont les supers aigus planent au-dessus de la pulsation rythmique coquine du triangle et de la batterie.
Christophe Marguet comme un « groupe de musiciens qui font vivre un jazz de création ».
Pour évoquer le projet de ce « Robinson Crusoé des temps modernes » que fut Brendon Grimshaw, le batteur leader Christophe Marguet réunit autour de lui le violoniste Régis Huby, le guitariste Manu Codjia et la contrebassiste Hélène Labarrière.




En amont des concerts des 15 & 16 août du
Ancien stagiaire de « Jazz Campus en Clunisois », Bruno Ducret est devenu un musicien de premier plan de la scène du jazz. Son projet « Invisibles » réunit un groupe instrumental inédit où son violoncelle dialogue avec les trois trombones aux timbres proches de celui de de son instrument : les deux trombones à coulisse de Rose Dehors et Jules Regard et le trombone à pistons de Paco Andreo. Dans cette configuration, le leader développe une vocation humaniste autour des personnes invisibilisées et des émotions incomprises.








