Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

L’énergie d’un jazz électro-rock pulsatile

Pour sa quatrième soirée au Théâtre les Arts de Cluny, le festival Jazz Campus en Clunisois 2025 invite Quartet S. Didier Levallet le présente comme un groupe de musiciens aux personnalités riches et variées qui expriment la diversité des musiques. Réunis autour des compositions du chanteur, violoniste et compositeur Yann-Gaël Poncet, Jean-Paul Hervé, Vincent Lafont et Philippe « Pipon » Garcia proposent une prestation énergique qui croise de belle manière pulsations rock et vibrations électro.

En préambule du concert du 20 août 2025, le leader Yann-Gaël Poncet propose au public d’écouter leur musique qu’il qualifie de « bizarre ». Dès les premières mesures du premier thème, la densité sonore est intense, la pulsation binaire, l’ambiance enrockée… cris, batterie explosive.

Sur Casselo no ar, les riffs de la guitare sont relancés par le Rhodes alors que le violoniste pince les cordes de son instrument avec vigueur. Sur le morceau suivant, la musique sonne avec tout autant de force et sa dimension rythmique crée une tension « diabolique ». Le claviériste déborde d’énergie avant que le calme ne revienne à la toute fin du thème.

Solo, la guitare ouvre Agua en cestillo. Notes éructées, phrases interrogatives, harmoniques exclamatives. La voix de Yann-Gaël Poncet rejoint la guitare et tient en haleine les spectateurs. Les aigus du clavier lui répondent, la guitare s’exprime dans le registre des graves et le batteur fait résonner ses balais sur cymbales et toms.

Da stept der bar installe ensuite un climat de fête, la voix élève la tendresse de son chant sans paroles comme une incantation au-dessus des nappes sonores presque saturées que le clavier pousse avec fureur. La paire rythmique installe une ambiance organique, folles envolées atonales de la guitare virtuose, battements rocky de la batterie endiablée.

Le violon entame Weg van nacht par un solo lyrique qui plane au-dessus des syncopes impulsées par les balais sur la batterie. Lignes rythmiques désarticulées, vibrato des cordes de la guitare sur un chorus incantatoire virtuose. Le public vibre et applaudit.

C’est ensuite une citation de Tolkien dans Le Seigneur des Anneaux qu’évoque Yann-Gaël Poncet « tous ceux qui errent ne sont pas perdus…. ». Advient alors le thème Not all those who wnder are lost. Voix haut perchée, climat erratique, sons percussifs, notes rebondissantes, supplications, pleurs, son de cloche qui sonne, réponse du clavier, break et fin oscillatoire.

Si exister est un fait, vivre est un art… Existir é um fato, e viver é uma arte est le titre du morceau que le quartet joue ensuite. Le clavier ouvre le bal en décalage avec le jeu de la guitare puis la batterie les rejoint ainsi que le violon. Le rythme s’intensifie avant un break que le clavier rompt par des grondements joués dans les graves. Les grincements du violon hachent la ligne brisée que déroulent les rythmiciens. La guitare éructe des salves de notes, le Rhodes nappe les propos de ses compagnons d’une ronflante ligne de basse sur le battement polyrythmique du batteur. Tous se retrouvent pour terminer le morceau en beauté.

Yann-Gaël Poncet remercie Didier Levallet, l’équipe du festival et le public et propose au public l’album « Balancement au-dessus du vide » qui reprend le répertoire de ce concert et devrait être publié en janvier 2027. Le musicien enfile ensuite une cravate en précisant qu’il « se méfie de tous ceux qui ont des chaussures cirées et des cravates… » avant qu’un réel enfer rythmique ne s’installe sur scène, effets spéciaux, batterie nerveuse, cris, chant. Dans un calme serein, le concert se termine en douceur.

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Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

L’énergie d’un jazz électro-rock pulsatile Pour sa quatrième soirée au Théâtre les Arts de Cluny, le festival Jazz Campus en Clunisois 2025 invite Quartet S. Didier Levallet le présente comme un groupe de musiciens aux personnalités riches et variées qui...

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Jazz Campus en Clunisois 2026 – Punk Moon & Chocho Cannelle

Pour son troisième soir sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny, Jazz Campus en Clunisois 2026 propose un double plateau. Après Punk Moon, projet du duo Claudia Solal-Benjamin Moussay, le quartet Chocho Cannelle présente le répertoire coloré de son album « Yo te cielo ». Une soirée en deux temps où élégance et tumulte font bon ménage.

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Jazz Campus en Clunisois 2026 – Christophe Marguet « Island »

Pour la quatrième soirée de sa 49ème édition, le festival « Jazz Campus en Clunisois » accueille Christophe Marguet sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Avec Régis Huby, Manu Codjia et Hélène Labarrière, le batteur leader présente « Island » , son projet lyrique et inspiré qui ne manque ni de sensibilité ni d’énergie.

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Jazz Campus en Clunisois 2026 – Punk Moon & Chocho Cannelle

Entre élégance et tumulte

Pour son troisième soir sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny, Jazz Campus en Clunisois 2026 propose un double plateau. Après Punk Moon, projet du duo Claudia Solal-Benjamin Moussay, le quartet Chocho Cannelle présente le répertoire coloré de son album « Yo te cielo ». Une soirée en deux temps où élégance et tumulte font bon ménage.

Claudia Solal et Benjamin Moussay

Entre jazz et pop, le duo composé de Claudia Solal (voix, textes, compositions) et Benjamin Moussay (piano, synthés, compositions) propose la musique de leur projet « Punk Moon » composée conjointement par les deux artistes.

L’acoustique de la voix croise les notes des claviers, du piano et du synthétiseur modulaire. Circuits intégrés, câbles, séquenceurs, délais, filtres et contrôleurs pilotent les sons. Les textes sont signés en anglais par la chanteuse. Reste au public le droit de découvrir, d’écouter (ou pas), d’apprécier (ou non) le pas-de-deux singulier de ce duo lunaire.

Synthétiseur modulaire de Benjamin Moussay - Jazz Campus en Clunisois 2026 - Punk MoonAvant le concert, sans doute pour éviter les « parasites sonores », Benjamin Moussay recommande au public d’allumer les téléphones en fin de concert. Nul besoin pour eux d’immortaliser images ou sons pour alimenter la machine à (bon ou mauvais) souvenirs. Cependant, suggestion (non dite explicitement) par ailleurs, d’acheter en fin de spectacle de l’album « Punk Moon » sorti en mars 2025 sur le label Jazzdor series.

Après une première berceuse nostalgique, le duo enchaîne avec un deuxième titre. La voix plus tonique et expressive navigue entre tension et tendresse puis prend de l’épaisseur sous-tendue par les effets de la boîte à rythme. Le répertoire se poursuit.

Des sons graves sculptés par le piano font écho aux notes perlées de la voix qui s’écoulent comme des gouttes de pluie bienveillantes. Exclamations  vocales dans les aigus et notes expressives égrenées par le piano. Accents percussifs aux tonalités bluesy sur le clavier. Propos vocal onirique, climats atonaux. La chanteuse siffle et bouge avec élégance alors que le pianiste percute les touches blanches et noires du piano. Le chant s’envole dans les cintres… ou au firmament (à chacun sa vision du monde).

Un duo lunaire étrange sans leader pour un voyage musical au pays du mystère. Des dialogues élégants entre électronique et acoustique.

Chocho Cannelle

Jazz Campus en Clunisois 2026 - Chocho CannelleAu duo, succède le quartet Chocho Cannelle qui présente le programme de leur album « Yo te cielo ». Le groupe a remporté le Prix du concours National de Jazz de la Défense en 2022.

La scène du Théâtre Les Arts de Cluny accueille Camille Heim (harpe électro Ilanera), Timothé Renard (clarinettes), Arthur Guyard (claviers) et Léo Danais (batterie).

La harpe ouvre le concert avant que la batterie explosive n’embrase la scène. Le piano lance le riff pulsatile de Highpoint auquel répondent les notes graves de la harpe et la mélopée de la clarinette qui s’emballe puis s’assagit pour dialoguer avec le piano. La clarinette basse pleure et engage un échange enchanteur avec le piano aux accents orientalisant alors que harpe et basse les soutiennent. Après un solo de batterie tout en suspension et syncopes, la harpe fait régner sur scène un climat envoûtant. Le public perçoit la grande connivence qui règne sur scène entre les musiciens. 

Le quartet installe ensuite un climat frénétique avec un « road-trip » du côté de la région italienne, Cinque Terre. Dans les aigus, au-dessus des syncopes impulsées par le batteur, la clarinette basse embarque l’oreille dans un solo planant au-dessus des lignes musicales évanescentes que déroulent le duo piano/harpe. Aux légers arpèges posés par la main droite du piano répondent les échos de la harpe rêveuse.

Il s’agit ensuite, dixit Léo Danais, de demeurer « libres à l’intérieur de soi-même » en faisant référence à un des premiers morceaux joués par le groupe. Le souffle caressant de la clarinette basse s’élève au-dessus des accords de la harpe. Le groupe se retrouve et soutient un solo lunaire de la harpe enchanteresse. Le batteur se saisit ensuite des balais et instaure un dialogue avec le claviériste alors que des sons moelleux s’écoulent de la clarinette basse sur le battement décalé de la batterie joueuse. Entre la harpe cristalline, la clarinette basse tellurique et le clavier électrique, la mélopée enfle au gré des syncopes impulsées par la batterie polyrythmique sur Valse à Jeanne.

Jazz Campus en Clunisois 2026 - Chocho CannelleAux dires du batteur approche alors « l’heure de se coucher » ce que confirment les pleurs d’un jeune enfant. Avant la fin de soirée, l’artiste engage le public à venir le rejoindre pour repartir un album vinyle ou un CD afin de garder un souvenir sonore de la soirée. Il propose de jouer le dernier morceau du set intitulé Industriel. Tempo dansant, sons trafiqués, ambiance électro, harpe interrogative, solo de clarinette basse dont les supers aigus planent au-dessus de la pulsation rythmique coquine du triangle et de la batterie.

En rappel, Una Piel Ardiente fait alterner moments calmes et passages ténébreux. De superbes échanges piano/harpe sont portés par la polyrythmie de la batterie. Sourires et applaudissements du public en prime.

Chocho Cannelle, une musique sophistiquée qui oscille entre tumulte pulsatile et subtiles échappées oniriques.

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L’énergie d’un jazz électro-rock pulsatile Pour sa quatrième soirée au Théâtre les Arts de Cluny, le festival Jazz Campus en Clunisois 2025 invite Quartet S. Didier Levallet le présente comme un groupe de musiciens aux personnalités riches et variées qui...

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Jazz Campus en Clunisois 2026 – Punk Moon & Chocho Cannelle

Pour son troisième soir sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny, Jazz Campus en Clunisois 2026 propose un double plateau. Après Punk Moon, projet du duo Claudia Solal-Benjamin Moussay, le quartet Chocho Cannelle présente le répertoire coloré de son album « Yo te cielo ». Une soirée en deux temps où élégance et tumulte font bon ménage.

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Jazz Campus en Clunisois 2026 – Christophe Marguet « Island »

Pour la quatrième soirée de sa 49ème édition, le festival « Jazz Campus en Clunisois » accueille Christophe Marguet sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Avec Régis Huby, Manu Codjia et Hélène Labarrière, le batteur leader présente « Island » , son projet lyrique et inspiré qui ne manque ni de sensibilité ni d’énergie.

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Jazz Campus en Clunisois 2026 – Christophe Marguet « Island »

Énergique & sensible, lyrique & inspiré

Pour la quatrième soirée de sa 49ème édition, le festival « Jazz Campus en Clunisois » accueille Christophe Marguet sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Avec Régis Huby, Manu Codjia et Hélène Labarrière, le batteur leader présente « Island » , son projet lyrique et inspiré qui ne manque ni de sensibilité ni d’énergie.

Le 18 août 2026, Didier Levallet présente le quartet porté par Christophe Marguet_Jazz Campus en Clunisois 2026 - Christophe Marguet "Island"Christophe Marguet comme un « groupe de musiciens qui font vivre un jazz de création ».

Le leader a construit ce projet en référence à l’engagement de Brendon Grimshaw, personnage haut en couleur qui, tel a vécu seul pendant 39 ans sur l’île Moyenne des Seychelles, à l’écart du monde consumériste et en totale immersion avec la nature et la faune environnante. Il a d’ailleurs légué son île en s’assurant qu’elle demeure un parc protégé. Cet acte de résistance exemplaire a inspiré la démarche artistique et alimenté la créativité du batteur. Avant de commencer le concert il remercie ses compagnons pour leurs « bonnes idées » et annonce que les morceaux vont s’enchaîner.

Jazz Campus en Clunisois 2026 - Christophe Marguet "Island"Pour évoquer le projet de ce « Robinson Crusoé des temps modernes » que fut Brendon Grimshaw, le batteur leader Christophe Marguet réunit autour de lui le violoniste Régis Huby, le guitariste Manu Codjia et la contrebassiste Hélène Labarrière.

Le violon se lance dans une mélodie nostalgique puis la guitare prend un contre-chant dans les aigus et génère un climat bucolique avant que la musique ne se densifie poussée par la batterie incandescente. Après une fin plus calme, le répertoire se poursuit.

Alors que Manu Codjia développe un jeu sensible et fluide sur le manche de sa guitare, Christophe Marguet frappe les toms à mains nues tandis que sur sa contrebasse, Hélène Labarrière déroule la mélodie en même temps que la guitare. Le groupe explore harmonies et rythmes de ce titre puis le violon enchaîne avec un troisième morceau. Un même riff réunit violon et guitare dont le propos gagne en intensité sur le tempo tonique qu’impulsent batterie et contrebasse.

Liberté débute ensuite par une entrée fracassante du batteur rejoint par les trois autres musiciens. Sur un rythme rapide, la guitare prend un solo incandescent et groovy dans les aigus. Stimulé par la batterie déchaînée, le violon développe un chorus hallucinant avant que Christophe Marguet ne se lance dans un solo de batterie magistral. L’alchimie est totale entre les quatre musiciens.

Le début du morceau suivant contraste par son rythme très lent. Le violon rejoint la guitare puis c’est au tour de la contrebasse de faire entendre son « gros son » avant que la batterie ne les rejoigne. De la guitare inspirée s’échappent des nappes sonores et des bourdonnements vrombissants. Harmonies et rythmes se croisent au fil du dialogue étroit que nouent guitare et violon. Hélène Labarrière danse littéralement en même temps qu’elle joue. La musique se densifie alors que la guitare se lance dans un solo lyrique qui explore le registre des aigus.Jazz Campus en Clunisois 2026 - Christophe Marguet "Island"

Après ce moment intense, contrebasse et violon se ré-accordent et le répertoire se poursuit avec une légèreté qui contraste avec la puissance du titre précédent. Les improvisations de la guitare et de la contrebasse propulsent la musique dans un voyage cosmique lumineux. Les archets caressent les cordes de la contrebasse et du violon puis, dynamisée par la rythmique pulsatile des mailloches sur les toms, la guitare s’élance dans les aigus pour une improvisation audacieuse.

Le set se termine par un morceau que guitare et violon impulsent au-dessus de la rythmique puissante que développent batterie et contrebasse.

En rappel, le groupe revient interpréter un morceau qui n’est pas enregistré sur le CD « Island » enregistré par le groupe sur le label MESS (Mélodie En Sous-Sol) dont Christophe Marguet est le fondateur. Des applaudissements fournis accompagnent la sortie de scène du quartet dont la prestation a visiblement conquis le public.

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

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L’énergie d’un jazz électro-rock pulsatile Pour sa quatrième soirée au Théâtre les Arts de Cluny, le festival Jazz Campus en Clunisois 2025 invite Quartet S. Didier Levallet le présente comme un groupe de musiciens aux personnalités riches et variées qui...

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Jazz Campus en Clunisois 2026 – Punk Moon & Chocho Cannelle

Pour son troisième soir sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny, Jazz Campus en Clunisois 2026 propose un double plateau. Après Punk Moon, projet du duo Claudia Solal-Benjamin Moussay, le quartet Chocho Cannelle présente le répertoire coloré de son album « Yo te cielo ». Une soirée en deux temps où élégance et tumulte font bon ménage.

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Jazz Campus en Clunisois 2026 – Christophe Marguet « Island »

Pour la quatrième soirée de sa 49ème édition, le festival « Jazz Campus en Clunisois » accueille Christophe Marguet sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Avec Régis Huby, Manu Codjia et Hélène Labarrière, le batteur leader présente « Island » , son projet lyrique et inspiré qui ne manque ni de sensibilité ni d’énergie.

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Jazz Campus en Clunisois 2026 – nit and dogs

Musique électrisante et envoutante

Pour sa troisième soirée, « Jazz Campus en Clunisois » 2026 retrouve la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Au programme, le projet « nit and dogs » mené par Rose Dehors. Une musique de la génération 2.0 où foisonnent improvisations, distorsions et saturations. Folk et électronique se côtoient et sculptent un jazz poético-numérique qui jette un pont entre folk et pop.

Lauréat du dispositif Jazz Migration 2025, le projet « nit and dog » propose une musique singulière qui mélange habilement échappées folk et pop aux accents noise et électroniques.

La compositrice Rose Dehors (trombone, sacqueboute, chant, flûte à bec et électronique) est à la tête d’un quartet musical avec à ses côtes, Lou Ferrand (chant et boîte à rythmes), Raphaël Gautier (guitare, pandeiro et électronique) et Paolo Rezze (violoncelle, basse, guitare, pandeiro et électronique).

Ancienne stagiaire du festival, Rose Dehors annonce au public jouer avec ses complices, « la musique qu’ils aiment ». Ses propos ne sont pas tous audibles mais l’on comprend que la musique du groupe est dédicacée au « chien qui est en chacun de nous » bien que le groupe musical fasse partie de la « team chat » (comprenne qui pourra !!!).

Ainsi, un titre évoque une certaine « potion magique » que chanterait une « sorcière sympa ». Sur leurs percussions, guitariste et bassiste échangent puis c’est au tour des deux chanteuses de dialoguer. Raphaël Gautier et Paolo Rezze reviennent ensuite sur le manche de leurs instruments respectifs.

Après une « petite pub » de présentation, Rose Dehors embouche le trombone et Paolo Rezze se saisit du violoncelle et de son archet. Solos et riffs se font écho. La musicienne percute son instrument avec baguettes et maillets, des cris stridents s’élèvent de la scène qui s’embrase comme électrisée par le tonnerre. Le calme advient ensuite alors que le guitariste fait sonner ses cordes comme celles d’un guembri. Après quelques mesures « solo », Raphaël Gautier est rejoint par le bassiste avant un retour en quartet pour un moment musical polyrythmique aux sonorités africaines.

Rose Dehors dédie le dernier morceau à « toutes ses sœurs » avant de terminer le concert avec une sorte de berceuse hyper-nostalgique où les voix se font écho tout en révélant fragilité et délicatesse.

Le public du Théâtre Les Arts de Cluny a vibré sans retenue à la prestation de « nit and dogs » Entre jazz, musique ancienne et création contemporaine, le projet se nourrit d’improvisations et de performances vocales exaltées. A la croisée du réel et du pixel, la musique évolue entre acoustique et synthétique et propose des polyphonies qui font de l’œil au monde des sorcières. Il s’en dégage un magnétisme ensorcelant qui doit autant à la chaleur des instruments acoustique qu’à la féérie des sons électroniques.

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

L’énergie d’un jazz électro-rock pulsatile Pour sa quatrième soirée au Théâtre les Arts de Cluny, le festival Jazz Campus en Clunisois 2025 invite Quartet S. Didier Levallet le présente comme un groupe de musiciens aux personnalités riches et variées qui...

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Jazz Campus en Clunisois 2026 – Punk Moon & Chocho Cannelle

Pour son troisième soir sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny, Jazz Campus en Clunisois 2026 propose un double plateau. Après Punk Moon, projet du duo Claudia Solal-Benjamin Moussay, le quartet Chocho Cannelle présente le répertoire coloré de son album « Yo te cielo ». Une soirée en deux temps où élégance et tumulte font bon ménage.

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Jazz Campus en Clunisois 2026 – Christophe Marguet « Island »

Pour la quatrième soirée de sa 49ème édition, le festival « Jazz Campus en Clunisois » accueille Christophe Marguet sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Avec Régis Huby, Manu Codjia et Hélène Labarrière, le batteur leader présente « Island » , son projet lyrique et inspiré qui ne manque ni de sensibilité ni d’énergie.

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Jazz Campus en Clunisois 2026 – Concerts à l’Église Saint-Marcel

Bruno Ducret 4tet - Duo Pasquier - Ithursarry

Pour ses deux premières soirées, le Festival Jazz Campus en Clunisois 2026 investit l’Église Saint-Marcel de Cluny, classée « Monument Historique » en 2017. Un violoncelle et trois trombones programmés le 15 août avec le projet « Invisibles » du Bruno Ducret 4tet, et clarinette, clarinette basse et accordéon proposés le 16 août par le duo Pasquier - Ithursarry.

Jazz en Clunisois 2026_15-08-26_didier levallet présente Bruno Ducret 4tet_En amont des concerts des 15 & 16 août du Festival Jazz Campus en Clunisois 2026, Didier Levallet, directeur de l’évènement, remercie la paroisse de Cluny Saint Benoit qui, pour la première fois, accueille deux concerts du festival dans l’Église Saint-Marcel de Cluny : d’abord le projet « Invisibles » du Bruno Ducret 4tet que conduit le très actif et généreux violoncelliste puis le duo Pasquier - Ithursarry, riche des interactions créatives de la clarinettiste et de l’accordéoniste.

Bruno Ducret 4tet - « Invisibles »

Jazz en Clunisois 2026_15-06-26_Bruno DucretAncien stagiaire de « Jazz Campus en Clunisois », Bruno Ducret est devenu un musicien de premier plan de la scène du jazz. Son projet « Invisibles » réunit un groupe instrumental inédit où son violoncelle dialogue avec les trois trombones aux timbres proches de celui de de son instrument : les deux trombones à coulisse de Rose Dehors et Jules Regard et le trombone à pistons de Paco Andreo. Dans cette configuration, le leader développe une vocation humaniste autour des personnes invisibilisées et des émotions incomprises.

Le premier morceau est dédié à une amie. Mélodies et lignes atonales soufflées par les trombonistes croisent les tensions générées sur les cordes du violoncelle. Le groupe propose ensuite un titre en hommage à Alphonse Baudin, tué par balles en 1851 sur les barricades, devant l’Assemblée Nationale. Arpèges, changements de rythme, variations de volume sonore, cordes frottées ou percutées à l’archet, les chorus se succèdent. Les morceaux s’enchaînent et suscitent les applaudissements fournis du public qui ne résiste pas à la virtuosité, à la créativité instantanée et à l’inventivité sans limite du quartet.Jazz Campus en Clunisois 2026_ 15-06-26_Bruno Ducret 4tet

Avec ou sans sourdine, les trombones accélèrent leurs propos ou les ralentissent en totale interactivité. Rose Dehors chante ensuite dans son trombone stimulée par le rythme qu’impulse le violoncelliste. Dans une écoute réciproque, les instrumentistes s’expriment avec une grande liberté.

Les quatre musiciens reviennent et alors que s’élève ‘L’hymne à l’amour », la cloche sonne et déclenche une exclamation du leader et des rires parmi le public visiblement enchanté.

Duo Pasquier - Ithursarry

Ancienne stagiaire du Festival Jazz campus en Clunisois durant deux années de suite, la clarinettiste Élodie Pasquier est présentée par Didier Levallet comme « une payse », ce qui dans sa bouche vaut compliment.

Entre les clarinettes d’Élodie Pasquier et l’accordéon de Didier Ithursarry se tissent des échanges, véritables va-et-vient de créativité, lignes musicales harmonisées… des « co-compositions ». Les deux artistes s’écoutent et se regardent… de la « co-écoute » les yeux dans les yeux.

Virtuose, la clarinettiste ose de grands écarts puis des glissandos sur les nappes sonores de l’accordéon. La parole circule et l’accordéon s’exprime avec force sur le tapis de notes graves de la clarinette puis il devient pointilliste.

Le duo continue avec un autre titre… un « Confit… de ce que vous voulez » (!!!). Sons aigus de la clarinette basse qui chante tel un oiseau au-dessus du rythme très lent que déploie l’accordéon. Elle étire les sonorités. L’interaction n’a de cesse entre les deux musiciens, comme si l’un saisissait les notes de l’autre pour rebondir et s’envoler de nouveau.

Deux soirées d’ouverture comme les promesses d’une édition alléchante de Jazz Campus en Clunisois 2026.

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

L’énergie d’un jazz électro-rock pulsatile Pour sa quatrième soirée au Théâtre les Arts de Cluny, le festival Jazz Campus en Clunisois 2025 invite Quartet S. Didier Levallet le présente comme un groupe de musiciens aux personnalités riches et variées qui...

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Jazz Campus en Clunisois 2026 – Punk Moon & Chocho Cannelle

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Jazz Campus en Clunisois 2026 – Christophe Marguet « Island »

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« Life Letters » de Vincent Bourgeyx

« Life Letters » de Vincent Bourgeyx

Un sommet de swing entre tradition et modernité

Vincent Bourgeyx et son piano racontent des histoires sur son nouvel album, « Life Letters », dont la sortie est annoncée pour le 05 juin 2026. Un opus acoustique enregistré avec une rythmique de haut vol constituée du contrebassiste Daryl Hall et du batteur Gregory Hutchinson. Entre tradition et modernité, le trio élabore une musique irriguée de swing.

Pianiste et compositeur français Vincent Bourgeyx revient avec « Life Letters » (Fresh Sound Records/Socadisc - The Orchard), un album puissant ancré dans le langage du jazz traditionnel. Il offre un voyage musical où la mélodie constitue un repère essentiel, où chaque harmonie ouvre un espace propice à de riches improvisations. Le projet est composé de morceaux originaux auxquels s’ajoutent un thème de Thad Jones et un autre de Billy Strayhorn. Tous mettent en valeur le sens mélodique délicat, élégant du pianiste.

« Life Letters »

"Life Letters" de Vincent Bourgeyx_ visuel de l'album Life Letters de Vincent BourgeyxAprès six albums enregistrés en leader, soit en solo avec « At Barloyd’s » en 2021, en duo avec « Un ange qui ricane » en 2007 et « Two for the road » en 2022, en trio avec « Again » en 2009 ou en quartet, avec « Short Trip » en 2017 et « Cosmic Dream » en 2019, Vincent Bourgeyx revient en trio avec « Life Letters ».

Enregistré par Aurélien Marotte en juin 2025 au Studio de Meudon (France), « Life Letters » a été mixé et mastérisé par Julien Bassères. Aux côtés de Vincent Bourgeyx, Darryl Hall à la contrebasse et Gregory Hutchinson à la batterie apportent bien plus qu’une rythmique contrebasse/piano. Avec eux, la musique s’inscrit dans un champ où silence et mouvement coexistent. Reconnu comme un des grands maîtres du swing moderne, le batteur génère une énergie toute en souplesse alors que le contrebassiste élargit l’espace sonore dans lequel Vincent Bourgeyx s’exprime en toute liberté, prend des risques et improvise avec talent.

Sur « Life Letters », septième album enregistré en trio sous son nom pour le Label Freshsounds New Talent, Vincent Bourgeyx propose du jazz contemporain nourri par la tradition du jazz américain et une écriture personnelle, sensible et exigeante.

Au fil des pistes

Avec dix morceaux originaux, une composition de Thad Jones et une autre de Billy Strayhorn, le répertoire navigue entre les genres. Il ouvre avec Stuck in Blues, une composition du leader ancrée dans le jazz. Après un court solo d’introduction de batterie de Gregory Hutchinson, le piano expose le thème. Les trois musiciens conversent avec raffinement et groove dès le début de ce titre qui recèle autant de fraîcheur que de swing.

Après le blues, place à Flash Pocket, une mélodie funky bien tempérée. Par son toucher élégant et percussif, le piano de Vincent Bourgeyx convie l’oreille dans un paysage sonore lumineux. Sur un riff de la contrebasse de Darryl Hall, le batteur entame un court solo tout en souplesse.

Le répertoire se poursuit avec le morceau éponyme, Life Letters. Avec lui s’installe un climat de musique de chambre avec des espaces sonores où s’invite le silence. On est saisi par la fluidité et la générosité du jeu du piano qui déambule au fil de la mélodie et élabore des phrases comme des lettres porteuses de lumière ou d’ombre.

Dès les premières mesures de Romance, le jeu limpide du pianiste s’allège encore et révèle une sensibilité peu commune. Avec maîtrise mais sans excès de virtuosité, il ponctue la mélodie de cette somptueuse ballade. La musique respire et le court solo de contrebasse ravit par son élégance et sa retenue. Setondji est ensuite jouée sur un tempo plus rapide. Une osmose s’installe entre le piano au jeu chaleureux et brillant et la section rythmique discrète et efficace dont le jeu alerte ne manque pas de dynamisme.

En solo sur You Little Me, le pianiste élabore un jeu limpide dont les notes évoquent des gouttelettes d’eau qui tombent avant de s’évaporer. Une ode sensible et exigeante aux vibrantes couleurs impressionnistes.

Le trio joue Hopeless Romantic en harmonie totale, sur un tempo très lent avant d’interpréter Kafka’s Nightmare sur un rythme plus alerte. Discours impétueux et clair, traits fulgurants et incisifs du pianiste. Atmosphère envoutante.

En deux minutes et onze secondes, Mina, installe un moment de grâce. Sur cette douce ballade musicale, le pianiste joue en suspension alors que la section rythmique suggère le tempo.

Plus loin, les trois musiciens revivifient en un blues, Let’s play one, la composition du trompettiste Thad Jones écrite en 1954. De l’improvisation du piano se dégage une énergie intense et souple. Toucher cristallin sur le clavier, phrasé parfait, lyrisme bluesy suivi d’un chorus inspiré de la contrebasse au gros son et au swing irréprochable.

Sur Duke, hommage à Duke Ellington écrit par Vincent Bourgeyx, le contrebassiste expose le thème puis le pianiste développe une improvisation raffinée au propos très contemporain.

C’est en solo que Vincent Bourgeyx referme son recueil d’histoires, avec A Flower is a Lovesome Thing écrite par Billy Strayhorn. L’interprétation méditative du pianiste se caractérise par un discours sobre ponctué de séquences harmoniques et d’accords qui évoquent les harmonies de Debussy et de Ravel.

Pour écouter Vincent Bourgeyx, Darryl Hall et Gregory Hutchinson interpréter le répertoire de « Life Letters », rendez-vous le 07 Juillet 2026 au Malta Jazz Festival à Malte lors du concert de sortie du disque.

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