Pour sa troisième soirée, « Jazz Campus en Clunisois » retrouve la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Au programme, « Trenet en passant », un hommage rendu par le pianiste Guillaume de Chassy, la saxophoniste Géraldine Laurent et le chanteur André Minvielle à l’œuvre de Charles Trenet. Un concert énergique et groovy gorgé de swing où coexistent scats virtuoses, spleen bluesy et poésie sautillante. Entre fantaisie et nostalgie, le plaisir est de chaque instant.
Echo#1-A Vaulx Jazz 2019
SoirĂ©e XXL… musique grand format
20 mars 2019… date du printemps mais aussi date du lancement des concerts du festival A Vaulx Jazz sur la scène du Centre Culturel Communal Charlie Chaplin. La soirĂ©e XXL a tenu ses promesses. Deux ensembles grand format, deux moments musicaux rĂ©jouissants. Le public ne s’y est pas trompĂ© et a accueilli avec autant de chaleur les deux performances.
Echo#1-A Vaulx Jazz 2019 propose un retour sur la « Soirée XXL » du 20 mars 2019 au Centre Culturel Communal Charlie Chaplin de Vaulx-en-Velin. Le festival Hors les Murs bat son plein depuis le 11 mars 2019 mais la venue de deux grandes formations, Eve Risser Red Orchestra & Kaladjula Band et Very Big Experimental Toubifri Orchestra, marque de belle manière le début du festival sur la scène du Centre Culturel Communal Charlie Chaplin.
Le public est au rendez-vous et les « fidèles » se rĂ©jouissent de retrouver l’ambiance conviviale de ce festival qui a fĂŞtĂ© ses 30 ans en 2017 et revient en 2019 sur un rythme biennal.
Kogoba Basigui : Eve Risser Red Orchestra & Kaladjula Band
Le projet Kogoba Basigui rapproche le Red Desert Orchestra de la pianiste et compositrice Eve Risser et le Kaladjula Band de Naïny Diabaté. Le combat féministe de Naïny Diabaté au Mali rejoint celui que mène Eve Risser pour promouvoir la place des femmes dans le jazz.
Issue d’une famille de griots et elle-mĂŞme griotte, NaĂŻny DiabatĂ© a donnĂ© Ă l’orchestre le nom de sa famille. Elle lutte depuis longtemps pour permettre aux femmes de son pays d’apprendre la musique et de la pratiquer. NaĂŻny DiabatĂ© a d’ailleurs créé un Ă©cole qui compte aujourd’hui 40 Ă©lèves musiciennes d’oĂą sont issues les six maliennes qui jouent Ă ses cĂ´tĂ©s.
Après son White Desert Orchestra, la pianiste et compositrice Eve Risser a rĂ©uni autour de son piano arrangĂ© cinq instruments Ă vent, une basse, une guitare et une batterie et créé le Red Desert Orchestra. Elle a voulu rapprocher sa musique de celle de l’Afrique et est entrĂ©e en contact avec NaĂŻny DiabatĂ©. Les deux musiciennes ont travaillĂ© ensemble entre la France et Bamako pour Ă©laborer le rĂ©pertoire et le spectacle du projet Kogoba Basigui.
Sur scène le rĂ©sultat est Ă©difiant. La musique du Mali et le jazz moderne fusionnent rĂ©ellement en un langage plein de vie. Les rythmes riches et variĂ©s portent l’Ă©criture complexe et soutiennent les improvisations audacieuses des solistes.
Les vives couleurs des costumes africains trouvent Ă©cho dans celles des musiciens du Red Orchestra. Lorsque les danseuses viennent sur le devant de la scène, la musique se pare elle aussi du jaune qui ensoleille les tenues. Les climats varient. Tonitruant et sombre pour Ă©voquer la guerre quand l’alto exaspĂ©rĂ© rĂ©pond aux percussions dĂ©chaĂ®nĂ©es. Festif et lĂ©ger pour Ă©voquer la vie quotidienne.
Le rĂ©pertoire se tisse au fil des mouvements musicaux que dirige Eve Risser entre piano, claviers et flĂ»te. A tour de rĂ´le la parole circule entre les voix, les instruments Ă vent, les instruments africains Ă corde, la rythmique qui rĂ©unit percussions, basse, guitare et batterie. Lorsque NaĂŻny DiabatĂ© rejoint Eve Risser et s’assied Ă ses cĂ´tĂ©s pour chanter, le public reste suspendu Ă la voix de la griotte.
Le projet Kogoba Basigui a déployé un répertoire magique où musique traditionnelle et jazz sont entrés en osmose.
Very Big Experimental Toubifri Orchestra
Les dix-huit musiciens du Very Big Experimental Toubifri Orchestra prĂ©sentent leur tout nouveau rĂ©pertoire qu’ils annoncent comme « dix-huit-cĂ©phale ». De facto, on retrouve les fondamentaux de ce big band qui soigne autant la musique que sa prĂ©sentation volontairement théâtralisĂ©e. 
Ça fonctionne toujours et le public bon joueur sourit aux mises en scène du début de spectacle et des divers mouvements qui vont animer le set.
Sans conteste, les sĂ©quences musicales sont convaincantes. Tout est sous contrĂ´le. De nombreuses influences se croisent au sein du rĂ©pertoire « de l’excellence Ă tout instant …sauf du reggae » annonce « Captain Sax » !
Sous des atours fantaisistes, le Toubifri Orchestra déploie une force de frappe de chaque instant. Des arrangements solides alliés à une écriture précise et complexe, des voix et des solistes virtuoses. Le groupe sait organiser à merveille un tohu-bohu bon enfant. Avec sourire le public apprécie cette musique complexe et décomplexée.
Jazz Campus en Clunisois 2025 – « Trenet en passant »
Jazz Campus en Clunisois 2025 – Les Enfants d’Icare
Pour sa deuxième soirée, le Festival Jazz Campus en Clunisois 2025 investit de nouveau la scène du Farinier de l’Abbaye de Cluny. Au programme du 17 août, Les Enfants d’Icare, un quatuor à cordes qui se pique de jazz certes mais aussi de rock et de folk. Un concert acoustique audacieux et magique
Jazz Campus en Clunisois 2025 – J.U.NE – Joy UnderNEath
Le 16 aoĂ»t 2025, Jazz Campus en Clunisois ouvre Ă 20h30 avec J.U.NE – Joy UnderNEath, une crĂ©ation de CĂ©lia Forestier que Didier Levallet qualifie « d’instrumentiste vocale ». Pour cette première soirĂ©e, le festival investit la scène du Farinier de l’Abbaye et le concert affiche complet. Au programme… allĂ©gresse vocale entre folk et jazz.









Harlequin on the string conclut le concert et constitue sans doute un des moments les plus réussis du concert. Tel un funambule inspiré, Sylvain Rifflet semble jouer sans filet sur le fil musical, glisse, rebondit, prend ses aises, flotte et retombe toujours sur la corde.



Roberto Negro, Émile Parisien et Michele Rabbia naviguent librement dans un univers qui leur appartient en propre, une sorte de cosmo-musique dans laquelle ils invitent le public à les rejoindre..
Le pianiste a composĂ© l’ensemble des titres du rĂ©pertoire hormis Cantabile de Ligeti qu’il invoque sur son clavier. On Ă©coute Nano, Shampoo, Brimorion et d’autres titres encore dont Roberto Negro dit qu’ils « changent de nom » au fil des semaines mais peu importe le titre pourvu qu’on ait l’ivresse !


c’est un « retour aux racines des musiques populaires » que promet Didier Levallet au public rassemblĂ© sous les larges branchages du grand tilleul. Des musiciens au public en passant par les organisateurs, toutes les mines affichent leur sourire en guise de soleil.




Le dernier morceau du set porte le nom de celle qui l’inspire, Soso (chère au cĹ“ur du saxophoniste). PortĂ© par l’accordĂ©on dont le son large Ă©voque la profondeur de l’attachement, le saxophone Ă©lève avec dĂ©licatesse une ode amoureuse zĂ©brĂ©e de fulgurances Ă©perdues auxquelles succèdent de tendres motifs apaisĂ©s. Une dĂ©claration d’amour vigoureuse et apaisĂ©e qui sied au cadre champĂŞtre du concert.
Christophe Monniot et Didier Ithursarry lors de sortie de l’album « Hymnes Ă l’amour » (ONJ/L’Autre Distribution) annoncĂ© pour le 16 novembre 2018.

En ouverture de la première partie de la soirée du 23 août 2018,, Didier Levallet évoque les chansons « offshore » que proposent 



La folie affleure à chaque instant pourtant la mise en place demeure précise. En effet chaque membre du trio maîtrise techniquement son instrument ce qui permet à chacun de jouer avec aisance et de laisser libre-court à sa créativité et à son imagination pour improviser et échanger en totale interaction.