Echo#1-A Vaulx Jazz 2019

Echo#1-A Vaulx Jazz 2019

SoirĂ©e XXL… musique grand format

20 mars 2019… date du printemps mais aussi date du lancement des concerts du festival A Vaulx Jazz sur la scène du Centre Culturel Communal Charlie Chaplin. La soirĂ©e XXL a tenu ses promesses. Deux ensembles grand format, deux moments musicaux rĂ©jouissants. Le public ne s’y est pas trompĂ© et a accueilli avec autant de chaleur les deux performances.

Echo#1-A Vaulx Jazz 2019 propose un retour sur la « SoirĂ©e XXL » du  20 mars 2019 au Centre Culturel Communal Charlie Chaplin de Vaulx-en-Velin. Le festival Hors les Murs bat son plein depuis le 11 mars 2019 mais la venue de deux grandes formations, Eve Risser Red Orchestra & Kaladjula Band et Very Big Experimental Toubifri Orchestra, marque de belle manière le dĂ©but du festival sur la scène du Centre Culturel Communal Charlie Chaplin.

Le public est au rendez-vous et les « fidèles » se rĂ©jouissent de retrouver l’ambiance conviviale de ce festival qui a fĂŞtĂ© ses 30 ans en 2017 et revient en 2019 sur un rythme biennal.

Kogoba Basigui : Eve Risser Red Orchestra & Kaladjula Band

Le projet Kogoba Basigui rapproche le Red Desert Orchestra de la pianiste et compositrice Eve Risser et le Kaladjula Band de Naïny Diabaté. Le combat féministe de Naïny Diabaté au Mali rejoint celui que mène Eve Risser pour promouvoir la place des femmes dans le jazz.

Issue d’une famille de griots et elle-mĂŞme griotte, NaĂŻny DiabatĂ© a donnĂ© Ă  l’orchestre le nom de sa famille. Elle lutte depuis longtemps pour permettre aux femmes de son pays d’apprendre la musique et de la pratiquer. NaĂŻny DiabatĂ© a d’ailleurs créé un Ă©cole qui compte aujourd’hui 40 Ă©lèves musiciennes d’oĂą sont issues les six maliennes qui jouent Ă  ses cĂ´tĂ©s.

Après son White Desert Orchestra, la pianiste et compositrice Eve Risser a rĂ©uni autour de son piano arrangĂ© cinq instruments Ă  vent, une basse, une guitare et une batterie et créé le Red Desert Orchestra. Elle a voulu rapprocher sa musique de celle de l’Afrique et est entrĂ©e en contact avec NaĂŻny DiabatĂ©. Les deux musiciennes ont travaillĂ© ensemble entre la France et Bamako pour Ă©laborer le rĂ©pertoire et le spectacle du projet Kogoba Basigui.

Sur scène le rĂ©sultat est Ă©difiant. La musique du Mali et le jazz moderne fusionnent rĂ©ellement en un langage plein de vie. Les rythmes riches et variĂ©s portent l’Ă©criture complexe et soutiennent les improvisations audacieuses des solistes.

Echo#1-A Vaulx Jazz 2019 - Evve Risser et NĂŻny DiabatĂ©Les vives couleurs des costumes africains trouvent Ă©cho dans celles des musiciens du Red Orchestra. Lorsque les danseuses viennent sur le devant de la scène, la musique se pare elle aussi du jaune qui ensoleille les tenues. Les climats varient. Tonitruant et sombre pour Ă©voquer la guerre quand l’alto exaspĂ©rĂ© rĂ©pond aux percussions dĂ©chaĂ®nĂ©es. Festif et lĂ©ger pour Ă©voquer la vie quotidienne.

Le rĂ©pertoire se tisse au fil des mouvements musicaux que dirige Eve Risser entre piano, claviers et flĂ»te. A tour de rĂ´le la parole circule entre les voix, les instruments Ă  vent, les instruments africains Ă  corde, la rythmique qui rĂ©unit percussions, basse, guitare et batterie. Lorsque NaĂŻny DiabatĂ© rejoint Eve Risser et s’assied Ă  ses cĂ´tĂ©s pour chanter, le public reste suspendu Ă  la voix de la griotte.

Le projet Kogoba Basigui a déployé un répertoire magique où musique traditionnelle et jazz sont entrés en osmose.

Very Big Experimental Toubifri Orchestra

Les dix-huit musiciens du Very Big Experimental Toubifri Orchestra prĂ©sentent leur tout nouveau rĂ©pertoire qu’ils annoncent comme « dix-huit-cĂ©phale ». De facto, on retrouve les fondamentaux de ce big band qui soigne autant la musique que sa prĂ©sentation volontairement théâtralisĂ©e. Echo#1-A Vaulx Jazz 2019 -The Very Big Experimental Toubifri Orchestra

Ça fonctionne toujours et le public bon joueur sourit aux mises en scène du début de spectacle et des divers mouvements qui vont animer le set.

Sans conteste, les sĂ©quences musicales sont convaincantes. Tout est sous contrĂ´le. De nombreuses influences se croisent au sein du rĂ©pertoire « de l’excellence Ă  tout instant …sauf du reggae » annonce « Captain Sax » !

Sous des atours fantaisistes, le Toubifri Orchestra déploie une force de frappe de chaque instant. Des arrangements solides alliés à une écriture précise et complexe, des voix et des solistes virtuoses. Le groupe sait organiser à merveille un tohu-bohu bon enfant. Avec sourire le public apprécie cette musique complexe et décomplexée.

 

Jazz Campus en Clunisois 2025 – « Trenet en passant »

Jazz Campus en Clunisois 2025 – « Trenet en passant »

Pour sa troisième soirée, « Jazz Campus en Clunisois » retrouve la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Au programme, « Trenet en passant », un hommage rendu par le pianiste Guillaume de Chassy, la saxophoniste Géraldine Laurent et le chanteur André Minvielle à l’œuvre de Charles Trenet. Un concert énergique et groovy gorgé de swing où coexistent scats virtuoses, spleen bluesy et poésie sautillante. Entre fantaisie et nostalgie, le plaisir est de chaque instant.

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Jazz Campus en Clunisois 2025 – « Trenet en passant »

Jazz Campus en Clunisois 2025 – Les Enfants d’Icare

Pour sa deuxième soirée, le Festival Jazz Campus en Clunisois 2025 investit de nouveau la scène du Farinier de l’Abbaye de Cluny. Au programme du 17 août, Les Enfants d’Icare, un quatuor à cordes qui se pique de jazz certes mais aussi de rock et de folk. Un concert acoustique audacieux et magique

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Jazz Campus en Clunisois 2025 – « Trenet en passant »

Jazz Campus en Clunisois 2025 – J.U.NE – Joy UnderNEath

Le 16 aoĂ»t 2025, Jazz Campus en Clunisois ouvre Ă  20h30 avec J.U.NE – Joy UnderNEath, une crĂ©ation de CĂ©lia Forestier que Didier Levallet qualifie « d’instrumentiste vocale ». Pour cette première soirĂ©e, le festival investit la scène du Farinier de l’Abbaye et le concert affiche complet. Au programme… allĂ©gresse vocale entre folk et jazz.

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Ambronay 2018 – Estrellas Argentinas

Ambronay 2018 – Estrellas Argentinas

Un duo harmonieux, sensible et fusionnel

Le 06 octobre 2018, le Chapiteau du festival d’Ambronay accueille Mariana Flores et Quito Gato. Le duo prĂ©sente un rĂ©pertoire Ă©loignĂ© de l’idiome de la Cappella Mediterranea qui les rĂ©unit aux cĂ´tĂ©s de Leonardo GarcĂ­a AlarcĂłn. Avec « Estrellas Argentinas », des chansons populaires argentines dĂ©diĂ©es aux femmes d’AmĂ©rique latine, les deux artistes enchantent le public.

Pour l’Ă©dition « Vibrations : Cosmos » du festival d’Ambronay,  la « JournĂ©e Cosmique » du 06 octobre 2018 se profile comme  un point d’orgue. Quatre concerts entre abbatiale et chapiteau et une confĂ©rence d’Hubert Reeves, parrain de cette journĂ©e. Le public a manifestĂ© attention et intĂ©rĂŞt pour cette nouvelle expĂ©rience et la constellation d’activitĂ©s proposĂ©es.

ConfĂ©rence d’Hubert Reeves

A 17h, l’affluence est grande sous le Chapiteau pour assister Ă  la confĂ©rence d’Hubert Reeves. L’astrophysicien engage l’assemblĂ©e Ă  rĂ©flĂ©chir Ă  la crise contemporaine et Ă  rĂ©agir pour Ă©viter le saccage de la planète avec Ă  la clĂ©, le risque d’une possible sixième extinction. Il Ă©voque la nĂ©cessitĂ© de combattre la force de dĂ©tĂ©rioration mise en route par l’intelligence de l’homme en mobilisant les forces de restauration pour Ă©viter ainsi la disparition de l’art et de la culture, de la science et de la compassion.

Réceptif, le public plébiscite avec chaleur les propos du scientifique.

« Estrellas Argentinas »

Estrellas Argentinas Ă  Ambronay, Mariana Flores & Quito GatoA 21h, Mariana Flores et Quito Gato succèdent Ă  Hubert Reeves sous le Chapiteau du festival d’Ambronay oĂą les spectateurs sont venus nombreux Ă©couter ces deux artistes s’exprimer dans un rĂ©pertoire tout autre que celui qu’ils pratiquent habituellement avec la Cappella Mediterranea Ă  l’Abbatiale et sur les scènes internationales de musique baroque.

La chanteuse le confie d’ailleurs en fin de soirĂ©e, « Estrellas Argentinas » c’est « la musique [qu’elle] chante Ă  la maison » et c’est un plaisir pour elle d’« accueillir le public chez elle ».

Après une brève pièce d’introduction interprĂ©tĂ©e solo par le pianiste, la chanteuse entre en scène. Sa tenue sobre et Ă©lĂ©gante s’accorde au rĂ©pertoire de la soirĂ©e. Trois tableaux dont les riches nuanciers proposent des couleurs et des climats contrastĂ©s.

Tout au  long du concert l’attention du public est captivĂ©e par le chant expressif de Mariana Flores, l’accompagnement fluide et les superbes harmonies que Quito Gato prodigue sur le piano ou la guitare.

Premier tableau

Il est consacrĂ© Ă  des chansons populaires de la province de Mendoza d’oĂą la chanteuse est originaire.

De tonada en cueca les ambiances varient. La chanteuse expressive offre ses chants au public comme des confidences. A la douce tendresse du premier morceau pris sur un tempo mĂ©dium succède l’allĂ©gresse d’une cueca festive dont la guitare soutient le rythme enlevĂ©. D’une voix chargĂ©e d’Ă©motion, Mariana Flores partage avec le public un morceau qu’elle chante depuis ses huit ans. Elle projette un miroir d’images, de couleurs, de sensations que la guitare accompagne avec dĂ©licatesse et beaucoup de sensibilitĂ©. La belle complicitĂ© qui règne entre les deux interprètes est palpable.

Sur le morceau suivant, la chanteuse mutine colore sa voix d’une Ă©nergie qui contraste avec la douceur du morceau prĂ©cĂ©dent oĂą la voix Ă©voquait solitude et nostalgie. Le premier tableau se termine avec une valse lente que le guitariste exĂ©cute avec prĂ©cision, nuance et lĂ©gèretĂ©

Deuxième tableau

Le duo conduit ensuite le rĂ©pertoire au nord de l’Argentine.

Le set ouvre avec une zamba mélancolique où la douce voix pose une lumière caressante sur le fil des lamentations de la guitare. Le duo interprète ensuite trois pièces du compositeur Ariel Ramírez sur des paroles de Felix Luna.

Dorotea la Cautiva s’Ă©lève telle une supplication poignante que la voix porte avec puissance alors que le piano Ă©grène un chapelet de larmes. Le duo complice propose ensuite une version superbe du morceau Alfonsina y el mar dĂ©diĂ© Ă  la poĂ©tesse Alfonsina Storniu. Avec dĂ©licatesse la guitare soutient le chant Ă©mouvant de tristesse. Sur Juana Azurduy le rythme se fait presque martial et la voix donne toute sa puissance pour Ă©voquer l’âme de la rĂ©volutionnaire et porter le flambeau de sa rĂ©sistance sous le chapiteau.

Troisième tableau

Ce dernier temps de la soirĂ©e est consacrĂ© au tango dont Quito Gato dit qu’il « fut un cadeau pour l’Argentine ». Le duo Ă©voque la richesse du style et ses mĂ©langes de rythmes.

Après Malena jouĂ© solo Ă  la guitare, le duo prĂ©sente une version très expressive du ChiquilĂ­n de BachĂ­n d’Astor Piazzola. Avec une maĂ®trise inouĂŻe, la voix toujours très claire passe d’une douce tristesse Ă  une puissante colère pour Ă©voquer l’histoire tragique de ce gosse qui hante un restaurant de Bachin et lutte pour survivre. Le piano dĂ©veloppe de superbes harmonies et accompagne le rĂ©cit poignant que conte la chanteuse de sa diction prĂ©cise.

Le registre se fait plus confidentiel sur Et dia que me quieras que chantait Carlos Gardel. La voix se pare d’une tendre sensualitĂ© pour Ă©voquer l’amour. L’accompagnement subtil et sobre de Quito Gato contribue Ă  teinter de mystère ce moment sensible et nostalgique. Le set se termine avec un superbe Yo Soy Maria tirĂ© de l’opĂ©ra tango de Piazzola, Maria de Buenos Aires. CampĂ©e sur scène avec aplomb, la chanteuse incarne la passion avec brio.

OvationnĂ©s par un public enthousiaste, Mariana Flores et Quito Gato reviennent gĂ©nĂ©reusement pour deux rappels. Une valse tendre et mutine puis Zamba Para No Morir. La soirĂ©e se termine sur le fil de l’Ă©motion. Le public repart les yeux remplis d’Ă©toiles après une soirĂ©e enchanteresse.

Jazz Campus en Clunisois 2025 – « Trenet en passant »

Jazz Campus en Clunisois 2025 – « Trenet en passant »

Pour sa troisième soirée, « Jazz Campus en Clunisois » retrouve la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Au programme, « Trenet en passant », un hommage rendu par le pianiste Guillaume de Chassy, la saxophoniste Géraldine Laurent et le chanteur André Minvielle à l’œuvre de Charles Trenet. Un concert énergique et groovy gorgé de swing où coexistent scats virtuoses, spleen bluesy et poésie sautillante. Entre fantaisie et nostalgie, le plaisir est de chaque instant.

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Jazz Campus en Clunisois 2025 – J.U.NE – Joy UnderNEath

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Jazz Campus en Clunisois 2018 – Sylvain Rifflet et Refocus

Jazz Campus en Clunisois 2018 – Sylvain Rifflet et Refocus

Concerto pour saxophone, cordes et percussions

Samedi 25 août 2018, pour son dernier jour, Jazz Campus présente le projet « Refocus » de Sylvain Rifflet. Sur la scène du théâtre les Arts de Cluny, tel un funambule inspiré et lyrique, le saxophoniste offre un concert à la mise en place rodée et à l’esthétique peaufinée.

Didier Levallet prĂ©sente le projet « Refocus » de Sylvain Rifflet comme un moment qui lui « tient Ă  cĹ“ur ». Le saxophoniste français a travaillĂ© sur le mĂŞme format et dans le mĂŞme esprit que Stan Getz en 1961 lorsqu’il a enregistrĂ© l’album « Focus », sa « plus aboutie des tentatives de travail musical avec un ensemble Ă  cordes ».

C’est d’ailleurs sous le mĂŞme label Verve que Sylvain Rifflet a gravĂ© « Refocus » sorti le 15 septembre 2017 comme « Un hommage singulier au « Focus » de Stan Getz ».

« Refocus » sur scène

Sur scène la gĂ©omĂ©trie de l’orchestre est rĂ©duite et le projet « Refocus » est recentrĂ©. En effet, de vingt sur l’album, l’effectif des musiciens sur scène se restreint Ă  sept. Ainsi le saxophone tĂ©nor de Sylvain Rifflet est entourĂ© d’un quatuor Ă  cordes, le quatuor Appasionato, de la contrebasse de Florent Nisse, du vibraphone et de la batterie tenus par Guillaume Lantonnet.

Loin de la prouesse gravĂ©e sur l’album, « Refocus live » ne possède ni la magie, ni la poĂ©sie du disque. NĂ©anmoins on a Ă©coutĂ© une superbe prestation orchestrale concertante oĂą, sur le devant de la scène, le saxophoniste dialogue brillamment avec l’orchestre au fil d’une partition prĂ©cise et ouvragĂ©e.

Impressions de concert

Le concert dĂ©bute avec les deux premiers titres de « Refocus » comme deux clins d’œil aux deux premiers morceaux de « Focus » enregistrĂ© par Stan Getz. En ouverture, sur Rue Breguet le vibraphone commence avec dĂ©licatesse avant l’entrĂ©e du saxophone dont le souffle prĂ©cède le son. Il est rejoint par les cordes du quatuor et de la contrebasse.

Sur Night Run, Guillaume Lantonnet glisse Ă  la batterie et le climat se tend. Le public rĂ©agit avec intĂ©rĂŞt Ă  l’esthĂ©tique peaufinĂ©e de la musique.

Après les trois premiers morceaux l’effet de surprise disparaĂ®t et l’Ă©coute se fait plus attentive. L’oreille a tout loisir de se concentrer sur la sonoritĂ© soignĂ©e du saxophone, ses mĂ©lodies et ses contrechants, ses phrasĂ©s fluides et souples, son expression lyrique et vĂ©loce, son souffle dĂ©licat et puissant et sa parfaite maĂ®trise des aigus, sur-aigus et harmoniques.

Sur le vibraphone, la frappe prĂ©cise, dĂ©liĂ©e et lĂ©gère de Guillaume Lantonnet ouvre Echoplex avec de subtils effets de reverb. Après l’entrĂ©e des cordes, Florent Nisse rĂ©ajuste le micro de son instrument pour le plus grand bonheur du public qui peut enfin capter le travail essentiel de la contrebasse. En effet, tout au long du concert, situĂ© Ă  la charnière entre le quatuor et le trio, le contrebassiste assume avec autoritĂ© et talent son rĂ´le de soutien rythmique et harmonique.

Le concert se poursuit et Sylvain Rifflet introduit des slaps qui contrastent avec ses phrasĂ©s soignĂ©s. Sur Une de perdue, une de perdue, le tempo s’accĂ©lère les archets frappent puis frottent les cordes, le saxophone prend son envol et explore avec lyrisme toutes les possibilitĂ©s techniques de son instrument. C’est ensuite un clin d’oeil tout en souplesse Ă  Henry Threadgill.

Après un bref incident technique d’amplification, les musiciens, comme ceux des orchestres classiques, reprennent Ă  la mesure 85 et le concert se poursuit sans accroc. Le saxophone surfe ensuite avec aisance sur une trame rythmique complexe. Les torrents impĂ©tueux et maĂ®trisĂ©s des cordes se marient avec les riches textures coloristes du vibraphone et le son large et boisĂ© de la contrebasse.

Sylvain Riflet-Refocus le 25 aout 2018 à Jazz Campus en ClunisoisHarlequin on the string conclut le concert et constitue sans doute un des moments les plus réussis du concert. Tel un funambule inspiré, Sylvain Rifflet semble jouer sans filet sur le fil musical, glisse, rebondit, prend ses aises, flotte et retombe toujours sur la corde.

Le public manifeste son enthousiasme et le saxophoniste revient seul pour un rappel. Sylvain Rifflet offre une version singulière du thème The Peacocks de Jimmy Rowles que Stan Getz avait gravĂ© en duo avec le pianiste. AccompagnĂ© d’une shruti box Ă  trois octaves, le leader dĂ©montre sa parfaite maĂ®trise du son mais nul n’avait attendu la fin du set pour en ĂŞtre convaincu.

Avec « Refocus » et Sylvain Rifflet, le dernier concert 2018 de Jazz Campus a offert aux festivaliers un moment musical placé sous le signe de la Beauté. Une écriture et des arrangements léchés, une mise en place précise servie par les qualités techniques indubitables des instrumentistes. On regrette un peu la relative froideur de cette esthétique peu habitée par les émotions.

Jazz Campus en Clunisois 2025 – « Trenet en passant »

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Pour sa troisième soirée, « Jazz Campus en Clunisois » retrouve la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Au programme, « Trenet en passant », un hommage rendu par le pianiste Guillaume de Chassy, la saxophoniste Géraldine Laurent et le chanteur André Minvielle à l’œuvre de Charles Trenet. Un concert énergique et groovy gorgé de swing où coexistent scats virtuoses, spleen bluesy et poésie sautillante. Entre fantaisie et nostalgie, le plaisir est de chaque instant.

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Jazz Campus en Clunisois 2025 – J.U.NE – Joy UnderNEath

Le 16 aoĂ»t 2025, Jazz Campus en Clunisois ouvre Ă  20h30 avec J.U.NE – Joy UnderNEath, une crĂ©ation de CĂ©lia Forestier que Didier Levallet qualifie « d’instrumentiste vocale ». Pour cette première soirĂ©e, le festival investit la scène du Farinier de l’Abbaye et le concert affiche complet. Au programme… allĂ©gresse vocale entre folk et jazz.

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Jazz Campus en Clunisois 2018 – Dadada

Jazz Campus en Clunisois 2018 – Dadada

Une escapade entre apesanteur et vibrations

Le 24 aoĂ»t 2018, le public se presse au Théâtre Les Arts de Cluny pour Ă©couter « Dadada ». Autour du pianiste Roberto Negro sont rĂ©unis le saxophoniste Émile Parisien et le batteur Michele Rabbia. Les paysages musicaux proposĂ©s par ces trois improvisateurs Ă©mĂ©rites dĂ©clenchent l’enthousiasme du public.

Avec un intérêt non dissimulé, Didier Levallet présente « Dadada » comme un espace de « circulation entre les paroles » des musiciens inventifs réunis par le pianiste Roberto Negro, un des acteurs les plus actifs et les plus créatifs de la scène jazz européenne.

Dadada

En octobre 2017, le pianiste Roberto Negro a sorti l’album « Saison 3 » (Label Bleu/L’Autre Distribution) avec le saxophoniste Émile Parisien et le batteur-percussionniste Michele Rabbia. Les spectateurs brĂ»lent d’Ă©couter sur scène la musique de ce trio dont le premier disque a obtenu un franc succès.

DrĂ´le d’Ă©quipage que celui de ce trio… un poète pianiste, un saxophoniste stellaire et un batteur-sculpteur.

Les trois artistes font plus que jouer de la musique. Ils s’amusent et jouent vraiment avec la musique qu’ils Ă©laborent et façonnent avec un plaisir affichĂ©. Leurs facĂ©ties sĂ©rieuses oscillent entre arabesques oniriques, abstractions dansantes et furie aĂ©rienne.

Impressions de concert

Dadada à Jazz Campus en Clunisois, le 24 aout 201Roberto Negro, Émile Parisien et Michele Rabbia naviguent librement dans un univers qui leur appartient en propre, une sorte de cosmo-musique dans laquelle ils invitent le public à les rejoindre..

ConcentrĂ©, le batteur caresse la caisse claire, les sons Ă©lectroniques affleurent, le piano se fait entendre, les percussions s’en mĂŞlent Ă  leur tour vite rejointes par le saxophone. Les interactions s’instaurent entre les trois partenaires… le concert commence.

Entre apesanteur et tumulte, la libre parole des trois musiciens Ă©volue sans obstacle et gĂ©nère des moments musicaux irriguĂ©s de mille nuances. Entre frĂ©missement et frĂ©nĂ©sie la musique se transforme. Elle se fait passion ou colère, devient murmure ou frisson… mĂŞme le silence s’insinue sans crier gare.

Roberto Negro et son projet Dadada Ă  Jazz Campus en Clunisois, le 24 aout 2018Le pianiste a composĂ© l’ensemble des titres du rĂ©pertoire hormis Cantabile de Ligeti qu’il invoque sur son clavier. On Ă©coute Nano, Shampoo, Brimorion et d’autres titres encore dont Roberto Negro dit qu’ils « changent de nom » au fil des semaines mais peu importe le titre pourvu qu’on ait l’ivresse !

Les dynamiques compères font vibrer les ondes sonores. Ils pratiquent une musique physique nimbĂ©e d’une euphorie perceptible qu’ils partagent. En totale interaction, ils Ă©chafaudent un univers semblable Ă  un arc en ciel de sensations. Calme et tonnerre, douceur et exaspĂ©ration, caresse et extase, voluptĂ© et fureur.

Sur scène les trois virtuoses dĂ©veloppent une vĂ©ritable dramaturgie musicale oĂą se tĂ©lescopent drĂ´lerie, sĂ©rieux, interrogation, autoritĂ©, doute et lyrisme. Trois paroles musicales au service d’une musique collective oĂą chacun conserve son identitĂ©.

En fin de concert, le piano installe une ambiance crĂ©pusculaire que le souffle du soprano teinte de bleu avant de bondir et d’exulter poussĂ© dans ses retranchements par l’arsenal Ă©lectronique et la batterie volcanique qui dĂ©lire. Le piano conclut le set qui se termine en douceur dans le bruissement de sacs plastiques froissĂ©s et le souffle chuchotĂ© du saxophone.

Euphorique le public ovationne sans retenue le trio qui revient interprĂ©ter une dernière « chanson d’amour sicilienne » avant de regagner les coulisses. On se quitte avec regrets mais ressourcĂ© par l’énergie de ce grandiose concert qui fera date dans les archives du festival.

Jazz Campus en Clunisois 2025 – « Trenet en passant »

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Jazz Campus en Clunisois 2018 – Concert Pique-nique

Jazz Campus en Clunisois 2018 – Concert Pique-nique

Christophe Monniot - Didier Ithursarry

Le duo d’un Sax’oiseau et d’un Arbr’accordĂ©on

Pour les festivaliers de Jazz Campus, le 24 aoĂ»t 2018 dĂ©bute avec le rituel incontournable du « concert pique-nique » dans le parc du Haras de Cluny. Cette annĂ©e, Christophe Monniot et Didier Ithursarry assurent la nourriture spirituelle du dĂ©jeuner sur l’herbe. Le public tombe sous le charme du duo. Un des meilleurs souvenirs de l’Ă©dition 2018 du festival.

MalgrĂ© un temps incertain, le concert « pique-nique » se tient dans le Parc du haras de Cluny. Avec le duo Christophe Monniot & Didier IthursarryChristophe Monniot et Didier Ithursarry au Concert Pique-nique de Jazz Campus le 24 aout 2018 c’est un « retour aux racines des musiques populaires » que promet Didier Levallet au public rassemblĂ© sous les larges branchages du grand tilleul. Des musiciens au public en passant par les organisateurs, toutes les mines affichent leur sourire en guise de soleil.

Les couvertures et les nappes s’Ă©talent sur la pelouse, les chaises se dĂ©plient, les verres se remplissent, les corps se dĂ©tendent, les oreilles se font attentives, le concert peut advenir… les instruments prennent la parole pour le grand bonheur de tous.

Le duo

Christophe Monniot (saxophones sopranino et alto) et Didier Ithursarry (accordĂ©on) n’en sont pas Ă  leur première collaboration. Leur art en duo relève d’un vĂ©ritable dialogue. Un mĂŞme souffle inspirĂ© traverse les anches des saxophones et habite les lames de l’accordĂ©on.

Tous deux ont enracinĂ© leur pratique dans les musiques populaires des bals musette et sont par ailleurs d’ardents improvisateurs. Brillants techniciens, ils n’en sont pas moins de sensibles crĂ©ateurs. De leur complicitĂ© rĂ©sultent des Ă©changes porteurs tour Ă  tour d’Ă©nergie, de sensibilitĂ©, de prĂ©cision ou de folie.

Impressions musicales

Au fil du concert, les deux instruments se croisent, s’unissent ou cheminent cĂ´te Ă  cĂ´te. Sax’oiseau et arbr’accordĂ©on s’entendent Ă  merveille. Le discours musical du duo respire la libertĂ©, pulse l’Ă©nergie du jazz et s’enracine dans un monde qui allie tradition des arts populaires et prĂ©cision des musiques contemporaines.

Large et chaleureux l’accordĂ©on ouvre des fenĂŞtres de libertĂ© au saxophone alto qui se promène du paroxysme au murmure. Lyrique et virtuose le sopranino Ă©lève son chant qu’accompagne la plainte grave et sensible de l’accordĂ©on. Le saxophone pose des points d’interrogation auquel rĂ©pondent les soupirs de l’accordĂ©on.

Le concert

Après le joyeux et enlevĂ© Biguine pour Sushi le duo sopranino-accordĂ©on se fait plus poĂ©tique avec un morceau inspirĂ© par un air de l’OpĂ©ra de Bizet, Les PĂŞcheurs de Perles. C’est ensuite au tour de l’alto d’intervenir aux cĂ´tĂ©s du piano Ă  bretelles sur le superbe Passion que l’accordĂ©oniste Tony Murena a dĂ©diĂ© Ă  sa femme.Christophe Monniot au Concert Pique-nique de Jazz Campus le 24 aout 2018

Avec son humour habituel Christophe Monniot confie avoir fait le choix de l’amour et prĂ©fĂ©rĂ© jouer Passion plutĂ´t que le non moins cĂ©lèbre thème IndiffĂ©rence que le mĂŞme Tony la Murène a aussi dĂ©dicacĂ© Ă  sa compagne ! A l’occasion le saxophoniste prĂ©cise que que le duo a gravĂ© un album intitulĂ© « Hymnes Ă  l’amour » Ă  sortir prochainement.

Le duo Ă©voque ensuite l’univers des Forçats, ceux qui sont en dĂ©tention… mais pas seulement (dixit Christophe Monniot). L’atmosphère change et regarde ensuite vers les Balkans avec un morceau prĂ©sentĂ© comme un Song for my mother. L’accordĂ©on se fait ambianceur durant l’improvisation poignante du saxophone alto.Partitions de Christophe Monniot au Concert Pique-nique de Jazz Campus le 24 aout 2018

Un troisième souffle s’invite au concert… celui du vent qui taquine micros et les partitions. Quelques pinces Ă  linge et d’habiles rĂ©glages des techniciens, et le tour est jouĂ©. Rien ne perturbe le concert qui se poursuit de belle manière.

L’ambiance Ă©volue de nouveau lorsque le duo empoigne España Cañi, un morceau phare du rĂ©pertoire des bals musette que Christophe Monniot et Didier Ithursarry ont pratiquĂ©. Sur ce thème-roi du paso doble, l’interprĂ©tation des deux complices s’Ă©loigne des versions habituelles sans pour autant se couper de sa dimension traditionnelle. Ils y rajoutent un soupçon d’amour supplĂ©mentaire via des langueurs nostalgiques saisissantes.

Didier Ithursarry au Concert Pique-nique de Jazz Campus le 24 aout 2018Le dernier morceau du set porte le nom de celle qui l’inspire, Soso (chère au cĹ“ur du saxophoniste). PortĂ© par l’accordĂ©on dont le son large Ă©voque la profondeur de l’attachement, le saxophone Ă©lève avec dĂ©licatesse une ode amoureuse zĂ©brĂ©e de fulgurances Ă©perdues auxquelles succèdent de tendres motifs apaisĂ©s. Une dĂ©claration d’amour vigoureuse et apaisĂ©e qui sied au cadre champĂŞtre du concert.

Mis en appĂ©tit, le public en redemande et le duo interprète un dernier morceau dĂ©diĂ© cette fois au père du saxophoniste. On peut alors goĂ»ter une dernière fois Ă  la vĂ©locitĂ© allègre du sopranino et Ă  la chaleureuse vibration des lames de l’accordĂ©on.

On aurait bien repris un supplément musical après ce pique- nique savoureux qui laisse à la bouche un sacré goût de revenez-y.

BientĂ´t… « Hymnes Ă  l’amour »

On quitte malgrĂ© tout le concert rassurĂ© Ă  l’idĂ©e de pouvoir bientĂ´t goĂ»ter de nouveau Ă  la musique de Christophe Monniot et Didier Ithursarry lors de sortie de l’album « Hymnes Ă  l’amour » (ONJ/L’Autre Distribution) annoncĂ© pour le 16 novembre 2018.

Plusieurs rendez-vous se profilent.pour retrouver la musique de Christophe Monniot et Didier Ithursarry, A l’automne dans une prochaine chronique Chorus des « Latins de Jazz ». Sur scène, le 30 novembre 2018 au Petit Duc d’Aix-en-Provence et le 07 dĂ©cembre 2018 Ă  La Dynamo de Banlieue Bleue de Pantin.

Jazz Campus en Clunisois 2025 – « Trenet en passant »

Jazz Campus en Clunisois 2025 – « Trenet en passant »

Pour sa troisième soirée, « Jazz Campus en Clunisois » retrouve la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Au programme, « Trenet en passant », un hommage rendu par le pianiste Guillaume de Chassy, la saxophoniste Géraldine Laurent et le chanteur André Minvielle à l’œuvre de Charles Trenet. Un concert énergique et groovy gorgé de swing où coexistent scats virtuoses, spleen bluesy et poésie sautillante. Entre fantaisie et nostalgie, le plaisir est de chaque instant.

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Jazz Campus en Clunisois 2025 – « Trenet en passant »

Jazz Campus en Clunisois 2025 – Les Enfants d’Icare

Pour sa deuxième soirée, le Festival Jazz Campus en Clunisois 2025 investit de nouveau la scène du Farinier de l’Abbaye de Cluny. Au programme du 17 août, Les Enfants d’Icare, un quatuor à cordes qui se pique de jazz certes mais aussi de rock et de folk. Un concert acoustique audacieux et magique

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Jazz Campus en Clunisois 2025 – « Trenet en passant »

Jazz Campus en Clunisois 2025 – J.U.NE – Joy UnderNEath

Le 16 aoĂ»t 2025, Jazz Campus en Clunisois ouvre Ă  20h30 avec J.U.NE – Joy UnderNEath, une crĂ©ation de CĂ©lia Forestier que Didier Levallet qualifie « d’instrumentiste vocale ». Pour cette première soirĂ©e, le festival investit la scène du Farinier de l’Abbaye et le concert affiche complet. Au programme… allĂ©gresse vocale entre folk et jazz.

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Jazz Campus en Clunisois 2018 – 23 aoĂ»t 2018

Jazz Campus en Clunisois 2018 – 23 aoĂ»t 2018

Entre Ă©criture et improvisation … tout un programme

Le 23 aoĂ»t 2018, Jazz Campus en Clunisois propose un menu musical Ă©toffĂ©. En ouverture le duo de Jean-Marc LarchĂ©/Yves Rousseau au Farinier des Moines puis un double plateau au Théâtre Les Arts avec le duo Benjamin Moussay/Claudia Solal suivi du trio « Un Poco Loco ». Le triomphe de l’improvisation.

Depuis 41 ans, Didier Levallet soutient et valorise avec opiniâtreté les musiques improvisées et les valeurs qui lui sont associées, liberté, créativité, remise en question et renouvellement des formes et des idées musicales.

Cet art de l’improvisation permet aux musiciens de concevoir une sorte d’Ă©criture spontanĂ©e qui s’opère en temps rĂ©el. Ces moments musicaux improvisĂ©s s’appuient quelquefois sur les Ĺ“uvres prĂ©existantes de grands auteurs baroques, classiques ou contemporains Ă  moins qu’elles ne s’inscrivent dans le corps des compositions originales Ă©crites par les musiciens eux-mĂŞmes. Il advient aussi que les artistes s’expriment dans des espaces de libre improvisation.

Au Farinier des Moines

« Continuum » - Jean-Marc Larché et Yves Rousseau

Le 23 aoĂ»t 2018 Ă  19h, le saxophoniste Jean-Marc LarchĂ© et le contrebassiste Yves Rousseau prĂ©sentent leur programme « Continum » dans le Farinier des Moines de l’Abbaye de Cluny. Ce lieu se prĂŞte tout Ă  fait Ă  Ă  la musique de ce duo, tant par la qualitĂ© de son acoustique que par la sĂ©rĂ©nitĂ© que dĂ©gage cet espace propice au recueillement et Ă  l’Ă©coute.  Jean-Marc Larcher et Yves Rousseau, le 23 aout 2018 Ă  Jazz Campus en Clunisois

Au rĂ©pertoire du programme de « Continuum », alternent les compositions de ces deux artistes qui collaborent depuis plus de vingt ans. Adeptes tout autant de l’Ă©criture que de l’improvisation, Jean-Marc LarchĂ© et Yves Rousseau sont des (ra)conteurs. InspirĂ©s par des Ĺ“uvres baroques ou contemporaines. Les deux complices proposent une musique sereine oĂą les fulgurances cĂ´toient les murmures.

Sous le berceau de châtaignier, tel un oiseau éperdu, le saxophone chanteur lance son libre-chant soutenu par la force chaleureuse de la contrebasse. Le public recueilli et attentif a apprécié les confidences que les deux musiciens ont délivré en grande connivence.

Au Théâtre les Arts

« Butter in my Brain » –  Benjamin Mousay et Claudia Solal

Benjamin Moussay, le 23 aout 2018 à Jazz Campus en Clunisois Claudia Solal, le 23 aout 2018 à Jazz Campus en ClunisoisEn ouverture de la première partie de la soirée du 23 août 2018,, Didier Levallet évoque les chansons « offshore » que proposent le pianiste Benjamin Moussay et la chanteuse Claudia Solal. A posteriori, le concert a tout à fait répondu à cette promesse.

Les deux artistes devisent sans filet. Les échanges entre le piano, les claviers et la voix sont explosifs et réservent de belles surprises. Loin des traditionnels duos piano-voix, Claudia Solal et Benjamin Moussay se promènent tels des funambules entre poèmes improvisés, improvisations libres et compositions.

Le pianiste plante les dĂ©cors, la chanteuse dessine les costumes et ensemble ils scĂ©narisent leur rĂ©pertoire « Continuum ». Le duo enchaĂ®ne les titres avec une rĂ©elle théâtralitĂ© et prĂ©sente l’univers singulier de leurs confidences oĂą l’improvisation règne en maĂ®tre.Benjamin Moussay et Claudia Solal, le 23 aout 2018 Ă  Jazz Campus en Clunisois

The grass is greener, Nightcap for Sparrows, Butter in my Brain, The house that Jack Built, Smokehouse on the Ocean dédié à Martial Solal, Trees Are Green, I Confess se succèdent et comblent le public qui soutient chaleureusement les performances du duo.

On aurait volontiers repris une tartine de Butter in my Brain.!

« Feelin’ pretty » - Un Poco Loco

En seconde partie de la soirĂ©e du 23 aoĂ»t 2018 Didier Levallet a programmĂ© le trio « Un Poco Loco » qui porte le nom d’une composition de Bud Powel et incarne pour lui « la vitalitĂ© de la musique improvisĂ©e ».

Atypique dans son instrumentation, le groupe rĂ©unit le tromboniste Fidel Fourneyron, le saxophoniste et clarinettiste Geoffroy Gesser et le contrebassiste SĂ©bastien Beliah. Le dernier projet des trois artistes, « Feelin’ Pretty », consiste en une relecture inventive de « West  Side Story » de Leonard Bernstein. InspirĂ©s du chef d’œuvre du compositeur amĂ©ricain, les jeunes artistes ont pris leurs distances vis Ă  vis de ce monument musical qu’ils ont dĂ©cortiquĂ© et dont ils proposent une version impertinente et drĂ´le.

Au fil du concert, les thèmes de Bernstein se rĂ©vèlent aux dĂ©tours des morceaux travestis, dĂ©coupĂ©s puis rĂ©-assemblĂ©s avec insolence et humour. S’y ajoutent trois compositions originales « inspirĂ©es de loin… », dixit Fidel Fourneyron.

ExplorĂ©e tour Ă  tour par les trois musiciens, la dimension rythmique prĂ©domine dans l’expression du trio mais la musique explore largement les champs harmonique et mĂ©lodique. Les timbres des instruments se complètent,  les improvisations s’imbriquent, les lignes mĂ©lodiques se croisent dans de denses climats harmoniques. Un vĂ©ritable travail d’orfèvrerie.

"Un Poco Loco", le 23 aout 2018 à Jazz Campus en ClunisoisLa folie affleure à chaque instant pourtant la mise en place demeure précise. En effet chaque membre du trio maîtrise techniquement son instrument ce qui permet à chacun de jouer avec aisance et de laisser libre-court à sa créativité et à son imagination pour improviser et échanger en totale interaction.

PortĂ© par l’accueil enthousiaste du public, le trio revient jouer AmĂ©rica dont il propose une version lumineuse et contrastĂ©e. Avec gĂ©nĂ©rositĂ© « Un Poco Loco » rĂ©pond une seconde fois aux rappels du public et interprètent une superbe et surprenante mouture minimaliste du thème de Dizzy Gillespie, Tin Tin Deo.

Tels trois solistes Ă©chappĂ©s d’un big band, Fidel Fourneyron, Geoffroy Gesser et SĂ©bastien Beliah rĂ©alisent la performance absolue de restituer Ă  trois une dimension orchestrale porteuse d’un dynamisme explosif et d’une riche texture harmonique. Les festivaliers ne s’y sont pas trompĂ©s et ont rĂ©servĂ© une vĂ©ritable ovation au vigoureux et savoureux travail de ce trio un peu fou.

Jazz Campus en Clunisois 2025 – « Trenet en passant »

Jazz Campus en Clunisois 2025 – « Trenet en passant »

Pour sa troisième soirée, « Jazz Campus en Clunisois » retrouve la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Au programme, « Trenet en passant », un hommage rendu par le pianiste Guillaume de Chassy, la saxophoniste Géraldine Laurent et le chanteur André Minvielle à l’œuvre de Charles Trenet. Un concert énergique et groovy gorgé de swing où coexistent scats virtuoses, spleen bluesy et poésie sautillante. Entre fantaisie et nostalgie, le plaisir est de chaque instant.

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Jazz Campus en Clunisois 2025 – Les Enfants d’Icare

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Jazz Campus en Clunisois 2025 – J.U.NE – Joy UnderNEath

Le 16 aoĂ»t 2025, Jazz Campus en Clunisois ouvre Ă  20h30 avec J.U.NE – Joy UnderNEath, une crĂ©ation de CĂ©lia Forestier que Didier Levallet qualifie « d’instrumentiste vocale ». Pour cette première soirĂ©e, le festival investit la scène du Farinier de l’Abbaye et le concert affiche complet. Au programme… allĂ©gresse vocale entre folk et jazz.

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