Avec l’arrivée de Nikolaj Szeps-Znaider, nouveau directeur musical de l’Orchestre national de Lyon, la saison 2020/2021 à l’Auditorium de Lyon-Orchestre National de Lyon s’annonce riche en promesses. Outre la venue de grands interprètes, d’éminents chefs d’orchestre et d’ensembles internationaux et français exceptionnels, l’Auditorium accueille d’immenses stars du jazz et des musiques du monde. Intenses moments en perspective avec un Hommage à Michel Petrucciani, Fatoumata Diawara, Chucho Valdés, un Hommage à Astor Piazzolla. De quoi réjouir le public !
Charles Lloyd New Quartet présente « Passin’ Thru »
Entre contemplation et joie
« Passin’ Thru », le nouvel album de Charles Lloyd, présente le saxophoniste à la tête de son New Quartet. Enregistrées en public, les compositions permettent d’apprécier les différents styles de cette légende vivante du saxophone.
Sorti le 14 juillet 2017, « Passin’ Thru » (Blue Note/Universal) a été enregistré par
Charles Lloyd New Quartet lors de deux concerts de la tournée entreprise par le groupe en 2016. Né en 2007, le New Quartet réunit autour de Charles Lloyd, le pianiste Jason Moran, le bassiste Reuben Rogers et le batteur Eric Harland. Leur précédent album, « Mirror » (ECM/Universal) remonte à 2010.
L’été 2016 a été pour le Charles Lloyd New Quartet l’occasion de reprendre une grande tournée dont le premier morceau joué, Dream Weaver, a été enregistré lors du Montreux Jazz Festival le 30 juin 2016. Les six autres pièces ont été gravées lors du concert donné le 29 juillet 2016 au Lensic à Santa Fé (Nouveau Mexique). Tous les titres sont des compositions de Charles Lloyd. L’album est dédié à la mémoire de Judith McBean, amie chère et sœur spirituelle de Charles Lloyd disparue à l’automne 2014.
« Passin’ Thru ». Une musique tour à tour contemplative et enjouée. Toutes les facettes de l’art de Charles Lloyd concentrées en sept titres revisités par le chaleureux Charles Lloyd New Quartet.

Charles Lloyd New Quartet. Crédit photo D. Darr
Déjà au début de sa carrière de leader, Charles Lloyd s’est retrouvé à la tête d’un quartet avec Keith Jarret (piano), Cecil McBee (contrebasse) et Jack DeJohnette (batterie). Il est par la suite revenu plusieurs fois à la formule du quartet mais le saxophoniste considère ce New Quartet actuel comme « une formation réellement magique. … Nos cœurs s’ouvrent et s’élargissent, les notes que l’on joue s’ouvrent et s’élargissent. Le message est simple : va toujours plus loin dans l’amour. »
Depuis les années 70, lors de sa retraite loin du monde du jazz, la dimension spirituelle constitue un élément majeur de la vie de Charles Lloyd. Elle imprègne son art et contribue à faire de chacun de ses concerts une expérience unique. Le musicien explore les forces de l’esprit, ce qui lui vaut d’être reconnu comme un grand mystique du jazz. Sa musique véhicule donc des ondes chargées d’intenses émotions que l’artiste fait circuler en direction des auditeurs.
Enregistrée live, la musique de l’album « Passin’ Thru » restitue le son, les formes, l’énergie et l’émotion des concerts de Charles Lloyd qui laissent toujours l’auditeur saisi et fasciné. Cet ancrage dans l’instantané de la création transmet l’esprit même de la musique de ce saxophoniste-flutiste et compositeur dont la carrière s’inscrit dans l’histoire du jazz.
Les sept compositions de l’album balaient la carrière de Charles Lloyd. Le titre d’ouverture, Dream Weaver a été enregistré la toute première fois en 1966 sur le disque éponyme. Cette introduction est porteuse d’une forte intensité lyrique qui s’achemine vers une conclusion quasi extatique. Part 5, Rumination fait partie de la « Wild Man Dance Suite » enregistrée en 2015 sur l’album Blue Note éponyme.

Charles Lloyd (live) - Crédit Photo D. Darr
C’est avec lyrisme que le groupe revisite How Can I tell You enregistré en 1964 sur Discovery! (Columbia Records), le premier album du saxophoniste. Nu Blues interpelle quant à lui par sa complexité et son hésitation esthétique entre le be-bop et le blues de Memphis. Ce morceau témoigne de la pluralité des influences qui ont alimenté l’inspiration et le style du saxophoniste tout au long de sa longue carrière.
On est touché par la version de Tagore, célébration du grand poète et philosophe indien. A la flûte alto, Charles Lloyd embarque la musique dans un joyeux voyage bluesy, Tagore on The Delta. L’on devine Jason Moran penché dans le piano dont il fait sonner les cordes avec ardeur. Reuben Rogers n’épargne pas celles de la contrebasse et Eric Harland à batterie en rajoute avec un tempo binaire tonique. La musique exulte et l’on est tenté de faire tourner le titre à l’infini pour en savourer toute l’essence. Sobre et nostalgique, Shiva Dream conclut l’album comme « une prière et une méditation » pour Judith McBean.
Enregistré pour la première fois en 1963 par Charles Lloyd alors encore membre du « Chico Hamilton Quintet », Passin’ Thru, thème qui donne son titre à l’album, donne à entendre une musique pleine de swing et de vie…
Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon
L’Orchestre National de Jazz sort deux albums
Directeur artistique de l’Orchestre National de Jazz depuis janvier 2019, le compositeur et guitariste Frédéric Maurin démarre la saison 2020-2021 avec une double sortie d’albums attendue le 21 août 2020. « Dancing In Your Head(s) » & « Rituels. Deux répertoires, deux esthétiques, une version live et une autre studio. Immersion dans la galaxie d’Ornette Coleman pour le premier. Promenade chimérique dans un monde acoustique et poétique. Deux projets ambitieux fort réussis.
Jazz Campus est là … avec 3 concerts !
Nouvelle réjouissante pour les amateurs de jazz live… Jazz Campus en Clunisois programme 3 concerts sur le territoire de la Bourgogne Sud ! En effet, même si, en raison de la crise sanitaire, Didier Levallet et toute l’équipe du festival ont dû renoncer à leur semaine annuelle de programmation musicale et aux stages, ils ne se sont pas résignés. Au final, Jazz Campus est là avec trois concerts proposés au public les 20 et 21 août 2020. Sylvain Rifflet solo, Novo Quartet et Rose Radio. Belle perspective que le plaisir de renouer avec des émotions musicales vivantes !
L’album de 1996 « Introducing Ruben Gonzalez », a été enregistré live en studio, en deux jours. L’album est sorti en 1997 sous le label World Circuit, en même temps que l’album « Buena Vista Social Club ». C’est en effet le producteur/guitariste Ry Cooder qui, après avoir entendu González sur ces sessions, l’invita à apparaître sur les enregistrements du « Buena Vista Social Club » la même année.
a permis au pianiste de reprendre une carrière qui a continué ensuite jusqu’à son décès en 2003, après qu’il ait tourné dans le monde entier et se soit révélé être l’une des légendes intemporelles de la musique cubaine.
« Unbreakable » (ACT/PIAS) sort après 25 années d’existence du Funk Unit de l’homme au trombone rouge, le suédois Nils Landgren. A travers le titre de l’opus, le sextet du tromboniste annonce la couleur, celle de sa longévité. En effet, sur cet album, les six musiciens se disent inséparables face au temps et aux évènements. Sur les 10 plages de leur nouveau disque ils se montrent déterminés à jouer encore et encore leur musique. Un funk singulier aux couleurs européennes.
rythmique assurée par le contrebassiste Damian Nueva et les percussionnistes Adriano Tenerio et Ze Luis Nascimento
Le carioca
Sur ce premier album « Sólo » (Label Ouest/L’Autre Distribution), le guitariste propose un voyage au cœur des musiques qu’il aime et qui ont jalonné sa vie. De rencontre musicale en rencontre humaine, de la Bretagne à l’Afrique en passant par l’Espagne et les pays de l’Est, Samuelito trace sa voie et fait entendre sa voix généreuse venue du plus profond de son être.