Charles Lloyd New Quartet présente « Passin’ Thru »

Charles Lloyd New Quartet présente « Passin’ Thru »

Entre contemplation et joie

« Passin’ Thru », le nouvel album de Charles Lloyd, présente le saxophoniste à la tête de son New Quartet. Enregistrées en public, les compositions permettent d’apprécier les différents styles de cette légende vivante du saxophone.

Sorti le 14 juillet 2017, « Passin’ Thru » (Blue Note/Universal) a été enregistré par Charles Lloyd New Quartet lors de deux concerts de la tournée entreprise par le groupe en 2016. Né en 2007, le New Quartet réunit autour de Charles Lloyd, le pianiste Jason Moran, le bassiste Reuben Rogers et le batteur Eric Harland. Leur précédent album, « Mirror » (ECM/Universal) remonte à 2010.

L’été 2016 a été pour le Charles Lloyd New Quartet l’occasion de reprendre une grande tournée dont le premier morceau joué, Dream Weaver, a été enregistré lors du Montreux Jazz Festival le 30 juin 2016. Les six autres pièces ont été gravées lors du concert donné le 29 juillet 2016 au Lensic à Santa Fé (Nouveau Mexique). Tous les titres sont des compositions de Charles Lloyd. L’album est dédié à la mémoire de Judith McBean, amie chère et sœur spirituelle de Charles Lloyd disparue à l’automne 2014.

« Passin’ Thru ». Une musique tour à tour contemplative et enjouée. Toutes les facettes de l’art de Charles Lloyd concentrées en sept titres revisités par le chaleureux Charles Lloyd New Quartet.

Charles Lloyd New Quartet. Crédit photo D. Darr

Déjà au début de sa carrière de leader, Charles Lloyd s’est retrouvé à la tête d’un quartet avec Keith Jarret (piano), Cecil McBee (contrebasse) et Jack DeJohnette (batterie). Il est par la suite revenu plusieurs fois à la formule du quartet mais le saxophoniste considère ce New Quartet actuel comme « une formation réellement magique. … Nos cœurs s’ouvrent et s’élargissent, les notes que l’on joue s’ouvrent et s’élargissent. Le message est simple : va toujours plus loin dans l’amour. »

Depuis les années 70, lors de sa retraite loin du monde du jazz, la dimension spirituelle constitue un élément majeur de la vie de Charles Lloyd. Elle imprègne son art et contribue à faire de chacun de ses concerts une expérience unique. Le musicien explore les forces de l’esprit, ce qui lui vaut d’être reconnu comme un grand mystique du jazz. Sa musique véhicule donc des ondes chargées d’intenses émotions que l’artiste fait circuler en direction des auditeurs.

Enregistrée live, la musique de l’album « Passin’ Thru » restitue le son, les formes, l’énergie et l’émotion des concerts de Charles Lloyd qui laissent toujours l’auditeur saisi et fasciné. Cet ancrage dans l’instantané de la création transmet l’esprit même de la musique de ce saxophoniste-flutiste et compositeur dont la carrière s’inscrit dans l’histoire du jazz.

Les sept compositions de l’album balaient la carrière de Charles Lloyd. Le titre d’ouverture, Dream Weaver a été enregistré la toute première fois en 1966 sur le disque éponyme. Cette introduction est porteuse d’une forte intensité lyrique qui s’achemine vers une conclusion quasi extatique. Part 5, Rumination fait partie de la « Wild Man Dance Suite » enregistrée en 2015 sur l’album Blue Note éponyme.

Charles Lloyd (live) - Crédit Photo D. Darr

C’est avec lyrisme que le groupe revisite How Can I tell You enregistré en 1964 sur Discovery! (Columbia Records), le premier album du saxophoniste. Nu Blues interpelle quant à lui par sa complexité et son hésitation esthétique entre le be-bop et le blues de Memphis. Ce morceau témoigne de la pluralité des influences qui ont alimenté l’inspiration et le style du saxophoniste tout au long de sa longue carrière.

On est touché par la version de Tagore, célébration du grand poète et philosophe indien. A la flûte alto, Charles Lloyd embarque la musique dans un joyeux voyage bluesy, Tagore on The Delta. L’on devine Jason Moran penché dans le piano dont il fait sonner les cordes avec ardeur. Reuben Rogers n’épargne pas celles de la contrebasse et Eric Harland à batterie en rajoute avec un tempo binaire tonique. La musique exulte et l’on est tenté de faire tourner le titre à l’infini pour en savourer toute l’essence. Sobre et nostalgique, Shiva Dream conclut l’album comme « une prière et une méditation » pour Judith McBean.

Enregistré pour la première fois en 1963 par Charles Lloyd alors encore membre du « Chico Hamilton Quintet », Passin’ Thru, thème qui donne son titre à l’album, donne à entendre une musique pleine de swing et de vie…

Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon

Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon

Avec l’arrivée de Nikolaj Szeps-Znaider, nouveau directeur musical de l’Orchestre national de Lyon, la saison 2020/2021 à l’Auditorium de Lyon-Orchestre National de Lyon s’annonce riche en promesses. Outre la venue de grands interprètes, d’éminents chefs d’orchestre et d’ensembles internationaux et français exceptionnels, l’Auditorium accueille d’immenses stars du jazz et des musiques du monde. Intenses moments en perspective avec un Hommage à Michel Petrucciani, Fatoumata Diawara, Chucho Valdés, un Hommage à Astor Piazzolla. De quoi réjouir le public !

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L’Orchestre National de Jazz sort deux albums

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Directeur artistique de l’Orchestre National de Jazz depuis janvier 2019, le compositeur et guitariste Frédéric Maurin démarre la saison 2020-2021 avec une double sortie d’albums attendue le 21 août 2020. « Dancing In Your Head(s) » & « Rituels. Deux répertoires, deux esthétiques, une version live et une autre studio. Immersion dans la galaxie d’Ornette Coleman pour le premier. Promenade chimérique dans un monde acoustique et poétique. Deux projets ambitieux fort réussis.

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Jazz Campus est là … avec 3 concerts !

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Nouvelle réjouissante pour les amateurs de jazz live… Jazz Campus en Clunisois programme 3 concerts sur le territoire de la Bourgogne Sud ! En effet, même si, en raison de la crise sanitaire, Didier Levallet et toute l’équipe du festival ont dû renoncer à leur semaine annuelle de programmation musicale et aux stages, ils ne se sont pas résignés. Au final, Jazz Campus est là avec trois concerts proposés au public les 20 et 21 août 2020. Sylvain Rifflet solo, Novo Quartet et Rose Radio. Belle perspective que le plaisir de renouer avec des émotions musicales vivantes !

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Réédition de l’album « Introducing Ruben Gonzalez »

Réédition de l’album « Introducing Ruben Gonzalez »

Célébration au piano cubain intemporel

Le pianiste cubain, Rubén González a enregistré son premier album solo à la Havane en 1996 à l’âge de 77 ans. En 1997, l’opus est publié sous le label World Circuit. Vingt ans après, « Introducing Rubén González » est réédité par le label pour le plus grand bonheur des amateurs de musique cubaine.

L’album de 1996 « Introducing Ruben Gonzalez », a été enregistré live en studio, en deux jours. L’album est sorti en 1997 sous le label World Circuit, en même temps que l’album « Buena Vista Social Club ». C’est en effet le producteur/guitariste Ry Cooder qui, après avoir entendu González sur ces sessions, l’invita à apparaître sur les enregistrements du « Buena Vista Social Club » la même année.

Entièrement remasterisé par Alex Wharton dans le célèbre studio Abbey Road à partir des bandes originales l’album « Introducing Ruben Gonzalez » (World Circuit/PIAS) est réédité le 16 juin 2017 en CD-Livre et en vinyle 180g. Deux morceaux peuvent être écoutés pour la première fois en version longue, et on y trouve aussi Descarga Ruben Y Cachaito, un morceau inédit de Rubén González avec Cachaito Lopez.

Au moment de l’enregistrement d’origine le pianiste n’avait pas joué depuis plus de dix ans et ne possédait pas de piano. Son implication et son plaisir de jouer transparaissent à travers ces enregistrements porteurs d’une forte intensité émotionnelle. Le succès des deux albums a permis au pianiste de reprendre une carrière qui a continué ensuite jusqu’à son décès en 2003, après qu’il ait tourné dans le monde entier et se soit révélé être l’une des légendes intemporelles de la musique cubaine.

Bien que Rubén González ait continué à enregistrer plusieurs disques après cet album et avant son décès en 2003, c’est sans nul doute « Introducing Ruben Gonzalez » gravé dans les studios Egrem en 1996 qui a consacré le pianiste. En effet Rubén González a été un pianiste pionnier et figure à ce titre aujourd’hui dans l’histoire de la musique cubaine parmi les instrumentistes les plus influents du style. Il a développé une technique lyrique percussive qui a influencé la génération suivante de pianistes cubains, comme Eddie Palmieri et de nombreuses autres pianistes de salsa et de latin jazz.

« Introducing Ruben Gonzalez ». Un album aux orchestrations riches et soignées où alternent ambiances exubérantes et doux espaces d’intimité pianistique. Syncopes et mélodies servent des interprétations techniques d’une fluidité sans pareille.

Sur l’album, le grand pianiste Rubén González est entouré de Cachaito Lopez (basse), Amadito Valdés (timbales,) Roberto Garcia (bongos, guiro, cowbell), Carlito Gonzalez (congas), Manuel « El Guajiro » Mirabal (trompette), Alberto « Virgilio » Valdés (maracas), Carlos Puisseaux (guiro), Juan de Marcos González (voix), Manuel « Puntillita » Licea (voix), Antonio « Maceo » Rodriguez (voix) et Richard Egues (flute sur Tres Lindas Cubanas).

L’album débute avec un cha cha cha, La Engañadora, titre emblématique de celui qui a créé le chachacha Enrique Jorrin avec qui Rubén González a joué. Le trompettiste Manuel Mirabal ouvre la plage pour laisser la parole au  pianiste. Sur Cumbanchero, soutenu par le rythme des claves, Rubén González déploie toute sa dextérité et se joue du tempo.

Sur Tres Lindas Cubanas, Rubén González met son talent avec élégance au service de la musique classique cubaine. On note aussi combien le pianiste excelle en finesse sur les thèmes plus sophistiqués que sont les boléros Melodia Del Rio, Siboney et Como Siento Yo.

On se laisser transporter avec bonheur par le rythme enivrant de la guaracha Mandinga qui se réfère aux origines de la musique cubaine dont le pianiste s’est abreuvé. Place ensuite à la salsa cubaine avec Tumbao, une jam où le pianiste improvise sur la ligne de basse de Cachaito Lopez soutenu par les timbales d’Amadito Valdés.

Avec le dernier titre inédit, Descarga Ruben Y Cachaito, on se retrempe dans cette même ambiance endiablée de la descarga cubaine.

On se réjouit de cette réédition anniversaire de l’album « Introducing Ruben Gonzalez » (World Circuit/PIAS) qui consacre l’héritage de ce géant de la musique cubaine qu’est le pianiste Rubén González.

Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon

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Avec l’arrivée de Nikolaj Szeps-Znaider, nouveau directeur musical de l’Orchestre national de Lyon, la saison 2020/2021 à l’Auditorium de Lyon-Orchestre National de Lyon s’annonce riche en promesses. Outre la venue de grands interprètes, d’éminents chefs d’orchestre et d’ensembles internationaux et français exceptionnels, l’Auditorium accueille d’immenses stars du jazz et des musiques du monde. Intenses moments en perspective avec un Hommage à Michel Petrucciani, Fatoumata Diawara, Chucho Valdés, un Hommage à Astor Piazzolla. De quoi réjouir le public !

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L’Orchestre National de Jazz sort deux albums

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Directeur artistique de l’Orchestre National de Jazz depuis janvier 2019, le compositeur et guitariste Frédéric Maurin démarre la saison 2020-2021 avec une double sortie d’albums attendue le 21 août 2020. « Dancing In Your Head(s) » & « Rituels. Deux répertoires, deux esthétiques, une version live et une autre studio. Immersion dans la galaxie d’Ornette Coleman pour le premier. Promenade chimérique dans un monde acoustique et poétique. Deux projets ambitieux fort réussis.

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Jazz Campus est là … avec 3 concerts !

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Clin d’œil à Nils Landgren Funk Unit et « Unbreakable »

Clin d’œil à Nils Landgren Funk Unit et « Unbreakable »

Du funk européen efficace et confortable

« Unbreakable » marque le retour du Nils Landgren Funk Unit. Annoncé pour le 30 juin 2017, cet album ajoute un dixième chapitre à l’histoire du célèbre sextet scandinave. Du funk européen bien (… voire trop bien) léché.

« Unbreakable » (ACT/PIAS) sort après 25 années d’existence du Funk Unit de l’homme au trombone rouge, le suédois Nils Landgren. A travers le titre de l’opus, le sextet du tromboniste annonce la couleur, celle de sa longévité. En effet, sur cet album, les six musiciens se disent inséparables face au temps et aux évènements. Sur les 10 plages de leur nouveau disque ils se montrent déterminés à jouer encore et encore leur musique. Un funk singulier aux couleurs européennes.

Aux côtés de Nils Landgren, on retrouve le bassiste Magnum Coltrane Price, le guitariste Andy Pfeiler, le saxophoniste Jonas Wall, le claviériste Petter Bergander et le batteur Robert Ikiz.

Sur l’album, trois pointures viennent épauler le Nils Landgren Funk Unit. Sur cinq titres, Ray Parker Jr., le guitariste de Détroit qui a écrit entre autres hits le célèbre « Ghostbusters » en 1984. Sur une plage le trompettiste Randy Brecker dont on se souvient qu’il a commencé sa carrière en tant que membre de « Blood Sweat and Tears » avant de rejoindre les « Jazz Messengers » d’Art Blakey, de jouer avec son frère Michael sans oublier son passage au sein de « Steps Ahead ». Sur un morceau, le trompettiste Tim Hagans qui a d’abord tourné avec Stan Kenton et Woody Herman et a notamment enregistré avec Steps Ahead, Maria Schneider, et Joe Lovano.

Unbreakable, composé par Nils Landgren, ouvre l’album avec réussite. Une intro de guitare de la légende du funk de Detroit, Un riff funky qui annonce la suite. On apprécie aussi Just A Kiss Away, une composition du regretté pianiste Allen Toussaint et le savoureux Rockin After Midnight de Marvin Gaye sur lequel Ray Parker Jr. chante aussi et où Randy Brecker intervient en solo.

C’est aussi avec Ray Parker Jr. que le Funk Unit reprend Stars In Your Eyes, et re-jouent à leur manière la même vieille histoire » gravée en 1980 par Herbie Hancock sur l’album Monster. On préfère cette version plus soul et plus souple que celle de naguère souvent samplée mais nettement plus pop-rock.

« Unbreakable » résonne du groove dynamique du Nils Landgren Funk Unit, ce singulier orchestre de funk scandinave. Des arrangements de cuivres très précis issus d’un soul jazz européen, des riffs de guitares et des arrangements qui regardent quelquefois du côté de « Kool and the Gang ». Une section rythmique unie qui assure le groove sans faillir. Certes rien d’échevelé, ni de torride mais une musique dont les accents populaires devraient ravir les amateurs d’un funk-soul efficace et confortable.

Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon

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Avec l’arrivée de Nikolaj Szeps-Znaider, nouveau directeur musical de l’Orchestre national de Lyon, la saison 2020/2021 à l’Auditorium de Lyon-Orchestre National de Lyon s’annonce riche en promesses. Outre la venue de grands interprètes, d’éminents chefs d’orchestre et d’ensembles internationaux et français exceptionnels, l’Auditorium accueille d’immenses stars du jazz et des musiques du monde. Intenses moments en perspective avec un Hommage à Michel Petrucciani, Fatoumata Diawara, Chucho Valdés, un Hommage à Astor Piazzolla. De quoi réjouir le public !

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L’Orchestre National de Jazz sort deux albums

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Clin d’œil à Catia Werneck et « Jongando »

Clin d’œil à Catia Werneck et « Jongando »

Polyrythmies et percussions entraînantes

Sur « Jongando » Catia Werneck explore de nouveaux territoires et rend hommage au Jongo, cette musique traditionnelle brésilienne considérée comme l’ancêtre de la samba.

Avec ce nouvel album « Jongando » (10h10/Sony Music Entertainment) sorti le 14 avril 2017 Catia Werneck prend ses distances avec son environnement habituel teinté de jazz et de bossa pour célébrer le Jongo avec dix titres rythmés et percutants alliant tradition et modernité.

Cette musique traditionnelle du Brésil précède la samba et a influencé par ses rythmes répétitifs le funk carioca, musique actuellement très prisée au Brésil. Le Jongo se caractérise par des polyrythmies complexes que mènent d’entraînantes percussions.

L’album « Jongando » est le fruit d’une rencontre décisive entre Catia Werneck et le bassiste, guitariste et arrangeur Munir Hossn. La chanteuse a écrit les textes et composé les musiques avec Munir Hossn qui a travaillé les arrangements et l’accompagne. Autour d’eux la solide section rythmique assurée par le contrebassiste Damian Nueva et les percussionnistes Adriano Tenerio et Ze Luis Nascimento

On est conquis par deux titres à la modernité convaincante, Opçao de vida et Carta do Ze. On a trouvé des repères plus traditionnels sur deux autres morceaux très plaisants, Rosario De Maria Jongo et Viva Eles.

L’album plutôt festif ménage une relative place à la mélancolie sur 30 Anos qui chante l’amour de la chanteuse pour le Brésil. Par contre si l’adaptation de la chanson de Jacques Brel, Les Cœurs Tendres, chantée en français a le mérite d’être très personnelle, son environnement musical très rythmique ne déclenche guère d’émotion a contrario de la chanson originale.

Porté par le rythme des percussions l’album « Jongando » concilie avec bonheur la tradition du Jongo et une réelle modernité. Si la voix de la chanteuse conserve son attrait habituel, la trame percussive séduit par sa richesse et sa diversité. Un album qui sort des sentiers battus.

Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon

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Clin d’œil à Vitto Meirelles et « Vem Rei »

Clin d’œil à Vitto Meirelles et « Vem Rei »

Un univers pluriel sans frontière

Auteur, compositeur et interprète, le brésilien Vitto Meirelles revient en 2017 avec « Vem Rei ». Les rythmes croisent les mots et les mélodies sur un album aux sonorités colorées et chaleureuses.

Le carioca Vitto Meirelles invite quelques-uns des artistes qu’il a côtoyés à se joindre à  lui sur son nouvel album « Vem Rei » (10h10/Sony Music Entetainment) sorti le 24 avril 2017. Ainsi, on écoute entre autres, Gilberto Gil et Agnès Jaoui au chant, Vincent Segal au violoncelle, Arto Lindsay et Sébastien Martel à la guitare.

Vitto Meirelles a écrit et composé treize titres inspirés de la vie quotidienne mais aussi de la situation sociale et politique au Brésil. Il a conçu tous les arrangements de l’album où se télescopent rythmes et sonorités variées. Ainsi le chanteur promène sans transition sa douce voix entre rock, pop, jazz, bossa, reggae et samba.

Veim Rei, le morceau éponyme de l’album évoque la vision que Vitto Mereilles a de Mickaël Jackson. Composé le jour de la mort du chanteur, le titre un peu bruitiste fait résonner un climat mélancolique et énigmatique. On aime Preto e Branca qui évoque le racisme encore très présent au Brésil. Une histoire d’amour impossible entre un homme noir et une femme blanche chantée sur un rythme doux mais plein d’amertume.

On se laisse porter par le balancement du Reggae do João qui rend hommage au grand maître de la bossa nova, João Gilberto. Chanté en duo avec Gilberto Gil, le titre développe une douceur extrême sur une rythmique alanguie. Les sons contrastés du violoncelle de Vincent Segal et de la guitare électrique de Seb Martel ne sont pas sans rappeler les couleurs acidulées de la pochette.

Si l’on émet quelque réserves quant au duo Notre Vie interprété en Français par Vitto Mereiles et Agnès Jaoui pour une tonalité un peu trop pop voire même presque mièvre, on retient par contre le dernier titre de l’album, Dias e Dias. Sur ce morceau, le violoncelle de Segal sublime la voix du chanteur qui explore avec aisance une tessiture très large allant des aigus voilés aux graves baignés de tendresse.

« Veim Rei ». Un album où tous les rythmes se croisent. Des couleurs nuancées. Des sonorités très actuelles. Le piquant d’un bonbon acidulé et la douceur d’un fruit bien mûr.  Vitto Meirelles manie avec aisance l’art des contrastes.

Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon

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Samuelito publie son premier opus, « Solo »

Samuelito publie son premier opus, « Solo »

Un album sensible et habité

« Sólo », le premier opus du jeune prodige de la guitare flamenca, Samuelito, est annoncé pour le 23 juin 2017. Un hommage à la guitare et aux musiques qui l’ont nourri. Entre sensibilité et énergie, huit compositions captivantes.

Sur ce premier album « Sólo » (Label Ouest/L’Autre Distribution), le guitariste propose un voyage au cœur des musiques qu’il aime et qui ont jalonné sa vie. De rencontre musicale en rencontre humaine, de la Bretagne à l’Afrique en passant par l’Espagne et les pays de l’Est, Samuelito trace sa voie et fait entendre sa voix généreuse venue du plus profond de son être.

En effet, Samuel Rouesnel surnommé Samuelito grandit littéralement dans un monde où résonne et vit la guitare. Son immersion débute dès sa petite enfance avec les disques de ses parents écoutés à la maison et aussi avec ces guitares dont les cordes font palpiter son univers, celles de son grand-père, de sa mère, de son père…

Quand il déchiffre sa première partition de flamenco à l’âge de 8/9 ans il a déjà commencé un cursus musique-études au Conservatoire de Caen. Cette musique fait écho en lui puis la guitare devient son instrument. Il poursuit ensuite des études de guitare classique au pôle supérieur du Conservatoire de Paris tout en apprenant parallèlement la guitare flamenca. Il entame ensuite une licence en Musicologie à la Sorbonne.

Ses rencontres et son travail lui permettent de forger un style très personnel ancré dans la tradition flamenca. Avant cet album il est régulièrement invité pour accompagner le cante, chant flamenco et le baile, danse flamenca. Il s’engage aussi dans des projets impliquant différents styles musicaux, comme le jazz manouche en duo avec Antoine Boyer, la guitare classique en duo avec Arnaud Dumond.

Interprète émérite Samuelito est aussi compositeur et participe à de nombreuses autres activités (musiques de film, master-class, rubriques musicales dans des magazines, …). Sorti en 2015, son premier projet personnel, un EP de 5 titres intitulé « Viajero » mélange le flamenco au jazz et aux musiques du monde.

Habité par le flamenco, Samuelito demeure ouvert à de nombreuses influences et s’intéresse aux musiques du monde, ce dont témoigne ce premier album « Sólo », enregistré comme l’indique son titre sous son nom et en solo.

Avec la carte blanche que lui offre son label, Samuelito réalise un rêve d’enfant en enregistrant l’album« Sólo ». Il entre seul en studio avec ses guitares (flamenca, classique, folk), ses percussions (cajon, cymbales, tambourins, calebasse, shakers, tempura indienne, crotales tibétaines, cymbale chinoise, balais, tom grave, bongos). Abreuvé à la culture flamenca, le guitariste breton natif de Normandie puise dans ses souvenirs pour nourrir ses compositions. Même si les embruns bretons flirtent avec les rythmes d’Afrique de l’Ouest, le flamenco imprègne l’album.

Les superbes photos de l’artiste figurant sur le livret et illustrant cet article sont signées par Prisca B.

« Sólo » Huit titres gravés en cinq jours. Huit compositions radieuses écrites à partir de mélodies évocatrices de souvenirs musicaux ou humains. Un album captivant qui témoigne d’une exigence musicale extrême et d’un travail subtil et soigné.

Samuelito a composé et arrangé la totalité des titres de l’album. Hormis Como el Aire déjà enregistré sur l’EP « Viajero » et devenu Comme l’air, tous les morceaux sont enregistrés pour la première fois. On apprécie l’originalité de Jërëjëf qui fait se rencontrer la buleria flamenca et les rythmes de l’Afrique de l’Ouest (mbalax, bembe…). On est touché par la mélancolie de Yarnvili à l’ambiance musicale typiquement bretonne.

Deux hommages. Construite sur une harmonie celtique, Tiegezh honore la mémoire de son grand-père avec qui il avait conçu la mélodie originale. Para Siempre célèbre la figure tutélaire que Paco de Lucia représente pour Samuelito. Une composition offerte à celui qu’il nomme son Maître.

Sur Sonámbulo, le guitariste intègre deux letras por siguiriya qui le conduisent à chanter. En cela le guitariste ne prétend en rien se positionner comme cantaor mais ce chant lui permet d’intégrer ainsi sur l’album l’univers mystique de la siguiriya flamenca (rythme à cinq temps) dont le guitariste dit qu’elle « résonne profondément au fond de lui ». Sa passion pour le flamenco transparaît vraiment à travers ce dernier titre de l’album.

« Sólo » révèle la personnalité de Samuelito. Un opus à la mesure de l’amour du guitariste pour son instrument, pour la musique en général et pour le flamenco, sa langue musicale préférée. Son interprétation généreuse fait cohabiter sensibilité et énergie sur un album captivant.

My new solo album will be released the June 23 !! I made all compositions and arrangements, and played all the instruments. Here is an extract from a song called "Jërëjëf", especially for you my fb friends 😀

Publiée par Samuelito sur Lundi 12 juin 2017

Saison 2020/21 à l’Auditorium de Lyon

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Avec l’arrivée de Nikolaj Szeps-Znaider, nouveau directeur musical de l’Orchestre national de Lyon, la saison 2020/2021 à l’Auditorium de Lyon-Orchestre National de Lyon s’annonce riche en promesses. Outre la venue de grands interprètes, d’éminents chefs d’orchestre et d’ensembles internationaux et français exceptionnels, l’Auditorium accueille d’immenses stars du jazz et des musiques du monde. Intenses moments en perspective avec un Hommage à Michel Petrucciani, Fatoumata Diawara, Chucho Valdés, un Hommage à Astor Piazzolla. De quoi réjouir le public !

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L’Orchestre National de Jazz sort deux albums

L’Orchestre National de Jazz sort deux albums

Directeur artistique de l’Orchestre National de Jazz depuis janvier 2019, le compositeur et guitariste Frédéric Maurin démarre la saison 2020-2021 avec une double sortie d’albums attendue le 21 août 2020. « Dancing In Your Head(s) » & « Rituels. Deux répertoires, deux esthétiques, une version live et une autre studio. Immersion dans la galaxie d’Ornette Coleman pour le premier. Promenade chimérique dans un monde acoustique et poétique. Deux projets ambitieux fort réussis.

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Jazz Campus est là … avec 3 concerts !

Jazz Campus est là … avec 3 concerts !

Nouvelle réjouissante pour les amateurs de jazz live… Jazz Campus en Clunisois programme 3 concerts sur le territoire de la Bourgogne Sud ! En effet, même si, en raison de la crise sanitaire, Didier Levallet et toute l’équipe du festival ont dû renoncer à leur semaine annuelle de programmation musicale et aux stages, ils ne se sont pas résignés. Au final, Jazz Campus est là avec trois concerts proposés au public les 20 et 21 août 2020. Sylvain Rifflet solo, Novo Quartet et Rose Radio. Belle perspective que le plaisir de renouer avec des émotions musicales vivantes !

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