« El Tiempo por Testigo », le nouvel album de Dorantes

« El Tiempo por Testigo », le nouvel album de Dorantes

Virtuosité sauvage et fluidité élégante

Le pianiste flamenco Dorantes célèbre ses vingt ans de carrière artistique avec son nouvel album « El Tiempo por Testigo ». Il laisse parler l’âme sévillane de son piano flamenco. Thèmes inédits et succès déjà connus. Fluidité et élégance

couverture de l'album de Dorantes, "El Tiempo por testigo... a sevilla"Après « Orobroy » en 1999, « Sur » en 2001, « Sin Muros » en 2012 et « Paseo a dos » (avec Renaud Garcia-Fons) en 2015, le nouvel album de Dorantes est annoncé pour le 10 novembre 2017. Sur « El Tiempo Por Testigo » (Dorantes Flamenco/L’Autre Distribution) le pianiste retrace vingt ans de carrière.

Avec le contrebassiste Francis Posé et le percussionniste Javi Ruibal, le pianiste espagnol réactualise des succès déjà enregistrés et présente de nouvelles compositions. Le trio élabore une musique pleine de force, de nuance et de liberté. Dorantes prend le maître de la vie à témoin pour regarder ses vingt ans de carrière et engager sa musique sur une voie nouvelle.

Peut-être pourrait-on parler de « El Tiempo Por Testigo » comme l’album de la maturité musicale de Dorantes mais force est de constater que la musique du pianiste demeure libre et sauvage comme elle l’était à ses débuts. Sa virtuosité joyeuse et son toucher fluide et élégant n’y changent rien. Le piano vibre toujours des multiples nuances d’une force dont la richesse mélodique et rythmique résonne comme un hymne à la liberté du piano de l’auteur qui a imposé son talent dans le monde du flamenco jusqu’à devenir incontournable.

Un répertoire de dix titres. Sept anciens thèmes qui ont marqué ses albums précédents comme Orobroy, Sin muros ni Candados ou Caravana de Los Zincalis. Les nouvelles versions permettent de prendre la mesure de l’évolution stylistique du pianiste. Sur Sin muros ni Candados contrepoint et jazz font bon ménage.Le trio de l'album "El Tiempo por Testigo", Dorantes, Francis Posé & Javi Ruibal.

Une chorale de 28 enfants qui appartiennent au Coro Fundacion Meridianos et intègre neuf écoles du quartier Poligono de Séville vient rejoindre le trio piano/contrebasse/percussions sur Orobroy, le dernier titre de l’album. Les jeunes voix font résonner avec encore plus de force l’âme du peuple gitan de ce thème composé il y a plus de vingt ans.

A travers trois thèmes inédits le pianiste traduit sa « recherche d’un nouveau son ». A la fois sur piano et machine à écrire, Dorantes ouvre l’album avec La Maquina. On l’entend d’abord glisser le papier dans la machine à écrire puis écrire et marquer le rythme sur la maquina avant de passer au piano. Pour finir, il chiffonne le papier et le jette.

A bien y réfléchir, autant qu’on s’en souvienne, Dorantes a toujours joué du piano comme d’une machine à écrire. Le musicien transmet ses états d’âme à ses doigts qui frappent les touches du clavier et les marteaux les cordes. Les pensées de l’artiste deviennent notes, vibrations rythmiques et mélodiques. L’air les capte et les transporte jusqu’à l’oreille de l’auditeur qui les reçoit et décrypte le message. Comme si l’âme du piano capturait le langage du musicien et le transformait en l’espace d’un instant en musique, quelquefois sensible, d’autres fois énergique.

Sur Y El Tiempo, on entre dans le piano avec l’artiste. On perçoit les sonorités du piano et les palmas du pianiste. Il joue sur les touches du piano, à l’intérieur, en dessous, dans les cordes. Dorantes libère tous les compás, ces fameux schémas rythmiques du flamenco Toque flamenco !

Barjones, rend un hommage au quartier de LebrijasDorantes a grandi jusqu’à 8 ou 9 ans. Un village proche de Jerez, non loin de Séville où vibre le flamenco. On perçoit une dimension champêtre, le souffle du vent sur les champs de blé mais aussi l’atmosphère joyeuse de la fête flamenca qui réunit régulièrement les membres de la famille de Dorantes. Sur ce morceau, le pianiste affirme son identité. Aujourd’hui, David Peña Dorantes, gitan, petit-fils de La Perrata, neveu de Juan Peña El Lebrijano et d’Ines Bacan, descendant de la dynastie des Peña de Lebrija, réputée pour ses cantaores, est devenu Dorantes, « le » pianiste flamenco de référence.

La douce puissance et les ardentes nuances de l’album « El Tiempo Por Testigo », plus que du flamenco, au-delà du jazz. Dorantes… Duende et Swing

 

Une bonne nouvelle en suit une autre. Après la sortie de l’album « El Tiempo Por Testigo », Dorantes est annoncé en concert pour « A Night in Sevilla », à Paris le samedi 18 novembre 2017, à 20h dans la très agréable salle du Pan Piper, 4 impasse Lamier dans le 11ème. Une soirée prometteuse à ne pas rater.
« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

La voix embrumée de Giorgio Alessani swingue avec aisance sur les dix pistes de « Kissed by the Mist ». Une section rythmique et une section de cuivres issues de la scène jazz française actuelle, un orchestre symphonique… et le tour est joué, un nouveau crooner est né. Sans s’aventurer ni dans les aigus ni dans les graves, le chanteur façonne le registre médium avec souplesse et sans jamais forcer. Textes, mélodies et arrangements tissent la trame d’un délicieux album où vibrent les émotions.

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Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Le 06 novembre 2020, le Label Storyville Records propose « Montmartre 1964 », un album inédit de Dexter Gordon capté en direct en juillet 1964 au Jazzhus Montmartre. Le saxophoniste joue avec le trio composé du contrebassiste Niels-Henning Ørsted Pedersen, du batteur Alex Riel et du pianiste Tete Montoliu. Ce merveilleux opus témoigne de la maîtrise du jeu de ce géant du ténor au lyrisme confondant et à l’expression audacieuse. Un souffle de félicité venu de de l’âge d’or du jazz danois

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Fonnesbæk & Kauflin – « Standards » (Storyville Records)

Fonnesbæk & Kauflin – « Standards » (Storyville Records)

Le label Storyville Records annonce pour octobre 2020, la sortie de l’album « Standards » enregistré par Fonnesbæk & Kauflin. Le contrebassiste et le pianiste s’expriment dans un langage qui leur est commun et dialoguent de manière fusionnelle. Le répertoire compte neuf standards issus de l’héritage des grands compositeurs de jazz du XXème siècle. De l’album se dégage un swing irrésistible, une virtuosité absolue et une musicalité inouïe.

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Label ECM-Focus11-novembre 2017 – Django Bates’ Belovèd

Label ECM-Focus11-novembre 2017 – Django Bates’ Belovèd

Abstraction subtile et respiration lumineuse

« Label ECM-Focus11 » continue l’exploration de l’esthétique singulière du label allemand. Avec le trio Belovèd, le pianiste britannique Django Bates enregistre en leader l’album « The Study of Touch ». Un opus étourdissant de musicalité et de subtilité.

Couverture de l'album "The Study of Touch" du Django Bates' BelovèdPianiste, corniste, compositeur et perturbateur musical, Django Bates est à l’honneur chez ECM en cette fin d’année 2017. L’album « The Study of the Touch » qui marque ses débuts comme leader chez ECM.

Sur cet opus splendide sorti le 03 novembre 2017, le pianiste britannique Django Bates revient à son trio Belovèd fondé pour la première fois en 2005 avec le bassiste suédois Petter Eldh et le batteur Danois Peter Bruun. Le disque a été enregistré à Oslo au Raindow Studio du 13 au 15 juin 2016 et produit par Manfred Eicher.

On a aussi tout récemment noté sa participation auprès de Dave Holland et Jack DeJohnette sur le dernier album du oudiste Anouar Brahem « Blue Maquams » sorti chez le 13 octobre 2017 chez ECM.

Django Bates a fait ses débuts chez ECM avec l’orchestre « First House » sur l’album « Erendira » gravé en 1985 puis sur « Cantilena » publié en 1989. Puis dans les années 90, il a enregistré avec le groupe de Sidsel Endresen sur « So I Write » paru en 1990 et sur « Exile » sorti en 1994.

Au cours de sa carrière, le pianiste britannique Django Bates a aussi enregistré en soliste en 1994 sur « Autumn Fires (and Green Shoots) » chez BMT, en duo avec Steve Argüelles, avec le quartet « Human Chain » aux côtés de Iain Ballamy aux saxophones, Michael Mondesir à la basse, Martin France à la batterie et avec en invitée la chanteuse Josefine Lindstrand.

Très récemment en 2017 on l’a retrouvé comme musicien/arrangeur/chef d’orchestre du Frankfurt Radio Big Band sur « Saluting Sgt Pepper ». En fait, le pianiste semble à l’aise dans tous les formats et tous les idiomes. Il demeure que c’est un plaisir sans égal d’écouter Django Bates sur le clavier d’un piano sans aucun effet.

En faisant de nouveau équipe avec Petter Eldh et Peter Bruun, le leader expose clairement les fondements de son trio. On se souvient les précédents albums enregistrés par le trio, « Beloved Bird » en 2010 et « Confirmation » en 2012, tous deux sous le label Lost Marble.Comme leurs titres l’indiquent, il s’agit d’hommages à Charlie Parker.

Sur « The Study of Touch », le titre Passport, jamais enregistré par le trio sur les précédents opus de Belovèd, fait référence à Charlie Parker et apparaît de la part du leader comme un clin d’oeil complice aux racines du groupe. mais aussi comme un au-revoir à Charlie Parker pour mieux réinscrire sa propre écriture au cœur même du trio.

A n’en pas douter, l’album « The Study of Touch » mérite bien son titre. Une musique accomplie et nuancée jouée par le trio Belovèd. Django BatesPetter Eldh et Peter Bruun déroulent leurs spirales musicales aériennes sur onze titres qui s’enchaînent en un continuum savamment élaboré. Tout est délicatesse. Les touchers des trois instrumentistes se fondent en une alchimie subtile. La musique devient abstraction et l’on perçoit la respiration de l’infini.

Le thème Study of Touch qui donne son titre à l’album est une ballade très douce à la complexité désarmante. Sur ce morceau et aussi sur This World, Django Bates instaure un climat contemplatif. Par contre sur le plus énergique Giorgiantics la basse devient percussive, chante la mélodie et pousse le rythme ce qui permet à Bates de s’exprimer avec enthousiasme et de propulser la même énergie sur le dynamque  Little Petherick.

A l’écoute de l’album on saisit vraiment la familiarité voire l’intimité qui lie les trois musiciens. C’est sans doute ce qui leur permet de reprendre certains des morceaux déjà enregistrés qui leur sont si familiers et de les renouveler, leur apporter de nouveaux sons, de nouvelles idées… et pour finir les doter d’un format qui convient tout à fait à l’identité du label ECM.

L’album ouvre avec Sadness All The Way Down déjà gravé sur l’album « Confirmation ». Partant de l’idée originale les musiciens explorent tous les possibles et se distancient du thème.Plusieurs autres pistes de l’album comme Senza bitterness, We are not lost, We are simply finding our way font en effet partie depuis longtemps des morceaux favoris du répertoire du trio Belovèd, Le trio Django Bates Beloved sur scènemais chaque morceau semble renouvelé.

L’album se ressource vraiment dans le répertoire de « Confirmation » avec Peonies As Promised. Il précède le dernier titre de l’opus, Happiness all the way up qui, non sans humour, fait écho au premier morceau Sadness all the way down

Slippage Street, première pièce originale à avoir été écrite pour l’album, ne se démarque pas des textures et des formes familières à l’univers du Django Bates’s Belovèd même si son esthétique contrastée tranche avec l’atmosphère léchée du titre The Study of Touch.

« The Study of Touch ». Rêverie et mystère, intimité et douceur. Un pianiste impressionniste. Un batteur mélodiste. Un contrebassiste rompu au clair-obscur. La lumière tamisée de la musique se fond en mille nuances de teintes diffuses et crépusculaires et projette des camaïeux subtils de blanc, gris et noir.

A très bientôt dans une future chronique « Label ECM-Focus12 » pour explorer d’autres enregistrements du Label ECM.

« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

La voix embrumée de Giorgio Alessani swingue avec aisance sur les dix pistes de « Kissed by the Mist ». Une section rythmique et une section de cuivres issues de la scène jazz française actuelle, un orchestre symphonique… et le tour est joué, un nouveau crooner est né. Sans s’aventurer ni dans les aigus ni dans les graves, le chanteur façonne le registre médium avec souplesse et sans jamais forcer. Textes, mélodies et arrangements tissent la trame d’un délicieux album où vibrent les émotions.

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Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Le 06 novembre 2020, le Label Storyville Records propose « Montmartre 1964 », un album inédit de Dexter Gordon capté en direct en juillet 1964 au Jazzhus Montmartre. Le saxophoniste joue avec le trio composé du contrebassiste Niels-Henning Ørsted Pedersen, du batteur Alex Riel et du pianiste Tete Montoliu. Ce merveilleux opus témoigne de la maîtrise du jeu de ce géant du ténor au lyrisme confondant et à l’expression audacieuse. Un souffle de félicité venu de de l’âge d’or du jazz danois

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Fonnesbæk & Kauflin – « Standards » (Storyville Records)

Fonnesbæk & Kauflin – « Standards » (Storyville Records)

Le label Storyville Records annonce pour octobre 2020, la sortie de l’album « Standards » enregistré par Fonnesbæk & Kauflin. Le contrebassiste et le pianiste s’expriment dans un langage qui leur est commun et dialoguent de manière fusionnelle. Le répertoire compte neuf standards issus de l’héritage des grands compositeurs de jazz du XXème siècle. De l’album se dégage un swing irrésistible, une virtuosité absolue et une musicalité inouïe.

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Clin d’œil à Matteo Pastorino & « Suite for Modigliani »

Clin d’œil à Matteo Pastorino & « Suite for Modigliani »

Entre effervescence poétique et clairs obscurs

Le clarinettiste Matteo Pastorino annonce la sortie de son deuxième album, « Suite for Modigliani ». L’opus propose un voyage musical à travers le monde d’Amedeo Modigliani. Du jazz chambriste aux accents mélancoliques et contemporains.

Après son premier album ‘‘V’’, sorti le 15 octobre 2014, le clarinettiste Matteo Pastorino a enregistré « Suite for Modigliani » (Challenge records/Bertus) annoncé pour le 03 novembre 2017. Au répertoire de ce premier album, huit compostions originales de Matteo Pastorino et une pièce de Matthieu Roffé. Enregistré les 04 et 05 novembre 2016 au Studio Libretto d’Antony, l’album constitue une splendide découverte de cet automne 2017.

couverture de l'album "Suite for Modigliani" de Matteo PastorinoDans ce nouveau projet dédié au peintre Amedeo Modigliani, le leader se produit en quartet avec Matthieu Roffé (piano), Damien Varaillon (contrebasse) et Jean-Baptiste Pinet (batterie). Le guitariste Gilad Hekselman est invité sur quatre plages.

Depuis l’enfance, le clarinettiste nourrit une passion pour le peintre Modigliani. Ce  nouveau projet « Suite for Modigliani » s’inspire des épisodes clefs de la vie du peintre, le départ de sa terre natale, l’Italie, sa vie et ses excès parisiens, des éléments fondamentaux du processus de création du peintre, son admiration pour l’art africain et asiatique, l’œil intérieur et son concept de beauté pure et abstraite.

De fait le Matteo Pastorino Quartet révèle les sonorités visuelles et narratives des tableaux de Modigliani et permet de rentrer dans l’intimité des tableaux. Les atmosphères sont quelquefois troublantes et le propos musical se renouvelle au fil des plages mettant en évidence la parfaite cohésion du groupe et la créativité des instrumentistes. La présence du guitariste vient éclairer quatre titres dont la magnifique suite Partenze#1 & #2 qui conclut l’album.

Matteo Pastorino, clarinettiste aux origines sarde se consacre totalement à la clarinette qu’il a d’abord apprise en autodidacte. Il a ensuite suivi les workshops de Nuoro Jazz dirigés par le trompettiste Paolo Fresu. Il s’installe ensuite à Paris en 2008 et suit un cursus le cycle spécialisé de jazz du CRR de Paris ce qui lui permet aussi de rencontrer des musiciens parmi lesquels se trouvent Matthieu Roffé et Jean-Baptiste Pinet encore présents dans son nouveau quartet.

Il étudie ensuite avec Kenny Werner, Miguel Zenon et Clarence Penn et gagne la bourse du meilleur musicien du Sienna Jazz 2009 qui lui permet d’étudier avec Chris Potter. Il a remporté le prix de la presse du concours Massimo Urbani très réputé en Italie. Outre les concerts avec son quartet il a joué en duo avec le pianiste Guillaume de Chassy. Matteo Pastorino a aussi invité Antonello Sallis (accordéon, piano) à jouer dans le festival qu’il a créé en Sardaigne.

Sur « Suite for Modigliani » le quartet de Matteo Pastorino propose une musique libre et poétique, lyrique et pleine de grâce. Les musiciens parviennent à créer des clairs obscurs impressionnants de similarités avec la peinture de Modigliani. L’univers chambriste est éclairé sur quatre titres par les sonorités lumineuses de la guitare. Le chant lyrique ou effervescent du clarinettiste induit des atmosphères étranges et envoutantes. Les compositions équilibrées se teintent de nuances et de couleurs mélancoliques et contemplatives.

Matteo Pastorino met en relief les sonorités de ses clarinettes. Il fait preuve d’une parfaite maîtrise dans tous les registres et sur les deux instruments. Chaude suavité dans les graves de la clarinette basse; Accents aiguisés et ensorcelants à la clarinette. Lyrisme éthéré, mélancolie sombre, phrasé débridé, volubiles spirales. Tout y passe au gré des tableaux de « Suite for Modigliani ».

Mama, hommage aux arts primitifs de l’Afrique, Muse en hommage à Jeanne Hébuterne, compagne de l’artiste, Fall Mood, révérence au  Paris automnal et mélancolique. Rue Delta en référence à l’atelier que fréquentait Modigliani, la suite Partenze#1 & #2, hymne au départ, à l’amour, à la mort, Anima, le mystère de l’âme que recherche le peintre.

 

Pour retrouver le quartet de Matteo Pastorino et le répertoire de l’album « Suite for Modigliani », rendez-vous à 21h le  07 décembre 2017  à Paris au Sunside, à l’occasion du concert de sortie de l’album. Après avoir invité sur l’album le guitariste Gilad Hekselman, le Matteo Pastorino Quartet convie, le guitariste Federico Casagrande.

« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

La voix embrumée de Giorgio Alessani swingue avec aisance sur les dix pistes de « Kissed by the Mist ». Une section rythmique et une section de cuivres issues de la scène jazz française actuelle, un orchestre symphonique… et le tour est joué, un nouveau crooner est né. Sans s’aventurer ni dans les aigus ni dans les graves, le chanteur façonne le registre médium avec souplesse et sans jamais forcer. Textes, mélodies et arrangements tissent la trame d’un délicieux album où vibrent les émotions.

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Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Le 06 novembre 2020, le Label Storyville Records propose « Montmartre 1964 », un album inédit de Dexter Gordon capté en direct en juillet 1964 au Jazzhus Montmartre. Le saxophoniste joue avec le trio composé du contrebassiste Niels-Henning Ørsted Pedersen, du batteur Alex Riel et du pianiste Tete Montoliu. Ce merveilleux opus témoigne de la maîtrise du jeu de ce géant du ténor au lyrisme confondant et à l’expression audacieuse. Un souffle de félicité venu de de l’âge d’or du jazz danois

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Fonnesbæk & Kauflin – « Standards » (Storyville Records)

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Le label Storyville Records annonce pour octobre 2020, la sortie de l’album « Standards » enregistré par Fonnesbæk & Kauflin. Le contrebassiste et le pianiste s’expriment dans un langage qui leur est commun et dialoguent de manière fusionnelle. Le répertoire compte neuf standards issus de l’héritage des grands compositeurs de jazz du XXème siècle. De l’album se dégage un swing irrésistible, une virtuosité absolue et une musicalité inouïe.

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Clin d’œil à Isabelle Olivier & « In Between »

Clin d’œil à Isabelle Olivier & « In Between »

Pérégrination onirique

Isabelle Olivier présente son nouveau projet intitulé « In Between ». La harpiste propose une immersion dans des paysages sonores à la croisée de plusieurs cultures. Album dépaysant à découvrir.

couverture de l'album In Between d'Isabelle OlivierIsabelle Olivier n’en est pas à son coup d’essai. Avec « In Between » (Enja-Yellowbird/L’Autre Distribution) annoncé pour le 03 novembre 2017, la harpiste signe son huitième album et ne cesse de renouveler son inspiration. Pour peupler les univers musicaux des quinze paysages qui balisent son voyage, elle s’entoure de musiciens qui servent son propos de belle manière.

Hormis le batteur Dre Pallmaerts qui fait un peu figure de vétéran au sein de l’équipe, Isabelle Olivier accueille de jeunes musiciens venus d’horizons différents. Ces brillants instrumentistes aux origines diverses servent avec talent les compositions originales proposées par Isabelle Olivier et le seul standard de jazz présent sur l’album, Skylark de Hoagy Carmichael.

L’instrumentation de l’album sied aux différents univers proposés sur les quinze plages de l’album. Quinze titres, quinze ambiances, quinze stations paysagées pour lesquelles Isabelle Olivier exploite avec bonheur les timbres des différents instruments qui tissent de belles alliances sonores avec la harpe.

Tour à tour la clarinette de Hugo Proy, le saxophone de Fraser Campbell et la flute de Julie Koldin apportent une contribution essentielle aux univers sonores que dessinent les compositions. Les sons de la guitare électrique de Raphaël Olivier s’allient particulièrement bien à ceux de la harpe et créent ensemble des textures singulières.

« In Between », ambiances bucoliques ou sylvestres. Atmosphères vespérales. Dépaysements andins ou amérindiens. Échos celtiques iodés. Isabelle Olivier propose une pérégrination sonore singulière dans des univers transitionnels, aux confins de la nature et des cités.

A New World fascine par son atmosphère évanescente que tressent les cordes de la guitare électrique et de la harpe. Aux frontières de la musique contemporaine, Glose et Pantoum intriguent par leur ambiance mystérieuse. De bosquet en clairière, harpe et clarinette se font écho et s’apostrophent joyeusement sur Comment ça va ? Avec la flute on survole les Andes de Peruvian Lullaby puis on pénètre dans le tepee de Potawatomi.La harpiste Isabelle Olivier

Au service d’une Fête de la Musique joyeuse, guitare, harpe, batterie et percussions font battre le cœur de la musique au rythme d’un calypso ondulant.

C’est d’ailleurs ce thème qui clôt l’album. En effet on conseille l’écoute attentive du quinzième titre In Between qui donne son nom à l’album. Après 5’17 de développement mélancolico-romantique les instruments conduisent l’auditeur vers une clairière de silence qui débouche sur une nouvelle Fête de la Musique. Avant les dernières mesures de ces réjouissances ultimes, une voix nous convie à ne pas imiter la nature mais à nous en inspirer

 A n’en pas douter la nature inspire l’imagination d’Isabelle Olivier. Sur les 15 plages de l’album « In Between », la harpiste explore les lisières, ces espaces où se croisent us et cultures. Elle parvient à créer son propre univers, composite certes mais respectueux de la diversité des influences du monde. Par le pouvoir de la création, la harpe transforme les paysages urbains en de splendides perspectives paysagées.

 

L’album « In Between » invite l’oreille à s’ouvrir sur des entre deux non conventionnels porteurs de belles surprises. Pour pénétrer plus avant dans la musique joyeuse et ludique d’Isabelle Olivier, rendez-vous le 13 novembre 2017 à 20h à Paris, au Café de la Danse.
« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

La voix embrumée de Giorgio Alessani swingue avec aisance sur les dix pistes de « Kissed by the Mist ». Une section rythmique et une section de cuivres issues de la scène jazz française actuelle, un orchestre symphonique… et le tour est joué, un nouveau crooner est né. Sans s’aventurer ni dans les aigus ni dans les graves, le chanteur façonne le registre médium avec souplesse et sans jamais forcer. Textes, mélodies et arrangements tissent la trame d’un délicieux album où vibrent les émotions.

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Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

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Fonnesbæk & Kauflin – « Standards » (Storyville Records)

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Paul Brousseau et Matthieu Metzger présentent « Source »

Paul Brousseau et Matthieu Metzger présentent « Source »

Improvisations mélodiques en mouvement

Liés par une amitié musicale de plus de vingt ans, Paul Brousseau et Matthieu Metzger font le choix du duo acoustique. Sur « Source » le pianiste et le saxophoniste s’expriment en toute liberté. Ils creusent ensemble les sources de leur art. « Source », un opus singulier qui ressource.

Les deux complices de longue date, Paul Brousseau et Matthieu Metzger se sont déjà croisés sur une dizaine d’album. Aujourd’hui ils se retrouvent en duo acoustique et présentent « Source », un disque enregistré les 11 et 12 novembre 2015 à Home Sweet Home Studio. Annoncé pour le 03 novembre 2017 l’album « Source » (Emouvance/Absilone-Socadisc) propose des textures musicales aériennes et élégantes que les deux artistes tissent au gré de compositions originales et d’improvisations inspirées.

couverture de l'album "Source" de Paul Brousseau et Matthieu Metzger« Sources », le souffle envoutant de Matthieu Metzger et les notes cristallines de Paul Brousseau élaborent des espaces de confidences introspectives et intimistes. Des lignes improvisées très libres suspendent les sons comme en apesanteur ou les contractent en des bulles légères et planantes. Leur musique en mouvement évoque la photo de Samuel Choisy en couverture de l’album.

Le terme source évoque le début, ce dans quoi s’origine une idée, un monde, un art, une forme. Sur les 15 titres de l’album « Source » le pianiste Paul Brousseau et le saxophoniste Matthieu Metzger élaborent un jazz acoustique contemporain qui déroule son chant comme un poème de forme très libre. Un retour à leurs sources, celles de leur musique et de leur amitié.

Sur cet album Paul Brousseau abandonne les claviers de l’ONJ pour revenir au piano. Sa carrière brille par la diversité de ses expériences musicales qui croisent celles de Louis Sclavis (en 2005 et 2007), Marc Ducret (Le Sens de la Marche) ou Kolkhoze Printanium aux côtés de Philippe Gleize, Maxime Delpierre et Jean-Philippe Morel. Aujourd’hui retour au clavier acoustique.

Quant à Matthieu Metzger, considéré comme un technicien hors pair, il a de son côté participé à de nombreux projets très divers. Il a lui aussi collaboré avec Marc Ducret à « Sens de la Marche » et avec Louis Sclavis au sein de de son quintet en 2008. Il s’est aussi exprimé avec lui et l’ensemble Amarillis ainsi qu’avec la « Campagnie des Musiques à Ouïr », sans oublier le « Duo Rhizottome ».

Sur « Source », des climats très différents se juxtaposent et coexistent, un peu comme un accrochage de tableaux aux couleurs et textures variées. Certaines pièces attirent la lumière et la joie, d’autres restituent l’ombre et le doute. Les sons ouvrent des espaces d’espoir ou laissent entrevoir la désespérance. La matière de la vie en quelque sorte, ses rythmes, ses inspirations et ses aspirations, ses souffles et ses souffrances, ses ascensions et ses décroissances, ses tensions et ses détentes.

 

Pour une immersion live dans le monde de « Source », rien de mieux que le concert de sortie de l’album. Rendez-vous le 06 novembre 2017 à Paris au Studio de l’Ermitage avec le duo Paul Brousseau et Matthieu Metzger.
« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

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Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

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Fonnesbæk & Kauflin – « Standards » (Storyville Records)

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Clin d’œil à Manu Le Prince & « In a Latin Mood »

Clin d’œil à Manu Le Prince & « In a Latin Mood »

Rythmes élégants aux couleurs latines

Pour son nouveau projet, « In a Latin Mood » la chanteuse Manu Le Prince revient à des musiques originales. Elle fait appel à la fine fleur de la scène jazz actuelle et coproduit son album avec Minino Garay. Opus soigné et élégant.

Depuis plus d’une vingtaine d’années la chanteuse Manu Le Prince partage sa vie entre Paris et Rio. Après un hommage à Cole Porter et à Johnny Alf pionnier de la bossa nova, elle revient à la création avec son nouveau disque « In a Latin Mood » (Plaza Mayor Company Ltd/Sergent Majot Company Ltd) qu’elle coréalise avec le percussionniste argentin Minino Garay.

Pour ce nouvel opus sorti le 06 octobre 2017, Manu Le Prince s’entoure d’un all stars de jazz qui réunit le pianiste Gregory Privat, le contrebassiste Thomas Bramerie, le batteur Lukmil Perez et le percussionniste Minino Garay. Ces brillants instrumentistes sont rejoints par les invités tout aussi prestigieux que sont le chanteur David Linx, le pianiste Giovanni Mirabassi, le saxophoniste Baptiste Herbin, le batteur Zaza Desiderio, l’accordéoniste Marc Berthoumieux, le bassiste Acelino De Paula, le saxophoniste Raul Mascarenhas et ses fils le pianiste Julian Le Prince Caetano et le batteur percussionniste Gaël Le Prince Caetano.

Sur « In a Latin Mood » la chanteuse écrit des textes en anglais, en brésilien et s’offre même une reprise en français du titre Il faut tourner la page de Claude Nougaro et Philippe Saisse, sous les accords de Grégory Privat et les notes du saxophoniste Baptiste Herbin. Si l’on excepte cette reprise, Manu Le Prince pose sa voix et ses textes sur des instrumentaux inédits.

Ainsi l’on découvre des morceaux composés par la jeune génération des musiciens qui l’entourent. Deux titres du pianiste Baptiste Trotignon, In a Latin Mood qui donne son nom à l’album et Paris et Rio. Deux compositions du pianiste Gregory Privat, Dreams of Peace et Serenade ainsi que Like Castles in the Air, un morceau du pianiste Giovanni Mirabassi. Deux thèmes de l’accordéoniste Marc Berthoumieux, Sempre Voltar et Avarandar éclairé des superbes interventions de David Linx, sans oublier Let the Music Take Care of You de son fils Julian Le Prince-Caetano et … cerise sur le gâteau, Twilight Dream de Kenny Barron.

Sur « In a Latin Mood », le timbre chaud et sensuel de Manu Le Prince se prête tout à fait à l’interprétation de ces musiques qui mêlent jazz et musiques latines.  Cet album soigné privilégie l’élégance et l’esthétique au détriment de la prise de risque et de l’énergie.

 
La chanteuse Manu Le Prince sera en concert le 26 octobre 2017 à 21h au New Morning à Paris dans le cadre du « Festival Jazz Sur Seine » pour présenter son nouveau CD « In a Latin Mood » coréalisé avec le percussionniste argentin Minino Garay. A cette occasion, elle sera accompagnée par Gregory Privat (piano), Thomas Bramerie (contrebasse), Lukmil Perez (batterie) et Minino Garay (percussions). A leurs côtés des invités de marque, Baptiste Herbin (saxophone), Giovanni Mirabassi (piano), Raul Mascarenhas (saxophone), Acelino De Paula (basse), Julian Le Prince Caetano (piano), Lalo Zanelli (piano), Ze Luis Nascimento (percussions), Isabel Gonzales (voix).
« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

La voix embrumée de Giorgio Alessani swingue avec aisance sur les dix pistes de « Kissed by the Mist ». Une section rythmique et une section de cuivres issues de la scène jazz française actuelle, un orchestre symphonique… et le tour est joué, un nouveau crooner est né. Sans s’aventurer ni dans les aigus ni dans les graves, le chanteur façonne le registre médium avec souplesse et sans jamais forcer. Textes, mélodies et arrangements tissent la trame d’un délicieux album où vibrent les émotions.

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Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Le 06 novembre 2020, le Label Storyville Records propose « Montmartre 1964 », un album inédit de Dexter Gordon capté en direct en juillet 1964 au Jazzhus Montmartre. Le saxophoniste joue avec le trio composé du contrebassiste Niels-Henning Ørsted Pedersen, du batteur Alex Riel et du pianiste Tete Montoliu. Ce merveilleux opus témoigne de la maîtrise du jeu de ce géant du ténor au lyrisme confondant et à l’expression audacieuse. Un souffle de félicité venu de de l’âge d’or du jazz danois

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Fonnesbæk & Kauflin – « Standards » (Storyville Records)

Fonnesbæk & Kauflin – « Standards » (Storyville Records)

Le label Storyville Records annonce pour octobre 2020, la sortie de l’album « Standards » enregistré par Fonnesbæk & Kauflin. Le contrebassiste et le pianiste s’expriment dans un langage qui leur est commun et dialoguent de manière fusionnelle. Le répertoire compte neuf standards issus de l’héritage des grands compositeurs de jazz du XXème siècle. De l’album se dégage un swing irrésistible, une virtuosité absolue et une musicalité inouïe.

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