Melingo, son prochain album « Anda »

Melingo, son prochain album « Anda »

« Anda », le tango halluciné de Melingo

« Anda », le prochain album de Melingo est annoncé pour le 23 septembre chez World Village. Un disque hors genre. Une bobine de cinéma-tango déjanté et surréaliste.

200-220Melingo_couvSur Anda, la voix de Melingo nous revient telle qu’on l’aime, éraillée et obscure. Anda promet des dépaysements. Avec Anda, Melingo frappe plus fort et nous ensorcelle. Avec Anda, le tango est comme bousculé, comme revigoré.

Tel un illusionniste échappé d’une nouvelle de Borges, Melingo est de retour avec sa voix, sa clarinette et son théâtre. Écouter Anda, c’est savourer un film de Fellini les yeux fermés, s’immerger dans un cabaret sonore conçu comme une suite de tableaux baroques, où chaque morceau palpite et nous fait vaciller. 320_Melingo_©_Nora-Lezano5Le tango des origines s’y régénère, un peu comme si Carlos Gardel était au centre d’une fiction néo-rock arty, avec une galerie de personnages où Erik Satie et Serge Gainsbourg sont quelques-uns des fantômes convoqués par l’acteur- poète argentin.

Pour présenter l’album Luis Ortega (auteur, cinéaste, collaborateur et ami de Melingo) a réalisé un clip surréaliste dans une prison désaffectée de Buenos Aires. Un hélicoptère aux pales vrombissantes survole la prison. Un projecteur aveugle une troupe de personnages tout droit issus d’une Cour aux Miracles, ou devrait-on dire de la cour d’une prison. Les coups de feux rythment le clip. Melingo déambule avec sa troupe, clarinette dans une main et pistolet dans l’autre. La clarinette sert de perchoir à une poule, les coups de feux marquent le tempo, le tango finit par triompher, ou presque !

Le teaser de cet album laisse augurer d’ambiances déjantées. En option pour mieux patienter jusqu’à la sortie du disque Anda attendu le 23 septembre prochain chez World Village, … la vision du clip En un Bosque de la China (Dans une forêt de Chine).

Macha Gharibian présente « Joy Ascension »

Macha Gharibian présente « Joy Ascension »

Sorti le 24 janvier 2020, « Joy Ascension » propose un voyage dans les paysages variés qu’explore Macha Gharibian. D’envolées lyriques en pulsations hypnotiques, le troisième album de la pianiste et chanteuse creuse son sillon entre jazz, soul-folk et blues, sans vraiment choisir son port d’attache. Un univers sonore contrasté et ouvert qui ne manque ni d’audace ni de subtilité. Une méditation intimiste chargée d’allégresse et de générosité.

lire plus
Clin d’œil à RP3 & « In Odd We Trust »

Clin d’œil à RP3 & « In Odd We Trust »

En 2020, Rémi Panossian Trio fête ses dix années d’existence et saisit l’occasion pour sortir un cinquième opus. Le titre, « In Odd We Trust », et la pochette annoncent la couleur. Étrange, vous avez dit étrange ?… en fait, pas si étrange que cela de la part de ce trio RP3 inventif et espiègle. Cet album anniversaire aurait tout aussi bien pu s’intituler « Dream & Groove ».

lire plus
Coup de cœur pour François Ripoche & « Happy Mood! »

Coup de cœur pour François Ripoche & « Happy Mood! »

Il était une fois… un saxophoniste nantais, François Ripoche qui réunit autour de lui six pointures du jazz d’aujourd’hui pour célébrer l’énergie et l’improvisation collective, Steve Potts, Glenn Ferris, Louis Sclavis, Geoffroy Tamisier, Darryl Hall et Simon Goubert. La fin de l’histoire…  se nomme « Happy Mood! », un album réjouissant et généreux, joyeux et plein d’allant qui retrouve l’esprit populaire du jazz des origines. Du jazz pêchu qui met de bonne humeur !

lire plus
« Kuria Suite » par Knut Kristiansen & Bergen Big Band

« Kuria Suite » par Knut Kristiansen & Bergen Big Band

« Kuria Suite », fusion entre jazz et tradition africaine

L’album « Kuria Suite » (Grappa Musikk/Outhere Distribution) propose une musique au swing très jazz enregistrée par Knut Kristiansen et le Bergen Big Band. Un idiome jazz moderne imprégné de la culture du peuple Kuria.

En 1990 le pianiste de jazz Knut Kristiansen s’est engagé dans un travail de recherche autour de la musique du peuple Kuria à Nyanza au Kenya. A la suite de cela, ses résultats furent publiés sur un livre et une cassette. Ce travail influença sa carrière de musicien. Lorsque le Bergen Big Band lui demanda une création à présenter au Vossa Jazz Festival de 2011, Knut Kristiansen décida d’utiliser cette expérience comme un point de départ à l’album.

320_Knut-KristiansenTout au long de sa vie, Knut Kristiansen a œuvré pour le jazz y compris au sein de la ville de Bergen dont il est natif. Kristiansen n’a pas seulement puisé son inspiration dans la musique kuria. Il a aussi été influencé par les morceaux de Duke Ellington pour big band, qu’il écoute depuis son enfance. Le pianiste est aussi un des meilleurs interprètes européens de la musique de Thelonious Monk.

A 30 ans Knut Kristiansen s’est aussi intéressé aux musiques africaines et cubaines. En 1982 il a fondé les projets Gambian-Norwegian-Friendship Orchestra et Son Mu. C’est avec cette dernière formation qu’il a collaboré avec le saxophoniste cubain Paquito D’Rivera au Vossa Jazz Festival de 1985.300_bergen-big-band En 2008 et 2009, il a aussi présenté des concerts avec le chanteur ouest africain joueur de kora, Mory Kanté.

Le Bergen Big Band  est quant à  lui une des plus importants big bands norvégiens qui a collaboré entre autres musiciens avec Maria Schneider, Andy Sheppard, Phil Woods, John Surman, Paquito D’Rivera, Gianluigi Trovesi et Mathias Eick.

Même si l’album « Kuria Suite » est principalement basé sur des musiques traditionnelles arrangées, Knut Kristiansen et le Bergen Big Band ont enregistré avec « Kuria Suite » un jazz moderne au swing renouvelé.

Section de cuivre rutilante avec treize instrumentistes. Section rythmique éclatante. Lars Storck aux congas, Franck Jakobsen à la batterie et aux percussions, Ivar Kolve aux marimba et vibraphone apportent une coloration africaine à un jazz orchestral somptueux et effervescent. Des 18 plages de l’album émergent de riches contrastes. On a particulièrement été sensible à la construction de u répertoire de l’album et aux virgules où interviennent les solistes. Ces plages courtes font respirer la musique et introduisent les morceaux interprétés en grande formation dont elles donnent le ton en quelque sorte. Ainsi préparée, l’oreille est plus réceptive à l’écoute des titres orchestraux. La modernité des arrangements met en valeur la trame traditionnelle et ménage de grands espaces de liberté aux solistes.

Le making of de l’album permet de prendre la mesure du travail qui a précédé l’enregistrement. Une incitation à l’écoute intégrale du disque qui va combler les amateurs de musique orchestrale mais pas qu’eux.

Macha Gharibian présente « Joy Ascension »

Macha Gharibian présente « Joy Ascension »

Sorti le 24 janvier 2020, « Joy Ascension » propose un voyage dans les paysages variés qu’explore Macha Gharibian. D’envolées lyriques en pulsations hypnotiques, le troisième album de la pianiste et chanteuse creuse son sillon entre jazz, soul-folk et blues, sans vraiment choisir son port d’attache. Un univers sonore contrasté et ouvert qui ne manque ni d’audace ni de subtilité. Une méditation intimiste chargée d’allégresse et de générosité.

lire plus
Clin d’œil à RP3 & « In Odd We Trust »

Clin d’œil à RP3 & « In Odd We Trust »

En 2020, Rémi Panossian Trio fête ses dix années d’existence et saisit l’occasion pour sortir un cinquième opus. Le titre, « In Odd We Trust », et la pochette annoncent la couleur. Étrange, vous avez dit étrange ?… en fait, pas si étrange que cela de la part de ce trio RP3 inventif et espiègle. Cet album anniversaire aurait tout aussi bien pu s’intituler « Dream & Groove ».

lire plus
Coup de cœur pour François Ripoche & « Happy Mood! »

Coup de cœur pour François Ripoche & « Happy Mood! »

Il était une fois… un saxophoniste nantais, François Ripoche qui réunit autour de lui six pointures du jazz d’aujourd’hui pour célébrer l’énergie et l’improvisation collective, Steve Potts, Glenn Ferris, Louis Sclavis, Geoffroy Tamisier, Darryl Hall et Simon Goubert. La fin de l’histoire…  se nomme « Happy Mood! », un album réjouissant et généreux, joyeux et plein d’allant qui retrouve l’esprit populaire du jazz des origines. Du jazz pêchu qui met de bonne humeur !

lire plus
« Les âmes perdues » de Christophe Panzani

« Les âmes perdues » de Christophe Panzani

 « Âmes perdues », l’album intimiste de Christophe Panzani

« Les âmes perdues », une suite musicale sensible et romantique gravée par le saxophoniste Christophe Panzani. Il signe un premier album constitué d’une série de sept duos enregistrés par lui-même chez sept pianistes différents.

les-ames-perdues_couvOn connaît Christophe Panzani pour sa participation à plusieurs formations où son talent a déjà été repéré. Avec le Carla Bley Big Band, auprès d’Anne Paceo et chez Hocus Pocus entre autres. Pour sortir son premier disque en leader, « Les âmes perdues », il choisit le premier label de jazz participatif français, « jazz&people ». Son implication a été forte à tous temps de la création du disque. Après avoir pensé et composé les sept thèmes de l’album pour sept artistes différent, il a réalisé lui-même la prise de son au domicile de chacun des sept pianistes. On salue I’ilustration de couverture de l’album de Ludovic Debeurme (primé au Festival d’Angoulême en 2007).

Il en résulte sept duos gravés et enchaînés sur l’album comme une « suite » cohérente et romantique. Comme si Christophe Panzani se mirait dans sept claviers différents qui lui renverraient sept variations comme sept « selfies sonores ». Un portrait musical original où il est chaque fois lui-même mais chaque fois un autre. Sept tableaux à l’esthétique soignée. Un climat de rêverie délicate d’où se dégage un certaine mélancolie.

Les pianistes soutiennent, alimentent et relancent le discours du saxophoniste. Par ordre d’apparition sur le disque on retrouve Edouard Ferlet, Leonardo Montana, Laia Genc, Dan Tepfer, Guillaume Poncelet, Tony Paeleman et Yonathan Avishai. Le titre central du disque, Le sentier aux sentiers qui bifurquent, se démarque nettement des autres. Le piano de  Dan Tepfer donne un répons bien campé au saxophone. Leonardo Montana génère des contrastes rythmique bienvenus et Tony Paeleman ménage des espaces de nuances qui surprennent. On a la surprise de retrouver Guillaume Poncelet sans sa trompette et Edouard Ferlet tel que lui-même, tout en nuances et en demi-teinchristophe panzanite.

L’esthétique soignée de Christophe Panzani explore la palette médium et aiguë du saxophone ténor. Le son poussé avec délicatesse dessine des arabesques flottantes qui ne dépareraient pas dans le paysage musical ECM. On ne peut s’empêcher de penser à Mark Turner ou Andy Sheppard. Les futurs réalisations discographiques de Christophe Panzani devront explorer d’autres champs que ces belles ballades nostalgiques pour révéler d’autres aspects de sa personnalité musicale.

Visiblement imprégné par le théâtre, Christophe Panzani semble affectionner les mythes grecs. Sisyphe en d’ouverture et en dernier morceau Le rêve d’Icare. On souhaite que, comme lui le saxophoniste prenne les courants ascendants mais plane haut dans le ciel du jazz.

Macha Gharibian présente « Joy Ascension »

Macha Gharibian présente « Joy Ascension »

Sorti le 24 janvier 2020, « Joy Ascension » propose un voyage dans les paysages variés qu’explore Macha Gharibian. D’envolées lyriques en pulsations hypnotiques, le troisième album de la pianiste et chanteuse creuse son sillon entre jazz, soul-folk et blues, sans vraiment choisir son port d’attache. Un univers sonore contrasté et ouvert qui ne manque ni d’audace ni de subtilité. Une méditation intimiste chargée d’allégresse et de générosité.

lire plus
Clin d’œil à RP3 & « In Odd We Trust »

Clin d’œil à RP3 & « In Odd We Trust »

En 2020, Rémi Panossian Trio fête ses dix années d’existence et saisit l’occasion pour sortir un cinquième opus. Le titre, « In Odd We Trust », et la pochette annoncent la couleur. Étrange, vous avez dit étrange ?… en fait, pas si étrange que cela de la part de ce trio RP3 inventif et espiègle. Cet album anniversaire aurait tout aussi bien pu s’intituler « Dream & Groove ».

lire plus
Coup de cœur pour François Ripoche & « Happy Mood! »

Coup de cœur pour François Ripoche & « Happy Mood! »

Il était une fois… un saxophoniste nantais, François Ripoche qui réunit autour de lui six pointures du jazz d’aujourd’hui pour célébrer l’énergie et l’improvisation collective, Steve Potts, Glenn Ferris, Louis Sclavis, Geoffroy Tamisier, Darryl Hall et Simon Goubert. La fin de l’histoire…  se nomme « Happy Mood! », un album réjouissant et généreux, joyeux et plein d’allant qui retrouve l’esprit populaire du jazz des origines. Du jazz pêchu qui met de bonne humeur !

lire plus
« Upward spiral » de Brandford Marsalis quartet et Kurt Elling

« Upward spiral » de Brandford Marsalis quartet et Kurt Elling

Brandford Marsalis & Kurt Elling tissent une spirale ascendante

Le talentueux Brandford Marsalis a invité Kurt Elling à rejoindre son quartet. Il en résulte un album somptueux dont le nom, « Upward Spiral » est évocateur. Avec la musicalité de cette spirale ascendante, on est propulsé au septième ciel.

upward spiral_couvLe saxophoniste Brandford Marsalis a engagé son quartet dans un projet musical dont le chanteur Kurt Elling est l’invité. Au regard de la qualité des musiciens on pouvait s’attendre à une réussite. En fait il s’agit de bien plus que cela… émotion et surprise de bout en bout de l’album. Les musiciens conversent et improvisent sur des schémas musicaux sans cesse renouvelés. Ils mettent leur virtuosité au service d’une musique sans esbroufe.

De fait, c’est un réel quintet qui a gravé les douze thème de l’album « Upward spiral » (Okeh/Sony Music). Aux côtés du saxophoniste Brandford Marsalis on retrouve Joey Calderazzo au piano, Eric Revis à la contrebasse, Justin Faulkner à la batterie et pour cinquième instrument, la voix de Kurt Elling.

Brandford Marsalis et ses musiciens souhaitaient enregistrer avec un chanteur. Aux yeux de Brandford Marsalis, ce sont les qualités de Kurt Elling qui ont fait de lui le candidat idéal pour ce partenariat. La souplesse et la chaleur de sa voix et surtout son statut de « vrai » jazzman ». Le projet s’est affiné durant les deux années qui ont précédé l’enregistrement réalisé à la Nouvelle Orléans. Un répertoire de douze titres retenus après concertation entre les cinq musiciens. Douze mélodies avec chacune son tempo et son univers propres.72_Kurt_Elling_Branford_Marsalis-Upward_Spiral_headshot

Des standards de jazz. There’s a boat dat’s leavin’ soon for New York » de Gerswhin ouvre le disque. Doxy de Sonny Rollins sur les paroles écrites par Mark Murphy. I’m a fool to want you interprété en duo voix-saxophone. Une version sensible de Blue Gardenia.

Des chansons magnifiées dont les reprises gagnent en épaisseur et en nuances.  « From One Island to another » de Chris Whitney. Blue Velvet, le thème de Lee Morris et Bernie Wayne, chanté rubato. Le merveilleux Practical Arrangement de Sting gagne encore en puissance. Conduits avec finesse par la batterie, voix et saxophone enroulent habilement leurs parties sur Só Tinha de ser com você, une bossa nova peu connue de Tom Jobim. Un tempo tout en suspension fait sonner d’étrange manière West Virginia Rose, la composition de Fred Hersch. Kurt Elling habitué au « spoken word », dit avec conviction Momma Said, un texte de Calvin Forbes, sur une musique de Brandford Marsalis.

A n’en pas douter, les deux compositions originales pourraient à elles seules justifier l’enregistrement. Cassandra song, une ballade d’exception. Les huit minutes minute d’écoute paraissent trop courtes, on souhaiterait que la musique ne s’arrête pas. Sur cette composition de Brandford Marsalis mise en paroles par Kurt Elling, le jeu délicat du pianiste et celui de la section rythmique sont mis en valeur autant que la voix du chanteur et celle saxophone soprano. Enfin on est propulsé au septième ciel par la spirale ascendante du dernier titre de l’album que l’on se prend à chantonner bien longtemps après l’écoute du disque. Ce pourrait bien devenir un standard. Voix et saxophone soprano s’élèvent avec lyrisme mais simplicité sur ce The return (Upward spiral) composé par Joe Calderazzo  avec des paroles de Kurt Elling.

Cinq musiciens inspirés conversent avec simplicité. « Upward Spiral », un album comme un concentré de pure musicalité à savourer sans modération et à  partager.

Macha Gharibian présente « Joy Ascension »

Macha Gharibian présente « Joy Ascension »

Sorti le 24 janvier 2020, « Joy Ascension » propose un voyage dans les paysages variés qu’explore Macha Gharibian. D’envolées lyriques en pulsations hypnotiques, le troisième album de la pianiste et chanteuse creuse son sillon entre jazz, soul-folk et blues, sans vraiment choisir son port d’attache. Un univers sonore contrasté et ouvert qui ne manque ni d’audace ni de subtilité. Une méditation intimiste chargée d’allégresse et de générosité.

lire plus
Clin d’œil à RP3 & « In Odd We Trust »

Clin d’œil à RP3 & « In Odd We Trust »

En 2020, Rémi Panossian Trio fête ses dix années d’existence et saisit l’occasion pour sortir un cinquième opus. Le titre, « In Odd We Trust », et la pochette annoncent la couleur. Étrange, vous avez dit étrange ?… en fait, pas si étrange que cela de la part de ce trio RP3 inventif et espiègle. Cet album anniversaire aurait tout aussi bien pu s’intituler « Dream & Groove ».

lire plus
Coup de cœur pour François Ripoche & « Happy Mood! »

Coup de cœur pour François Ripoche & « Happy Mood! »

Il était une fois… un saxophoniste nantais, François Ripoche qui réunit autour de lui six pointures du jazz d’aujourd’hui pour célébrer l’énergie et l’improvisation collective, Steve Potts, Glenn Ferris, Louis Sclavis, Geoffroy Tamisier, Darryl Hall et Simon Goubert. La fin de l’histoire…  se nomme « Happy Mood! », un album réjouissant et généreux, joyeux et plein d’allant qui retrouve l’esprit populaire du jazz des origines. Du jazz pêchu qui met de bonne humeur !

lire plus
« Ojos de Novia » par Mor Karbassi

« Ojos de Novia » par Mor Karbassi

La voix solaire de Mor Karbassi illumine « Ojos de Novia »

Après le succès de son dernier album « La Tsadika«  sorti en 2013, Mor Karbasi revient nous enchanter avec « Ojos de Novia », sorti le 13 mai.

C’est une nouvelle occasion de découvrir la voix remarquable de cette artiste charismatique portée par de talentueux musiciens à travers un album criant d’authenticité.

_72_MorKarbasi-OjosDeNovia_couv« Ojos de Novia » (Alama Rec. /Harmonia Mundi) propose treize titres aux influences berbères prononcées. Fidèle à la tradition musicale séfarade, Mor Karbasi y apporte son propre métissage marocain, perse et maure.

En effet, cette chanteuse et pianiste née à Jérusalem dans une famille aux origines marocaine, perse et israélienne célèbre 72_Mor_Karbasi_2015-0437R©Rob O'Connor@Stylorouge - cropla langue ladino emportée par les juifs séfarades d’Andalousie au Moyen-âge, lorsqu’ils furent exilés en 1492 par un décret des rois catholiques. Cette langue inventée par les rabbins espagnols traduit mot à mot l’hébreu en castillan. C’est par son grand-père, juif marocain, que Mor Karbassi s’est ouverte à cette riche culture. Passionnée par toute cette histoire elle y découvre ses racines. Sa voix prend son envol et s’épanouit dans tous les registres qu’elle explore.

Elle chante une tradition séculaire à laquelle elle apporte ses propres influences avec les atmosphères musicales du fado et flamenco qui se mêlent aux musiques du Maroc et d’Égypte.

À travers des chants évoquant à la fois l’amour et la tragédie, « Ojos de Novia », « Les Yeux de la Mariée », s’enrichit des talents de parolière de sa mère Shoshana Karbasi. Cet extrait du titre « Ahuvati Ester » n’est pas sans rappeler certains titres chantés en ladino par le contrebassiste Avishai Cohen.

Sur l’album, Mor Karbassi est entourée par Joe Taylor (guitares, trompette, saz), Jorge Bravo (guitare), Antonio Miguel (basse), Yshai Afterman (percussions) et Orel Oshrat (piano).

Elle accueille aussi des invités de marque. Richard Bona nous livre à la basse une performance remarquable sur le titre « Haykem Juar ».

The Tomatito Family insuffle des airs de flamenco et accompagne la chanteuse dans un voyage au cœur de l’Espagne. Avec « En la Ciudad de Toledo » il nous prend l’envie de visiter Tolède et l’Andalousie. C’est enfin Kai Eckhardt, ancien bassiste du McLaughlin Trio qui prête son talent à « Idijen » et « Ojos De Novia » où nostalgie et joie se télescopent dans la voix de Mor Karbassi.

Juste un clic sur le site de Mor Karbassi pour en savoir encore plus sur le talent de cette artiste charismatique.
Macha Gharibian présente « Joy Ascension »

Macha Gharibian présente « Joy Ascension »

Sorti le 24 janvier 2020, « Joy Ascension » propose un voyage dans les paysages variés qu’explore Macha Gharibian. D’envolées lyriques en pulsations hypnotiques, le troisième album de la pianiste et chanteuse creuse son sillon entre jazz, soul-folk et blues, sans vraiment choisir son port d’attache. Un univers sonore contrasté et ouvert qui ne manque ni d’audace ni de subtilité. Une méditation intimiste chargée d’allégresse et de générosité.

lire plus
Clin d’œil à RP3 & « In Odd We Trust »

Clin d’œil à RP3 & « In Odd We Trust »

En 2020, Rémi Panossian Trio fête ses dix années d’existence et saisit l’occasion pour sortir un cinquième opus. Le titre, « In Odd We Trust », et la pochette annoncent la couleur. Étrange, vous avez dit étrange ?… en fait, pas si étrange que cela de la part de ce trio RP3 inventif et espiègle. Cet album anniversaire aurait tout aussi bien pu s’intituler « Dream & Groove ».

lire plus
Coup de cœur pour François Ripoche & « Happy Mood! »

Coup de cœur pour François Ripoche & « Happy Mood! »

Il était une fois… un saxophoniste nantais, François Ripoche qui réunit autour de lui six pointures du jazz d’aujourd’hui pour célébrer l’énergie et l’improvisation collective, Steve Potts, Glenn Ferris, Louis Sclavis, Geoffroy Tamisier, Darryl Hall et Simon Goubert. La fin de l’histoire…  se nomme « Happy Mood! », un album réjouissant et généreux, joyeux et plein d’allant qui retrouve l’esprit populaire du jazz des origines. Du jazz pêchu qui met de bonne humeur !

lire plus
« Eros » par Paolo Fresu et Omar Sosa

« Eros » par Paolo Fresu et Omar Sosa

Paolo Fresu & Omar Sosa dédient l’album « Eros » à l’Amour

Le duo Paolo Fresu et Omar Sosa se retrouve quatre ans après « Alma » pour un second album dédié à l’Amour et intitulé fort à propos « Eros ». Un disque totem en quelque sorte, un album concept enregistré avec soin.

Sur 250_Paolo fresu_photo Roberto Cifarelli.l’album « Eros » (Tuk Music/Bonsaï), 250_Omar Sosa_photo Roberto Cifarellile trompettiste sarde, Paolo Fresu, et le pianiste cubain, Omar Sosa, proposent treize morceaux dont un titre fantôme gravé à la suite du douzième morceau. Les noms des morceaux évoquent les émotions de l’amour.

Paolo Fresu et Omar Sosa tournent beaucoup ensemble sur scène et cette collaboration les a conduit à mêler savamment leurs musiques durant les concerts. Tous deux affectionnent les percussions et emploient les effets électroniques qu’ils utilisent live avec beaucoup de discernement. Le disque témoigne de leur intérêt pour les effets, les boucles sonores reprises en sample et les re-recording. A partir des enregistrement faits en Italie, à Rio et à Toulouse, le mixage et la post production nous permettent de retrouver autour du duo, le violoncelliste brésilien Jaques Morelenbaum (déjà présent sur « Alma »), les cordes du Quartetto Alborada et la voix de la chanteuse Natacha Atlas sur deux titres. Elle cosigne pour sa part les textes en arabe du morceau Teardrop du groupe massive Attack, qui se transforme en Ya Habibi.digipack Eros.indd

Le visuel de l’album, Lolli Pop est signé par l’artiste milanais Alessandro Gottardo a.k.a. « Shout ». IL constitue aussi la base du concept graphique du livret qui accompagne le disque. On note le sous-titre Eros écrit en grec antique.

Climats éthérés alternent avec morceaux plus rythmés. Le pianiste a composé la moitié des titres de l’album et le trompettiste trois morceaux dont Zeu’s Desires et Eros Mediterraneo aux mélodies que l’on mémorise volontiers. La reprise du titre What Lies Ahead de Peter Gabriel et de son fils Isaac bénéficie de l’intervention inspirée du violoncelliste Piero Salvatori. Une rythmique cubaine impulse un climat de gaîté savoureux au titre Why.

Malgré une esthétique soignée, et quelques titres aux mélodies remarquables, peu d’émotion affleurentt à l’écoute de cet opus. Plutôt dommage quand on célèbre l’amour. Sans doute cela est-il dû à la masse des effets électroniques qui surchargent les échanges entre Paolo Fresu et Omar Sosa .Les invités ayant enregistré à distance, ils n’ont guère pu non plus interagir avec le duo.

La publication de l’album a été précédée d’un vidéo clip illustrant le Zeus » Desires. Il a été produit par la réalisatrice italienne Marzia Lila Mete avec la participation de l’actrice Astrid Meloni, de Paolo Fresu et d’Omar Sosa.

Macha Gharibian présente « Joy Ascension »

Macha Gharibian présente « Joy Ascension »

Sorti le 24 janvier 2020, « Joy Ascension » propose un voyage dans les paysages variés qu’explore Macha Gharibian. D’envolées lyriques en pulsations hypnotiques, le troisième album de la pianiste et chanteuse creuse son sillon entre jazz, soul-folk et blues, sans vraiment choisir son port d’attache. Un univers sonore contrasté et ouvert qui ne manque ni d’audace ni de subtilité. Une méditation intimiste chargée d’allégresse et de générosité.

lire plus
Clin d’œil à RP3 & « In Odd We Trust »

Clin d’œil à RP3 & « In Odd We Trust »

En 2020, Rémi Panossian Trio fête ses dix années d’existence et saisit l’occasion pour sortir un cinquième opus. Le titre, « In Odd We Trust », et la pochette annoncent la couleur. Étrange, vous avez dit étrange ?… en fait, pas si étrange que cela de la part de ce trio RP3 inventif et espiègle. Cet album anniversaire aurait tout aussi bien pu s’intituler « Dream & Groove ».

lire plus
Coup de cœur pour François Ripoche & « Happy Mood! »

Coup de cœur pour François Ripoche & « Happy Mood! »

Il était une fois… un saxophoniste nantais, François Ripoche qui réunit autour de lui six pointures du jazz d’aujourd’hui pour célébrer l’énergie et l’improvisation collective, Steve Potts, Glenn Ferris, Louis Sclavis, Geoffroy Tamisier, Darryl Hall et Simon Goubert. La fin de l’histoire…  se nomme « Happy Mood! », un album réjouissant et généreux, joyeux et plein d’allant qui retrouve l’esprit populaire du jazz des origines. Du jazz pêchu qui met de bonne humeur !

lire plus