John Scofield sort « Combo 66 »

John Scofield sort « Combo 66 »

Groove, swing et bonne humeur

Toujours dynamique, John Scofield revient avec une nouvelle proposition musicale pour ses 66 ans qu’il fête ainsi de belle manière. Pour l’occasion il sort « Combo 66 » avec neuf nouveaux morceaux. Entouré d’un quartet de choc, le guitariste demeure une voix majeure du jazz. Il renouvelle son propos qui sonne plus swing et plus joyeux que jamais.

La sortie d’un nouvel album de John Scofield, en l’occurrence « Combo 66 » (Verve/Universal) annoncé pour le 28 septembre 2018, est un évènement réjouissant qui vaut d’être salué.

En effet, le dynamisme de John Scofield est à la hauteur de son talent. Capable de jouer dans les contextes les plus variés (fusion, funk, blues, bebop, country, drum-n-bass, avant-garde ou même pop), il conserve sur son instrument cette voix unique qui le rend reconnaissable entre tous et fait de lui un instrumentiste unique.

Une riche production discographique

Après quarante ans d’enregistrements et une discographie pléthorique, la production récente du guitariste John Scofield ne faiblit ni en quantité ni en et qualité. De 2010 à 2015 rien moins que huit albums.

Après « Past present » (Impulse/Universal) sorti en 2015 avec Bill Stewart (batterie), Joe Lovano (saxophone) et Larry Grenadier (contrebasse), John Scofield a réuni Steve Swallow (basse), Larry Goldings (piano) et Bill Stewart sur le superbe « Country For Old Men » (Impulse!/Universal) sorti en 2016. L’album a été d’ailleurs été récompensé par le Grammy du meilleur album de jazz instrumental et du meilleur solo de jazz improvisé pour le solo sur I’m so lonesome I Could cry.

En 2017 il continue et forme un nouveau quartet, le quartet Hudson, avec Jack DeJohnette (batterie), Larry Grenadier (contrebasse) et John Medeski (clavier) et il sort un album éponyme suivi d’une tournée internationale.

En 2018, John Scofield renouvelle encore son inspiration pour son nouvel opus « Combo 66 ».

« Combo 66 »

Le guitariste toujours très inspiré compose neuf morceaux pour son nouvel album qu’il a décidé de nommer « Combo 66 » en référence à son âge et aussi à ce nombre « 66 » qu’il associe à des musiques superbes comme le morceau « Route 66 » ou l’album « Brasil 66 ».

Nouveau projet… nouveau combo acoustique. John Scofied forme donc un nouveau quartet auquel participe le toujours fidèle Bill Stewart à ses côtés depuis 1972. Pour la première fois le leader intègre un clavier dans son quartet acoustique, celui de Gerald Clayton auquel se joint le contrebassiste Vicente Archer que l’on a coutume d’écouter au sein du trio de Robert Glasper.

Impressions musicales

L’album ouvre avec le souriant I Can’t Dance. Si le leader avoue son incapacité à danser, il possède par contre un sens incroyable du swing qui habite totalement ce thème. La guitare joyeuse et entraînante est accompagnée par les sons feutrés de l’orgue. Après l’improvisation échevelée de la guitare sur une ligne continue de walkin’basse, l’orgue enchaîne un solo ludique aux sonorités peu communes.

Sur une boucle répétitive et ronflante du duo basse/batterie, la guitare expose le serein Combo Theme puis part dans un solo plein de swing et de drôlerie suivi par une improvisation lumineuse du piano acoustique.Couverture de l'album Combo 66 de John Scofield On vibre au tempo accéléré du morceau Icons at the Fair où la guitare se fait incisive avec quelques effets de saturation. Le piano et la section rythmique poussent le leader et le morceau prend feu.

On a un faible pour Willa Jean et son ambiance country où le piano lyrique incite à la danse alors que la batterie découpe le tempo qu’elle rend presque bancal. Le titre fait référence à la petite fille de John Scofield.

Uncle Southern restitue les ambiances du sud des États-Unis dont la mère du guitariste est originaire. Sur un rythme medium que la contrebasse tellurique tient solidement,la guitare chante une complainte. Le climat gospel s’accentue par l’intervention du clavier qui évoque la sonorité d’un orgue.

Avec Dang Swing le bal est ouvert. On sautille littéralement sur le tempo rapide du morceau. Les stop chorus dynamisent le solo de guitare qui hésite entre country et blues. Le piano et la contrebasse y vont chacun de leur improvisation et accentuent le côté swing du morceau. Un vrai régal !John Scofield

L’orgue ouvre New Waltzo dont les climats changent de couleur au fur et à mesure que la valse tourne. L’orgue aux sonorités chaleureuses dialogue avec la guitare lyrique et souriante qui balance entre rock et jazz. Batterie et contrebasse poussent le clavier qui délivre un solo fiévreux aux sonorités grinçantes.

Apaisé, on aspire au sommeil à l’écoute de la superbe ballade I’m sleepin’ In. Calme et sensible la guitare caresse la mélodie et son chant suave évoque celui d’une voix qui fredonne une berceuse. On savoure ces cinq minutes de rêverie éveillée.

L’album se termine avec le splendide et mélodique King of Belgium au swing irrésistible composé par John Scofield en hommage au grand harmoniciste belge Toot Thielemans. Émaillé de citations de grands standards, il honore la grande culture jazz qui était celle de Toots toujours si prompt à citer les grands maîtres du style.

Avec « Combo 66 » le guitariste John Scofield grave un nouvel opus où il fait une fois de plus la synthèse entre les styles musicaux qu’il affectionne. Sa musique toujours inventive se targue de toujours soigner la mélodie sans omettre d’offrir des improvisations époustouflantes. Jamais savante, toujours avenante, sa musique comble par une modernité ancrée dans une histoire musicale qui inclut autant le jazz que les autres styles que le guitariste affectionne, du rock au blues en passant par la country. Une musique à mettre entre toutes les oreilles. Il reste à espérer que les programmateurs de l’hexogone invitent le nouveau projet de John Scofield !

« Les 1001 Nuits du Jazz – Live au Bal Blomet »

« Les 1001 Nuits du Jazz – Live au Bal Blomet »

En place de Shéhérazade, le saxophoniste Raphaël Imbert et le pianiste Johan Farjot se font les conteurs d’une autre histoire du jazz sur l’album « Les 1001 Nuits du Jazz – Live au Bal Blomet ». L’opus restitue huit enregistrements captés lors de six Nuits du Jazz organisées par Le Bal Blomet. Entourés à chaque séance de nouveaux invités, les deux musiciens mènent deux fois par mois une « concérence » à travers les grandes et petites histoires du jazz. Enregistré live, l’album incite à aller vivre une, voire plusieurs de ces Nuits magiques et récréatives.

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Clin d’œil à Rotraut Jäger et « Sonafari »

Clin d’œil à Rotraut Jäger et « Sonafari »

La flûtiste Rotraut Jäger annonce la sortie de l’album « Sonafari » de son groupe Sonambique. Avec le quartet, elle sillonne la Suisse et fait escale à Lyon, le 28 mars 2020 au Jazz Club Lyon Saint-Georges. La belle aubaine que de découvrir l’album puis d’aller vivre live les musiques de Sonambique. Au programme, des promesses de jazz aux influences latines, des rythmes des Caraïbes et des mesures impaires à profusion.

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Carte Blanche à Rita Marcotulli au Musée des Confluences

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Le Musée des Confluences de Lyon donne Carte Blanche à Rita Marcotulli le 08 mars 2020 à 16h. Pour la Journée Internationale des Droits des Femmes, « Women in Jazz » met les femmes à l’honneur sur la scène du Grand Auditorium avec un double plateau ». La pianiste et compositrice italienne vient à la tête d’un quartet inédit composé de Lisa Wulff, Benita Hastrup et Andy Sheppard. La première partie est assurée par le quartet Freya. Les compositrices de jazz devraient aussi être à l’honneur.

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« Lean on Me », le nouvel album de Jose James

« Lean on Me », le nouvel album de Jose James

Hommage à Bill Withers

Le 28 septembre 2018, le chanteur Jose James sort « Lean on Me » chez Blue Note. Un album-hommage à un de ses héros, Bill Withers, Il reprend douze titres du grand soulman des années 70. Un opus fidèle à l’esprit des chansons de celui qu’il honore.

Jose James revient le 28 septembre 2018 avec l’album « Lean on Me » (Blue Note/Universal) qui célèbre Bill Withers, le chanteur de soul des années 70/80 dont le dernier album date de 1985.

Ce quatrième album chez Blue Note est aussi le huitième du chanteur.

Avant « Lean on Me »

« Lean on Me » se situe loin de “For all we know“ sorti en 2010 chez Impulse où Jose James honore le jazz en duo avec Jeff Neve et de « Yesterday I Had The Blues », son hommage fort réussi à Billie Holiday sorti en 2015 chez Blue Note.

Il est vrai que depuis “No beginnig no end“, son premier album paru en 2013 chez Blue Note, Jose James a pris ses distances vis à vis du jazz. C’est apparu plus flagrant encore en 2017 sur son quatrième album chez Blue Note « Love in a Time of Madness » qui mêle à ravir soul, pop, électro, gospel, jazz, funk et fait triompher le R&B.

« Lean on Me »

Couverture de l'album Lean on meC’est dans le légendaire studio B de Capitol que Jose James enregistre « Lean on Me » produit par Don Was, le président du label Blue Note. Pour son quatrième album sous le prestigieux label, le chanteur fait le choix de revenir avec les musiciens présents à ses côtés sur “No beginnig no end“.

Autour de lui se retrouvent le bassiste Pino Palladino, le claviériste Kris Bowers, le guitariste Brad Allen Williams et le batteur Nate Smith.

Quelques invités enrichissent le propos de l’album par leurs interventions, Lalah Hathaway (chant), Dave McMurray (flûte), Takuya Kuroda (trompette), Lenny Castro (congas) et Marcus Strickland (saxophone ténor).  

Impressions musicales

On est frappé par la sensualité du titre d’ouverture Ain’t No Sunshine. On est ensuite ému par la poésie de Grandma’s Hands mais on retrouve le sourire à l’écoute de la dimension pop du titre Lovely Day. En effet, on savoure la joie ineffable que procure la version à deux voix de ce titre sur lequel Lalah Hathaway rejoint Jose James.

On vibre à l’écoute de Lean on Me transformé en hymne imprégné de délicates influences de gospel. On réécoute plusieurs fois Kissing my Love transcendé par la flute de Dave McMurray et propulsé par la batterie sur un beat d’enfer. On se laisse aller à rêver quand résonnent les arrangements cuivrés du trompettiste Takuya Kuroda sur Use Me à l’ambiance quelque peu anxiogène.

On apprécie les interventions délicates du conguero Lenny Castro qui allègent le rythme inexorable de Who is He. On savoure la tendresse rêveuse de la ballade Hello Like Before où coexistent le rythme de bossa lancinant de la guitare et le chorus lyrique du clavier.

On est captivé par l’interprétation de Just The Two of us où le solo du saxophoniste Marcus Strickland transforme avec bonheur la mélancolie en un moment d’espérance. La guitare, la voix et la basse donnent à Hope She’ll Be Happier une atmosphère de désespoir auquel on n’entrevoit guère d’issue.

Heureusement The Same Love That Made Me Laugh vient impulser un espoir plein d’une soul funky et joyeuse. On survit à Better off Dead qui termine l’album avec panache… et l’on remet l’album en boucle pour mieux le savourer

Aujourd’hui point de hip-hop, ni de mélange de genre musical sur « Lean on Me ». C’est d’une voix chaude et suave que Jose James interprète les douze titres de « Lean on Me », ce qui convient au demeurant tout à fait à l’album. Il chante avec tendresse et sensibilité les morceaux qu’il a choisi parmi le répertoire de Bill Withers. De la soul groovy teintée de bleu.

« Les 1001 Nuits du Jazz – Live au Bal Blomet »

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Clin d’œil à Rotraut Jäger et « Sonafari »

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Carte Blanche à Rita Marcotulli au Musée des Confluences

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Le Musée des Confluences de Lyon donne Carte Blanche à Rita Marcotulli le 08 mars 2020 à 16h. Pour la Journée Internationale des Droits des Femmes, « Women in Jazz » met les femmes à l’honneur sur la scène du Grand Auditorium avec un double plateau ». La pianiste et compositrice italienne vient à la tête d’un quartet inédit composé de Lisa Wulff, Benita Hastrup et Andy Sheppard. La première partie est assurée par le quartet Freya. Les compositrices de jazz devraient aussi être à l’honneur.

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Jacques Schwartz-Bart revient avec « Hazzan »

Jacques Schwartz-Bart revient avec « Hazzan »

Fresque mystique et explosive

Avec « Hazzan », le saxophoniste et compositeur Jacques Schwarz-Bart plonge dans la musique liturgique juive entouré d’un quartet impétueux. Les mélodies venues de la tradition croisent les rythmiques héritées de la diaspora africaine. Sur cet album lyrique et riche en couleurs, le saxophone élève une prière vigoureuse.

Après « Jazz Racine Haïti », le saxophoniste Jacques Schwarz-Bart revient le 21 septembre 2018 avec « Hazzan » (Enja Yellow Bird/L’autre Distribution). Une création de jazz qui embrasse la musique liturgique juive, des séquences d’improvisation et des rythmes envoûtants.

Natif de Guadeloupe et fils de Simone et André Schwarz-Bart, le saxophoniste assume sa filiation et son identité ancrée dans ses doubles origines. Avec son projet « Hazzan », il prend le relai de ses deux parents écrivains dont les œuvres ont évoqué la Caraïbe et le martyr du peuple juif.

« Hazzan », du projet à l’album

Dans la tradition juive, le terme Hazzan peut se traduire par cantor ou chantre. Jacques Schwarz-Bart a choisi ce titre en souvenir des paroles d’un rabbin qui avait assimilé ses notes aux paroles d’une prière et l’avait perçu comme « un hazzan sur [son] saxophone » lorsque le musicien avait interprété Adon Olam en 2008 à la Fondation du Judaïsme français.

Couverture de l'album "Hazzan" de Jacques Schwartz-BartIl décide alors, trois ans après la mort de son père, de créer en sa mémoire un projet autour du jazz et de la hazzanout, cet art de chanter des prières juives. Après voir élaboré les premiers arrangements des quelques-unes de ces mélodies traditionnelles, Jacques Schwarz-Bart leur associe des rythmes issus de la diaspora africaine des États-Unis, de la Caraïbe ou des Gnaouas.

Il a ensuite approfondi ses recherches dans les traditions juives d’Europe, du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord en sélectionnant des chants différents dont les couleurs puissent participer à créer une fresque mystique et ardente.

Pour réussir son challenge, le leader a réuni une impétueuse équipe qui soutient le chant de son saxophone. Stéphane Kerecki (contrebasse), Gregory Privat (pianiste) rompu à la tradition afro-caribéenne tout autant que le batteur Arnaud Dolmen. Le chanteur David Linx les rejoint sur deux titres.

Impressions musicales

L’album ouvre avec Shabbat Menuka Hi une célébration collective où le thème est exposé à l’unisson par le ténor et le piano. Le titre du morceau fait comme un clin d’oeil à la tradition du Gwoka. Après une improvisation incandescente du piano fougueux, le ténor en verve élève son cri comme une prière musicale dont le flot génère la transe que la rythmique soutient et que la voix du chanteur entretient.

Le saxophoniste se fait tour à tour serein, enflammé, lyrique (Ma Nishtana), sobre et profond (Avinu Malkenu). Sur son ténor volubile, Jacques Schwarz-Bart fait montre d’une impressionnante maîtrise des sur-aigus.

On a vibré à l’écoute du thème Ahot Ketana ouvert par le chant lumineux de David Linx dont la prière alterne avec celle du saxophone devenu serein. On a apprécié l’ambiance de Daienu, ritournelle joyeuse qui groove sur un tempo médium swing où piano et ténor s’enflamment à tour de rôle.

On a savouré le calme et la simplicité du très court Havdalah. On a cédé à l’enchantement de Ma Nishtana irradié de lumière par le solo ciselé du piano. On a succombé au dialogue fécond de la batterie et du ténor sur Adon Olam que les deux instruments interprètent seuls.

Sur « Hazzan » Jacques Schwarz-Bart élabore une fresque de dix prières qui honorent ses doubles racines. Un album au climat incantatoire où le jazz côtoie la hazzanout, les rythmes africains et carribéens.

Rendez-vous le 04 novembre 2018 au Studio de l’Ermitage dans le cadre du festival « Villes des Musiques du Monde » pour retrouver Jacques Schwarz-Bart avec la formation de l’album, Gregory Privat (piano), Stéphane Kerecki (contrebasse) et Arnaud Dolmen (batterie), Le saxophoniste se produit aussi le 16 novembre 2018 à Ermont dans le cadre du festival « Jazz au Fil de l’Oise », avec Fred Nardin au piano.
« Les 1001 Nuits du Jazz – Live au Bal Blomet »

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Samuel Blaser célèbre le blues sur « Early in the Mornin' »

Samuel Blaser célèbre le blues sur « Early in the Mornin' »

Un tribut nostalgique et singulier

Avec son nouvel album « Early in the Morning' » Samuel Blaser célèbre l’universalité du blues. Éléments fondamentaux du blues et du jazz, la mélodie et le rythme irriguent le disque. Un opus inspiré qui vibre d’une mélancolie habitée par une force vitale peu commune.

Sur « Early in the Mornin' » (OutNote Records/Outhere Music) à paraître le 21 septembre 2018, le tromboniste et compositeur Samuel Blaser explore le blues sans s’éloigner de ce qui anime son jeu, la recherche d’une expression libre et authentique. Il célèbre la mélodie de ces blues issus des work songs, de la country, de la folk anglaise et irlandaise.

L’album

Ce sixième album du tromboniste à la tête de son quartet réunit Russ Lossing (piano, Fender rhodes, wurlitzer, Clavinet, Hammond, minimoog), le contrebassiste Masa Kamaguchi et le batteur Gerry Hemingway. L’album accueille deux invités de marque, deux géants du jazz, le saxophoniste alto Oliver Lake et le trompettiste Wallace Roney qui interviennent chacun sur un morceau et participent ensemble à un troisième titre.couverture de l'lbum "Early in the Mornin'" de Samuel Blaser

Enregistré par Dave Darlington au Water Music Studios à New Jersey les 14 et 15 Janvier 2017 « Early in the Mornin’ » est réalisé sous la direction artistique de Robert Sadin avec qui Samuel Blaser collabore depuis 2011.

Le répertoire de l’album propose quatre compositions originales du tromboniste et cinq traditionnels dont Samuel Blaser a conçu les arrangements. Lonesome Road Blues de Sam Collins complète la liste des dix titres de « Early in the Mornin' ».

Chaleureux et libre, le jeu fluide du tromboniste muse du côté des dissonances dont il joue avec bonheur et sans excès. Lyrique et virtuose il conserve un son dont la rondeur chaleureuse et large s’accorde avec les claviers tour à tour incisifs ou rétros. La contrebasse contribue à enrichir la riche texture harmonique mais élabore aussi des lignes mélodiques très créatives.

Impressions musicales

On apprécie la belle synergie du trombone avec le saxophone alto sur Early in tne Mornin’, La section rythmique assure un tempo indéfectible. Sur The House Carpenter, la sonorité stratosphérique de la trompette rappelle les atmosphères davisiennes des années 70 alors que piano et trombone jouent post-hard-bop. Les échanges très libres du saxophone alto, de la trompette et du trombone sur Levee Camp Moan Blues font comme un clin d’oeil au monde d’Ornette Coleman.

Sur le rythme impair du lancinant Creepy Crawler le trombone pleure mais il devient prêcheur sur Black Betty. Le déstructuré et peu académique Mal’ Blues met en valeur le lyrisme et l’éclat du trombone tellurique.

On savoure l’ambiance inquiétante de Murderer’s home. Le tempo flottant assuré par la batterie inventive et la contrebasse mélodiste laisse toute liberté aux claviers et au trombone et sa sourdine pour tapisser les murs de la maison d’une étrange mélancolie cuivrée et électrique.

L’album se termine avec Lonesome Road Blues où piano, contrebasse et batterie s’entretiennent sur un rythme apparemment décalé. On se laisse captiver par cette complainte étonnante.

Un clic sur outhere music pour quelques échos de la play-list.

Sur « Early in the Mornin' », Samuel Blaser rend un hommage très personnel au blues. Fluide et libérée, sa musique projette les mélodies dans des climats singuliers. Elle lance un pont entre le blues des origines, un jazz moderne hérité d’Ornette Coleman et la musique classique contemporaine que l’improvisation enrichit de sa sève créative. Teinté de nostalgie cet opus est habité par la liberté.

« Les 1001 Nuits du Jazz – Live au Bal Blomet »

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Clin d’œil à Rotraut Jäger et « Sonafari »

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Carte Blanche à Rita Marcotulli au Musée des Confluences

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Clin d’œil à NOLA French Connection Brass Band

Clin d’œil à NOLA French Connection Brass Band

Pour une rentrée en fanfare !

Le 21 septembre 2018, NOLA French Connection Brass Band sort un album bourré d’énergie. Sept titres survitaminés pour aborder la rentrée en fanfare. Impossible de résister à la joyeuse bande de frappeurs, souffleurs, chanteurs. Ils dissipent l’ennui, effacent la fatigue et communiquent leur entrain joyeux.

NOLA French Connection Brass Band… c’est un brass band français venu en droite ligne de La Nouvelle-Orléans, la ville-mère des marching bands, ces fanfares populaires qui déambulent dans les rues.

Cette bande de neuf musiciens parisiens déborde d’énergie. Ils frappent caisses et percussions, soufflent dans trompettes, trombones et saxophone sans oublier de chanter à en perdre haleine avec un entrain étonnant et une énergie débordante.

« Street Kings » en témoigne…

Naissance de NOLA French Connection Brass Band

Lors d’un séjour en Louisiane à La Nouvelle-Orléans dans le quartier de Jackson Square, quelques-uns de ceux qui constituent le groupe actuel ont eu l’occasion de jouer avec des musiciens locaux. Amateurs des groupes phares du style, comme le Hot 8, Dirty Dozen Brass Band ou Rebirth Brass Band, les musiciens, dès leur retour en France décident de créer leur brass band en 2016.

NOLA French Connection Brass Band

NOLA French Connection Brass Band©Philip Ducap

En hommage à la Nouvelle-Orléans, ils le nomment NOLA (New Orleans Louisiana) French Connection Brass Band et les voilà partis… Les morceaux sont de leur cru, paroles et musique.

Ça sonne funk, soul, hip hop et jazz… ça envoie et ça donne la pêche !

Le groupe veut transmettre la musique des second lines néo-orléanaises. Dans les fanfares de rue, il y avait en première ligne les fanfares officielles, au jeu plutôt classique. Venaient ensuite les fanfares plus dansantes, celles qui constituaient la seconde ligne, qui exécutaient leurs pas de danse en ligne en jouant du jazz, un jazz qui au fil des années a trempé son expression dans le bain de la soul et la marmite du funk.

Depuis sa création, NOLA French Connection Brass Band enchaîne les déambulations de rues et se produit sur scène avec succès. En 2018, il est sélectionné pour le concours de La Défense Jazz Festival où il s’est produit le 27 juin.

Après la rue et les scènes… les studios

Aujourd’hui les neuf musiciens parisiens perpétuent la tradition néo-orléanaise dans les rues et sur les scènes. Pour mieux faire découvrir leur musique, ils sont entrés en studio et…  le 21 septembre 2018 sort leur album, NOLA French Connection (Fo Feo Productions).

Les neuf musiciens ont gravé sept titres qui résonnent comme un concentré de groove !

Avec Hippolyte Fevre (trompettes), Gabriel Levasseur (trompette), Nicolas Benedetti (trombone), Michael Ballue (trombone) et Bastien Weeger (saxophone ténor), les soufflants envoient des riffs puissants et cuivrés. Avec Johan Barrer (grosse caisse), Florent Berteau (caisse claire) et Tao Erhlich (percussions), caisses et percussions assurent avec Rémi Cretal (sousaphone) une rythmique infaillible. Les voix enivrantes chantent à en perdre haleine.Couverture de l'album NOLA French Connection Brass Band

De quoi transformer, salon, chambre, habitacle de voiture en un néo-Jackson Square. Idem dans le bus ou le métro, il suffirait de faire circuler les écouteurs pour que la musique dynamise l’atmosphère et transforme la monotonie quotidienne des transports en commun en un moment festif. On imagine sans peine le clip qui évoquerait cette transformation.

Les compositions de l’album s’articulent autour de questions/réponses entre les neuf instrumentistes. Les refrains chantés en chœur sont parsemés de chorus et riffs de cuivres avec des clins d’œil aux maîtres, Bootsy Coolins, George Clinton ou Maceo Parker.

On a un petit faible pour Coffee Machine Blues. Le sousaphone tient la ligne de basse en soutien aux mélodies, aux riffs et aux improvisations des trompettes, trombones et du saxophone ténor, tous soutenus par les solides rythmiciens.

 
Quelques RV de concerts pour écouter live Nola French Connection. Dès 19h30 les 15 & 16 octobre 2018 à Paris à La Boule Noire pour la sortie de l’album. Possible aussi de les retrouver le 12 octobre 2018 à Nancy en première partie de soirée sous le chapiteau du Parc de la Pépinière lors du Nancy Jazz Pulsations, le 18 octobre 2018 à Tourcoing lors du Tourcoing Jazz Festival.
« Les 1001 Nuits du Jazz – Live au Bal Blomet »

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Carte Blanche à Rita Marcotulli au Musée des Confluences

Carte Blanche à Rita Marcotulli au Musée des Confluences

Le Musée des Confluences de Lyon donne Carte Blanche à Rita Marcotulli le 08 mars 2020 à 16h. Pour la Journée Internationale des Droits des Femmes, « Women in Jazz » met les femmes à l’honneur sur la scène du Grand Auditorium avec un double plateau ». La pianiste et compositrice italienne vient à la tête d’un quartet inédit composé de Lisa Wulff, Benita Hastrup et Andy Sheppard. La première partie est assurée par le quartet Freya. Les compositrices de jazz devraient aussi être à l’honneur.

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