Après deux albums et deux ans de tournée en Asie et en Europe, EYM trio revient le 21 septembre 2018 avec « Sadhana ». L’album déroule un récit à plusieurs voix. EYM Trio invite la chanteuse Mirande Shah et le guitariste Gilad Hekselman.
José James sort « Love In A Time Of Madness » chez Blue Note
José James habille sa voix de R&B
Avec « Love In A Time Of Madness », son quatrième album chez Blue Note, le chanteur José James clame son éclectisme. Dans ce nouvel opus consacré à l’amour, le songwriter new-yorkais opère une mue tout à fait réussie en chanteur R&B.
Après avoir sorti en 2015 un album de jazz en hommage à Billie Holiday, « Yesterday I Had The Blues », José James prend une certaine distance avec le jazz. Le 24 février il sort « Love In A Time Of Madness », son septième album, le quatrième sur le prestigieux label Blue Note. Si le chanteur ne s’est jamais laissé emprisonner par les barrières stylistiques, il penche aujourd’hui vers le R&B, un R&B teinté d’électro.
Avec son titre, « Love In A Time Of Madness », l’album annonce la tonalité…« L’amour dans une époque de folie ». Douze plages où s’entremêlent soul, pop, électro, gospel, jazz, funk et au final… le R&B triomphe. Certes la voix du chanteur se pare des atours de la séduction mais si José James joue la corde du charme, il sait changer de registre. Un album réussi que l’on écoute sans se lasser avec beaucoup de plaisir.
Dans un contexte électro teinté de rose, José James ouvre l’album avec un titre à l’allure pseudo romantique, Always There. Les paroles évoquent une relation solide « …I can count on you over and ever, forever and ever. » dont on se doute qu’elle ne va pas durer.
Effectivement, dès le second titre, le ton change et le romantisme passe au second plan. En effet, avec What Good Is Love, le ton change, l’inquiétude pointe, des percussions glaciales rendent l’ambiance un peu menaçante. Le chanteur évoque les mensonges, les affres de la séparation. Sur le troisième titre Let It Fall José James évoque la condition du célibataire. Pour ce titre plutôt soigné il fait intervenir le chanteur Mali Music sur fond de guitare acoustique et de percussions.
Avec Live Your Fantasy et Ladies Man c’est un R&B teinté d’électro-funk qui pointe son nez. A l’écoute de ces deux titres on est transporté dans les faubourgs de Minneapolis et plane l’ombre de Prince. Les synthés débrident leur rythme, les mélodies deviennent obsédantes et l’on se prend à les fredonner avec les voix de l’album. Ne serait-ce pas plutôt de la pop ? Peu importe, on succombe au rythme. Le mouvement s’impose au corps et il prend l’envie de bouger, de danser. On peut parier que ces deux titres vont faire fureur sur les dance floors.
You know I Know et Closer affichent sans ambiguïté une couleur carrément électro qui n’est pas sans évoquer les ambiances de ses premiers disques sortis par Gilles Peterson, le célèbre DJ de la BBC. Véritable caméléon de rêve, José James termine l’album avec I’m Yours un brin gospellisant. Un titre teinté d’espoir où résonne la voix de la légendaire Oleta Adams. L’amour triomphe de tous les aléas et la boucle est bouclée.
Sur l’album « Love In A Time Of Madness », José James s’éloigne très clairement du jazz même si les fondamentaux du style ressurgissent de temps à autre comme par exemple dans To be With You où le chanteur apaisé adopte sa voix chaude de crooner pour clamer son amour à la femme qu’il aime. Une véritable ode à l’amour. Un clip réalisé par Tyler Dunning Evans présente To be With You sur une chorégraphie imaginée par Hope Boykin, de la célèbre compagnie de danse new-yorkaise Alvin Ailey.
Serpent, corbeau et pétales de roses … tentation ou maléfice, ensorcellement ou séduction, à chacun sa vision de l’amour. En tout cas avec les douze titres de « Love In A Time Of Madness », José James laisse à chacun le choix de préférer son ambiance. En cela l’album fait très fort car avec son mélange des genres, l’album et le chanteur vont rallier sans aucun doute les suffrages de publics très variés.
En tournée en France, José James présente le répertoire de l’album « Love In A Time Of Madness » dans plusieurs villes de l’hexagone. Il est annoncé à Lyon, le 22 avril à 20h30 au Transbordeur et le 24 avril à 20h30 au New-Morning à Paris.
EYM Trio annonce la sortie de « Sadhana »
Jean-Pierre Como signe « Infinite »
« Infinite », le dernier opus du pianiste Jean-Pierre Como, vibre de musicalité. Sereine, la musique navigue entre douceur feutrée et ardeur maîtrisée. Le jazz sensible et poétique de l’album dégage un charme auquel il est difficile de résister.
« Hymn », le magistral album de Jacques Vidal
Après avoir exploré le monde de Mingus, le contrebassiste Jacques Vidal revient à la composition. « Hymn », son nouvel album enregistré en quintet, apporte une respiration oxygénée et inspirée sur l’actualité jazz de cet automne 2018. Un opus passionnant qui résonne de l’histoire du jazz.
« Marseille Jazz des Cinq Continents »,
Place au vrai son de Cuba au Théâtre Silvain le vendredi 21 juillet à 21h avec le pianiste Roberto Fonseca. D’une certaine manière c’est l’histoire du latin jazz en un seul spectacle, tant le pianiste explosif traverse à un rythme effréné, toutes les influences d’une musique qui soulève les corps, bien au-delà de Cuba. Il tire même des bords jusqu’aux confins de l’Afrique, pour raconter les couleurs, les contrastes et les rythmes d’une longue lignée de musiciens inoubliables. Puissant et doux à la fois, Roberto Fonseca, pianiste virtuose, nouvelle icône du jazz cubain, emporte les spectateurs dans son histoire… sans que l’on se plaigne.
Double plateau annoncé pour le 24 juillet au Jardin du Palais Longchamp. A 21h la soirée ouvre avec le guitariste de jazz Nguyên Lê et Ngô Hông Quang, virtuose de la musique traditionnelle vietnamienne. La musique du « Hà Nội Duo » regorge de jeunesse et de vitalité, à l’image du Vietnam d’aujourd’hui. Dans ce duo à la complexité subtile, chaque identité reste forte et singulière, mais le but commun est très clair, chacun exprime la richesse et la magie d’une culture où la tradition s’imprègne dans le monde contemporain, sans perdre de vue la source.
En seconde partie de la soirée du 24 juillet, le Jardin du Palais Longchamp accueille Norah Jones. Avec neuf Grammy Awards à son actif et plus de 45 millions d’albums vendus à travers le monde, la chanteuse-pianiste Norah Jones est une artiste au son unique. Elle tisse des liens entre les différents styles fondamentaux de la musique américaine, country, folk, rock, soul et jazz. La fille de Ravi Shankar revient avec le répertoire de son sixième album solo, « Day Breaks ». Un jazz acoustique, organique et envoûtant. Norah Jones replonge aux racines du jazz et de son instrument de cœur et d’âme : le piano.
Né à Galveston, au Texas, le 2 avril 1943, Larry Coryell grandit à Richmond. Il commence à apprendre le piano puis se tourne vers la guitare à l’adolescence et débute dans des groupes de country et de rock. C’est dans les années soixante qu’il se tourne vers le jazz.
Premier album de ce « Label ECM-Focus4 », celui du Colin Vallon Trio sorti le 13 janvier 2017, « Danse ». Après « Rruga » (2011) et « Le Vent » (2014) « Danse » est le troisième opus en trio du pianiste Colin Vallon chez ECM où il a aussi participé aux deux albums de la chanteuse Elina Duni, “Matanë Malit” (2012) et « Dallёndyshe » (2012).
Deuxième album de ce « Label ECM-Focus4 », l’opus « The Invariant » du pianiste berlinois Benedikt Jahnel Trio sorti le 13 janvier 2017, cinq ans après « Equilibrium ». Constitué du pianiste Benedikt Jahnel, du bassiste espagnol Antonio Miguel et du batteur canadien Owen Howar, le trio célèbre son dixième anniversaire.
Sur les onze titres de l’album « Sooner and Later » on retrouve la musique du trio dans sa pleine maturité après que le groupe ait conduit sa musique tout autour du monde, de l’Europe à l’Amérique du Nord sans oublier le Pérou et surtout la Chine et l’Asie Centrale. De cette dernière tournée témoigne l’interprétation de Biz Joluktuk. Le groupe a découvert ce morceau interprété par un jeune violoniste du Kirghizistan. La pianiste a ré-harmonisé le morceau et il en ressort une musique libre et suspendue entre son et silence.
C’est avec le quartet du pianiste/claviériste américain Craig Taborn que se termine ce « Label ECM-Focus4 ». Après le disque solo « Avenging Angel » paru en 2011 et « Chants » enregistré en trio et publié en 2013 chez ECM, le pianiste revient en leader pour son troisième album à la tête d’un quartet avec « Daylight Ghosts » attendu le 24 février 2017. On ne compte plus ses autres participations comme sideman aux côtés des musiciens phare du label ECM comme Roscoe Mitchell, Tim Berne, Chris Potter et Michael Formanek.
Avec « Turn Up The Quiet » (Verve/Universal), Diana Krall revient au jazz et à la tradition du Great American Songbook qu’on se le dise. Pour cet album, elle retrouve le légendaire producteur Tommy Lipuma. Avec une telle affiche, on peut imaginer que les récompenses vont honorer un album dont le succès est quasi garanti.