Gaël Horellou présente Identité

Gaël Horellou présente Identité

Un nouveau projet entre Maloya et Jazz

Gaël Horellou présente son nouveau projet Identité sur son tout dernier album au titre éponyme. Un dialogue fusionnel original entre les rythmiques de l’Océan Indien et les harmonies du jazz. Un Jazz énergique pimenté des couleurs du Maloya.

Sur l’album « Identité » (Breaks/Absilone) sorti le 27 mars 2017, le saxophoniste Gaël Horellou entremêle les codes du jazz et ceux du maloya. Depuis 2009, le Maloya (musique, chant et danse à la fois) figure au Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité. Métissé dès l’origine, le Maloya a été créé par les esclaves d’origine malgache et africaine dans les plantations sucrières, avant de s’étendre à toute la population de l’île. Jadis dialogue entre un soliste et un chœur accompagné de percussions, le Maloya s’enrichit aujourd’hui de nouveaux apports musicaux. Le projet mené par Gaël Horellou en témoigne.

« Identité ». Catalyseur habile entre les traditions, Gaël Horellou fait alterner des morceaux qui mettent en valeur l’héritage du Maloya et d’autres où la verve du Jazz prend le dessus. Trois percussionnistes et trois instrumentistes tressent une musique respectueuse des différences et des traditions musicales. Ensemble les musiciens créent un nouveau langage dont l’énergie vibre de générosité.

Immergé dans le jazz depuis 1994 le saxophoniste altiste Gaël Horellou fait partie de ces éternels chercheurs féconds et toujours avides de rencontres. Il aime à mêler les styles et les musiques et s’amuse avec ses identités multiples. A l’aise dans toutes les expérimentations, il est toujours en quête de nouvelles rencontres musicales, sonores et humaines où son saxophone puisse donner de la voix. Gaël Horellou joue avec les rythmes, déjoue les pièges des catégories et se joue des différentes formes d’expression.

On a connu Gael Horellou à ses débuts au sein du Collectif Mu lorsqu’il a participé à la création du fameux « Crescent » de Macon. Il a contribué ensuite au développement de l’électro jazz de la fin des années 90 avec Cosmik Connection et aussi aux côtés de Laurent de Wilde. Il a ensuite évolué entre drum’n bass et jazz-rock progressif avec NHX puis a proposé des projets variés avec de nombreuses formations. Il pratique d’ailleurs toujours le hard-bop en quartet. Sur le site de Gaël Horellou on dénombre rien moins que 4 groupes de jazz et 4 autres de musiques électroniques, 12 albums sous son nom et 20 comme co-leader ou sideman. Un infatigable inventeur de son, un initiateur qui n’a jamais la créativité en berne.

En 2011, Gaël Horellou découvre La Réunion et tombe sous le charme de l’île et de sa culture. Il conçoit de mettre le jazz en conversation avec le maloya, la musique de l’île. Le nouveau projet « Identité » de Gaël Horellou chemine entre jazz et maloya…« Une identité à chercher quelque part entre un toit de tôle ondulée et la brique rouge de Brooklyn ».

Pour mener son projet à bien, le saxophoniste réunit autour de lui l’organiste Florent Gac, le guitariste réunionnais Nicolas Beaulieu ainsi qu’une rythmique de percussions traditionnelles tenues par Emmanuel Félicité, Vincent Philéas et Jérôme Calciné. Le groupe « Identité » entame une première tournée de concerts sur l’île puis se retrouve en 2015 pour une résidence de création au Séchoir. Le groupe y affine son répertoire et travaille les compositions et les arrangements avec le soutien de la Région Réunion, Dac-Oi et la Spedidam.

La musique marie la puissance du chant et des percussions traditionnelles, bases du maloya, aux sonorités modernes d’un combo jazz peu banal alliant saxophone alto, orgue et guitare. Dix titres avec en alternance

  • des maloyas traditionnels que le groupe revisite. On écoute un extrait de Marie Moussassa

  • des compositions de Gaël Horellou dont Saint Leu où l’altiste toujours très énergique s’exprime avec conviction aux côtés de l’orgue et de la guitare soutenus par la solide rythmique qu’assurent les percussions. 3’33 pour prendre la mesure du climat…

  • deux standards de jazz Lonely Woman du grand Ornette Coleman et Nature Boy de Eden Ahbez. La percussion en introduction puis le saxophone expose le thème …

Toujours très expressif, l’altiste est en verve et s’exprime avec conviction et virtuosité. Exalté il exulte quelquefois jusqu’à la transe mais ne joue pas uniquement sur l’énergie et expose les mélodies avec sensibilité. L’alliance sonore sax alto/guitare électrique/orgue est du meilleur effet et les percussions savent aussi bien restituer les rythmiques traditionnelles que faire varier leur expression lorsque les solistes s’expriment dans un idiome plus typiquement jazz.

 

A Lyon on se réjouit de voir prochainement Gaël Horellou et son projet « Identité » pour le Jazz Day. RV le 30 avril 2017 sur le Sirius (péniche face au 4 quai Augagneur) à partir de 18h.
On peut aussi écouter Gaël Horellou avec les musiciens du sextet « Identité » à Paris le 12 mai à 21h au Sunset.
Giovanny Jumeau présente « Bozindisi »

Giovanny Jumeau présente « Bozindisi »

Ecouter « Bozindisi », le premier EP du bassiste Giovanny Jumeau constitue une réelle source de plaisir. Une musique sensible et légère où affleurent entre autres influences les traditions caribéennes. Pour la production de cet opus inaugural, le jeune bassiste est accompagné par le pianiste Laurent Coq. Le guitariste Ralph Lavital a rejoint l’aventure. Une surprise savoureuse à écouter toutes oreilles ouvertes.

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Stéphane Galland & (the mystery of) Kem

Stéphane Galland & (the mystery of) Kem

Stéphane Galland & (the mystery of) Kem est un album conceptuel construit autour de rythmiques complexes. En effet, l’opus est issu de la recherche continue que ce virtuose incontesté de la batterie jazz mène depuis fort longtemps dans la galaxie des rythmes. Avec un groupe de jeunes musiciens bruxellois et le flûtiste Ravi Kultur, le batteur a inventé un nouveau territoire aux libertés rythmiques prodigieuses et innovantes.

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Crossover#4… Bartók Impressions – Szandai, Lévy, Lukacs

Crossover#4… Bartók Impressions – Szandai, Lévy, Lukacs

Mathias Lévy, Matyas Szandai et Miklos Lukacs signent « Bartók Impressions ». Un album situé entre classique et jazz, entre musique écrite et improvisation, entre musique savante et populaire. Forte d’innovation créatrice et avec une instrumentation inédite, violon, cymbalum et contrebasse, la proposition du trio reste proche de l’inspiration originale.

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Label ECM-Focus6-Avril 2017 – Dominic Miller

Label ECM-Focus6-Avril 2017 – Dominic Miller

« Silent Light », le premier album de Dominic Miller chez ECM

« Label ECM-Focus6 » propose de découvrir « Silent Light », le premier album enregistré sur ECM par le guitariste Dominic Miller. Sorti le 07 avril 2017, cet opus s’inscrit tout à fait dans l’identité du label ECM. Il donne à entendre un répertoire élaboré par le guitariste comme une conversation lumineuse avec le silence. Une narration instrumentale délicate entre jazz et folk.

Avec « Label ECM-Focus6 » on explore l’architecture du premier album que le guitariste Dominic Miller élabore pour ECM et l’on poursuit ainsi l’exploration de l’identité de ce label.

Né en Argentine, le guitariste Dominic Miller a grandi aux États-Unis puis a fait ses études en Angleterre. Aujourd’hui il vit en France après avoir tourné de par le monde, souvent aux côtés de Sting dont il est, dans l’ombre, le guitariste attitré. Il travaille avec des artistes aussi variés que Paul Simon, Plácido Domingo, The Chieftains, Phil Collins ou Mark Hollis. Quand il n’est pas sur les scènes il enregistre en studio pour son propre compte ou pour d’autres artistes de jazz, d’autres traditions musicales comme celles de l’Irlande, du pays de Galle, du Maroc ou de Cuba.

Les références musicales du guitariste sont variées et irriguent de leurs influences les onze titres de l’album « Silent Light ». Les connaître donne des clefs d’écoute éclairantes de son répertoire dont il a écrit tous les titres hormis la composition de Gordon Matthew Summer Fields of Gold.

Avoir grandi en Argentine a contribué à sensibiliser Dominic Miller aux rythmiques des musiques folkloriques latines auxquels il est toujours très attaché. Parmi les musiques américaines, il a beaucoup écouté le R&B, la soul et le jazz. Il a succombé aux influences de Quincy Jones, Stevie Wonder, Weather Report mais aussi à celles de Joni Mitchell et Neil Young.

De ses années vécues en Angleterre il a conservé un grand intérêt pour les musiques de rock comme celles de Led Zeppelin et Pink Floyd sans oublier la folk de Bert Jansch et Dick Gaughan. La France a aussi contribué à lui faire découvrir la chanson française et les musiques de compositeurs comme Jacques Brel, Michel Legrand et Barbara. Enfin ce sont les influences de musiciens classiques qui participent aussi à construire les repères du monde musical de Dominic Miller comme Debussy, Satie, Poulenc, Villa-Lobos et surtout Jean-Sébastien Bach, référence incontournable qu’il travaille encore.

Lors de sa première rencontre avec le producteur du label ECM Manfred Eicher, Dominic Miller a évoqué les deux artistes ECM qui constituent pour lui deux influences majeures. Il s’agit d’abord du Brésilien Egberto Gismonti avec son album « Solo » (1979) et ensuite Pat Metheny avec son disque « Offramp » (1982), deux musiciens qui ont influencé Miller.

Sur « Silent Light » on retrouve d’un côté les harmonies plutôt classiques développées par le Brésilien sur l’album « Duas Vozes » enregistré avec le percussionniste brésilien Nana Vasconcelos. Alors que Dominic Miller et Miles Bould commençaient à répéter en vue de l’enregistrement des quatre titres prévus en duo guitare/percussions, est survenu le décès de Vasconcellos. L’hommage à l’esthétique de l’album de Gismonti et Vasconcelos prend encore plus de sens. En effet les quatre pièces enregistrées par Miller en duo avec le percussionniste Miles Bould possèdent cette beauté musicale où la subtilité des percussions colorent de mille nuances le jeu de la guitare. What You Didn’t Say, Water, En Passant et Baden. Cette dernière composition, riche en syncopes et décalages rythmiques est dédiée au célèbre guitariste brésilien Baden Powell.

Sur l’album on distingue aussi l’autre influence à laquelle Miller fait référence, Pat Metheny. Cela est flagrant lors de l’écoute de deux titres. Les grands espaces ouverts par Angel et la dimension folk de Tisane.

Valium évoque les influences celtiques de Bert Jansch et Dick Gaughan. Urban Waltz comme une valse vénézuélienne rappelle Antonio Lauro. Le Pont reflète les influences de Debussy, Poulenc, Satie et aussi Villa Lobos. Sans oublier la version nostalgique de Fields of Gold que reprend Dominic Miller après l’avoir joué tant de fois avec Sting sur scène.

Sous la direction artistique de Manfred Eicher, Dominic Miller et Miles Bould ont enregistré au Rainbow Studio à Oslo, pratiquement dans les conditions d’un concert hormis pour un titre qui comporte des overdubs. La guitare de Dominic Miller habite seule l’espace musical sur six titres. Les percussions l’accompagnent avec souplesse sur quatre compositions. Un seul morceau, Chaos Theory, rompt avec ce parti pris instrumental a minima et fait intervenir sur d’autres pistes, une seconde guitare et une basse électrique (tenues par Miller) aux côtés de la batterie de Miles Bould.

Le titre de l’album, « Silent Light », vient du film éponyme réalisé par le cinéaste mexicain Carlos Reygadas. Le travail du cinéaste a inspiré le guitariste qui explique : « C’est son utilisation du silence, de la lumière et de l’espace qui m’a impressionné. Il peut se passer de longues minutes sans aucun mouvement ni dialogue. J’ai trouvé ça courageux et inspirant ». En effet, on retrouve dans l’album le temps comme suspendu, le calme qui confine à la pureté et la simplicité comme guide principal.

« Silent Light ». Un album marqué du sceau de l’identité ECM. Musique calme et intimiste. Atmosphère pure et lumineuse. Mélodies abreuvés de folk, décalages rythmiques subtils, chansons instrumentales. De souples lignes musicales s’élèvent et sculptent les couleurs du silence.

Très vite un billet « Label ECM-Focus7 » pour continuer l’exploration de l’identité du Label ECM.

Giovanny Jumeau présente « Bozindisi »

Giovanny Jumeau présente « Bozindisi »

Ecouter « Bozindisi », le premier EP du bassiste Giovanny Jumeau constitue une réelle source de plaisir. Une musique sensible et légère où affleurent entre autres influences les traditions caribéennes. Pour la production de cet opus inaugural, le jeune bassiste est accompagné par le pianiste Laurent Coq. Le guitariste Ralph Lavital a rejoint l’aventure. Une surprise savoureuse à écouter toutes oreilles ouvertes.

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Stéphane Galland & (the mystery of) Kem

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Stéphane Galland & (the mystery of) Kem est un album conceptuel construit autour de rythmiques complexes. En effet, l’opus est issu de la recherche continue que ce virtuose incontesté de la batterie jazz mène depuis fort longtemps dans la galaxie des rythmes. Avec un groupe de jeunes musiciens bruxellois et le flûtiste Ravi Kultur, le batteur a inventé un nouveau territoire aux libertés rythmiques prodigieuses et innovantes.

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Crossover#4… Bartók Impressions – Szandai, Lévy, Lukacs

Crossover#4… Bartók Impressions – Szandai, Lévy, Lukacs

Mathias Lévy, Matyas Szandai et Miklos Lukacs signent « Bartók Impressions ». Un album situé entre classique et jazz, entre musique écrite et improvisation, entre musique savante et populaire. Forte d’innovation créatrice et avec une instrumentation inédite, violon, cymbalum et contrebasse, la proposition du trio reste proche de l’inspiration originale.

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Carte Blanche à Paolo Fresu au Musée des Confluences

Paolo Fresu entre Sardaigne et Jazz

Chaque année, le Musée des Confluences de Lyon donne « carte blanche » à un musicien pour créer et improviser autour des thématiques du musée. Du 04 au 06 mai 2017, c’est le trompettiste de jazz Paolo Fresu qui est invité. Il propose trois concerts pour découvrir entre autres paysages musicaux, ceux de la Sardaigne, son île natale.

A travers sa programmation culturelle intitulée les  « Vibrations du Monde », le Musée des Confluences poursuit sa mission de conservation et de diffusion des patrimoines culturels immatériels protégés par l’Unesco. Après Nguyen Lê en 2015 puis Dhafer Youssef en 2016, le Musée des Confluence donne Carte Blanche à Paolo Fresu, le trompettiste de jazz qui propose trois créations.

On peut faire confiance au trompettiste sarde pour imaginer des propositions qui s’inscrivent à la fois dans le cadre des thématiques culturelles du musée et résonnent avec ses inspirations musicales dont on connaît la diversité et la créativité. En effet son activité musicale est aussi intense qu’éclectique. Son identité musicale s’inscrit à plusieurs titres dans le paysage musical contemporain.

Dans le monde du jazz, Paolo Fresu est reconnu comme un trompettiste attaché au son, à l’épure et à la ligne mélodique dans la lignée de Miles Davis et Chet Baker mais aussi comme un instrumentiste qui utilise les effets des machines électroniques pour diversifier son expression. On apprécie d’ailleurs tout autant les mélodies lyriques murmurées au bugle que les fulgurances électroniques de sa trompette.

Brillant mélodiste à la sonorité lumineuse et claire, il sait aussi mettre son jeu au service du collectif. Engagé dans de nombreuses collaborations musicales, il s’attache à poursuivre des projets avec une dizaine de formations plus ou moins régulières et se montre particulièrement attaché aux compagnonnages de longue haleine.

Hors de la sphère du jazz Paolo Fresu pratique un éclectisme éclairé. S’il travaille autour de la musique ancienne (Monteverdi) ou plus récente (Gabriel Fauré), il compose par ailleurs pour la danse, le théâtre, le cinéma et il entretient aussi une relation très étroite avec son île natale, la Sardaigne et ses musiques traditionnelles et populaires.

Dans cette résidence au Musée des Confluences, Paolo Fresu fait appel d’une part à un compagnon de jazz de longue date, le pianiste néerlandais Diederik Wissels et d’autre part au choeur polyphonique sarde « Cuncordu e Tenore de Orosei ».

Depuis plus de quinze ans, Paolo Fresu et Diederik Wissels entretiennent une grande complicité. En effet ils sont tous les deux impliqués avec le chanteur David Linx dans un trio qui a enregistré un premier album « Heartland » en 2010 et un second, “The Whistleblowers”, sorti le 13 novembre 2015. Dans ce dernier on trouve à leurs côtés le Quartetto Alborada.

Certes Diederik Wissels travaille depuis les années 90 avec le chanteur David Linx mais il mène aussi une carrière personnelle. Dans ce cadre il a gravé des enregistrements diversifiés qui accordent une grande part à l’écriture et aux alliages instrumentaux peu courants (mandoline, violoncelle, bandonéon, harmonica). Il a aussi consacré un album aux œuvres du compositeur catalan Frederico Mompou et enregistré un disque en piano solo.

Paolo Fresu et Diederik Wissels se produisent en duo le 04 mai 2017 à 20h30 dans le Grand Auditorium du Musée des Confluences pour un concert concocté tout spécialement à cette occasion.

Le trompettiste Paolo Fresu est fils d’un berger de Berchidda, un minuscule village de la Sardaigne. Le sarde est sa première langue et il a achevé une thèse à l’Université de Bologne sur la musique sarde. On connaît son attachement aux chants polyphoniques de son île et on se rappelle aussi l’album « Mistico Meditarraneo » sorti chez ECM en janvier 2011 avec un groupe de polyphonies corses « A Filetta », une œuvre enregistrée avec voix corses, trompette, accordéon et une influence baroque indéniable.

Le chant sarde constitue l’une des expressions polyphoniques les plus populaires de la Méditerranée. Omniprésent, il peuple la liturgie autant qu’il rythme les fêtes paysannes, aux confins du profane et du sacré. « Cuncordu e Tenore de Orosei » est un ensemble originaire d’Orosei, ville de l’Est de la Sardaigne. Le groupe rassemble cinq chanteurs  Patrizio Mura (voche del tenore, guimbarde, harmonica), Massimo Roych (voche del cuncordu, flûtes), Piero Pala (mesuvoche del tenore e del cuncordu), Gian Luca Frau (cronta del tenore e del cuncordu, guimbarde) et Mario Siotto (basso del tenore e del cuncordu).

Le groupe s’est spécialisé à la fois dans les chants sacrés dits a cuncord, typiques des confréries religieuses et les chants pastoraux a tenore que l’on peut entendre dans les bars ou lors des fêtes villageoises. Le cantu a tenore est inscrit depuis 2005 par l’UNESCO sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Ce chant très singulier, aux sonorités gutturales, est considéré comme l’expression la plus ancienne de la polyphonie occidentale. On y retrouve les couleurs diphoniques des chants mongols. En 2015 le groupe « Cuncordu e Tenore de Orosei » a sorti un album initulé « Novaera » (Buda Musique/Universal). Paolo Fresu intervient sur un titre.

Paolo Fresu et « Cuncordu e Tenore de Orosei » se produisent le 05 mai 2017 à 12h30 dans le Petit Auditorium du Musée des Confluences. Enluminures de la trompette sur chants sacrés et chants pastoraux.

Un petit avant-goût comme une mise en oreille…

Créé en 1996, le (quarteto) quatuor Alborada réunit Anton Berovski (violon), Sonia Peana (violon), Nicola Ciricugno (violon alto) et Piero Salvatori (violoncelle). Ce quatuor à cordes a développé un répertoire privilégiant la musique du 21ème siècle avec une attention particulière pour les auteurs minimalistes.

Le quatuor Alborada participe aussi à de nombreux projets impliquant jazz et musiques du monde comme avec le trio « Heartland » qui réunit David Linx, Paolo Fresu et Diederik Wissels La rencontre artistique entre Paolo Fresu et le quatuor à cordes Alborada témoigne encore une fois de l’ouverture du trompettiste sarde, toujours prêt à confronter sa créativité à de nouveaux territoires.

Le 6 mai 2017 à 20h30 dans le Grand Auditorium du Musée des Confluences, pour le troisième temps de sa résidence, le trompettiste Paolo Fresu propose un concert intitulé « Il Rito e la Memoria ». Ce projet « Il Rito e la Memoria » réunit le quatuor Albodora, « Cuncordu e Tenore de Orosei », le chœur de polyphonies sardes d’Orosei et le duo Paolo Fresu (trompette-bugle) - Diederik Wissels (piano). C’est une invitation au voyage, revisitant les grands maîtres classiques tels Claudio Monteverdi, Erik Satie ou le plus contemporain Arvo Pärt, un voyage au cœur du patrimoine musical de la Sardaigne magnifié par les compositions et improvisations de Paolo Fresu et Diederik Wissels.

Ces trois concerts constituent une proposition originale et prometteuse qu’il convient de ne rater sous aucun prétexte. Pour plus d’informations concernant cette Carte Blanche proposée en 2017 au trompettiste Paolo Fresu, la consultation du site du Musée des Confluences s’impose.

Rendez-vous dans la chronique à venir consacrée au « Jazz Day » 2017 pour découvrir la proposition que fait le Musée des Confluences à l’occasion du 30 avril 2017.
Giovanny Jumeau présente « Bozindisi »

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Stéphane Galland & (the mystery of) Kem

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Crossover#4… Bartók Impressions – Szandai, Lévy, Lukacs

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Diana Krall sereine sur « Turn Up The Quiet »

Diana Krall sereine sur « Turn Up The Quiet »

Romances sentimentales, amour et espoir

Avec son album « Turn Up The Quiet », Diana Krall opère un retour aux sources des grands standards du jazz américain. Entre tendresse et romantisme, la pianiste et chanteuse de jazz soigne l’esthétique de son propos. Sa voix murmure l’amour éternel et son piano articule l’espoir d’un rêve sentimental.

Deux ans après la sortie de « Wallflower », la pianiste et chanteuse canadienne  revient avec « Turn Up the Quiet » (Verve/Universal) à sortir le 05 mai 2017. Comme annoncé en février, Diana Krall revient au Great American Songbook avec son quinzième album studio. Sur ce nouvel opus, c’est une Diane Krall sereine qui fait une relecture sentimentale et romantique de quelques grands standards du jazz. Des titres qu’elle a d’ailleurs choisis elle-même pour faire entendre les histoires et les chansons qu’elle aime.

Enregistré et mixé par l’inimitable Al Schmitt aux Capitol Studios de Hollywood, l’album a été réalisé sous la direction du célèbre producteur Tommy Lipuma disparu le 13 mars 2017 à l’âge de 80 ans. C’est lui qui avait lancé la carrière de Diana Krall et avec lui, la pianiste chanteuse a enregistré quelques-uns de ses plus grands albums comme « All For You », « The Look of Love » ou « Live in Paris ». « Turn up the Quiet » constitue l’ultime œuvre de Tommy Lipuma.

Reprendre aujourd’hui des standards de jazz déjà interprétés de belle manière par des tas d’interprètes inspirés constitue un choix quelque peu risqué. C’est un peu comme ressortir un costume du placard, d’où peuvent se dégager des souvenirs poussiéreux et des images surannées sans contraste. Diana Krall a évité ces obstacles et a transformé son choix en une réussite. En effet dès les premières mesures de l’album on perçoit que le projet possède les qualités qui devraient lui ouvrir assurément les voies du succès.

On se laisse bercer par la voix posée et murmurée de la chanteuse dont le léger vibrato ne laisse pas indifférent. On apprécie aussi ses interventions souples et précises sur le clavier du piano. Les arrangements brillent par leur sobriété et concourent à une musicalité de tout instant. Quels que soient son tempo et son instrumentation, la musique porte en elle un swing indéniable qui contribue à la faire respirer. De chaque plage se dégage une sérénité naturelle. Même si bien sûr on reconnaît les thèmes, on perçoit combien Diana Krall a su les renouveler sans pour autant les trahir.

Non seulement Diana Krall a choisi elle-même la liste des morceaux de l’album mais elle a aussi composé de nombreux arrangements. Elle a ensuite réparti les titres en trois groupes qui ont donné lieu à différentes sessions d’enregistrement .

Diana Krall est accompagnée par Christian McBride à la basse et par Russell Malone à la guitare sur sur Blue Skies. On retrouve aussi ce trio sur Dream, la reprise de Johnny Mercer mise en valeur par les splendides arrangements d’Alan Broadbent.

Sur d’autres morceaux, Diana Krall a fait le choix d’un quintet comprenant Karriem Riggins à la batterie et Tony Garnier à la basse. Sur le titre I’ll See You In My Dreams on apprécie la participation du violoniste Stuart Duncan. La version de Moonglow est particuilèrement exquise avec une intervention lyrique et émouvante du guitariste Marc Ribot qui fait vibrer ses cordes d’émotions.

Le troisième groupe de morceaux formé par Diana Krall réunit le guitariste Anthony Wilson, le bassiste John Clayton Jr. et le batteur Jeff Hamilton. Leur interprétation n’est pas sans évoquer les images en noir et blanc des années 50/60, un peu comme la BO d’un film d’époque, ce que l’on ressent par exemple sur le titre Sway.

« Turn Up The Quiet ». Une proposition musicale teintée de romantisme comme un clin d’oeil à une époque révolue. Onze chansons d’amour murmurées, des orchestrations soignées, des rythmes alanguis imprégnés de sensualité. Un climat de sérénité. Une esthétique soignée. Un swing intemporel.

 

Sitôt après la sortie de l’album « Turn Up The Quiet » le 05 mai 2017, Diana Krall entame une tournée mondiale en juin 2017.
Avis aux amateurs de musique live. La chanteuse et pianiste canadienne sera en France à trois reprises pour présenter son nouvel album  Le samedi 7 et le dimanche 8 octobre 2017 à L’Olympia de Paris et le lundi 16 octobre 2017 au Silo à Marseille.
Giovanny Jumeau présente « Bozindisi »

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Jazz à Vienne 2017 – La programmation

Jazz à Vienne 2017 – La programmation

Des Stars, des Hommages, des Soirées Thématiques

Jazz à Vienne 2017… c’est du jazz de midi jusqu’à tard dans la nuit. 14 soirées au Théâtre Antique avec du Jazz, des Hommages et les habituelles Soirées Thématiques métissées. Des concerts en accès libre sur la scène de Cybèle et au Théâtre de Vienne où alternent le Club de Minuit et le Jazz Mix.

Jazz à Vienne 2017 est à l’image du visuel 2017 signé par Bruno Théry, choisi par le festival et associant cette année encore « tous les pays, tous les genres, toutes les cultures, toutes les folies, parfums et horizons… ».

Du 29 juin au 13 juillet, Jazz à Vienne 2017 c’est… 14 soirées au Théâtre Antique, …des concerts en entrée libre dès 10h30 sur la Scène de Cybèle pour découvrir l’actualité de tous les jazz, … des concerts en soirée au Théâtre de Vienne avec des afters musicaux qui font alterner la programmation du « Club de Minuit » avec des soirées acoustiques privilégiant la découverte et l’écoute et celle du « JazzMix », ce laboratoire de tous les possibles avec des concerts hors des sentiers battus de 0h30 à 3h du matin.

Jazz à Vienne 2017 c’est aussi… « Caravan’Jazz » avec cette année les quatre musiciens de « The Swinging Dice », … « Les Musaïques », ces concerts en entrée libre au Musée Gallo-Romain Saint-Romain-en-Gal/Vienne avec cette année un brunch musical colombien le 09 juillet, … « L’Académie », … « Jazz à Vienne fait son Cinéma » en partenariat avec le Cinéma Les Amphis, …des salons, des rencontres et des expositions, …les « Lettres sur Cour » les 07, 08 et 09 juillet, …des « Résonnances Métropolitaines » au Périscope, à Saint-Étienne et à l’Isle d’Asbeau.

Comme les deux profils de la figure coquine de l’affiche, on se propose de balayer rapidement l’horizon musical proposé au Théâtre Antique durant cette 37ème édition du festival « Jazz à Vienne ». Pour une vision exhaustive de la programmation de toutes les scènes et des projets de Jazz à Vienne 2017, la visite du site du festival Jazz à Vienne s’impose.

La scène du Théâtre Antique propose une programmation éclectique qui fait se succéder des grandes stars du jazz d’aujourd’hui, des talents confirmés ou en devenir, toutes générations confondues, des « Soirées Hommage » à des musiciens qui ont marqué l’histoire du jazz ou plus largement celle de la musique populaire, sans oublier les habituelles « Soirées Thématiques » consacrées aux musiques cousines auxquelles s’ajoute cette année une ouverture vers le hip-hop.

Du côté des Grandes Stars du Jazz et des talents confirmés l’affiche est alléchante.

Rendez-vous le 30 juin avec le pianiste Ahmad Jamal annoncé en quartet. Il convie à ses côtés la chanteuse Mina Agossi et le rappeur Abd Al Malik. La soirée est ouverte par le trompettiste Christian Scott.

Entouré du bassiste James Genus, du guitariste Lionel Loueke, du saxophoniste Terrace Martin et du batteur Vinnie Colaiuta, le pianiste Herbie Hancock bardé de ses synthés est la star du 12 juillet. Il sera précédé du saxophoniste ténor Donny McCaslin.

La soirée du 05 juillet voit se succéder sur scène deux stars de l’art vocal. La chanteuse Stacey Kent ouvre la soirée accompagnée de ses habituels compagnons Jim Tomlinson (saxophone), Jeremy Brown (contrebasse), Graham Harvey (piano) et Josh Morrison (batterie). Place ensuite au chanteur plein d’énergie Jamie Cullum qui revient pour la troisième fois à Vienne.

Le 09 juillet voit sur scène la réunion de trois musiciens de générations différentes. Le trio franco-américain composé du violoniste Jean-Luc Ponty, du guitariste Biréli Lagrène et du contrebassiste Kyle Eastwood. Trois instruments à cordes qui explorent l’univers du swing. En seconde partie de soirée c’est le retour de la chanteuse Youn Sun Nah qui présente le répertoire de son nouvel album « She Moves On » avec son nouveau groupe composé de Jamie Saft (piano/orgue/Rhodes), Brad Jones (contrebasse), Clifton Hyde (guitare) et Dan Rieser (batterie).

Le 3 juillet le Théâtre Antique rend Hommage à John Coltrane avec un triple plateau.

On retrouve ce soir-là des musiciens ayant partagé la scène avec lui. C’est le cas du légendaire Pharoah Sanders programmé en quartet et du saxophoniste Archie Shepp qui vient avec un all-star. Il invite pour l’occasion un représentant de la nouvelle génération du saxophone, Shabaka Hutchings. La soirée propose aussi un duo constitué du pionnier de la musique techno, Jeff Mills qui témoigne de son amour pour la musique de Coltrane avec une relecture de l’album « A Love Supreme » accompagné du saxophoniste français, Émile Parisien.

La Soirée French Touch du 04 juillet réunit une brochette de talents confirmés ou en devenir. Le pianiste Yaron Herman présente avec en trio avec le batteur Ziv Ravitz et le bassiste Bastien Burger le répertoire de son dernier album « Y ».

La chanteuse Anne Sila passe le relai au saxophoniste Émile Parisien et à l’accordéoniste Vincent Peirani qui rendent hommage à Joe Zawinul disparu il y a 10 ans. Le duo est entouré d’un all-stars de musiciens parmi lesquels d’aucuns ont eu l’occasion de s’exprimer dans le Zawinul Syndicate auprès du maître des claviers, comme le batteur Paco Sery et le bassiste Lindley Marthe. A leurs côtés le guitariste Manu Codjia, le claviériste Tony Paeleman et le chanteur et percussionniste marocain Aziz Samahoui qui a lui aussi eu l’occasion de jouer avec Zawinul.

Du côté des Soirées Thématiques et des Hommages, le festival regarde largement vers les musiques cousines.

Blues

La Soirée Blues du 06 juillet met en avant le groupe phénomène Vintage Trouble, le guitariste-chanteur New-Orleans Kenny Neal avec Darnell Neal (basse), Fred Neal (claviers), Bryan Morris (batterie) et Alfonso Guilory aka “AG” (sax), sans oublier la découverte Mr Sipp.

Par contre le Blues sera également présent le 13 juillet avec Keziah Jones qui s’abreuve aussi aux sources du funk et des musiques du monde.

Le Blues se fera aussi entendre le 29 juin avec le rockeur Zucchero qui célèbre le blues dans son dernier opus enregistré dans le delta du Mississippi.

Funk – Soul - Hip-Hop
La Soirée Funk du 08 Juillet est aussi l’occasion d’un Hommage à Prince, ce musicien, réalisateur et producteur des plus prolifiques de l’histoire de la musique disparu le 21 avril 2016. Ce légendaire chanteur américain, musicien de génie, dandy et bête de scène a influencé à jamais la musique.
Jazz à Vienne 2017 conçoit en effet une grande soirée hommage avec le “petit Prince” français Juan Rozoff, la funk-pop-rock de Trombone Shorty et une création qui unira sur scène, l’ancien bassiste de Prince, Larry Graham, le leader de FFF, Marco Prince et la chanteuse qui surfe décidément avec beaucoup de talent sur toutes les vagues musicales Jeanne Added.

La Soirée Soul du 10 juillet est aussi l’occasion pour Jazz à Vienne d’inviter en premier plateau la petite protégée de Prince, l’anglaise Lianne La Havas en solo pour une date unique en France cet été. C’est la reine incontestée du hip-hop soul, Mary J. Blige qui a le privilège de terminer la soirée. A l’occasion elle présente son prochain album.

L’histoire du jazz est balisée par de nombreuses revendications identitaires. C’est d’une telle problématique qu’est né le hip-hop, ce phénomène culturel aujourd’hui devenu incontournable. Certains rappeurs revendiquent le jazz comme influence de leur expression et par ailleurs certains jazzmen s’ouvrent en direction de ce courant musical.

Le 01 juillet, Jazz à Vienne 2017 inaugure une Soirée Hip-Hop. Elle ouvre avec « le projet Hip-Hop Symphonique », une création du Mouv’, de l’Adami et de Radio France qui unit l’Orchestre National de Lyon, the Ice-Kream et la fine fleur du rap français avec MC Solaar, Arsenik et Bigflo & Oli sous la direction artistique d’Issam Krimi. Cette même soirée accueille le groupe légendaire De La Soul.
Le hip hop sera également présent le 30 juin avec le rappeur-poète Abd Al Malik invité par le pianiste Ahmad Jamal et le 11 juillet avec les moustachus de Deluxe qui aiment mélanger, swing, funk et hip hop.

Cuba

La Soirée Cuba du 07 juillet présente deux très beaux projets. La soirée ouvre avec Angélique Kidjo qui rend hommage à Celia Cruz, la Reine de la Salsa, avec en invité l’un des meilleurs percussionnistes de Cuba : Pedrito Martinez.

En seconde partie de soirée c’est le pianiste Roberto Fonseca qui présente sa nouvelle création autour du répertoire de son nouvel album « Abuc ». Comme sur le disque, le leader-créateur du Buena Vista Social Club, Eliades Ochoa sera sur scène ainsi que Daymé Arocena.

C’est aussi autour de la musique afro-cubaine que le bassiste Richard Bona anime la Création Jeune Public le 28 juin.

Comme de coutume le festival Jazz à Vienne se termine avec la Soirée All Night Jazz du 13 juillet qui accueille cette année de nombreux représentants de la nouvelle génération des musiciens. Les Brésiliens de Bixiga 70, le groupe américain Con Brio, le saxophoniste Guillaume Perret qui navigue en solitaire et bien sûr le groupe Amaury Faye Trio, lauréat 2016 du tremplin RéZZo FOCAL Jazz à Vienne.

Ce même 13 juillet, le chanteur guitariste brésilien Seu Jorge prévoit de rendre Hommage à David Bowie disparu le 10 janvier 2016 en reprenant sur scène le répertoire de la B.O. de « La vie aquatique » de Wes Anderson qu’il avait interprétée sur la pellicule lors de la sortie du film. On se félicite par ailleurs de la venue sur scène le 12 juillet (le même soir qu’Herbie Hancock) du saxophoniste Donny McCaslin avec les musiciens de « Black Star », le dernier album de David Bowie sorti deux jours avant sa disparition.

Le dimanche 02 juillet, Jazz à Vienne 2017 organise à partir de 14h une journée entièrement gratuite en « Hommage à Fela Kuti » avec un programme alléchant. A 14h au Théâtre de Vienne, projection du documentaire « Finding Fela » suivi à 16h de la conférence « Fela Kuti, influence musicale et politique ». Puis à 17h30 sur la Scène de Cybèle un concert de « NMB Afrobeat Experience feat. Sir Jean » suivi à 19h30 du « Concert de Kiala & Afroblaster ». Cette journée hommage à Fela se termine à 21h sur la Scène du Kiosque avec DJs Set - Voilaaa sound system.

Jazz à Vienne 2017. Une programmation très ouverte au Théâtre Antique… Blues, Soul, Funk, Hip-Hop, Electro, des effluves de Rock et du Jazz. Du groove, des rythmiques et des scansions urbaines qui devraient sans doute contribuer à rajeunir le public. Les amateurs d’un jazz plus tempéré devraient aussi y trouver leur compte. Il y en a finalement pour tous les goûts, toutes les générations, toutes les influences. Il reste à faire son choix pour profiter au mieux de Jazz à Vienne 2017, savourer ce que l’on aime, découvrir l’inconnu et se familiariser avec ce que l’on ne connaît pas très bien.

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Stéphane Galland & (the mystery of) Kem est un album conceptuel construit autour de rythmiques complexes. En effet, l’opus est issu de la recherche continue que ce virtuose incontesté de la batterie jazz mène depuis fort longtemps dans la galaxie des rythmes. Avec un groupe de jeunes musiciens bruxellois et le flûtiste Ravi Kultur, le batteur a inventé un nouveau territoire aux libertés rythmiques prodigieuses et innovantes.

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