Clin d’œil à Bruno Schorp et « Into The World »

Clin d’œil à Bruno Schorp et « Into The World »

Voyage dans un univers métissé et introspectif

Le contrebassiste Bruno Schorp projette son univers sur les neuf plages de l’album « Into The World ». Très attachée à la mélodie, sa musique navigue entre introspection et dépaysements coloristes. Un voyage intérieur très personnel.

Après un premier album « Eveil » sorti en 2013 avec le Bruno Schorp Sextet, le contrebassiste propose « Into The World » (Shed/Music/Absilone) dont la sortie est prévue pour le 16 juin 2017.

Autour de lui, Bruno Schorp réunit une équipe de musiciens, compagnons de longue date, qui unissent leurs talents au service de la musique du leader. On retrouve le lumineux saxophoniste Christophe Panzani, le pianiste coloriste Leonardo Montana et le batteur toujours inventif Gautier Garrigue. Le contrebassiste a aussi invité trois artistes auxquels il est très attaché. La voix sensible de la chanteuse Charlotte Wassy. Tony Paeleman qui pose les couleurs de ses claviers sur trois plages de l’album. Le guitariste Nelson Veras dont on connait le goût pour la mélodie et les harmonisations subtiles.

« Into The World ». Neuf plages d’une musique généreuse et métissée dont les thèmes font alterner des ambiances intimes, comme des confidences, et des paysages plus colorés rapportés de ses voyages.

Bruno Schorp a composé sept pièces de l’album « Into The World ». Le compositeur évoque, la tendresse, la force et la fragilité des relations sur Louise, I Heard About A Thing Of You, A Nos parents et Mister K.

L’horizon se colore et s’élargit vers des paysages plus métissés sur Katmandou et Into The World qui ouvre l’album.

L’univers de Milton Nascimento lévite comme en suspension sur la trame des improvisations légères et inspirées du pianiste et du saxophoniste. Sur A Noite composé par Leonardo Montana se pose la voix caressante de la chanteuse qui tisse des textures évanescentes et nocturnes.

« Into The World » témoigne d’un vrai son de groupe. Bruno Schorp a aussi convié sur les neuf plages de l’album, un allié essentiel qui contribue de belle manière à la respiration de cet album intimiste et mélodique, le silence. Il habite chacune des interventions des musiciens indéniablement au service de l’univers du contrebassiste.

 

Pour la sortie de l’album « Into The World » le 16 juin 2017 le contrebassiste Bruno Schorp se produit en quartet avec Christophe Panzani (saxophone), Leonardo Montana (piano) et Gautier Garrigue (batterie) à 21h30 au Sunset à Paris. En invités à leurs côtés, la chanteuse Charlotte Wassy et le claviériste Tony Paeleman. Le rendez-vous devrait permettre de retrouver les ambiances intimistes de l’album.
Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

A 75 ans, le pianiste Keith Jarrett sort un opus inédit intitulé « Live in Budapest ». Publié chez ECM, ce double album restitue la teneur d’un récital capté en 2016 au Béla Bartók National Concert Hall lors d’un récital donné dans la capitale hongroise. Une plongée dans le monde unique de Keith Jarrett devenu le maître absolu de l’improvisation en piano solo.

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« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

La voix embrumée de Giorgio Alessani swingue avec aisance sur les dix pistes de « Kissed by the Mist ». Une section rythmique et une section de cuivres issues de la scène jazz française actuelle, un orchestre symphonique… et le tour est joué, un nouveau crooner est né. Sans s’aventurer ni dans les aigus ni dans les graves, le chanteur façonne le registre médium avec souplesse et sans jamais forcer. Textes, mélodies et arrangements tissent la trame d’un délicieux album où vibrent les émotions.

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Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Le 06 novembre 2020, le Label Storyville Records propose « Montmartre 1964 », un album inédit de Dexter Gordon capté en direct en juillet 1964 au Jazzhus Montmartre. Le saxophoniste joue avec le trio composé du contrebassiste Niels-Henning Ørsted Pedersen, du batteur Alex Riel et du pianiste Tete Montoliu. Ce merveilleux opus témoigne de la maîtrise du jeu de ce géant du ténor au lyrisme confondant et à l’expression audacieuse. Un souffle de félicité venu de de l’âge d’or du jazz danois

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« Places In Between » par le trio Reis-Demuth-Wiltgen

« Places In Between » par le trio Reis-Demuth-Wiltgen

Un jazz moderne empreint de poésie

« Places In Between » (Double Moon/Socadisc) sorti le 02 juin est le second album du trio Reis-Demuth-Wiltgen. Il séduit par sa fraîcheur et l’équilibre magique qui existe entre rythme et mélodie. Un jazz lyrique et créatif.

Issus de la scène luxembourgeoise le pianiste Michel Reis, le contrebassiste Marc Demuth et le batteur Paul Wiltgen s’est formé pour la première fois en1998 à l’occasion d’une « fête de lycée » au Luxembourg. Ils suivent ensuite des chemins séparés au long desquels ils se familiarisent avec le jazz. Michel Reis suit la formation du Berklee College of Music et celle du New England Conservatory de Boston. Marc Demuth a obtenu son Bachelor’s et son Master’s au Koninklijk Conservatorium de la Haye et est diplômé du « Conservatoire Royal » de Bruxelles. Paul Wiltgen a complété ses études supérieures de jazz à la Manhattan School of Music de New-York.

De nouveau complices en 2002 le trio s’est vraiment reformé en 2011. Il s’est depuis forgé une solide réputation en Europe, au Japon et outre-Atlantique où il est reconnu par des artistes comme Joshua Redman qui est « tombé dingue de leur musique ». Le saxophoniste a d’ailleurs déjà joué avec eux et prévoit aussi de les retrouver en 2018.

Certes le trio Reis-Demuth-Wiltgen est un trio à l’instrumentation classique, piano/contrebasse/batterie, mais l’originalité du groupe réside ailleurs, dans une écriture qui associe une puissance rythmique étonnante à des motifs mélodiques élégants. La musique du groupe fait preuve de concision et de nuances.

Les trois musiciens ont participé à l’écriture de l’album où ils décrivent en musique les moments qu’ils passent ensemble au cours de leurs tournées. Réalisé sous le label allemand Double Moon Records l’album « Places In Between » à été enregistré à Brooklyn/New-York.

Sur « Places In Between » la musique se renouvelle tout au long des thèmes qui font alterner des ambiances au romantisme avéré et d’autres beaucoup plus énergiques. Douze plages qui ne cessent de surprendre et comblent l’écoute… morceaux groovy pour vibrer, compositions plus impressionnistes pour rêver.

Reconnue depuis quelques années déjà, cette formation continue à surprendre. Le trio effervescent ne s’enferme pas dans la monotonie. Les trois artistes mettent leur talent et leur technique au service du collectif, ce qui est d’ailleurs annoncé via le nom du trio Reis-Demuth-Wiltgen, qui place sur un pied d’égalité les trois musiciens.

La batterie de Paul Wiltgen assure une rythmique dynamique aidée en cela par la contrebasse de  Marc Demuth. Ses improvisations précises mettent en valeur la sonorité profonde de son instrument. « Artiste Steinway » le pianiste Michel Reis fait alterner un toucher pointilliste avec des motifs rythmiques réitératifs et puissants.

Sur certains thèmes de leur album « Places In Between », comme Small Talk et Where The Heart Beat les musiciens déroulent de longues séquences pulsionnelles où le duo contrebasse/batterie unit sa puissance au touché rythmique martelé par le pianiste jusqu’à un solo captivant et lyrique du piano. Sur d’autres morceaux comme Surreal Kinda Deal et Me Dire, le trio cultive un certain art du suspens pour narrer en finesse une histoire délicate.

« Places In Between ». Inscrit dans la droite ligne de la musique européenne par sa dimension lyrique et son art de la mélodie, le trio Reis-Demuth-Wiltgen développe un art plein de nuances. Sans cesse renouvelée, la musique de l’album surprend pas sa fraîcheur et sa capacité à raconter des histoires chantantes aux couleurs changeantes.

Cet été on peut écouter le trio Reis-Demuth-Wiltgen en France. Plusieurs rendez-vous s’anoncent. Le 24 juin 2017 à 19h30 et 21h30 au Duc des Lombards à Paris. Le 25 juin 2017 à 17h salle Jéliote d‘Oloron-Sainte-Marie dans le cadre du festival des Rives et des Notes. Le 08 juillet 2017 aux Têtes de Jazz en Avignon. Le 01 août 2017 à 21h à la salle Moulinages de l’Espace Soubeyran à Crest dans le cadre de Crest Jazz Festival. Le 02 août dans le cadre de Jazz à la Colle sur Loup.
Il faut par contre attendre le 16 mars 2018 pour la prochaine performance du trio Reis-Demuth-Wiltgen avec le saxophoniste Joshua Redman et l’orchestre philharmonique du Luxembourg dirigé par Vince Mendoza à la Philharmonie de Luxembourg.
Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

A 75 ans, le pianiste Keith Jarrett sort un opus inédit intitulé « Live in Budapest ». Publié chez ECM, ce double album restitue la teneur d’un récital capté en 2016 au Béla Bartók National Concert Hall lors d’un récital donné dans la capitale hongroise. Une plongée dans le monde unique de Keith Jarrett devenu le maître absolu de l’improvisation en piano solo.

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« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

La voix embrumée de Giorgio Alessani swingue avec aisance sur les dix pistes de « Kissed by the Mist ». Une section rythmique et une section de cuivres issues de la scène jazz française actuelle, un orchestre symphonique… et le tour est joué, un nouveau crooner est né. Sans s’aventurer ni dans les aigus ni dans les graves, le chanteur façonne le registre médium avec souplesse et sans jamais forcer. Textes, mélodies et arrangements tissent la trame d’un délicieux album où vibrent les émotions.

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Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Le 06 novembre 2020, le Label Storyville Records propose « Montmartre 1964 », un album inédit de Dexter Gordon capté en direct en juillet 1964 au Jazzhus Montmartre. Le saxophoniste joue avec le trio composé du contrebassiste Niels-Henning Ørsted Pedersen, du batteur Alex Riel et du pianiste Tete Montoliu. Ce merveilleux opus témoigne de la maîtrise du jeu de ce géant du ténor au lyrisme confondant et à l’expression audacieuse. Un souffle de félicité venu de de l’âge d’or du jazz danois

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« Abécédaire Thelonious Monk » écrit par Jacques Ponzio

« Abécédaire Thelonious Monk » écrit par Jacques Ponzio

Approcher Monk à travers ses mots

Avec « Abécédaire Thelonious Monk », le pianiste et écrivain Jacques Ponzio écrit un petit bouquin précieux à savourer avec délice. Les mots de Monk parlent de Monk… C’est en effet une bien belle idée que ce recueil de citations pour approcher Monk et mieux le connaître.

Après avoir signé avec François Postif le superbe « Blue Monk, un portrait de Thelonious Monk » en 1995 aux Éditions Actes Sud, Jacques Ponzio revient avec « Abécédaire Thelonious Monk », un court recueil de citations de Monk transcrites par des musiciens ou des journalistes et classées par ordre alphabétique. Cet ouvrage publié le 21 avril 2017 aux Éditions Lenka Lente est en fait une édition bilingue préfacée de fort belle manière par François Billard.

En cette année 2017 on peut penser que l’auteur célèbre à sa manière le centième anniversaire de la naissance (10 octobre 1917) de Thelonious Monk, ce compositeur et pianiste dont l’œuvre continue à fasciner musiciens et amateurs de jazz. Ce prodigieux artiste a légué aux générations qui l’ont suivi un héritage musical indéniable qui le place à jamais au firmament des génies du jazz. On apprécie l’initiative heureuse de Jacques Ponzio qui anticipe en publiant son livre en amont des mouvements médiatiques prévisibles. La lecture des 124 pages engage vraiment à se pencher sur Monk et sa musique pour les (re-)découvrir.

Animé par une incessante quête de création, Monk a certes participé à la révolution be bop mais il a surtout inventé un style pianistique et un art de la composition qui lui appartiennent en propre et sont encore aujourd’hui d’un modernisme inouï. S’il a influencé des générations de musiciens, le personnage a aussi intrigué voire dérangé ses contemporains. Ses comportements surprenants sur scène et dans la vie quotidienne, son mutisme et ses attitudes réservées n’ont cessé d’alimenter sa légende. Monk et sa musique ont entretenu une relation particulière avec le silence.

Classées par ordre alphabétique en anglais, les citations de nombreux musiciens (Steve Lacy, Henri Renaud, Sahib Shibab) et journalistes (Ira Gitler, Leonard Feather, Val Wilmer) apprennent beaucoup sur Monk. Quelques photos laissent entrevoir l’homme autrement que derrière un piano ou devant une partition, avec sa femme et ses deux enfants (p68-69 photo à porter au crédit de Jim Marshall) qui illustre l’entrée « Enfant : Ma femme et moi avons deux enfants » ou avec une raquette de ping-pong (p50-51) en regard de l’entrée « Jeux : Je joue au billard et au ping-pong. Je suis assez bon à ces jeux-là ».

« Abécédaire Thelonious Monk ». C’est un peu comme si Monk parlait lui-même à travers ses mots rapportés par d’autres. En définitive on perçoit l’homme épris de liberté qu’il a été, sa volonté d’être et de demeurer lui-même. Irrigués d’humour ses propos restituent une part de ses fragilités mais font surtout entrevoir la détermination indéfectible dont il fait preuve pour créer sa musique, ce jazz auquel il est tant attaché. Simplement parce que c’est ainsi qu’il le conçoit, sans qu’il lui importe d’ailleurs que ça plaise ou non.

« A ta façon : Je dis, joue à ta façon. Ne joue pas ce que veut le public. » - « Reconnaissance publique : Joue ce que tu veux et laisse le public s’emparer de ce que tu fais - même si ça doit lui prendre quinze ou vingt ans. »

Quelques entrées pourraient aussi inspirer les musiciens de jazz en devenir.

« Bonne musique : La bonne musique, c’est quelque chose qui vous rend heureux. Qui vous fait plaisir. Qui fait du bien à votre oreille…. »  - « Imagine : Ne joue pas tout (ni tout le temps) ; laisse des trucs flotter, de la musique à peine imaginée. Ce que tu ne joues pas pourrait bien être plus important que ce que tu joues. » - « Jazz : je n’ai pas une définition du jazz. Mais on doit probablement le reconnaître à chaque fois qu’on l’entend. » - « Liberté : Le Jazz c’est la  liberté. » « Musique : Ne parlons pas de musique, jouons-la. » - « Silence : Le bruit le plus fort au monde, c’est le silence. » - « Tempo : Que tu ne sois pas batteur ne signifie pas que tu n’as pas à garder le tempo. »

Il reste bien d’autres entrées et d’autres mots de Monk à découvrir dans cet « Abécédaire Thelonious Monk » dont la lecture ne laisse pas indifférent et engage à ressortir vinyles et CD de Monk pour l’écouter interpréter sa propre musique.

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

A 75 ans, le pianiste Keith Jarrett sort un opus inédit intitulé « Live in Budapest ». Publié chez ECM, ce double album restitue la teneur d’un récital capté en 2016 au Béla Bartók National Concert Hall lors d’un récital donné dans la capitale hongroise. Une plongée dans le monde unique de Keith Jarrett devenu le maître absolu de l’improvisation en piano solo.

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« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

La voix embrumée de Giorgio Alessani swingue avec aisance sur les dix pistes de « Kissed by the Mist ». Une section rythmique et une section de cuivres issues de la scène jazz française actuelle, un orchestre symphonique… et le tour est joué, un nouveau crooner est né. Sans s’aventurer ni dans les aigus ni dans les graves, le chanteur façonne le registre médium avec souplesse et sans jamais forcer. Textes, mélodies et arrangements tissent la trame d’un délicieux album où vibrent les émotions.

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Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Le 06 novembre 2020, le Label Storyville Records propose « Montmartre 1964 », un album inédit de Dexter Gordon capté en direct en juillet 1964 au Jazzhus Montmartre. Le saxophoniste joue avec le trio composé du contrebassiste Niels-Henning Ørsted Pedersen, du batteur Alex Riel et du pianiste Tete Montoliu. Ce merveilleux opus témoigne de la maîtrise du jeu de ce géant du ténor au lyrisme confondant et à l’expression audacieuse. Un souffle de félicité venu de de l’âge d’or du jazz danois

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Clin d’œil à Fred Dupont et « Organ Session »

Clin d’œil à Fred Dupont et « Organ Session »

Premier album enthousiaste et groovy

L’organiste Fred Dupont livre avec « Organ Session » un premier album plein d’énergie. Les musiciens rivalisent d’enthousiasme et façonnent une musique qui oscille entre jazz, soul, blues et funk sans vraiment choisir une orientation plus qu’une autre. C’est plein de groove.

Sur « Organ session » (Assai Records/Socadisc) sorti le 02 juin 2017, Fred Dupont choisit de s’exprimer à l’orgue Hammond et au piano Wurlitzer Il a pris soin de s’entourer d’un batteur plus que solide en la personne juin  de Damien Schmitt, du guitariste Jo Champ, du trompettiste Renaud Gensane et de Baptiste Herbin, saxophoniste altiste qui joue plus vite que son ombre. Le groupe se distingue par un enthousiasme énergique mis au service du groove.

Après trois plages à l’orgue qui se promènent avec bonheur du côté du swing-funk, du blues et de la fusion pop-jazz, Fred Dupont s’engage sur Mandat Cash aux commandes du Wurlitzer et s’aventure du côté d’un funk où la trompette louche du côté de Miles des eighties. On se serait passé du vocoder sur le titre éponyme qui tente de cloner les musiques des années 80 sans vraiment y parvenir.

Par bonheur, l’orgue revient sur Rhum Express. Sur ce morceau hard-bop composé par Fred Dupont et Renaud Gensane, tous les musiciens mettent leur savoir-faire au service de la musique. Une des plus belles réussites de l’album. On est aussi agréablement surpris par 6 am qui fait dialoguer Fred Dupont et Renaud Gensane et par la reprise live du titre Listen here très joyeux où le saxophoniste volubile est porté par le drive implacable du batteur.

Sur « Organ Session », Fred Dupont brille sur les plages où il s’exprime à l’orgue. Il fédère autour de lui l’énergie du groupe et insuffle un groove indéniable à la musique de cet album généreux mais peu innovant.

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

A 75 ans, le pianiste Keith Jarrett sort un opus inédit intitulé « Live in Budapest ». Publié chez ECM, ce double album restitue la teneur d’un récital capté en 2016 au Béla Bartók National Concert Hall lors d’un récital donné dans la capitale hongroise. Une plongée dans le monde unique de Keith Jarrett devenu le maître absolu de l’improvisation en piano solo.

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« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

La voix embrumée de Giorgio Alessani swingue avec aisance sur les dix pistes de « Kissed by the Mist ». Une section rythmique et une section de cuivres issues de la scène jazz française actuelle, un orchestre symphonique… et le tour est joué, un nouveau crooner est né. Sans s’aventurer ni dans les aigus ni dans les graves, le chanteur façonne le registre médium avec souplesse et sans jamais forcer. Textes, mélodies et arrangements tissent la trame d’un délicieux album où vibrent les émotions.

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Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Le 06 novembre 2020, le Label Storyville Records propose « Montmartre 1964 », un album inédit de Dexter Gordon capté en direct en juillet 1964 au Jazzhus Montmartre. Le saxophoniste joue avec le trio composé du contrebassiste Niels-Henning Ørsted Pedersen, du batteur Alex Riel et du pianiste Tete Montoliu. Ce merveilleux opus témoigne de la maîtrise du jeu de ce géant du ténor au lyrisme confondant et à l’expression audacieuse. Un souffle de félicité venu de de l’âge d’or du jazz danois

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« Carnaval » de Ralph Lavital, un univers singulier

« Carnaval » de Ralph Lavital, un univers singulier

Entre climats festifs et ambiances intimes

L’album « Carnaval » de Ralph Lavital, réjouit par ses couleurs chatoyantes. Entre un jazz maîtrisé et de joyeuses influences caribéennes, la musique du guitariste invite à la danse mais offre aussi de superbes moments oniriques et sensibles. Un disque ciselé qui n’oublie pas d’être festif.

Le jeune guitariste et compositeur Ralph Lavital a confié la direction artistique de son album « Carnaval » au pianiste Laurent Coq dont il a suivi les cours de composition. Hormis Les étés, titre composé par Laurent Coq, le guitariste a conçu la totalité des autres titres du répertoire.

Pour cet album Carnaval (Jazz Family/Socadic) sorti le 12 mai 2017, Ralph Lavital s’est entouré de Laurent Coq au piano et d’un groupe de musiciens de la nouvelle scène parisienne tous férus de culture antillaise. Le chanteur et percussionniste Nicolas Pelage, le contrebassiste Zacharie Abraham et le batteur Laurent-Emmanuel « Tilo » Bertholo. Deux invités rejoignent le groupe. Laurent Lalsingué au steel pan qui intervient sur deux titres (Carnaval et Présent) et le saxophoniste Ricardo Izquierdo sur un thème (Préchotin).

« Carnaval ». Entre ambiances dansantes et rêveries sensibles, la musique exigeante sait se faire douce ou rythmée, rêveuse ou joyeuse. La belle équipe de musiciens réunis autour du guitariste et compositeur Ralph Lavital s’y entend pour servir des mélodies superbes incrustées dans un tissu harmonique subtil mais sait aussi faire chavirer le tempo. Toutes les influences du leader se conjuguent pour créer un univers festif aux climats nuancés et variés.

Très jeune, Ralph Lavital a été imprégné de la musique traditionnelle antillaise dans une famille où la mère est issue de la Martinique et le père, Tinou, de la Guadeloupe. Avec un père chanteur et guitariste, une sœur chanteuse et un frère pianiste, le jeune Ralph baigne dans le « terreau fertile » de la musique antillaise, dans le jazz (par son frère) et le gospel (par sa sœur). Dès 12 ans il donne ses premiers concerts aux côtés de son père.

Après avoir été intéressé par le piano, Ralph Lavital choisit finalement la guitare qu’il étudie au conservatoire du 13ème arrondissement de Paris avant de suivre une licence de musicologie à la Sorbonne. Là il joue comme guitariste au sein du big band universitaire dirigé par Laurent Cugny. Dans le même temps il découvre aussi le jazz au conservatoire d’Ivry ou Eric Schultz l’oriente vers l’EDIM (Enseignement Diffusion Information et Musique) où il suit les cours de Laurent Coq.

Après avoir participé à l’enregistrement de l’album de Laurent Coq, « Dialogue » (Sunnyside Records/Naïve) et avoir tourné avec lui en trio en 2013, Ralph Lavital a réalisé en 2014 un premier EP de quatre compositions originales dont il avait déjà confié la réalisation artistique à Laurent Coq, Cet EP a réuni Nicolas Pelage et Cynthia Abraham au chant, Ricardo Izquierdo au saxophone, Zacharie Abraham à la basse, Jonathan Jurion au piano et Arnaud Dolmen à la batterie.

S’il a changé d’équipe pour enregistrer « Carnaval », Ralph Lavital confie être redevable pour son inspiration à trois de ses anciens compagnons du groupe « Zetlito », Jonathan Jurion, Arnaud Dolmen et Gwenaël Ladeux.

L’album « Carnaval » a été enregistré par Julien Bassères au studio de Meudon du 1er au 03 mars 2016 puis mixé et mastérisé par Dave Darlington au Bass Hit Recording Studio de New-York, capitale du jazz.

Sur « Carnaval » on a particulièrement apprécié la musicalité de Blind interprété en duo par Ralph Lavital et Laurent Coq. Le titre rend hommage au père du guitariste ainsi que le morceau d’ouverture de l’album, Grand Nous, sur lequel le guitariste double la mélodie à la voix.

Mazouk Pitché séduit par ses rythmiques complexes que Tilo Bertholo assume avec brio. Illuminé par la voix de Nicolas Pelage, le titre Douvan n’est pas sans rappeler la richesse des univers du chanteur Thierry Péala.

Avec la pulsation impulsée par les battements de mains, avec le steel pan et les choeurs du titre Carnaval, on entame un voyage vers Trinidad ou vers Sainte-Anne.

Sur Big In qui termine le répertoire, on retrouve à la fois la chaleur des Caraïbes et ses rythmiques complexes et la souplesse d’un jazz mélodique qui vibre de mille nuances sous les doigts du pianiste et du guitariste

Le Présent se démarque singulièrement de l’ensemble du répertoire même s’il n’en est pas totalement dissocié. Le guitariste s’exprime au chant et à la guitare et évoque avec pudeur les sources d’inspiration qui alimentent sa musique et la volonté qu’il a de demeurer ancré dans le présent avec cet album tout en restant fidèle à ses influences premières.

Ralph Lavital a assimilé dans sa musique la dimension rythmique et les mélodies issues de la tradition caribéenne mais il a aussi intégré dans son écriture les couleurs harmoniques inspirées de l’écriture des compositeurs classiques romantiques européens. « Carnaval » condense en neuf titres les influences musicales qui ont traversé la vie du guitariste. Une fête joyeuse et sensible.

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

A 75 ans, le pianiste Keith Jarrett sort un opus inédit intitulé « Live in Budapest ». Publié chez ECM, ce double album restitue la teneur d’un récital capté en 2016 au Béla Bartók National Concert Hall lors d’un récital donné dans la capitale hongroise. Une plongée dans le monde unique de Keith Jarrett devenu le maître absolu de l’improvisation en piano solo.

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« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

La voix embrumée de Giorgio Alessani swingue avec aisance sur les dix pistes de « Kissed by the Mist ». Une section rythmique et une section de cuivres issues de la scène jazz française actuelle, un orchestre symphonique… et le tour est joué, un nouveau crooner est né. Sans s’aventurer ni dans les aigus ni dans les graves, le chanteur façonne le registre médium avec souplesse et sans jamais forcer. Textes, mélodies et arrangements tissent la trame d’un délicieux album où vibrent les émotions.

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Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Le 06 novembre 2020, le Label Storyville Records propose « Montmartre 1964 », un album inédit de Dexter Gordon capté en direct en juillet 1964 au Jazzhus Montmartre. Le saxophoniste joue avec le trio composé du contrebassiste Niels-Henning Ørsted Pedersen, du batteur Alex Riel et du pianiste Tete Montoliu. Ce merveilleux opus témoigne de la maîtrise du jeu de ce géant du ténor au lyrisme confondant et à l’expression audacieuse. Un souffle de félicité venu de de l’âge d’or du jazz danois

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Festival Jazz Campus en Clunisois 2017 – La Programmation

Festival Jazz Campus en Clunisois 2017 – La Programmation

40ème anniversaire de « Jazz Campus en Clunisois »

« Jazz Campus en Clunisois » fête son quarantième anniversaire du 19 au 26 août 2017. Avec 8 jours de concerts, 57 artistes et 8 ateliers, le festival investit Cluny et des communes de la Bourgogne du Sud. Du jazz vivant plus que jamais.

Créé il y a quarante ans par le contrebassiste et compositeur Didier Levallet (ancien directeur de l’Orchestre National de jazz), le festival « Jazz Campus en Clunisois » privilégie, depuis ses origines, le rapport entre la création la plus actuelle et les pratiques amateurs ou pré- professionnelles.

Les concerts du festival se déroulent huit jours durant. Ils investissent autant des lieux prestigieux de Cluny comme le Théâtre Les Arts, l’Abbaye et le Farinier, que des salles plus modestes des communes alentour, Matour, Dompierre Les Ormes et La-Vineuse-sur-Frégande, dans un esprit de proximité entre les artistes et les spectateurs. Ils offrent au public une programmation qui comprend des concertistes de renommée internationale, des musiciens créatifs au long cours comme de nouveaux venus qui sont les enchanteurs de demain.

Durant le festival alternent concerts pique-nique gratuits et soirées en salle. Six « Ateliers pour adultes », destinés autant aux futurs professionnels qu’aux amateurs éclairés ou débutants, sont animés par des musiciens qui comptent parmi les plus en vue de la scène contemporaine, Denis Badault, Céline Bonacina, Vincent Courtois, Fidel Fourneyron, Simon Goubert et Jean-Philippe Viret. Sans oublier le Stage Jeune Public animé par Fabien Dubois et l’Atelier Fanfare animé par Jean-Paul Autin et Michel Deltruc. Tous les stages donnent lieu à des concerts de restitution auxquels le public est convié à Matour le dernier jour du festival.

Festival aux dimensions humaines, « Jazz Campus en Clunisois 2017 » met en regard l’appropriation de la musique de jazz et de l’improvisation avec ses manifestations les plus abouties et s’inscrit aussi dans l’écrin  de cette verdoyante Bourgogne du Sud où il fait bon vivre.

Durant huit jours, « Jazz Campus en Clunisois 2017 » propose une programmation attractive et variée destinée à un public curieux et ouvert au jazz et aux musiques improvisées.

Le festival ouvre le samedi 19 août à 21h à Matour avec Bobines Mélodies 2, un Ciné-Concert ARFI avec Jean-Paul Autin, Xavier Garcia et Alfred Spirli sur des projections de films dont « Le Vieil homme et la mer » constitue la pièce maîtresse. Public dès 8 ans.

Dimanche 20 août à 21h au LAB 71 de Dompierre les Ormes, Lionel Martin et Lionel Stanchev jouent la musique de leur album « Jazz Before Jazz ». C’est l’occasion où jamais de découvrir avec eux la musique de Louis Moreau Gottschalk. Un beau moment de poésie musicale.

C’est à partir de 21h au Théâtre Les Arts de Cluny que se déroulent les deux concerts de la soirée du mardi 22 août. La soirée ouvre avec un solo du contrebassiste Joachim Florent, virtuose énergique qui officie au sein du collectif Coax. Prestation honorifique s’il en est pour ce jeune contrebassiste de se produire en solo à Cluny, là où bien d’autres maîtres de cet instrument ont déjà sévi. La seconde partie de soirée appartient au Trio Barthélémy, Rayon, Gleizes. Guitare/oud, orgue Hammond et batterie. Trois virtuoses de leur instrument réunis autour du répertoire de « Roxinelle ». Les trois complices réservent bien des surprises. La soirée promet des changements d’atmosphères, entre orages et éclaircies.

Présence absolument requise le mercredi 23 août à 19h au Farinier des Moines de l’Abbaye pour écouter le Quatuor Machaut interpréter leur adaptation pour quatre saxophones de la « Messe de Notre Dame » de Guillaume de Machaut (XIVème siècle). Le quatuor réunit Quentin Biardeau, Simon Couratier, Francis Lecointe et Gabriel Lemaire. Leur proposition artistique modernise ce chef-d’œuvre de polyphonie liturgique. L’acoustique du  lieu devrait magnifier leur expression. A 21h, direction le Théâtre Les Arts de Cluny pour écouter Anne Pacéo en quartet. Entourée de Christophe Panzani (saxophone), Leila Martial (voix) et Tony Paeleman (claviers), elle interprète son programme « Circles ». Entre poésie cosmique et groove tellurique. Du jazz décomplexé qui ne perd pas le tempo.

C’est à 19h le mercredi 24 août que se produit Matterhorn#2 dans la Salle de la Grange du Dîme à La-Vineuse-sur-Frégande. Improvisation collective à fond pour Timothée Quost (trompette), Gabriel Boyault (saxophone), Aloïs Benoit (trombone) et Benoît Joblot (batterie). A partir de 21h, la musique continue au Théâtre les Arts de Cluny avec une soirée en 2 parties. En ouverture, place à « Deux en un » de Denis Badault. En solo, le pianiste fait coexister deux mélodies dans une seule pièce. Le musicien joue sur son clavier et joue aussi avec les auditeurs à qui il propose de s’amuser. Début de soirée ludique.

La seconde partie de soirée appartient au quartet du violoniste Dominique Pifarély. Ce brillant compositeur n’en est pas à sa première venue à Cluny, loin de là et c’est toujours un bonheur de le retrouver. Cette année il présente le programme de son album « Tracé Provisoire » paru en 2016 chez ECM. Il sera accompagné par ses fidèles compagnons Antonin Rayon (piano), Bruno Chevillon (contrebasse) et François Merville (batterie). Concert essentiel et précieux.

A 12h30 le vendredi 25 août, rendez-vous sur la pelouse du Haras National de Cluny pour écouter le duo Valentin Ceccaldi/Leïla Martial. Violoncelle et voix. Nul doute que le public suivra le Fil que proposent les deux artistes. A 19h, l’Abbaye de Cluny accueille le Duo Tsurr et le danseur Thomas Casey qui s’exprime librement sur la musique de la flutiste Marie Braun et du percussionniste Erwin Toul. Réjouissante perspective que ce paysage musical et mouvant tout à la fois.

A 21h, la scène du Théâtre les Arts de Cluny accueille le projet « African Jazz Roots », un hommage au jazz de John Coltrane et au Sabar traditionnel Sénégalais qui sera rendu par un quartet exceptionnel. Il réunit le batteur et compositeur Simon Goubert, le joueur de kora Ablaye Cissoko, la pianiste Sophia Domancich et le contrebassiste Jean-Philippe Viret. Ces retrouvailles de Simon Goubert et Ablaye Cissoko laissent augurer un moment musical hors du commun où vont se croiser les fondements musicaux de la musique de Coltrane et ceux du Sabar.

Dès 19h, la soirée du samedi 26 août célèbre le 40ème anniversaire de « Jazz Campus en Clunisois ». Les concerts se déroulent dans l’Abbaye de Cluny. En ouverture, le Musicabrass avec Jean-Paul Autin et ses compagnons de fanfare. En avant trombones, trompette, petite basse, saxophones, soubassophone et percussions pour un spectacle fantasque suivi d’un Concert Balade dans l’Abbaye avec Simon Goubert, Céline Bonacina, Hari Ratsimbazafy, Jean-Philippe Viret, Fidel Fourneyron, Denis Badaut, Vincent Courtois, Michel Deltruc, Fabien Dubois et des invités surprises.

La soirée continue avec un concert dansant mené par le Peuple Etincelle. Derrière leurs instruments, François Corneloup (saxophone soprano), Michael Geyre (accordéon), Fabrice Vieira (guitares/cavaquinho/chant/porte-voix), Eric Duboscq (guitares basse) et Fawzi Berge (zabumba, pandeiro, percussions, appeaux). A la clef, musique du Sud-Ouest et de bien au-delà, une musique populaire et vivante qui met de la culture dans la vie et invite au partage.

« Jazz Campus en Clunisois 2017 » se termine en feu d’artifice. Pour en savoir plus encore, une visite s’impose sur le site de « Jazz Campus en Clunisois ». Un petit séjour dans le Clunisois pendant la durée du Festival permettrait de profiter non seulement des concerts et des jams mais aussi des superbes paysages, des villages accueillants et de toutes les richesses de la Bourgogne du Sud sans oublier bien sûr les plaisirs de la table.

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

A 75 ans, le pianiste Keith Jarrett sort un opus inédit intitulé « Live in Budapest ». Publié chez ECM, ce double album restitue la teneur d’un récital capté en 2016 au Béla Bartók National Concert Hall lors d’un récital donné dans la capitale hongroise. Une plongée dans le monde unique de Keith Jarrett devenu le maître absolu de l’improvisation en piano solo.

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« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

La voix embrumée de Giorgio Alessani swingue avec aisance sur les dix pistes de « Kissed by the Mist ». Une section rythmique et une section de cuivres issues de la scène jazz française actuelle, un orchestre symphonique… et le tour est joué, un nouveau crooner est né. Sans s’aventurer ni dans les aigus ni dans les graves, le chanteur façonne le registre médium avec souplesse et sans jamais forcer. Textes, mélodies et arrangements tissent la trame d’un délicieux album où vibrent les émotions.

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Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Le 06 novembre 2020, le Label Storyville Records propose « Montmartre 1964 », un album inédit de Dexter Gordon capté en direct en juillet 1964 au Jazzhus Montmartre. Le saxophoniste joue avec le trio composé du contrebassiste Niels-Henning Ørsted Pedersen, du batteur Alex Riel et du pianiste Tete Montoliu. Ce merveilleux opus témoigne de la maîtrise du jeu de ce géant du ténor au lyrisme confondant et à l’expression audacieuse. Un souffle de félicité venu de de l’âge d’or du jazz danois

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Clin d’œil à Josiah Woodson et « Suite Elemental »

Clin d’œil à Josiah Woodson et « Suite Elemental »

Hommage inspiré à la Nature

Le poly-intrumentiste Josiah Woodson propose « Suite Elemental », un album inspiré par les quatre éléments de la nature. La musique s’inscrit dans un courant de jazz très actuel. Le leader ajoute un cinquième élément sensible pour incarner l’amour, la grâce, la paix et l’espoir.

Josiah Woodson a commencé la trompette à l’âge de douze ans et a travaillé avec Khalil Shaheed puis avec Marcus Belgrave à Oberlin dans l’Ohio. A Boston il est membre du « projet Makanda » et collabore avec d’autres groupes (« Out to Lunch », « People’s Champs »). Il a aussi eu l’occasion de jouer avec Brandford Marsalis, Dave Holland, David Sanchez, Danilo Perez, Mulgrew Miller, Mos Def et bien d’autres. 

Il participe aussi au groupe « Superpower Horns » avec qui il a écrit et enregistré l’album « Love on Top » de Beyoncé. C’est d’ailleurs en tant que sideman sur cet album qu’il a reçu un Grammy Awards en 2013.

Aujourd’hui, le trompettiste, guitariste, flutiste et pianiste Josiah Woodson choisit de s’engager comme leader de son propre projet qu’il conçoit en quintet. C’est donc avec son groupe Quintessentiel qu’il enregistre « Suite Elemental » (Re:Wax). L’album propose quatre titres consacrés aux éléments de la Nature, Air, Eau, Feu et Terre ainsi que Solstice et une rep[Rise]. La guitare déploie tous ses atours sur Eau dont l’esthétique évoque la fluidité de cet élément où l’on rêve de se baigner.

« Suite Elemental ».  Un jazz très actuel. Le groove impulsé par la section rythmique soutient les interventions instrumentales. Outre les quatre éléments de mère nature retrouvés sur  l’album, c’est bien le cinquième élément incarné par la sensibilité de Josiah Woodson qui donne tout son sens à la musique. Le leader se projette comme le « Prince Salomon » dont il conte l’aventure sur le livret. A l’aulne du conte… ce n’est pas le jazz qui fait le musicien mais le musicien qui sculpte son langage… ensuite partagé avec son groupe et apprécié par le public.

Pour la sortie de l’album « Suite Elemental », Josiah Woodson se produit en quintet le 13 juin 2017 à 20h30 au Sunside à Paris. A cette occasion il sera entouré du saxophoniste ténor Ricardo Izquierdo, du pianiste Daniel Gassin, du contrebassiste Zachary Abraham et du batteur Laurent-Emmanuel « Tilo » Bertholo. Un rendez-vous essentiel pour capter l’essence de la musique de Josiah Woodson.
Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

A 75 ans, le pianiste Keith Jarrett sort un opus inédit intitulé « Live in Budapest ». Publié chez ECM, ce double album restitue la teneur d’un récital capté en 2016 au Béla Bartók National Concert Hall lors d’un récital donné dans la capitale hongroise. Une plongée dans le monde unique de Keith Jarrett devenu le maître absolu de l’improvisation en piano solo.

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« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

La voix embrumée de Giorgio Alessani swingue avec aisance sur les dix pistes de « Kissed by the Mist ». Une section rythmique et une section de cuivres issues de la scène jazz française actuelle, un orchestre symphonique… et le tour est joué, un nouveau crooner est né. Sans s’aventurer ni dans les aigus ni dans les graves, le chanteur façonne le registre médium avec souplesse et sans jamais forcer. Textes, mélodies et arrangements tissent la trame d’un délicieux album où vibrent les émotions.

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Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Le 06 novembre 2020, le Label Storyville Records propose « Montmartre 1964 », un album inédit de Dexter Gordon capté en direct en juillet 1964 au Jazzhus Montmartre. Le saxophoniste joue avec le trio composé du contrebassiste Niels-Henning Ørsted Pedersen, du batteur Alex Riel et du pianiste Tete Montoliu. Ce merveilleux opus témoigne de la maîtrise du jeu de ce géant du ténor au lyrisme confondant et à l’expression audacieuse. Un souffle de félicité venu de de l’âge d’or du jazz danois

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Héloïse Lefebvre & Paul Audoynaud présentent « Sun Dew »

Héloïse Lefebvre & Paul Audoynaud présentent « Sun Dew »

Entre Jazz progressif et pop alternative

Créé par Héloïse Lefebvre et Paul Audoynaud, le sextet « Sun Dew » présente son premier album au titre éponyme. Intriguant et attirant tout à la fois, l’album présente une musique où coexistent plusieurs univers. Le répertoire frappe par son éclectisme et sa capacité à fusionner avec bonheur des idiomes contrastés.

En 2012 à Berlin, la violoniste Héloïse Lefebvre et le guitariste Paul Audoynaud s’associent et créent le duo « Please Spring » où les deux compositeurs et interprètes associent l’énergie rock de la guitare et l’esthétique élégante du violon. Ce projet évolue et devient le sextet « Sun Dew » à l’instrumentation atypique : violon, violoncelle, contrebasse, guitare, claviers et batterie.

Le sextet a sorti son album « Sun Dew » le 12 mai 2017 sous le Label Laborie Jazz dont on connaît l’intérêt pour la découverte et l’accompagnement des jeunes formations. Une fois encore le label a déniché un groupe à l’identité singulière. Il reste au sextet à creuser son sillon pour que soit reconnue sa spécificité dans l’univers du jazz européen.

Le violoncelle de Liron Yariv et la contrebasse de Paul Santner (qui tient aussi la basse électrique) tissent les harmonies et font corps autour du violon d’Héloïse Lefebvre pendant que la batterie (les percussions et la lap-steel guitare) de Christian Tschuggnall et le piano (Fender Rhodes ou Wurlitzer) de Johannes Von Ballestrem associent leur énergie à celle des guitares de Paul Audoynaud.

« Sun Dew ». L’album balance entre des atmosphères intimes et délicates et des univers plus énergiques habités par une pulsation rock inspirée.

Née dans une famille de musiciens d’Azay-sur-Indre, Héloïse Lefebvre débute le violon à cinq ans puis suit un cursus classique. Après avoir pratiqué le violon pendant une dizaine d’année, elle intègre l’atelier tzigane de l’école de « Jazz à Tours », puis suit une formation dans l’école tourangelle, avant d’intégrer le Conservatoire de Région dans la classe de Guillaume De Chassy. Elle a débuté son expérience scénique avec le groupe Hurlak. Elle décroche notamment le prix SACEM « Jeunes talents » en 2009 et est lauréate du concours Stéphane Grappelli, catégorie musique du monde.

Baigné dans un univers rock-blues dès son enfance, Paul Audoynaud débute la guitare à 10 ans. Il suit un parcours parallèle à celui de la violoniste. « Jazz à Tours », conservatoire de région. Il étudie l’écriture avec Anne Auber et décroche plusieurs prix. Il s’installe à Berlin où il murit son projet musical tout en enseignant la guitare.

Leur rencontre permet aux deux musiciens de concevoir une musique où leurs influences se fondent ou se télescopent pour créer des ambiances nuancées. Les compositions de la violoniste sont plutôt porteuses d’une esthétique chambriste sophistiquée dont témoignent les titres Méandres, Following Trees ou L’écho du songe.

L’écriture du guitariste esquisse des mondes plus énergiques où l’électricité fait entendre ses distorsions sur des rythmiques plus tranchées. De Tones from The Backwoods se dégage un climat éthéré propice à la rêverie créé en grande partie par la guitare lapsteel.

Sur Black Stache, violon, guitare et piano croisent leur cordes sur la partition d’un tango qui mène la danse dans un monde de robots. Insane Headache reprend quelques titres de « Queen of The Stone Age » arrangés par le guitariste. C’est un plaisir d’écouter hurler la guitare électrique qui passe le relai au violon avant de se lâcher vraiment sur une improvisation impétueuse.

Clint, composition co-signée par les deux leaders, est sans doute le titre de l’album où leurs univers coexistent de la meilleure manière. Les solistes ont la part belle et s’expriment librement sur une rythmique efficace et contenue. On se laisse captiver tout au long des séquences sans décrocher.

Le répertoire de « Sun Dew » affiche un éclectisme que l’instrumentation du sextet rend attractif. L’équilibre se fait entre la force d’un rock élégant et la sophistication d’un jazz chambriste. Entre jazz progressif et pop alternative.

Pour suivre l’actualité du groupe et les concerts à venir : Sun Dew

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

A 75 ans, le pianiste Keith Jarrett sort un opus inédit intitulé « Live in Budapest ». Publié chez ECM, ce double album restitue la teneur d’un récital capté en 2016 au Béla Bartók National Concert Hall lors d’un récital donné dans la capitale hongroise. Une plongée dans le monde unique de Keith Jarrett devenu le maître absolu de l’improvisation en piano solo.

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« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

La voix embrumée de Giorgio Alessani swingue avec aisance sur les dix pistes de « Kissed by the Mist ». Une section rythmique et une section de cuivres issues de la scène jazz française actuelle, un orchestre symphonique… et le tour est joué, un nouveau crooner est né. Sans s’aventurer ni dans les aigus ni dans les graves, le chanteur façonne le registre médium avec souplesse et sans jamais forcer. Textes, mélodies et arrangements tissent la trame d’un délicieux album où vibrent les émotions.

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Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Le 06 novembre 2020, le Label Storyville Records propose « Montmartre 1964 », un album inédit de Dexter Gordon capté en direct en juillet 1964 au Jazzhus Montmartre. Le saxophoniste joue avec le trio composé du contrebassiste Niels-Henning Ørsted Pedersen, du batteur Alex Riel et du pianiste Tete Montoliu. Ce merveilleux opus témoigne de la maîtrise du jeu de ce géant du ténor au lyrisme confondant et à l’expression audacieuse. Un souffle de félicité venu de de l’âge d’or du jazz danois

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Clin d’œil au Xavier Roumagnac Eklectik Band

Clin d’œil au Xavier Roumagnac Eklectik Band

« Sirènes », musique métissée et groovie

Issu de la scène des clubs de jazz parisiens, le Xavier Roumagnac Eklectik Band génère une musique puissante. Sorti le 19 mai 2017, l’album « Sirènes » fait entendre des cuivres vigoureux portés par des rythmes groovy.

Le batteur Xavier Roumagnac met le rythme au cœur de sa musique et conçoit le métissage comme la matière première de sa musique. Il l’a appris auprès des musiciens métropolitains mais aussi de ceux de la Réunion, des Antilles, du Sénégal, de la Guinée et du Mali. A cette charpente rythmique essentielle il ajoute une touche d’électro et une pincée de jazz undergroud.

Après une résidence d’accompagnement de 2015 à 2016 au Baiser Salé, le Xavier Roumagnac Eklectik Band sort son premier album « Sirènes » (Gaya Music Productions/Socadisc). Ainsi le leader construit un orchestre à géométrie variable autour de son quintet (sax/clarinette, guitare, basse, synthé, batterie) auquel  il ajoute une section de cuivres sur trois titres, une section de percussions sur trois autres morceaux. L’ensemble des musiciens est réuni sur deux compostitions.

« Sirènes ». Le caractère orchestral de la musique est assuré par une section de cuivres brillants. Renforcée par une efficace section de percussions, la rythmique musclée soutient les envolées expressives des solistes virtuoses. On apprécie le caractère contemplatif et nuancé des cinq titres enregistrés en quintet où prime une dimension mélodique plus sensible.

Pour apprécier en direct la musique de « Sirènes », un rendez-vous s’impose. En effet, le Xavier Roumagnac Eklectik Band se produit le 15 juin à partir de 21h30 au Baiser Salé à Paris pour le concert de sortie de l’album. C’est l’occasion où jamais d’écouter le groupe. Aux côtés de Xavier Roumagnac (batterie) seront réunis Robby Marshall (saxophone/clarinette), Yoann Kempst (guitare), Guillaume Marin (basse) et Công Minh Pham (claviers), William Hountondji (sax soprano/ténor), Samy Thielbault (sax ténor/ flûte), Julien Alour (trompette/ bugle), Jean-Philippe Scali (sax alto), Arnaud Dolmen (ka), Sonny Troupé (ka).

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

A 75 ans, le pianiste Keith Jarrett sort un opus inédit intitulé « Live in Budapest ». Publié chez ECM, ce double album restitue la teneur d’un récital capté en 2016 au Béla Bartók National Concert Hall lors d’un récital donné dans la capitale hongroise. Une plongée dans le monde unique de Keith Jarrett devenu le maître absolu de l’improvisation en piano solo.

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« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

La voix embrumée de Giorgio Alessani swingue avec aisance sur les dix pistes de « Kissed by the Mist ». Une section rythmique et une section de cuivres issues de la scène jazz française actuelle, un orchestre symphonique… et le tour est joué, un nouveau crooner est né. Sans s’aventurer ni dans les aigus ni dans les graves, le chanteur façonne le registre médium avec souplesse et sans jamais forcer. Textes, mélodies et arrangements tissent la trame d’un délicieux album où vibrent les émotions.

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Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

Le 06 novembre 2020, le Label Storyville Records propose « Montmartre 1964 », un album inédit de Dexter Gordon capté en direct en juillet 1964 au Jazzhus Montmartre. Le saxophoniste joue avec le trio composé du contrebassiste Niels-Henning Ørsted Pedersen, du batteur Alex Riel et du pianiste Tete Montoliu. Ce merveilleux opus témoigne de la maîtrise du jeu de ce géant du ténor au lyrisme confondant et à l’expression audacieuse. Un souffle de félicité venu de de l’âge d’or du jazz danois

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« Un Poco Loco » s’attaque à « West Side Story »

« Un Poco Loco » s’attaque à « West Side Story »

« Feelin’ Pretty », une relecture inventive

« Feelin’ Pretty » présente une relecture originale de « West Side Story » par un trio un peu fou de trois improvisateurs français, « Un Poco Loco ». Entre insolente parodie et hommage impertinent. Un régal d’inventivité et d’humour.

Né en 2014, le trio « Un Poco Loco » a été lauréat de Jazz Migration en 2016. Fidel Fourneyron est membre de l’ONJ et participe au Big Band Umlaut ainsi que Geoffroy Gesser et Sébastien Beliah. Après un premier album éponyme qui revisite des standards du bop des années 50, « Un Poco Loco » s’attaque à « West Side Story », l’œuvre mythique de Léonard Berstein.

Sur « Feelin’ Pretty » (Umlaut Records) paru le 21 avril 2017, les trois jeunes improvisateurs élaborent un travail que l’on peut sans conteste qualifier de raffiné, virtuose et inspiré. A trois, ils prennent le pari de restituer la dramaturgie de cette comédie musicale de 1961 couronnée par dix Oscars qui relate la vie des Jets et des Sharks et l’amour impossible de Maria pour Tony.

Certes ils ne sont pas les premiers à s’attaquer à ce monument de la comédie musicale. On se souvient en effet de ce merveilleux album « West Side Story (today) » (OWL) gravé en 1990 par Dave Liebman et Gil Goldstein. Le saxophoniste et le pianiste ont en leur temps décapé et rénové la partition de Bernstein tout en lui conservant la dynamique orchestrale grâce à l’utilisation des synthétiseurs et des séquences de programmation.

Choisir « Un Poco Loco », le titre d’une composition de Bud Powell, pour nommer leur trio donne d’emblée le ton. En effet, le tromboniste Fidel Fourneyron, le clarinettiste/ saxophoniste ténor Geoffroy Gesser et le contrebassiste Sébastien Beliah annoncent via le nom de leur groupe, leur volonté d’inscrire leur travail dans l’idiome du jazz et de signaler aussi qu’un brin de folie vit au cœur de leur musique.

Aujourd’hui sur « Feelin’ Pretty », le trio « Un Poco Loco » s’attaque à la mythique musique de Bernstein avec une instrumentation peu commune qui réunit trombone, saxophone ténor/clarinette et contrebasse. Loin de la masse orchestrale de l’enregistrement original, le trio joue avec les sons et les arrangements pour colorer sa musique. Influencés par le free jazz, la musique contemporaine et la musique concrète, les trois musiciens font du jazz à partir de « West Side Story » qu’ils mettent en scène de nouvelle manière. Ils empruntent les chemins de la liberté et parviennent à renouveler la musique originale et à surprendre.

Fidèle à l’esprit à la musique de Bernstein le trio restitue tout à fait l’esprit de ces thèmes qu’ils démontent et sculptent à leur manière. De la partition d’origine, le trio reprend Something is comin‘, America, Nowhere, I Feel Pretty, Prologue et Cool qui ouvre l’album de belle manière. Sur América ils reprennent huit mesures du morceau qu’ils font tourner en boucle. Une ronde infernale qui essouffle et donne le sourire. Les autres titres de l’album sont signés des membres du trio et respectent tout à fait le vocabulaire de l’œuvre originale comme le morceau intitulé Toux.

A trois, les musiciens restituent tout à fait l’ambiance originale de Prologue, la vie, le rythme, la vigueur, l’imminence du drame qui couve. Une sidérante réussite.

« Feelin’ Pretty ». Les couleurs inventives de la musique n’oblitèrent en rien son élégance et son humour. Un album vigoureux à savourer pour échapper à la pesanteur et à l’ennui.

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

A 75 ans, le pianiste Keith Jarrett sort un opus inédit intitulé « Live in Budapest ». Publié chez ECM, ce double album restitue la teneur d’un récital capté en 2016 au Béla Bartók National Concert Hall lors d’un récital donné dans la capitale hongroise. Une plongée dans le monde unique de Keith Jarrett devenu le maître absolu de l’improvisation en piano solo.

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« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

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Dexter Gordon – « Montmartre 1964 » (Storyville Records)

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Le 06 novembre 2020, le Label Storyville Records propose « Montmartre 1964 », un album inédit de Dexter Gordon capté en direct en juillet 1964 au Jazzhus Montmartre. Le saxophoniste joue avec le trio composé du contrebassiste Niels-Henning Ørsted Pedersen, du batteur Alex Riel et du pianiste Tete Montoliu. Ce merveilleux opus témoigne de la maîtrise du jeu de ce géant du ténor au lyrisme confondant et à l’expression audacieuse. Un souffle de félicité venu de de l’âge d’or du jazz danois

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