Sur leur nouvel album « Célébration » Sébastien Texier et Christophe Marguet reviennent avec leurs fidèles compagnons, Manu Codjia et François Thuillier. Dans la continuité du précédent opus, « We Celebrate Freedom Fighters ! », le quartet évoque des moments marquants de l’histoire de l’humanité. Les dix compositions entonnent un hymne musical enflammé et coloré… et le miracle advient, la musique résonne comme un souffle d’espoir.
« Célébration » par Sébastien Texier & Christophe Marguet 4tet
Un hymne musical comme un souffle d’espoir
Sur leur nouvel album « Célébration », Sébastien Texier et Christophe Marguet reviennent avec leurs fidèles compagnons, Manu Codjia et François Thuillier. Dans la continuité du précédent opus, « We Celebrate Freedom Fighters ! », le quartet évoque des moments marquants de l’histoire de l’humanité. Les dix compositions entonnent un hymne musical enflammé et coloré… et le miracle advient, la musique résonne comme un souffle d’espoir.
Sorti le 14 novembre 2025, « Célébration » (Mélodie en sous-sol/L’Autre distribution) se profile comme un album indispensable. Avec conviction et enthousiasme, le quartet met en musique des évènements clés de l’histoire de l’humanité, dans le monde et en France.
Le propos inspiré des musiciens laisse espérer que d’autres victoires de l’humanité peuvent encore advenir pour sauver le monde actuel de la morosité et du désespoir. La musique se savoure comme un élixir d’espoir pour qu’advienne demain.
« Célébration »… une musique bienfaisante
Sept ans après « For Travellers Only », plus de quatre ans (4 ans, 2 mois et 2 semaines !) après « We Celebrate Freedom Fighters ! », le saxophoniste et clarinettiste Sébastien Texier et le batteur Christophe Marguet sont de retour entourés du guitariste Manu Codjia et du tubiste François Thuillier avec « Célébration » (Mélodie en sous-sol/L’Autre distribution). On note que le titre de ce troisième album du quartet est rédigé en langue française.
Après l’hommage pour les combattants de la liberté rendu dans « We Celebrate Freedom Fighters ! », le quartet de Sébastien Texier & Christophe Marguet revient avec le « deuxième volet d’un diptyque inspiré de fait historiques marquants qui ont insufflé à l’humanité un élan de liberté et d’espoir, des évènements qui ont rendu le monde meilleur ».
« Dans cette période morose et parfois désespérée que traverse l’humanité tout entière, nous avions fortement envie de nous arrêter sur quelques évènements enthousiasmants de notre monde, de célébrer ces moments qui nous donnent la force d’avancer et d’espérer. » Sébastien Texier et Christophe Marguet
Composés à parts égales par Sébastien Texier et Christophe Marguet, les dix titres du répertoire de « Célébration », évoquent des événements forts et positifs de l’histoire de l’humanité
- dans le monde, la création du premier Parc Naturel pour la protection de la Nature aux États-Unis, la décolonisation en Inde, la transition démocratique en Espagne, la révolution des Œillets et l’avènement de la démocratie au Portugal, la fin de l’Apartheid en Afrique du Sud,
- en France, la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, l’abolition de l’esclavage, la libération de Paris après quatre ans d’occupation allemande, la loi Veil et le droit à l’avortement, le droit de vote et l’éligibilité pour les femmes.
Au fil des titres
Entre poésie et énergie, les dix titres de « Célébration » captivent l’oreille de bout en bout.
Yellowstone ouvre l’album. Sur un riff aérien de la guitare de Manu Codjia, le tuba de François Thuillier souffle une mélodie mélancolique puis la sonorité limpide et délicate de l’alto de Sébastien Texier prend le relai. Le tuba revient et son chant virtuose se pare de douceur et ouvre l’espace à l’énergie lumineuse de la guitare qui brille de mille feux. Cette composition de Christophe Marguet célèbre ce parc créé en 1872 aux États-Unis. Aujourd’hui encore, ce refuge pour les espèces rares de la faune et de la flore abrite un des derniers écosystèmes de la zone tempérée de l’hémisphère Nord.
Le répertoire se poursuit avec Quit India, une deuxième composition du batteur qui évoque le mouvement pour l’indépendance de l’Inde face à l’Empire britannique. L’alto fait entendre une mélodie envoûtante dont les couleurs flamboyantes sont mises en valeur par la solide ligne de basse du tuba. La musique s’élève ensuite vers les anges, portée par une improvisation aérienne de la guitare puis la lumière surgit des graves du tuba véloce.
S’enchaînent ensuite trois compositions de Sébastien Texier. Transición fait écho à la « transition démocratique » en Espagne, avec la fin de la dictature franquiste et la mise en place d’un régime démocratique. Après un début pointilliste du quartet, l’alto déroule un riff électrisant suivi d’envolées puissantes puis il s’élance dans une improvisation audacieuse. La guitare lui répond par une intervention dont les fulgurances explosives évoquent un feu d’artifice sonore où rock et jazz se disputent la prééminence. La musique est portée à son paroxysme par le batteur qui déploie dans son jeu un subtil dosage de puissance et de souplesse.
Courte mélopée, Mon Corps fait référence à l’interruption volontaire de grossesse et à la « Loi Veil », inscrite aujourd’hui dans la Constitution française après avoir été promulguée en France en 1975. Un moment tout en suspension au cours duquel la clarinette de Sébastien Texier installe un climat nuageux. Soutenu de bout en bout par le souffle profond du tuba, Mon esprit célèbre ensuite le droit de vote et l’éligibilité des femmes obtenu en 1944. Clarinette et guitare entament le morceau avec un motif poétique. Après le solo irradié de lumière de la clarinette, la guitare improvise et swingue au-dessus du souffle omniprésent du tuba et du rythme soutenu de la batterie.
Composé par Christophe Marguet, Les Œillets honorent La Révolution des Œillets qui en 1974 a mis fin à quarante ans de dictature salazariste au Portugal. Le chant de l’alto rayonne de lumière et la guitare survoltée s’envole au-dessus de la mêlée.
Débutée comme une procession funèbre dont la grosse caisse marque le rythme, 1789 célèbre La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Une mélodie porteuse d’espérance émerge de l’atmosphère d’abord chaotique de la composition de Sébastien Texier.
Place ensuite à Paris libéré, titre composé par Christophe Marguet. A partir d’un riff soufflé par le tuba sur le rythme soutenu qu’impulse la batterie, guitare et saxophone alto jouent à l’unisson une ligne mélodique dans un style funk enivrant. Puis l’alto s’exprime avec ardeur sur un motif soul soutenu par la guitare avant de céder la place à la batterie dont le chorus « libérateur » restitue l’ambiance de liesse qui régnait à Paris lors de sa libération en août 1944.
Écrit par Sébastien Texier, Abolition glorifie l’abolition de l’esclavage. Le thème débute par un chant joyeux entonné par tous les musiciens puis la guitare virtuose expose un chant contrôlé et riche en nuances avant que l’alto à la sonorité tranchante ne se lance dans un chorus lyrique et swinguant propulsé avec vigueur. Comme une prouesse, le quartet réussi l’exploit de contracter en 4’41 les 154 années qui furent nécessaires pour que l’esclavage soit définitivement aboli en 1948 par décret par Victor Schoelcher après que la Révolution française ait mis fin à ce fléau en 1794 tristement rétabli 8 ans plus tard par Napoléon.
« Célébration » se termine avec Mandela dédicacé par Christophe Marguet à celui qui a lutté toute sa vie durant contre l’Apartheid en Afrique du Sud et a été libéré en 1990 après vingt-sept années d’emprisonnement. Un an plus tard, advient la fin de l’Apartheid en Afrique du Sud et Nelson Mandela devient président de l’Afrique du Sud en 1994. Sur un rythme impulsé par le tuba et la batterie, clarinette et guitare fusionnent leurs chants en une joyeuse mélodie avant de dialoguer et de se répondre avec vigueur. En réponse, le tuba véloce fait éclater ses graves et le quartet se retrouve à célébrer une fête musicale dans une ambiance qui invite à la danse.
Comme un souffle d’espoir, l’album « Célébration », fait rimer pour le meilleur, musique et politique. Du plaisir à savourer sans modération. On en redemande !
Pour écouter live le répertoire de « Célébration » du Sébastien Texier et Christophe Marguet quartet avec Manu Codjia et François Thuillier, rendez-vous le 05 décembre 2025 à 20h30 dans la salle 1 du Triton aux Lilas (93).
« Célébration » par Sébastien Texier & Christophe Marguet 4tet
Tom Bourgeois signe « Lili »
Avec « Lili », Tom Bourgeois rend un hommage sensible et poétique à la compositrice Lili Boulanger. A la tête de son quartet, et avec ses invités, Vincent Courtois et Veronika Harcsa, le clarinettiste, saxophoniste et compositeur tisse des instants musicaux chargés d’émotion et de lyrisme L’album distille un jazz de chambre, véritable délice de délicatesse et de douceur.
« African Rhapsody » de Leïla Olivesi
Avec son nouvel album « African Rhapsody », la pianiste Leïla Olivesi rend un hommage solaire à l’Afrique de ses origines. Cet opus confirme les talents de la compositrice. Un puissant chant d’amour inspiré par les plus grandes pages de la poésie de la négritude (Senghor, Césaire). Un monde imaginaire comme un voyage lyrique et coloré.Avec son nouvel album « African Rhapsody », la pianiste Leïla Olivesi rend un hommage solaire à l’Afrique de ses origines. Cet opus confirme les talents de la compositrice. Un puissant chant d’amour inspiré par les plus grandes pages de la poésie de la négritude (Senghor, Césaire). Un monde imaginaire comme un voyage lyrique et coloré.

Avec « Lili », Tom Bourgeois rend un hommage inspiré à la compositrice Lili Boulanger (1893-1918), sœur cadette de Nadia Boulanger.
Leïla Olivesi a goûté aux joies de la scène au sein de la troupe des « P’tits Loups du jazz » dès l’âge de treize ans. Corse par son père et mauritanienne par sa mère, Leïla Olivesi est née au Moulin d’Andé en Normandie et a grandi dans l’effervescence artistique et cosmopolite de son milieu familial, entre le bandonéon d’Astor Piazzola, Nina Simone et la musique de Miles Davis et John Coltrane.
A ses côtés, Leïla Olivesi a réuni Baptiste Herbin (saxophone alto), Adrien Sanchez (saxophone ténor), Jean-Charles Richard (saxophones baryton & soprano), Quentin Ghomari (trompette, bugle), Manu Codjia (guitare), Yoni Zelnik (contrebasse) et Donald Kontomanou (batterie). Sur un titre, la partition de saxophone alto est confiée à Olga Amelchenko.
« Songbook » annoncé pour le 14 novembre 2025 chez Artwork Records. A la tête de son trio, il se produit avec six chanteuses, Jean Baylor, Ann Hampton Callaway, Cécile McLorin Salvant, Ekep Nkwelle, Catherine Russell et deux chanteurs, Kurt Elling et Tyreek McDole.




La clarinette basse introduit ensuite le thème A Night in Kali Temple au-dessus des lignes de contrebasse que sculpte Sarah Murcia sur le manche de son instrument. S’installe alors une atmosphère nostalgique. Aucun effet, juste la sonorité très pure de la clarinette et les notes boisées de la contrebasse. Ils sont rejoint par la trompette et le piano dont le chorus inspiré est brodé d’accents poétiques. Pour finir, la mélodie est reprise par le quintet sur un mode empreint de sérénité.
Samedi 23 août 2025, la superbe édition du Festival Jazz Campus en Clunisois 2025 se termine avec
Après avoir remercié Didier Levallet grâce à qui le festival Jazz Campus en Clunisois existe depuis 48 ans et permet l’expression des musiques de jazz, chose exceptionnelle par « ces temps qui marchent à reculons…! », Andy Emler avoue avoir passé « 8 jours exceptionnels » avec les stagiaires et annonce au public que le trio va jouer le programme de son projet « There is another day » dont l’album devrait sortir en mai 2026. Un voyage musical pour changer le monde… ! Programme ô combien alléchant.
fait des incursions dans les graves alors qu’Endy Emler plaque des accords dans le registre aigu, soutenu par la frappe vigoureuse d’Éric Échampard sur ses cymbales. La puissance sonore s’accentue. L’archet s’arrête, le piano dessine des arabesques de notes perlées puis invite la section rythmique à le rejoindre. L’archet reprend dans les aigus, la batterie insuffle une pulsation tout en suspension entre toms et cymbales. Un climat orageux fait écho au flot dense des notes du piano qui module Après un court break, le son augmente encore. Comme exaspérée, la musique amorce une marche martiale et le climat devient orageux.
Éric Échampard le rejoignent. La matière sonore se déstructure segmentée par les torrents de notes fulgurantes du piano, les pulsations volcaniques des baguettes sur les cymbales et les graves de la contrebasse protestataire. Après une ultime montée en puissance, le climat se tend à l’extrême, l’exaspération est à son comble puis l’intensité diminue doucement, la musique se calme, contrebasse et batterie s’arrêtent, le piano pose quelques accords sereins dans lequel se faufile le silence… Enough !
Touché par la générosité et l’inventivité des artistes, le public se lève et salue la magnifique prestation du trio ETE par un concert d’applaudissements enthousiastes. Bien que prétextant n’avoir « plus rien à jouer », Andy Emler propose d’interpréter les deux premiers volets de « Useful report », quatrième album du trio sorti en 2022. L’archet percute les cordes, le piano pulse, la pulsation enfle, la batterie entre et explose. Au-dessus des roulement fortissimos de la batterie, piano et contrebasse échangent sans retenue. Cascades de notes, modulations, course effrénée du tempo… mais tout a une fin et les trois musiciens quittent la scène sous une ovation unanime.





Suite à cette version stimulante de Climax Change, la guitare introduit Interlude alors que Sylvie Gastaud fait entendre le texte qui narre l’odyssée du migrant Sévérino. Les effets électriques du Rhodes de Jozef Dumoulin soutiennent le solo du sopranino de Christophe Monniot. L’intensité musicale augmente alors que la voix de la mère du leader évoque l’exil de son grand-père loin des colonies ukrainiennes. Les accablantes conditions de vie des migrants sont mentionnées pendant qu’échangent les instrumentistes. Claquements sur le manche de la contrebasse, grincements des baguettes sur les cymbales, notes égrenées sur le clavier du piano forment un allègre mélange sonore au-dessus duquel interviennent avec véhémence trompette et saxophone alto. La tension monte, le Rhodes génère un climat sonore étrange. Guitare et contrebasse rivalisent avec le discours échevelé et pulsatile de la batterie de Franck Vaillant. Poussé par une rythmique déchaînée, Aymeric Avice développe un chorus bouillonnant sur sa trompette. Comme exaspérées et exaltées par la densité de l’environnement musical, les notes jaillissent avec force et contribuent encore à densifier l’ambiance. Place ensuite à un singulier solo de batterie que tous les musiciens écoutent avec attention. Le temps semble comme suspendu puis le groupe reprend le thème et termine le morceau.
Le saxophone alto pleure, soutenu par le tissu musical intense que tisse le groupe. La voix fait allusion aux déplacements des migrants qui ne peuvent plus avancer car « la mer est devant eux… » et ils ne pourront être mis en terre.









On serait tenté d’intituler ce morceau onirique « Songe d’une nuit clunisoise ». Après avoir félicité Didier Levallet pour son festival débuté il y a 48 ans, Andreas Schaerer entame une incantation qui gagne en puissance puis la guitare improvise dans les aigus et la basse électrique les rejoint.





De ses propos se dégagent des impressions cosmiques. Sur une rythmique de ballade,Romain Nassini installe un climat stratosphérique avant que ses arpèges esquissés à traits rapides et un roulement de batterie tonique aux baguettes n’ouvrent l’espace au trombone. Il nous échappe pourquoi le leader se positionne dos tourné au public, face à ses compagnons pour les diriger un instant. Le public est mis en orbite par les cymbales de la batterie frappées par les mailloches et la guitare qui étire le rythme. Romain Nassini enchaîne avec une improvisation limpide et son Rhodes installe un climat vaporeux. Stimulée par les rythmiciens, la musique s’intensifie au fil des accords, la batterie instaure un tempo rock et le trombone « royal » intervient sur la pulsation binaire. Le public réagit en écho et applaudit avec ferveur avant un retour au thème… le calme après la tempête… !