Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

L’énergie d’un jazz électro-rock pulsatile

Pour sa quatrième soirée au Théâtre les Arts de Cluny, le festival Jazz Campus en Clunisois 2025 invite Quartet S. Didier Levallet le présente comme un groupe de musiciens aux personnalités riches et variées qui expriment la diversité des musiques. Réunis autour des compositions du chanteur, violoniste et compositeur Yann-Gaël Poncet, Jean-Paul Hervé, Vincent Lafont et Philippe « Pipon » Garcia proposent une prestation énergique qui croise de belle manière pulsations rock et vibrations électro.

En préambule du concert du 20 août 2025, le leader Yann-Gaël Poncet propose au public d’écouter leur musique qu’il qualifie de « bizarre ». Dès les premières mesures du premier thème, la densité sonore est intense, la pulsation binaire, l’ambiance enrockée… cris, batterie explosive.

Sur Casselo no ar, les riffs de la guitare sont relancés par le Rhodes alors que le violoniste pince les cordes de son instrument avec vigueur. Sur le morceau suivant, la musique sonne avec tout autant de force et sa dimension rythmique crée une tension « diabolique ». Le claviériste déborde d’énergie avant que le calme ne revienne à la toute fin du thème.

Solo, la guitare ouvre Agua en cestillo. Notes éructées, phrases interrogatives, harmoniques exclamatives. La voix de Yann-Gaël Poncet rejoint la guitare et tient en haleine les spectateurs. Les aigus du clavier lui répondent, la guitare s’exprime dans le registre des graves et le batteur fait résonner ses balais sur cymbales et toms.

Da stept der bar installe ensuite un climat de fête, la voix élève la tendresse de son chant sans paroles comme une incantation au-dessus des nappes sonores presque saturées que le clavier pousse avec fureur. La paire rythmique installe une ambiance organique, folles envolées atonales de la guitare virtuose, battements rocky de la batterie endiablée.

Le violon entame Weg van nacht par un solo lyrique qui plane au-dessus des syncopes impulsées par les balais sur la batterie. Lignes rythmiques désarticulées, vibrato des cordes de la guitare sur un chorus incantatoire virtuose. Le public vibre et applaudit.

C’est ensuite une citation de Tolkien dans Le Seigneur des Anneaux qu’évoque Yann-Gaël Poncet « tous ceux qui errent ne sont pas perdus…. ». Advient alors le thème Not all those who wnder are lost. Voix haut perchée, climat erratique, sons percussifs, notes rebondissantes, supplications, pleurs, son de cloche qui sonne, réponse du clavier, break et fin oscillatoire.

Si exister est un fait, vivre est un art… Existir é um fato, e viver é uma arte est le titre du morceau que le quartet joue ensuite. Le clavier ouvre le bal en décalage avec le jeu de la guitare puis la batterie les rejoint ainsi que le violon. Le rythme s’intensifie avant un break que le clavier rompt par des grondements joués dans les graves. Les grincements du violon hachent la ligne brisée que déroulent les rythmiciens. La guitare éructe des salves de notes, le Rhodes nappe les propos de ses compagnons d’une ronflante ligne de basse sur le battement polyrythmique du batteur. Tous se retrouvent pour terminer le morceau en beauté.

Yann-Gaël Poncet remercie Didier Levallet, l’équipe du festival et le public et propose au public l’album « Balancement au-dessus du vide » qui reprend le répertoire de ce concert et devrait être publié en janvier 2027. Le musicien enfile ensuite une cravate en précisant qu’il « se méfie de tous ceux qui ont des chaussures cirées et des cravates… » avant qu’un réel enfer rythmique ne s’installe sur scène, effets spéciaux, batterie nerveuse, cris, chant. Dans un calme serein, le concert se termine en douceur.

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

L’énergie d’un jazz électro-rock pulsatile Pour sa quatrième soirée au Théâtre les Arts de Cluny, le festival Jazz Campus en Clunisois 2025 invite Quartet S. Didier Levallet le présente comme un groupe de musiciens aux personnalités riches et variées qui...

lire plus
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Punk Moon & Chocho Cannelle

Pour son troisième soir sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny, Jazz Campus en Clunisois 2026 propose un double plateau. Après Punk Moon, projet du duo Claudia Solal-Benjamin Moussay, le quartet Chocho Cannelle présente le répertoire coloré de son album « Yo te cielo ». Une soirée en deux temps où élégance et tumulte font bon ménage.

lire plus
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Christophe Marguet « Island »

Pour la quatrième soirée de sa 49ème édition, le festival « Jazz Campus en Clunisois » accueille Christophe Marguet sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Avec Régis Huby, Manu Codjia et Hélène Labarrière, le batteur leader présente « Island » , son projet lyrique et inspiré qui ne manque ni de sensibilité ni d’énergie.

lire plus
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Punk Moon & Chocho Cannelle

Entre élégance et tumulte

Pour son troisième soir sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny, Jazz Campus en Clunisois 2026 propose un double plateau. Après Punk Moon, projet du duo Claudia Solal-Benjamin Moussay, le quartet Chocho Cannelle présente le répertoire coloré de son album « Yo te cielo ». Une soirée en deux temps où élégance et tumulte font bon ménage.

Claudia Solal et Benjamin Moussay

Entre jazz et pop, le duo composé de Claudia Solal (voix, textes, compositions) et Benjamin Moussay (piano, synthés, compositions) propose la musique de leur projet « Punk Moon » composée conjointement par les deux artistes.

L’acoustique de la voix croise les notes des claviers, du piano et du synthétiseur modulaire. Circuits intégrés, câbles, séquenceurs, délais, filtres et contrôleurs pilotent les sons. Les textes sont signés en anglais par la chanteuse. Reste au public le droit de découvrir, d’écouter (ou pas), d’apprécier (ou non) le pas-de-deux singulier de ce duo lunaire.

Synthétiseur modulaire de Benjamin Moussay - Jazz Campus en Clunisois 2026 - Punk MoonAvant le concert, sans doute pour éviter les « parasites sonores », Benjamin Moussay recommande au public d’allumer les téléphones en fin de concert. Nul besoin pour eux d’immortaliser images ou sons pour alimenter la machine à (bon ou mauvais) souvenirs. Cependant, suggestion (non dite explicitement) par ailleurs, d’acheter en fin de spectacle de l’album « Punk Moon » sorti en mars 2025 sur le label Jazzdor series.

Après une première berceuse nostalgique, le duo enchaîne avec un deuxième titre. La voix plus tonique et expressive navigue entre tension et tendresse puis prend de l’épaisseur sous-tendue par les effets de la boîte à rythme. Le répertoire se poursuit.

Des sons graves sculptés par le piano font écho aux notes perlées de la voix qui s’écoulent comme des gouttes de pluie bienveillantes. Exclamations  vocales dans les aigus et notes expressives égrenées par le piano. Accents percussifs aux tonalités bluesy sur le clavier. Propos vocal onirique, climats atonaux. La chanteuse siffle et bouge avec élégance alors que le pianiste percute les touches blanches et noires du piano. Le chant s’envole dans les cintres… ou au firmament (à chacun sa vision du monde).

Un duo lunaire étrange sans leader pour un voyage musical au pays du mystère. Des dialogues élégants entre électronique et acoustique.

Chocho Cannelle

Jazz Campus en Clunisois 2026 - Chocho CannelleAu duo, succède le quartet Chocho Cannelle qui présente le programme de leur album « Yo te cielo ». Le groupe a remporté le Prix du concours National de Jazz de la Défense en 2022.

La scène du Théâtre Les Arts de Cluny accueille Camille Heim (harpe électro Ilanera), Timothé Renard (clarinettes), Arthur Guyard (claviers) et Léo Danais (batterie).

La harpe ouvre le concert avant que la batterie explosive n’embrase la scène. Le piano lance le riff pulsatile de Highpoint auquel répondent les notes graves de la harpe et la mélopée de la clarinette qui s’emballe puis s’assagit pour dialoguer avec le piano. La clarinette basse pleure et engage un échange enchanteur avec le piano aux accents orientalisant alors que harpe et basse les soutiennent. Après un solo de batterie tout en suspension et syncopes, la harpe fait régner sur scène un climat envoûtant. Le public perçoit la grande connivence qui règne sur scène entre les musiciens. 

Le quartet installe ensuite un climat frénétique avec un « road-trip » du côté de la région italienne, Cinque Terre. Dans les aigus, au-dessus des syncopes impulsées par le batteur, la clarinette basse embarque l’oreille dans un solo planant au-dessus des lignes musicales évanescentes que déroulent le duo piano/harpe. Aux légers arpèges posés par la main droite du piano répondent les échos de la harpe rêveuse.

Il s’agit ensuite, dixit Léo Danais, de demeurer « libres à l’intérieur de soi-même » en faisant référence à un des premiers morceaux joués par le groupe. Le souffle caressant de la clarinette basse s’élève au-dessus des accords de la harpe. Le groupe se retrouve et soutient un solo lunaire de la harpe enchanteresse. Le batteur se saisit ensuite des balais et instaure un dialogue avec le claviériste alors que des sons moelleux s’écoulent de la clarinette basse sur le battement décalé de la batterie joueuse. Entre la harpe cristalline, la clarinette basse tellurique et le clavier électrique, la mélopée enfle au gré des syncopes impulsées par la batterie polyrythmique sur Valse à Jeanne.

Jazz Campus en Clunisois 2026 - Chocho CannelleAux dires du batteur approche alors « l’heure de se coucher » ce que confirment les pleurs d’un jeune enfant. Avant la fin de soirée, l’artiste engage le public à venir le rejoindre pour repartir un album vinyle ou un CD afin de garder un souvenir sonore de la soirée. Il propose de jouer le dernier morceau du set intitulé Industriel. Tempo dansant, sons trafiqués, ambiance électro, harpe interrogative, solo de clarinette basse dont les supers aigus planent au-dessus de la pulsation rythmique coquine du triangle et de la batterie.

En rappel, Una Piel Ardiente fait alterner moments calmes et passages ténébreux. De superbes échanges piano/harpe sont portés par la polyrythmie de la batterie. Sourires et applaudissements du public en prime.

Chocho Cannelle, une musique sophistiquée qui oscille entre tumulte pulsatile et subtiles échappées oniriques.

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

L’énergie d’un jazz électro-rock pulsatile Pour sa quatrième soirée au Théâtre les Arts de Cluny, le festival Jazz Campus en Clunisois 2025 invite Quartet S. Didier Levallet le présente comme un groupe de musiciens aux personnalités riches et variées qui...

lire plus
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Punk Moon & Chocho Cannelle

Pour son troisième soir sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny, Jazz Campus en Clunisois 2026 propose un double plateau. Après Punk Moon, projet du duo Claudia Solal-Benjamin Moussay, le quartet Chocho Cannelle présente le répertoire coloré de son album « Yo te cielo ». Une soirée en deux temps où élégance et tumulte font bon ménage.

lire plus
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Christophe Marguet « Island »

Pour la quatrième soirée de sa 49ème édition, le festival « Jazz Campus en Clunisois » accueille Christophe Marguet sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Avec Régis Huby, Manu Codjia et Hélène Labarrière, le batteur leader présente « Island » , son projet lyrique et inspiré qui ne manque ni de sensibilité ni d’énergie.

lire plus
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Christophe Marguet « Island »

Énergique & sensible, lyrique & inspiré

Pour la quatrième soirée de sa 49ème édition, le festival « Jazz Campus en Clunisois » accueille Christophe Marguet sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Avec Régis Huby, Manu Codjia et Hélène Labarrière, le batteur leader présente « Island » , son projet lyrique et inspiré qui ne manque ni de sensibilité ni d’énergie.

Le 18 août 2026, Didier Levallet présente le quartet porté par Christophe Marguet_Jazz Campus en Clunisois 2026 - Christophe Marguet "Island"Christophe Marguet comme un « groupe de musiciens qui font vivre un jazz de création ».

Le leader a construit ce projet en référence à l’engagement de Brendon Grimshaw, personnage haut en couleur qui, tel a vécu seul pendant 39 ans sur l’île Moyenne des Seychelles, à l’écart du monde consumériste et en totale immersion avec la nature et la faune environnante. Il a d’ailleurs légué son île en s’assurant qu’elle demeure un parc protégé. Cet acte de résistance exemplaire a inspiré la démarche artistique et alimenté la créativité du batteur. Avant de commencer le concert il remercie ses compagnons pour leurs « bonnes idées » et annonce que les morceaux vont s’enchaîner.

Jazz Campus en Clunisois 2026 - Christophe Marguet "Island"Pour évoquer le projet de ce « Robinson Crusoé des temps modernes » que fut Brendon Grimshaw, le batteur leader Christophe Marguet réunit autour de lui le violoniste Régis Huby, le guitariste Manu Codjia et la contrebassiste Hélène Labarrière.

Le violon se lance dans une mélodie nostalgique puis la guitare prend un contre-chant dans les aigus et génère un climat bucolique avant que la musique ne se densifie poussée par la batterie incandescente. Après une fin plus calme, le répertoire se poursuit.

Alors que Manu Codjia développe un jeu sensible et fluide sur le manche de sa guitare, Christophe Marguet frappe les toms à mains nues tandis que sur sa contrebasse, Hélène Labarrière déroule la mélodie en même temps que la guitare. Le groupe explore harmonies et rythmes de ce titre puis le violon enchaîne avec un troisième morceau. Un même riff réunit violon et guitare dont le propos gagne en intensité sur le tempo tonique qu’impulsent batterie et contrebasse.

Liberté débute ensuite par une entrée fracassante du batteur rejoint par les trois autres musiciens. Sur un rythme rapide, la guitare prend un solo incandescent et groovy dans les aigus. Stimulé par la batterie déchaînée, le violon développe un chorus hallucinant avant que Christophe Marguet ne se lance dans un solo de batterie magistral. L’alchimie est totale entre les quatre musiciens.

Le début du morceau suivant contraste par son rythme très lent. Le violon rejoint la guitare puis c’est au tour de la contrebasse de faire entendre son « gros son » avant que la batterie ne les rejoigne. De la guitare inspirée s’échappent des nappes sonores et des bourdonnements vrombissants. Harmonies et rythmes se croisent au fil du dialogue étroit que nouent guitare et violon. Hélène Labarrière danse littéralement en même temps qu’elle joue. La musique se densifie alors que la guitare se lance dans un solo lyrique qui explore le registre des aigus.Jazz Campus en Clunisois 2026 - Christophe Marguet "Island"

Après ce moment intense, contrebasse et violon se ré-accordent et le répertoire se poursuit avec une légèreté qui contraste avec la puissance du titre précédent. Les improvisations de la guitare et de la contrebasse propulsent la musique dans un voyage cosmique lumineux. Les archets caressent les cordes de la contrebasse et du violon puis, dynamisée par la rythmique pulsatile des mailloches sur les toms, la guitare s’élance dans les aigus pour une improvisation audacieuse.

Le set se termine par un morceau que guitare et violon impulsent au-dessus de la rythmique puissante que développent batterie et contrebasse.

En rappel, le groupe revient interpréter un morceau qui n’est pas enregistré sur le CD « Island » enregistré par le groupe sur le label MESS (Mélodie En Sous-Sol) dont Christophe Marguet est le fondateur. Des applaudissements fournis accompagnent la sortie de scène du quartet dont la prestation a visiblement conquis le public.

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

L’énergie d’un jazz électro-rock pulsatile Pour sa quatrième soirée au Théâtre les Arts de Cluny, le festival Jazz Campus en Clunisois 2025 invite Quartet S. Didier Levallet le présente comme un groupe de musiciens aux personnalités riches et variées qui...

lire plus
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Punk Moon & Chocho Cannelle

Pour son troisième soir sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny, Jazz Campus en Clunisois 2026 propose un double plateau. Après Punk Moon, projet du duo Claudia Solal-Benjamin Moussay, le quartet Chocho Cannelle présente le répertoire coloré de son album « Yo te cielo ». Une soirée en deux temps où élégance et tumulte font bon ménage.

lire plus
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Christophe Marguet « Island »

Pour la quatrième soirée de sa 49ème édition, le festival « Jazz Campus en Clunisois » accueille Christophe Marguet sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Avec Régis Huby, Manu Codjia et Hélène Labarrière, le batteur leader présente « Island » , son projet lyrique et inspiré qui ne manque ni de sensibilité ni d’énergie.

lire plus
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – nit and dogs

Musique électrisante et envoutante

Pour sa troisième soirée, « Jazz Campus en Clunisois » 2026 retrouve la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Au programme, le projet « nit and dogs » mené par Rose Dehors. Une musique de la génération 2.0 où foisonnent improvisations, distorsions et saturations. Folk et électronique se côtoient et sculptent un jazz poético-numérique qui jette un pont entre folk et pop.

Lauréat du dispositif Jazz Migration 2025, le projet « nit and dog » propose une musique singulière qui mélange habilement échappées folk et pop aux accents noise et électroniques.

La compositrice Rose Dehors (trombone, sacqueboute, chant, flûte à bec et électronique) est à la tête d’un quartet musical avec à ses côtes, Lou Ferrand (chant et boîte à rythmes), Raphaël Gautier (guitare, pandeiro et électronique) et Paolo Rezze (violoncelle, basse, guitare, pandeiro et électronique).

Ancienne stagiaire du festival, Rose Dehors annonce au public jouer avec ses complices, « la musique qu’ils aiment ». Ses propos ne sont pas tous audibles mais l’on comprend que la musique du groupe est dédicacée au « chien qui est en chacun de nous » bien que le groupe musical fasse partie de la « team chat » (comprenne qui pourra !!!).

Ainsi, un titre évoque une certaine « potion magique » que chanterait une « sorcière sympa ». Sur leurs percussions, guitariste et bassiste échangent puis c’est au tour des deux chanteuses de dialoguer. Raphaël Gautier et Paolo Rezze reviennent ensuite sur le manche de leurs instruments respectifs.

Après une « petite pub » de présentation, Rose Dehors embouche le trombone et Paolo Rezze se saisit du violoncelle et de son archet. Solos et riffs se font écho. La musicienne percute son instrument avec baguettes et maillets, des cris stridents s’élèvent de la scène qui s’embrase comme électrisée par le tonnerre. Le calme advient ensuite alors que le guitariste fait sonner ses cordes comme celles d’un guembri. Après quelques mesures « solo », Raphaël Gautier est rejoint par le bassiste avant un retour en quartet pour un moment musical polyrythmique aux sonorités africaines.

Rose Dehors dédie le dernier morceau à « toutes ses sœurs » avant de terminer le concert avec une sorte de berceuse hyper-nostalgique où les voix se font écho tout en révélant fragilité et délicatesse.

Le public du Théâtre Les Arts de Cluny a vibré sans retenue à la prestation de « nit and dogs » Entre jazz, musique ancienne et création contemporaine, le projet se nourrit d’improvisations et de performances vocales exaltées. A la croisée du réel et du pixel, la musique évolue entre acoustique et synthétique et propose des polyphonies qui font de l’œil au monde des sorcières. Il s’en dégage un magnétisme ensorcelant qui doit autant à la chaleur des instruments acoustique qu’à la féérie des sons électroniques.

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

L’énergie d’un jazz électro-rock pulsatile Pour sa quatrième soirée au Théâtre les Arts de Cluny, le festival Jazz Campus en Clunisois 2025 invite Quartet S. Didier Levallet le présente comme un groupe de musiciens aux personnalités riches et variées qui...

lire plus
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Punk Moon & Chocho Cannelle

Pour son troisième soir sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny, Jazz Campus en Clunisois 2026 propose un double plateau. Après Punk Moon, projet du duo Claudia Solal-Benjamin Moussay, le quartet Chocho Cannelle présente le répertoire coloré de son album « Yo te cielo ». Une soirée en deux temps où élégance et tumulte font bon ménage.

lire plus
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Christophe Marguet « Island »

Pour la quatrième soirée de sa 49ème édition, le festival « Jazz Campus en Clunisois » accueille Christophe Marguet sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Avec Régis Huby, Manu Codjia et Hélène Labarrière, le batteur leader présente « Island » , son projet lyrique et inspiré qui ne manque ni de sensibilité ni d’énergie.

lire plus
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Concerts à l’Église Saint-Marcel

Bruno Ducret 4tet - Duo Pasquier - Ithursarry

Pour ses deux premières soirées, le Festival Jazz Campus en Clunisois 2026 investit l’Église Saint-Marcel de Cluny, classée « Monument Historique » en 2017. Un violoncelle et trois trombones programmés le 15 août avec le projet « Invisibles » du Bruno Ducret 4tet, et clarinette, clarinette basse et accordéon proposés le 16 août par le duo Pasquier - Ithursarry.

Jazz en Clunisois 2026_15-08-26_didier levallet présente Bruno Ducret 4tet_En amont des concerts des 15 & 16 août du Festival Jazz Campus en Clunisois 2026, Didier Levallet, directeur de l’évènement, remercie la paroisse de Cluny Saint Benoit qui, pour la première fois, accueille deux concerts du festival dans l’Église Saint-Marcel de Cluny : d’abord le projet « Invisibles » du Bruno Ducret 4tet que conduit le très actif et généreux violoncelliste puis le duo Pasquier - Ithursarry, riche des interactions créatives de la clarinettiste et de l’accordéoniste.

Bruno Ducret 4tet - « Invisibles »

Jazz en Clunisois 2026_15-06-26_Bruno DucretAncien stagiaire de « Jazz Campus en Clunisois », Bruno Ducret est devenu un musicien de premier plan de la scène du jazz. Son projet « Invisibles » réunit un groupe instrumental inédit où son violoncelle dialogue avec les trois trombones aux timbres proches de celui de de son instrument : les deux trombones à coulisse de Rose Dehors et Jules Regard et le trombone à pistons de Paco Andreo. Dans cette configuration, le leader développe une vocation humaniste autour des personnes invisibilisées et des émotions incomprises.

Le premier morceau est dédié à une amie. Mélodies et lignes atonales soufflées par les trombonistes croisent les tensions générées sur les cordes du violoncelle. Le groupe propose ensuite un titre en hommage à Alphonse Baudin, tué par balles en 1851 sur les barricades, devant l’Assemblée Nationale. Arpèges, changements de rythme, variations de volume sonore, cordes frottées ou percutées à l’archet, les chorus se succèdent. Les morceaux s’enchaînent et suscitent les applaudissements fournis du public qui ne résiste pas à la virtuosité, à la créativité instantanée et à l’inventivité sans limite du quartet.Jazz Campus en Clunisois 2026_ 15-06-26_Bruno Ducret 4tet

Avec ou sans sourdine, les trombones accélèrent leurs propos ou les ralentissent en totale interactivité. Rose Dehors chante ensuite dans son trombone stimulée par le rythme qu’impulse le violoncelliste. Dans une écoute réciproque, les instrumentistes s’expriment avec une grande liberté.

Les quatre musiciens reviennent et alors que s’élève ‘L’hymne à l’amour », la cloche sonne et déclenche une exclamation du leader et des rires parmi le public visiblement enchanté.

Duo Pasquier - Ithursarry

Ancienne stagiaire du Festival Jazz campus en Clunisois durant deux années de suite, la clarinettiste Élodie Pasquier est présentée par Didier Levallet comme « une payse », ce qui dans sa bouche vaut compliment.

Entre les clarinettes d’Élodie Pasquier et l’accordéon de Didier Ithursarry se tissent des échanges, véritables va-et-vient de créativité, lignes musicales harmonisées… des « co-compositions ». Les deux artistes s’écoutent et se regardent… de la « co-écoute » les yeux dans les yeux.

Virtuose, la clarinettiste ose de grands écarts puis des glissandos sur les nappes sonores de l’accordéon. La parole circule et l’accordéon s’exprime avec force sur le tapis de notes graves de la clarinette puis il devient pointilliste.

Le duo continue avec un autre titre… un « Confit… de ce que vous voulez » (!!!). Sons aigus de la clarinette basse qui chante tel un oiseau au-dessus du rythme très lent que déploie l’accordéon. Elle étire les sonorités. L’interaction n’a de cesse entre les deux musiciens, comme si l’un saisissait les notes de l’autre pour rebondir et s’envoler de nouveau.

Deux soirées d’ouverture comme les promesses d’une édition alléchante de Jazz Campus en Clunisois 2026.

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

L’énergie d’un jazz électro-rock pulsatile Pour sa quatrième soirée au Théâtre les Arts de Cluny, le festival Jazz Campus en Clunisois 2025 invite Quartet S. Didier Levallet le présente comme un groupe de musiciens aux personnalités riches et variées qui...

lire plus
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Punk Moon & Chocho Cannelle

Pour son troisième soir sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny, Jazz Campus en Clunisois 2026 propose un double plateau. Après Punk Moon, projet du duo Claudia Solal-Benjamin Moussay, le quartet Chocho Cannelle présente le répertoire coloré de son album « Yo te cielo ». Une soirée en deux temps où élégance et tumulte font bon ménage.

lire plus
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Christophe Marguet « Island »

Pour la quatrième soirée de sa 49ème édition, le festival « Jazz Campus en Clunisois » accueille Christophe Marguet sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Avec Régis Huby, Manu Codjia et Hélène Labarrière, le batteur leader présente « Island » , son projet lyrique et inspiré qui ne manque ni de sensibilité ni d’énergie.

lire plus
« Life Letters » de Vincent Bourgeyx

« Life Letters » de Vincent Bourgeyx

Un sommet de swing entre tradition et modernité

Vincent Bourgeyx et son piano racontent des histoires sur son nouvel album, « Life Letters », dont la sortie est annoncée pour le 05 juin 2026. Un opus acoustique enregistré avec une rythmique de haut vol constituée du contrebassiste Daryl Hall et du batteur Gregory Hutchinson. Entre tradition et modernité, le trio élabore une musique irriguée de swing.

Pianiste et compositeur français Vincent Bourgeyx revient avec « Life Letters » (Fresh Sound Records/Socadisc - The Orchard), un album puissant ancré dans le langage du jazz traditionnel. Il offre un voyage musical où la mélodie constitue un repère essentiel, où chaque harmonie ouvre un espace propice à de riches improvisations. Le projet est composé de morceaux originaux auxquels s’ajoutent un thème de Thad Jones et un autre de Billy Strayhorn. Tous mettent en valeur le sens mélodique délicat, élégant du pianiste.

« Life Letters »

"Life Letters" de Vincent Bourgeyx_ visuel de l'album Life Letters de Vincent BourgeyxAprès six albums enregistrés en leader, soit en solo avec « At Barloyd’s » en 2021, en duo avec « Un ange qui ricane » en 2007 et « Two for the road » en 2022, en trio avec « Again » en 2009 ou en quartet, avec « Short Trip » en 2017 et « Cosmic Dream » en 2019, Vincent Bourgeyx revient en trio avec « Life Letters ».

Enregistré par Aurélien Marotte en juin 2025 au Studio de Meudon (France), « Life Letters » a été mixé et mastérisé par Julien Bassères. Aux côtés de Vincent Bourgeyx, Darryl Hall à la contrebasse et Gregory Hutchinson à la batterie apportent bien plus qu’une rythmique contrebasse/piano. Avec eux, la musique s’inscrit dans un champ où silence et mouvement coexistent. Reconnu comme un des grands maîtres du swing moderne, le batteur génère une énergie toute en souplesse alors que le contrebassiste élargit l’espace sonore dans lequel Vincent Bourgeyx s’exprime en toute liberté, prend des risques et improvise avec talent.

Sur « Life Letters », septième album enregistré en trio sous son nom pour le Label Freshsounds New Talent, Vincent Bourgeyx propose du jazz contemporain nourri par la tradition du jazz américain et une écriture personnelle, sensible et exigeante.

Au fil des pistes

Avec dix morceaux originaux, une composition de Thad Jones et une autre de Billy Strayhorn, le répertoire navigue entre les genres. Il ouvre avec Stuck in Blues, une composition du leader ancrée dans le jazz. Après un court solo d’introduction de batterie de Gregory Hutchinson, le piano expose le thème. Les trois musiciens conversent avec raffinement et groove dès le début de ce titre qui recèle autant de fraîcheur que de swing.

Après le blues, place à Flash Pocket, une mélodie funky bien tempérée. Par son toucher élégant et percussif, le piano de Vincent Bourgeyx convie l’oreille dans un paysage sonore lumineux. Sur un riff de la contrebasse de Darryl Hall, le batteur entame un court solo tout en souplesse.

Le répertoire se poursuit avec le morceau éponyme, Life Letters. Avec lui s’installe un climat de musique de chambre avec des espaces sonores où s’invite le silence. On est saisi par la fluidité et la générosité du jeu du piano qui déambule au fil de la mélodie et élabore des phrases comme des lettres porteuses de lumière ou d’ombre.

Dès les premières mesures de Romance, le jeu limpide du pianiste s’allège encore et révèle une sensibilité peu commune. Avec maîtrise mais sans excès de virtuosité, il ponctue la mélodie de cette somptueuse ballade. La musique respire et le court solo de contrebasse ravit par son élégance et sa retenue. Setondji est ensuite jouée sur un tempo plus rapide. Une osmose s’installe entre le piano au jeu chaleureux et brillant et la section rythmique discrète et efficace dont le jeu alerte ne manque pas de dynamisme.

En solo sur You Little Me, le pianiste élabore un jeu limpide dont les notes évoquent des gouttelettes d’eau qui tombent avant de s’évaporer. Une ode sensible et exigeante aux vibrantes couleurs impressionnistes.

Le trio joue Hopeless Romantic en harmonie totale, sur un tempo très lent avant d’interpréter Kafka’s Nightmare sur un rythme plus alerte. Discours impétueux et clair, traits fulgurants et incisifs du pianiste. Atmosphère envoutante.

En deux minutes et onze secondes, Mina, installe un moment de grâce. Sur cette douce ballade musicale, le pianiste joue en suspension alors que la section rythmique suggère le tempo.

Plus loin, les trois musiciens revivifient en un blues, Let’s play one, la composition du trompettiste Thad Jones écrite en 1954. De l’improvisation du piano se dégage une énergie intense et souple. Toucher cristallin sur le clavier, phrasé parfait, lyrisme bluesy suivi d’un chorus inspiré de la contrebasse au gros son et au swing irréprochable.

Sur Duke, hommage à Duke Ellington écrit par Vincent Bourgeyx, le contrebassiste expose le thème puis le pianiste développe une improvisation raffinée au propos très contemporain.

C’est en solo que Vincent Bourgeyx referme son recueil d’histoires, avec A Flower is a Lovesome Thing écrite par Billy Strayhorn. L’interprétation méditative du pianiste se caractérise par un discours sobre ponctué de séquences harmoniques et d’accords qui évoquent les harmonies de Debussy et de Ravel.

Pour écouter Vincent Bourgeyx, Darryl Hall et Gregory Hutchinson interpréter le répertoire de « Life Letters », rendez-vous le 07 Juillet 2026 au Malta Jazz Festival à Malte lors du concert de sortie du disque.

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

L’énergie d’un jazz électro-rock pulsatile Pour sa quatrième soirée au Théâtre les Arts de Cluny, le festival Jazz Campus en Clunisois 2025 invite Quartet S. Didier Levallet le présente comme un groupe de musiciens aux personnalités riches et variées qui...

lire plus
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Punk Moon & Chocho Cannelle

Pour son troisième soir sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny, Jazz Campus en Clunisois 2026 propose un double plateau. Après Punk Moon, projet du duo Claudia Solal-Benjamin Moussay, le quartet Chocho Cannelle présente le répertoire coloré de son album « Yo te cielo ». Une soirée en deux temps où élégance et tumulte font bon ménage.

lire plus
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Christophe Marguet « Island »

Pour la quatrième soirée de sa 49ème édition, le festival « Jazz Campus en Clunisois » accueille Christophe Marguet sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Avec Régis Huby, Manu Codjia et Hélène Labarrière, le batteur leader présente « Island » , son projet lyrique et inspiré qui ne manque ni de sensibilité ni d’énergie.

lire plus
Michel Portal – « Quelques notes sur la liberté »

Michel Portal – « Quelques notes sur la liberté »

Dernier témoignage discographique de l’artiste

« Quelques notes sur la liberté », le film de Benjamin Delattre consacré à Michel Portal et produit par Sophie Faudel pour Mélisande Films, a été réalisé au cours des années 2021, 2022 et 2023. L’album du même nom en est la bande originale et constitue le dernier témoignage discographique de Michel Portal, ce musicien, inventeur, créateur et figure majeure du jazz et de la musique contemporaine.

Musicien, compositeur et multi-instrumentiste, Michel Portal est décédé le 12 février 2026 à l’âge de 90 ans. S’il a brillé dans les interprétations de Mozart autant que dans celles de Boulez, il s’est imposé comme un improvisateur hors-pair dans le monde du jazz

« Nous avons commencé pendant la période du Covid. Michel Portal souffrait de ne plus pouvoir jouer en public. Avec Sophie Faudel, nous avons réuni les conditions pour qu’il joue à nouveau, pour faire un film consacré au processus de composition. Je rêvais d’un film qui montre la liberté à l’œuvre dans la musique. » Benjamin Delattre, réalisateur.

Le film « Quelques notes sur la liberté » a été tourné au théâtre de l’Alliance française à Paris dont la scène a été dépouillée de son décorum pour lui donner un aspect d’atelier. Lors des sessions, Michel Portal jouait « jusqu’à ce qu’il considère avoir fait quelque chose de bien. Chaque session durait en général trois à quatre heures sans interruption ! » Personnage principal du film, Michel Portal en a composé la musique en direct.

L’album « Quelques notes sur la liberté »

« Quelques notes sur la liberté », un album testamentaire d’une grande force émotionnelle.

L’éditeur Frédéric Leibovitz a proposé à Benjamin Delattre de faire un album à partir du film. Tous deux et Théo Josso ont choisi et monté les titres qui se prêtaient le plus à un album dont le son constitue le point essentiel. Durant ce travail est survenue la mort de Michel Portal, le 12 février 2026. Michel Portal - "Quelques notes sur la liberté"

Sorti le 22 mai 2026, l’album « Quelques notes sur la liberté » (Cezame music/Inouie distribution) comporte 18 improvisations de Michel Portal sur lesquelles le musicien utilise la clarinette basse, la clarinette en si bémol, le bandonéon et le saxophone soprano. Tout au long des 54 minutes du répertoire, on entend la voix de Michel Portal. Entre chaque moment d’improvisations, il tente d’exprimer ce qui se passe en lui. « Cette parole spontanée Ÿoù les mots se mêlent aux notes chantées c’est aussi sa musique. »

Benjamin Delattre a tenté de « déconstruire les clichés sur l’improvisation, comme ce cliché qui oppose improvisation et composition ». Pour lui, les notes de cet album restent « parmi les empreintes les plus vivantes du processus de composition de cet improvisateur inoubliable ».

De nombreux festivals et salles de concerts rendent hommage à Michel Portal en projetant le film « Quelques notes de liberté » de Benjamin Delattre. Ainsi, après Jazz sous les Pommiers (Coutances), Jazz en Comminges (Saint-Gaudens), Jazz à Saint-Germain-des-Prés (Paris), l’Institut de l’Image avec Le Petit Duc (Aix-en-Provence), d’autres séances de projections du film sont prévues à Jazz in Marciac (entre le 20 juillet et le 05 août2026), à l’Émeraude de Dinan le 24 août 2026 à 20h15, en novembre 2026 à D’Jazz à Nevers. Sans oublier la projection proposée à l’initiative des trois festivals musicaux clunisois, « Les Grandes Heures de Cluny », « D’Aujourd’hui à demain » et « Jazz Campus en Clunisois », le 31 mai 2026 à 18h00 à Cluny, au Cinéma Les Arts, place du Marché.

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

L’énergie d’un jazz électro-rock pulsatile Pour sa quatrième soirée au Théâtre les Arts de Cluny, le festival Jazz Campus en Clunisois 2025 invite Quartet S. Didier Levallet le présente comme un groupe de musiciens aux personnalités riches et variées qui...

lire plus
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Punk Moon & Chocho Cannelle

Pour son troisième soir sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny, Jazz Campus en Clunisois 2026 propose un double plateau. Après Punk Moon, projet du duo Claudia Solal-Benjamin Moussay, le quartet Chocho Cannelle présente le répertoire coloré de son album « Yo te cielo ». Une soirée en deux temps où élégance et tumulte font bon ménage.

lire plus
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Christophe Marguet « Island »

Pour la quatrième soirée de sa 49ème édition, le festival « Jazz Campus en Clunisois » accueille Christophe Marguet sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Avec Régis Huby, Manu Codjia et Hélène Labarrière, le batteur leader présente « Island » , son projet lyrique et inspiré qui ne manque ni de sensibilité ni d’énergie.

lire plus
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – La programmation

Le jazz… « une matière vivante »… « toujours en devenir »

En Bourgogne du Sud, du 15 au 22 août 2026, le festival « Jazz Campus en Clunisois » donne rendez-vous à un large public pour vivre au rythme du jazz et des musiques improvisées. Cette année encore, groupes et musicien(n)es programmé(e)s sont le reflet de la créativité de l’héritage du jazz d’aujourd’hui. Presque exclusivement consacrée à la scène française, la programmation du festival fait la part belle à ce qui se fait de plus innovant, espiègle ou impertinent dans le jazz.

Outre le fait qu’il soit l’un des deux ou trois plus anciens de l’hexagone, « Jazz Campus en Clunisois » reste fidèle aux valeurs de ses origines. Comme chaque année depuis 49 ans, à la fin de l’été, il regroupe un festival et un stage de jazz.

La programmation de « Jazz Campus en Clunisois » porte une attention particulière à la diversité d’expressions que recouvre le mot jazz aujourd’hui. En effet, avec à sa tête, son directeur (artistique et pédagogique) Didier Levallet, le festival se positionne encore et toujours en soutien à cette musique vivante et dédiée à la création qu’est le jazz.Jazz Campus en Clunisois 2026 - La programmation

En 2026, une quinzaine de concerts ont lieu dans des lieux patrimoniaux de Cluny et du Clunisois. Pour l’occasion, Didier Levallet propose au public de retrouver des représentant(e)s de la « jeune génération » mais aussi avec « les passeurs aguerris, les conteurs au long cours ». Au programme, « deux harpistes, des flûtes et des harmonicas, un violoncelle en face de trois trombones, un accordéon et des clarinettes, une pianiste japonaise habitant Berlin dialoguant avec un saxophoniste allemand qui vit à Reims, un quatuor de cuivre qui marie Eric Satie avec Thelonious Monk, un joueur de n’goni burkinabé, un violoniste un peu rock, une chanteuse un peu punk, une guitariste pointue qui dialogue avec un pilier des fest noz bretons ». Tous ces « vivants » jazzmen et jazzwomen façonnent le jazz et contribuent à en faire une « matière vivante », « une musique en mouvement, toujours en devenir ».

Du 15 au 22 août 2026, « Jazz Campus en Clunisois » invite le public novice ou éclairé à vivre des réjouissances musicales pendant 8 jours !

Les stages

9 intervenants, 160 stagiaires

Outre les concerts, Jazz Campus en Clunisois propose des stages qui se déroulent du 15 au 22 août 2026 offrant ainsi aux jeunes instrumentistes, aux musiciens amateurs et futurs professionnels, une ouverture sur la pratique d’ensemble : classe d’orchestre, improvisation et création collectives, jeu de groupe, exploration d’un répertoire, fanfare.

Les ateliers Musique et Chant 2026 sont animés par Landy Andriamboavonjy (Circle body songs et co-impro), Lisa Cat-Berro (Inspiration et mélodie), Bruno Ducret (Mille plateaux), Pierre Durand (Le jazz dans tous ses états !), Andy Emler (Création d’une suite « Ephémler ») et Christelle Séry (Musiques improvisées : un partage de pratique), sans oublier l’atelier Fanfare animé par Étienne Roche et Michel Deltruc, les ateliers « Jeune Public » animés par Olivier Marcaud pour les 8/10 ans du 18 au 21 août au centre de loisirs du Clunisois et par Bruno Ducret en collaboration avec le Club Jeunes du Clunisois en direction des 11/18 ans durant 3 matinées.

A l’issue des stages « Musique et Chant » de 14h à 18h, le vendredi 21 août 2026 sont prévus des concerts de restitution aux Écuries Saint-Hugues. Puis à 18h, sur la place de l’Abbaye, place à la prestation de l’Atelier Fanfare.

Les concerts

8 jours, 14 concerts, 42 artistes

En 2026, ils se tiennent dans des lieux patrimoniaux de Cluny, église Saint Marcel, théâtre Les Arts et écuries Saint-Hugues.

  • Samedi 15 août 2026

Le festival ouvre à 20h30 à l’Église Saint Marcel avec Bruno Ducret 4tet et son projet « Invisibles ». Le violoncelle du leader échange avec les trombones de Rose Dehors, Jules Regard et Paco Andreo.

« Sensible aux questions de société et de relations humaines, le groupe tente d’illustrer artistiquement ce qui a besoin d’être raconté, expliqué ou remis en question. À la manière d’un conte, il s’agit d’humaniser avec des sons ce qui tourne en nous sans s’interrompre, ce que l’on voit ou ressent sans comprendre : les personnes invisibilisées qu’on ne voit plus comme ses semblables, les émotions incomprises qui régissent nos comportements, les héritages inconscients qui nous définissent sans qu’on les perçoive. L’instrumentation, cousine du quartet, dont les instruments font tous partie du même registre, permet de ne parler que d’une seule voix, comme un oracle ».

  • Dimanche 16 août 2026Jazz Campus en Clunisois 2026 - La programmation

Le lendemain, le duo Pasquier-Ithursarry se produit à 20h30 dans la même Église Saint Marcel. L’accordéon de Didier Ithursarry et la clarinette d’Élodie Pasquier dialoguent et leurs propos explorent autant la musique de la Renaissance que des danses latino américaines, des chants à murmurer ou des transes rythmiques. Le duo propose un répertoire original qui mélange écriture et improvisation.

  • Lundi 17 août 2026

A 20h30 au Théâtre Les Arts, on retrouve le jazz de la génération 2.0 avec le quartet nit and dogs. Rose Dehors (électronique, trombone, sacqueboute, chant, flûte à bec), Lou Ferrand (drum machine, chant), Raphaël Gautier (guitare, pandeiro) et Paolo Rezze (violoncelle, basse, guitare, pandeiro) imaginent leur musique dont l’univers se faufile entre folk, pop et électronique. Fusion singulière entre mélodies et rythmiques.

  • Mardi 18 août 2026

Le premier concert de la soirée se déroule à 19h aux Écuries Saint Hugues. Le duo Émilie Calmé (flûtes) et Laurent Maur (harmonicas) présentent leur « Fantaisie Improbable ». Inclassable, leur musique libre évoque les mélodies populaires glanées au fil de leurs voyages auxquels les deux instrumentistes ajoutent des effets électroniques. A découvrir absolument.

A 21h, on retrouve Christophe Marguet (batterie), Régis Huby (violon), Manu Codjia (guitare) et Hélène Labarrière (contrebasse) sur la scène du Théâtre Les Arts de Cluny pour le projet « Island ». Leurs instruments dialoguent avec expressivité. Mélodies sinueuses, tensions et paroxysmes rythmiques participent à créer une musicalité dotée de riches nuances. Un répertoire inédit écrit par Christophe Marguet en hommage au britannique Brendon Grimshaw, véritable Robinson Crusoé des temps modernes qui a vécu durant 39 ans sur l’île Moyenne des Seychelles, en totale immersion avec la nature et la faune endémique.

  • Mercredi 19 août 2026

À 10h00, à la ludothèque la LudoVerte, Christelle Séry (guitare, voix) présente « Papillon », un concert pensé pour les enfants de 0 à 3 ans et leurs parent. Son projet relie mots et sons qui s’envolent comme des papillons dans le monde de la musique.

C’est à partir de 20h30 au Théâtre Les Arts de Cluny que se déroulent les deux concerts de la soirée.

En ouverture, « Punk Moon » avec le duo constitué de Claudia Solal (voix, textes, compositions) et Benjamin Moussay (piano, synthés, compositions) qui propose un voyage en chansons, entre pop et jazz. Musique libre et fluide.

La soirée se poursuit avec Chocho Cannelle, un quartet à l’instrumentation singulière nourri de musiques du monde. Avec Arthur Guyard (piano, claviers), Timothé Renard (clarinette, clarinette basse), Léo Danais (batterie) et Camille Heim à la harpe électro Ilanera, une harpe colombienne sur laquelle a été mis un système électrique. Lauréat du Concours National de Jazz à la Défense en 2022, le groupe Chocho Cannelle présente un jazz sans frontières qui allie douceur et dynamisme.

  • Jeudi 20 août 2026

Rendez-vous à 19h, aux Écuries Saint-Hugues de Cluny avec Spin & Spells. Les sons électriques de la harpe de Rafaelle Rinaudo tissent des ritournelles avec les lignes de la kora ngoni et de la flûte peule de Simon Winsé alors que le saxophone de Raphael Quenehen groove ou souffle avec douceur. Avec eux, le jazz contemporain génère un monde sonore hypnotique.

Après 21h, la soirée se poursuit au Théâtre Les Arts avec le projet Quartet S du groupe du même nom qui réunit Yann-Gaël Poncet (voix, violon, machines), Jean-Paul Hervé (guitare), Vincent Lafont (claviers) et Philippe « Pipon » Garcia (batterie). A partir d’une écriture complexe mais sensible, les quatre complices produisent une musique « sans limitation stylistique » qui allie virtuosité, lenteur et expressivité. Quartet S… sophistiqué, sensible et sauvage.

  • Vendredi 21 août 2026

A partir de 21h, on se retrouve au Théâtre Les Arts de Cluny pour une soirée en deux temps… avec deux duos.

Pour la première partie, rendez-vous avec Nadoz composé de Christelle Séry (guitare, voix) et Étienne Cabaret (clarinettes). Nadoz (l’aiguille) est utilisée depuis fort longtemps et aujourd’hui encore, de la couture à la médecine. A la fois énergique et doux, le son électrique de Nadoz est plein de rebondissements. La voix s’y invite parfois, portant des textes originaux qui évoquent la forge, les plaines, la paysannerie, la contemplation, la couture… Dixit Christelle Séry, « La musique de Nadoz relie, rapièce et pique parfois. »

La deuxième partie permet de découvrir « Ellington-Timeless », le projet d’un tandem hors du commun constitué de Daniel Erdmann (saxophone) et Aki Takase (piano). L’esprit d’Ellington préside au projet du duo. Le swing est de la partie, les balades flirtent avec la mélancolie et chaque morceau développe une couleur originale.

  • Samedi 22 août 2026

Rendez-vous aux Écuries Saint Hugues à 12h30 avec Le Possible(S) Quartet, un quatuor à vent qui réunit Rémi Gaudillat (trompette), Fred Roudet (trompette), Loïc Bachevillier (trombone) et Laurent Vichard (clarinette). Dans ce nouveau projet, ils imaginent la rencontre de Eric Satie et Thelonious Monk. Il en découle « un répertoire où affleurent mélancolie, fantaisie, poésie ».

A 21h, on retrouve Henri Texier sur la scène du Théâtre Les Arts de Cluny. Pour ses 60 ans de carrière, cette figure historique du jazz européen présente son projet « Blue Roots », accompagné de Sébastien Texier (saxophone, clarinettes) et Gautier Garrigue (batterie) et des talentueux Emmanuel Borghi (piano) et Hermon Mehari (trompette). Avec eux, le contrebassiste invite le public à les suivre dans un voyage musical à la découverte de territoires inconnus et de compositions anciennes que le groupe revisite. Groove et lyrisme s’allient pour offrir un hymne vibrant au jazz et à l’improvisation.

Scènes ouvertes

Du lundi 17 au vendredi 21 août 2026, après les concerts, rendez-vous aux Écuries Saint-Hugues, au cœur du village du festival, pour profiter des « Scènes ouvertes ». Entrée libre et gratuite, pour jouer ou simplement écouter !

En 2026, la programmation attractive et variée de « Jazz Campus en Clunisois » n’en finit pas d’étonner et de ravir. Cet évènement demeure un festival à dimensions humaines qui invite son public à découvrir le vaste champ des musiques de jazz d’aujourd’hui.

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

L’énergie d’un jazz électro-rock pulsatile Pour sa quatrième soirée au Théâtre les Arts de Cluny, le festival Jazz Campus en Clunisois 2025 invite Quartet S. Didier Levallet le présente comme un groupe de musiciens aux personnalités riches et variées qui...

lire plus
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Punk Moon & Chocho Cannelle

Pour son troisième soir sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny, Jazz Campus en Clunisois 2026 propose un double plateau. Après Punk Moon, projet du duo Claudia Solal-Benjamin Moussay, le quartet Chocho Cannelle présente le répertoire coloré de son album « Yo te cielo ». Une soirée en deux temps où élégance et tumulte font bon ménage.

lire plus
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Christophe Marguet « Island »

Pour la quatrième soirée de sa 49ème édition, le festival « Jazz Campus en Clunisois » accueille Christophe Marguet sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Avec Régis Huby, Manu Codjia et Hélène Labarrière, le batteur leader présente « Island » , son projet lyrique et inspiré qui ne manque ni de sensibilité ni d’énergie.

lire plus
« Elegant People » de Biréli Lagrène

« Elegant People » de Biréli Lagrène

Fraîcheur, élégance et accents de blues

Sur son nouvel album « Elegant People », Biréli Lagrène se montre en recherche d’essentiel. Grande maîtrise instrumentale mais aucune acrobatie démonstrative. En quartet, il revisite des classiques du jazz américain et se saisit d’autres mélodies ancrées dans sa mémoire. Le blues est la fondation principale de toutes ces variations musicales parées d’élégance et de fraîcheur.

Biréli Lagrène est de retour avec "Elegant People" de Biréli Lagrène_visuel de l'album Elegant People de Biréli Lagrène« Elegant People », son nouvel album sorti le 03 avril 2026 (Label PeeWee!/Socadisc Believe). Dans cet album très éloigné des esthétiques du jazz rock, Biréli Lagrène est à la recherche d’un son clair et direct. Le guitariste privilégie une instrumentation quasi acoustique qui Met en valeur ses partenaires, même s’il s’autorise pourtant à enrichir le son de sa guitare électrique 1⁄2 caisse avec quelques saturations et delay bien intégrés.

En compagnie de Jean-Yves Jung (piano, Fender Rhodes), William Brunard (contrebasse) et Raphaël Pannier (batterie), le guitariste renouvelle son propos. Il privilégie la mélodie et improvise avec dynamisme et fluidité. Un véritable son de groupe émerge du quartet qui dessine une atmosphère fluide et lumineuse où chaque instrument trouve naturellement sa place.

Le répertoire

« Elegant People », un album enthousiasmant où coexistent douceur et dynamisme, grâce et élégance, fraîcheur et groove.

En donnant à son album « Elegant People » le titre d’une composition de Wayne Shorter, Biréli Lagrène affirme son attachement à l’univers de Weather Report.

Le guitariste reprend par ailleurs des standards du Great American Song Book, My Foolish Heart, A Time for Love, Clair et aussi une mélodie d’Ivan Lins, Anjo de Mim, à laquelle il est attaché.

Biréli Lagrène signe quatre des dix titres de l’opus, Flair-around Giant Steps, Kings Cross, Hopla et W 48th Street tout en restant enraciné dans le blues, avec New Blues, une composition de Jean-Yves Jung.

Au fil des titres

L’opus ouvre avec un clin d’œil à Wayne Shorter et à sa composition, Elegant People. Après avoir exposé le thème avec simplicité, le guitariste semble comme animé par une énergie de feu. Son presqu’acoustique, jeu précis intense et lumineux, virtuosité indéfectible. La musique respire. Son solo s’inspire de ceux qui sont pour lui des références (Wes Montgomery, Joe Pass). Finement ciselé, le jeu finement ciselé du pianiste déborde de fraîcheur et d’enthousiasme.

Le répertoire se poursuit avec Flair - Around Giant Steps, une composition de Biréli Lagrène. Sur un riff soul/blues, la guitare à la sonorité saturée jubile et pose les harmonies du morceau. Tel un bluesman déchainé, Biréli Lagrène glisse quelques instants avec subtilité sur la mélodie coltranienne de Giant Steps puis reprend son riff avec fougue. Dans son phrasé tranchant et souple, il intègre le vocabulaire du rock. Un superbe moment.

Avec Biréli Lagrène, Jean-Yves Jung se lance ensuite dans un blues enflammé sur la composition du guitariste, King Cross. Il déploie ses textures au piano et au Fender Rhodes puis offre un solo qui swingue avec puissance. Il déroule un phrasé d’une grande liberté harmonique sur des gammes du blues descendues en traits rapides puis, soutenues par le dense background rythmique et harmonique qu’assurent la contrebasse souple et profonde de William Brunard et la batterie précise et aérienne de Raphaël Pannier. Plus loin, l’improvisation de Biréli Lagrène fait monter la tension jusqu’au paroxysme. Le jeu bluesy du guitariste distille un swing irrésistible et à la fin du morceau, après 7 secondes de silence, s’élève un court solo de violon joué par le guitariste. Belle surprise !

L’album propose ensuite trois titres à l’ambiance plus intime.

Attaché aux standards de jazz, Biréli Lagrène donne une version très sensible de la ballade de Johnny Mandel, A Time For Love. Son jeu de guitare au son clair et quasi acoustique caresse la mélodie avec grâce et virtuosité. Sur son instrument à la sonorité chaude et sensuelle, il déroule une improvisation très élaborée.

C’est ensuite le contrebassiste William Brunard qui introduit seul My Foolish Heart, la composition de Victor Young. Sur le pont, vient se greffer la guitare à la sonorité cristalline. Biréli Lagrène ré-imagine cette ballade avec élégance. Son solo fait respirer la mélodie. et plonge l’oreille dans un rêve. Plus loin, l’improvisation délicate de Jean-Yves Jung se distingue par un développement harmonique raffiné. Le pianiste joue sur les nuances avec douceur et son toucher gagne en limpidité. C’est Biréli Lagrène qui termine le morceau avec délicatesse.

Accompagné par les percussions de Stéphane Edouard, le quartet se projette ensuite dans le monde du compositeur brésilien Ivan Lins en donnant une version poétique du morceau Anjo de Mim. Le guitariste joue en accords et délivre des phrases ciselées et virtuoses. Très inspiré, le pianiste prend ensuite le relai avec un solo lyrique aux superbes harmonies. Un climat serein festonné de mystère.

Le répertoire se poursuit avec Hopla, une composition du guitariste qu’il interprète solo. Un moment intime empreint de tendresse. New Blues marque ensuite le retour du groupe aux fondamentaux du blues dont il renouvelle le vocabulaire. Les musiciens dialoguent allègrement et à l’issue d’un « 4 4 » dynamique, Raphaël Pannier offre un solo tellurique éblouissant.

Sur W 48 th Street, une autre composition du guitariste, le pianiste alterne ses propos entre Fender Rhodes et piano stimulé par le duo rythmique, batterie et contrebasse. Morceau dynamique au fil duquel la guitare fait preuve d’une joyeuse éloquence qu’accompagnent d’allègres claps de main.

L’album se termine avec Clair, la composition de Gilbert O’Sullivan. L’improvisation du guitariste met en évidence la netteté de son attaque, la puissance et la précision de son jeu. Le contrebassiste lui répond avec virtuosité et inventivité puis le groupe vocalise autour du thème. Le morceau semble se terminer… mais après un break musical de trente-trois secondes, on entend avec surprise des extraits de morceaux enregistrés qui se succèdent. Une sorte de « jam cachée » qui constitue une belle surprise.

Pour écouter Biréli Lagrène en quartet interpréter le répertoire de son album « Elegant People », rendez-vous le 25 juillet 2026 à Nice dans le cadre du Nice Jazz Festival et le 13 août 2026 à 21h au Théâtre de Mandelieu-La Napoule.

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

L’énergie d’un jazz électro-rock pulsatile Pour sa quatrième soirée au Théâtre les Arts de Cluny, le festival Jazz Campus en Clunisois 2025 invite Quartet S. Didier Levallet le présente comme un groupe de musiciens aux personnalités riches et variées qui...

lire plus
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Punk Moon & Chocho Cannelle

Pour son troisième soir sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny, Jazz Campus en Clunisois 2026 propose un double plateau. Après Punk Moon, projet du duo Claudia Solal-Benjamin Moussay, le quartet Chocho Cannelle présente le répertoire coloré de son album « Yo te cielo ». Une soirée en deux temps où élégance et tumulte font bon ménage.

lire plus
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Christophe Marguet « Island »

Pour la quatrième soirée de sa 49ème édition, le festival « Jazz Campus en Clunisois » accueille Christophe Marguet sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Avec Régis Huby, Manu Codjia et Hélène Labarrière, le batteur leader présente « Island » , son projet lyrique et inspiré qui ne manque ni de sensibilité ni d’énergie.

lire plus
Cecil Brocas, Cecil L. Recchia & Ana Carla Maza

Cecil Brocas, Cecil L. Recchia & Ana Carla Maza

Elégance, musicalité & originalité

Le premier trimestre 2026 est marqué par la sortie de trois albums remarquables crédités à des artistes féminines, Cecil Brocas, Cecil L. Recchia & Ana Carla Maza. Toutes trois chantent et la dernière est aussi violoncelliste et compositrice. Trois opus dont les propos empreints d’élégance ne manquent pas d’interpeler les oreilles friandes de musicalité et d’originalité. A savourer et à partager largement.

Cecil Brocas, Cecil L. Recchia & Ana Carla MazaSur son premier album « That Was A Dream » (Continuo Jazz) enregistré en quintet, la chanteuse française Cécile Brocas charme par l’élégance de sa voix et la maturité de son propos.

Pour son 4ème album, « Cecil L. Recchia sings Django Reinhardt » (Label Ouest/L’Autre Distribution), la chanteuse Cecil L. Recchia propose une vision originale et vocale de quelques-unes des célèbres compositions de Django Reinhardt jouées en quintet.

La violoncelliste, chanteuse et compositrice cubaine Ana Carla Maza sort son nouvel album« Alamar » (ACM productions/L’autre distribution-Idol) chanté en espagnol, français, portugais et anglais au sein d’un groupe de six musiciens cubains et d’un guitariste brésilien.

Cecil Brocas, Cecil L. Recchia & Ana Carla Maza, trois vocalistes qui cultivent élégance, originalité et musicalité.

Cecil Brocas

visuel de l'album That was a dream de Cecil Brocas_Cecil Brocas, Cecil L. Recchia & Ana Carla MazaAprès avoir été 20 ans choriste au sein de chorales gospel et RnB, Cecil Brocas a aussi accompagné des artistes de variété, hip-hop sur les plus grandes scènes parisiennes, en studio et sur les plateaux TV.

Depuis 2019, elle dirige son quintet de jazz composé de Fred Nardin (piano, arrangements), Baptiste Herbin (saxophone), Fabien Marcoz (contrebasse) et Romain Sarron (batterie). Avec eux, elle a enregistré son premier album « That Was A Dream » au Studio Besco en avril 2022, peu de temps avant la naissance de son premier enfant. Le guitariste Hugo Lippi rejoint le groupe sur deux titres (Skylark et Peace) et le percussionniste Inor Sotolongo intervient sur la moitié de l’album.

Sorti le 23 janvier 2026, « That Was A Dream » (Continuo Jazz) est un disque de standards du répertoire américain parmi lesquels figurent entre autres, la composition de Monk qui donne son titre à l’album, celles de Cole Porter You’d be so nice to come home to et Love for Sale, Peace de Horace Silver, All I’ve ever really wanted de Philippe Baden Powell et Jesse Harris et d’autres encore auxquels s’ajoutent deux chansons françaises, Que feras-tu de ta vie ? de Michel Legrand, La Muraille de Chine d’Henri Salvador, et All I’ve Ever Really Wanted, une ballade originale créditée à Philippe Powell pour la musique et Jesse Harris pour les paroles.

Pour écouter Cecil Brocas, rendez-vous le samedi 27 juin 2026 à Paris à 21h30 au Sunside où elle se produit en quintet avec Fred Nardin (piano), Baptiste Herbin (saxophone), Fabien Marcoz (contrebasse) et Romain Sarron (batterie).

Cecil L. Recchia

visuel de l'album Cecil L. Rechia sings Django Reinhardt_Cecil Brocas, Cecil L. Recchia & Ana Carla MazaChanteuse française aux origines métissées (italo-espagnoles et nord-africaines), Cecil L. Recchia étudie le piano classique dès l’âge de 5 ans. Après des études de langue anglaise et de littérature américaine à la Sorbonne, dont elle est diplômée, elle s’initie au jazz vocal et suit une formation au CIM (Paris). Finaliste des Trophées du Sunset-Sunside en 2008, elle devient une habituée des scènes jazz de Paris et se fait ainsi connaître du public au sein de son quartet. La chanteuse est attachée aux racines et aux traditions.

Sur son quatrième album « Cecil L. Recchia sings Django Reinhardt » (Label Ouest/L’Autre Distribution) paru le 30 janvier 2026. Entourée de Noé Huchard (piano), Raphaël Dever (contrebasse), Malo Mazurié (trompette) et David Grebil (batterie), elle pose ses propres textes en anglais et sa voix sur les treize morceaux de Django Reinhardt. Ainsi, Cecil L. Recchia propose un projet original et exigeant qui allie la rythmique du hard bop, l’élégance du jazz vocal et les ambiances colorées de la New Orleans. Loin du swing manouche et sans guitare, la chanteuse a su s’affranchir de l’esthétique et de la figure écrasante de Django Reinhardt.

On craque à l’écoute de Swing 39 lorsque la trompette adopte un tempo rapide et s’envole après un début vocal tout en souplesse. On ne résiste pas non plus à la splendide version de Manoir de mes Rêves pris sur un rythme de valse lente que l’on savoure avec bonheur. On s’enthousiasme pour la version de Mabel qui fait la part belle au scat de Cecil L. Recchia.

Pour écouter Cecil L. Recchia, plusieurs dates de concerts se profilent en France. A Paris, le jeudi 23 avril 2026 à 20h au Bal Blomet pour le concert de sortie de l’album, puis le 25 juin 2026 à 21h30, au Sunside. Le 05 septembre 2026 à 20h au Centre culturel de Cassis dans le cadre du Cassis Jazz Festival. Pour plus de dates, ICI.

Ana Carla Maza

visuel de l'album Alamar de Ana Carla Maz_Cecil Brocas, Cecil L. Recchia & Ana Carla MazaNouvelle voix de Cuba et figure incontournable de la scène jazz et world contemporaine, Ana Carla Maza incarne l’excellence et l’innovation de la jeune génération cubaine. Elle a parcouru de nombreuses scènes et festivals prestigieux en Europe et bien au-delà.

Après « La Flor » sorti en juillet 2020, « Bahia » paru en février 2022, « Caribe » (Persona Editorial/L’Autre Distribution) sorti en octobre 2023 et « Caribe Deluxe » en octobre 2025, le 27 mars 2026, la violoncelliste, chanteuse et compositrice cubaine Ana Carla Maza sort son nouvel album « Alamar » (ACM productions/L’autre distribution-Idol). L’album tire son nom de celui du quartier maritime de La Havane où Ana Carla Maza est née, et où son père et sa grand-mère chiliens ont séjourné.

Écrit et composé par l’artiste, « Alamar » se déploie à travers un dialogue unique entre la voix et le violoncelle, mêlant les traditions musicales des Amériques à une écriture moderne et raffinée. Polyglotte, (elle parle parfaitement français et chante en espagnol, français, portugais et anglais), l’artiste livre un récit intime, empreint à la fois de douceur et de joie sur des rythmes variés. Ana Carla Maza s’est entourée des musiciens cubains Mily Perez (piano, clavier), Mirza Sierra (guitare acoustique cubaine), Jay Kalo (batterie, percussions cubaines, basse), Rasiel Aldama (trompette), Mariam Rivera (flûte), Frank Gomez (tres cubain) et du guitariste brésilien Pedro João.

Après une ouverture instrumentale avec Habanera, le répertoire se promène entre bachata, son, salsa, boléro, merengue et cha-cha-chá. Les neuf titres de l’album séduisent l’oreille tour à tour. On ne peut résister au titre mélancolique Corazoncito mío qui revisite le son cubain traditionnel et l’on se laisse séduire par Je t’ai aimé, une bachata moderne chantée en espagnol et en français, qui saisit la complexité émotionnelle de l’amour et du lâcher-prise.

Ancré dans la tradition de la danse cubaine classique et porté par une belle énergie on se laisse entraîner par le lumineux et irrésistible, Cha Cha Chá! dont le rythme célèbre la joie pure.

Pour écouter Ana Carla Maza, rendez-vous le 16 mai 2026 dans le cadre de Jazz en Comminges à Saint-Gaudens (France) et le 06 juin 2026 au Festival Musiques Métisses à Angoulême (France).

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

L’énergie d’un jazz électro-rock pulsatile Pour sa quatrième soirée au Théâtre les Arts de Cluny, le festival Jazz Campus en Clunisois 2025 invite Quartet S. Didier Levallet le présente comme un groupe de musiciens aux personnalités riches et variées qui...

lire plus
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Punk Moon & Chocho Cannelle

Pour son troisième soir sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny, Jazz Campus en Clunisois 2026 propose un double plateau. Après Punk Moon, projet du duo Claudia Solal-Benjamin Moussay, le quartet Chocho Cannelle présente le répertoire coloré de son album « Yo te cielo ». Une soirée en deux temps où élégance et tumulte font bon ménage.

lire plus
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Christophe Marguet « Island »

Pour la quatrième soirée de sa 49ème édition, le festival « Jazz Campus en Clunisois » accueille Christophe Marguet sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Avec Régis Huby, Manu Codjia et Hélène Labarrière, le batteur leader présente « Island » , son projet lyrique et inspiré qui ne manque ni de sensibilité ni d’énergie.

lire plus