Sur son nouvel album « Elegant People », Biréli Lagrène se montre en recherche d’essentiel. Grande maîtrise instrumentale mais aucune acrobatie démonstrative. En quartet, il revisite des classiques du jazz américain et se saisit d’autres mélodies ancrées dans sa mémoire. Le blues est la fondation principale de toutes ces variations musicales parées d’élégance et de fraîcheur.
« Elegant People » de Biréli Lagrène
Fraîcheur, élégance et accents de blues
Sur son nouvel album « Elegant People », Biréli Lagrène se montre en recherche d’essentiel. Grande maîtrise instrumentale mais aucune acrobatie démonstrative. En quartet, il revisite des classiques du jazz américain et se saisit d’autres mélodies ancrées dans sa mémoire. Le blues est la fondation principale de toutes ces variations musicales parées d’élégance et de fraîcheur.
Biréli Lagrène est de retour avec
« Elegant People », son nouvel album sorti le 03 avril 2026 (Label PeeWee!/Socadisc Believe). Dans cet album très éloigné des esthétiques du jazz rock, Biréli Lagrène est à la recherche d’un son clair et direct. Le guitariste privilégie une instrumentation quasi acoustique qui Met en valeur ses partenaires, même s’il s’autorise pourtant à enrichir le son de sa guitare électrique 1⁄2 caisse avec quelques saturations et delay bien intégrés.
En compagnie de Jean-Yves Jung (piano, Fender Rhodes), William Brunard (contrebasse) et Raphaël Pannier (batterie), le guitariste renouvelle son propos. Il privilégie la mélodie et improvise avec dynamisme et fluidité. Un véritable son de groupe émerge du quartet qui dessine une atmosphère fluide et lumineuse où chaque instrument trouve naturellement sa place.
Le répertoire
« Elegant People », un album enthousiasmant où coexistent douceur et dynamisme, grâce et élégance, fraîcheur et groove.
En donnant à son album « Elegant People » le titre d’une composition de Wayne Shorter, Biréli Lagrène affirme son attachement à l’univers de Weather Report.
Le guitariste reprend par ailleurs des standards du Great American Song Book, My Foolish Heart, A Time for Love, Clair et aussi une mélodie d’Ivan Lins, Anjo de Mim, à laquelle il est attaché.
Biréli Lagrène signe quatre des dix titres de l’opus, Flair-around Giant Steps, Kings Cross, Hopla et W 48th Street tout en restant enraciné dans le blues, avec New Blues, une composition de Jean-Yves Jung.
Au fil des titres
L’opus ouvre avec un clin d’œil à Wayne Shorter et à sa composition, Elegant People. Après avoir exposé le thème avec simplicité, le guitariste semble comme animé par une énergie de feu. Son presqu’acoustique, jeu précis intense et lumineux, virtuosité indéfectible. La musique respire. Son solo s’inspire de ceux qui sont pour lui des références (Wes Montgomery, Joe Pass). Finement ciselé, le jeu finement ciselé du pianiste déborde de fraîcheur et d’enthousiasme.
Le répertoire se poursuit avec Flair - Around Giant Steps, une composition de Biréli Lagrène. Sur un riff soul/blues, la guitare à la sonorité saturée jubile et pose les harmonies du morceau. Tel un bluesman déchainé, Biréli Lagrène glisse quelques instants avec subtilité sur la mélodie coltranienne de Giant Steps puis reprend son riff avec fougue. Dans son phrasé tranchant et souple, il intègre le vocabulaire du rock. Un superbe moment.
Avec Biréli Lagrène, Jean-Yves Jung se lance ensuite dans un blues enflammé sur la composition du guitariste, King Cross. Il déploie ses textures au piano et au Fender Rhodes puis offre un solo qui swingue avec puissance. Il déroule un phrasé d’une grande liberté harmonique sur des gammes du blues descendues en traits rapides puis, soutenues par le dense background rythmique et harmonique qu’assurent la contrebasse souple et profonde de William Brunard et la batterie précise et aérienne de Raphaël Pannier. Plus loin, l’improvisation de Biréli Lagrène fait monter la tension jusqu’au paroxysme. Le jeu bluesy du guitariste distille un swing irrésistible et à la fin du morceau, après 7 secondes de silence, s’élève un court solo de violon joué par le guitariste. Belle surprise !
L’album propose ensuite trois titres à l’ambiance plus intime.
Attaché aux standards de jazz, Biréli Lagrène donne une version très sensible de la ballade de Johnny Mandel, A Time For Love. Son jeu de guitare au son clair et quasi acoustique caresse la mélodie avec grâce et virtuosité. Sur son instrument à la sonorité chaude et sensuelle, il déroule une improvisation très élaborée.
C’est ensuite le contrebassiste William Brunard qui introduit seul My Foolish Heart, la composition de Victor Young. Sur le pont, vient se greffer la guitare à la sonorité cristalline. Biréli Lagrène ré-imagine cette ballade avec élégance. Son solo fait respirer la mélodie. et plonge l’oreille dans un rêve. Plus loin, l’improvisation délicate de Jean-Yves Jung se distingue par un développement harmonique raffiné. Le pianiste joue sur les nuances avec douceur et son toucher gagne en limpidité. C’est Biréli Lagrène qui termine le morceau avec délicatesse.
Accompagné par les percussions de Stéphane Edouard, le quartet se projette ensuite dans le monde du compositeur brésilien Ivan Lins en donnant une version poétique du morceau Anjo de Mim. Le guitariste joue en accords et délivre des phrases ciselées et virtuoses. Très inspiré, le pianiste prend ensuite le relai avec un solo lyrique aux superbes harmonies. Un climat serein festonné de mystère.
Le répertoire se poursuit avec Hopla, une composition du guitariste qu’il interprète solo. Un moment intime empreint de tendresse. New Blues marque ensuite le retour du groupe aux fondamentaux du blues dont il renouvelle le vocabulaire. Les musiciens dialoguent allègrement et à l’issue d’un « 4 4 » dynamique, Raphaël Pannier offre un solo tellurique éblouissant.
Sur W 48 th Street, une autre composition du guitariste, le pianiste alterne ses propos entre Fender Rhodes et piano stimulé par le duo rythmique, batterie et contrebasse. Morceau dynamique au fil duquel la guitare fait preuve d’une joyeuse éloquence qu’accompagnent d’allègres claps de main.
L’album se termine avec Clair, la composition de Gilbert O’Sullivan. L’improvisation du guitariste met en évidence la netteté de son attaque, la puissance et la précision de son jeu. Le contrebassiste lui répond avec virtuosité et inventivité puis le groupe vocalise autour du thème. Le morceau semble se terminer… mais après un break musical de trente-trois secondes, on entend avec surprise des extraits de morceaux enregistrés qui se succèdent. Une sorte de « jam cachée » qui constitue une belle surprise.
Pour écouter Biréli Lagrène en quartet interpréter le répertoire de son album « Elegant People », rendez-vous le 25 juillet 2026 à Nice dans le cadre du Nice Jazz Festival et le 13 août 2026 à 21h au Théâtre de Mandelieu-La Napoule.
« Elegant People » de Biréli Lagrène
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Du 28 mai au 25 juillet 2026, le Festival des Nuits de Fourvière invite son public à se laisser surprendre, à danser, à découvrir de larges horizons ouverts sur le monde et à vivre le meilleur du spectacle vivant, sur les pierres romaines des Théâtres romains de Fourvière, Grand Théâtre et Odéon, mais aussi au Radiant-Bellevue, aux SUBS, à la Maison de la Danse, au Parc Blandan, au Théâtre Théo Argence, au Musée des Confluences, à la Halle Tony Garnier, sans oublier le domaine de Lacroix-Laval et au Parc de Parilly.








