« Nearness » réunit Joshua Redman et Brad Mehldau

« Nearness » réunit Joshua Redman et Brad Mehldau

« Nearness », le dialogue intime de J.Redman et B. Mehldau

Le saxophoniste Joshua Redman et le pianiste Brad Mehldau conversent en duo sur « Nearness ». Cet album sorti le 09 septembre chez Nonesuch présente six titres captés « live » en 2016 lors de leur tournée européenne en duo. Pureté de l’expression et beauté d’un dialogue intime.

Ces deux musiciens aujourd’hui quarantenaires ont mené leur carrière de leader sans jamais se perdre de vue. Le début de leur collaboration remonte aux années 90, lorsque Brad Mehldau était membre du quartet de Joshua Redman et participait en 1994 au disque « Moodswing » du saxophoniste. Ils ont ensuite mené séparément leur carrière de leader mais en 2010, Joshua Redman participe à l’enregistrement du double album du pianiste « Highway Rider ». En 2013 ils se retrouvent encore mais cette fois, Brad Mehldau n’est pas seulement derrière le clavier, il produit et arrange l’album « Walking Shadows » que le saxophoniste enregistre avec des cordes.

On les a écoutés avec délice en duo un certain 16 juillet 2011 sur la scène du grand Théâtre de Fourvière où ils ont déjà télescopé leur art avec brio. Ils se sont ensuite retrouvés le 31 juillet à Marciac où leur duo a aussi créé le choc.

L’album « Nearness » comble donc d’aise celles et ceux qui ont déjà savouré l’expression scénique du duo Redman/Mehldau. Il est l’occasion pour les autres de découvrir la proximité qui rapproche les deux musiciens.nearness-couv_joshua-redman-brad-mehldau

« Nearness » cultive la musicalité. La construction des phrases confine à la pureté mais l’émotion affleure avec pudeur au détour des harmonies. On est captivé par la conversation complice de Joshua Redman et Brad Mehldau. On se laisse griser par leur maîtrise du tempo.

Que les amateurs de standards se réjouissent, trois thèmes du « Real Book » figurent sur l’album. Ornithology de Benny Harris et Charlie Parker pris sur un tempo d’enfer comme pour prouver d’emblée que les deux solistes maîtrisent le rythme. In Walked Bud de Thelonious Monk où Brad Mehldau laisse entrevoir toute l’étendue de sa virtuosité. The Nearness Of You de Hoagy Carmichael et Ned Washington où durant seize minutes l’émotion habite l’album. joshua_redman_brad_mehldau_jazzLe silence est palpable et la sobriété sensible des deux interprètes renouvelle ce titre tant de fois interprété.

L’autre moitié de l’album est constituée par des compositions originales. Mehlsancholy Mode de Joshua Redman sonne comme une déclaration d’amitié du saxophoniste au pianiste et se déroule au rythme d’un échange tempéré. La composition de Brad Mehldau, Always August résonne d’une musicalité équilibrée. Empreint de sérénité, ce titre se dessine comme un des meilleurs moments de l’album où saxophone soprano et piano dialoguent dans une parfaite symbiose. La musique s’écoule avec fluidité et respire. Avec Old West, écrit par Brad Mehldau, le duo explore librement les territoires de l’improvisation.

Sur « Nearness » les deux virtuoses produisent une musique peaufinée et raffinée non dénuée d’énergie et de créativité. En faisant alterner trois standards et trois compositions originales, Joshua Redman et Brad Mehldau incarnent de manière évidente les valeurs sûres d’un jazz qui ne renie pas ses racines mais sait se renouveler.

Après avoir écouté avec délice la conversation intime enregistrée par Joshua Redman et Brad Mehldau sur l’album « Nearness », on aura le plaisir de vivre en direct leur complicité musicale sur les scènes françaises. Le 13 novembre à 16h sur la scène de l’Auditorium de Lyon et le 14 novembre à 20h30 dans la Grande Salle Pierre Boulez de la Philarmonie de Paris.

Francesco Bearzatti Tinissima 4tet signe « Zorro »…

Francesco Bearzatti Tinissima 4tet signe « Zorro »…

Dès ses origines, le jazz s’est inscrit dans une dynamique de libération, de résistance à l’injustice. A l’occasion du centenaire de la création de Zorro, le saxophoniste et clarinettiste italien Francesco Bearzatti à la tête de son Tinissima Quartet célèbre ce justicier légendaire. Les quatre trublions avant-gardistes signent chez Cam Jazz un opus divertissant. Un jazz libéré aux ambiances joyeuses.

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Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

A 75 ans, le pianiste Keith Jarrett sort un opus inédit intitulé « Live in Budapest ». Publié chez ECM, ce double album restitue la teneur d’un récital capté en 2016 au Béla Bartók National Concert Hall lors d’un récital donné dans la capitale hongroise. Une plongée dans le monde unique de Keith Jarrett devenu le maître absolu de l’improvisation en piano solo.

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« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

La voix embrumée de Giorgio Alessani swingue avec aisance sur les dix pistes de « Kissed by the Mist ». Une section rythmique et une section de cuivres issues de la scène jazz française actuelle, un orchestre symphonique… et le tour est joué, un nouveau crooner est né. Sans s’aventurer ni dans les aigus ni dans les graves, le chanteur façonne le registre médium avec souplesse et sans jamais forcer. Textes, mélodies et arrangements tissent la trame d’un délicieux album où vibrent les émotions.

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« Eu Tambèm », premier album solo de Fernando DelPapa

« Eu Tambèm », premier album solo de Fernando DelPapa

Avec élégance, Fernando DelPapa réinvente la samba

Dans son premier album solo « Eu Tambèm », Fernando DelPapa affirme son identité et aborde de nouveaux territoires. Le cavaquinhiste crée un univers très personnel. D’élégantes mélodies immergées dans la tradition brésilienne.

400-240_fernando-delpapa-1Originaire de São Paulo au Brésil, Fernando DelPapa joue du cavaquinho dès l’âge de 13 ans. Il gagne Paris en 2000 où il s’engage dans des études d’ethnomusicologie. Parallèlement il s’engage dans les aventures musicales de différents groupes :Orquestra do Fubá, Roda do Cavaco et Terça Feira Trio où il se fait connaître sous le nom de Fernando Cavaco.

Dans le même temps il côtoie le monde du jazz et joue avec André Minvielle, David Linx, Vincent Segal, Márcio Faraco et de nombreux musiciens brésiliens de passage en France.

Au fil des ans, le natif de de São Paulo souhaite créer un projet où puisse s’exprimer son identité propre. Sans quitter le cavaquinho, il s’affranchit de toute contrainte et sectarisme musical. Il monte alors le projet pour lequel il reprend son nom, Fernando DelPapa. Le titre de l’opus annonce la couleur… « Eu Tanbèm » c’est à dire « Moi aussi ».

300_eu-tambem_couv_fernando-del-papaPour précision, l’album « Eu Tambèm » (Helico Music/L’autre Distribution) sorti le 23 septembre 2016 a pu être réalisé grâce à un financement participatif.

« Eu Tambèm », réinvente la samba en douze morceaux dont dix titres originaux signés paroles et musiques par Fernando DelPapa lui-même. Un voyage mélodique et rythmique aux nuances douces et élégantes.

Autour de Fernando DelPapa (chant, cavaquinho et guitare ténor) sont réunis, Rafael Paseiro (basse et contrebasse), Webster Santos (guitares, mandolines, cavaquinho et cuatro), Inor Sotolongo (batterie et percussions) et Douglas Alonso (percussions).

Des invités de tout premier ordre sont aussi impliqués et leurs contributions apportent une touche finale précieuse au projet. La voix chaude de João Cavalcanti, la guitare à 7 cordes de Swami Jr, la guitare électrique de Davi Moraes, la trompette de Rubinho Antunes, l’accordéon de Lionel Suarez, le Rhodes de Tiago Costa, le violon de Ricardo Herz et le violoncelle de Vincent Ségal.

Sur « Eu Tambèm » la samba se teinte d’accents cubains, le forró s’orne de rythmes africains, la modihna s’évade sur les sentiers mexicains et le sertão se colore de dégradés texans.

Fernando del PapaLe rythme de la samba pagode plane sur tout le disque. O Mar où chante la trompette de Robinho Antunes, résonne comme un clin d’oeil au grand compositeur du genre, Paulinho da Viola. Les lignes de basses insistantes et les saveurs nordestines du titre Olho Magico exercent un attrait infini. On bouge sur les sonorités africaines de Meu Barraco. On voyage du désert du Nordeste à celui du Texas à l’écoute de Couro Cru. La nostalgie de Quebra Cabeça n’est pas sans évoquer l’univers de de Chico Buarque. Palafitas fleure bon le romantisme d’une ancienne modinha où accordéon, guitare et violoncelle aspirent à des escapades mexicaines.

On se réjouit de la programmation du Festival « Les Guitares » 2016 qui invite Fernando DelPapa et son cavaquinho le 26 novembre l’Espace Tonkin de Villeurbanne.

La soirée est prometteuse et on pourra sans doute écouter Super Teimosa où la samba flirte sans complexe avec le rap et invite à la danse.

Francesco Bearzatti Tinissima 4tet signe « Zorro »…

Francesco Bearzatti Tinissima 4tet signe « Zorro »…

Dès ses origines, le jazz s’est inscrit dans une dynamique de libération, de résistance à l’injustice. A l’occasion du centenaire de la création de Zorro, le saxophoniste et clarinettiste italien Francesco Bearzatti à la tête de son Tinissima Quartet célèbre ce justicier légendaire. Les quatre trublions avant-gardistes signent chez Cam Jazz un opus divertissant. Un jazz libéré aux ambiances joyeuses.

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Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

A 75 ans, le pianiste Keith Jarrett sort un opus inédit intitulé « Live in Budapest ». Publié chez ECM, ce double album restitue la teneur d’un récital capté en 2016 au Béla Bartók National Concert Hall lors d’un récital donné dans la capitale hongroise. Une plongée dans le monde unique de Keith Jarrett devenu le maître absolu de l’improvisation en piano solo.

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« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

La voix embrumée de Giorgio Alessani swingue avec aisance sur les dix pistes de « Kissed by the Mist ». Une section rythmique et une section de cuivres issues de la scène jazz française actuelle, un orchestre symphonique… et le tour est joué, un nouveau crooner est né. Sans s’aventurer ni dans les aigus ni dans les graves, le chanteur façonne le registre médium avec souplesse et sans jamais forcer. Textes, mélodies et arrangements tissent la trame d’un délicieux album où vibrent les émotions.

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Hubert Dupont présente « Golan-Al Joulan Vol 1 »

Hubert Dupont présente « Golan-Al Joulan Vol 1 »

Hubert Dupont sculpte un ailleurs singulier

Le contrebassiste et compositeur Hubert Dupont se plait à sillonner la musique au gré de ses envies et de ses rencontres. Avec son nouvel opus « Golan-Al Joulan Vol 1 » sorti le 11 octobre, le musicien ouvre une fenêtre sur un autre Orient que la musique aurait pacifié.

En 2013, le duo « Sabil » constitué ses musiciens palestiniens Ahmad Al Khatib (oud) et Youssef Hbeisch (percussions) invite Hubert Dupont pour un grand concert à l’Institut du Monde Arabe. C’est la naissance du Trio Sabil qui part en Palestine pour une tournée suivie en 2014 par des concerts en France et en Finlande. Intéressé par les métriques atypiques, la force expressive des maqâms et des modes en général, et toujours avec le goût de l’improvisation chevillé aux cordes de sa contrebasse, Hubert Dupont envisage par la suite de créer un nouveau programme orchestral qui doit alors s’appeler « Golan ».300_hubert-dupont-et-musiciens-projet-golan

Dans cette direction, il réunit de nouveau Ahmad Al Khatib et Youssef Hbeisch ainsi que trois autres instrumentistes, la flutiste Naïssam Jalal, le clarinettiste Matthieu Donarier et le violoniste Zied Zouari. Dans la nouvelle fraternité musicale du sextet ainsi constituée, le monde du jazz moderne et celui du monde arabe dialoguent. Les interactions entre les musiciens esquissent un langage orchestral singulier et dessinent les lignes d’un nouveau monde où improvisation et tradition orientale font alliance.
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Une tournée dans les territoires palestiniens est envisagée, jusqu’au Plateau du Golan mais si le plateau est bien nommé Golan en anglais et en hébreu, les gens qui y vivent l’appellent Al Joulan. C’est ainsi que l’album s’intitule « Golan-Al Joulan Vol 1 ».

« Golan-Al Joulan Vol 1 » (Ultrack/Musea), un album qui sculpte une bulle protectrice dans laquelle on se plaît à rêver d’un monde où l’homme fait le choix de la musique pour communiquer. Les orchestrations irriguées de rythmes rayonnants et de lignes mélodiques lumineuses dessinent un univers oriental où les instruments croisent leurs couleurs avec bonheur.

Sur Turquoise on perçoit la présence centrale du contrebassiste. Avec les percussions, la  contrebasse élabore un tissu au-dessus duquel s’élèvent les volutes aiguës du violon et de la flûte.

On est également touché par le mariage harmonieux entre la sonorité de la clarinette de Mathieu Donarier et les rythmes et tonalités orientales. On aime à s’immerger dans cet océan sonore et organique d’où surgit le souffle poignant de la flûte de Naïssam Jalal. Le violon de Zied Zouari s’élève avec compassion au-dessus de la mêlée. Comme deux fleuves, l’oud de Ahmad Al Khatib et la contrebasse d’Hubert Dupont se défient ou se croisent mais leur lignes se mêlent et finissent par se fondre dans une zone de confluence. La dimension rythmique primordiale est assurée à chaque instant par le percussionniste Youssef Hbeisch.

Haifa la nuit se construit au fil du temps. Deux plages à écouter en continu. Contrebasse et percussions sont rejointes par l’oud puis par le violon. Le souffle aigu de la flûte fait planer l’inconnu et l’épaisseur de l’ombre. Soutenue ensuite par la percussion au rythme entêtant, la clarinette explore tous ses registres et appelle à fêter la clarté de l’aube qui s’annonce. Tous les protagonistes unissent leurs chants pour cette ode à la nuit sur Haifa.

On est tenté de voir dans cette musique d’une rare modernité, un acte aux contours politiques qui dirait l’espoir d’un possible. Bien sûr on n’ignore pas que la musique ne peut à elle seule engendrer paix et compréhension entre les peuples et les cultures mais ne peut-elle pas ouvrir à un monde où l’écoute et le dialogue coexistent ? Avec « Golan-Al Joulan Vol 1 », on rêve d’un univers qui accepte les changements et les perspectives nouvelles.

Après une tournée en Palestine en mars 2016 qui a mené les musiciens de Ramallah à Nazareth en passant par le Plateau du Golan, Nablus et Jérusalem, le « sextet Golan » se produira le 25 janvier 2017 à Paris au New Morning, Une occasion à ne pas rater pour écouter cette musique bâtie à la confluence des cultures… et on garde aussi l’espoir que 2017 verra la sortie d’un « Golan-Al Joulan Vol.2 » !

Francesco Bearzatti Tinissima 4tet signe « Zorro »…

Francesco Bearzatti Tinissima 4tet signe « Zorro »…

Dès ses origines, le jazz s’est inscrit dans une dynamique de libération, de résistance à l’injustice. A l’occasion du centenaire de la création de Zorro, le saxophoniste et clarinettiste italien Francesco Bearzatti à la tête de son Tinissima Quartet célèbre ce justicier légendaire. Les quatre trublions avant-gardistes signent chez Cam Jazz un opus divertissant. Un jazz libéré aux ambiances joyeuses.

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Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

A 75 ans, le pianiste Keith Jarrett sort un opus inédit intitulé « Live in Budapest ». Publié chez ECM, ce double album restitue la teneur d’un récital capté en 2016 au Béla Bartók National Concert Hall lors d’un récital donné dans la capitale hongroise. Une plongée dans le monde unique de Keith Jarrett devenu le maître absolu de l’improvisation en piano solo.

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« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

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La voix embrumée de Giorgio Alessani swingue avec aisance sur les dix pistes de « Kissed by the Mist ». Une section rythmique et une section de cuivres issues de la scène jazz française actuelle, un orchestre symphonique… et le tour est joué, un nouveau crooner est né. Sans s’aventurer ni dans les aigus ni dans les graves, le chanteur façonne le registre médium avec souplesse et sans jamais forcer. Textes, mélodies et arrangements tissent la trame d’un délicieux album où vibrent les émotions.

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Festival Les Guitares 2016, 28ème édition

Festival Les Guitares 2016, 28ème édition

« Les Guitares » 2016 fête la diversité des cordes

Du 17 novembre au 03 décembre, le Festival Les Guitares 2016 célèbre les musiques du monde entier. Guitares traditionnelles, mandolines, cuatro, cavaquinho, oud, ukulélé … Concerts, master-classes, cinéma, bal, rencontres et plus encore.

450_affiche-26eme-festival-les-guitaresCette année encore le festival Les Guitares 2016, accueille la planète des cordes. A Villeurbanne et dans douze villes partenaires, une programmation ouverte sur le monde est proposée. Le festival prend ses distances avec la musique mondialisée pré formatée et ses tubes éphémères. « Les Guitares », un festival qui change les codes d’écoute et diversifie les propositions.

En effet, depuis 28 ans, le festival « Les Guitares » continue à soutenir les musiques vivantes, celles qui se réinventent et regardent vers d’autres horizons sans dénier leurs racines. Ce festival trop discret valorise musiques et musiciens qui résistent à l’uniformisation et met ainsi en évidence la rencontre des peuples, de leurs traditions, de leurs cultures et de leurs différences.

Ainsi, on découvre chaque année la richesse et la diversité des traditions, sans aucune discrimination de style. Un seul point commun demeure, « les guitares » et leurs cordes. Cette année au-delà des guitares, acoustique, électrique ou flamenca, on retrouve de nombreux instruments de la famille des guitares. Oud, mandoline, cavaquinho, cuatro, ukulele, bandola et autres mandola. De quoi plaire à certains et surprendre les autres.

On a repéré ci-après quelques concerts qui s’inscrivent tout à fait dans le « ciel » des Latins de Jazz …& Cie. Bien sûr, tous les autres concerts valent aussi d’être découverts.

Du côté du flamenco, du monde manouche et du jazz : quatre dates à retenir.

manuel-delgado_300Le 18 novembre 2016 à 20h30, au Théâtre de l’Atrium de Tassin la Demi-Lune, c’est Manuel Delgado qui propose en septet un programme de flamenco avec soleas, tarantas et fandangos. L’originalité du projet tient dans le mariage d’instruments peu souvent utilisés dans le flamenco comme le basson et le bandonéon. Un répertoire très personnel où se mêlent flamenco contemporain et traditionnel.

A 20h30 le 18 novembre 2016 au Neutrino de Genas, place aux Acharnés du Swing qui interprètent des standards de jazz manouche et du jazz swing des années 30. Son amplifié des guitares électriques et acoustiques, contrebasse et batterie. Un spectacle de jazz vivant où les pieds battent le tempo.

raphael-fays_300_foto-clodelleLe 25 novembre 2016 à l’Espace Tonkin de Villeurbanne, Raphael Faÿs se produit en trio à 20h30. Ce virtuose de la guitare classique, héritier de Django et du jazz manouche voue une passion au flamenco depuis sa rencontre avec Paco de Lucia après laquelle il a composé de nombreuses bulerias, alégrias et fandangos. L’album “Circulo de la Noche” (Label Ouest/L’Autre Distribution) sorti en février 2015 donne à entendre sur trois CD la manière si singulière dont il interprète le flamenco avec un médiator ou “poua” en espagnol. Raphael Faÿs élargit ainsi son propos manouche et rend compte, au-delà des frontières de l’Espagne et de l’Europe de l’Est de ce qui est commun aux communautés gitanes, aux manouches européens et aux hispano-andalous. Le guitariste donne ainsi une leçon d’ouverture musicale. Il propose un voyage à travers les styles, de Belleville à l’Espagne andalouse, des valses, du swing, du jazz manouche et du flamenco.

Le 02 décembre 2016 à 20h30, l’éternel Samarabalouf revient à L’Auditorium de Villefranche-sur-Saône en version augmentée, Samarabalouf Up. C’est en effet en quartet que François Petit continue à mélanger le swing manouche, le rock, la pop et les musiques du monde. Un quartet de cordes, guitare, violon, violoncelle et contrebasse pour une musique qui fédère largement.

Crédit Photo Slavomir BernasdickinsonLe 03 décembre 2016 (19h et 20h30), place au Jaleo de Louis Winsberg à l’Espace Tonkin pour un spectacle intitulé « For Paco ». Le titre donne le ton d’emblée. Cela fleure bon le flamenco. L’album au titre éponyme annoncé pour le 10 novembre chez Label Bleu, sera chroniqué prochainement sur le blog des « Latins de Jazz … & Cie ». Un album dédié à Paco de Lucia. La soirée du 03 décembre est donc prometteuse. Du flamenco mâtiné de jazz comme le guitariste sait si bien le faire. Dans son nouveau répertoire, Louis Winsberg revient à des sonorités plus acoustiques. A la guitare s’associent la voix de Sabrina Romero et les percussions espagnoles avec le cajon tenu par la chanteuse aussi danseuse et les percussions indiennes que Stephane Edouard maîtrise si bien. Sans oublier Alberto Garcia à la guitare et au chant ainsi que Cédric Baud au saz, à la mandoline et à la guitare. Du jazz méditerranéen à n’en pas douter.

 Trois rendez-vous avec l’Amérique du Sud.

Fernando del PapaLe 26 novembre 2016 l’Espace Tonkin de Villeurbanne ouvre sa scène dès 20h30 au Brésilien Fernando Del Papa. Ce natif de São Paulo est plus connu sous le nom de Fernando Cavaco, pseudo qu’il utilise lors de ses participations aux groupes « Orquestra do Fubá », « Roda do Cavaco » et « Terça Feira Trio ». Ce cavaquinhiste a repris son  nom de naissance, Fernando Del Papa, pour présenter un projet très personnel enregistré sur l’album « Eu Tambèm »(Helico Music/L’autre Distribution). C’est ce projet qu’il présente en quintet avec Inor Sotolongo aux percussions. Avec Fernando Del Papa, la samba se teinte d’accents cubains, le forró s’orne de rythmes africains, la modihna s’évade sur les sentiers mexicains et le sertão se colore de dégradés texans. Dépaysement garanti et évasion vers un Brésil aux sonorités nordestines modernes et à la tonalité poétique.

Ce même 26 novembre 2016 à 15h30 à la médiathèque du Tonkin, le groupe A La Vaca Mariposa présente un répertoire musical vénézuélien.

mosalini-bogelholzLe tango est honoré par le duo Juanjo Mosalini et Vicente Bögelholz le 27 novembre 2016 à 17h30 sur la scène de l’Espace Tonkin de Villeurbanne. Le bandonéon du premier et la guitare du second dessinent pour le tango de nouveaux horizons sonores qu’on a pu écouter dans leur dernier opus « Delta y Mar » (Aparte/Harmonia Mundi). Le titre de ce répertoire qu’ils présentent, évoque le delta du Paraná et l’océan ce Concepciòn et vogue bien au-delà des influences des musiques de l’Argentine et du Chili. Il en résulte une musique aux résonances sud-américaines mêlées d’influences européennes.

Le concert de Juanjo Mosalini et Vicente Bögelholz est suivi à 19h30 d’un bal tango (pour débutants et initiés) à l’Association « Tango de Soie » 41 rue René Leynaud dans le premier arrondissement de Lyon. On note avec intérêt que le bal est gratuit pour les spectateurs du concert de 17h30.

Le choix qu’offre le festival Les Guitares 2016 est riche et varié. Concerts, master-class, cinéma, exposition photos avec les luthiers de la région et bien d’autres rencontres. Le plus simple pour ne rien rater consiste à consulter en détail  l’agenda des réjouissances sur le site du festival « Les Guitares ».

Francesco Bearzatti Tinissima 4tet signe « Zorro »…

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Dès ses origines, le jazz s’est inscrit dans une dynamique de libération, de résistance à l’injustice. A l’occasion du centenaire de la création de Zorro, le saxophoniste et clarinettiste italien Francesco Bearzatti à la tête de son Tinissima Quartet célèbre ce justicier légendaire. Les quatre trublions avant-gardistes signent chez Cam Jazz un opus divertissant. Un jazz libéré aux ambiances joyeuses.

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Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

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A 75 ans, le pianiste Keith Jarrett sort un opus inédit intitulé « Live in Budapest ». Publié chez ECM, ce double album restitue la teneur d’un récital capté en 2016 au Béla Bartók National Concert Hall lors d’un récital donné dans la capitale hongroise. Une plongée dans le monde unique de Keith Jarrett devenu le maître absolu de l’improvisation en piano solo.

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« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

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Mika Hary sort son premier album

Mika Hary sort son premier album

Mika Hary, une nouvelle voix à découvrir

Mika Hary sort son premier album « When Morning Comes ». On découvre une nouvelle chanteuse aux lisières du jazz, de la world et de la pop. Sa voix sensible et légère navigue entre douceur et puissance.

mikaharry-cover_200Son amour pour le jazz et l’improvisation, ainsi que son inspiration pour différents sons et couleurs, ont conduit Mika Hary d’Israël à New York à l’âge de 21 ans. Là, elle a reçu une bourse d’études à la célèbre « New School » pour le jazz et la musique contemporaine et a ensuite formé son premier groupe avec lequel elle a joué. C’est durant ces mêmes années que Mika Hary a commencé à créer un son bien à elle, un mélange de simplicité et de complexité. Sa voix expressive sait alternativement monter en intensité ou se faire douce et apaisante.

Après de nombreuses rencontres artistiques et de multiples concerts, Mika Hary présente son premier album « When Morning Comes » (B.P LTD / Labeleh Music) sorti le 26 septembre. Le CD conte l’histoire de la quête d’une jeune femme qui cherche sa place dans le monde et s’interroge sur elle-même et sur les autres.

Aux dires de son producteur new yorkais Matt Pierson, « le son de Mika, distinctif et émotionnel, vous attrape et son incroyable sens de la narration à la fois lyrique et mélodique, captive ». Celui qui a travaillé avec de grands noms du jazz (Joshua Redman, Pat Metheny, Brad Mehldau) est rejoint dans son appréciation par le manager actuel de la chanteuse, Asher Bitansky, qui a précédemment travaillé avec Noa et Yaël Naïm.

Mika Hary joue avec de jeunes musiciens New-Yorkais, Nir Felder à la guitare, Sam Yahel aux piano/claviers, Jonathan Levy à la basse et de Jordan Perlson à la batterie. La chanteuse a confié les arrangements au flûtiste Hadar Noiberg.

Sur « When Morning Comes », Mika Hary s’efforce de créer une musique fluide, douce et légère qui tente de mélanger les genres. On reste attentif à l’orientation de la carrière de cette artiste et à son évolution musicale. Entre jazz, pop et world, il faut quelquefois choisir.

Pour les amateurs de « découverte live », Mika Hary sera en concert le 22 novembre au New Morning, en 1ère partie des Balkan Beat Box.

Francesco Bearzatti Tinissima 4tet signe « Zorro »…

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Dès ses origines, le jazz s’est inscrit dans une dynamique de libération, de résistance à l’injustice. A l’occasion du centenaire de la création de Zorro, le saxophoniste et clarinettiste italien Francesco Bearzatti à la tête de son Tinissima Quartet célèbre ce justicier légendaire. Les quatre trublions avant-gardistes signent chez Cam Jazz un opus divertissant. Un jazz libéré aux ambiances joyeuses.

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Keith Jarrett sort « Live in Budapest »

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« Kissed by the mist » par Giorgio Alessani

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Ibrahim Maalouf, « 10 ans de Live ! »

Ibrahim Maalouf, « 10 ans de Live ! »

10 ans de Live, ça se fête !

En 2006 Ibrahim Maalouf s’est lancé dans l’aventure avec son premier album « Diasporas » présenté sur scène la même année. Huit albums plus tard, Ibrahim Maalouf est devenu un artiste incontournable. Le 07 octobre, il fête ses 10 ans de Live avec un coffret exceptionnel.

Ibrahim Maalouf - 10 ans de live - cover digitalC’est en 2006 qu’Ibrahim Maalouf monte pour la première fois sur scène en solo au New Morning. 10 ans, un millier de concerts et des dizaines de pays traversés plus tard, il fête cette décennie de carrière scénique. 10 ans de Live, ça se fête !

mister-productions_logo_200L’enfant de Beyrouth né sous les bombes, ce prodige de la trompette à 4 pistons inventée par son père, s’est révélé comme une star du jazz au profil d’homme d’affaire. Sous son label « Mi’ster Productions » il commercialise ses huit albums

Pour évoquer sa trajectoire et l’anniversaire de ses « 10 ans de Live », il parait essentiel de revisiter la discographie d’Ibrahim Maalouf car c’est bien à partir de ce terreau qu’au fil des années le trompettiste a alimenté ses spectacles de scène, les a enrichis, les a habités.

Huit albums. Le tryptique « Diasporas » (2007), « Diachronism » (2009) et « Diagnostic » (2011), tous trois  réédités en 2013 dans le coffret « Dias ». En 2012 sort le merveilleux album « Wind », une musique délicate et précieuse qui a accompagné la projection du film muet de René Clair, « La proie du vent » à la Cinémathèque française. Il constitue aussi un hommage à Miles Davis.

L’année 2013 voit la parution de l’album « Illusions », intense et lumineux. L’opus affiche un côté pop-rock et prend quelques distances avec le jazz. L’artiste y présente une nouvelle facette de son art qu’il met en scène avec plus d’exubérance. Il élargit son public. Cette démarche n’est pas sans évoquer celle d’un autre célèbre trompettiste nommé Miles Davis qui a marqué le jazz de son empreinte. En 2014 Ibrahim Maalouf propose le délicieux « Au pays d’Alice… » avec le rappeur Oxmo Puccino. Une splendide adaptation de l’histoire d’Alice au Pays des Merveilles de Lewis Caroll. Un projet ambitieux et magique, un « presqu’opéra » dont la diffusion scénique est restée trop confidentielle.

anzh_ibrahimmaalouf_200En septembre 2015, Ibrahim Maalouf fait coup double en sortant deux albums en même temps. Deux hommage à la femme. Deux projets, deux orchestres. « Kalthoum » et « Red & Black Light ». Le premier album célèbre la figure emblématique de la chanteuse que le trompettiste a écoutée durant son enfance, Oum Kalthoum. Son répertoire transcrit en jazz propose une « suite » de tableaux respectueux de l’écriture originelle. Avec une esthétique plis actuelle, plus électro, voire pop, le second opus est une ode à la femme d’aujourd’hui. Constitué de compositions du trompettiste et d’une reprise de Beyonce, il est accessible à un large public. Un album qui incite à danser et à chanter.

Pour avoir suivi l’évolution sur scène du trompettiste depuis ses premiers débuts, on peut témoigner de la présence scénique réelle qu’exerce Ibrahim Maalouf. Chez lui on peut vraiment parler de l’alliance du charisme et de l’intelligence musicale. D’année en année on a vu ce musicien transformer ses concerts en des shows dont la qualité musicale n’est jamais sacrifiée. Ibrahim Maalouf assume tous les rôles. Compositeur, interprète, organisateur, il pratique avec bonheur l’art la pédagogie depuis longtemps et sait aussi communiquer avec les foules.

Sa prestation triomphale en ouverture du Festival « Jazz à Vienne » cet été est un exemple probant de sa capacité à soulever le public. Dans la même journée, il a présenté un tryptique musical. Le matin un spectacle pédagogique destiné à sensibiliser le jeune public au jazz. En soirée a développé durant deux sets les répertoires de ses deux albums « Kalthoum » et « Red & Black Light ». Le spectacle fut captivant et généreux. Il comblé les 8 000 spectateurs du Théâtre Antique de Vienne qui seront sûrement nombreux à revenir l’écouter à Lyon le 05 décembre.

Un bon millier de concerts en France et à travers le monde, des récompenses (Victoire du Jazz, Victoire de la Musique, plusieurs disques d’or), des centaines de milliers d’albums vendus sur son propre label, ainsi que différentes musiques de film. Ibrahim Maalouf est devenu un artiste incontournable.

C’est pour garder une trace durable de ses meilleurs souvenirs de scène que le trompettiste10-ans-de-live-ibrahim-maalouf-compil-3d_250 Ibrahim Maalouf a sélectionné les concerts les plus marquants et les propose au public sous plusieurs formes évoquées sur le site de l’artiste.
 
Dans le projet discographique il y a plus de 10 morceaux inédits jamais gravés sur les albums mais joués sur scène depuis des années. Qabu ou encore Jamal, des versions incroyables de True sorry, avec des musiciens venus de partout. La Javanaise avec Juliette Gréco, un moment magique à l’Olympia. Et de nombreux autres moments inoubliables.

À anniversaire exceptionnel, coffret exceptionnel ! Le 07 octobre sortira « 10 ans de Live », coffret se déclinant en divers formats et dans lequel on retrouve en CD, DVD ou sur clef USB des morceaux inédits, et des versions inoubliables des meilleurs titres joués partout dans le monde par Ibrahim Maalouf, ses musiciens, et des invités comme Juliette Gréco avec qui fut enregistrée à l’Olympia une version magique de La Javanaise.

Ibrahim Maalouf organise aussi une tournée de 19 dates. États-Unis, Canada, Suisse, Allemagne, Finlande et Monaco… sans oublier la France avec des concerts dans les Zénith à Strasbourg, Dijon, Lille, Toulouse, Grenoble, dont celui de Paris le 03 Décembre, sans oublier le festival « Nancy Jazz Pulsations » et Lyon où il sera le 05 décembre pour un concert à 20h à l’Amphithéâtre de la Cité Internationale. Il terminera par une date historique à l’AccorHôtels Arena le 14 Décembre 2016.

En attendant les concerts on se plait à écouter un extrait du coffret, Red & Black Light enregistré au Zénith Nantes Métropole.

Tant pis s’il agace les puristes du jazz qui voit en lui un trompettiste devenu homme d’affaire. Ibrahim Maalouf demeure avant tout un musicien qui déclenche l’enthousiasme tout en produisant une musique dont il soigne à la perfection. 10 ans de Live ! … et bien sûr on attend la prochaine décennie.

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