Clin d’œil à Isabelle Olivier & « In Between »

Clin d’œil à Isabelle Olivier & « In Between »

Pérégrination onirique

Isabelle Olivier présente son nouveau projet intitulé « In Between ». La harpiste propose une immersion dans des paysages sonores à la croisée de plusieurs cultures. Album dépaysant à découvrir.

couverture de l'album In Between d'Isabelle OlivierIsabelle Olivier n’en est pas à son coup d’essai. Avec « In Between » (Enja-Yellowbird/L’Autre Distribution) annoncé pour le 03 novembre 2017, la harpiste signe son huitième album et ne cesse de renouveler son inspiration. Pour peupler les univers musicaux des quinze paysages qui balisent son voyage, elle s’entoure de musiciens qui servent son propos de belle manière.

Hormis le batteur Dre Pallmaerts qui fait un peu figure de vétéran au sein de l’équipe, Isabelle Olivier accueille de jeunes musiciens venus d’horizons différents. Ces brillants instrumentistes aux origines diverses servent avec talent les compositions originales proposées par Isabelle Olivier et le seul standard de jazz présent sur l’album, Skylark de Hoagy Carmichael.

L’instrumentation de l’album sied aux différents univers proposés sur les quinze plages de l’album. Quinze titres, quinze ambiances, quinze stations paysagées pour lesquelles Isabelle Olivier exploite avec bonheur les timbres des différents instruments qui tissent de belles alliances sonores avec la harpe.

Tour à tour la clarinette de Hugo Proy, le saxophone de Fraser Campbell et la flute de Julie Koldin apportent une contribution essentielle aux univers sonores que dessinent les compositions. Les sons de la guitare électrique de Raphaël Olivier s’allient particulièrement bien à ceux de la harpe et créent ensemble des textures singulières.

« In Between », ambiances bucoliques ou sylvestres. Atmosphères vespérales. Dépaysements andins ou amérindiens. Échos celtiques iodés. Isabelle Olivier propose une pérégrination sonore singulière dans des univers transitionnels, aux confins de la nature et des cités.

A New World fascine par son atmosphère évanescente que tressent les cordes de la guitare électrique et de la harpe. Aux frontières de la musique contemporaine, Glose et Pantoum intriguent par leur ambiance mystérieuse. De bosquet en clairière, harpe et clarinette se font écho et s’apostrophent joyeusement sur Comment ça va ? Avec la flute on survole les Andes de Peruvian Lullaby puis on pénètre dans le tepee de Potawatomi.La harpiste Isabelle Olivier

Au service d’une Fête de la Musique joyeuse, guitare, harpe, batterie et percussions font battre le cœur de la musique au rythme d’un calypso ondulant.

C’est d’ailleurs ce thème qui clôt l’album. En effet on conseille l’écoute attentive du quinzième titre In Between qui donne son nom à l’album. Après 5’17 de développement mélancolico-romantique les instruments conduisent l’auditeur vers une clairière de silence qui débouche sur une nouvelle Fête de la Musique. Avant les dernières mesures de ces réjouissances ultimes, une voix nous convie à ne pas imiter la nature mais à nous en inspirer

 A n’en pas douter la nature inspire l’imagination d’Isabelle Olivier. Sur les 15 plages de l’album « In Between », la harpiste explore les lisières, ces espaces où se croisent us et cultures. Elle parvient à créer son propre univers, composite certes mais respectueux de la diversité des influences du monde. Par le pouvoir de la création, la harpe transforme les paysages urbains en de splendides perspectives paysagées.

 

L’album « In Between » invite l’oreille à s’ouvrir sur des entre deux non conventionnels porteurs de belles surprises. Pour pénétrer plus avant dans la musique joyeuse et ludique d’Isabelle Olivier, rendez-vous le 13 novembre 2017 à 20h à Paris, au Café de la Danse.
Echo#5-Jazz à Vienne 2021

Echo#5-Jazz à Vienne 2021

Avec un double plateau alléchant et des conditions atmosphériques estivales, la soirée du 05 juillet 2021 du festival Jazz à Vienne a comblé le public du Théâtre Antique. Après Vincent Peirani et ses invités, le contrebassiste Avishai Cohen venu en trio a offert une prestation magistrale. Les vibrations musicales ont déclenché les ovations d’une foule enthousiaste qui a apprécié l’engagement et la générosité des musiciens.

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Echo#5-Jazz à Vienne 2021

Echo#4-Jazz à Vienne 2021

Pour la dixième soirée de la 40ème édition de Jazz à Vienne le festival propose un double plateau. Raul Midón ouvre la soirée puis Manu Katché recrée sur la scène l’esprit du projet One Shot Not sur la chaîne Arte. Au programme une farandole d’invités, Célia Kameni, Raul Midón, Jazzy Bazz, Sophie Hunger, Michel Jonasz et en invité surprise… Sting dont la prestation a enflammé les gradins du du Théâtre Antique.

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Echo#5-Jazz à Vienne 2021

Echo#3-Jazz à Vienne 2021

Tous les éléments étaient au rendez-vous pour que la soirée Cuba de la 40ème édition du festival Jazz à Vienne soit une réussite. Après la musique rutilante du sextet mené par le bassiste et chanteur Richard Bona & le pianiste Alfredo Rogridez, la star cubaine Roberto n’a pas été en reste et a offert au public une prestation généreuse. La présence à ses côtés d’Omara Portuondo a insufflé un brin de tendre nostalgie à un set fort dynamique au demeurant.

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Paul Brousseau et Matthieu Metzger présentent « Source »

Paul Brousseau et Matthieu Metzger présentent « Source »

Improvisations mélodiques en mouvement

Liés par une amitié musicale de plus de vingt ans, Paul Brousseau et Matthieu Metzger font le choix du duo acoustique. Sur « Source » le pianiste et le saxophoniste s’expriment en toute liberté. Ils creusent ensemble les sources de leur art. « Source », un opus singulier qui ressource.

Les deux complices de longue date, Paul Brousseau et Matthieu Metzger se sont déjà croisés sur une dizaine d’album. Aujourd’hui ils se retrouvent en duo acoustique et présentent « Source », un disque enregistré les 11 et 12 novembre 2015 à Home Sweet Home Studio. Annoncé pour le 03 novembre 2017 l’album « Source » (Emouvance/Absilone-Socadisc) propose des textures musicales aériennes et élégantes que les deux artistes tissent au gré de compositions originales et d’improvisations inspirées.

couverture de l'album "Source" de Paul Brousseau et Matthieu Metzger« Sources », le souffle envoutant de Matthieu Metzger et les notes cristallines de Paul Brousseau élaborent des espaces de confidences introspectives et intimistes. Des lignes improvisées très libres suspendent les sons comme en apesanteur ou les contractent en des bulles légères et planantes. Leur musique en mouvement évoque la photo de Samuel Choisy en couverture de l’album.

Le terme source évoque le début, ce dans quoi s’origine une idée, un monde, un art, une forme. Sur les 15 titres de l’album « Source » le pianiste Paul Brousseau et le saxophoniste Matthieu Metzger élaborent un jazz acoustique contemporain qui déroule son chant comme un poème de forme très libre. Un retour à leurs sources, celles de leur musique et de leur amitié.

Sur cet album Paul Brousseau abandonne les claviers de l’ONJ pour revenir au piano. Sa carrière brille par la diversité de ses expériences musicales qui croisent celles de Louis Sclavis (en 2005 et 2007), Marc Ducret (Le Sens de la Marche) ou Kolkhoze Printanium aux côtés de Philippe Gleize, Maxime Delpierre et Jean-Philippe Morel. Aujourd’hui retour au clavier acoustique.

Quant à Matthieu Metzger, considéré comme un technicien hors pair, il a de son côté participé à de nombreux projets très divers. Il a lui aussi collaboré avec Marc Ducret à « Sens de la Marche » et avec Louis Sclavis au sein de de son quintet en 2008. Il s’est aussi exprimé avec lui et l’ensemble Amarillis ainsi qu’avec la « Campagnie des Musiques à Ouïr », sans oublier le « Duo Rhizottome ».

Sur « Source », des climats très différents se juxtaposent et coexistent, un peu comme un accrochage de tableaux aux couleurs et textures variées. Certaines pièces attirent la lumière et la joie, d’autres restituent l’ombre et le doute. Les sons ouvrent des espaces d’espoir ou laissent entrevoir la désespérance. La matière de la vie en quelque sorte, ses rythmes, ses inspirations et ses aspirations, ses souffles et ses souffrances, ses ascensions et ses décroissances, ses tensions et ses détentes.

 

Pour une immersion live dans le monde de « Source », rien de mieux que le concert de sortie de l’album. Rendez-vous le 06 novembre 2017 à Paris au Studio de l’Ermitage avec le duo Paul Brousseau et Matthieu Metzger.
Echo#5-Jazz à Vienne 2021

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Avec un double plateau alléchant et des conditions atmosphériques estivales, la soirée du 05 juillet 2021 du festival Jazz à Vienne a comblé le public du Théâtre Antique. Après Vincent Peirani et ses invités, le contrebassiste Avishai Cohen venu en trio a offert une prestation magistrale. Les vibrations musicales ont déclenché les ovations d’une foule enthousiaste qui a apprécié l’engagement et la générosité des musiciens.

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Auditorium de Lyon – Chick Corea et Steve Gadd

Auditorium de Lyon – Chick Corea et Steve Gadd

Évènement XXXL, deux légendes et band de choc

Le dimanche 19 novembre 2017 à 16h, l’Auditorium de Lyon accueille Chick Corea et Steve Gadd. Le partenariat de ces deux musiciens est légendaire. Leur venue à la tête de leur nouveau groupe constitue un évènement de taille. A ne pas rater.

La Saison 2017/18 de la programmation « Jazz, Rock & Chanson Française » de l’Auditorium de Lyon se poursuit. Les deux premiers spectacles ont plus que tenu leurs promesses. Après l’enchanteur « Ravel et le Jazz », le récent concert de Dianne Reeves est à classer comme « évènement inoubliable ». Le troisième concert se profile dans la même lignée.

Chick Corea et Steve Gadd-tournée 2017Présenté en coproduction par Jazz à Vienne et l’Auditorium de Lyon, le concert du dimanche 19 novembre 2017 réunit en effet à 16h sur la scène de l’Auditorium de Lyon deux complices de longue date, le pianiste Chick Corea et le batteur Steve Gadd. Certes leur partenariat est de fait légendaire mais ce qui interpelle est sans doute la manière dont leur musique s’est renouvelée au fil de leurs rencontres.

La première collaboration du pianiste et du batteur remonte à 1972. Cette année-là, trois ans après avoir joué aux côtés de Miles Davis sur l’album « In a Silent Way », le pianiste Chick Corea forme le groupe « Return To Forever » et Steve Gadd devient le premier batteur de ce groupe devenu légendaire. Dès cette époque on remarque sa frappe implacable.

On les retrouve ensemble en 1976 sur « The Leprechaun » et sur « My Spanish Heart », deux disques aux propos musicaux assez différents. Il faut ensuite attendre 1981 pour les trouver réunis sur le fameux opus « Three Quartets and Friends » dans lequel Chick Corea convie Steve Gadd dans les landes du baroque et du romantisme, rendant hommage au passage à Duke Ellington et John Coltrane.

En 2016, Chick Corea et Steve Gadd apparaissent en duo sur la scène du Blue Note Club de New York pour une véritable démonstration de complicité et de virtuosité.

Steve Corea-Steve Gadd Band en tournee en 2017En 2017, c’est la première fois qu’ils codirigent un groupe, le Corea/Gadd Band. On peut presque dire qu’ils repartent en quelque sorte là où ils en sont restés mais on leur fait confiance pour ne pas se répéter.

A n’en pas douter le propos devrait être tonique et original car cette fois les deux célébrités ont appelé à leurs côtés une bande de jeunes loups surdoués du jazz qui n’ont pas pour habitude de produire du réchauffé. Chick Corea et Steve Gadd seront entourés du génie toujours inventif de la guitare, Lionel Loueke, du saxophoniste et flûtiste protégé de Chick Corea, Steve Wilson, du grand Carlitos Del Puerto à la basse et du maître vénézuélien Luisito Quintero aux percussions.

La réunion des deux complices, Chick Corea et Steve Gadd, à la tête d’un groupe électrique doté d’une section rythmique latine laisse prévoir un spectacle prometteur. Il serait dommage de s’en priver.

Echo#5-Jazz à Vienne 2021

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Avec un double plateau alléchant et des conditions atmosphériques estivales, la soirée du 05 juillet 2021 du festival Jazz à Vienne a comblé le public du Théâtre Antique. Après Vincent Peirani et ses invités, le contrebassiste Avishai Cohen venu en trio a offert une prestation magistrale. Les vibrations musicales ont déclenché les ovations d’une foule enthousiaste qui a apprécié l’engagement et la générosité des musiciens.

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Pour la dixième soirée de la 40ème édition de Jazz à Vienne le festival propose un double plateau. Raul Midón ouvre la soirée puis Manu Katché recrée sur la scène l’esprit du projet One Shot Not sur la chaîne Arte. Au programme une farandole d’invités, Célia Kameni, Raul Midón, Jazzy Bazz, Sophie Hunger, Michel Jonasz et en invité surprise… Sting dont la prestation a enflammé les gradins du du Théâtre Antique.

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Clin d’œil à Manu Le Prince & « In a Latin Mood »

Clin d’œil à Manu Le Prince & « In a Latin Mood »

Rythmes élégants aux couleurs latines

Pour son nouveau projet, « In a Latin Mood » la chanteuse Manu Le Prince revient à des musiques originales. Elle fait appel à la fine fleur de la scène jazz actuelle et coproduit son album avec Minino Garay. Opus soigné et élégant.

Depuis plus d’une vingtaine d’années la chanteuse Manu Le Prince partage sa vie entre Paris et Rio. Après un hommage à Cole Porter et à Johnny Alf pionnier de la bossa nova, elle revient à la création avec son nouveau disque « In a Latin Mood » (Plaza Mayor Company Ltd/Sergent Majot Company Ltd) qu’elle coréalise avec le percussionniste argentin Minino Garay.

Pour ce nouvel opus sorti le 06 octobre 2017, Manu Le Prince s’entoure d’un all stars de jazz qui réunit le pianiste Gregory Privat, le contrebassiste Thomas Bramerie, le batteur Lukmil Perez et le percussionniste Minino Garay. Ces brillants instrumentistes sont rejoints par les invités tout aussi prestigieux que sont le chanteur David Linx, le pianiste Giovanni Mirabassi, le saxophoniste Baptiste Herbin, le batteur Zaza Desiderio, l’accordéoniste Marc Berthoumieux, le bassiste Acelino De Paula, le saxophoniste Raul Mascarenhas et ses fils le pianiste Julian Le Prince Caetano et le batteur percussionniste Gaël Le Prince Caetano.

Sur « In a Latin Mood » la chanteuse écrit des textes en anglais, en brésilien et s’offre même une reprise en français du titre Il faut tourner la page de Claude Nougaro et Philippe Saisse, sous les accords de Grégory Privat et les notes du saxophoniste Baptiste Herbin. Si l’on excepte cette reprise, Manu Le Prince pose sa voix et ses textes sur des instrumentaux inédits.

Ainsi l’on découvre des morceaux composés par la jeune génération des musiciens qui l’entourent. Deux titres du pianiste Baptiste Trotignon, In a Latin Mood qui donne son nom à l’album et Paris et Rio. Deux compositions du pianiste Gregory Privat, Dreams of Peace et Serenade ainsi que Like Castles in the Air, un morceau du pianiste Giovanni Mirabassi. Deux thèmes de l’accordéoniste Marc Berthoumieux, Sempre Voltar et Avarandar éclairé des superbes interventions de David Linx, sans oublier Let the Music Take Care of You de son fils Julian Le Prince-Caetano et … cerise sur le gâteau, Twilight Dream de Kenny Barron.

Sur « In a Latin Mood », le timbre chaud et sensuel de Manu Le Prince se prête tout à fait à l’interprétation de ces musiques qui mêlent jazz et musiques latines.  Cet album soigné privilégie l’élégance et l’esthétique au détriment de la prise de risque et de l’énergie.

 
La chanteuse Manu Le Prince sera en concert le 26 octobre 2017 à 21h au New Morning à Paris dans le cadre du « Festival Jazz Sur Seine » pour présenter son nouveau CD « In a Latin Mood » coréalisé avec le percussionniste argentin Minino Garay. A cette occasion, elle sera accompagnée par Gregory Privat (piano), Thomas Bramerie (contrebasse), Lukmil Perez (batterie) et Minino Garay (percussions). A leurs côtés des invités de marque, Baptiste Herbin (saxophone), Giovanni Mirabassi (piano), Raul Mascarenhas (saxophone), Acelino De Paula (basse), Julian Le Prince Caetano (piano), Lalo Zanelli (piano), Ze Luis Nascimento (percussions), Isabel Gonzales (voix).
Echo#5-Jazz à Vienne 2021

Echo#5-Jazz à Vienne 2021

Avec un double plateau alléchant et des conditions atmosphériques estivales, la soirée du 05 juillet 2021 du festival Jazz à Vienne a comblé le public du Théâtre Antique. Après Vincent Peirani et ses invités, le contrebassiste Avishai Cohen venu en trio a offert une prestation magistrale. Les vibrations musicales ont déclenché les ovations d’une foule enthousiaste qui a apprécié l’engagement et la générosité des musiciens.

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Tous les éléments étaient au rendez-vous pour que la soirée Cuba de la 40ème édition du festival Jazz à Vienne soit une réussite. Après la musique rutilante du sextet mené par le bassiste et chanteur Richard Bona & le pianiste Alfredo Rogridez, la star cubaine Roberto n’a pas été en reste et a offert au public une prestation généreuse. La présence à ses côtés d’Omara Portuondo a insufflé un brin de tendre nostalgie à un set fort dynamique au demeurant.

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Premier Rendez-Vous  – René Urtreger & Agnès Desarthe

Premier Rendez-Vous – René Urtreger & Agnès Desarthe

Partition complice

René Urtreger invite Agnès Desarthe devant le micro. Des musiciens de jazz les rejoignent. Il en ressort un album plein de fraîcheur, « Premier Rendez-Vous ». A savourer avec gourmandise.

En 2016 Agnès Desarthe a recueilli et restitué en mots la parole de René Urtreger au fil des pages du livre Mise en page 1« Le Roi René ». En 2017, échange de bon procédé, les notes de René Urtreger accompagnent la voix d’Agnès Desarthe sur « Premier-Rendez-Vous » qui transporte l’écrivaine dans le monde du chant professionnel.

Pour l’occasion, René Urtreger invite plusieurs musiciens de grand talent à les rejoindre. C’est ainsi que la saxophoniste alto Géraldine Laurent, le contrebassiste Pierre Boussaguet, le batteur Simon Goubert et le violoniste Alexis Lograda interviennent sur l’album.

Enregistré en mai et juin 2017 par Vincent Mahey au Studio Sextan-La Fonderie de Malakoff, l’album « Premier Rendez-Vous » (Naïve-Believe/Musicast) est annoncé pour le 27 octobre 2017.

Entre René Urtreger et Agnès Desarthe l’histoire s’écrit donc en plusieurs chapitres. D’abord leur première rencontre suivie d’entretiens réguliers qui permettent à l’écrivaine de recueillir les confidences du pianiste. A partir de ces éléments elle rédige une superbe biographie intitulée « Le Roi René ».

Au décours des nombreuses rencontres qui ont précédé l’écriture du livre, le pianiste découvre l’intérêt d’Agnès Desarthe pour la musique qu’elle a apprise et pratiquée dans sa jeunesse. A partir de là les évènements s’enchaînent. Lors d’un festival littéraire (à Nevers) et des présentations de l’ouvrage (à Paris au Duc des Lombards) les deux complices ont l’occasion de se réunir en musique autour de piano et micro.

Il n’y a alors qu’un pas à franchir pour passer de la scène au studio pour l’enregistrement d’un album et c’est aujourd’hui chose faite. René Urtreger invite Agnès Desarthe à le rejoindre pour un enregistrement en studio. « Premier Rendez-vous » est donc le dernier chapitre (… à ce jour) de la collaboration entre René Urtreger et Agnès Desarthe.

Sur « Premier Rendez-Vous » Agnès Desarthe dit trois textes. Diction parfaite de textes de son cru qui émeuvent ou prêtent à sourire. La Géante accompagnée par le violon, Le Foin en duo avec la batterie et La Douche En Plein Air avec le piano. Passée du monde des lettres au monde des notes, Agnès Desarthe renoue avec le vocabulaire et la syntaxe de la musique même si sa participation en tant que chanteuse de jazz est modeste.

Elle chante en anglais, The Man I Love accompagnée par le trio piano-saxophone-batterie et Body and Soul et You Go To My Head en duo avec le piano. En français, elle reprend avec l’ensemble des musiciens Premier-Rendez-Vous, le titre immortalisé par la regrettée Danielle Darieux. Avec intelligence, elle ne se laisse pas piéger dans le rôle de la chanteuse de jazz « qui se prendrait pour… ».

Agnès Desarthe prend simplement le risque d’être elle-même. Interprétation soignée et sensible. Juste et bien placée la voix est plus parlée que chantée. Elle se pose délicatement sur le temps avec lequel elle joue pour mieux le déjouer.

Le pianiste intervient sur les treize titres de l’album. Son retour dans l’actualité du disque a tout pour ravir ceux qui ont écouté récemment René Urtreger en concert en province ou dans la capitale. Ainsi on le retrouve en solo sur deux magnifiques ballades, Valsajane et Everything Happens To Me qu’il prend aussi plaisir à jouer en concert. Il honore aussi le bop avec Bouncing with Bud et une version échevelée de Just One Of Those Things de Cole Porter où Géraldine Laurent s’en donne à cœur joie.

René Urtreger n’a rien perdu de sa superbe et s’il maîtrise totalement l’art de l’épure il n’en demeure pas moins qu’il prend encore grand plaisir à phraser bop et ne s’en laisse pas conter.

De la rencontre entre le pianiste de jazz René Urtreger et la femme de lettres Agnès Desarthe sont nés deux magnifiques objets artistiques. En 2016, le livre « Le Roi René » publié aux Éditions Jacob. En octobre 2017 l’album « Premier Rendez-Vous » (Naïve-Believe/Musicast). L’avenir dira s’il convient d’ajouter d’autres chapitres à leur histoire.

 

Pour baigner dans la musique de ce « Premier Rendez-Vous », une date s’impose, celle du 05 décembre 2017 où l’ensemble des participants de l’album se retrouveront à 21h au New-Morning de Paris.
Echo#5-Jazz à Vienne 2021

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Lucky Peterson rend hommage à Jimmy Smith

Lucky Peterson rend hommage à Jimmy Smith

Un concentré de pulsion, de groove & d’énergie

Le 13 octobre 2017, Lucky Peterson sort « Tribute to Jimmy Smith ». Sur l’orgue Hammond B-3, le bluesman célèbre son mentor, l’organiste Jimmy Smith. Pulsation du jazz, groove du rhythm’n blues, énergie du rock. Un hommage enflammé et chaleureux.

Sur « Tribute to Jimmy Smith » (Jazz Village/Pias) Lucky Peterson rend hommage à Jimmy Smith. Le bluesman américain joue exclusivement de l’orgue Hammond B-3 et privilégie des morceaux instrumentaux, même si l’album compte malgré tout deux titres vocaux. Le disque a été enregistré à Paris en février 2016 et mixé en juin 2016 par Vincent Mahey au studio Sextan de Malakoff.

Lucky Peterson se produit en trio orgue/guitare/batterie et délaisse la guitare qu’il confie sur cet opus au remarquable Kelyn Crapp. La batterie est tenue par Herlin Riley, musicien de La Nouvelle-Orléans qui a joué avec Wynton Marsalis et que l’on a récemment écouté aux côtés du pianiste Ahmad Jamal.

Le casting de l’album ne s’arrête pas là puisque Lucky Peterson invite aussi le saxophoniste Archie Shepp qui intervient sur deux titres, au ténor et à la voix, le trompettiste français Nicolas Folmer sur le premier titre de l’album et le guitariste français Philippe Petrucciani, frère de Michel Petrucciani, sur le dernier morceau du disque.

Lucky Peterson rend hommage à Jimmy Smith qui fut un de ses professeurs d’orgue (avec Bill Doggett et Dr Lonnie Smith). Le bluesman de Buffalo à même eu l’occasion de jouer en duo sur scène avec Jimmy Smith, tous deux à l’orgue Hammond. On n’ose imaginer la teneur des jams ! C’est après avoir appris l’orgue que Lucky Peterson se met à la guitare.

Aujourd’hui son talent de guitariste et de chanteur sont largement reconnus mais à l’écoute de ce « Tribute to Jimmy Smith », on ne doute pas que cet album où il joue de l’orgue figure en bonne place dans la discographie du bluesman américain.

Douze ans après la disparition de Jimmy Smith, cet hommage à  tombe à pic. On se rappelle l’élégance et le swing inouï de ce musicien qui avait les faveurs du public et a fait les beaux jours du label Blue Note. On se souvient aussi de son plaisir évident à faire groover son instrument. Influencé par le gospel, le maître de l’orgue Hammond qu’était Jimmy Smith a régné avec brio sur le jazz imposant son swing, sa fougue mais aussi son propos sensible et profond. Le challenge n’est pas mince de reprendre le flambeau et c’est vraiment réussi.

« Tribute to Jimmy Smith », une belle réussite à l’énergie communicative. Un album teinté de blues. Du « jazz’n blues » comme on l’écoutait dans les années 60. L’orgue de Lucky Peterson swingue, groove et pulse. Une musique teintée de soul et de gospel. Un jazz mâtiné de rhythm’ blues.

L’album démarre avec l’énergique composition de Jimmy Forrest, Night Train dont se dégage une bel entrain. Jimmy Smith l’avait enregistré chez Verve en 1966 avec le guitariste Wes Montgomery. Dans la lignée du grand Wes, le guitariste Kelyn Crapp fait sonner ses cordes en rajoutant un petit soupçon de funk en plus. Le trompettiste Nicolas Folmer apporte une touche de brillance bienvenue et assure le contrat avec brio. Sur Blues for Wes, le dernier titre de l’album, Philippe Petrucciani honore aussi le guitariste Wes Montgomery.

L’interprétation que fait Lucky Peterson du grand standard de jazz, Misty, constitue un des moments les plus réussis de l’album. Son toucher bluesy est suivi d’un chorus de Kelyn Crapp qui laisse pantois. Sur les cordes la virtuosité du guitariste est mise au service de l’émotion. L’orgue répond avec délicatesse. Un moment de jazz où affleure la sensibilité.

Si l’album est à dominante instrumentale, Lucky  Peterson donne pourtant de la voix sur Singin’ this song 4 you, une relecture étonnante du A Song for You de Leon Russel. Pulsation soul, ambiance churchy et effluves funk tout à la fois.

La composition de Lucky Peterson, Jimmy Wants to Groove, résonne des feulements bluesy du saxophone d’Archie Shepp qu’encourage la voix de l’organiste. Le saxophoniste sort le grand jeu et de sa manière inimitable crie le blues tel un shouter inspiré. Les deux bluesmen dialoguent et l’émotion émerge.

« Tribute to Jimmy Smith », un concentré d’énergie et de bonne humeur. Lucky Peterson perpétue la mémoire d’un style et d’un homme. On se laisse gagner par la joie indéniable et le groove puissant qui se dégagent de la musique. Neuf titres à écouter sans modération.

 

Lucky Peterson présente son projet « Tribute to Jimmy Smith » au Duc des Lombards à Paris les 15 & 16 octobre 2017. C’est l’occasion où jamais d’écouter le bluesman à l’orgue. Il sera entouré de Kelyn Crapp (guitare), Nicolas Folmer (trompette) et Ahmad Compaoré (batterie).
Echo#5-Jazz à Vienne 2021

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Echo#5-Jazz à Vienne 2021

Echo#4-Jazz à Vienne 2021

Pour la dixième soirée de la 40ème édition de Jazz à Vienne le festival propose un double plateau. Raul Midón ouvre la soirée puis Manu Katché recrée sur la scène l’esprit du projet One Shot Not sur la chaîne Arte. Au programme une farandole d’invités, Célia Kameni, Raul Midón, Jazzy Bazz, Sophie Hunger, Michel Jonasz et en invité surprise… Sting dont la prestation a enflammé les gradins du du Théâtre Antique.

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Echo#5-Jazz à Vienne 2021

Echo#3-Jazz à Vienne 2021

Tous les éléments étaient au rendez-vous pour que la soirée Cuba de la 40ème édition du festival Jazz à Vienne soit une réussite. Après la musique rutilante du sextet mené par le bassiste et chanteur Richard Bona & le pianiste Alfredo Rogridez, la star cubaine Roberto n’a pas été en reste et a offert au public une prestation généreuse. La présence à ses côtés d’Omara Portuondo a insufflé un brin de tendre nostalgie à un set fort dynamique au demeurant.

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