Comme l’année précédente, le palmarès des Victoires du jazz 2020 a été dévoilé sur la page Facebook des Victoires du Jazz… 6 catégories, 11 lauréats avec nombreux ex æquo et une Victoire d’Honneur pour L’Orchestre National de Jazz dirigé par Frédéric Maurin. Cette année, en raison de l’épidémie de Covid, pas de cérémonie mais un documentaire de présentation des lauréats à venir le 24 octobre 2020 dans Passage des Arts, sur France 5 à 22h30.
Samuelito publie son premier opus, « Solo »
Un album sensible et habité
« Sólo », le premier opus du jeune prodige de la guitare flamenca, Samuelito, est annoncé pour le 23 juin 2017. Un hommage à la guitare et aux musiques qui l’ont nourri. Entre sensibilité et énergie, huit compositions captivantes.
Sur ce premier album « Sólo » (Label Ouest/L’Autre Distribution), le guitariste propose un voyage au cœur des musiques qu’il aime et qui ont jalonné sa vie. De rencontre musicale en rencontre humaine, de la Bretagne à l’Afrique en passant par l’Espagne et les pays de l’Est, Samuelito trace sa voie et fait entendre sa voix généreuse venue du plus profond de son être.
En effet, Samuel Rouesnel surnommé Samuelito grandit littéralement dans un monde où résonne et vit la guitare. Son immersion débute dès sa petite enfance avec les disques de ses parents écoutés à la maison et aussi avec ces guitares dont les cordes font palpiter son univers, celles de son grand-père, de sa mère, de son père…
Quand il déchiffre sa première partition de flamenco à l’âge de 8/9 ans il a déjà commencé un cursus musique-études au Conservatoire de Caen. Cette musique fait écho en lui puis la guitare devient son instrument. Il poursuit ensuite des études de guitare classique au pôle supérieur du Conservatoire de Paris tout en apprenant parallèlement la guitare flamenca. Il entame ensuite une licence en Musicologie à la Sorbonne.
Ses rencontres et son travail lui permettent de forger un style très personnel ancré dans la tradition flamenca. Avant cet album il est régulièrement invité pour accompagner le cante, chant flamenco et le baile, danse flamenca. Il s’engage aussi dans des projets impliquant différents styles musicaux, comme le jazz manouche en duo avec Antoine Boyer, la guitare classique en duo avec Arnaud Dumond.
Interprète émérite Samuelito est aussi compositeur et participe à de nombreuses autres activités (musiques de film, master-class, rubriques musicales dans des magazines, …). Sorti en 2015, son premier projet personnel, un EP de 5 titres intitulé « Viajero » mélange le flamenco au jazz et aux musiques du monde.
Habité par le flamenco, Samuelito demeure ouvert à de nombreuses influences et s’intéresse aux musiques du monde, ce dont témoigne ce premier album « Sólo », enregistré comme l’indique son titre sous son nom et en solo.
Avec la carte blanche que lui offre son label, Samuelito réalise un rêve d’enfant en enregistrant l’album« Sólo ». Il entre seul en studio avec ses guitares (flamenca, classique, folk), ses percussions (cajon, cymbales, tambourins, calebasse, shakers, tempura indienne, crotales tibétaines, cymbale chinoise, balais, tom grave, bongos). Abreuvé à la culture flamenca, le guitariste breton natif de Normandie puise dans ses souvenirs pour nourrir ses compositions. Même si les embruns bretons flirtent avec les rythmes d’Afrique de l’Ouest, le flamenco imprègne l’album.
Les superbes photos de l’artiste figurant sur le livret et illustrant cet article sont signées par Prisca B.
« Sólo » Huit titres gravés en cinq jours. Huit compositions radieuses écrites à partir de mélodies évocatrices de souvenirs musicaux ou humains. Un album captivant qui témoigne d’une exigence musicale extrême et d’un travail subtil et soigné.
Samuelito a composé et arrangé la totalité des titres de l’album. Hormis Como el Aire déjà enregistré sur l’EP « Viajero » et devenu Comme l’air, tous les morceaux sont enregistrés pour la première fois. On apprécie l’originalité de Jërëjëf qui fait se rencontrer la buleria flamenca et les rythmes de l’Afrique de l’Ouest (mbalax, bembe…). On est touché par la mélancolie de Yarnvili à l’ambiance musicale typiquement bretonne.
Deux hommages. Construite sur une harmonie celtique, Tiegezh honore la mémoire de son grand-père avec qui il avait conçu la mélodie originale. Para Siempre célèbre la figure tutélaire que Paco de Lucia représente pour Samuelito. Une composition offerte à celui qu’il nomme son Maître.
Sur Sonámbulo, le guitariste intègre deux letras por siguiriya qui le conduisent à chanter. En cela le guitariste ne prétend en rien se positionner comme cantaor mais ce chant lui permet d’intégrer ainsi sur l’album l’univers mystique de la siguiriya flamenca (rythme à cinq temps) dont le guitariste dit qu’elle « résonne profondément au fond de lui ». Sa passion pour le flamenco transparaît vraiment à travers ce dernier titre de l’album.
« Sólo » révèle la personnalité de Samuelito. Un opus à la mesure de l’amour du guitariste pour son instrument, pour la musique en général et pour le flamenco, sa langue musicale préférée. Son interprétation généreuse fait cohabiter sensibilité et énergie sur un album captivant.
My new solo album will be released the June 23 !! I made all compositions and arrangements, and played all the instruments. Here is an extract from a song called "Jërëjëf", especially for you my fb friends 😀
Publiée par Samuelito sur Lundi 12 juin 2017
Victoires du Jazz 2020
Diana Krall revient avec « This Dream of You »
C’est un morceau de Bob Dylan qui donne son titre à cet album où Diana Krall revisite avec élégance onze grands standards du jazz. Trois ans après « Turn up the quiet », la diva revient avec « This Dream of You » (Verve Records/Universal). Un album pastel riche d’un swing intime que la pianiste et chanteuse canadienne offre en hommage à son producteur Tommy Lipuma, disparu en 2017. Un opus enchanteur qui fait rêver et oublier la sinistrose ambiante.
« L’Heure espagnole » à l’Opéra de Lyon
En ouverture de saison, l’Opéra de Lyon propose « L’Heure Espagnole » de Maurice Ravel, une œuvre aux allures de fantaisie musicale, une facétie licencieuse. Ce premier opéra du compositeur français écrit sur un livret de Franc-Nohain brille d’audacieuses orchestrations. Conçues par Gregoire Pont, les images d’animation s’intègrent dans la mise en scène de James Bonas. Un cartoon coquin qui risque de cartonner !
Après avoir enregistré l’album dans le Studio Les Tontons Flingueurs, les musiciens ont eu recours à la plateforme de financement participatif Ulele pour financer une partie de la réalisation graphique de la pochette et du pressage des disques. La création graphique est à porter au crédit de
Sur Golan Al Joulan-Vol 2 (Ultrabolic/Musea) sorti le 09 mai 2017, Hubert Dupont présente quarante et une minutes vingt de quatre titres enregistrés live en 2015 à Fontenay-sous-Bois dans l’établissement Musiques au Comptoir.
Issu d’une création collective d’artistes, de techniciens et de beaucoup d’autres participants fédérés autour de Kira Skov et Maria Faust, l’album « In The Beginning » (StuntRecords/Una Volta Music) annoncé pour le 23 juin 2017, rend un hommage très personnel à l’Estonie et à son histoire. En 2016, les deux musiciennes ont sillonné les régions frontalières du sud de l’Estonie, pays natal de la saxophoniste.
Pour son nouveau quartet acoustique le pianiste danois Jorgen Emborg s’est adjoint sur l’album « What’s left? » les services d’une section rythmique rôdée avec le contrebassiste Peter Hansen et le batteur Karsten Bagge. Les trois musiciens déroulent un tapis rouge au talentueux Mathias Heise, nouvelle révélation de l’harmonica chromatique qui joue sur du velours.
Il serait dommage de passer à côté de « Lantern » (CamJazz/Harmonia Mundi) ce nouvel album du groupe Oregon annoncé pour le 30 juin 2017. En effet la musique d’Oregon fait la synthèse entre les harmonies du jazz, les ambiances de la musique européenne et les rythmes issus de nombreuses musiques ethniques de par le monde.