Clin d’œil au 4tet de Jorgen Emborg avec M. Heise et « What’s Left? »

Clin d’œil au 4tet de Jorgen Emborg avec M. Heise et « What’s Left? »

Un jazz esthétique empreint d’une nostalgie passéiste.

Le quartet acoustique de Jorgen Emborg avec le jeune harmoniciste Mathias Heise a gravé neuf compositions du leader sur l’album « What’s left? » sorti le 16 juin 2017. Un jazz agréable qui devrait plaire à un large public.

Pour son nouveau quartet acoustique le pianiste danois Jorgen Emborg s’est adjoint sur l’album « What’s left? » les services d’une section rythmique rôdée avec le contrebassiste Peter Hansen et le batteur Karsten Bagge. Les trois musiciens déroulent un tapis rouge au talentueux Mathias Heise, nouvelle révélation de l’harmonica chromatique qui joue sur du velours.

Il en résulte l’album « What’s Left? » (Stunt Records/Una Volta Music) sorti le 16 juin 2017. Le groupe livre une musique joyeuse dont l’écoute est tout à fait confortable et les mélodies aisément mémorisables. Soutenus par une section rythmique fiable et efficace, les solistes peuvent à loisir exposer les thèmes et développer sans risque aucun leurs improvisations au lyrisme contenu et maîtrisé.

What’s left? Le titre annonce par lui-même la musique proposée. On a l’impression de se trouver en terrain connu, celui d’un jazz lumineux certes mais sans aspérité et plutôt conventionnel. Une impression de « déjà écouté », comme les traces d’une esthétique passéiste agréable voire confortable mais sans surprise.

Pourtant on ne boude pas son plaisir et on se laisse porter par des rythmes empruntés à une musique brésilienne pourtant loin de toute folie ou par les trois temps du thème Never-Ending Waltz en cousinage direct avec « Bluesette » (la magnifique composition de Toots Thielemans). Les deux ballades What’s Left et Rule No 1 accueillent le silence et étirent le tempo propice ainsi à l’expression des solistes qui peuvent tout à loisir dérouler leur expression soignée.

Les interventions de Jorgen Emborg au piano électrique laissent entendre un son suranné qui détonne un peu dans le contexte. On le préfère sur le clavier du piano plus favorable à son expression sophistiquée. Un peu loin de l’esthétique de son « Quadrillon », Mathias Heise, le jeune prodige danois de l’harmonica chromatique, livre le meilleur de son art et développe des solos dont le lyrisme et la « fausse » simplicité évoquent une filiation en droite ligne avec le maître de l’instrument, un certain Toots Thielemans. D’ailleurs l’album se termine avec Theme for Toots, une très belle composition de Jorgen Emborg qui rend hommage au guitariste et harmoniciste belge, Toot Thielemans disparu le 22 août 2016.

En définitive un album esthétique, raffiné et soigné. Les mélodies bien léchées oublient pourtant de convoquer l’émotion. L’harmonica de Mathias Heise contribue par bonheur à lui donner du relief et des couleurs.

Les dix compositions de Jorgen Emborg de l’album « What’s Left? » ont été enregistrées les 10 et 11 octobre 2016 par Thomas Vang au Village Studio de Copenhague sauf le titre Theme for Toots enregistré au Moonsong Studio de Copenhague le 09 décembre 2016.

Jazz Campus est là … avec 3 concerts !

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Nouvelle réjouissante pour les amateurs de jazz live… Jazz Campus en Clunisois programme 3 concerts sur le territoire de la Bourgogne Sud ! En effet, même si, en raison de la crise sanitaire, Didier Levallet et toute l’équipe du festival ont dû renoncer à leur semaine annuelle de programmation musicale et aux stages, ils ne se sont pas résignés. Au final, Jazz Campus est là avec trois concerts proposés au public les 20 et 21 août 2020. Sylvain Rifflet solo, Novo Quartet et Rose Radio. Belle perspective que le plaisir de renouer avec des émotions musicales vivantes !

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Le trompettiste Pierre Drevet signe « EchangƎ »

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Le trompettiste, compositeur et arrangeur Pierre Drevet signe le superbe « EchangƎ ». Enregistré live avec le Brussels Jazz Orchestra et la chanteuse Claire Vaillant, l’album délivre une musique flamboyante où la richesse et la joie du partage sont perceptibles. Compositions originales, arrangements éclatants, splendides envolées des solistes. Du swing grand format dont l’écoute déclenche l’enthousiasme. A partager sans réserve.

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Les flamboyantes couleurs sonores de « Twins »

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Premier projet du Collectif La Boutique, « Twins » est construit autour du répertoire de Jean-Remy Guédon. Le trompettiste Fabrice Martinez en assure la direction artistique et propose une relecture inspirée des titres, avec en invité, l’accordéon de Vincent Peirani. Orchestre rutilant et sonorités flamboyantes accrochent l’oreille.

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Oregon présente Lantern, son trentième album

Oregon présente Lantern, son trentième album

Un bijou de jazz à écouter en boucle

Le groupe Oregon présente « Lantern », son nouvel album. Un jazz raffiné, doux, aérien, évocateur de climats aux couleurs universelles fidèle à son esthétique d’origine. Une musique transculturelle qui génère des univers sereins et aboutis.

Il serait dommage de passer à côté de « Lantern » (CamJazz/Harmonia Mundi) ce nouvel album du groupe Oregon annoncé pour le 30 juin 2017. En effet la musique d’Oregon fait la synthèse entre les harmonies du jazz, les ambiances de la musique européenne et les rythmes issus de nombreuses musiques ethniques de par le monde.

Précurseur dans les années 70 de ce que d’aucuns ont appelé le jazz world, le groupe Oregon a créé un langage singulier et un son qui lui est propre à partir des influences multiples qu’il ne cesse d’explorer. Une fois écoutées, les mélodies imprègnent la mémoire et imposent leur souvenir.

Plus de quarante ans après sa création (1970) le groupe Oregon est toujours présent dans le monde du jazz, même si le personnel a quelque peu évolué depuis ses débuts. Du groupe d’origine demeurent le guitariste, pianiste et compositeur Ralph Towner et le multi-instrumentiste Paul McCandless (hautbois, cor anglais clarinette basse, saxophone soprano, flutes).

Dans l’orchestre actuel la batterie et les percussions sont tenues par Mark Walker qui a rejoint le groupe en 1996 (après le départ de Trilok Gurtu intégré dans Oregon en 1985 à la suite du décès de Colin Walcott). C’est le contrebassiste italien, Paolino Dalla Porta qui a rejoint le trio Towner/McCandless/Walker en 2015 après le départ de Glen Moore. Depuis son arrivée il a participé à trois tournées du groupe Oregon.

L’écriture de Ralph Towner participe pour beaucoup au raffinement des titres interprétés mais l’instrumentation du groupe intervient pour beaucoup dans la texture de la musique. En effet Paul McCandless apporte des sonorités précieuses lorsqu’il quitte le saxophone soprano pour emboucher le hautbois ou le cor anglais. De son côté Ralph Towner apporte des effets différents selon qu’il est à la guitare, au piano ou au synthé. S’il joue de délicatesse sur les cordes de la guitare, il se fait par contre plus énergique et stimule le tempo sur les morceaux plus teintés de jazz dont le fameux The Glide que le groupe joue depuis fort longtemps.

Les interventions de Mark Walker varient selon les climats de la musique. Fin percussionniste formé aux rythmes de Cuba et d’Amérique du Sud, il déstructure la musique et dessine des arabesques percussives flottantes. Par contre il se montre fort énergique à la batterie sur les rythmiques jazz. Paolino Dalla Costa s’allie au batteur et apporte souplesse, fraîcheur et profondeur à la dimension rythmique de l’orchestre sur les climats plutôt world. Les ambiances jazz lui sont tout aussi familières et on se souvient de ses interventions toniques au sein du Devil quartet de Paolo Fresu.

Sur « Lantern », Oregon continue à se renouveler tout en conservant l’idiome qui lui est propre. Un jazz universel qui se promène entre le swing du jazz et les couleurs des musiques ethniques. Avec dix titres originaux, le groupe fait preuve une fois de plus de son aptitude à créer une musique fraîche et enchanteresse.

Sous la supervision du producteur Ermanno Basso l’album « Lantern » a été enregistré et mixé par Johannes Wohlleben du 28 au 30 novembre 2016 aux Studios Bauer de Ludwigsbur en Allemagne et mastérisé par Danilo Rossi.

On est sensible à l’ambiance ludique et légère de Dolomiti Dance qui ouvre l’album et fait des clins d’oeil à la musique classique. On apprécie le côté tendrement latin de Not Forgotten ombré d’une saudade délicate. Le silence habite les improvisations inspirées que Ralph Towner développe à la guitare. On est aussi touché par Figurine, une ballade poignante et minimaliste.

Un battement plus vif habite Walk the Walk, une composition de Mark Walker et The Glide où Ralph Towner s’exprime au piano. Le tempo jazz sied vraiment au groupe qui sait tout autant s’immerger dans la musique plus avant-gardiste du titre Lantern qui donne son nom à l’album. Sur ce thème composé par le groupe, Oregon n’a rien à envier aux orchestres de musique improvisée européenne les plus créatifs.

L’album se termine par The Water Is Wide, un air traditionnel désarmant de banalité que les arrangements de Ralph Towner et l’interprétation des musiciens transforment en un vrai bijou.

Le groupe Oregon prévoit une tournée d’été qui le conduit en Allemagne, au Danemark, en Russie, en Italie, en Angleterre et en Pologne. A croire que les programmateurs français ne sont pas sensibles à sa musique. Dommage ! Il n’en reste pas moins qu’on conseille avec chaleur l’écoute de cet album « Lantern » à sortir le 30 juin 2017 sous le label Italien Cam Jazz. A ne rater sous aucun prétexte.

« Lantern ». Le groupe Oregon développe une écoute extrême et une interactivité de tout instant qui s’allient au talent des quatre musiciens. Ainsi, dans sa structure actuelle la formation Oregon développe le même esprit qu’à ses origines. Le groupe navigue avec bonheur dans des ambiances variées qui dessinent les contours d’une musique universelle dont les mélodies captivent.

Jazz Campus est là … avec 3 concerts !

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Le trompettiste Pierre Drevet signe « EchangƎ »

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Les flamboyantes couleurs sonores de « Twins »

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Clin d’œil à Bruno Schorp et « Into The World »

Clin d’œil à Bruno Schorp et « Into The World »

Voyage dans un univers métissé et introspectif

Le contrebassiste Bruno Schorp projette son univers sur les neuf plages de l’album « Into The World ». Très attachée à la mélodie, sa musique navigue entre introspection et dépaysements coloristes. Un voyage intérieur très personnel.

Après un premier album « Eveil » sorti en 2013 avec le Bruno Schorp Sextet, le contrebassiste propose « Into The World » (Shed/Music/Absilone) dont la sortie est prévue pour le 16 juin 2017.

Autour de lui, Bruno Schorp réunit une équipe de musiciens, compagnons de longue date, qui unissent leurs talents au service de la musique du leader. On retrouve le lumineux saxophoniste Christophe Panzani, le pianiste coloriste Leonardo Montana et le batteur toujours inventif Gautier Garrigue. Le contrebassiste a aussi invité trois artistes auxquels il est très attaché. La voix sensible de la chanteuse Charlotte Wassy. Tony Paeleman qui pose les couleurs de ses claviers sur trois plages de l’album. Le guitariste Nelson Veras dont on connait le goût pour la mélodie et les harmonisations subtiles.

« Into The World ». Neuf plages d’une musique généreuse et métissée dont les thèmes font alterner des ambiances intimes, comme des confidences, et des paysages plus colorés rapportés de ses voyages.

Bruno Schorp a composé sept pièces de l’album « Into The World ». Le compositeur évoque, la tendresse, la force et la fragilité des relations sur Louise, I Heard About A Thing Of You, A Nos parents et Mister K.

L’horizon se colore et s’élargit vers des paysages plus métissés sur Katmandou et Into The World qui ouvre l’album.

L’univers de Milton Nascimento lévite comme en suspension sur la trame des improvisations légères et inspirées du pianiste et du saxophoniste. Sur A Noite composé par Leonardo Montana se pose la voix caressante de la chanteuse qui tisse des textures évanescentes et nocturnes.

« Into The World » témoigne d’un vrai son de groupe. Bruno Schorp a aussi convié sur les neuf plages de l’album, un allié essentiel qui contribue de belle manière à la respiration de cet album intimiste et mélodique, le silence. Il habite chacune des interventions des musiciens indéniablement au service de l’univers du contrebassiste.

 

Pour la sortie de l’album « Into The World » le 16 juin 2017 le contrebassiste Bruno Schorp se produit en quartet avec Christophe Panzani (saxophone), Leonardo Montana (piano) et Gautier Garrigue (batterie) à 21h30 au Sunset à Paris. En invités à leurs côtés, la chanteuse Charlotte Wassy et le claviériste Tony Paeleman. Le rendez-vous devrait permettre de retrouver les ambiances intimistes de l’album.
Jazz Campus est là … avec 3 concerts !

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Le trompettiste Pierre Drevet signe « EchangƎ »

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Les flamboyantes couleurs sonores de « Twins »

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« Places In Between » par le trio Reis-Demuth-Wiltgen

« Places In Between » par le trio Reis-Demuth-Wiltgen

Un jazz moderne empreint de poésie

« Places In Between » (Double Moon/Socadisc) sorti le 02 juin est le second album du trio Reis-Demuth-Wiltgen. Il séduit par sa fraîcheur et l’équilibre magique qui existe entre rythme et mélodie. Un jazz lyrique et créatif.

Issus de la scène luxembourgeoise le pianiste Michel Reis, le contrebassiste Marc Demuth et le batteur Paul Wiltgen s’est formé pour la première fois en1998 à l’occasion d’une « fête de lycée » au Luxembourg. Ils suivent ensuite des chemins séparés au long desquels ils se familiarisent avec le jazz. Michel Reis suit la formation du Berklee College of Music et celle du New England Conservatory de Boston. Marc Demuth a obtenu son Bachelor’s et son Master’s au Koninklijk Conservatorium de la Haye et est diplômé du « Conservatoire Royal » de Bruxelles. Paul Wiltgen a complété ses études supérieures de jazz à la Manhattan School of Music de New-York.

De nouveau complices en 2002 le trio s’est vraiment reformé en 2011. Il s’est depuis forgé une solide réputation en Europe, au Japon et outre-Atlantique où il est reconnu par des artistes comme Joshua Redman qui est « tombé dingue de leur musique ». Le saxophoniste a d’ailleurs déjà joué avec eux et prévoit aussi de les retrouver en 2018.

Certes le trio Reis-Demuth-Wiltgen est un trio à l’instrumentation classique, piano/contrebasse/batterie, mais l’originalité du groupe réside ailleurs, dans une écriture qui associe une puissance rythmique étonnante à des motifs mélodiques élégants. La musique du groupe fait preuve de concision et de nuances.

Les trois musiciens ont participé à l’écriture de l’album où ils décrivent en musique les moments qu’ils passent ensemble au cours de leurs tournées. Réalisé sous le label allemand Double Moon Records l’album « Places In Between » à été enregistré à Brooklyn/New-York.

Sur « Places In Between » la musique se renouvelle tout au long des thèmes qui font alterner des ambiances au romantisme avéré et d’autres beaucoup plus énergiques. Douze plages qui ne cessent de surprendre et comblent l’écoute… morceaux groovy pour vibrer, compositions plus impressionnistes pour rêver.

Reconnue depuis quelques années déjà, cette formation continue à surprendre. Le trio effervescent ne s’enferme pas dans la monotonie. Les trois artistes mettent leur talent et leur technique au service du collectif, ce qui est d’ailleurs annoncé via le nom du trio Reis-Demuth-Wiltgen, qui place sur un pied d’égalité les trois musiciens.

La batterie de Paul Wiltgen assure une rythmique dynamique aidée en cela par la contrebasse de  Marc Demuth. Ses improvisations précises mettent en valeur la sonorité profonde de son instrument. « Artiste Steinway » le pianiste Michel Reis fait alterner un toucher pointilliste avec des motifs rythmiques réitératifs et puissants.

Sur certains thèmes de leur album « Places In Between », comme Small Talk et Where The Heart Beat les musiciens déroulent de longues séquences pulsionnelles où le duo contrebasse/batterie unit sa puissance au touché rythmique martelé par le pianiste jusqu’à un solo captivant et lyrique du piano. Sur d’autres morceaux comme Surreal Kinda Deal et Me Dire, le trio cultive un certain art du suspens pour narrer en finesse une histoire délicate.

« Places In Between ». Inscrit dans la droite ligne de la musique européenne par sa dimension lyrique et son art de la mélodie, le trio Reis-Demuth-Wiltgen développe un art plein de nuances. Sans cesse renouvelée, la musique de l’album surprend pas sa fraîcheur et sa capacité à raconter des histoires chantantes aux couleurs changeantes.

Cet été on peut écouter le trio Reis-Demuth-Wiltgen en France. Plusieurs rendez-vous s’anoncent. Le 24 juin 2017 à 19h30 et 21h30 au Duc des Lombards à Paris. Le 25 juin 2017 à 17h salle Jéliote d‘Oloron-Sainte-Marie dans le cadre du festival des Rives et des Notes. Le 08 juillet 2017 aux Têtes de Jazz en Avignon. Le 01 août 2017 à 21h à la salle Moulinages de l’Espace Soubeyran à Crest dans le cadre de Crest Jazz Festival. Le 02 août dans le cadre de Jazz à la Colle sur Loup.
Il faut par contre attendre le 16 mars 2018 pour la prochaine performance du trio Reis-Demuth-Wiltgen avec le saxophoniste Joshua Redman et l’orchestre philharmonique du Luxembourg dirigé par Vince Mendoza à la Philharmonie de Luxembourg.
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Le trompettiste Pierre Drevet signe « EchangƎ »

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Clin d’œil à Fred Dupont et « Organ Session »

Clin d’œil à Fred Dupont et « Organ Session »

Premier album enthousiaste et groovy

L’organiste Fred Dupont livre avec « Organ Session » un premier album plein d’énergie. Les musiciens rivalisent d’enthousiasme et façonnent une musique qui oscille entre jazz, soul, blues et funk sans vraiment choisir une orientation plus qu’une autre. C’est plein de groove.

Sur « Organ session » (Assai Records/Socadisc) sorti le 02 juin 2017, Fred Dupont choisit de s’exprimer à l’orgue Hammond et au piano Wurlitzer Il a pris soin de s’entourer d’un batteur plus que solide en la personne juin  de Damien Schmitt, du guitariste Jo Champ, du trompettiste Renaud Gensane et de Baptiste Herbin, saxophoniste altiste qui joue plus vite que son ombre. Le groupe se distingue par un enthousiasme énergique mis au service du groove.

Après trois plages à l’orgue qui se promènent avec bonheur du côté du swing-funk, du blues et de la fusion pop-jazz, Fred Dupont s’engage sur Mandat Cash aux commandes du Wurlitzer et s’aventure du côté d’un funk où la trompette louche du côté de Miles des eighties. On se serait passé du vocoder sur le titre éponyme qui tente de cloner les musiques des années 80 sans vraiment y parvenir.

Par bonheur, l’orgue revient sur Rhum Express. Sur ce morceau hard-bop composé par Fred Dupont et Renaud Gensane, tous les musiciens mettent leur savoir-faire au service de la musique. Une des plus belles réussites de l’album. On est aussi agréablement surpris par 6 am qui fait dialoguer Fred Dupont et Renaud Gensane et par la reprise live du titre Listen here très joyeux où le saxophoniste volubile est porté par le drive implacable du batteur.

Sur « Organ Session », Fred Dupont brille sur les plages où il s’exprime à l’orgue. Il fédère autour de lui l’énergie du groupe et insuffle un groove indéniable à la musique de cet album généreux mais peu innovant.

Jazz Campus est là … avec 3 concerts !

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« Carnaval » de Ralph Lavital, un univers singulier

« Carnaval » de Ralph Lavital, un univers singulier

Entre climats festifs et ambiances intimes

L’album « Carnaval » de Ralph Lavital, réjouit par ses couleurs chatoyantes. Entre un jazz maîtrisé et de joyeuses influences caribéennes, la musique du guitariste invite à la danse mais offre aussi de superbes moments oniriques et sensibles. Un disque ciselé qui n’oublie pas d’être festif.

Le jeune guitariste et compositeur Ralph Lavital a confié la direction artistique de son album « Carnaval » au pianiste Laurent Coq dont il a suivi les cours de composition. Hormis Les étés, titre composé par Laurent Coq, le guitariste a conçu la totalité des autres titres du répertoire.

Pour cet album Carnaval (Jazz Family/Socadic) sorti le 12 mai 2017, Ralph Lavital s’est entouré de Laurent Coq au piano et d’un groupe de musiciens de la nouvelle scène parisienne tous férus de culture antillaise. Le chanteur et percussionniste Nicolas Pelage, le contrebassiste Zacharie Abraham et le batteur Laurent-Emmanuel « Tilo » Bertholo. Deux invités rejoignent le groupe. Laurent Lalsingué au steel pan qui intervient sur deux titres (Carnaval et Présent) et le saxophoniste Ricardo Izquierdo sur un thème (Préchotin).

« Carnaval ». Entre ambiances dansantes et rêveries sensibles, la musique exigeante sait se faire douce ou rythmée, rêveuse ou joyeuse. La belle équipe de musiciens réunis autour du guitariste et compositeur Ralph Lavital s’y entend pour servir des mélodies superbes incrustées dans un tissu harmonique subtil mais sait aussi faire chavirer le tempo. Toutes les influences du leader se conjuguent pour créer un univers festif aux climats nuancés et variés.

Très jeune, Ralph Lavital a été imprégné de la musique traditionnelle antillaise dans une famille où la mère est issue de la Martinique et le père, Tinou, de la Guadeloupe. Avec un père chanteur et guitariste, une sœur chanteuse et un frère pianiste, le jeune Ralph baigne dans le « terreau fertile » de la musique antillaise, dans le jazz (par son frère) et le gospel (par sa sœur). Dès 12 ans il donne ses premiers concerts aux côtés de son père.

Après avoir été intéressé par le piano, Ralph Lavital choisit finalement la guitare qu’il étudie au conservatoire du 13ème arrondissement de Paris avant de suivre une licence de musicologie à la Sorbonne. Là il joue comme guitariste au sein du big band universitaire dirigé par Laurent Cugny. Dans le même temps il découvre aussi le jazz au conservatoire d’Ivry ou Eric Schultz l’oriente vers l’EDIM (Enseignement Diffusion Information et Musique) où il suit les cours de Laurent Coq.

Après avoir participé à l’enregistrement de l’album de Laurent Coq, « Dialogue » (Sunnyside Records/Naïve) et avoir tourné avec lui en trio en 2013, Ralph Lavital a réalisé en 2014 un premier EP de quatre compositions originales dont il avait déjà confié la réalisation artistique à Laurent Coq, Cet EP a réuni Nicolas Pelage et Cynthia Abraham au chant, Ricardo Izquierdo au saxophone, Zacharie Abraham à la basse, Jonathan Jurion au piano et Arnaud Dolmen à la batterie.

S’il a changé d’équipe pour enregistrer « Carnaval », Ralph Lavital confie être redevable pour son inspiration à trois de ses anciens compagnons du groupe « Zetlito », Jonathan Jurion, Arnaud Dolmen et Gwenaël Ladeux.

L’album « Carnaval » a été enregistré par Julien Bassères au studio de Meudon du 1er au 03 mars 2016 puis mixé et mastérisé par Dave Darlington au Bass Hit Recording Studio de New-York, capitale du jazz.

Sur « Carnaval » on a particulièrement apprécié la musicalité de Blind interprété en duo par Ralph Lavital et Laurent Coq. Le titre rend hommage au père du guitariste ainsi que le morceau d’ouverture de l’album, Grand Nous, sur lequel le guitariste double la mélodie à la voix.

Mazouk Pitché séduit par ses rythmiques complexes que Tilo Bertholo assume avec brio. Illuminé par la voix de Nicolas Pelage, le titre Douvan n’est pas sans rappeler la richesse des univers du chanteur Thierry Péala.

Avec la pulsation impulsée par les battements de mains, avec le steel pan et les choeurs du titre Carnaval, on entame un voyage vers Trinidad ou vers Sainte-Anne.

Sur Big In qui termine le répertoire, on retrouve à la fois la chaleur des Caraïbes et ses rythmiques complexes et la souplesse d’un jazz mélodique qui vibre de mille nuances sous les doigts du pianiste et du guitariste

Le Présent se démarque singulièrement de l’ensemble du répertoire même s’il n’en est pas totalement dissocié. Le guitariste s’exprime au chant et à la guitare et évoque avec pudeur les sources d’inspiration qui alimentent sa musique et la volonté qu’il a de demeurer ancré dans le présent avec cet album tout en restant fidèle à ses influences premières.

Ralph Lavital a assimilé dans sa musique la dimension rythmique et les mélodies issues de la tradition caribéenne mais il a aussi intégré dans son écriture les couleurs harmoniques inspirées de l’écriture des compositeurs classiques romantiques européens. « Carnaval » condense en neuf titres les influences musicales qui ont traversé la vie du guitariste. Une fête joyeuse et sensible.

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Les flamboyantes couleurs sonores de « Twins »

Les flamboyantes couleurs sonores de « Twins »

Premier projet du Collectif La Boutique, « Twins » est construit autour du répertoire de Jean-Remy Guédon. Le trompettiste Fabrice Martinez en assure la direction artistique et propose une relecture inspirée des titres, avec en invité, l’accordéon de Vincent Peirani. Orchestre rutilant et sonorités flamboyantes accrochent l’oreille.

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