Clin d’œil à « ¿Que Vola? »

Clin d’œil à « ¿Que Vola? »

Entre énergie frénétique et lumineuse incantation

Annoncé pour le 25 janvier 2019 l’album « ¿Que Vola? » réunit autour du tromboniste Fidel Fourneyron, six musiciens de la scène jazz française et trois percussionnistes cubains. Le répertoire mêle rythmes traditionnels afro-cubains et jazz européen actuel. Entre transe et spiritualité, la musique résonne comme une célébration païenne irradiée d’énergie et de lumière.

« ¿Que Vola? » … une expression qui émaille les salutations qu’échangent les Cubains dans les rues de l’île. Un « quoi de neuf ? » chantant pour engager la conversation. « ¿Que Vola? »… c’est aussi le nom d’un projet musical porté depuis 201,2 entre Paris et Cuba, par le tromboniste Fidel Fourneyron. Au final, « ¿Que Vola? » résulte d’un échange humain et musical entre trois percussionnistes de l’orchestre cubain Osain del Monte et un septet de jazz français réuni autour de Fidel Fourneyron.

« ¿Que Vola? »… c’est enfin un album bluffant !

« ¿Que Vola? » (No Format!) propose de s’immerger dans une cérémonie païenne irradiée d’énergie et de spiritualité. Nourris des rythmes sacrés afro-cubains, les tambours des trois percussionnistes unissent leur énergie avec les souffles poétiques des cuivres et vents du septet jazz. Le collectif musical franco-cubain élabore une musique incantatoire et incendiaire, une transe musicale envoutante et frénétique à laquelle il est difficile de résister.

Entre Paris et Cuba

Après un premier voyage en 2012, Fidel Fourneyron séjourne plusieurs fois dans l’île de Cuba. Grâce aux conseils éclairés de Thibault Soulas (contrebassiste) qui a vécu à La Havane, il découvre les rythmes et les chants sacrés de la musique cubaine. Il a l’occasion de rencontrer et jouer avec le groupe Osain del Monte, Cinq musiciens de ¿Que Vola?  (F Fourveyron, T Soulas, A Panter Calderon, B Crespo Richard, R Tamayo Martinez)un des orchestres les plus en vue et novateur de l’île où officient trois percussionnistes érudits des rythmes sacrés et créateurs de la néo-rumba, Adonis Panter Calderon, Barbaro Crespo Richard et Ramon Tamayo Martinez.

Avec Thibaud Soulas le tromboniste se plonge dans le labyrinthe des rythmes qui accompagnent les cultes sacrés (Regla de Ocha,  Palo ou de la confrérie Abakua) et approfondit sa connaissance de la rumba, profane et populaire que jouent les trois frappeurs de Osain del Monte. Petit à petit chez Fidel Fourneyron devenu en 2014 tromboniste de l’ONL d’Olivier Benoit, l’idée fait son chemin de remplacer les voix des chants sacrés par les souffles de cuivres et saxophones et d’y associer les battements des trois percussionnistes cubains.

Trois percussionnistes cubains et un septet de jazz français

Fidel Fourneyron et Thibaud Soulas composent, arrangent et conçoivent un répertoire où rythmes cubains, profanes et sacrés, ont la part belle. Les deux directeurs musicaux du projet « ¿Que Vola? » rassemblent les trois percussionnistes de Cuba et cinq talentueux musiciens de jazz français, issus de deux des groupes dans lesquels joue Fidel Fourneyron (Radiation 10 et Umlaut Big Band).

Ainsi sont réunis les talents de dix musiciens talentueux et convaincus qu’il leur est possible de créer une musique originale issue de leurs cultures respectives, une musique aux confluences des rythmes sacrés afro-cubains, des traditionnelles rumbas cubaines et du jazz français.

Ainsi les créateurs de « ¿Que Vola? » ont pour nom Aymeric Avice (trompette), Adonis Panter Calderon (percussions), Benjamin Dousteyssier (saxophones alto & baryton), Elie Duris (batterie), Fidel Fourneyron (trombone), Hugues Mayot (saxophone tenor) Barbaro Crespo Richard (percussions), Bruno Ruder (fender rhodes), Thibaud Soulas (contrebasse) et Ramon Tamayo Martinez (percussions).

En 2017, le directeur de Banlieues Bleues propose au tromboniste une résidence à la Dynamo et « ¿Que Vola? » est créé à Pantin puis continue à vivre sur quelques-unes des scènes jazz de France. Le répertoire se rôde et bientôt germe l’idée d’un enregistrement.

Une musique collective entre tradition cubaine et jazz

Couverture de l'album "¿Que Vola?"Rien de pouvait mieux convenir à la musique non formatée de ¿Que Vola? que le label indépendant No Format! qui réfute les musiques standardisées et soutient les musiciens opposés au prêt à écouter.

Grâce à Florent Groc, la pochette de ¿Que Vola? prend vie avec le visuel frappant d’un oeil grand ouvert et d’une langue transpercée par un sabre, une version originale de la mala langua censée chasser le mauvais oeil et tenir à distance les mauvaises langues.

Avec un répertoire de sept titres, ¿Que Vola? propose quarante-et-une minutes d’une musique qui célèbre les rythmes. et fait se rencontrer de manière symbiotique le jazz français, la rumba et les rythmes sacrés afro-cubains. Une rencontre contemporaine réussie entre le jazz et la musique afro-cubaine.

De plage en plage

En ouverture Kabiosile (saludo a Changó) salue Changó, l’orisha (divinité) de la foudre et du tonnerre dans la Santeria. Sur une trame rythmique enfiévrée, cuivres et saxophones font flotter leurs chants rejoints par le groupe tout entier qui installe un climat coltranien.

Nganga emprunte sa rythmique au rite Palo. Le trombone ouvre la cérémonie profane comme un prédicateur et les cuivres reprennent ses motifs musicaux comme autant de rituels portés par le tapis sonore des percussions sur une ligne de basse obsédante. Le ténor frénétique génère un climat de transe irradiée par le rythme des tambours magnétiques. Irrésistible !

Introduit par les claves et bongo Calle Luz (rue lumière) amorce le thème en décalage. L’alto et le ténor se livrent à une joute musicale incantatoire et lumineuse, comme un reflet du nom de la rue où habite la famille cubaine du contrebassiste, l’endroit où le tromboniste a habité à la Havane. ¿Que Vola? poursuit la cérémonie païenne. Sur un rythme de rumba columbia mené par les percussions en fusion, le trombone expose une prière lancinante qui se continue par un solo du Fender Rhodes accompagné d’un motif des cuivres. Les tambours clament leur foi, accélèrent le rythme rejoints par les chœurs qui reprennent comme un leitmotiv Acere, que vola ? suivis par les soufflants cuivrés jusqu’au final.

L’ardent saxophone alto dirige une procession qui porte le nom du rite et du rythme Lyesa. L’alto mène le bal et laisse libre cours à à l’orchestre malaxeur de matière et au cortège de rythmes frénétiques des percussions qui installent une frénésie collective. guaguanco typique, Fruta Bomba met en lumière la voix du trombone. Repris par les soufflants énergiques, le thème déclenche ensuite chez eux des échanges enflammés et éclatatnts

Après six compositions de Fidel Fourneyron, le son tellurique de la contrebasse introduit Resistir Resistir, écrit par Thibaud Soulas. Le morceau se métamorphose comme par magie en une épopée de mouvements musicaux orchestraux suscitant des chorus de la trompette galvanisée, du trombone exalté et du Fender Rhodes survolté que stimule la batterie. Tous rallient ensuite l’orchestre pour le feu d’artifice final.

Dyonisiaque, ¿Que Vola? confine à la transe et envoûte par sa frénésie rythmique. « ¿Que Vola? » possède aussi une dimension apollinienne en raison de la lumière et de la spiritualité dont la musique est inspirée. « ¿Que Vola? » évite soigneusement les sentiers battus.

Si elle fait bouger les lignes, la musique de ¿Que Vola? fait aussi bouger les pieds et incite au mouvement. Une raison supplémentaire pour se mobiliser et aller l’écouter en concert. Rendez-vous pour le concert de sortie de l’album le 03 février 2019 à 17h au Théâtre Claude Lévi-Strauss du Musée du Quai Branly-Jacques Chrirac dans le cadre du Festival Sons d’Hiver.

Maisons-Laffitte Jazz Festival#Digital Edition 2020

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Omer Avital Qantar propose « New York Paradox »

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Cap sur Jazz à Vienne 2021

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Uriel Herman sort « Face to Face » chez Laborie Jazz

Uriel Herman sort « Face to Face » chez Laborie Jazz

Entre fougue et méditation

Nouvelle signature du Label Laborie Jazz, le pianiste Uriel Herman sort le 25 janvier 2019 son nouvel album « Face to Face ». Porteur de l’ensemble des influences musicales de l’artiste, l’opus invite à pénétrer dans un monde dont les rivages oscillent entre fougue et méditation. A découvrir.

Annoncé pour le 25 janvier 2019, l’album « Face to Face » (Laborie Jazz/Socadisc/Idol) du jeune Uriel Herman révèle les différentes facettes du monde imaginaire que le pianiste explore en quartet.

Un monde musical aux multiples influences

Après « Awake » sorti en 2014 où il reprenait Smells like teen spirit de Nirvana et Lucky de Radiohead, Uriel Herman fait figurer un arrangement de The man who sold the world de David Bowie sur « Face to Face ». D’ailleurs le titre de l’album emprunte aux paroles du refrain de la chanson de Bowie.

Ainsi, la musique d’Uriel Herman puise certaines de ses inspirations dans le monde pop/rock mais le pianiste demeure marqué par la formation classique reçue à Jérusalem. On retrouve en effet dans sa musique des réminiscences  d’un romantisme issu de de cette trajectoire musicale et cette maîtrise du contrepoint qui affleure sur certaines plages de facture faussement baroque.

Il demeure que les fondamentaux de cet artiste sont aussi ancrés dans les musiques traditionnelles de sa culture qui imprègne fortement son écriture et ses arrangements. Enfin le jazz contribue aussi à la forger la personnalité de ce musicien.

Uriel Herman opère entre toutes ces influences musicales une habile fusion et inscrit sa trajectoire musicale dans le sillon de ces artistes adoubés dans le monde du jazz, comme Avishai Cohen, Yaron Herman, Shai Maestro, Omri Morr et bien d’autres encore, qui trouvent dans leurs racines leur inspiration .

« Face to Face »

Les musiciens

Pour définir les contours de son univers, le pianiste Uriel Herman s’entoure du contrebassiste et oudiste Avri Borochov, du flutiste et saxophoniste Uriel Weinberger et du batteur Haim Peskof.

Pour mieux définir les teintes de certaines plages, le quartet accueille aussi le chant de Daniel Krief, la voix et la guitare de Yehuda Shuki Shveiky, le chant  et la guitare électrique d’Aviv Bahar, les trompettes d’Arthur Krasnobaev, la guitare électrique d’Ilan Bar-Lavi et le cajon de Maayan Doari.

Le répertoire

En ouverture, le quartet revisite Hayu leylot, une chanson israélienne de Mordechai Zeira. Après une introduction nostalgique à  la flute, le piano ébauche la mélodie puis le discours musical se densifie avec un piano très percussif, une batterie tonique et une contrebasse véhémente. Le morceau se termine en prière. Sur Shva Esre le piano joue en boucle un motif sur lequel les autres instruments greffent leur expression.Couverture de l'album "Face to Face" de Uriel Herman

The man who sold the world constitue un moment phare de l’album. Sur ce morceau de David Bowie intervient la trompette qui expose la ligne mélodique jouée par le quartet à la sonorité klezmer. L’oud chante une louange lumineuse à laquelle répondent le saxophone véloce et la trompette lumineuse. Advient ensuite Ballad for Yael qui affiche ses influences jazz avec ses harmonies évocatrices de « Blue in green ». Le piano joue en suspension alors que le saxophone caresse cette courte élégie des volutes qu’il souffle avec une délicate tendresse.

« I shall not die but live » appelle à la prière et incarne un moment de spiritualité et élève son incantation qu’accentue la sonorité d’orgue qu’ajoute le pianiste. Entre prière et danse orientale échevelée s’inscrit Shirat hachalil où alternent accents andalous et pulsion électrique.

Deux compositions du pianiste Uriel Herman imprègnent de leur force le répertoire de « Face to Face », Winter light et Hour of the wolf.

On tombe aussi sous le charme du superbe Hour of the wolf ouvert en douceur par le chant du oud avant de devenir farandole survoltée. Sur Winter light, le quartet propose de voyager dans un climat incantatoire. Rien d’étonnant car ce titre a été composé par le pianiste après sa visite au Costa Rica où il a participé à une cérémonie chamanique qui a duré toute la nuit. Les formes musicales plutôt classiques et romantiques incitent d’abord à la méditation avant que la transe ne s’installe. Enivrant ! 

Faute de teaser de présentation de l’album « Face to Face », une vidéo enregistrée au Jerusalem Music Center et mise en ligne il y a trois ans restitue la force de la musique du pianiste Uriel Herman. Entre fougue et méditation, avec en plus, la lumière transmise par le (prénom du) pianiste.

Maisons-Laffitte Jazz Festival#Digital Edition 2020

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Omer Avital Qantar propose « New York Paradox »

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Clin d’œil à Claude Tchamitchian & « In Spirit »

Clin d’œil à Claude Tchamitchian & « In Spirit »

Quand le lyrisme relie l’intime au mystère

Claude Tchamitchian annonce la sortie de son troisième album solo, « In Spirit ». Attendu pour le 25 janvier 2019, l’opus permet d’entrer plus encore dans l’univers singulier du contrebassiste. La musique captive par son lyrisme et son mystère. Le musicien livre un album exigeant qui rend accessible son univers intime et renouvelle le langage de l’instrument.

Considéré comme un leader charismatique et un compositeur inspiré, le contrebassiste Claude Tchamitchian demeure néanmoins toujours impliqué dans la compagnie et le label Emouvance qu’il a fondés et continue par ailleurs à explorer son univers personnel. C’est ainsi que le 25 janvier 2019, Claude Tchamitchian ajoute un troisième album solo à sa discographie en sortant « In spirit » (émouvance/Absilone).

De « Jeux d’enfant » à « In Spirit »

« In Spirit » ouvre un nouvel espace dans l’univers que Claude Tchamitchian explore depuis 1992, année où il a gravé « Jeux d’Enfant »son premier enregistrement de leader en solo. Il a poursuivi ensuite son cheminement en gravant « Another Childhood », un deuxième album contrebasse solo, opus devenu référence dans le monde de l’instrument.

« In Spirit »… une extension novatrice du territoire de la contrebasse.

« In Spirit »… un nouvel idiome

Le contrebassiste confie : « La conception de ce 3ème solo « In Spirit » obéit à la même nécessité que j’éprouve depuis toujours d’explorer de nouveaux territoires et de développer de nouveaux langages propres à la contrebasse ». Ainsi dans ce nouvel opus, Claude Tchamitchian met à profit toutes les situations pour travailler son instrument de nouvelle manière, pour continuer à inventer son propre idiome.

Il dit avoir eu « la chance de [se] voir confier une des deux contrebasses que possédait Jean-François Jenny-Clarke, merveilleuse opportunité, [lui] permettant de mener à bien la création de ce solo …..l’année même du 20ème anniversaire de sa disparition, étonnante coïncidence« . La mémoire de Jean-François Jenny-Clarke imprègne donc l’album du fait que le contrebassiste joue sur un des instruments du grand Jean-François Jenny-Clark, celui sur lequel il avait enregistré « Le Voyage(ECM) avec Paul Motian et Charles Brackeen.

Cet instrument permet à Claude Tchamitchian d’avoir recours à un nouvel accordage qui renouvelle et libère son expression. Il met à profit ces « plus » techniques pour s’aventurer au plus profond de lui même et trouver d’autres pistes qui alimentent et renouvellent son inspiration.

Explorateur de l’intime, il invente un nouveau langage pour sa contrebasse.

Quatre pistes pour se souvenir…

Sur les quatre titres de « In Spirit », Claude Tchamitchian explore sa mémoire, ses racines et sa vie. C’est ainsi qu’il se souvient et honore tout à tour Jean-François Jenny-Clark, ses origines arméniennes, son enfance et l’album « Another Childhood ».

L’album propose quatre parties, dont trois longues suites et un intermède plus court.

In spirit ouvre le répertoire. Sur cette pièce dédiée à Jean-François Jenny-Clark, le contrebassiste a modifié l’accordage de son instrument et a changé ainsi les paramètres de son jeu. Exit l’accordage en quarte juste et les fondamentales mi/la/ré/sol, Arrive la quinte diminuée et l’accordage en mi bémol/la/mi bémol/la. Le contrebasse virtuose se saisit de cet argument technique pour modifier, libérer et enrichir son expression. D’ailleurs même en étant néophyte on peut prendre la mesure de la force poignante et mystérieuse qui imprègne la musique. Au plus profond de chacun, elle fait vibrer les émotions en réactions aux harmoniques que fait sonner l’instrument.

Couverture de l'album "In Spirit" de Claude TchamitchianEncore une fois Claude Tchamitchian met la technique au service de son art et utilise le jeu à 2 archets qui enserrent les cordes pour installer sur In Memory un lyrisme austère et nostalgique. En souvenir de l’Arménie, le chant mélancolique de la contrebasse est comme empreint d’une triste tendresse et d’une profonde empathie.

Sur In Childhood, le rythme prend la première place. Le contrebassiste fait un clin d’oeil à « Another Childhood » sur ce morceau ternaire en pizzicato assez rapide qui apporte un autre souffle au répertoire.

Pour terminer l’album, In Life développe un mouvement rapide et puissant où le musicien livre un dialogue pudique avec sa contrebasse, comme un libre-échange avec cet instrument devenu son autre Moi. Ce morceau qui joue beaucoup sur les harmoniques libère une musicalité étonnante sans doute à mettre en lien avec la grande liberté de l’expression et à la diversité des propositions successives. La contrebasse propose différents profils sonores. Utilisée et accordée comme un kamantcha (instrument arménien), elle évoque la sonorité d’un violoncelle mais sait aussi offrir un son rond et généreux.

« In Spirit », un album à découvrir les oreilles grandes ouvertes. Claude Tchamitchian se livre à un puissant corps à corps introspectif . Opus exigeant, « In Spirit » offre une musique à la fois profonde et lumineuse, dense et limpide, intime et intense, délicate et mystérieuse, singulière et familière.

Pour retrouver Claude Tchamitchian en concert, rendez-vous à 20h30 le 01 février 2019 dans la salle 2 du Triton (Les Lilas). Une occasion idéale pour écouter live le solo « In Spirit’, cette musique architecturée et raffinée, virtuose et émotionnelle, lyrique et sensible dont la musicalité n’a d’égale que son mystère.

Maisons-Laffitte Jazz Festival#Digital Edition 2020

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Omer Avital Qantar propose « New York Paradox »

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Cap sur Jazz à Vienne 2021

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« Todhe Todhe », Pierre de Bethmann « Medium Ensemble Vol. 3 »

« Todhe Todhe », Pierre de Bethmann « Medium Ensemble Vol. 3 »

Saisissant d’énergie et d’audace

La sortie de « Todhe Todhe », troisième volume du Medium Ensemble de Pierre de Bethmann est annoncée pour le 18 janvier 2019. Le pianiste continue à explorer de nouveaux territoires sonores aux couleurs multiples. Écriture dense, palette sonore somptueuse, solistes inspirés, harmonies audacieuses, rythmique énergique. Le résultat est saisissant.

Le pianiste Pierre de Bethmann frappe un grand coup en ce début d’année avec la sortie le 18 janvier 2019 de « Todhe Todhe » (Alea/Socadisc), sixième production de son label Aléa et volume 3 du Medium Ensemble. Rien moins que deux CD et huit compositions du leader.

Une écriture complexe, des couleurs orchestrales audacieuses et éclatantes, de superbes mélodies et de riches harmonies permettent aux solistes inspirés d’improviser soutenus par une section rythmique renversante d’efficacité et d’inventivité. « Todhe Todhe », une réussite saisissante d’énergie et d’audace.

Medium Ensemble

Après cinq ans d’existence, le Medium Ensemble devient tentet. Dix musiciens remarquables mettent leur talent au service de l’écriture complexe et innovante du leader.

Exit la voix, le cor et le tuba. L’orchestre accueille vibraphone et marimba dont les timbres s’associent de belle manière avec celles du piano. Toujours tonique, la section rythmique soutient et stimule une section de cuivre réduite à six instruments. 

Autour de Pierre de Bethmann sont réunis, Stéphane Guillaume à la flûte et au saxophone ténor, Sylvain Beuf au saxophone alto, David El Malek au saxophone ténor, Thomas Savy à la clarinette basse, Sylvain Gontard à la trompette et au bugle, Denis Leloup au trombone, David Patrois au marimba et au vibraphone, Simon Tailleu à la contrebasse et Karl Jannuska à la batterie.

L’album « Todhe Todhe »

TCouverture de "Todhe Todhe", Vol 3 du Medium Ensemble de Pierre de Bethmannroisième volume du Medium Ensemble, « Todhe Todhe » propose deux CD de superbe facture où sont gravées huit compositions originales de Pierre de Bethmann, dont la reprise de Voiseau, une pièce de 2001. La courte durée des disques, 38′ pour le premier et 41′ pour le second, est inversement proportionnelle à la force et à la densité d’un propos musical à couper le souffle.

A l’issue de deux années de résidence au sein du Théâtre de Saint Quentin en Yvelines, le Volume 3 du Medium Ensemble a été créé le 12 juin 2018 au Théâtre de Saint Quentin en Yvelines et enregistré en juin et juillet 2018 par Philippe Gaillot au studio Ferber à Paris.

Comme le suggère la pochette, on peut écrire, sans guère d’être contredit, que le double album « Todhe Todhe » s’impose comme un sommet musical. En effet rien ne dépare dans le palmarès de cette production, tout résonne au diapason, qualité du son, densité et singularité de l’écriture, diversité des ambiances, inventivité des solistes qui prennent le temps de développer leur expression, somptueux timbres orchestraux portés par une rythmique époustouflante et créative.

Impressions musicales

L’oreille est tenue en haleine d’un bout à l’autre des deux disques aux couleurs orchestrales chatoyantes. On apprécie les nuances de l’écriture et la précision des orchestrations On savoure l’éloquence des improvisations. Neuf plages musicales comme un ravissement sans cesse renouvelé !

Riche en matière sonore En même temps ouvre le disque 1 sur un motif que jouent vibraphone, piano, saxophone et section rythmique vite rejoints par les autres musiciens qui densifient le propos. L’expression nerveuse du chorus de piano stimule le fougueux du saxophone ténor (celui de David El Malek) qui entraîne le déchainement de la batterie.

L’orchestre et les phrases elliptiques du piano parent Ecart Type aux résonances contemporaines. Le trombone s’envole dans une improvisation aérienne puis le saxophone alto fait monter la tension avant que tout ne se résolve. Le phrasé serein du piano introduit Nuance. Parée de riche couleurs, la ballade inspire les solistes, bugle et clarinette, qui mêlent tour à tour leur sonorité à la dense masse orchestrale du Medium Ensemble.

Sitôt après l’ouverture de Mir, le vibraphone dialogue avec la batterie. Le collectif les rejoint ensuite. Il se trame alors un climat harmonique singulier d’où émerge le solo céleste du saxophone alto. Un dialogue clarinette basse-batterie amorce le disque 2 sur Todhe Todhe dont la riche texture et les harmonies rutilantes ne laissent pas indifférents. Un chorus de piano exalté stimule l’enthousiasme de l’orchestre qui met en orbite le solo impétueux de la flûte.

Wabi Sabi conquiert par un climat de rêverie qui atteint son acmé avec l’expression du saxophone ténor. Composition aux multiples facettes, Volseau permet d’écouter une improvisation du vibraphone qui inspire ensuite un solo turbulent et véhément au saxophone ténor.

Amblitude s’aventure sur un rythme funky et offre une mélodie bluesy. Trompette et trombone devisent allègrement avant que ne s’enflamme le ténor (celui de Stéphane Guillaume cette fois), soutenu par le vibraphone. Le répertoire se termine avec une version magnétique et courte de Nuance devenue pour l’occasion Nuance persistante où la clarinette basse mise à l’honneur chante une ode musicale haute en couleurs orchestrales.

Pour écouter live le répertoire de « Todhe Todhe », rendez-vous le 15 février 2019 au Studio de L’Ermitage à Paris avec les 10 solistes exceptionnels du Medium Ensemble de Pierre de Bethmann.

Maisons-Laffitte Jazz Festival#Digital Edition 2020

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Cap sur Jazz à Vienne 2021

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Michael Felberbaum signe « 3Elements »

Michael Felberbaum signe « 3Elements »

Grâce, élégance et musicalité

Le guitariste Michael Felberbaum signe un sixième album intitulé « 3Elements ».  l’album propose un jazz chambriste à l’instrumentation singulière, un trio guitare-saxophone-piano, sans basse ni batterie. Au final, une musique à la palette nuancée et subtile qui conjugue grâce, élégance et musicalité.

Sur l’album « 3Elements » (Fresh sound new talent) annoncé pour le 18 janvier 2019, le guitariste Michael Felberbaum réunit autour de lui Frédéric Borey (saxophones soprano et ténor) et Leonardo Montana (piano et Fender Rhodes).

Couverture de l'album "3elements" de Michael FelberbaumOn pourrait se demander si le titre de l’album fait référence à la portée symbolique, numérologique ou ésotérique souvent attribuée au chiffre 3. Sans explorer toutes les hypothèses il s’avère, et c’est bien là l’essentiel… l’album est le fait de trois musiciens inspirés.

Le répertoire de l’album compte une composition du saxophoniste et huit compositions du leader qui a par ailleurs arrangé un titre chanté par Janis Joplin, un de Chris Cornell (Soundgarden) et une pièce du compositeur baroque napolitain, Andrea Falconieri… la musique navigue entre les rivages du jazz, du blues, du rock et du classique.

« 3Elements », un album à l’esthétique soignée. Un opus singulier irrigué par le dialogue permanent qu’entretiennent les trois musiciens. Il fait résonner des échos intimistes qui n’en possèdent pas moins une dynamique fort expressive.

« 3Elements », une instrumentation singulière

Le trio atypique qui réunit les guitares acoustique et électrique de Michael Felberbaum, les saxophones soprano et ténor de Frédéric Borey et le piano et le Fender Rhodes de Leonardo Montana, renouvelle les discours habituels.

La voix du saxophoniste Frédéric Borey se partage entre énergie, douceur, sensibilité et lyrisme. Le son lumineux du soprano et la pureté du grain du ténor se marient à merveille avec le jeu tout en nuances de la guitare. Avec élégance et subtilité, Michael Felberbaum cisèle son phrasé avec précision et apprivoise les dissonances. Le sens rythmique du pianiste brésilien Leonardo Montana permet à la guitare et au saxophone de libérer leurs discours. A l’aise dans les minimalismes les plus subtils où son lyrisme fait mouche, le pianiste chahute aussi les paysages sonores sur les touches de son Fender Rhodes.

Sans section rythmique, les trois instrumentistes croisent leurs mélodies sur des trames harmoniques variées. Ils reprennent les motifs des morceaux qui alimentent leurs échanges et donnent lieu à de multiples développements. Unisson et dialogues alternent. Les interactions de chaque instant nourrissent la trame musicale et oxygènent la musique

Impressions musicales

L’album ouvre avec Italian Waltz, un morceau à la texture aérienne qui se déroule avec légèreté et fluidité sur un rythme ternaire enlevé. 3Elements, qui flirte avec les dissonances, met en évidence la réelle communauté musicale au sein de laquelle les 3 éléments de ce trio peu conventionnel s’expriment. Au fil du morceau on prend la mesure de la maîtrise de l’improvisation que développe chacun des trois compères. La dimension rythmique est assumée par les trois instrumentistes qui n’oublient pas pour autant de libérer leur créativité débordante. Les lignes mélodiques se développent dans des climats harmoniques variés.

Après un exposé du thème de Black Hole Sun à l’unisson, la guitare développe un solo pensif auquel répond le ténor. Par son attaque son jeu n’est pas sans rappeler celui de Joe Lovano alors que son phrasé coulé évoque celui d’un un certain Joe Henderson. Les trois instruments s’unissent pour terminer le morceau du groupe grunge « Soundgarden » en un feu d’artifice de lyrisme.

Sur Ava, le balancement rythmique évoque des rivages brésiliens que colorent les chants et contre-chants entrelacés du soprano et de la guitare. Soutenus par le piano, guitare et saxophone exposent ensemble le thème de Gilmore puis s’expriment à tour de rôle avant de céder l’expression au piano. Les soli se succèdent avec une grande cohérence jusqu’à la reprise du thème et la fin de ce morceau aux consonances très jazz.

Mercedes Benz que chantait Janis Joplin est repris de manière très personnelle par le trio qui pare le thème d’accents nostalgiques aux sonorités sépias. Les improvisations fournies du saxophone et de la guitare sont soutenues par le piano dont le chorus aéré et moderne impulse un envol et déclenche des échanges touffus et très riches entre saxophone et guitare.

Avec bonheur, l’album enchaîne avec Lazy Man Blues qui calme le jeu et paresse sur la grille du blues. Les trois solistes se font lyriques et s’aventurent dans des harmonies surprenantes. Le trio reprend Segui, Segui, Dolente Core du compositeur baroque napolitain Andrea Falconieri dont ils donnent une version ciselée. Les trois interprètes se relaient pour exprimer les nuances de la partition dont ils restituent avec précision les nuances et les appogiatures.

Mode débuté comme un pur exercice de contrepoint puis cède aux appels d’un jazz moderne fort séduisant. Sur Shade l’écriture de Frédéric Borey entraîne le trio vers d’autres rivages expressifs. Point de thème exposé à l’unisson mais un climat intimiste dont les brumes et contrejours incitent à la contemplation et à la rêverie.

Le swing règne en maître sur Mobil où les solistes développent des improvisations inspirées et peaufinées L’album se termine avec The State of things saisissant par les lignes de force qu’il dégage. On cède à l’appel du soprano envoûtant qui entraîne le piano dans son monde alors que la guitare garde le cap rythmique sans pour autant parvenir à dompter leurs aspirations à la liberté.

Le nuancier subtil et varié de « 3Elements » propose un jazz chambriste fluide et inventif où se côtoient de multiples influences. Entre intimité et grâce, dissonances et contrepoint, swing et lyrisme, l’opus développe un charme surprenant et envoutant.

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