Rosario Bonaccorso publie « A New Home »

Rosario Bonaccorso publie « A New Home »

En quartet, il invite Stefano Di Battista

A la tête de son quartet, le contrebassiste Rosario Bonaccorso a sorti « A New Home », un nouvel album aux échos méditatifs. Plutôt intimiste, l’opus n’en demeure pas moins porteur d’une énergie vitale perceptible. Le leader partage cette nouvelle étape musicale avec le saxophoniste Stefano Di Battista qui rejoint le groupe sur quatre plages. Il fait bon pénétrer dans l’univers inspiré du contrebassiste italien.

Couverture de l'album de Rosario Bonaccorso, New HomeAprès « Viaggiando » (2015) et « A Beautiful Story » (2017), le contrebassiste Rosario Bonaccorso revient avec onze compositions originales sur l’album « A New Home » (Via Veneto Jazz/Jando Music) sorti le 16 mai 2019.

Le leader retrouve deux compagnons déjà présents à ses côtés sur l’album « A Beautiful Story » (Via Veneto Jazz/Jando Music), le pianiste Enrico Zanessi et le batteur Alessandro Paternesi lesquels sont rejoints par Fulvio Sigurtà (trompette, bugle). Sur quatre morceaux, le quartet invite le saxophoniste Stéfano Di Battista (saxophones soprano et alto) avec lequel Rosario Bonaccorso a collaboré pendant plus de vingt ans puisqu’il a joué dans ses groupes à partir de 1997.

A New Home, un univers riche en nuances

Écouter « A New Home » c’est comme pénétrer, avec sa permission, dans l’intimité de Rosario Bonaccorso. En effet, via ses compositions, le contrebassiste ouvre les portes de son nouvel univers musical où coexistent sérénité méditative et groove flamboyant.

Après plusieurs décennies de sa vie consacrées à la musique, le contrebassiste Rosario Bonaccorso renouvelle sa musique et lui donne de nouvelles perspectives. Le leader dit « exprimer [ses] sentiments à travers la musique de ce nouvel album qui est un hommage à la vie. » Un album comme le portrait d’un moment de vie où le compositeur évoque l’importance du temps à travers onze compositions.

Un quartet vibrant et romantique à la fois

Le quartet s’exprime sur sept titres qui brillent par leur intensité narrative et par des climats dont les couleurs varient. En ouverture, la mélodie vibrante de romantisme de Re and Ro évoque la complicité qui unit le contrebassiste à sa muse et compagne Rosario et Renate.

Plus loin, sur Ciaramell la ligne lancinante soufflée par la trompette au-dessus des roulements de tambours rappelle l’univers de Nino Rota. Le piano et la contrebasse esquissent en arrière-fond un enlacement musical esquissé sur un rythme de tango. Nostalgique et ludique à la fois. La superbe ballade Lonely Heart, résonne ensuite comme une véritable ode où la ferveur est incarnée par la trompette, la grâce par la piano, la bienveillance par la contrebasse et la tendresse par le balayage feuilleté des balais sur les cymbales et les peaux.

L’atmosphère évolue avec Strange Weather où règne un climat étrange. La trompette virtuose voltige au-dessus du filet que tendent pour elle piano, contrebasse et piano. Nouveau changement de climat avec Crepuscolo qu’introduit la contrebasse à la sonorité grave et boisée dont le chant recueilli annonce la tombée du jour. La voix lumineuse de la trompette allume les étoiles qui illuminent la nuit alors que piano et batterie s’élèvent au firmament.

Une fois la nuit tombée, advient Le Note del silenzio. Le jeu émotionnel de la contrebasse et la sonorité voilée de la trompette bouchée laissent deviner le cheminement des pensées dans le silence au fil du temps que le piano et la batterie objectivent avec délicatesse. Le quartet interprète plus tard une romantique Waltz for George Sand où la contrebasse et le piano dialoguent avant de laisser s’écouler les pleurs de la trompette qui larmoie dans sa sourdine. Sans doute un clin d’œil en souvenir des voyages de la romancière en Italie.

Un quintet tonique et fantaisiste

Le saxophoniste Stefani Di Battista joint ses saxophones au quartet sur quatre titres. Viva Lorenzo célèbre la naissance du petit-fils du leader. Balbutiements de l’enfant, chant cristallin du soprano, comptine égrénée par le piano sur les battements de cœur de la contrebasse et le rythme vital que pulse la batterie avec tendresse. Soprano et bugle célèbrent la vie du nouveau venu avec des inflexions célestes et gorgées d’émotions. Le quintet s’envole dans les cieux d’un univers qui rayonne de joie.

L’ambiance se transforme avec Dubbididibba dont le thème est exposé par l’alto et la trompette complices. Le style funky du morceau reprend avec fantaisie l’atmosphère des compositions d’Horace Silver. Le solo de l’alto est habité d’une intensité foudroyante qui déclenche au passage une véritable tornade rythmique. Ce titre permet d’écouter un chorus de contrebasse où Rosario Bonnacorso s’accompagne de la voix.

L’alto revient plus tard sur Luna rossa qu’il éclabousse d’énergiques saveurs soul-funk. Contrebasse, piano et batterie ne sont pas en reste et pousse le soliste dans ses retranchements. Alto et trompette s’entendent comme larrons en foire et leurs riffs contribuent pour beaucoup aux couleurs flamboyantes du morceau.

L’album se termine avec le titre qui donne son nom à l’album? A New Home. Le climat musical restitue une impression de profonde sérénité. Les spirales lyriques du soprano esquissent la silhouette d’un espace qui pourrait abriter le bonheur intérieur, tel que le conçoit le compositeur.

L’album de Rosario Bonaccorso, « A New Home » doit autant aux climats méditatifs qu’aux ambiances plus effervescentes. Le propos musical élégant séduit par ses nuances et la qualité des mélodies que l’on mémorise. On se prend à fredonner avec le sourire !

La “Nuova Casa” di Rosario Bonaccorso, un nuovo punto di partenza

"A New Home” è il titolo del nuovo cd di Rosario Bonaccorso - Jando Music & Via Veneto Jazz con il featuring di Stefano Di Battista–SINOSSI http://bit.ly/2VuG5uxSpotify https://spoti.fi/2JrLsIL iTunes ITA https://apple.co/2Q6JPAEiTunes USA https://apple.co/2Q8qUpbAmazon https://amzn.to/2JN89qi–Rosario Bonaccorso | contrabbassoStefano Di Battista | soprano e alto sax Fulvio Sigurtà | tromba e flicorno Enrico Zanisi Official | pianoforteAlessandro Paternesi Official | batteriaNel video, le date dei concerti di presentazione: > Una “Nuova Casa” dove uomo, spirito e musica, si ritrovano creativamente ad un nuovo punto di partenza. Compiuti i sessant’anni d’età di una vita vissuta in musica, da questa “Nuova Casa” Bonaccorso comincia a guardare da una prospettiva ancora più interiore, un cambiare e cambiarsi, accogliendo i mutamenti della vita con l’amore per una creatività diventata più meditativa.

Publiée par Rosario Bonaccorso sur Mardi 14 mai 2019

Pierre de Bethmann Trio fait coup double

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Pierre de Bethmann Trio revient avec « Essais/Volume 4 » et un coffret qui regroupe les 4 albums des « Essais » enregistrés en 5 ans autour de reprises de thèmes issus de multiples traditions. Avec à son actif cinq années d’activité intense, quatre albums enregistrés et regroupés en un coffret, le pianiste continue à expérimenter avec brio, l’art du trio avec ses fidèles compagnons, Sylvain Romano et Tony Rabeson. Un vent de fraîcheur et de raffinement. Un havre de plénitude musicale propice au ressourcement et à la sérénité.

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Hommages à Ennio Morricone

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Pour commémorer ce qui aurait été le 92ème anniversaire du compositeur italien Ennio Morricone, deux labels présentent des albums qui honorent le Maestro. Son label Decca collabore avec CAM Sugar pour présenter « Morricone Segreto ». Le label Bonsaï lui rend hommage avec « More Morricone ». Le premier présente sept titres inédits en version orchestrale, de quoi satisfaire un public amateur de pièces rares. Interprété par le contrebassiste Ferruccio Spinetti et le pianiste Giovanni Ceccarelli, le second joue sur le registre de la sobriété et de l’intimité.

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L’ARFI présente « inDOLPHYlités »

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Avec « inDOLPHYlités », cinq membres de l’ARFI honorent la musique de l’album « Out to lunch! » gravé par Eric Dolphy en 1964. Par leur démarche, entre hommage et appropriation, Mélissa Acchiardi, Christophe Gauvert, Clément Gibert, Guillaume Grenard et Christian Rollet prolongent la musique du disque original. En conservant la même instrumentation, ils revisitent le répertoire auxquels ils ajoutent trois compositions de leur cru. Il en résulte une musique ludique et effervescente qui réinvente celle de Dolphy. Le bouturage musical de ces « inDOLPHYlités » s’inscrit dans l’ADN du collectif… plus ARFIdèle que ça, impossible !

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Festival du Péristyle 2019 – Opéra de Lyon

Festival du Péristyle 2019 – Opéra de Lyon

Du 06 juin au 20 juillet 2019

Voici venir le Festival du Péristyle 2019 et ses concerts gratuits sous les arcades de l’Opéra de Lyon. Programmée par l’Opera Underground, la deuxième édition de ce festival estival lyonnais se tient du 6 juin au 20 juillet 2019. Un voyage musical sans frontière avec des escales à Alger, Tucson, Lagos, Bamako, Caracas, Tokyo, Lilongwe, Sao Paolo, Bogota, New-York, San Jacinto !

Avec 40 soirées et 15 groupes, le Festival du Péristyle 2019 propose une série de concerts pour voyager en musique sous les arcades de l’Opéra. Sans quitter Lyon, le Festival du Péristyle 2019 offre des promesses de dépaysements musicaux !

Entre le 06 juin et le 20 juillet 2019, du lundi au vendredi, l’Opéra Underground propose 3 sets musicaux en entrée libre, à 19h, 20h15 et 22h et offre la possibilité de se rafraîchir et de grignoter, sous le péristyle ou au bar « les Muses ».

Juin 2019

Les 06 et 07 juin, le quartet Bab L’Bluz propose du gnawa funky et bluesy. Le 08 juin, on fait la fête et on décolle avec Nouiba et son chaâbi qui explore le cœur de la musique algérienne. Du 10 au 12 juin, place au bullerengue colombien avec les Cantadoras Lina Babilonia & Joselina Llerena Martinez. Ces chanteuses de bullerengue afro-colombien sont entourées de six musiciens. Du 13 au 15 juin, le groupe BKO embarque le public en direction d’une musique moderne ancrée dans la tradition malienne.

Du 17 au 19 juin, Betsayda Machado & Parranda el Clavo font résonner le péristyle de l’Opéra de Lyon avec leur musique ancrée dans les traditions de chant et percussions d’Afrique de l’Ouest. Après le tambor afro-vénézuelien, le voyage continue avec le duo Madalitso Band dont la musique fraîche et dansante et invite le 20 juin à une transe rustique malawite.Festival du Péristyle 2019

Après la pause du 21 juin où la fête de la musique bat son plein dans toute la ville, changement de décor le 22 juin avec la Soirée Soundpainting. Au programme les compositions collectives improvisées que dirige le saxophoniste et compositeur Benjamin Nid. Il présente deux groupes, L’Orchestre Ephémère et L’Attracteur Étrange. Si le second groupe possède une grande pratique du jeu collectif et une connaissance du système de soundpainting, la première formation sera constituée de tout musicien/danseur, amateur ou professionnel qui aura suivi une courte formation dans des ateliers organisés pendant la semaine du concert.

Du 24 au 26 juin, escale du côté de Tucson, dans l’Arizona où la culture mexicaine côtoie le rock et la country music. Avec son Orkesta Mendoza, le leader Sergio Mendoza (accordéon, claviers, voix et guitare) fait entendre une sorte de mambo tucsonian pas banal. Après celà, direction le Brésil… avec Coisa Fina, un big band de São Paulo né en 2005 à l’initiative du saxophoniste Daniel Nogueira et du bassiste Vinicius Pereira. La venue du groupe est organisée par l’Opera Underground en partenariat avec Jazz à Vienne où le groupe va aussi se produire. Sur des arrangements élaborés, les musiciens diffusent principalement la musique du maestro Moacir Santos.

Juillet 2019

Du 01 au 03 juillet, changement de paysage musical. En partenariat avec Jazz à Vienne, le Festival du Péristyle 2019 s’aventure dans des contrées qui hésitent entre musique classique et jazz en invitant le violoniste et compositeur Olivier Manchon et L’Orchestre Miniature. Un orchestre de cordes (violon, alto, violoncelle, contrebasse) accueille le saxophone et les clarinettes de John Ellis. Des miniatures musicales aux esthétiques soignées.

Du 04 au 06 juillet, la température va monter avec la venue de Michael Winograd & the Honorable Mentshn. La musique klezmer jouée par les musiciens new-yorkais va faire régner l’esprit festif propre à cette musique dont le leader clarinettiste est, outr’Atlantique, l’un des représentants les plus inspirés.

Du 08 au 10 juillet, place à la cumbia de San Jacinto avec l’accordéoniste colombien Carmelo Torres y Cumbia Sabanera. L’orchestre représentatif de la nouvelle scène alternative de Bogotá va faire exploser le mercure des thermomètres.

Du 11 au 13 juillet, le jazz atypique du groupe Impérial Orphéon revient sous le Péristyle. Les quatre virtuoses que sont Rémy Poulakis (accordéon, chant), Gérald Chevillon (saxophones basse, ténor, soprano), Damien Sabatier (saxophones baryton, alto, sopranino, thérémine,) et Antonin Leymarie (batterie, objets, percussions) vont présenter leur musique peu soucieuse des frontières de style. L’occasion de découvrir live le répertoire de « Seducere », leur dernier album sorti le 12 avril 2019.

De nouveaux horizons s’annoncent du 15 au 17 juillet avec la venue de Ajate. Le groupe utilise des instruments traditionnels japonais tels que le Jahte (un xylophone en bambou) qui n’est pas sans rappeler le balafon, ou le Shime-daiko, qui ressemble, lui, au talking drum. On peut faire confiance aux dix musiciens pour faire régner une ambiance plus que festive, puisque c’est d’Afrobeat japonais dont il s’agit.

La programmation du Festival du Péristyle 2019 se termine avec Altavoz qui, du 18 au 20 juillet, va distiller une musique joyeuse et originale. Entre Balkans, Moyen-Orient et Afrique, l’accordéon Farfisa, le saxophone alto, la flûte à nez, la batterie et le xylophone s’en donnent à cœur joie. A l’écoute de leur dernier album « Le bal des Crépidules », sorti le en mai 2019, nul doute que la bonne humeur va régner en maître sous le péristyle de l’Opéra de Lyon.

Après les effluves musicales festives de l’été, l’Opera Underground reprend sa programmation entre Amphi et Grande Salle de l’Opéra de Lyon. D’ores et déjà on peut noter quelques RV. Les 21et 22 septembre 2019 avec « Opération Martel » où l’on retrouve entre autres artistes,la contrebassiste Sarah Murcia. Le 12 octobre 2019 avec un « Hommage à Rachid Taha » en Grande Salle avec l’Orchestre de l’Opéra et de nombreux invités. Le 26 octobre 2019Louis Sclavis trio se produit à l’Amphi avec Dominique Pifarély et Vincent Courtois. Bien d’autres réjouissances à découvrir dès l’automne.

Pierre de Bethmann Trio fait coup double

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Clin d’œil à Gaël Horellou & « Tous les Peuples »

Clin d’œil à Gaël Horellou & « Tous les Peuples »

Jazz & Maloya, deuxième volume

Deux ans après l’énergique album « Identité », le saxophoniste Gaël Horellou revient et fait de nouveau converser jazz et maloya dans un nouvel opus intitulé « Tous les peuples ». Les compositions unissent la puissance des voix et des percussions traditionnelles du maloya à un combo jazz aux sonorités éclatantes. La magie continue à opérer et la musique expressive ne manque pas de nuances !

couverture de l'album Tous les Peuples de Gael HorellouSur l’album « Tous les Peuples » (Breakz/Socadisc) à sortir le 07 juin 2019, le compositeur et saxophoniste Gaël Horellou continue à faire dialoguer avec réussite le maloya de l’océan Indien et un jazz vigoureux. La fusion opérée sur l’album « Identité », sorti en 2017 est de nouveau au centre du discours musical de l’alto qui retrouve sur ce nouvel opus la plupart de ses compagnons de l’album précédent auxquels se joignent quelques invités.

Après avoir mis en conversation Jazz et Maloya une première fois sur le superbe album « Identité », le leader revient avec « Tous les peuples », un deuxième volume qui explore plus avant le projet. Il partage la musique avec des musiciens réunionnais qu puisent dans leur patrimoine musical traditionnel pour formaliser le terrain de partage où se rencontrent le jazz et la musique créole réunionnaise.

L’équipe de l’album

©Alexis Horellou

Autour de lui, Gaël Horellou a réuni l’organiste Florent Gac, le guitariste réunionnais Nicolas Beaulieu ainsi qu’une rythmique de percussions traditionnelles réunie autour de Vincent Philéas avec Frédéric Ilata, Vincent Aly Béril et Émilie Maillot. Le tromboniste Teddy Doris et le saxophoniste ténor Maxence Emprin renforcent le groupe sur le titre qui donne son nom à l’album. Pascal Bret chante sur le titre Veli qu’il a par ailleurs composé.

« Tous les peuples » a été enregistré en avril 2018 à l’Espas Leconte de Lisle de Saint-Paul (Réunion) par Gilles Stym puis mixé et mastérisé par Dominique « Dume » Poutet. Réalisée par le dessinateur de BD Alexis Horellou, la pochette aux couleurs chaleureuses laisse percevoir avant même l’écoute de la galette combien l’album incite au mouvement et au partage.

Jazz et Maloya

Sans reprendre en détail la riche expérience musicale de Gaël Horellou consultable sur son site et déjà présentée sur la chronique de l’album « Identité », on ne résiste pas à évoquer la trajectoire qui l’a mené de 1994 avec le collectif MU à ses projets actuels en passant par les proximités musicales vécues auprès de Laurent de Wilde, Luigi Trussardi, NHX et bien d’autres jazzmen prestigieux.

En 2011, le saxophoniste altiste est tombé sous le charme de l’identité rythmique de la musique de l’océan indien.  Il a trouvé un lien entre le phrasé de ce rythme ternaire réunionnais et celui du jazz et a saisi la parenté qui existe entre les origines des deux musiques, cette Afrique qui a autant inspiré la musique créole de la Réunion et que le jazz.

« Tous les Peuples »

Sur l’album la puissance de la percussion et celle du chant se conjuguent avec l’orgue, le saxophone alto et la guitare; Il en découle un mélange inédit dont la richesse explose de mille éclats. Sur tous les titres, la rythmique sous-tend toujours le mouvement, qu’elle passe de la jubilation la plus effrénée à la plus tendre syncope.

Sur les huit titres de l’album auquel s’ajoutent deux des morceaux repris en format radio, quatre compositions sont à porter au crédit de Gaël Horellou. Deux morceaux sont co-composés par le leader et Nicolas Beaulieu alors que sur un autre titre le saxophoniste a mêlé son écriture à celle de Vincent Aly Béril.

Spirit of Africa (coécrit par le leader et Vincent Aly Béril) débute comme une prière mais très vite la rythmique convoque le maloya et fait danser les mesures. Les voix et l’orgue donnent une superbe dynamique à Jazz Kabaré co-composé par Gaëil Horellou et Nicolas Beaulieu.

Tous les Peuples ne se contente pas de donner son nom à l’album. Il électrise le tempo et l’atmosphère. En effet, irrésistiblement et sans délai les percussions s’expriment sur le riff que perpétuent énergiquement guitare et saxophones puis orgue. La guitare enflamme le morceau et pimente le climat jusqu’à le rendre incandescent alors que l’orgue reprend le riff. Les sonorités cuivrées du ténor de Maxence Emprin et du trombone de Tedy Doris se joignent à la fête. Durant plus de dix minutes, l’alto souffle sur les braises rougeoyantes de la musique que le combo tout entier alimente avec une vigueur peu banale. Les spirales musicales tournoient sans répit jusqu’au paroxysme, jusqu’à la transe.

Tizafer résonne comme un blues déchirant que la voix de l’alto entame, vite rejoint par les percussions et l’orgue. La prière s’élève portée par une rythmique délicate. Cabri Massalé introduit par l’orgue et les percussions enflamme de nouveau la musique. L’alto et la guitare ne sont pas en reste et les syncopes se succèdent alors que le saxophone déroule un long chorus aux accents déchirants précurseurs d’une Gigue Créole qui porte bien son nom. Le morceau engage en effet à une danse endiablée. L’orgue chante avec superbe puis cède la place à un splendide chorus de percussions et un alto frénétique qui mène le bal jusqu’au bout de la piste.

Composé et chanté par Pascal Bret, Veli débute comme une incantation qui se poursuit par le balancement irrésistible de la procession funèbre que tous les musiciens accompagnent.  Plus tard, le chant prière de l’alto ouvre Kraz Maloya. La voix d’Émilie Maillot le rejoint puis les percussions prennent le dessus et entraînent saxophone, guitare et orgue dans des échanges où le jazz fait entendre sa voix. Le morceau conçu par le leader et Vincent Philéas fait aussi la part belle aux percussions avant que les voix ne viennent les rejoindre.

De bout en bout, « Tous les Peuples » réussit le challenge de tresser une nouvelle langue musicale qui réunit jazz et maloya sans qu’aucune des deux musiques n’y perde son âme. Impossible de résister à ce cocktail qui fait alterner rythmiques effrénées, riffs exaltés avec mélodies et chorus nostalgiques ou déchirants. A savourer en attendant, qui sait, un troisième volet.

Après le concert du 10 juillet 2019 programmé au New Morning à Paris pour la sortie de l’album, Gaël Horellou et ses compagnons vont sillonner l’hexagone durant l’été. ICI pour en savoir plus sur les concerts et vivre live la musique de « Tous les Peuples ».

Pierre de Bethmann Trio fait coup double

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Festival Jazz à Cours & à Jardins 2019

Festival Jazz à Cours & à Jardins 2019

Du jazz pour tous dans des jardins urbains

Le Festival Jazz à Cours & à Jardins 2019 se déroule du 07 au 09 et du 14 au 16 juin. Coiffé d’une embouchure de cornet, le sympathique nain de jardin de l’affiche annonce un programme alléchant. La 8ème édition du festival ne manque pas d’ambition avec 32 concerts gratuits, 9 créations et 22 jardins secrets de Lyon et sa métropole. La perspective de découvrir des artistes européens reconnus ou émergents.

Festival Jazz à Cours & à Jardins 2019Tous les ans, les amateurs de jazz et de musiques improvisées de la métropole lyonnaise se réjouissent et poussent les portes du festival « Jazz à Cours et à Jardins » dont le slogan « Le Jazz pour tous » n’est pas vain puisque tous les moments sont libres d’accès.

Défricheur de musique, le dynamique directeur du festival, François Dumont d’Ayot, s’est une fois de plus mis les neurones à l’envers pour gérer les finances et implanter des musiques inventives dans des cadres urbains qui fleurent bon la nature.

De quoi réjouir les oreilles et les yeux !

Défrichage-maraîchage musical et urbain

Avec audace et persévérance, le compositeur et poly-instrumentiste François Dumont d’Ayot pratique un réel défrichage-maraîchage musical et urbain.

Affiche du Festival Jazz à Cours & à Jardins 2019Le « festival Jazz à Cours & à Jardins » 2019 propose une programmation sur deux week-ends, du 07 au 09 juin et du 14 au 16 juin avec en ouverture le 06 juin, l’inauguration de l’exposition photographique « Jazz’n Black and White » de Catherine Dargere à 19h à la MJC de St-Just.

Après les concerts du 30 avril 2019 à l’occasion du « Jazz Day » et ceux « Jazz au fil des eaux » le 25 mai 2019, le Festival « Jazz à Cours & à Jardins » 2019 invite des musiciens européens prestigieux qui proposent plusieurs concerts dont certains constituent de véritables évènements.

Ces moments sont aussi l’occasion de découvrir des lieux atypiques de quelques arrondissements lyonnais (1er, 4ème, 5ème, 7ème, 6ème, 9ème), des villes d’Oullins et de Sainte-Foy-Lès-Lyon.

Quelques repères incontournables

Parmi l’ensemble des RV, on a repéré quelques concerts qu’il serait dommage de rater car ils portent en eux des promesses de musiques décoiffantes.

07 juin 2019

Ce vendredi 07/06/19 est organisée une « Soirée latine » dans les jardins de l’Université Lyon 2 (rue pasteur), en partenariat avec l’Instituto Cervantes et l’Istituto Italiano Di Cultura. Ainsi se produisent à 18h le trio espagnol piano-contrebasse-batterie Summatrio puis à 19h30, le quartet italien du saxophoniste baryton et compositeur Carlos Actis Dato.

Saxophones, clarinettes et cornemuses vont faire souffler un vent de folie sur la fac Lyon 2.

14 juin 2019

Pour célébrer les 15 ans de la disparition du saxophoniste Steve Lacy, le festival organise le 14/06/19 une « Soirée Jazz et poésie » avec le « Steve Lacy’Isthms » Project d’après « Song » sur des poèmes de Brion Gyson. Cet hommage musical et poétique est rendu par le François Dumont D’Ayot Septet à 19h30 dans le Jardin Gouverneur, 38 avenue Maréchal Foch dans le 6ème arrondissement de Lyon.

L’occasion de se remémorer Steve Lacy, ce saxophoniste essentiel dans l’histoire du jazz et d’écouter François Dumont D’Ayot sur nombre de ses instruments.

15 juin 2019

La « Soirée Création Jazz d’Aujourd’hui » de cePinocchio et Guignol au Festival Jazz à Cours & à Jardins 2019 second samedi du festival, propose deux créations dans le jardin de la Maison des enfants, 11 rue du petit Revoyet à Oullins.

A 18h, dans le cadre des fêtes du jumelage d’Oullins avec Pescia-Collodi, le village natal de l’auteur de Pinocchio, le François Dumont d’Ayot Quartet présente une création intitulée « Pinocchio au Pays de Guignol ».

Les deux cousins transalpins, Pinocchio et Guignol seront animés par deux comédiennes marionnettistes qui se mêleront aux musiciens.

A 19h30, le concert « Echos d’Henry Cow » ravive le souvenir de la mouvance musicale britannique de rock progressif des années soixante-dix où figuraitLe Festival Jazz à Cours & à Jardins 2019 accueille le projet Echoes of Henry Cow le groupe « Henry Cow » fondé par Fred Frith et Tim Hodgkinson.

A la tête de son quintet, le flutiste Michel Edelin a réuni Sylvain Kassap (clarinettes), Sofia Domancich (claviers), Simon Goubert (batterie), Stéphane Kérecki (contrebasse) et a invité le chanteur John Greaves, qui fut bassiste et chanteur du mythique groupe « Henry Cow ». Pour se mettre en oreilles, écouter l’album « Echos d’Henry Cow », récemment sorti sous le label RoguArt, s’impose presque.

Des vibrations de jazz progressif dont on se réjouit d’avance.

16 juin 2019

A 18h, à l’Hôtel St-Joseph, 38 allée Jean-Paul II à Ste-Foy-Lès-Lyon, en partenariat avec le Goethe Institut, le festival organise une « Soirée Piano Solo ». Il invite la pianiste berlinoise Maria Baptist dont les poèmes musicaux hésitent entre flamme et confidences intimes. Sa prestation est précédée d’un solo du pianiste Ewerton Oliveira, musicien brésilien établi à Lyon depuis quelques années. On peut espérer entendre quelques incursions dans le monde du légendaire Hermeto Pascoal.

Et bien d’autres superbes moments à vivre…

Le site du festival « Jazz à Cours & à Jardins » permet de retrouver l’exhaustivité de la programmation et de nombreuses précisions concernant les différents rendez-vous.

Point important à préciser, en cas d’intempérie, tous les concerts bénéficient d’un lieu de repli consultable le jour même sur le site. Un festival dont les résonances démontrent une fois de plus combien l’Europe du jazz est performante, même si les impératifs budgétaires de la culture demeurent incontournables, en France comme ailleurs… ce qui ajoute d’autant plus de mérite au Festival Jazz à Cours & à Jardins 2019 !

Pierre de Bethmann Trio fait coup double

Pierre de Bethmann Trio fait coup double

Pierre de Bethmann Trio revient avec « Essais/Volume 4 » et un coffret qui regroupe les 4 albums des « Essais » enregistrés en 5 ans autour de reprises de thèmes issus de multiples traditions. Avec à son actif cinq années d’activité intense, quatre albums enregistrés et regroupés en un coffret, le pianiste continue à expérimenter avec brio, l’art du trio avec ses fidèles compagnons, Sylvain Romano et Tony Rabeson. Un vent de fraîcheur et de raffinement. Un havre de plénitude musicale propice au ressourcement et à la sérénité.

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Hommages à Ennio Morricone

Hommages à Ennio Morricone

Pour commémorer ce qui aurait été le 92ème anniversaire du compositeur italien Ennio Morricone, deux labels présentent des albums qui honorent le Maestro. Son label Decca collabore avec CAM Sugar pour présenter « Morricone Segreto ». Le label Bonsaï lui rend hommage avec « More Morricone ». Le premier présente sept titres inédits en version orchestrale, de quoi satisfaire un public amateur de pièces rares. Interprété par le contrebassiste Ferruccio Spinetti et le pianiste Giovanni Ceccarelli, le second joue sur le registre de la sobriété et de l’intimité.

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L’ARFI présente « inDOLPHYlités »

L’ARFI présente « inDOLPHYlités »

Avec « inDOLPHYlités », cinq membres de l’ARFI honorent la musique de l’album « Out to lunch! » gravé par Eric Dolphy en 1964. Par leur démarche, entre hommage et appropriation, Mélissa Acchiardi, Christophe Gauvert, Clément Gibert, Guillaume Grenard et Christian Rollet prolongent la musique du disque original. En conservant la même instrumentation, ils revisitent le répertoire auxquels ils ajoutent trois compositions de leur cru. Il en résulte une musique ludique et effervescente qui réinvente celle de Dolphy. Le bouturage musical de ces « inDOLPHYlités » s’inscrit dans l’ADN du collectif… plus ARFIdèle que ça, impossible !

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Tropical Jazz Trio… du jazz caliente !

Tropical Jazz Trio… du jazz caliente !

Entre jazz, Afrique et Caraïbes

Le contrebassiste Patrice Caratini, le pianiste Alain Jean-Marie et le percussionniste Roger Raspail présentent « Tropical Jazz Trio », l’album dont le titre est aussi celui de leur groupe. Après quarante ans de compagnonnage musical sur les scènes jazz, les trois complices se sont décidés à entrer en studio. Il en résulte un jazz pulsatile et chaleureux qui regarde vers ses racines africaines, caribéennes et européennes aussi.

Entre leurs projets personnels qu’ils mènent chacun avec succès, Patrice Caratini, Alain Jean-Marie et Roger Raspail se sont régulièrement produits en trio sur les scènes de jazz. Il aura fallu qu’ils entrent en studio pour que le trio trouve nom et devienne le « Tropical Jazz Trio ». couverture de l'album Tropical Jazz TrioQuoi de plus logique ensuite à ce que l’album porte le nom du groupe, lequel nom définit d’ailleurs tout à fait bien la musique qu’il produit.

Pendant plus de quatre décennies, ces trois grands noms de la musique ont joué « pour le plaisir simple de la musique », « à la recherche des racines africaines les musiques » qu’ils aiment. La route du trio croise celle du jeune label Paradox créé par Julien Daïan et Yacine Bouzidi le 04 avril 2017 et dont le premier album produit a été celui de Benjamin Petit, « 5 degrés Sud ». Sur l’impulsion du label, le trio a enregistré son premier album, « Tropical Jazz Trio » (French Paradox/L(Autre Distribution) à sortir le 24 mai 2019.

« Tropical Jazz Trio », les musiciens

Patrice Caratini

Le contrebassiste et compositeur a certes quatre cordes à sa contrebasse mais de bien plus nombreuses encore à son arc de chef d’orchestre. En effet cette figure incontournable du jazz français dirige de nombreux projets parmi lesquels le Caratini Jazz Ensemble dont on a récemment pu apprécier l’album « Instants d’orchestre » (2017). Outre le Latinidad quintet où il développe une musique empreinte de latinité, Patrice Caratini se produit en trio ou en sextet dans des idiomes fort différents et n’hésite pas à côtoyer d’autres arts (cinéma, danse) et d’autres orchestres que les siens.

Son jeu solide ne s’embarrasse ni de semblants ni de fioriture, il n’en fait pas des tonnes mais ses interventions tombent toujours à pic. Sa sonorité toujours très juste possède une dimension tellurique qui n’exclut en aucune manière la musicalité, loin de là.

Alain Jean-Marie

Le pianiste guadeloupéen inscrit sa carrière dans la durée et a lui aussi diversifié les expériences. Avec ses « Biguines Reflections » il est à l’initiative d’un mouvement musical original qui rapproche biguine et jazz. Il affectionne aussi le solo (trois albums en solo à ce jour) mais se produit par ailleurs en trio ou quartet jazz avec Guillaume Naturel. Il est devenu un pilier des scènes jazz de Paris. Il enregistre aussi souvent avec d’autres musiciens guadeloupéens parmi lesquels entre autres, Mario Canonge et le percussionniste Roger Raspail.

Sa discrétion naturelle ne parvient pas à masquer son jeu subtil et rythmique. Soliste inspiré et raffiné il n’en est pas moins un solide rythmicien et avec lui, le swing trouve un sacré complice.

Roger Raspail

Né à Capesterre-Belle-Eau, le percussionniste guadeloupéen maîtrise à la perfection les sept rythmes du gwo ka mais cela ne lui suffit pas. Il explore aussi d’autres territoires musicaux et fait résonner ses tambours dans de nombreux idiomes, du jazz aux musiques des Caraïbes en passant par la morna capverdienne ou la rumba congolaise. Il joue depuis longtemps avec Patrice Caratini et Alain Jean-Marie mais a aussi croisé la route de Vincent Ségal, Anthony Joseph, Reda Samba, Cesaria Evora et Mal Waldron.

Sur les peaux, sa frappe alterne entre caresse et rythmes véhéments. Son jeu énergique et vituose est empreint de musicalité.

« Tropical Jazz Trio » : le répertoire

Avec un répertoire de quatorze titres l’album fait alterner des reprises et des compositions originales des trois membres du trio.

Les compositions du trio

Morena’s Rêverie composée par le pianiste ouvre l’album avec une mélodie dont le motif répétitif génère une douce méditation.

On continue ensuite sur un tempo médium de rumba avec Marcelina et ses superbes harmonies. Après cette danse élégante, advient Tropical Mood, une deuxième composition du contrebassiste. Sur un motif de blues modal, la trame mélodique jouée sur un tempo latin-jazz laisse place au swing du piano tout en retenue puis au solo de la contrebasse à la sonorité tellurique et au superbe chorus de percussions.

Après avoir écouté la composition d’Alain Jean-Marie, Latin Alley jouée sur un délicat tempo de biguine, on a du soleil plein les yeux et l’on se laisse transporter au Brésil sur Sambacara écrite par Patrice Caratini dont la contrebasse chante et rayonne sur cette samba ensoleillée. Mais pas question de farnienter trop longtemps. En effet, Pytang Pytang Bang, la composition de Roger Raspail et Franck Curier, développe une mélopée aux accents africains dont les les rythmes percussifs inspirent un enivrant solo au pianiste.

Les reprises

Standards de Jazz

Le trio revisite quelques standards de jazz parmi lesquels la superbe composition de Duke Ellington, African Power dont il donne une interprétation radieuse à laquelle la contrebasse apporte une profondeur évocatrice.

Horace Silver se taille quant à lui la part belle avec deux reprises remarquables. Le trio se réapproprie Señor Blues sous un angle funky que la rythmique teinte d’une originale latinité. C’est ensuite sur un tempo funky aux accents capverdiens que le trio interprète The Cape Verdean Blues. Allégresse et frénésie habitent le chorus de piano. On se prend à bouger sans même y penser.

Entre ces deux morceaux, le piano illumine Meu canario vizinho azul, la composition du brésilien Toninho Horta. Alain Jean-Marie est soutenu par la contrebasse caressante et les percussions délicates qui esquissent un léger rythme de mambo. Le trio ne fait pas l’impasse sur l’illustre Manteca, de Dizzy Gillespie, que le trio reprend dans le pur esprit du jazz afrocubain de 1947. Le jeu du percussionniste n’est pas sans rappeler celui de Chano Pozo.

Chansons et cinéma

Le trio régénère la mélodie de Limelight, composé par Charlie Chaplin en 1952 et l’habille d’une version d’une lumineuse fraîcheur. Couleur Café, la chanson de Gainsbourg, sert de tremplin aux trois musiciens qui mettent à profit cet interlude pour improviser librement dans un registre plutôt bluesy et tendre. L’album se termine avec une version du Temps des Cerises qu’irradie un souffle de vie chargé d’espoir et de joie.

Patrice Caratini, Alain Jean-Marie et Roger Raspail proposent une conversation musicale chaleureuse et rythmique. Un jazz métissé doucement épicé qui croise rythmes latins, afro-cubains et caribéens sans oublier de courtiser la mélodie. Entre standards et compositions originales, « Tropical Jazz Trio » incite à la joie et à la sérénité. Un cocktail à déguster sans modération et à partager généreusement !

Pour savourer « Tropical Jazz Trio » live, deux RV se profilent. Le 02 juillet 2019 à 21h à Paris au Sunside et le 03 octobre 2019 à Paris au Bal Blomet (dans le cadre des Jeudis Jazz magazine).

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