Hubert Dupont présente « Golan-Al Joulan Vol 1 »

Hubert Dupont présente « Golan-Al Joulan Vol 1 »

Hubert Dupont sculpte un ailleurs singulier

Le contrebassiste et compositeur Hubert Dupont se plait à sillonner la musique au gré de ses envies et de ses rencontres. Avec son nouvel opus « Golan-Al Joulan Vol 1 » sorti le 11 octobre, le musicien ouvre une fenêtre sur un autre Orient que la musique aurait pacifié.

En 2013, le duo « Sabil » constitué ses musiciens palestiniens Ahmad Al Khatib (oud) et Youssef Hbeisch (percussions) invite Hubert Dupont pour un grand concert à l’Institut du Monde Arabe. C’est la naissance du Trio Sabil qui part en Palestine pour une tournée suivie en 2014 par des concerts en France et en Finlande. Intéressé par les métriques atypiques, la force expressive des maqâms et des modes en général, et toujours avec le goût de l’improvisation chevillé aux cordes de sa contrebasse, Hubert Dupont envisage par la suite de créer un nouveau programme orchestral qui doit alors s’appeler « Golan ».300_hubert-dupont-et-musiciens-projet-golan

Dans cette direction, il réunit de nouveau Ahmad Al Khatib et Youssef Hbeisch ainsi que trois autres instrumentistes, la flutiste Naïssam Jalal, le clarinettiste Matthieu Donarier et le violoniste Zied Zouari. Dans la nouvelle fraternité musicale du sextet ainsi constituée, le monde du jazz moderne et celui du monde arabe dialoguent. Les interactions entre les musiciens esquissent un langage orchestral singulier et dessinent les lignes d’un nouveau monde où improvisation et tradition orientale font alliance.
300_hubert-dupont_golan_couv

Une tournée dans les territoires palestiniens est envisagée, jusqu’au Plateau du Golan mais si le plateau est bien nommé Golan en anglais et en hébreu, les gens qui y vivent l’appellent Al Joulan. C’est ainsi que l’album s’intitule « Golan-Al Joulan Vol 1 ».

« Golan-Al Joulan Vol 1 » (Ultrack/Musea), un album qui sculpte une bulle protectrice dans laquelle on se plaît à rêver d’un monde où l’homme fait le choix de la musique pour communiquer. Les orchestrations irriguées de rythmes rayonnants et de lignes mélodiques lumineuses dessinent un univers oriental où les instruments croisent leurs couleurs avec bonheur.

Sur Turquoise on perçoit la présence centrale du contrebassiste. Avec les percussions, la  contrebasse élabore un tissu au-dessus duquel s’élèvent les volutes aiguës du violon et de la flûte.

On est également touché par le mariage harmonieux entre la sonorité de la clarinette de Mathieu Donarier et les rythmes et tonalités orientales. On aime à s’immerger dans cet océan sonore et organique d’où surgit le souffle poignant de la flûte de Naïssam Jalal. Le violon de Zied Zouari s’élève avec compassion au-dessus de la mêlée. Comme deux fleuves, l’oud de Ahmad Al Khatib et la contrebasse d’Hubert Dupont se défient ou se croisent mais leur lignes se mêlent et finissent par se fondre dans une zone de confluence. La dimension rythmique primordiale est assurée à chaque instant par le percussionniste Youssef Hbeisch.

Haifa la nuit se construit au fil du temps. Deux plages à écouter en continu. Contrebasse et percussions sont rejointes par l’oud puis par le violon. Le souffle aigu de la flûte fait planer l’inconnu et l’épaisseur de l’ombre. Soutenue ensuite par la percussion au rythme entêtant, la clarinette explore tous ses registres et appelle à fêter la clarté de l’aube qui s’annonce. Tous les protagonistes unissent leurs chants pour cette ode à la nuit sur Haifa.

On est tenté de voir dans cette musique d’une rare modernité, un acte aux contours politiques qui dirait l’espoir d’un possible. Bien sûr on n’ignore pas que la musique ne peut à elle seule engendrer paix et compréhension entre les peuples et les cultures mais ne peut-elle pas ouvrir à un monde où l’écoute et le dialogue coexistent ? Avec « Golan-Al Joulan Vol 1 », on rêve d’un univers qui accepte les changements et les perspectives nouvelles.

Après une tournée en Palestine en mars 2016 qui a mené les musiciens de Ramallah à Nazareth en passant par le Plateau du Golan, Nablus et Jérusalem, le « sextet Golan » se produira le 25 janvier 2017 à Paris au New Morning, Une occasion à ne pas rater pour écouter cette musique bâtie à la confluence des cultures… et on garde aussi l’espoir que 2017 verra la sortie d’un « Golan-Al Joulan Vol.2 » !

Marcus Miller revient avec « Laid Black »

Marcus Miller revient avec « Laid Black »

Trois ans après « Afrodeezia », Marcus Miller revient avec « Laid Black », son nouvel album studio publié chez Blue Note Records. La star de la basse et ses invités explorent tous les horizons. Le généreux groove millerien traverse sans jamais faillir jazz-funk, gospel, R&B, soul et hip-hop. Rien d’innovant mais une valeur sûre à savourer simplement.

lire plus
Festival du Péristyle 2018 – Opéra de Lyon

Festival du Péristyle 2018 – Opéra de Lyon

Du 07 juin au 01 septembre, le Café Jazz du Péristyle cède la place au Festival du Péristyle 2018. La proposition musicale s’élargit au-delà du jazz. Un voyage transmusical pour lequel nul passeport n’est requis. Esprit festif et escales dépaysantes, de Lyon à Addis Abeba en passant par New York, Bogotá, Paris, Sao Paolo.

lire plus
Direction artistique de ONJ, sept candidatures retenues

Direction artistique de ONJ, sept candidatures retenues

Pour succéder à Olivier Benoit à la direction de l’Orchestre National de Jazz, le ministère de la Culture et le Conseil de l’association a lancé une procédure de recrutement. A l’issue de la présélection, sept candidatures ont été retenues. Début juillet sera connu le nom du prochain Directeur Artistique de l’ONJ.

lire plus
Ouch! Records réédite « Ellington on the air »

Ouch! Records réédite « Ellington on the air »

 « Ellington on the air », du groove indémodable en galette vinyle

Ouch ! Records, réédite en vinyle l’album « Ellington On The Air » du Louis Sclavis Sextet sorti en CD chez IDA en 1992 et crédité d’un Django d’or en 1993. Cet opus culte devient de nouveau accessible 25 ans après sa sortie car il était devenu introuvable. On se réjouit de cet évènement.

ouch-recordsOn peut donc remercier de cette initiative Lionel Martin et Ouch! Records, le label qu’il a créé. Lionel Martin est le saxophoniste du groupe d’éthiorock uKanDanZ.  On a aussi pu l’entendre avec Georges Garzone, Mario Stantchev, Louis Sclavis ou Steve Mackay. En plus d’être musicien, Lionel Martin est aussi passionné de disques vinyles et de fil en aiguille… « Ellington on the air » est inscrit dans le jeune catalogue du label Ouch! Records. 

Avoir choisi un album de Louis Sclavis tombe sous le sens pour Lionel Martin car le clarinettiste et saxophoniste Louis Sclavis a toujours compté pour lui. Il le considère comme « un des musiciens les plus importants en tant que « propositeur », mix de force de proposition et créateur » et dit-il, « Ce sont exactement ces personnalités que l’on a envie de mettre en avant dans notre catalogue ! « louis-sclavis-6tet_ellington-on-the-air_couv-ouch_index

Avis aux amateurs ! Depuis le 20 octobre, 500 exemplaires (seulement…) de l’album vinyle « Ellington on the air » sont disponibles. Le disque a été remastérisé de belle manière par l’ingénieur du son Philippe Teissier du Cros qui était déjà présent lors de l’enregistrement d’origine.  Pour en savoir plus sur le label Ouch Records, une consultation du site s’impose.

Voulu comme une suite à sa création en sextet en hommage à Duke Ellington pour le Festival de Jazz de Paris, l’album « Ellington on the Air » est enregistré en décembre 1991 au Gimmick Studio, à Yerres. Aux côtés de Louis Sclavis, le tromboniste Yves Robert, le violoniste Dominique Pifarely, le pianiste François Raulin, le contrebassiste Bruno Chevillon et le batteur Francis Lassus.

La version de la composition Mood Indigo de Duke Ellington arrangée par le pianiste Andy Emler et devenue ainsi Mode Andy Go. C’est un pur diamant qui met tout autant en évidence la modernité de l’écriture d »Ellington que la créativité des solistes lors de leurs impros. La dimension orchestrale pêchue n’a rien à envier à celle des grands orchestres comme le « Vienna Art Orchestra ».

 

Comme Louis Sclavis le rappelle lui-même en 1991, « tout au long de ce disque Duke Ellington n’est ni parodié, ni embaumé, mais présent. Il est point de départ, fil conducteur, inspirateur. Il est …dans l’air ». Ainsi pour Sclavis « Ellington on the air » est beaucoup plus qu’un simple hommage à Duke Ellington, c’est une véritable re-création. A sa sortie en 1992 l’album a très bien été accueilli par le public et la critique et a obtenu le Django d’or du Meilleur disque de Jazz français en 1993.

Par sa légèreté, Heaven, la composition de Duke Ellington arrangée par Dominique Pifarely tranche avec l’énergie de Mode Andy Go.

Pour avoir écouté très récemment les artistes présents sur cet album dans leurs projets actuels, il apparaît avec évidence qu’ils possédaient déjà tous en 1991 ce qui  constitue encore leur propre ADN musical. Vingt-cinq ans après, cette musique demeure d’actualité et conserve sa modernité, c’est dire le potentiel d’innovation que ce « Ellington on the air » a pu représenter lors de sa création. Quant à la musique de Duke Ellington, elle existe envers et contre les ans comme un trésor musical et une source d’inspiration qui ne devrait pas se tarir avant longtemps.

Ceux qui sont restés fidèles au format CD peuvent aussi être satisfaits, car le label Ouch! Records le propose en distribution digitale, en collaboration avec Cristal Records.

Avant de terminer on aime à proposer Caravan/Caravalse où s’enchaînent Caravan (1’18) de Duke Ellington arrangé par Alain Gibert et Caravalse (9’13) composé aussi par Alain Gibert.

En écoutant en boucle « Ellington on the air », on se prend à rêver que Louis Sclavis mobilise ses anciens partenaires pour réinterpréter le répertoire de l’album. Sans nul doute la musique sonnerait tout autrement car tous les interprètes ont exploré de nouvelles planètes musicales mais on doute qu’ils souhaitent tenter cette expérience et puisqu’on a maintenant « Ellington on the air » à disposition, tout est pour le mieux.

Marcus Miller revient avec « Laid Black »

Marcus Miller revient avec « Laid Black »

Trois ans après « Afrodeezia », Marcus Miller revient avec « Laid Black », son nouvel album studio publié chez Blue Note Records. La star de la basse et ses invités explorent tous les horizons. Le généreux groove millerien traverse sans jamais faillir jazz-funk, gospel, R&B, soul et hip-hop. Rien d’innovant mais une valeur sûre à savourer simplement.

lire plus
Festival du Péristyle 2018 – Opéra de Lyon

Festival du Péristyle 2018 – Opéra de Lyon

Du 07 juin au 01 septembre, le Café Jazz du Péristyle cède la place au Festival du Péristyle 2018. La proposition musicale s’élargit au-delà du jazz. Un voyage transmusical pour lequel nul passeport n’est requis. Esprit festif et escales dépaysantes, de Lyon à Addis Abeba en passant par New York, Bogotá, Paris, Sao Paolo.

lire plus
Direction artistique de ONJ, sept candidatures retenues

Direction artistique de ONJ, sept candidatures retenues

Pour succéder à Olivier Benoit à la direction de l’Orchestre National de Jazz, le ministère de la Culture et le Conseil de l’association a lancé une procédure de recrutement. A l’issue de la présélection, sept candidatures ont été retenues. Début juillet sera connu le nom du prochain Directeur Artistique de l’ONJ.

lire plus
Festival Les Guitares 2016, 28ème édition

Festival Les Guitares 2016, 28ème édition

« Les Guitares » 2016 fête la diversité des cordes

Du 17 novembre au 03 décembre, le Festival Les Guitares 2016 célèbre les musiques du monde entier. Guitares traditionnelles, mandolines, cuatro, cavaquinho, oud, ukulélé … Concerts, master-classes, cinéma, bal, rencontres et plus encore.

450_affiche-26eme-festival-les-guitaresCette année encore le festival Les Guitares 2016, accueille la planète des cordes. A Villeurbanne et dans douze villes partenaires, une programmation ouverte sur le monde est proposée. Le festival prend ses distances avec la musique mondialisée pré formatée et ses tubes éphémères. « Les Guitares », un festival qui change les codes d’écoute et diversifie les propositions.

En effet, depuis 28 ans, le festival « Les Guitares » continue à soutenir les musiques vivantes, celles qui se réinventent et regardent vers d’autres horizons sans dénier leurs racines. Ce festival trop discret valorise musiques et musiciens qui résistent à l’uniformisation et met ainsi en évidence la rencontre des peuples, de leurs traditions, de leurs cultures et de leurs différences.

Ainsi, on découvre chaque année la richesse et la diversité des traditions, sans aucune discrimination de style. Un seul point commun demeure, « les guitares » et leurs cordes. Cette année au-delà des guitares, acoustique, électrique ou flamenca, on retrouve de nombreux instruments de la famille des guitares. Oud, mandoline, cavaquinho, cuatro, ukulele, bandola et autres mandola. De quoi plaire à certains et surprendre les autres.

On a repéré ci-après quelques concerts qui s’inscrivent tout à fait dans le « ciel » des Latins de Jazz …& Cie. Bien sûr, tous les autres concerts valent aussi d’être découverts.

Du côté du flamenco, du monde manouche et du jazz : quatre dates à retenir.

manuel-delgado_300Le 18 novembre 2016 à 20h30, au Théâtre de l’Atrium de Tassin la Demi-Lune, c’est Manuel Delgado qui propose en septet un programme de flamenco avec soleas, tarantas et fandangos. L’originalité du projet tient dans le mariage d’instruments peu souvent utilisés dans le flamenco comme le basson et le bandonéon. Un répertoire très personnel où se mêlent flamenco contemporain et traditionnel.

A 20h30 le 18 novembre 2016 au Neutrino de Genas, place aux Acharnés du Swing qui interprètent des standards de jazz manouche et du jazz swing des années 30. Son amplifié des guitares électriques et acoustiques, contrebasse et batterie. Un spectacle de jazz vivant où les pieds battent le tempo.

raphael-fays_300_foto-clodelleLe 25 novembre 2016 à l’Espace Tonkin de Villeurbanne, Raphael Faÿs se produit en trio à 20h30. Ce virtuose de la guitare classique, héritier de Django et du jazz manouche voue une passion au flamenco depuis sa rencontre avec Paco de Lucia après laquelle il a composé de nombreuses bulerias, alégrias et fandangos. L’album “Circulo de la Noche” (Label Ouest/L’Autre Distribution) sorti en février 2015 donne à entendre sur trois CD la manière si singulière dont il interprète le flamenco avec un médiator ou “poua” en espagnol. Raphael Faÿs élargit ainsi son propos manouche et rend compte, au-delà des frontières de l’Espagne et de l’Europe de l’Est de ce qui est commun aux communautés gitanes, aux manouches européens et aux hispano-andalous. Le guitariste donne ainsi une leçon d’ouverture musicale. Il propose un voyage à travers les styles, de Belleville à l’Espagne andalouse, des valses, du swing, du jazz manouche et du flamenco.

Le 02 décembre 2016 à 20h30, l’éternel Samarabalouf revient à L’Auditorium de Villefranche-sur-Saône en version augmentée, Samarabalouf Up. C’est en effet en quartet que François Petit continue à mélanger le swing manouche, le rock, la pop et les musiques du monde. Un quartet de cordes, guitare, violon, violoncelle et contrebasse pour une musique qui fédère largement.

Crédit Photo Slavomir BernasdickinsonLe 03 décembre 2016 (19h et 20h30), place au Jaleo de Louis Winsberg à l’Espace Tonkin pour un spectacle intitulé « For Paco ». Le titre donne le ton d’emblée. Cela fleure bon le flamenco. L’album au titre éponyme annoncé pour le 10 novembre chez Label Bleu, sera chroniqué prochainement sur le blog des « Latins de Jazz … & Cie ». Un album dédié à Paco de Lucia. La soirée du 03 décembre est donc prometteuse. Du flamenco mâtiné de jazz comme le guitariste sait si bien le faire. Dans son nouveau répertoire, Louis Winsberg revient à des sonorités plus acoustiques. A la guitare s’associent la voix de Sabrina Romero et les percussions espagnoles avec le cajon tenu par la chanteuse aussi danseuse et les percussions indiennes que Stephane Edouard maîtrise si bien. Sans oublier Alberto Garcia à la guitare et au chant ainsi que Cédric Baud au saz, à la mandoline et à la guitare. Du jazz méditerranéen à n’en pas douter.

 Trois rendez-vous avec l’Amérique du Sud.

Fernando del PapaLe 26 novembre 2016 l’Espace Tonkin de Villeurbanne ouvre sa scène dès 20h30 au Brésilien Fernando Del Papa. Ce natif de São Paulo est plus connu sous le nom de Fernando Cavaco, pseudo qu’il utilise lors de ses participations aux groupes « Orquestra do Fubá », « Roda do Cavaco » et « Terça Feira Trio ». Ce cavaquinhiste a repris son  nom de naissance, Fernando Del Papa, pour présenter un projet très personnel enregistré sur l’album « Eu Tambèm »(Helico Music/L’autre Distribution). C’est ce projet qu’il présente en quintet avec Inor Sotolongo aux percussions. Avec Fernando Del Papa, la samba se teinte d’accents cubains, le forró s’orne de rythmes africains, la modihna s’évade sur les sentiers mexicains et le sertão se colore de dégradés texans. Dépaysement garanti et évasion vers un Brésil aux sonorités nordestines modernes et à la tonalité poétique.

Ce même 26 novembre 2016 à 15h30 à la médiathèque du Tonkin, le groupe A La Vaca Mariposa présente un répertoire musical vénézuélien.

mosalini-bogelholzLe tango est honoré par le duo Juanjo Mosalini et Vicente Bögelholz le 27 novembre 2016 à 17h30 sur la scène de l’Espace Tonkin de Villeurbanne. Le bandonéon du premier et la guitare du second dessinent pour le tango de nouveaux horizons sonores qu’on a pu écouter dans leur dernier opus « Delta y Mar » (Aparte/Harmonia Mundi). Le titre de ce répertoire qu’ils présentent, évoque le delta du Paraná et l’océan ce Concepciòn et vogue bien au-delà des influences des musiques de l’Argentine et du Chili. Il en résulte une musique aux résonances sud-américaines mêlées d’influences européennes.

Le concert de Juanjo Mosalini et Vicente Bögelholz est suivi à 19h30 d’un bal tango (pour débutants et initiés) à l’Association « Tango de Soie » 41 rue René Leynaud dans le premier arrondissement de Lyon. On note avec intérêt que le bal est gratuit pour les spectateurs du concert de 17h30.

Le choix qu’offre le festival Les Guitares 2016 est riche et varié. Concerts, master-class, cinéma, exposition photos avec les luthiers de la région et bien d’autres rencontres. Le plus simple pour ne rien rater consiste à consulter en détail  l’agenda des réjouissances sur le site du festival « Les Guitares ».

Marcus Miller revient avec « Laid Black »

Marcus Miller revient avec « Laid Black »

Trois ans après « Afrodeezia », Marcus Miller revient avec « Laid Black », son nouvel album studio publié chez Blue Note Records. La star de la basse et ses invités explorent tous les horizons. Le généreux groove millerien traverse sans jamais faillir jazz-funk, gospel, R&B, soul et hip-hop. Rien d’innovant mais une valeur sûre à savourer simplement.

lire plus
Festival du Péristyle 2018 – Opéra de Lyon

Festival du Péristyle 2018 – Opéra de Lyon

Du 07 juin au 01 septembre, le Café Jazz du Péristyle cède la place au Festival du Péristyle 2018. La proposition musicale s’élargit au-delà du jazz. Un voyage transmusical pour lequel nul passeport n’est requis. Esprit festif et escales dépaysantes, de Lyon à Addis Abeba en passant par New York, Bogotá, Paris, Sao Paolo.

lire plus
Direction artistique de ONJ, sept candidatures retenues

Direction artistique de ONJ, sept candidatures retenues

Pour succéder à Olivier Benoit à la direction de l’Orchestre National de Jazz, le ministère de la Culture et le Conseil de l’association a lancé une procédure de recrutement. A l’issue de la présélection, sept candidatures ont été retenues. Début juillet sera connu le nom du prochain Directeur Artistique de l’ONJ.

lire plus
Le label Mr Bongo célèbre le Brésil

Le label Mr Bongo célèbre le Brésil

 Mr Bongo cultive les pépites des musiques brésiliennes

 

Belles initiatives du label anglais Mr Bongo. En ce début d’automne, il publie deux rééditions de musiques brésiliennes devenues cultes, « Mr Bongo Record Club Vol 1″et « Krishnanda ». Autre réjouissance, la sortie du 4ème album des « Barbatuques » intitulé « Ayú ».

On est heureux d’évoquer les deux rééditions de musiques brésiliennes que le label Mr Bongo propose le 04 novembre 2016. D’une part le « Mr Bongo Record Club - Volume One«  et d’autre part l’album « Krishnanda » de Pedro Santos. Par ailleurs, le 07 octobre 2016, on s’est réjoui de la sortie en France du quatrième album du groupe « Barbatuques » intitulé « Ayú » paru en 2015 au Brésil.

record-club-numero1_couv_300« Mr Bongo Record Club Vol 1 » est une compilation de « trésors » qui tournaient sur les platines durant de fameuses soirées mix devenues légendaires. Le légendaire Gilles Peterson a repéré ces morceaux depuis longtemps et le Label Bongo est fort inspiré de remettre en pleine lumière vingt titres, vingt diamants bruts à découvrir. Ainsi, grâce à ce premier volume, des morceaux de choix s’adressent aux auditeurs du XXIème siècle qui n’étaient peut-être pas nés dans ces fameuses années 60 et 72 qui célébraient toutes les formes de musique.

On a aimé Mathar, une sorte de morceau jazz funk indien du vibraphoniste américain Dave Pike. On a vibré sur Freak du Jamaïcain Tappa Zukie et aussi sur le morceau Use my body de Mavis John, la reine des Caraïbes. On s’est étonné à l’écoute de Deixa A tristeza interprété par Neno Exporta Som, où orgue et cuíca font bon ménage.

On a repéré le titre Samba interprété par les Amazones de Guinée, un groupe féminin de 1961 qui combattait pour l’émancipation de la femme… malgré les années, le titre est encore d’actualité. On écoute avec plaisir la chanteuse brésilienne Eva Correia José Maria aka Evinha (du Trio Esperanca) interpréter le titre Esperar pra ver.

Avec « Mr Bongo Record Club Vol 1 » on retrouve l’ambiance et l’esprit de ces fameuses sixties et seventies où la musique rythmait et proclamait la liberté et la vie. Des explosions de titres groovy et chatoyants qui explosent.

pedros-santos_krishnanda_couv_300Parce qu’un bonheur ne va jamais seul, le Label Bongo réédite le 04 novembre, « Krishnanda » le seul album qu’ait réalisé Pedro Santos en 1968. De son vrai nom, Pedro Sorongo, l’auteur de cet opus était percussionniste. Il a joué avec Elis Regina, Sebastião Tapajós, Baden Powell et fabriquait, inventait même des percussions.

« Krishnanda » est un joyau rare que l’on n’hésite pas à qualifier de chef d’œuvre de la musique psychédélique brésilienne. Un mélange baroque de musique traditionnelle et de musique psychédélique. Des cuivres mélangés à de l’électronique bidouillée

Des ambiances exotiques barrées suggérant les touffeurs des tropiques. Des messes noires tropicales où les chants de perroquets hallucinés se mêlent à des voix célestes. Tout juste trente minutes de musique et pourtant un dépaysement extraordinaire. A laisser tourner en boucle pour que dure le plaisir.

« Krishnanda ». La pochette annonce la couleur, la roue de la vie explose avec une musique colorée. Douze titres à la fois exotiques et furieux, un peu kitsch mais merveilleux !

barbatuques-ayu_couv_300Le groupe « Barbatuques » a été formé en 1995 à São Paulo par Fernando Barba. Cet ensemble musical de human beatbox a produit son premier album en 2002 et s’est fait connaître lors de nombreux rassemblements ou festivités au Brésil mais aussi en Europe à partir de 2005. Les « Barbatuques » ont enregistré aux côtés de la chanteuse Camille en 2007 et sont venus en 2008 aux Nuits de Fourvière à Lyon.

Les années passent et le groupe poursuit son ascension et perfectionne son style. Il s’est produit lors des JO en 2016 au Brésil et avec « Ayú », les « Barbatuques » réaffirment aujourd’hui l’essence de leur style. Aucun artifice. Seulement la voix et le corps animés par beaucoup de créativité et une forte conviction. Les 17 titres sont saisissants. On se laisse emporter dans leur écoute sans résister et on découvre des surprises sonores étonnantes.

Sur l’album « Ayú », les quinze artistes du groupe brésilien « Barbatuques » jouent de leur corps et de leur voix pour fusionner avec énergie mélodies, rythmes et harmonies dépaysantes.

Marcus Miller revient avec « Laid Black »

Marcus Miller revient avec « Laid Black »

Trois ans après « Afrodeezia », Marcus Miller revient avec « Laid Black », son nouvel album studio publié chez Blue Note Records. La star de la basse et ses invités explorent tous les horizons. Le généreux groove millerien traverse sans jamais faillir jazz-funk, gospel, R&B, soul et hip-hop. Rien d’innovant mais une valeur sûre à savourer simplement.

lire plus
Festival du Péristyle 2018 – Opéra de Lyon

Festival du Péristyle 2018 – Opéra de Lyon

Du 07 juin au 01 septembre, le Café Jazz du Péristyle cède la place au Festival du Péristyle 2018. La proposition musicale s’élargit au-delà du jazz. Un voyage transmusical pour lequel nul passeport n’est requis. Esprit festif et escales dépaysantes, de Lyon à Addis Abeba en passant par New York, Bogotá, Paris, Sao Paolo.

lire plus
Direction artistique de ONJ, sept candidatures retenues

Direction artistique de ONJ, sept candidatures retenues

Pour succéder à Olivier Benoit à la direction de l’Orchestre National de Jazz, le ministère de la Culture et le Conseil de l’association a lancé une procédure de recrutement. A l’issue de la présélection, sept candidatures ont été retenues. Début juillet sera connu le nom du prochain Directeur Artistique de l’ONJ.

lire plus
Grégory Privat présente « Family Tree »

Grégory Privat présente « Family Tree »

« Family Tree », un jazz vibrant et envoutant

Grégory Privat présente « Family Tree », son premier album en trio. Avec douze compositions originales, le pianiste célèbre ses origines caribéennes et fait des clins d’œil aux rythmes créoles. Une musique créative, moderne et universelle.

Né en 1984 à la Martinique, Grégory Privat a eu pour première influence musicale son père, pianiste et membre du groupe « Malavoi ». Après avoir appris le piano classique dès l’âge de 6 ans et ce pendant 10 ans, il se tourne ensuite vers le jazz et mène de front des études d’ingénieur. A 27 ans, il fait le choix de se consacrer au jazz.

Le pianiste se produit sur les scènes françaises et enregistre deux albums en quintet, en 2011 « Ki Koté » et en 2013, un véritable hommage à sa terre natale, « Tales of Cyparis » qui le fait connaître au-delà de la France. En 2015, Grégory Privat grave l’album « Luminescence » en duo avec le batteur-percussionniste Sonny Troupé déjà présent dans les deux précédents quintets. On note aussi en 2015 sa participation dans le groupe « Liberetto » dirigé par le bassiste Lars Danielsson.

family-tree_couv_200Le 14 octobre 2016, c’est le premier album en trio de Grégory Privat qui voit le jour, « Family Tree » (ACT/PIAS). Sans surprise mais avec bonheur, l’opus est ancré dans ce qui constitue l’ADN musical du pianiste, la tradition musicale de la Martinique, sa terre de naissance.

Les cultures des habitants de la Martinique et de la Guadeloupe, qu’ils viennent d’Afrique, d’Europe, d’Inde ou même de Chine, ont fusionné pour créer ce qu’on nomme aujourd’hui la culture créole. C’est cette belle aventure qui inspire au pianiste le titre de l’album « Family Tree ».  En effet, Grégory Privat n’évoque pas la terminologie habituelle des « racines » pour faire référence aux bases constitutives de son inspiration musicale. Il utilise l’image d’un arbre qui s’élève et réunit toutes les branches qui ont pu se greffer à la musique d’origine.

Certes l’arbre généalogique du jazz a aussi de multiples racines ou branches dont l’une se trouve dans les Caraïbes et plus précisément dans les deux départements d’Outre-Mer où est apparue la biguine dans les années 60, ce rythme qui a laissé des traces dans le jazz français. Cette danse assez lente inspirée des rythmes traditionnels afro-caribéens du bèlè et du gwoka a intégré des éléments de la musette et du jazz-créole américain. La biguine a laissé une empreinte dans le jazz français et dans le zouk, musique pop dominante en Martinique et Guadeloupe.

Comme le dit ci-après le pianiste, on retrouve des clins d’œil à tous ces styles dans son premier album enregistré chez ACT. « Tous les éléments de la musique Antillaise sont présents en moi », dit Grégory Privat. « Ils trouvent leur chemin intuitivement et naturellement dans ma musique. Mais j’essaie toujours d’aller ailleurs, de découvrir de nouveaux styles jour après jour. »gregory-privatdiane-vo-ngoc_2_300

Pour sa nouvelle aventure en trio, Grégory Privat a voulu réunir autour de lui des partenaires qui se comprennent d’emblée et avancent dans la même direction que lui. Pour ce faire, il convoque deux nouveaux compagnons avec qui il a des références communes, deux musiciens très imprégnés comme lui de la culture martiniquaise.

Grégory Privat appelle à ses côtés le bassiste Linley Marthe. Ce dernier très intéressé par l’approche de la musique de Grégory Privat, délaisse sa basse électrique pour jouer exclusivement de la contrebasse sur tous les titres de l’album « Family Tree ». Aussi à l’aise avec le jazz qu’avec les rythmes créoles, Linley Marthe teinte l’album d’une sonorité chaude et grave.

Le pianiste a déjà eu l’occasion de jouer avec le jeune batteur martiniquais Laurent-Emmanuel dit « Tilo » Bertholo au sein du projet « Jazz Bèlè Philosophy » du trompettiste Franck Nicolas. Grégory Privat s’adjoint donc ce batteur qui possède à la fois la technique de l’instrument et celle de la créolité. En effet, Tilo Bertholo a assimilé toute les techniques du jazz moderne et revisite la tradition antillaise dans son approche de la batterie,

« Family Tree », un trio où l’entente humaine et musicale fonctionne. « Family Tree », un album lumineux qui narre des histoires aux émotions subtiles. « Family Tree », des ambiances nuancées et des lignes mélodiques sublimées par une pulsation rythmique sans cesse renouvelée.

Le titre éponyme, Family Tree, dessine une mélodie simple qui s’élève et se charge d’émotions. Le pianiste dresse un tableau musical délicat et voluptueux. La main droite évolue lyrique et virtuose alors que la main gauche plaque des accords percussifs. Tout en nuance, le morceau comporte à la fois des traits esquissés et de volubiles spirales rythmiques.

gregory-privat-triodiane-vo-ngoc_200Sur Zig Zagriyen le piano se fait véhément et percussif et se lance dans une poursuite infernale, poussé et soutenu par le rythme implacable qu’impulsent batterie et contrebasse. Une intervention très timbrée et délicate de la contrebasse opère un espace de respiration salutaire. Le rayonnant Seducing the Sun respire de délicatesse et de douceur. On se détend pour mieux se laisser porter par Galactica au rythme tendu jusqu’au paroxysme.

Happy Invasion fait dialoguer des suites d’accords rythmiques et des lignes mélodiques fluides aux notes égrenées au piano par une main droite véloce. On aime la pulsation et le rythme entêtant de Riddim où la virtuosité du pianiste sous-tend un lyrisme audacieux. Dans ce morceau l’équilibre est parfait entre les trois interprètes dont les interventions sonnent en parfaite osmose, chacun relance l’autre et le soutient à la fois, tous contribuent à part égale à un climat rythmique assez singulier et complexe.

Composés par Grégory Privat, les douze titres de « Family Tree » célèbrent un équilibre quasiment parfait entre mélodie et rythme. On baigne dans un monde radieux éclairé par un jazz vibrant et envoutant.

« Family Tree » ouvre avec le titre le plus court de l’opus qui porte le nom d’un sentiment que l’on éprouve de bout en bout de l’album… Le bonheur

Pour découvrir plus avant le pianiste Grégory Privat, rien de mieux qu’un clic vers son site

Marcus Miller revient avec « Laid Black »

Marcus Miller revient avec « Laid Black »

Trois ans après « Afrodeezia », Marcus Miller revient avec « Laid Black », son nouvel album studio publié chez Blue Note Records. La star de la basse et ses invités explorent tous les horizons. Le généreux groove millerien traverse sans jamais faillir jazz-funk, gospel, R&B, soul et hip-hop. Rien d’innovant mais une valeur sûre à savourer simplement.

lire plus
Festival du Péristyle 2018 – Opéra de Lyon

Festival du Péristyle 2018 – Opéra de Lyon

Du 07 juin au 01 septembre, le Café Jazz du Péristyle cède la place au Festival du Péristyle 2018. La proposition musicale s’élargit au-delà du jazz. Un voyage transmusical pour lequel nul passeport n’est requis. Esprit festif et escales dépaysantes, de Lyon à Addis Abeba en passant par New York, Bogotá, Paris, Sao Paolo.

lire plus
Direction artistique de ONJ, sept candidatures retenues

Direction artistique de ONJ, sept candidatures retenues

Pour succéder à Olivier Benoit à la direction de l’Orchestre National de Jazz, le ministère de la Culture et le Conseil de l’association a lancé une procédure de recrutement. A l’issue de la présélection, sept candidatures ont été retenues. Début juillet sera connu le nom du prochain Directeur Artistique de l’ONJ.

lire plus