« Fire » est le troisième album de la série que Dave Liebman consacre aux éléments naturels. Le casting de l’album est exceptionnel puisque le saxophoniste réunit autour de lui trois musiciens impliqués dans l’évolution du jazz et devenus des légendes, Jack DeJohnette, Dave Holland et Kenny Werner. Un jazz ardent et chaleureux dont le feu flamboyant étincelle et crépite.
Auditorium de Lyon, Joshua Redman et Brad Mehldau duo
« Joshua Redman et Brad Mehldau duo », dialogue complice
Retrouver Joshua Redman et Brad Mehldau duo le 13 novembre à 16h sur la scène de l’Auditorium de Lyon tombe à pic après la sortie récente de leur album « Nearness » enregistré en duo. C’est surtout un bonheur sans pareil de pouvoir de nouveau être les témoins de leur complicité.
Le dimanche 13 novembre à 16h, l’Auditorium de Lyon, en coproduction avec Jazz à Vienne, propose le deuxième concert de sa saison Jazz 2016/2017. Le duo du saxophoniste Joshua Redman et du pianiste Brad Mehldau sera précédé à 15h par des « Propos d’Avant-Concert » animés par Jean-Paul Boutellier dans le Bas-Atrium à 15h.
Les deux quadragénaires se connaissent depuis 1993, quand Brad Mehldau était membre du quartet de Joshua Redman et enregistrait en1994 sur le disque du saxophoniste, « Moodswing ». Leurs carrières respectives de leaders leur a malgré tout permis de se croiser ensuite en diverses autres occasions comme en 2010 où le saxophoniste participe à l’enregistrement de « Highway Rider », un double album du pianiste. Ils se sont aussi retrouvés en 2013 pour l’album du saxophoniste « Walking Shadows » que Brad Mehldau produit et arrange, sans oublier de s’installer devant le clavier, bien sûr.
Le dialogue est un exercice que ces deux musiciens affectionnent. On se souvient d’un certain 16 juillet 2011 où les spectateurs des gradins de Fourvière ont suspendu leur souffle pour capter la musicalité du Joshua Redman et Brad Mehldau duo comme l’ont fait les spectateurs de Marciac cette même année 2011 et dont témoigne cette vidéo.
Aujourd’hui la fougue maîtrisée du saxophoniste Joshua Redman convient aux recherches que le pianiste Brad Mehldau opère sur son piano acoustique. Leur complicité n’est pas feinte. L’album « Nearness » (Nonesuch) précédemment chroniqué sur ce blog en est la preuve insigne. Sorti le 09 septembre, cet album restitue le dialogue intime que ces deux artistes entretiennent sur scène. Les six plages de l’album sont en effet enregistrées « live » en 2016, lors d’une tournée européenne en duo.
Le répertoire de l’album navigue entre compositions originales et standards. Pas sûr que les deux instrumentistes exécutent les six titres de « Nearness » lors de leur concert à Lyon car ils ont en ont bien d’autres en réserve mais ils proposeront à coup sûr une alternance entre leurs compositions et leurs reprises si personnelles des grands standards du jazz.
Peut-être Joshua Redman et Brad Mehldau interprèteront-ils Ornithology de Benny Harris et Charlie Parker sur un tempo échevelé comme pour prouver leur maîtrise du tempo ? On espère surtout qu’ils joueront The Nearness Of You de Hoagy Carmichael et Ned Washington et restitueront aux spectateurs de l’Auditorium l’émotion qui habite ce titre sur l’album.
Quelque soit le répertoire adopté par le « Joshua Redman et Brad Mehldau duo », la conversation complice des deux musiciens comblera d’aise les spectateurs présents le 13 novembre à 16h dans la Grande Salle de l’Auditorium de Lyon. Le souffle de Joshua Redman et les dix doigts de Brad Mehldau offriront sans nul doute leur musique raffinée mais non dénuée d’énergie et de créativité
… on fait d’ailleurs le pari que ce concert s’inscrira dans les mémoires comme un certain concert solo de Brad Mehldau à l’Auditorium !
« Fire », l’album enflammé de Dave Liebman
Nuits de Fourvière 2018-Focus sur Raphael Imbert
Une rencontre organisée par les Nuits de Fourvière dans la librairie Musicalame propose un focus sur Raphaël Imbert en amont de son concert du 06 juin 2018 au Temple du Change. Le saxophoniste livre quelques pistes pour mieux appréhender sa musique et son nouveau projet « Music is My Hope ».
Stephan Oliva… Cinéma Invisible
Stephan Oliva projette ses musiques sur l’écran imaginaire de « Cinéma Invisible », un album sorti le 02 mars 2018. En concert, le pianiste improvise à partir des mots proposés par le public et propose une BO inédite. Une expérience inédite à vivre le 09 juin 2018 à 18h à la MLIS de Villeurbanne.
« For Paco » (Label Bleu/L’Autre Distribution) n’est pas un album destiné aux puristes de flamenco ni même aux inconditionnels de jazz traditionnel. Cet album convient par contre à ceux et celles qui ont apprécié la démarche de Paco de Lucia, ce guitariste légendaire qui a modernisé le flamenco dans les années 70 en explorant la musique classique et le jazz. Son art construit à partir d’une technicité éblouissante a conservé une dimension sensible et une inventivité sans pareille.
C’est dans une telle logique que Louis Winsberg a créé JALEO à la fin des années 90. En recherche d’un monde qui lui appartienne en propre, le guitariste a exploré librement les univers musicaux qu’il connaissait. Il les a mêlés, invitant à ses côtés des musiciens prêts à s’engager dans cette quête, celle d’un ailleurs qui bouscule les frontières et les identités jusqu’à en définir une nouvelle histoire, celle de JALEO.
Pour enregistrer cet album lumineux, Louis Winsberg a réuni le quintet de base constitué de lui-même aux guitares, oud, saz, mandoline, bouzouki et percussions, Sabrina Romero (chant, danse, cajon), Jean-Christophe Maillard (saz, guitares, choeurs), Cédric Baud (guitare, saz, mandoline) et Stéphane Edouard (percussions, tablas). La couleur prédominante est donnée par les guitares, les voix et les percussions?
paru en 2013. Aux côtés de Frédéric Viale demeure l’équipe chaleureuse et complice des trois Brésiliens déjà présents sur l’album précédent. Les interventions innovantes du guitariste Nelson Veras apportent une touche précieuse à la palette du quartet. Le bassiste Natallino Neto assure un soutien rythmique et harmonique sans faille. La souplesse sans pareille de Zaza Desiderio confirme décidément la place qu’occupe le batteur dans l’hexagone. Une telle section rythmique basse-batterie permet aux deux solistes de s’élancer sans risque dans des improvisations vertigineuses.
En fait le titre de l’album « les Racines du Ciel », celui de la composition éponyme et l’illustration de la pochette se réfèrent au tableau de Véronique Denoyel, une amie peintre de Frédéric Viale. L’accordéoniste dit puiser sa sensibilité et son inspiration dans cette image et les couleurs de la nature. C’est d’ailleurs elle qui a inspiré Le Printemps et Ballade Automnale, deux ballades nostalgiques qui évoquent les couleurs de ces saisons changeantes. On aime le duo poétique accordéon/guitare de cette Ballade Automnale dédiée au contrebassiste Eric Fassio. Sur Le Printemps, on valse dans les langueurs que dessine l’accordina de Frédéric Viale.

Le silence est palpable et la sobriété sensible des deux interprètes renouvelle ce titre tant de fois interprété.
Originaire de São Paulo au Brésil, Fernando DelPapa joue du cavaquinho dès l’âge de 13 ans. Il gagne Paris en 2000 où il s’engage dans des études d’ethnomusicologie. Parallèlement il s’engage dans les aventures musicales de différents groupes :Orquestra do Fubá, Roda do Cavaco et Terça Feira Trio où il se fait connaître sous le nom de Fernando Cavaco.
Pour précision, l’album « Eu Tambèm » (Helico Music/L’autre Distribution) sorti le 23 septembre 2016 a pu être réalisé grâce à un financement participatif.
Le rythme de la samba pagode plane sur tout le disque. O Mar où chante la trompette de Robinho Antunes, résonne comme un clin d’oeil au grand compositeur du genre, Paulinho da Viola. Les lignes de basses insistantes et les saveurs nordestines du titre Olho Magico exercent un attrait infini. On bouge sur les sonorités africaines de Meu Barraco. On voyage du désert du Nordeste à celui du Texas à l’écoute de Couro Cru. La nostalgie de Quebra Cabeça n’est pas sans évoquer l’univers de de Chico Buarque. Palafitas fleure bon le romantisme d’une ancienne modinha où accordéon, guitare et violoncelle aspirent à des escapades mexicaines.