« Carnaval » de Ralph Lavital, un univers singulier

« Carnaval » de Ralph Lavital, un univers singulier

Entre climats festifs et ambiances intimes

L’album « Carnaval » de Ralph Lavital, réjouit par ses couleurs chatoyantes. Entre un jazz maîtrisé et de joyeuses influences caribéennes, la musique du guitariste invite à la danse mais offre aussi de superbes moments oniriques et sensibles. Un disque ciselé qui n’oublie pas d’être festif.

Le jeune guitariste et compositeur Ralph Lavital a confié la direction artistique de son album « Carnaval » au pianiste Laurent Coq dont il a suivi les cours de composition. Hormis Les étés, titre composé par Laurent Coq, le guitariste a conçu la totalité des autres titres du répertoire.

Pour cet album Carnaval (Jazz Family/Socadic) sorti le 12 mai 2017, Ralph Lavital s’est entouré de Laurent Coq au piano et d’un groupe de musiciens de la nouvelle scène parisienne tous férus de culture antillaise. Le chanteur et percussionniste Nicolas Pelage, le contrebassiste Zacharie Abraham et le batteur Laurent-Emmanuel « Tilo » Bertholo. Deux invités rejoignent le groupe. Laurent Lalsingué au steel pan qui intervient sur deux titres (Carnaval et Présent) et le saxophoniste Ricardo Izquierdo sur un thème (Préchotin).

« Carnaval ». Entre ambiances dansantes et rêveries sensibles, la musique exigeante sait se faire douce ou rythmée, rêveuse ou joyeuse. La belle équipe de musiciens réunis autour du guitariste et compositeur Ralph Lavital s’y entend pour servir des mélodies superbes incrustées dans un tissu harmonique subtil mais sait aussi faire chavirer le tempo. Toutes les influences du leader se conjuguent pour créer un univers festif aux climats nuancés et variés.

Très jeune, Ralph Lavital a été imprégné de la musique traditionnelle antillaise dans une famille où la mère est issue de la Martinique et le père, Tinou, de la Guadeloupe. Avec un père chanteur et guitariste, une sœur chanteuse et un frère pianiste, le jeune Ralph baigne dans le « terreau fertile » de la musique antillaise, dans le jazz (par son frère) et le gospel (par sa sœur). Dès 12 ans il donne ses premiers concerts aux côtés de son père.

Après avoir été intéressé par le piano, Ralph Lavital choisit finalement la guitare qu’il étudie au conservatoire du 13ème arrondissement de Paris avant de suivre une licence de musicologie à la Sorbonne. Là il joue comme guitariste au sein du big band universitaire dirigé par Laurent Cugny. Dans le même temps il découvre aussi le jazz au conservatoire d’Ivry ou Eric Schultz l’oriente vers l’EDIM (Enseignement Diffusion Information et Musique) où il suit les cours de Laurent Coq.

Après avoir participé à l’enregistrement de l’album de Laurent Coq, « Dialogue » (Sunnyside Records/Naïve) et avoir tourné avec lui en trio en 2013, Ralph Lavital a réalisé en 2014 un premier EP de quatre compositions originales dont il avait déjà confié la réalisation artistique à Laurent Coq, Cet EP a réuni Nicolas Pelage et Cynthia Abraham au chant, Ricardo Izquierdo au saxophone, Zacharie Abraham à la basse, Jonathan Jurion au piano et Arnaud Dolmen à la batterie.

S’il a changé d’équipe pour enregistrer « Carnaval », Ralph Lavital confie être redevable pour son inspiration à trois de ses anciens compagnons du groupe « Zetlito », Jonathan Jurion, Arnaud Dolmen et Gwenaël Ladeux.

L’album « Carnaval » a été enregistré par Julien Bassères au studio de Meudon du 1er au 03 mars 2016 puis mixé et mastérisé par Dave Darlington au Bass Hit Recording Studio de New-York, capitale du jazz.

Sur « Carnaval » on a particulièrement apprécié la musicalité de Blind interprété en duo par Ralph Lavital et Laurent Coq. Le titre rend hommage au père du guitariste ainsi que le morceau d’ouverture de l’album, Grand Nous, sur lequel le guitariste double la mélodie à la voix.

Mazouk Pitché séduit par ses rythmiques complexes que Tilo Bertholo assume avec brio. Illuminé par la voix de Nicolas Pelage, le titre Douvan n’est pas sans rappeler la richesse des univers du chanteur Thierry Péala.

Avec la pulsation impulsée par les battements de mains, avec le steel pan et les choeurs du titre Carnaval, on entame un voyage vers Trinidad ou vers Sainte-Anne.

Sur Big In qui termine le répertoire, on retrouve à la fois la chaleur des Caraïbes et ses rythmiques complexes et la souplesse d’un jazz mélodique qui vibre de mille nuances sous les doigts du pianiste et du guitariste

Le Présent se démarque singulièrement de l’ensemble du répertoire même s’il n’en est pas totalement dissocié. Le guitariste s’exprime au chant et à la guitare et évoque avec pudeur les sources d’inspiration qui alimentent sa musique et la volonté qu’il a de demeurer ancré dans le présent avec cet album tout en restant fidèle à ses influences premières.

Ralph Lavital a assimilé dans sa musique la dimension rythmique et les mélodies issues de la tradition caribéenne mais il a aussi intégré dans son écriture les couleurs harmoniques inspirées de l’écriture des compositeurs classiques romantiques européens. « Carnaval » condense en neuf titres les influences musicales qui ont traversé la vie du guitariste. Une fête joyeuse et sensible.

Chucho Valdes Jazz revient avec « Jazz Batá 2 »

Chucho Valdes Jazz revient avec « Jazz Batá 2 »

Avec l’album « Jazz Batá 2 », le pianiste Chucho Valdès plonge dans ses racines cubaines. Il élève une incantation fervente en hommage aux orishas de la santeria cubaine. Harmonies et mélodies servent le rythme et la dimension percussive du piano est mise en avant.

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Visuel 2019 de Jazz à Vienne

Visuel 2019 de Jazz à Vienne

Pour sa 39ème édition, « Jazz à Vienne » poursuit son partenariat avec le Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême. Le visuel 2019 du festival est proposé par le dessinateur Jacques de Loustal et un concert dessiné de création va réunir Christophe Chassol et Brecht Evens. Les premiers noms de la programmation sont annoncés, Hocus Pocus, Bobby McFerrin et John Zorn.

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Festival Jazz Campus en Clunisois 2017 – La Programmation

Festival Jazz Campus en Clunisois 2017 – La Programmation

40ème anniversaire de « Jazz Campus en Clunisois »

« Jazz Campus en Clunisois » fête son quarantième anniversaire du 19 au 26 août 2017. Avec 8 jours de concerts, 57 artistes et 8 ateliers, le festival investit Cluny et des communes de la Bourgogne du Sud. Du jazz vivant plus que jamais.

Créé il y a quarante ans par le contrebassiste et compositeur Didier Levallet (ancien directeur de l’Orchestre National de jazz), le festival « Jazz Campus en Clunisois » privilégie, depuis ses origines, le rapport entre la création la plus actuelle et les pratiques amateurs ou pré- professionnelles.

Les concerts du festival se déroulent huit jours durant. Ils investissent autant des lieux prestigieux de Cluny comme le Théâtre Les Arts, l’Abbaye et le Farinier, que des salles plus modestes des communes alentour, Matour, Dompierre Les Ormes et La-Vineuse-sur-Frégande, dans un esprit de proximité entre les artistes et les spectateurs. Ils offrent au public une programmation qui comprend des concertistes de renommée internationale, des musiciens créatifs au long cours comme de nouveaux venus qui sont les enchanteurs de demain.

Durant le festival alternent concerts pique-nique gratuits et soirées en salle. Six « Ateliers pour adultes », destinés autant aux futurs professionnels qu’aux amateurs éclairés ou débutants, sont animés par des musiciens qui comptent parmi les plus en vue de la scène contemporaine, Denis Badault, Céline Bonacina, Vincent Courtois, Fidel Fourneyron, Simon Goubert et Jean-Philippe Viret. Sans oublier le Stage Jeune Public animé par Fabien Dubois et l’Atelier Fanfare animé par Jean-Paul Autin et Michel Deltruc. Tous les stages donnent lieu à des concerts de restitution auxquels le public est convié à Matour le dernier jour du festival.

Festival aux dimensions humaines, « Jazz Campus en Clunisois 2017 » met en regard l’appropriation de la musique de jazz et de l’improvisation avec ses manifestations les plus abouties et s’inscrit aussi dans l’écrin  de cette verdoyante Bourgogne du Sud où il fait bon vivre.

Durant huit jours, « Jazz Campus en Clunisois 2017 » propose une programmation attractive et variée destinée à un public curieux et ouvert au jazz et aux musiques improvisées.

Le festival ouvre le samedi 19 août à 21h à Matour avec Bobines Mélodies 2, un Ciné-Concert ARFI avec Jean-Paul Autin, Xavier Garcia et Alfred Spirli sur des projections de films dont « Le Vieil homme et la mer » constitue la pièce maîtresse. Public dès 8 ans.

Dimanche 20 août à 21h au LAB 71 de Dompierre les Ormes, Lionel Martin et Lionel Stanchev jouent la musique de leur album « Jazz Before Jazz ». C’est l’occasion où jamais de découvrir avec eux la musique de Louis Moreau Gottschalk. Un beau moment de poésie musicale.

C’est à partir de 21h au Théâtre Les Arts de Cluny que se déroulent les deux concerts de la soirée du mardi 22 août. La soirée ouvre avec un solo du contrebassiste Joachim Florent, virtuose énergique qui officie au sein du collectif Coax. Prestation honorifique s’il en est pour ce jeune contrebassiste de se produire en solo à Cluny, là où bien d’autres maîtres de cet instrument ont déjà sévi. La seconde partie de soirée appartient au Trio Barthélémy, Rayon, Gleizes. Guitare/oud, orgue Hammond et batterie. Trois virtuoses de leur instrument réunis autour du répertoire de « Roxinelle ». Les trois complices réservent bien des surprises. La soirée promet des changements d’atmosphères, entre orages et éclaircies.

Présence absolument requise le mercredi 23 août à 19h au Farinier des Moines de l’Abbaye pour écouter le Quatuor Machaut interpréter leur adaptation pour quatre saxophones de la « Messe de Notre Dame » de Guillaume de Machaut (XIVème siècle). Le quatuor réunit Quentin Biardeau, Simon Couratier, Francis Lecointe et Gabriel Lemaire. Leur proposition artistique modernise ce chef-d’œuvre de polyphonie liturgique. L’acoustique du  lieu devrait magnifier leur expression. A 21h, direction le Théâtre Les Arts de Cluny pour écouter Anne Pacéo en quartet. Entourée de Christophe Panzani (saxophone), Leila Martial (voix) et Tony Paeleman (claviers), elle interprète son programme « Circles ». Entre poésie cosmique et groove tellurique. Du jazz décomplexé qui ne perd pas le tempo.

C’est à 19h le mercredi 24 août que se produit Matterhorn#2 dans la Salle de la Grange du Dîme à La-Vineuse-sur-Frégande. Improvisation collective à fond pour Timothée Quost (trompette), Gabriel Boyault (saxophone), Aloïs Benoit (trombone) et Benoît Joblot (batterie). A partir de 21h, la musique continue au Théâtre les Arts de Cluny avec une soirée en 2 parties. En ouverture, place à « Deux en un » de Denis Badault. En solo, le pianiste fait coexister deux mélodies dans une seule pièce. Le musicien joue sur son clavier et joue aussi avec les auditeurs à qui il propose de s’amuser. Début de soirée ludique.

La seconde partie de soirée appartient au quartet du violoniste Dominique Pifarély. Ce brillant compositeur n’en est pas à sa première venue à Cluny, loin de là et c’est toujours un bonheur de le retrouver. Cette année il présente le programme de son album « Tracé Provisoire » paru en 2016 chez ECM. Il sera accompagné par ses fidèles compagnons Antonin Rayon (piano), Bruno Chevillon (contrebasse) et François Merville (batterie). Concert essentiel et précieux.

A 12h30 le vendredi 25 août, rendez-vous sur la pelouse du Haras National de Cluny pour écouter le duo Valentin Ceccaldi/Leïla Martial. Violoncelle et voix. Nul doute que le public suivra le Fil que proposent les deux artistes. A 19h, l’Abbaye de Cluny accueille le Duo Tsurr et le danseur Thomas Casey qui s’exprime librement sur la musique de la flutiste Marie Braun et du percussionniste Erwin Toul. Réjouissante perspective que ce paysage musical et mouvant tout à la fois.

A 21h, la scène du Théâtre les Arts de Cluny accueille le projet « African Jazz Roots », un hommage au jazz de John Coltrane et au Sabar traditionnel Sénégalais qui sera rendu par un quartet exceptionnel. Il réunit le batteur et compositeur Simon Goubert, le joueur de kora Ablaye Cissoko, la pianiste Sophia Domancich et le contrebassiste Jean-Philippe Viret. Ces retrouvailles de Simon Goubert et Ablaye Cissoko laissent augurer un moment musical hors du commun où vont se croiser les fondements musicaux de la musique de Coltrane et ceux du Sabar.

Dès 19h, la soirée du samedi 26 août célèbre le 40ème anniversaire de « Jazz Campus en Clunisois ». Les concerts se déroulent dans l’Abbaye de Cluny. En ouverture, le Musicabrass avec Jean-Paul Autin et ses compagnons de fanfare. En avant trombones, trompette, petite basse, saxophones, soubassophone et percussions pour un spectacle fantasque suivi d’un Concert Balade dans l’Abbaye avec Simon Goubert, Céline Bonacina, Hari Ratsimbazafy, Jean-Philippe Viret, Fidel Fourneyron, Denis Badaut, Vincent Courtois, Michel Deltruc, Fabien Dubois et des invités surprises.

La soirée continue avec un concert dansant mené par le Peuple Etincelle. Derrière leurs instruments, François Corneloup (saxophone soprano), Michael Geyre (accordéon), Fabrice Vieira (guitares/cavaquinho/chant/porte-voix), Eric Duboscq (guitares basse) et Fawzi Berge (zabumba, pandeiro, percussions, appeaux). A la clef, musique du Sud-Ouest et de bien au-delà, une musique populaire et vivante qui met de la culture dans la vie et invite au partage.

« Jazz Campus en Clunisois 2017 » se termine en feu d’artifice. Pour en savoir plus encore, une visite s’impose sur le site de « Jazz Campus en Clunisois ». Un petit séjour dans le Clunisois pendant la durée du Festival permettrait de profiter non seulement des concerts et des jams mais aussi des superbes paysages, des villages accueillants et de toutes les richesses de la Bourgogne du Sud sans oublier bien sûr les plaisirs de la table.

Chucho Valdes Jazz revient avec « Jazz Batá 2 »

Chucho Valdes Jazz revient avec « Jazz Batá 2 »

Avec l’album « Jazz Batá 2 », le pianiste Chucho Valdès plonge dans ses racines cubaines. Il élève une incantation fervente en hommage aux orishas de la santeria cubaine. Harmonies et mélodies servent le rythme et la dimension percussive du piano est mise en avant.

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Visuel 2019 de Jazz à Vienne

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Clin d’œil à Josiah Woodson et « Suite Elemental »

Clin d’œil à Josiah Woodson et « Suite Elemental »

Hommage inspiré à la Nature

Le poly-intrumentiste Josiah Woodson propose « Suite Elemental », un album inspiré par les quatre éléments de la nature. La musique s’inscrit dans un courant de jazz très actuel. Le leader ajoute un cinquième élément sensible pour incarner l’amour, la grâce, la paix et l’espoir.

Josiah Woodson a commencé la trompette à l’âge de douze ans et a travaillé avec Khalil Shaheed puis avec Marcus Belgrave à Oberlin dans l’Ohio. A Boston il est membre du « projet Makanda » et collabore avec d’autres groupes (« Out to Lunch », « People’s Champs »). Il a aussi eu l’occasion de jouer avec Brandford Marsalis, Dave Holland, David Sanchez, Danilo Perez, Mulgrew Miller, Mos Def et bien d’autres. 

Il participe aussi au groupe « Superpower Horns » avec qui il a écrit et enregistré l’album « Love on Top » de Beyoncé. C’est d’ailleurs en tant que sideman sur cet album qu’il a reçu un Grammy Awards en 2013.

Aujourd’hui, le trompettiste, guitariste, flutiste et pianiste Josiah Woodson choisit de s’engager comme leader de son propre projet qu’il conçoit en quintet. C’est donc avec son groupe Quintessentiel qu’il enregistre « Suite Elemental » (Re:Wax). L’album propose quatre titres consacrés aux éléments de la Nature, Air, Eau, Feu et Terre ainsi que Solstice et une rep[Rise]. La guitare déploie tous ses atours sur Eau dont l’esthétique évoque la fluidité de cet élément où l’on rêve de se baigner.

« Suite Elemental ».  Un jazz très actuel. Le groove impulsé par la section rythmique soutient les interventions instrumentales. Outre les quatre éléments de mère nature retrouvés sur  l’album, c’est bien le cinquième élément incarné par la sensibilité de Josiah Woodson qui donne tout son sens à la musique. Le leader se projette comme le « Prince Salomon » dont il conte l’aventure sur le livret. A l’aulne du conte… ce n’est pas le jazz qui fait le musicien mais le musicien qui sculpte son langage… ensuite partagé avec son groupe et apprécié par le public.

Pour la sortie de l’album « Suite Elemental », Josiah Woodson se produit en quintet le 13 juin 2017 à 20h30 au Sunside à Paris. A cette occasion il sera entouré du saxophoniste ténor Ricardo Izquierdo, du pianiste Daniel Gassin, du contrebassiste Zachary Abraham et du batteur Laurent-Emmanuel « Tilo » Bertholo. Un rendez-vous essentiel pour capter l’essence de la musique de Josiah Woodson.
Chucho Valdes Jazz revient avec « Jazz Batá 2 »

Chucho Valdes Jazz revient avec « Jazz Batá 2 »

Avec l’album « Jazz Batá 2 », le pianiste Chucho Valdès plonge dans ses racines cubaines. Il élève une incantation fervente en hommage aux orishas de la santeria cubaine. Harmonies et mélodies servent le rythme et la dimension percussive du piano est mise en avant.

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Visuel 2019 de Jazz à Vienne

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Héloïse Lefebvre & Paul Audoynaud présentent « Sun Dew »

Héloïse Lefebvre & Paul Audoynaud présentent « Sun Dew »

Entre Jazz progressif et pop alternative

Créé par Héloïse Lefebvre et Paul Audoynaud, le sextet « Sun Dew » présente son premier album au titre éponyme. Intriguant et attirant tout à la fois, l’album présente une musique où coexistent plusieurs univers. Le répertoire frappe par son éclectisme et sa capacité à fusionner avec bonheur des idiomes contrastés.

En 2012 à Berlin, la violoniste Héloïse Lefebvre et le guitariste Paul Audoynaud s’associent et créent le duo « Please Spring » où les deux compositeurs et interprètes associent l’énergie rock de la guitare et l’esthétique élégante du violon. Ce projet évolue et devient le sextet « Sun Dew » à l’instrumentation atypique : violon, violoncelle, contrebasse, guitare, claviers et batterie.

Le sextet a sorti son album « Sun Dew » le 12 mai 2017 sous le Label Laborie Jazz dont on connaît l’intérêt pour la découverte et l’accompagnement des jeunes formations. Une fois encore le label a déniché un groupe à l’identité singulière. Il reste au sextet à creuser son sillon pour que soit reconnue sa spécificité dans l’univers du jazz européen.

Le violoncelle de Liron Yariv et la contrebasse de Paul Santner (qui tient aussi la basse électrique) tissent les harmonies et font corps autour du violon d’Héloïse Lefebvre pendant que la batterie (les percussions et la lap-steel guitare) de Christian Tschuggnall et le piano (Fender Rhodes ou Wurlitzer) de Johannes Von Ballestrem associent leur énergie à celle des guitares de Paul Audoynaud.

« Sun Dew ». L’album balance entre des atmosphères intimes et délicates et des univers plus énergiques habités par une pulsation rock inspirée.

Née dans une famille de musiciens d’Azay-sur-Indre, Héloïse Lefebvre débute le violon à cinq ans puis suit un cursus classique. Après avoir pratiqué le violon pendant une dizaine d’année, elle intègre l’atelier tzigane de l’école de « Jazz à Tours », puis suit une formation dans l’école tourangelle, avant d’intégrer le Conservatoire de Région dans la classe de Guillaume De Chassy. Elle a débuté son expérience scénique avec le groupe Hurlak. Elle décroche notamment le prix SACEM « Jeunes talents » en 2009 et est lauréate du concours Stéphane Grappelli, catégorie musique du monde.

Baigné dans un univers rock-blues dès son enfance, Paul Audoynaud débute la guitare à 10 ans. Il suit un parcours parallèle à celui de la violoniste. « Jazz à Tours », conservatoire de région. Il étudie l’écriture avec Anne Auber et décroche plusieurs prix. Il s’installe à Berlin où il murit son projet musical tout en enseignant la guitare.

Leur rencontre permet aux deux musiciens de concevoir une musique où leurs influences se fondent ou se télescopent pour créer des ambiances nuancées. Les compositions de la violoniste sont plutôt porteuses d’une esthétique chambriste sophistiquée dont témoignent les titres Méandres, Following Trees ou L’écho du songe.

L’écriture du guitariste esquisse des mondes plus énergiques où l’électricité fait entendre ses distorsions sur des rythmiques plus tranchées. De Tones from The Backwoods se dégage un climat éthéré propice à la rêverie créé en grande partie par la guitare lapsteel.

Sur Black Stache, violon, guitare et piano croisent leur cordes sur la partition d’un tango qui mène la danse dans un monde de robots. Insane Headache reprend quelques titres de « Queen of The Stone Age » arrangés par le guitariste. C’est un plaisir d’écouter hurler la guitare électrique qui passe le relai au violon avant de se lâcher vraiment sur une improvisation impétueuse.

Clint, composition co-signée par les deux leaders, est sans doute le titre de l’album où leurs univers coexistent de la meilleure manière. Les solistes ont la part belle et s’expriment librement sur une rythmique efficace et contenue. On se laisse captiver tout au long des séquences sans décrocher.

Le répertoire de « Sun Dew » affiche un éclectisme que l’instrumentation du sextet rend attractif. L’équilibre se fait entre la force d’un rock élégant et la sophistication d’un jazz chambriste. Entre jazz progressif et pop alternative.

Pour suivre l’actualité du groupe et les concerts à venir : Sun Dew

Chucho Valdes Jazz revient avec « Jazz Batá 2 »

Chucho Valdes Jazz revient avec « Jazz Batá 2 »

Avec l’album « Jazz Batá 2 », le pianiste Chucho Valdès plonge dans ses racines cubaines. Il élève une incantation fervente en hommage aux orishas de la santeria cubaine. Harmonies et mélodies servent le rythme et la dimension percussive du piano est mise en avant.

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Clin d’œil au Xavier Roumagnac Eklectik Band

Clin d’œil au Xavier Roumagnac Eklectik Band

« Sirènes », musique métissée et groovie

Issu de la scène des clubs de jazz parisiens, le Xavier Roumagnac Eklectik Band génère une musique puissante. Sorti le 19 mai 2017, l’album « Sirènes » fait entendre des cuivres vigoureux portés par des rythmes groovy.

Le batteur Xavier Roumagnac met le rythme au cœur de sa musique et conçoit le métissage comme la matière première de sa musique. Il l’a appris auprès des musiciens métropolitains mais aussi de ceux de la Réunion, des Antilles, du Sénégal, de la Guinée et du Mali. A cette charpente rythmique essentielle il ajoute une touche d’électro et une pincée de jazz undergroud.

Après une résidence d’accompagnement de 2015 à 2016 au Baiser Salé, le Xavier Roumagnac Eklectik Band sort son premier album « Sirènes » (Gaya Music Productions/Socadisc). Ainsi le leader construit un orchestre à géométrie variable autour de son quintet (sax/clarinette, guitare, basse, synthé, batterie) auquel  il ajoute une section de cuivres sur trois titres, une section de percussions sur trois autres morceaux. L’ensemble des musiciens est réuni sur deux compostitions.

« Sirènes ». Le caractère orchestral de la musique est assuré par une section de cuivres brillants. Renforcée par une efficace section de percussions, la rythmique musclée soutient les envolées expressives des solistes virtuoses. On apprécie le caractère contemplatif et nuancé des cinq titres enregistrés en quintet où prime une dimension mélodique plus sensible.

Pour apprécier en direct la musique de « Sirènes », un rendez-vous s’impose. En effet, le Xavier Roumagnac Eklectik Band se produit le 15 juin à partir de 21h30 au Baiser Salé à Paris pour le concert de sortie de l’album. C’est l’occasion où jamais d’écouter le groupe. Aux côtés de Xavier Roumagnac (batterie) seront réunis Robby Marshall (saxophone/clarinette), Yoann Kempst (guitare), Guillaume Marin (basse) et Công Minh Pham (claviers), William Hountondji (sax soprano/ténor), Samy Thielbault (sax ténor/ flûte), Julien Alour (trompette/ bugle), Jean-Philippe Scali (sax alto), Arnaud Dolmen (ka), Sonny Troupé (ka).

Chucho Valdes Jazz revient avec « Jazz Batá 2 »

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Avec l’album « Jazz Batá 2 », le pianiste Chucho Valdès plonge dans ses racines cubaines. Il élève une incantation fervente en hommage aux orishas de la santeria cubaine. Harmonies et mélodies servent le rythme et la dimension percussive du piano est mise en avant.

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Visuel 2019 de Jazz à Vienne

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