Rhino Jazz(s) Festival 2017 – La programmation

Rhino Jazz(s) Festival 2017 – La programmation

39ème édition - Du 05 au 24 octobre 2017

La 39ème édition du Rhino Jazz(s) Festival se déroule du 05 au 24 octobre 2017. Il ouvre avec la chanteuse Youn Sun Nah et rend un hommage unique à David Bowie et à ses musiques. Toujours attaché à la diversité des Jazz(s), le festival programme des artistes de renom et des découvertes.

Depuis sa création le Rhino Jazz(s) Festival propose des musiques qui balayent un très large spectre des musiques du jazz, en passant entre autres courants par le blues, la soul, le rock et bien d’autres sensibilités encore. C’est ainsi qu’en 2017, de Lyon à Roanne, en passant par Vienne et Saint-Étienne, le festival offre des concerts qui devraient rallier les suffrages des publics les plus divers et surtout plaire à tous les spectateurs avides de découvertes.

Les éditions d’octobre 2017 & 2018 du Rhino Jazz(s) Festival sont marquées par « We could be heroes », un projet unique présenté autour des musiques de David Bowie, ce musicien créateur/visionnaire, cet artiste aux multiples visages qui fut, est et sera encore longtemps sans doute une source d’inspiration pour de nombreux musiciens. 53 évènements sont programmés tout au long de l’édition 2017, projections, expositions, concerts, conférences en direction de tous les publics avec 3 créations uniques.

Le point fort de cet hommage 2017 est ancré à travers trois formations qui s’engagent avec le Rhino Jazz(s) Festival pour revisiter les thèmes majeurs du répertoire de David Bowie. Trois créations mondiales exclusives qui se dérouleront sous la direction artistique avisée d’une figure majeure du jazz, de la pop et du rock, Daniel Yvinec, connu pour ses talents et ses réussites de producteur, musicien, réalisateur et ancien directeur de l’ONJ (orchestre national de jazz).

Le samedi 14 octobre 2017 à 20h30 la Salle Aristide Briand de Saint Chamond accueille successivement deux groupes sur le même plateau pour un programme d’une vingtaine de titres de Bowie en forme de quasi best-of. Le Possible(s) Quartet avec Rémi Gaudillat (trompette, bugle), Fred Roudet (trompette, bugle), Loïc Bachevillier (trombone) et Laurent Vichard (clarinettes) puis l’Impérial Quartet avec Gérald Chevillon (saxophones), Damien Sabatier (saxophones), Antonin Leymarie (batterie, objets, percussions) et Joachim Florent (basse électrique).

             Donny McCaslin

Le 21 octobre 2017 à 21h sur la scène du Fil à Saint-Étienne se produit « The Band From David Bowie’s Blackstar », le groupe qui a enregistré avec David Bowie la musique de son 36ème et ultime opus « Blackstar ». Il s’agit du saxophoniste Donny McCaslin entouré du batteur Mark Guiliana, du bassiste Tim Lefebvre et du pianiste Jason Lindner.

Outre ce fil rouge qui parcourt la programmation du festival du 04 octobre au 24 octobre 2017, le Rhino Jazz(s) Festival offre de nombreuses propositions musicales qui mettent l’eau à la bouche. 

      Youn Sun Nah

De grandes voix. En ouverture du festival à l’Opéra de Saint-Etienne le 05 octobre 2017 à 20h, le retour de la chanteuse Youn Sun Nah qu’on a découverte en 2003 dans l’église de Pavesin. Elle revient avec le nouveau répertoire de son album « She Moves On ». La diva Dianne Reeves, programmée en partenariat avec « Jazz à Vienne » et l’Auditorium de Lyon le 24 octobre 2017 à 20h sur la scène de l’Auditorium de Lyon. Une jeune chanteuse soul-funk, Martha Ren.

Des duos : Antoine Boyer (guitare) et Samuelito (guitare), Ray Lema (piano) et Laurent de Wilde (piano), Airelle Besson (trompette) et Vincent Segal (violoncelle). Des solos, Élodie Pasquier (clarinettes). Des trios : Pipon Garcia Trio, Renaud Garcia-Fons Trio, Zacharie trio. Et de nombreuses autres formations à écouter.

Pour découvrir la programmation exhaustive et organiser les agendas d’octobre 2017, Rendez-Vous sur le site du Rhino Jazz(s) Festival.

Clin d’œil jazz à Michel Legrand

Clin d’œil jazz à Michel Legrand

Le pianiste, compositeur et arrangeur Michel Legrand est mort le 26 janvier à l’âge de 86 ans. Les enregistrements et de nombreux témoignages disent combien il a aimé, pratiqué et enregistré ce versus de la musique appelée jazz. Par ailleurs ses talents de compositeur et d’arrangeur furent tels que beaucoup de ses compositions ont été interprétées par les artistes du jazz.

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Philppe Soirat publie « Lines and Spaces »

Philppe Soirat publie « Lines and Spaces »

Attendu pour le 25 janvier 2019, « Lines and Spaces », le deuxième album du batteur Philippe Soirat emprunte son titre à un morceau de Joe Lovano. Ancrée dans la tradition du hard bop, la musique tisse un fil d’Ariane entre tradition et modernité.

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Alexis Avakian signe « Miasin »

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Entouré de la même équipe, Alexis Avakian signe son troisième album, « Miasin ». Le saxophoniste affirme son identité musicale à la charnière entre jazz et tradition musicale arménienne. La musique confirme ainsi sa singularité et sa richesse.

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Nuits de Fourvière 2017 – Echo#1

Nuits de Fourvière 2017 – Echo#1

Don Giovanni, Rebel Diwana, Goran Bregovic

Les Nuits de Fourvière battent leur plein en cet été où alternent chaleur et orages. Les soirées se succèdent sur la colline et dans les autres lieux investis par ce festival qui ne cesse de renouveler ses propositions.

Dans cet Echo#1 on revient sur trois soirées de la programmation 2017.

Le 13 juin 2017, pour la première du Don Giovanni créé par Mario Tronco et l’Orchestra Di Piazza Vittorio, la météo locale donne le ton et résonne avec les foudres du Commandeur. Dans le Grand Théâtre, le public se serait sans doute bien passé de ce ciel colérique, du tonnerre et du déluge qui se sont abattus sur la première représentation de cette nouvelle création de Mario Tronco. Capes de pluie et autres protections n’ont sans doute pas permis aux spectateurs de recevoir au mieux le spectacle proposé.

C’est un Don Giovanni revu et corrigé par Mario Tronco avec des coupes franches dans le livret. Présent au-dessus de la scène via la projection vidéo, le visage morcelé et grimaçant du Commandeur. Un trio de femmes chanteuses relookées en Supremes prend place dans le décor rétro d’un night-club évoquant les années folles à moins que ce ne soient les années 70.

Autour du pianiste Leandro Piccioni et du contrebassiste Pino Pecorelli, les musiciens habillés de costumes endimanchés remplacent les airs d’origine par des rythmes latinos, bossa, rumba, flamenco ou orientaux bien loin de l’esthétique mozartienne et l’on sourit à l’écoute de la guitare de Don Ottavio. Il faut aussi compter avec la trompette d’Omar Lopez Valle/Leporello qui tente de sonner jazz. Fort heureusement le rôle-titre tenu par la chanteuse Petra Magoni est assumé avec une forte présence scénique et vocale. La voix de Dona Elvira se colore quant à elle de résonances lyriques.

C’est un final plutôt décalé et bienvenu que Don Giovanni/Magoni chante au retour de son rendez-vous avec le Commandeur … une dynamique version du grand tube « I feel love » qui a le mérite de surprendre les spectateurs, les dérider et même applaudir avec vigueur sous les dernières gouttes d’une pluie qui cesse… dès que le spectacle se termine. Serait-ce un ultime signe Commandeur ?

Le 05 juillet 2017 sur la scène de l’Odéon, on attend avec impatience la création de Rebel Diwana, le nouveau projet électrique de Titi Robin. Après une première résidence artistique à l’Épicerie Moderne, Titi Robin et ses musiciens s’y sont retrouvés de nouveau avant de se produire sur la scène de l’Odéon pour cette troisième coproduction Nuits de Fourvière/Épicerie Moderne.

Sur le devant de la scène Titi Robin et sa guitare électrique. A sa gauche le bassiste Natallino Neto. A sa droite le chanteur indien Shuheb Hasan placé juste en avant le joueur de sarangi Murad Ali Khan. Les instruments occidentaux que sont la batterie tenue par Arthur Allard et les claviers confiés à NIcholas Vella prennent place derrière le guitariste et le bassiste. On capte une certaine tension à sans doute mettre en lien avec les quarante-cinq minutes nécessaires au groupe pour installer le climat.

La musique prend corps doucement et l’on retient surtout le dialogue fécond établi entre la mélopée du chant et la raucité de la guitare. Après avoir présenté ses musiciens, Titi Robin engage le groupe dans un morceau plus interactif. Les rythmes impairs martelés par la batterie génèrent une musique sauvage, brute et caillouteuse. On perçoit assez mal la contribution des claviers et de la basse électrique à l’esthétique de la création. En effet, c’est vraiment entre le duo indien et Titi Robin que bat le cœur de la musique. Le guitariste dit ses poésies en français. Shuheb Hasan les transforme en des psalmodies envoûtantes chantées en indien et soutenues par le chant singulier du sarangui.

C’est au fil des deux derniers morceaux qu’advient l’osmose entre tous les musiciens. La musique prend son envol et l’on retrouve l’esthétique de l’art de Titi Robin telle qu’en lui-même. On attend avec intérêt la sortie de l’album à venir pour prendre la réelle mesure de l’impact du projet Rebel Diwana.

Le 06 juillet 2017, le Grand Théâtre accueille Goran Bregovic qui présente « Trois lettres à Sarajavo », une ode à la Jérusalem des Balkans. Conçu comme un appel à la concorde, le spectacle donne la parole au violon.

Créant la surprise, l’Orchestre des Mariages et des Enterrements fait son entrée par l’arrière du proscénium et dialogue avec les musiciens de l’Orchestre National de Lyon avant de prendre place sur scène parmi eux. Après un second morceau empreint d’une profonde mélancolie, Goran Bregovic tout de blanc vêtu expose le contexte du projet. Avec humour et son éternel sourire il se demande pourquoi « Dieu dans son agenda n’a pas prévu de nous apprendre à vivre ensemble » et propose sa musique pour tenter de remédier à cet état de fait.

Les « Trois Lettres à Sarajavo » donnent la parole au violon de trois solistes venus de Tel Aviv, Tunis et Belgrade qui vont à tour de rôle faire chanter les cordes de leurs instruments. Ainsi sous la direction d’Ognjan Radivojevic, l’ONL, l’Orchestre des Mariages et des Enterrements et les trois solistes vont interpréter trois concertos pour violon et orchestre symphonique. Commencée avec la lettre juive, la soirée se poursuit avec la lettre musulmane avant de se terminer par la lettre chrétienne.

La litanie interrogative du violon klezmer chante son désespoir. L’ONL répond d’abord avec puissance puis avec légèreté et allégresse. La lettre termine allègrement sa ronde fantaisiste pleine d’espoir. D’abord seul contre la puissante vague de l’ONL, le violon oriental élève sa plainte. Il impose sa voix lyrique et grave et rallie à sa cause la masse orchestrale qui entre en communion avec lui pour retrouver son calme. De la scène s’élèvent ensuite des carillons joyeux qui croisent les aigus du violon chrétien. Il pleure sur un tempo slave mais la voix et la guitare de Goran Brégovoc veillent et entonnent une ritournelle réconciliatrice. La lumière revient, les clochent sonnent de nouveau, l’avenir se fait radieux.

Les trois violonistes, l’ONL et l’Orchestre des Mariages et des Enterrements unissent leurs voix. Signe de réconciliation, un chant pacifié et serein s’élève de la scène. Au cours de cette soirée enchanteresse et magique la musique a allié classicisme, folklore et modernité. Elle a délivré le message œcuménique voulu par Goran Bregovic.

Clin d’œil jazz à Michel Legrand

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Le pianiste, compositeur et arrangeur Michel Legrand est mort le 26 janvier à l’âge de 86 ans. Les enregistrements et de nombreux témoignages disent combien il a aimé, pratiqué et enregistré ce versus de la musique appelée jazz. Par ailleurs ses talents de compositeur et d’arrangeur furent tels que beaucoup de ses compositions ont été interprétées par les artistes du jazz.

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Philppe Soirat publie « Lines and Spaces »

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Attendu pour le 25 janvier 2019, « Lines and Spaces », le deuxième album du batteur Philippe Soirat emprunte son titre à un morceau de Joe Lovano. Ancrée dans la tradition du hard bop, la musique tisse un fil d’Ariane entre tradition et modernité.

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Alexis Avakian signe « Miasin »

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Charles Lloyd New Quartet présente « Passin’ Thru »

Charles Lloyd New Quartet présente « Passin’ Thru »

Entre contemplation et joie

« Passin’ Thru », le nouvel album de Charles Lloyd, présente le saxophoniste à la tête de son New Quartet. Enregistrées en public, les compositions permettent d’apprécier les différents styles de cette légende vivante du saxophone.

Sorti le 14 juillet 2017, « Passin’ Thru » (Blue Note/Universal) a été enregistré par Charles Lloyd New Quartet lors de deux concerts de la tournée entreprise par le groupe en 2016. Né en 2007, le New Quartet réunit autour de Charles Lloyd, le pianiste Jason Moran, le bassiste Reuben Rogers et le batteur Eric Harland. Leur précédent album, « Mirror » (ECM/Universal) remonte à 2010.

L’été 2016 a été pour le Charles Lloyd New Quartet l’occasion de reprendre une grande tournée dont le premier morceau joué, Dream Weaver, a été enregistré lors du Montreux Jazz Festival le 30 juin 2016. Les six autres pièces ont été gravées lors du concert donné le 29 juillet 2016 au Lensic à Santa Fé (Nouveau Mexique). Tous les titres sont des compositions de Charles Lloyd. L’album est dédié à la mémoire de Judith McBean, amie chère et sœur spirituelle de Charles Lloyd disparue à l’automne 2014.

« Passin’ Thru ». Une musique tour à tour contemplative et enjouée. Toutes les facettes de l’art de Charles Lloyd concentrées en sept titres revisités par le chaleureux Charles Lloyd New Quartet.

Charles Lloyd New Quartet. Crédit photo D. Darr

Déjà au début de sa carrière de leader, Charles Lloyd s’est retrouvé à la tête d’un quartet avec Keith Jarret (piano), Cecil McBee (contrebasse) et Jack DeJohnette (batterie). Il est par la suite revenu plusieurs fois à la formule du quartet mais le saxophoniste considère ce New Quartet actuel comme « une formation réellement magique. … Nos cœurs s’ouvrent et s’élargissent, les notes que l’on joue s’ouvrent et s’élargissent. Le message est simple : va toujours plus loin dans l’amour. »

Depuis les années 70, lors de sa retraite loin du monde du jazz, la dimension spirituelle constitue un élément majeur de la vie de Charles Lloyd. Elle imprègne son art et contribue à faire de chacun de ses concerts une expérience unique. Le musicien explore les forces de l’esprit, ce qui lui vaut d’être reconnu comme un grand mystique du jazz. Sa musique véhicule donc des ondes chargées d’intenses émotions que l’artiste fait circuler en direction des auditeurs.

Enregistrée live, la musique de l’album « Passin’ Thru » restitue le son, les formes, l’énergie et l’émotion des concerts de Charles Lloyd qui laissent toujours l’auditeur saisi et fasciné. Cet ancrage dans l’instantané de la création transmet l’esprit même de la musique de ce saxophoniste-flutiste et compositeur dont la carrière s’inscrit dans l’histoire du jazz.

Les sept compositions de l’album balaient la carrière de Charles Lloyd. Le titre d’ouverture, Dream Weaver a été enregistré la toute première fois en 1966 sur le disque éponyme. Cette introduction est porteuse d’une forte intensité lyrique qui s’achemine vers une conclusion quasi extatique. Part 5, Rumination fait partie de la « Wild Man Dance Suite » enregistrée en 2015 sur l’album Blue Note éponyme.

Charles Lloyd (live) - Crédit Photo D. Darr

C’est avec lyrisme que le groupe revisite How Can I tell You enregistré en 1964 sur Discovery! (Columbia Records), le premier album du saxophoniste. Nu Blues interpelle quant à lui par sa complexité et son hésitation esthétique entre le be-bop et le blues de Memphis. Ce morceau témoigne de la pluralité des influences qui ont alimenté l’inspiration et le style du saxophoniste tout au long de sa longue carrière.

On est touché par la version de Tagore, célébration du grand poète et philosophe indien. A la flûte alto, Charles Lloyd embarque la musique dans un joyeux voyage bluesy, Tagore on The Delta. L’on devine Jason Moran penché dans le piano dont il fait sonner les cordes avec ardeur. Reuben Rogers n’épargne pas celles de la contrebasse et Eric Harland à batterie en rajoute avec un tempo binaire tonique. La musique exulte et l’on est tenté de faire tourner le titre à l’infini pour en savourer toute l’essence. Sobre et nostalgique, Shiva Dream conclut l’album comme « une prière et une méditation » pour Judith McBean.

Enregistré pour la première fois en 1963 par Charles Lloyd alors encore membre du « Chico Hamilton Quintet », Passin’ Thru, thème qui donne son titre à l’album, donne à entendre une musique pleine de swing et de vie…

Clin d’œil jazz à Michel Legrand

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Jazz à Vienne – Herbie Hancock-Donny McCaslin

Jazz à Vienne – Herbie Hancock-Donny McCaslin

Herbie Hancock, novateur perpétuel

Figure en vogue du jazz actuel, après sa participation au dernier album de David Bowie, le saxophoniste Donny McCaslin ouvre la soirée du 12/072017 avec un set incandescent et énergique qui laisse place au légendaire Herbie Hancock. Le pianiste propose un jazz d’une modernité inouïe.

Le saxophoniste ténor Donny McCaslin se produit en quartet pour le set d’ouverture de la soirée. A ses côtés on retrouve le pianiste-claviériste Jason Lindner tout à fait à l’aise aux côté de McCaslin lui aussi adepte des musiques électroniques.

Connu du grand public pour sa participation au dernier album de David Bowie, le musicien californien va en surprendre plus d’un. Il propose en effet un répertoire composé en grande partie de ses propres compositions gravées sur son récent album « Beyond Now » même si le groupe interprète une version solennelle et grave de Lazarus enregistré sur le « Blackstar » de Bowie.

Du jazz avant-gardiste. Les décibels explosent, des avalanches d’effets électroniques déboulent sur scène. Des flots incandescents de notes aiguës totalement maîtrisées jaillissent du ténor.  Radieux et félin le saxophoniste charismatique surfe sur les nappes des claviers et les roulements furieux de la batterie. Ancrée au sol par une rythmique implacable, le musique fusionnelle génère pourtant une forte énergie ascensionnelle qui transporte dans les hautes stratosphères.

La légende du pianiste-claviériste Herbie Hancock n’est pas usurpée. Cette superstar du jazz peut se vanter d’avoir autant ravi les amateurs de jazz acoustique que transporté les fans de jazz-fusion, de disco, de rock, de hip-hop, de funk. Visiblement ravi de jouer une fois encore à Vienne, Herbie Hancock ne tarit pas de louanges lors de la présentation de ses musiciens et l’on s’aperçoit très vit la véracité de ses dires. C’est bien un orchestre de haut vol qui se produit à ses côtés.

Le guitariste Lionel Loueke dont le propositions musicales ne cessent de surprendre et de stimuler le groupe. Le colossal et imperturbable bassiste James Genus et  l’arme secrète du groupe, le batteur Vinnie Colaiuta assurent un puissant ancrage rythmique à la musique. Issu du milieu hip-hop, le claviériste et saxophoniste Terrace Martin produit maintenant Herbie Hancock dont le prochain disque est toujours en préparation.

Attendu par un public impatient de découvrir sa nouvelle musique, Herbie Hancock offre un set ébouriffant de modernité. Assidu derrière ses claviers sur lesquels il s’éclate avec un plaisir non dissimulé, le pianiste n’en délaisse pas pour autant son Fazioli sur lequel il ne s’économise pas. On prend plaisir à retrouver ses attaques dynamiques et son phrasé délié tout au long de solos généreux et inventifs qui émaillent le set. 

La basse assure un groove implacable. Elle tend des ponts solides sur lesquels saxophone et guitare lancent des envolées inspirées. On capte même une brise africaine légère restituée par le guitariste dont l’inventivité ne cesse de  surprendre. Le tissu musical complexe n’en demeure pas moins mélodique malgré les décibels. De fulgurantes sagaies électriques tentent de transpercer l’armure rythmique mais elle demeure inaltérable.

On apprécie les échanges fructueux de claviers et de vocoders entre Terrace Martin et Herbie Hancock, le plus jeune renvoyant à son aîné ses trouvailles sonores qui en leur temps sonnaient déjà terriblement retro-futuristes. On garde en tête l’image d’Herbie Hancock assis sur le devant de la scène avec son  AX-Synth en bandoulière.

Le jeu lumineux et encore renouvelé d’Herbie Hancock a régné en maître sur un concert aux allures de battle où les solistes rivalisent de créativité. Herbie Hancock a revisité son héritage avec ses légataires Ensemble ils ont écrit a partition d’un jazz de demain qui emprunte à celui d’hier pour mieux le renouveler.

Clin d’œil jazz à Michel Legrand

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Jazz à Vienne – Youn Sun Nah de retour

Jazz à Vienne – Youn Sun Nah de retour

De retour à Vienne, Youn Sun Nah triomphe

Le public s’est mobilisé le 09/07/2017 pour une soirée qui ouvre avec le trio de cordes Ponty-Lagrène-Eastwood et se termine avec Youn Sun Nah de retour au Théâtre Antique de Vienne, trois ans après son dernier concert.

En entrée de soirée, le violoniste Jean-Luc Ponty a réuni autour de lui deux fins techniciens, le guitariste Biréli Lagène et le contrebassiste Kyle Eastwood. Il promet de faire swinguer les cordes tout en s’octroyant le droit d’opérer une fusion musicale entre électrique et acoustique. En effet le violoniste a plus d’un tour dans son sac puisqu’il vient avec son violon acoustique mais aussi avec son violon électrique à 5 cordes.

L’improvisation préside à la réunion de ces trois artistes qui prennent un plaisir certain à dérouler une musique qui a décidé de ne pas s’inscrire dans la performance. Les notes respirent et advient la pulsation que reconnaissent les amoureux du jazz. Le groupe tient promesse avec un répertoire où alternent compositions des trois artistes et standards. 

On repère en ouverture du set, Blue Train, le standard de John Coltrane et plus tard Mercy Mercy Mercy de Joe Zawinul. Plutôt sympa ces deux titres qui font écho aux hommages que le festival a rendu à John Coltrane et Joe Zawinul. Sur Samba de Paris, une composition de Kyle Eastwood, Bireli Lagrène offre une improvisation fluide et véloce aux accents de choro brésilien. Jean-Luc Ponty propose un solo lumineux sur la fameuse composition du guitariste, Stretch.

Un set qui donne à entendre un jazz traditionnel renouvelé par trois solistes qui mettent leurs talents respectifs au service de la musique.

Après deux années sabbatiques et du temps consacré à son nouvel album « She Moves On » (ACT/PIAS) sorti le 19 mai 2017, la chanteuse coréenne Youn Sun Nah retrouve les scènes en 2017. Sa dernière venue à « Jazz à Vienne » le 02 juillet 2014 avec le guitariste Ulf Walkenius et Vincent Peirani lui avait valu des louanges unanimes et fort mérités.

Il tarde d’écouter le nouveau répertoire que la chanteuse présente sur scène avec un orchestre américain composé de Jamie Saft (piano, orgue, Fender Rhodes) compositeur et producteur de l’album, Brad Jones (contrebasse), Clifton Hyde (guitare) et Dan Rieser (batterie). Entre orgue et piano, le pianiste soutient le groove épaulé par la solide section rythmique toute entière au service de la chanteuse. On apprécie le côté rock écorché du guitariste sur Drifting de Jimi Hendrix.

Mené avec un grand professionnalisme, le set propose la quasi totalité des titres de l’album. Visiblement la chanteuse ne cache pas son plaisir à interpréter ces chansons qu’elle a découvertes et appréciées chez Jamie Saft. Teach The Gifted Children de Lou Reed, She Moves On de Paul Simon, The Dawntreader de Joni Mitchel dont elle propose une version magnifique en rappel.

Youn Sun Nah invite le public du Théâtre Antique à pénétrer dans son intimité sur une interprétation sensible de Black Is The Color Of My True Love’s Hair, une chanson traditionnelle américaine reprise par Nina Simone. Sur ce morceau Youn Sun Nah adopte le parti de la simplicité avec sa kalimba (piano à pouces), quelques percussions et une légère ligne de basse en soutien. On est comme suspendu à la clarté de cette voix empreinte de fragilité et pourtant si solide. Comblée par l’ovation du public, la chanteuse rayonnante offre de généreux rappels.

Certes le nouveau répertoire plus profilé pop-rock que jazz a privé le public des scats échevelés de la chanteuse mais son talent demeure intact. Youn Sun Nah de retour n’a rien perdu de son ADN vocal. Sa voix lumineuse conserve son grain unique. Souple et élégante elle convainc et émeut sur les ballades. Claire et limpide elle enfle et se gorge de puissance pour faire éclater les limites de sa fragilité.

Clin d’œil jazz à Michel Legrand

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