Clin d’œil à Fidel Fourneyron & « Animal »

Clin d’œil à Fidel Fourneyron & « Animal »

Le bestiaire inspiré de Fidel Fourneyron

Avec le soutien de l’ONJ Fabric, Fidel Fourneyron présente « Animal », un album et un trio inédit qui réunit autour du tromboniste, le contrebassiste Joachim Florent et le batteur Sylvain Darrifourcq. Avec eux le groupe rend hommage à quelques représentants du monde animal. Au fil des plages et des improvisations le bestiaire prend forme et s’anime.

Le label ONJ Records met à l’honneur le projet « Animal » soutenu par le tromboniste Fidel Fourneyron, membre de l’ONJ d’Olivier Benoit. La sortie de l’album « Animal » (ONJ Records/L’Autre Distribution) est annoncée pour le 25 mai 2018.

Le musicien

Membre de l’ONJ d’Olivier Benoit jusqu’à la fin de sa mandature, Fidel Fourneyron est aussi impliqué à titre personnel dans « ¿ Que Vola ? » et « Un Poco Loco ». Il collabore aussi avec « Umlaut Big Band », « White Desert Orchestra » d’Eve Risser, a participé au « Tribute to Lucienne Boyer » avec le Grand Orchestre du Tricot et s’investit par ailleurs dans nombre d’actions pédagogiques dont la Fanfare au Carreau et un atelier du festival Jazz Campus en Clunisois.

Le trio

Pas question ici d’évoquer de manière exhaustive la liste des nombreuses activités de ce musicien. Il s’agit de présenter le nouveau trio « Animal » que Fidel Fourneyron a fondé avec deux musiciens impliqués comme lui dans les musiques improvisées, le contrebassiste Joachim Florent et le batteur Sylvain Darrifourcq.

Dans ce trio trombone-contrebasse-batterie, Fidel Fourneyron est positionné d’emblée comme un soliste qui chante un blues à la fois brut et plein de fraîcheur.

L’album « Animal »

Sur « Animal », la musique donne à entendre huit portraits d’animaux. On ignore tout des raisons qui ont guidé le tromboniste Couverture de l'album "Animal" de Fidel Fourneyrondans ces choix pourtant ils ont tous un point commun, celui d’habiter l’inconscient collectif via fables, romans, légendes, BD et dessins animés.

Loin des considérations évolutionnistes savantes et sérieuses de Darwin, les musiciens brossent des portraits des animaux à la manière d’un mime ou d’un caricaturiste en suggérant des mouvements ou des expressions à grand traits d’improvisations inspirées.

Le langage musical des rois complices parvient à cerner les attitudes ou les sonorités propres à chaque animal évoqué. Une écoute à l’aveugle à permis de reconnaître sans erreur les caractéristiques animalières.

Le bestiaire

Puissance du chant de Moby-Dick, souffle énervé du bison avant la charge, pavane fière du coq présomptueux, trottinement ou course éperdue de la gracieuse souris

Démarche féline et coup de patte assassine du chat, agilité du singe que l’on imagine se balancer au bout des lianes, activité laborieuse et incessante de la fourmi, déambulation bluesy d’un loup féroce en quête de gibier, à moins qu’il ne cherche à échapper à ses prédateurs humains…

Baguettes, cymbales et fûts donnent de la voix, soutiennent, ponctuent ou poussent la coulisse du trombone qui dialogue avec les cordes de la contrebasse. La dimension rythmique domine certes mais les lignes mélodiques, les tessitures et les timbres adoptés participent pour beaucoup aux couleurs de l’album et au relief des portraits.

Le propos des instrumentistes parvient à créer une véritable dramaturgie musicale. L’album témoigne d’une écoute et d’une réactivité de tout instant entre les membres de ce trio qui parvient à travers des improvisations croisées à restituer le profil dominant des animaux dont les morceaux portent les titres.

Après réflexion, on se demande bien si ce sont vraiment des animaux qu’évoquent les musiciens. Ne brossent-ils pas plutôt le portrait de certains traits que l’homme emprunte, volontairement ou non, aux bêtes pour survivre dans la jungle qu’il s’est créé lui-même ?

« Animal », ça groove, ça chante le blues, ça célèbre l’improvisation. Une musique dont le dépouillement permet à l’imaginaire de projeter les évocations animales très réussies dans leur milieu de vie.

 
Le lundi 28 mai 2018 à 20h30, la Dynamo de Banlieues Bleues et le label ONJ Records fêtent à Pantin les quatre ans d’existence du label et la sortie de l’album « Animal ». C’est l’occasion de retrouver sur scène Fidel Fourneyron, Joachim Florent et Sylvain Darrifourcq.
Clin d’œil à ASTA & « Passers of Time »

Clin d’œil à ASTA & « Passers of Time »

Le batteur André Ceccarelli a sonné le rappel de ses complices, le saxophoniste Sylvain Beuf, le contrebassiste Thomas Bramerie et le pianiste Antonio Faraò pour enregistrer “Passers of Time”, le premier album de leur quartet, dénommé ASTA. Porté par les quatre virtuoses, le projet déborde d’énergie sans pour autant se départir d’une musicalité de chaque instant. Cette belle aventure musicale témoigne de l’étroite connivence que ces quatre compagnons ont conservé au fil du temps.

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Coup de cœur… pour Nuzut Trio & « The Bowhopper »

Coup de cœur… pour Nuzut Trio & « The Bowhopper »

Avec son premier opus, « The Bowhopper », Nuzut Trio propose un projet captivant qui enchante autant qu’il surprend. Autour du contrebassiste, compositeur et leader Flavio Perrella, le guitariste Simon Martineau et le batteur Thomas Delor conjuguent leurs imaginaires. Les compositions originales ouvrent l’espace à l’expression créative des musiciens. Un album maîtrisé qui propose un élégant mélange de poésie, d’allégresse et d’énergie.

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Visuel 2020 de Jazz à Vienne 40ème édition

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Après avoir dévoilé le visuel 2020 de Jazz à Vienne, le festival a aussi annoncé les quatre premiers noms de la programmation de sa 40ème édition. Jamie Cullum en ouverture le 25 juin 2020 au Théâtre Antique, L’Afro Carnaval des Animaux, spectacle jeune public inédit, un concert dessiné avec Juanjo Guarnido & Hugh Coltman et la venue de Julia Sarr avec son projet Jem Kanam conçu pour l’occasion. Rendez-vous du 25 juin au 11 juillet 2020 pour une prometteuse 40ème édition de « Jazz à Vienne » !

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Résidence Stracho Temelkovski – Concert Underground

Résidence Stracho Temelkovski – Concert Underground

Vibrations colorées et dépaysement garanti

Du 16 au 18 mai 2018, l’AmphiJazz de l’Opéra de Lyon accueille Stracho Temelkovski en résidence. Quatre concerts Underground pour découvrir les univers dépaysants et colorés de ce musicien, compositeur et arrangeur aux multiples talents.

L’univers musical de Stracho Temelkovski vibre des couleurs des Balkans, de l’Orient, de la Méditerranée, de l’inde et du jazz. Venu trois jours avec son trio « Nerazdeleni » en 2016 sous le Péristyle de l’Opéra, il avait entraîné le public dans son monde. ON ne doute pas qu’il en soit de même en 2018.

Du 16 au 18 mai 2018, Stracho Temelkovski revient en résidence à l’Amphi Jazz de l’Opéra de Lyon dans le cadre de quatre concerts inscrits dans la programmation Underground telle que définie par Olivier Conan. L’occasion idéale pour écouter ce multi-instrumentiste virtuose en solo, quartet ou octet et de le voir jongler entre viola, mandole, basse électro-acoustique et diverses percussions auxquelles il ajoute sa voix. 

Le musicien

Autodidacte, Stracho Temelkovski a construit sa formation musicale sur l’échange, la transmission orale et les rencontres. Aujourd’hui il restitue les atmosphères musicales de la Macédoine d’où sont issus ses parents. S’il conserve, la force, les rythmes impairs et les couleurs des Balkans, il les croise avec le jazz, la musique urbaine, celle de l’Orient, de la MéditerranéeStracho TemelkovskiStracho Temelkovski et de l’Inde.

Pour lui, le miel de la vie témoigne de ce qu’il nomme « la musique de l’âme ». Ce musicien virtuose étonne par la maîtrise qu’il développe sur tous ses instruments, viola, mandole, basse électro-acoustique et diverses percussions, sans oublier ses performances vocales de beatboxer.

Stracho Temelkovski s’est produit aux côtés de nombreux artistes issus d’univers musicaux différents rencontrés sur les scènes de France et d’Europe parmi lesquels, Antonio Placer, Jean-Marie Machado, François Thuillier, Joachim Florent, Claus Stotter, Didier Ithursarry, Jean-François Baëz, Jocelyn Mienniel, Jean Charles Richard, Claudia Solal, Ashraf Sharif, Iyad Haimour, Cheb Nabil, et bien d’autres encore.

Les concerts

Stracho Temelkovski solo

Écouter Stracho Temelkovski en solo constitue une opportunité rêvée pour entrer dans l’univers du musicien et en saisir toutes les nuances. Rendez-vous à 12h30 à l’Amphi de l’Opéra de Lyon les 16 et 18 mai 2018.

Stracho Temelkovski Quartet

Le concert du 17 mai 2018 à 20h permet de découvrir une des extensions du monde de Stracho Temelkovski. Le quartet réunit autour du leader son complice depuis 3 ans déjà, l’accordéoniste Jean-François Baëz, le joueur de sitar Ashraf Sharif Khan et le saxophoniste Jean-Charles Richard qui évolue entre baryton et soprano.

Stracho Temelkovski & The Sound Braka

Le 18 mai 2018 à 20h, c’est une véritable invitation au voyage dans son « Balkan world jazz » atypique que propose Stracho Temelkovski. Il se présente à  la tête de The Sound Braka qui regroupe des musiciens issus de tous les mondes qui inspirent le leader. Jean-François Baëz (accordéon), Jean-Charles Richard (saxophones baryton & soprano), Ashraf Sharif Khan (sitar); Jean-Marie Machado (piano), François Thuillier (tuba), Aziz Maysour (guembre) et Antony Gatta (percussions).

Du 16 au 18 mai 2018, quatre concerts Underground pour pénétrer dans les atmosphères variées de l’univers unique de Stracho Temelkovski,

Clin d’œil à ASTA & « Passers of Time »

Clin d’œil à ASTA & « Passers of Time »

Le batteur André Ceccarelli a sonné le rappel de ses complices, le saxophoniste Sylvain Beuf, le contrebassiste Thomas Bramerie et le pianiste Antonio Faraò pour enregistrer “Passers of Time”, le premier album de leur quartet, dénommé ASTA. Porté par les quatre virtuoses, le projet déborde d’énergie sans pour autant se départir d’une musicalité de chaque instant. Cette belle aventure musicale témoigne de l’étroite connivence que ces quatre compagnons ont conservé au fil du temps.

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Coup de cœur… pour Nuzut Trio & « The Bowhopper »

Coup de cœur… pour Nuzut Trio & « The Bowhopper »

Avec son premier opus, « The Bowhopper », Nuzut Trio propose un projet captivant qui enchante autant qu’il surprend. Autour du contrebassiste, compositeur et leader Flavio Perrella, le guitariste Simon Martineau et le batteur Thomas Delor conjuguent leurs imaginaires. Les compositions originales ouvrent l’espace à l’expression créative des musiciens. Un album maîtrisé qui propose un élégant mélange de poésie, d’allégresse et d’énergie.

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Visuel 2020 de Jazz à Vienne 40ème édition

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Après avoir dévoilé le visuel 2020 de Jazz à Vienne, le festival a aussi annoncé les quatre premiers noms de la programmation de sa 40ème édition. Jamie Cullum en ouverture le 25 juin 2020 au Théâtre Antique, L’Afro Carnaval des Animaux, spectacle jeune public inédit, un concert dessiné avec Juanjo Guarnido & Hugh Coltman et la venue de Julia Sarr avec son projet Jem Kanam conçu pour l’occasion. Rendez-vous du 25 juin au 11 juillet 2020 pour une prometteuse 40ème édition de « Jazz à Vienne » !

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Clin d’œil à Espen Berg Trio & « Bølge »

Clin d’œil à Espen Berg Trio & « Bølge »

Une musique intimiste et raffinée

Le jazz compte de nombreux trio piano-contrebasse-batterie. Celui du pianiste Espen Berg propose son second album « Bølge ». Ancré dans un jazz moderne, l’opus cultive un climat singulier qui hésite entre onirique poésie et tourbillons syncopés. L’élégance des univers intimistes et raffinés de « Bølge » captive.

Après un premier disque “Mønster” sorti en 2015 et au retour d’une tournée au Japon en 2017, le trio du pianiste Espen Berg annonce pour le 25 mai 2018, la sortie de son second album Couverture de l'album "Bolge" du Espen Berg trio“Bølge” (Odin/Outhere).

Espen Berg Trio réunit le contrebassiste Bárður Reinert Poulsen et le batteur Simon Olderskog Albertsen autour du pianiste et compositeur Espen Berg.  Ce jeune pianiste norvégien a aussi réalisé deux albums solo et a travaillé entre autres musiciens des scènes nordiques, avec Anders Jormin, Arve Henriksen and Mathias Eick

Les dix plages de « Bølge » s’écoutent sans effort. Sans doute cela tient-il à l’apparente simplicité qui s’en dégage. Pourtant cette accessibilité cache une grande complexité mélodique et rythmique lesquelles sont agencées avec une extrême précision. Cette rigueur quasi mathématique est voulue par le pianiste qui a composé neuf des dix titres de l’album. Il dit prendre plaisir à composer en faisant coexister cette dimension purement mathématique et l’interactivité des interprètes. De facto, il réussit parfaitement ce challenge.

De « Bølge » ressort une impression de dynamisme et de spontanéité à relier à la grande interactivité qui existe entre les trois musiciens. Il se dégage aussi une sensation d’équilibre intense à rattacher sans doute à la rigueur de l’écriture du pianiste.

En Norvégien, Bølge signifie vague et c’est bien ce que le trio du pianiste Espen Berg offre à l’écoute. Plusieurs vagues musicales, de teneur différentes. En effet, tout comme l’on peut observer différent formes et sortes de vagues sur les différents rivages des océans, on perçoit à l’écoute des dix titres de « Bølge”, des vagues musicales dont l’intensité et la dynamique varient.

Dix vagues musicales

Du titre de Sting, Hounds of Winter, que reprend le trio, se dégage une atmosphère recueillie où alternent poétique mélancolie et intensité contenue. Débuté dans un climat étrange, Maetrix se poursuit sur unE rythmique complexe avec des échanges libres et syncopés entre piano et contrebasse.

Après une introduction où des palmas marquent le rythme, le piano fait flotter la mélodie de XIII comme un léger nuage porteur de lumière. Un solo de batterie-percussion apporte une superbe respiration juste avant la fin de morceau. Sur la superbe ballade Bølge, piano et contrebasse cisèlent leurs discours apaisés soutenus par les feuilletages délicat des balais.

Les vagues swinguantes de la mélodie de Tredje tourbillonnent sur un rythme ternaire. On apprécie la vague de liberté qu’apporte Cadae dans le déferlement des vagues/titres. Il propose une rupture dans le déroulement de l’album et instaure un climat où le trio développe une expression très libre et percussive.

Avec For Now advient une atmosphère vaporeuse sur un tempo rythmique très étiré. On demeure suspendu aux notes cristallines du piano rêveur. On reste captif de Bridges qui fait alterner beauté apollinienne du piano et tension dionysiaque de la batterie

Développée comme une mélopée infinie, Skoddefall libère les envolées lyriques et romanesques du piano. L’album se termine avec Climbing qui porte bien son nom. A partir d’une simple mélodie intimiste et poétique, le trio monte en puissance et développe une vague sonore porteuse d’allégresse annonciatrice du rivage de la félicité.

Sur « Bølge », le trio du pianiste Espen Berg Trio installe des climats variés et raffinés et propose une musique élégante, dynamique et lyrique. Un groupe à suivre avec attention.

Clin d’œil à ASTA & « Passers of Time »

Clin d’œil à ASTA & « Passers of Time »

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Coup de cœur… pour Nuzut Trio & « The Bowhopper »

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Visuel 2020 de Jazz à Vienne 40ème édition

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Saison 2018/19 à l’Auditorium de Lyon

Saison 2018/19 à l’Auditorium de Lyon

Jazz, Musiques Actuelles et les 20 ans d’Arty Farty

Portée par l’excellence artistique, la saison 2018/2019 de l’Auditorium-Orchestre National de Lyon promet d’intenses moments musicaux du côté du Jazz et des Musiques actuelles. De quoi se réjouir !

Saison 2018/19 de l'Auditorium-Orchestre National de Lyon_logoPour la saison 2018/19 à l’Auditorium–Orchestre National de Lyon et la diversité musicale, Aline Sam-Gio, Directrice Générale, poursuit le dialogue et la co-production de concerts avec « Jazz à Vienne ». Elle ouvre grand ses portes aux Musiques Actuelles et consacre un week-end au 20ème anniversaire d’Arty Farty.

Une saison 2018/19 à l’Auditorium–Orchestre National de Lyon sous le signe de l’ouverture avec cinq concerts de Jazz, trois soirées de Musiques Actuelles et un week-end pour les 20 ans d’Arty Farty.

Cinq concerts de jazz

Archie Shepp, le 12 octobre 2018

Grande figure de l’histoire du jazz, Archie Shepp a fait partie de l’avant-garde du free jazz. Revenu à  une expression empreinte de blues et de spiritual, à 81 ans, le saxophoniste mêle sa voix et son ténor à de nombreux projets. Le 12 octobre 2018 à 20h, Archie Shepp est annoncé à l’Auditorium de Lyon en quartet, entouré du jeune pianiste français Carl-Henri Morisset et deux musiciens américains, le contrebassiste Darryl Hall et le batteur Steve McCraven.

La chanteuse française, Marion Rampal, à la voix vibrante et envoûtante rejoint le quartet d’Archie Shepp. Soirée chaleureuse et bluesy attendue.

Madeleine Peyroux, le 09 novembre 2018

Après « Secular Hymns » son dernier album enregistré en trio et sorti en 2016 chez Impulse, la chanteuse Madeleine Peyroux continue l’exploration commencée dans ce premier opus et annonce « Anthem » à paraître le 31 août 2018. Le 09 novembre 2018 à 20h est l’occasion idéale pour découvrir sur la scène de l’Auditorium de Lyon, ce nouveau répertoire que propose Madeleine Peyroux.

Anouar Brahem, le 16 mars 2019

L’album « Blue Maqams » paru en octobre 2017 chez ECM a permis d’écouter Anouar Brahem en compagnie du contrebassiste Dave Holland, du batteur Jack DeJohnette et du pianiste britannique Django Bates. A 60 ans, le célèbre oudiste reste fidèle à la partition qui le rattache à la tradition modale des maqams, modes mélodiques arabes. En s’entourant de trois grands improvisateurs, il rend hommage au jazz auquel il demeure très attaché. D’ailleurs le titre de l’album fait comme un clin d’oeil à « Kind of Blue » cet album historique où en 1959 Miles Davis explorait la modalité. 

La venue d’Anouar Brahem le 16 mars 2019 à l’Auditorium de Lyon avec ses trois compagnons de « Blue Maqams » promet une soirée réjouissante.

Brad Mehldau, le 26 mars 2019

le pianiste Brad Mehldau dans la saison 2018/19 à l'Auditorium de Lyon

Brad Mehldau©David-Bazemore

La venue de Brad Mehldau en solo, en 2005, reste gravée dans les mémoires de celles et ceux présents à l’Auditorium cette soirée-là. Le pianiste est depuis revenu en trio et tout récemment en duo avec le saxophoniste Joshua Redman pour un concert mémorable, le 13 novembre 2016. On connait aussi son goût pour la pop musique des Beatles ou de Radio Head et son affinité pour le répertoire classique. Preuve en est l’exploration récente qu’il a faite du monde de Jean-Sébastien Bach sur l’album « After Bach » sorti en mars 2018.

Le 26 mars 2018 à 20h, il revient à l’Auditorium pour présenter son concerto pour piano et orchestre qu’il va interpréter avec les musiciens de l’ONL sous la direction de Clark Rundell. Durant cette même soirée, Brad Mehldau se produit aussi en solo. Une soirée superbe soirée en perspective.

Youn Sun Nah, le 13 mai 2019

La chanteuse Youn Sun Nah dans la saison 2018/19 de l'Auditorium de LyonRevenue en mai 2017 avec son dernier album « She Moves On » après trois ans d’absence, Youn Sun Nah a triomphé la même année sur les scènes européennes. La chanteuse coréenne a fait un triomphe le 09 juillet 2017 dans le cadre de « Jazz à Vienne » sur la scène du Théâtre Antique avec les musiciens de son album et son nouveau répertoire orienté vers un monde plus pop et rock que jazz.

Le 13 mai 2019 à 20h elle est annoncée à l’Auditorium. Deux des musiciens américains présents sur l’album seront à ses côtés, Le contrebassiste Brad Jones et le batteur Dan Rieser. Le piano, l’orgue Hammond et le Fender Rhodes sont confiés à Franck Woeste. La guitare est tenue par Tomek Miernowski. La voix unique de Youn Sun Nah devrait une fois encore rallier les suffrages des amoureux de l’art vocal

Trois soirées de Musiques Actuelles

Dans un esprit assez minimaliste, un cycle de Musiques Actuelles se profile à l’Auditorium autour du piano avec trois concerts.

  • Le compositeur contemporain islandais Olafur Arnalds ouvre ce cycle consacré aux musiques actuelles à 20h le 21 octobre 2018 accompagné d’un quatuor à cordes amplifié, d’un percussionniste et batteur. Lui-même tient le piano et les claviers.
  • Le 08 avril 2019 à 20h les deux sœurs Katia et Marielle Labèque viennent jouer à deux piano une création du chanteur de Radio Head, Thom Yorke, intitulé « Minimalist Dream House#2″. Avec David Chalmin (guitare) et Bryce Dessner (guitares) les deux pianistes proposent aussi des musiques de Julius Eastman, et de Caroline Shaw, David Lang, Bryce Dessner, David Chalmin qui célèbrent la musique minimaliste.
  • Le 04 mai 2019 à 18h, la scène de l’Auditorium accueille le pianiste Max Richter. Il se présente sur scène avec l’ONL dirigé par Robert Ziegler et la jeune violoniste norvégienne Mari Samuelsen. Au programme, une relecture des Quatre Saisons de Vivaldi, « Vivaldi Recomposed » et aussi une évocation de l’œuvre de la romancière Virginia Woolf à travers son interprétation de « Three Worlds ». La soirée va sans nul doute conduire les fans du pianiste vers le monde de la musique classique.

Les 20 ans d’Arty Farty

Pour fêter 20 ans de concerts, de soirées, de festivals, de débats et de performances, Arty Farty a carte blanche le week-end du 15 au 17 mars 2018 !

L’association lyonnaise a le feu vert pour investir tous les espaces de l’Auditorium aux côtés d’artistes qui ont marqué son histoire et de musiciens émergents pour un évènement unique, festif et stupéfiant. Les musiques électroniques, le graphisme, le fooding sont au cœur de la fête qui est organisée par l’Auditorium et Arty Farty. On en saura plus d’ici là. En attendant rien n’empêche de se réjouir.

Les spectacles de Jazz et de Musiques Actuelles de la saison 2018/19 à l’Auditorium-Orchestre National de Lyon laissent augurer  des soirées prometteuses. Une fois encore, cette programmation manifeste le réel souci de diversification de cette institution qui conserve son ADN mais sait ouvrir sa programmation en direction de publics variés.

Clin d’œil à ASTA & « Passers of Time »

Clin d’œil à ASTA & « Passers of Time »

Le batteur André Ceccarelli a sonné le rappel de ses complices, le saxophoniste Sylvain Beuf, le contrebassiste Thomas Bramerie et le pianiste Antonio Faraò pour enregistrer “Passers of Time”, le premier album de leur quartet, dénommé ASTA. Porté par les quatre virtuoses, le projet déborde d’énergie sans pour autant se départir d’une musicalité de chaque instant. Cette belle aventure musicale témoigne de l’étroite connivence que ces quatre compagnons ont conservé au fil du temps.

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Visuel 2020 de Jazz à Vienne 40ème édition

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Marjolaine Reymond présente « Demeter No Access »

Marjolaine Reymond présente « Demeter No Access »

La prêtresse ensorcelle par son chant halluciné

Une fois de plus, Marjolaine Reymond s’aventure hors des cadres et refuse d’enfermer son art dans des frontières de style. Avec un talent créatif hors norme elle mêle toutes les couleurs de sa palette d’artiste dans l’univers ensorcelant de « Demeter No Access ». Telle une prêtresse hallucinée, elle continue à inventer un monde dans lequel il fait bon s’immerger.

Après « Eternal Sequence » (2005), « Chronos in USA » (2008) et « To be an Aphrodite or not to be » (2013), Marjolaine Reymond annonce une nouvelle autoproduction de son label Kapitaine Phoenix Collectif. Couverture de l'album de Marjolaine Reymond, "Demeter No Acess"Annoncé pour le 11 mai 2018, l’album « Demeter No Access » sort chez Cristal Records/Sony Music Entertainment.

Après avoir invité la déesse Aphrodite au cœur de son album précédent, Marjolaine Reymond convoque cette fois Déméter et Perséphone, invite Orphée et Eurydice, convie de fantastiques créatures animales moyen-âgeuses, fait un détour dans le second livre de la bible de l’Ancien Testament. L’album « Demeter No Access » se présente donc un polyptyque aventureux où dieux, mythes, personnages imaginaires ou bibliques se télescopent.

« Demeter No Access » étonne et comble à la fois. Singulier serait un terme trop étroit pour définir l’univers que chevauche la musique de l’album. Original pourrait convenir sous réserve d’ajouter d’autres qualificatifs afin de mieux cerner l’esthétique de l’album… étonnant et audacieux, moderne et poétique, mystérieux et fascinant, énigmatique et fragile, puissant et précieux, étrange et pulsatile.

Les musiciens

Sur les quatorze plages de « Demeter No Access », Marjolaine Raymond se produit en quintet entourée de Bruno Angelini (piano, fender rhodes), Denis Guivarc’h (saxophone alto), Olivier Lété (basse électrique) et Christophe Lavergne (batterie). Ce quintet aux sonorités très contemporaines intègre avec bonheur des sons électroniques dans sa trame musicale dense et organique.

Le groupe est rejoint sur certaines plages par un quatuor de cordes constitué de Régis Huby (violon), Clément Janinet (second violon), Guillaume Roy (alto) et Marion Martineau (violoncelle). Entre les deux groupes l’alchimie opère et ils terminent ensemble l’album dans une conclusion quasiment symphonique.

Sources et influences de Marjolaine

De facto, évoquer le monde de Marjolaine Reymond demeure difficile car sa créativité s’abreuve aux sources d’une culture élargie au-delà des frontières musicales. Cet album résulte en effet d’une démarche artistique inscrite autant dans la musique que dans la littérature. Son propos s’inspire en effet d’un manuscrit du Moyen Age (Le Bestiaire), d’un poème d’Ovide (Les Métamorphoses), de l’épopée grecque (L’Odyssée), du second livre de la bible de l’Ancien Testament (L’Exode) que des œuvres de trois poétesses romantiques du XIX siècle, Emily Bronte, Elisabeth Browning, Emily Dickinson qui irriguent son inspiration.

A travers sa nouvelle création « Demeter No Access » Marjolaine Reymond questionne la coexistence de l’animal en l’homme, de la société et du monde sauvage, de la liberté et du déterminisme, de l’amour et de la mort, thèmes toujours d’actualité en ce début de XXIème siècle. La mise en son de cet ambitieux projet restitue une esthétique qui impressionne par sa précision et sa musicalité quasi extatique.

L’art de Marjolaine

La chanteuse Marjolaine Reymond appuie son travail vocal sur une technique acquise par la pratique du chant lyrique et contemporain mais aussi dans le jazz. Il en ressort des échappées vocales hallucinantes, loin des schémas vocaux habituels. Parfaitement maîtrisée, sa voix se fait cristalline ou rauque, douce ou puissante, elle murmure ou simule le cri.

Elle signe toutes les compositions et confie l’arrangement du dernier titre de l’album à Christophe Monniot. Son inspiration de musicienne, compositrice et metteuse en sons s’abreuve dans de nombreux univers, musique contemporaine, chant lyrique, rock, musique improvisée, jazz expérimental et musique électroacoustique. On saisit en effet des influences et des références multiples issues du jazz (Norma Winstone, John Taylor, Meredith Monk, Kenny Wheeler), du monde unique de Frank Zappa, de la musique répétitive de Philip Glass et des incursions dans les territoires de la pop et du rock.

Marjolaine Reymond poursuit dans le domaine de l’art la même quête qu’Edgar Morin dans le domaine des sciences, réunir au lieu de scinder. Dans « Demeter No Access », elle y parvient tout à fait.

Impressions musicales

Bestiaire étonnant

Le flamboyant saxophone alto introduit le chant exalté qui déclame le pamphlet onirique de Cheval nommé. Sur Les cupidons glacés, un motif joué en boucle au piano accompagne la voix théâtralisée qui se métamorphose au fur et à mesure du développement du morceau.

Le Tigre d’Annabelle vibre de la voix lunaire de la chanteuse. Elle fait écho au chant lyrique et moderne du saxophone qui part ensuite en improvisation sauvage sur le fond entoilé de sonorités électroniques. Zappa n’est pas loin.

Métamorphoses polyphoniques

Eurydice interceptum morsus serpentis ouvre avec quatuor à cordes, effets électronique et quintet à voix. Le thème métamorphose littéralement le climat de l’album. Durant les 50 secondes de Spirito e cielo le chant des cordes s’éclaircit et Demeter No Access advient. La musique accouche d’un chant plaintif qu’accompagnent d’insolites créatures sonores électroniques.

Par magie, la voix devient solaire sur Ecrire la lettre. L’enchanteresse déclenche un solo du saxophone alto tout droit inscrit dans le sillage de Steve Coleman et libère la section rythmique organique.

Odyssée cosmique et Exode

La voix met sur orbite L’odyssée de Ted Parker qui débute un voyage cosmique accompagné par le groupe devenu soucoupe volante. Le voyage se termine plus tard avec L’exode de Ted Parker qui reprend les mêmes ambiances répétitives sur un tempo plus étiré à la fin de l’album. Sur des arrangements de Christophe Monniot, la voix évanescente et le groupe sont rejoints par les cordes. Cette micro-symphonie instaure un climat contemporain et mystique et marque la fin du voyage.

Entre ces deux thèmes les cordes habitent Orfeo e Proserpina qui émarge dans un monde proche de celui de Debussy. La voix et le saxophone évoquent ensuite Le cri du Centaure et ses vibrations mélodiques qui débouchent dans le monde ensauvagé de Persephone unlimited dont la pulsation résonne de la force du rock.

Isaac et le Minotaure s’élève comme un hymne à la joie où la voix et les cordes s’unissent avec bonheur. Cordes et sons électroniques induisent un flottement musical éphémère sur Senso di colpa e la perdita qui précède la fin de l’Odyssée et annonce L’exode de Ted Parker déjà évoqué.

Une pulsation vibrante règne sur « Demeter No Access » qui n’en finit pas d’étonner même après plusieurs écoutes attentives. L’alchimie musicale délivre des ondes chimériques. Groove organique et évanescences brumeuses se croisent et contribuent à créer un monde labyrinthique où l’on aime à déambuler en boucle sans jamais se perdre.

 

Pour profiter de la dimension scénique de « Demeter No Access » et retrouver Marjolaine Reymond, Denis Guivarc’h, Bruno Angelini, Olivier Lété et Christophe Lavergne, rendez-vous le 22 Juin 2018 à 21h au Studio de l’Ermitage, à Paris.
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