« Terra Canta », le nouvel opus de Manu Le Prince

« Terra Canta », le nouvel opus de Manu Le Prince

Un univers musical raffiné et chaleureux

Pour son nouveau projet « Terra Canta », Manu Le Prince élabore un jazz poétique. Associée à des musiciens d’exception, la chanteuse autrice et compositrice aux origines anglo-argentines interprète de sa voix lumineuse, des titres de ses auteurs brésiliens favoris, des standards de jazz, des musiques originales composées à son intention et un morceau de Michel Jonasz. Cet album génère un univers musical raffiné et chaleureux propice aux émotions.

Depuis plus d’une trentaine d’années, Manu Le Prince se partage entre Paris et Rio. Son expression musicale mêle avec bonheur jazz et musique brésilienne.

Sous son nom, elle a publié de nombreux albums tous salués par la critique, « Madrugada » (Next Music) en 2003, « Tribute to Cole Porter » ( ‎Sergent Major) en 2008, « Bossa Jazz for Ever » (Absilone) en 2013; un hommage à Johnny Alf pionnier de la bossa nova, « In a Latin Mood » (Plaza Mayor Company Ltd) en octobre 2017 en collaboration avec Minino Garay, et « Children of the Night » Tribute to Wayne Shorter ‘Frémeaux & Associes, (Socadisc, Believe) en août 2022 avec les encouragements du maître.

« Terra Canta » (Frémeaux & Associés/Prodastar)

Le 28 août 2026 est paru « Terra Canta » (Frémeaux & Associés/Prodastar), le nouvel opus de Manu Le Prince.

Avec « Terra Canta », la talentueuse Manu Le Prince propose un voyage musical d’une rare intensité poétique. De bout en bout de « Terra Canta », sa voix suave et lumineuse scintille et croise les notes avec celles des solistes brillants qui interviennent à ses côtés.

Entourée de grands musiciens et d’invités prestigieux, la chanteuse élabore avec bonheur une ode à la nature au fil d’un répertoire qui rend hommage aux quatre éléments (Terre Feu, Eau et Air).

Visuel de l'album Terra Canta de Manu Le Prince_"Terra Canta", le nouvel opus de Manu Le PrinceAutour d’elle, Manu Le Prince a réuni les pianistes Leonardo Montana et Franck Monbaylet, le contrebassiste Philippe Brassoud, le batteur Arnaud Dolmen, le bassiste Acelino de Paula et son fils, le batteur et percussionniste Gaël Le Prince Caetano. A cette équipe de proximité s’ajoutent des musiciens brésiliens, Jorge Continentino (saxophone, voix et clarinette), Kiko Continentino (piano), Alex Rocha (basse), Marcio Bahia (batterie), le fils d’Hermeto Pascoal, Fabio Pascoal (percussions) et Bernardo Bosisio (guitare). Au décours du répertoire interviennent des invités prestigieux, Raul Mascarenhas (flûte), Stéphane Belmondo (bugle), Baptiste Herbin (saxophones alto et soprano), David Links (voix), Florin Nicolescu (violon), Giovanni Mirabassi (piano), Hugo Barré (basse, chœurs), Caio Marcio (guitare), Isabel Gonzalez (chœurs) et Thibault Renard (bugle).

Enregistré en janvier et février 2026 à Paris par Arthur Gouret & Corentin Hoffman au Studio Sextan de Paris et par Julien Reyboz au Studio Ohm Swett Ohm et à Rio-de-Janeiro par Fabio Motta au Studio Castelo, « Terra Canta » a été mixé par Mark Haliday.

Le répertoire

Le répertoire compte des morceaux de quelques-uns des compositeurs brésiliens favoris de la chanteuse, Rio Amazonas de Dori Caymmi, Don Quixote, O Cais de Milton et Cravo et aussi Canela de Milton Nascimento, Capivara de Hermeto Pascoal et Bodas de Sangue de Marcos Valle, deux standards de jazz, Here’s to life et Poinciana ainsi que des créations originales écrites pour elle et sur lesquelles Manu Le Prince pose ses propres textes avec finesse, Té Ka Chanté d’Arnaud Dolmen, Flame de Giovanni Mirabassi, Sunbeam de Hugo Barré et Hazy Afternoon By The Sea de Jorge Continentino. A ces pièces s’ajoutent I Will Dance For You de David Linx et Diederick Wissels et Les Fourmis Rouges de Michel Jonasz.

Parmi les quatorze titres de « Terra Canta » qui a tourné en boucle sur la platine, impossible de résister à l’écoute de quelques-uns qui devraient à coup sûr déclencher l’enthousiasme de tout un chacun(e)… mais il va sans dire que les autres morceaux ne manquent ni de charme ni d’énergie et devraient ravir toutes les oreilles.

Quelques titres

De son timbre sensuel, Manu le Prince interprète en anglais le standard Poinciana (Nat Simon-Buddy Bernier) entourée de Leonardo Montana, Philippe Brassoud et Arnaud Dolmen et de son invité le flûtiste Raul Mascarenhas, remarquable par les envolées célestes envoutantes de son instrument.

Du compositeur Milton Nascimento, la chanteuse chante Don Quixote en brésilien accompagnée par Franck Monbaylet, Acelino de Paula et Gaël Le Prince Caetano. Le titre est irradié des interventions lyriques du saxophone soprano de Baptiste Herbin.

Accompagnée de son trio, Manu Le Prince interprète en anglais une composition de David Linx et Diederik Wissels, I Will Dance For You qu’elle chante en duo avec David Linx.

C’est avec les musiciens brésiliens Jorge et Kiko Continentino, Alex Rocha, Marcio Bahia et Fabio Pascoal que Manu Le Prince livre une version énergique de Capivara d’Hermeto Pascoal. Ses vocalises syncopées laissent place à un chorus décoiffant de son invité, le saxophoniste ténor ensorceleur Jorge Continentino.

Sur Té ka chanté, composition originale d’Arnaud Dolmen, Manu Le Prince et le batteur sont entourés de Leonardo Montana, Philippe Brassoud, Gaël Le Prince Caetano et Isabel Gonzalez. Le groupe est rejoint par Baptiste Herbin dont les phrases virtuoses émaillent le titre chanté en français.

En anglais, la voix chaleureuse de la chanteuse échange avec le violon magique de Florin Nicolescu sur la romantique ballade, Sunbeam composée par Hugo Barré.

C’est en anglais qu’elle dialogue avec Giovanni Mirabassi sur Flame, une composition du pianiste virtuose qui délivre un solo magistral.

Manu Le Prince donne une relecture sensible de la composition de Michel Jonasz, Les Fourmis Rouges pris sur un tempo de rumba lente. Le bugle de Stéphane Belmondo ouvre le titre puis pose de superbes contrechants au-dessus du texte que Manu le Prince chante en français.

Pour écouter Manu Le Prince dévoiler live le répertoire de « Terra Canta » avec à ses côtés Raul Mascarenhas, Leo Montana, Philippe Brassoud, Arnaud Dolmee et des invités, rendez-vous à 20h, le 08 octobre 2026 au Café de la Danse à Paris.

« Terra Canta », le nouvel opus de Manu Le Prince

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Pour son nouveau projet « Terra Canta », Manu Le Prince élabore un jazz poétique. Associée à des musiciens d’exception, la chanteuse autrice et compositrice aux origines anglo-argentines interprète de sa voix lumineuse, des titres de ses auteurs brésiliens favoris, des standards de jazz, des musiques originales composées à son intention et un morceau de Michel Jonasz. Cet album génère un univers musical raffiné et chaleureux propice aux émotions.

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Jazz Campus en Clunisois 2026 – Henri Texier « Blue Roots » Quintet

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Pour la sixième et dernière soirée de Jazz Campus en Clunisois 2026 au Théâtre les Arts de Cluny, le festival accueille Henri Texier. A la tête de son « Blue Roots » Quintet, il offre un hymne vibrant au jazz et à l’improvisation. Avec ses compagnons, le contrebassiste et compositeur redonne une âme à certaines de ses anciennes compositions qui deviennent de nouvelles œuvres dont le groove possède un pouvoir guérisseur.

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Jazz Campus en Clunisois 2026 – Nadoz – Ellington-Timeless

Pour son septième soir, « Jazz Campus en Clunisois » propose un double plateau sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Composé de la guitariste et chanteuse Christelle Séry et du clarinettiste Étienne Cabaret, le duo Nadoz précède les saxophones et clarinettes de Daniel Erdmann et le piano de Aki Takase réunis sous l’idiome « Ellington-Timeless ». Après un premier duo électrisant et dynamique, un duo élégant et délicat.

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Jazz Campus en Clunisois 2026 – Henri Texier « Blue Roots » Quintet

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Le groove guérisseur du jazz d’Henri Texier

Pour la sixième et dernière soirée de Jazz Campus en Clunisois 2026 au Théâtre les Arts de Cluny, le festival accueille Henri Texier. A la tête de son « Blue Roots » Quintet, il offre un hymne vibrant au jazz et à l’improvisation. Avec ses compagnons, le contrebassiste et compositeur redonne une âme à certaines de ses anciennes compositions qui deviennent de nouvelles œuvres dont le groove possède un pouvoir guérisseur.

Après avoir remercié les Pouvoirs Publics, les Sociétés civiles que sont la SACEM, la SPEDIDAM, et l’ensemble des partenaires qui soutiennent le festival, Didier Levallet loue le travail de tous les membres de l’équipe technique du Théâtre de Cluny, sans oublier de citer l’équipe des trente « bénévoles engagés sans lesquels rien ne se passerait » avant de présenter Henri Texier, ce « musicien emblématique qui a fait éclore tant de talents et a produit une œuvre riche, dans un esprit humaniste ».

Figure historique du jazz européen, le contrebassiste et compositeur, Henri Texier évoque certaines de ses anciennes compositions un peu « oubliées » qu’il a eu plaisir à réécouter et qu’il nomme des « chansons qui soignent ». Il s’agit principalement de titres issus de de l’album « Healing Songs » sorti en 2025 chez Label Bleu. Il se propose de les jouer avec Hermon Mehari (trompette), Sébastien Texier (saxophone alto, clarinette, clarinette alto), Emmanuel Borghi (piano, Rhodes) et Gautier Garrigue (batterie).

Un jazz guérisseur dont les vibrations lyriques et groovy inondent la salle du Théâtre les Arts de Cluny pour le plus grand bonheur du public.

Après une version riche en couleurs du titre Amazone Blues, le quintet interprète Grêve révolte, deux titres de l’album « Healing Songs ». Après Fertile Danse, composition de Sébastien Texier, le répertoire se poursuit avec le climat planant de Vent poussière sur lequel les solistes dialoguent avec légèreté. Des volutes de notes s’échappent du Rhodes et s’enroulent autour des friselis que dessinent les balais sur les cymbales.

Chebika Courage précède une version inouïe de Samba Loca sur laquelle la batterie tonitruante propulse avec vigueur le solo du piano que le leader encourage en frappant son pupitre.

Le trompettiste volubile alterne entre accents mélancoliques et discours échevelé, les solos lumineux du contrebassiste s’allient aux envolées légères de la clarinette, le pianiste se fait tour à tour mélodieux ou vociférant, le jeu vigoureux du contrebassiste stimule la polyrythmie sans faille du batteur.

Après avoir quitté la scène sous les ovations, le quintet revient et pour terminer joue une composition au titre prémonitoire… Quand tout s’arrête. La contrebasse gronde puis se fait plaintive, la clarinette pleure, le groupe installe un climat musical nostalgique.

Après avoir présenté les musiciens, Henri Texier évoque les similitudes qui existent entre hier et aujourd’hui, « ça pète de partout… mais ça a souvent pété » … il se souvient… durant les années 92/96, il jouait avec Bojan Z(ulfikarpašic) et avait participé à un album produit par Jean-Jacques Birgé pour récolter de l’argent afin d’aider la ville de Sarajevo assiégée et dévastée. Ainsi, Jazz Campus en Clunisois 2026 se termine avec une version de Sarajevo Blues empreinte d’une tristesse infinie.

On attend avec impatience 2027 et la cinquantième édition de Jazz Campus en Clunisois fondé en 1977 par Didier Levallet.

« Terra Canta », le nouvel opus de Manu Le Prince

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Pour son nouveau projet « Terra Canta », Manu Le Prince élabore un jazz poétique. Associée à des musiciens d’exception, la chanteuse autrice et compositrice aux origines anglo-argentines interprète de sa voix lumineuse, des titres de ses auteurs brésiliens favoris, des standards de jazz, des musiques originales composées à son intention et un morceau de Michel Jonasz. Cet album génère un univers musical raffiné et chaleureux propice aux émotions.

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Pour la sixième et dernière soirée de Jazz Campus en Clunisois 2026 au Théâtre les Arts de Cluny, le festival accueille Henri Texier. A la tête de son « Blue Roots » Quintet, il offre un hymne vibrant au jazz et à l’improvisation. Avec ses compagnons, le contrebassiste et compositeur redonne une âme à certaines de ses anciennes compositions qui deviennent de nouvelles œuvres dont le groove possède un pouvoir guérisseur.

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Jazz Campus en Clunisois 2026 – Nadoz – Ellington-Timeless

Pour son septième soir, « Jazz Campus en Clunisois » propose un double plateau sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Composé de la guitariste et chanteuse Christelle Séry et du clarinettiste Étienne Cabaret, le duo Nadoz précède les saxophones et clarinettes de Daniel Erdmann et le piano de Aki Takase réunis sous l’idiome « Ellington-Timeless ». Après un premier duo électrisant et dynamique, un duo élégant et délicat.

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Jazz Campus en Clunisois 2026 – Nadoz – Ellington-Timeless

Duos… versus électrisant… versus élégant

Pour son septième soir, « Jazz Campus en Clunisois » propose un double plateau sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Composé de la guitariste et chanteuse Christelle Séry et du clarinettiste Étienne Cabaret, le duo Nadoz précède les saxophones et clarinettes de Daniel Erdmann et le piano de Aki Takase réunis sous l’idiome « Ellington-Timeless ». Après un premier duo électrisant et dynamique, un duo élégant et délicat.

« Nadoz », duo électrisant & dynamique

Christelle Séry_NadozL’énergie est la source à laquelle s’abreuve la guitariste et chanteuse Christelle Séry. Pour le projet « Nadoz », elle s’associe avec le clarinettiste breton Étienne Cabaret, musicien émérite de « treujeun gaol » (clarinette traditionnelle bretonne) qui sonne depuis toujours pour la danse, dans les festoù noz mais sur la scène du Théâtre Les Arts, il souffle dans sa clarinette basse dont le son électro acoustique flirte avec le rock.

Dès le premier morceau, une certaine volupté se dégage d’un riff que la guitare tellurique répète au-dessus de la mélodie soufflée par la clarinette. Le duo répète ensuite furieusement un motif répétitif. Le souffle de la clarinette et sifflements de la guitare se répondent en écho.

De fil en aiguille, le chant de la guitariste croise les graves de la clarinette. Elle parle, elle chante, elle frappe le manche de la guitare alors qu’il souffle encore et encore un motif répétitif. Des sons éclatent ensuite comme ces lumières qui brillent au-dessus de l’eau des Rivières Jaunes (?)…

Christelle Séry_NadozAprès ces notes humides, le duo poursuit avec un titre qui entraîne les oreilles du public « sous la terre ». Les notes frappées rythmiquement et avec force sur le manche de la guitare répondent aux halètements tendus de la clarinette. Les deux artistes reprennent la mélodie et terminent à l’unisson.

Le duo poursuit son « faufilage ». La guitare égrène des notes graves sur le manche de son instrument alors que vibre le souffle tellurique de la clarinette. Une boucle répétitive de sons saturés porte la musique à son paroxysme. Les sons exaspérés de la guitare répondent au souffle de la clarinette qui évoque le grincement d’une scie.

Clefs frappées, texte parlé, improvisations vaporeuses sur le manche de la guitare, mélodie étirée par le souffle. Des applaudissements dynamiques explosent et saluent la fin de ce premier set.

« Ellington-Timeless », duo élégant & délicat

Durant le deuxième set, la pianiste Aki Takase et le saxophoniste Daniel Erdmann revisitent l’œuvre de Duke Ellington. Le dialogue de leurs deux instruments relie le jazz d’hier et de demain.

Modernité et créativité, musicalité et fantaisie, raffinement et harmonie caractérisent le répertoire de leur projet « Timeless ».

Le set commence avec Caravan. Daniel Erdmann embouche le soprano. Jeu rapide, break, reprise puis, au ténor, il rejoint le jeu lent et mélodieux du piano puis le saxophoniste développe un chorus d’un grand lyrisme.

Le répertoire se poursuit avec Don’t Get Around Much Anymore et le ténor s’envole dans de sublimes envolées puis le piano développe un solo très libre pendant dont le saxophone marque le tempo. On reconnaît ensuite Perdido dont les deux artistes donnent une version fort originale. Après une improvisation décapante du ténor à la sonorité éraillée, Aki Takase explore le clavier de bout en bout, au fil d’un chorus époustouflant.

Le duo enchaîne avec Niigata, inspiré à Daniel Erdmann par la ville du Japon du même nom. Après quelques notes très lentes du piano, le ténor développe la mélodie. Ses notes vibrent dans les graves alors qu’Aki Takase se lève pour lui répondre en pinçant les cordes du piano. Le morceau s’inscrit dans l’énergie, chorus ébouriffant du ténor, solo percutant de la pianiste dans les graves. Daniel Erdmann embouche le soprano et les deux artistes se retrouvent pour un échange musical émaillé de citations.Aki Takase - Daniel Erdmann_Duos... versus électrisant... versus élégant

Après un début tonitruant du soprano, Aki Takase martèle le clavier puis Daniel Erdmann développe le thème avant d’enchaîner montées et descentes rapides sur les touches de son instrument. Il va ensuite s’asseoir aux côtés de la pianiste et joue avec elle.

Le saxophoniste reprend son ténor et les deux artistes entament Duke Ellington’s Sound of Love, la composition écrite par Charles Mingus en hommage à Duke Ellington. Le propos musical intense se distingue par son élégance et sa délicatesse.

Les applaudissements du public fusent. Avant de quitter la scène, Daniel Erdmann se saisit de ses lunettes et dans son ténor souffle avec élégance et lyrisme les notes du lied An die Musik de Frantz Schubert. Un clin d’œil comme hommage à la musique, un pont jeté aujourd’hui entre la musique d’hier et celle de demain.

« Terra Canta », le nouvel opus de Manu Le Prince

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Pour son nouveau projet « Terra Canta », Manu Le Prince élabore un jazz poétique. Associée à des musiciens d’exception, la chanteuse autrice et compositrice aux origines anglo-argentines interprète de sa voix lumineuse, des titres de ses auteurs brésiliens favoris, des standards de jazz, des musiques originales composées à son intention et un morceau de Michel Jonasz. Cet album génère un univers musical raffiné et chaleureux propice aux émotions.

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Jazz Campus en Clunisois 2026 – Nadoz – Ellington-Timeless

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Jazz Campus en Clunisois 2026 – Quartet S

L’énergie d’un jazz électro-rock pulsatile

Pour sa quatrième soirée au Théâtre les Arts de Cluny, le festival Jazz Campus en Clunisois 2025 invite Quartet S. Didier Levallet le présente comme un groupe de musiciens aux personnalités riches et variées qui expriment la diversité des musiques. Réunis autour des compositions du chanteur, violoniste et compositeur Yann-Gaël Poncet, Jean-Paul Hervé, Vincent Lafont et Philippe « Pipon » Garcia proposent une prestation énergique qui croise de belle manière pulsations rock et vibrations électro.

En préambule du concert du 20 août 2025, le leader Yann-Gaël Poncet propose au public d’écouter leur musique qu’il qualifie de « bizarre ». Dès les premières mesures du premier thème, la densité sonore est intense, la pulsation binaire, l’ambiance enrockée… cris, batterie explosive.

Sur Casselo no ar, les riffs de la guitare sont relancés par le Rhodes alors que le violoniste pince les cordes de son instrument avec vigueur. Sur le morceau suivant, la musique sonne avec tout autant de force et sa dimension rythmique crée une tension « diabolique ». Le claviériste déborde d’énergie avant que le calme ne revienne à la toute fin du thème.

Solo, la guitare ouvre Agua en cestillo. Notes éructées, phrases interrogatives, harmoniques exclamatives. La voix de Yann-Gaël Poncet rejoint la guitare et tient en haleine les spectateurs. Les aigus du clavier lui répondent, la guitare s’exprime dans le registre des graves et le batteur fait résonner ses balais sur cymbales et toms.

Da stept der bar installe ensuite un climat de fête, la voix élève la tendresse de son chant sans paroles comme une incantation au-dessus des nappes sonores presque saturées que le clavier pousse avec fureur. La paire rythmique installe une ambiance organique, folles envolées atonales de la guitare virtuose, battements rocky de la batterie endiablée.

Le violon entame Weg van nacht par un solo lyrique qui plane au-dessus des syncopes impulsées par les balais sur la batterie. Lignes rythmiques désarticulées, vibrato des cordes de la guitare sur un chorus incantatoire virtuose. Le public vibre et applaudit.

C’est ensuite une citation de Tolkien dans Le Seigneur des Anneaux qu’évoque Yann-Gaël Poncet « tous ceux qui errent ne sont pas perdus…. ». Advient alors le thème Not all those who wnder are lost. Voix haut perchée, climat erratique, sons percussifs, notes rebondissantes, supplications, pleurs, son de cloche qui sonne, réponse du clavier, break et fin oscillatoire.

Si exister est un fait, vivre est un art… Existir é um fato, e viver é uma arte est le titre du morceau que le quartet joue ensuite. Le clavier ouvre le bal en décalage avec le jeu de la guitare puis la batterie les rejoint ainsi que le violon. Le rythme s’intensifie avant un break que le clavier rompt par des grondements joués dans les graves. Les grincements du violon hachent la ligne brisée que déroulent les rythmiciens. La guitare éructe des salves de notes, le Rhodes nappe les propos de ses compagnons d’une ronflante ligne de basse sur le battement polyrythmique du batteur. Tous se retrouvent pour terminer le morceau en beauté.

Yann-Gaël Poncet remercie Didier Levallet, l’équipe du festival et le public et propose au public l’album « Balancement au-dessus du vide » qui reprend le répertoire de ce concert et devrait être publié en janvier 2027. Le musicien enfile ensuite une cravate en précisant qu’il « se méfie de tous ceux qui ont des chaussures cirées et des cravates… » avant qu’un réel enfer rythmique ne s’installe sur scène, effets spéciaux, batterie nerveuse, cris, chant. Dans un calme serein, le concert se termine en douceur.

« Terra Canta », le nouvel opus de Manu Le Prince

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Jazz Campus en Clunisois 2026 – Nadoz – Ellington-Timeless

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Jazz Campus en Clunisois 2026 – Punk Moon & Chocho Cannelle

Entre élégance et tumulte

Pour son troisième soir sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny, Jazz Campus en Clunisois 2026 propose un double plateau. Après Punk Moon, projet du duo Claudia Solal-Benjamin Moussay, le quartet Chocho Cannelle présente le répertoire coloré de son album « Yo te cielo ». Une soirée en deux temps où élégance et tumulte font bon ménage.

Claudia Solal et Benjamin Moussay

Entre jazz et pop, le duo composé de Claudia Solal (voix, textes, compositions) et Benjamin Moussay (piano, synthés, compositions) propose la musique de leur projet « Punk Moon » composée conjointement par les deux artistes.

L’acoustique de la voix croise les notes des claviers, du piano et du synthétiseur modulaire. Circuits intégrés, câbles, séquenceurs, délais, filtres et contrôleurs pilotent les sons. Les textes sont signés en anglais par la chanteuse. Reste au public le droit de découvrir, d’écouter (ou pas), d’apprécier (ou non) le pas-de-deux singulier de ce duo lunaire.

Synthétiseur modulaire de Benjamin Moussay - Jazz Campus en Clunisois 2026 - Punk MoonAvant le concert, sans doute pour éviter les « parasites sonores », Benjamin Moussay recommande au public d’allumer les téléphones en fin de concert. Nul besoin pour eux d’immortaliser images ou sons pour alimenter la machine à (bon ou mauvais) souvenirs. Cependant, suggestion (non dite explicitement) par ailleurs, d’acheter en fin de spectacle de l’album « Punk Moon » sorti en mars 2025 sur le label Jazzdor series.

Après une première berceuse nostalgique, le duo enchaîne avec un deuxième titre. La voix plus tonique et expressive navigue entre tension et tendresse puis prend de l’épaisseur sous-tendue par les effets de la boîte à rythme. Le répertoire se poursuit.

Des sons graves sculptés par le piano font écho aux notes perlées de la voix qui s’écoulent comme des gouttes de pluie bienveillantes. Exclamations  vocales dans les aigus et notes expressives égrenées par le piano. Accents percussifs aux tonalités bluesy sur le clavier. Propos vocal onirique, climats atonaux. La chanteuse siffle et bouge avec élégance alors que le pianiste percute les touches blanches et noires du piano. Le chant s’envole dans les cintres… ou au firmament (à chacun sa vision du monde).

Un duo lunaire étrange sans leader pour un voyage musical au pays du mystère. Des dialogues élégants entre électronique et acoustique.

Chocho Cannelle

Jazz Campus en Clunisois 2026 - Chocho CannelleAu duo, succède le quartet Chocho Cannelle qui présente le programme de leur album « Yo te cielo ». Le groupe a remporté le Prix du concours National de Jazz de la Défense en 2022.

La scène du Théâtre Les Arts de Cluny accueille Camille Heim (harpe électro Ilanera), Timothé Renard (clarinettes), Arthur Guyard (claviers) et Léo Danais (batterie).

La harpe ouvre le concert avant que la batterie explosive n’embrase la scène. Le piano lance le riff pulsatile de Highpoint auquel répondent les notes graves de la harpe et la mélopée de la clarinette qui s’emballe puis s’assagit pour dialoguer avec le piano. La clarinette basse pleure et engage un échange enchanteur avec le piano aux accents orientalisant alors que harpe et basse les soutiennent. Après un solo de batterie tout en suspension et syncopes, la harpe fait régner sur scène un climat envoûtant. Le public perçoit la grande connivence qui règne sur scène entre les musiciens. 

Le quartet installe ensuite un climat frénétique avec un « road-trip » du côté de la région italienne, Cinque Terre. Dans les aigus, au-dessus des syncopes impulsées par le batteur, la clarinette basse embarque l’oreille dans un solo planant au-dessus des lignes musicales évanescentes que déroulent le duo piano/harpe. Aux légers arpèges posés par la main droite du piano répondent les échos de la harpe rêveuse.

Il s’agit ensuite, dixit Léo Danais, de demeurer « libres à l’intérieur de soi-même » en faisant référence à un des premiers morceaux joués par le groupe. Le souffle caressant de la clarinette basse s’élève au-dessus des accords de la harpe. Le groupe se retrouve et soutient un solo lunaire de la harpe enchanteresse. Le batteur se saisit ensuite des balais et instaure un dialogue avec le claviériste alors que des sons moelleux s’écoulent de la clarinette basse sur le battement décalé de la batterie joueuse. Entre la harpe cristalline, la clarinette basse tellurique et le clavier électrique, la mélopée enfle au gré des syncopes impulsées par la batterie polyrythmique sur Valse à Jeanne.

Jazz Campus en Clunisois 2026 - Chocho CannelleAux dires du batteur approche alors « l’heure de se coucher » ce que confirment les pleurs d’un jeune enfant. Avant la fin de soirée, l’artiste engage le public à venir le rejoindre pour repartir un album vinyle ou un CD afin de garder un souvenir sonore de la soirée. Il propose de jouer le dernier morceau du set intitulé Industriel. Tempo dansant, sons trafiqués, ambiance électro, harpe interrogative, solo de clarinette basse dont les supers aigus planent au-dessus de la pulsation rythmique coquine du triangle et de la batterie.

En rappel, Una Piel Ardiente fait alterner moments calmes et passages ténébreux. De superbes échanges piano/harpe sont portés par la polyrythmie de la batterie. Sourires et applaudissements du public en prime.

Chocho Cannelle, une musique sophistiquée qui oscille entre tumulte pulsatile et subtiles échappées oniriques.

« Terra Canta », le nouvel opus de Manu Le Prince

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Pour son nouveau projet « Terra Canta », Manu Le Prince élabore un jazz poétique. Associée à des musiciens d’exception, la chanteuse autrice et compositrice aux origines anglo-argentines interprète de sa voix lumineuse, des titres de ses auteurs brésiliens favoris, des standards de jazz, des musiques originales composées à son intention et un morceau de Michel Jonasz. Cet album génère un univers musical raffiné et chaleureux propice aux émotions.

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Jazz Campus en Clunisois 2026 – Henri Texier « Blue Roots » Quintet

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Henri Texier « Blue Roots » Quintet

Pour la sixième et dernière soirée de Jazz Campus en Clunisois 2026 au Théâtre les Arts de Cluny, le festival accueille Henri Texier. A la tête de son « Blue Roots » Quintet, il offre un hymne vibrant au jazz et à l’improvisation. Avec ses compagnons, le contrebassiste et compositeur redonne une âme à certaines de ses anciennes compositions qui deviennent de nouvelles œuvres dont le groove possède un pouvoir guérisseur.

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Jazz Campus en Clunisois 2026 – Henri Texier « Blue Roots » Quintet

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Nadoz – Ellington-Timeless

Pour son septième soir, « Jazz Campus en Clunisois » propose un double plateau sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Composé de la guitariste et chanteuse Christelle Séry et du clarinettiste Étienne Cabaret, le duo Nadoz précède les saxophones et clarinettes de Daniel Erdmann et le piano de Aki Takase réunis sous l’idiome « Ellington-Timeless ». Après un premier duo électrisant et dynamique, un duo élégant et délicat.

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