Jazz Campus en Clunisois 2026 – Christophe Marguet « Island »

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Christophe Marguet « Island »

Énergique & sensible, lyrique & inspiré

Pour la quatrième soirée de sa 49ème édition, le festival « Jazz Campus en Clunisois » accueille Christophe Marguet sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Avec Régis Huby, Manu Codjia et Hélène Labarrière, le batteur leader présente « Island » , son projet lyrique et inspiré qui ne manque ni de sensibilité ni d’énergie.

Le 18 août 2026, Didier Levallet présente le quartet porté par Christophe Marguet_Jazz Campus en Clunisois 2026 - Christophe Marguet "Island"Christophe Marguet comme un « groupe de musiciens qui font vivre un jazz de création ».

Le leader a construit ce projet en référence à l’engagement de Brendon Grimshaw, personnage haut en couleur qui, tel a vécu seul pendant 39 ans sur l’île Moyenne des Seychelles, à l’écart du monde consumériste et en totale immersion avec la nature et la faune environnante. Il a d’ailleurs légué son île en s’assurant qu’elle demeure un parc protégé. Cet acte de résistance exemplaire a inspiré la démarche artistique et alimenté la créativité du batteur. Avant de commencer le concert il remercie ses compagnons pour leurs « bonnes idées » et annonce que les morceaux vont s’enchaîner.

Jazz Campus en Clunisois 2026 - Christophe Marguet "Island"Pour évoquer le projet de ce « Robinson Crusoé des temps modernes » que fut Brendon Grimshaw, le batteur leader Christophe Marguet réunit autour de lui le violoniste Régis Huby, le guitariste Manu Codjia et la contrebassiste Hélène Labarrière.

Le violon se lance dans une mélodie nostalgique puis la guitare prend un contre-chant dans les aigus et génère un climat bucolique avant que la musique ne se densifie poussée par la batterie incandescente. Après une fin plus calme, le répertoire se poursuit.

Alors que Manu Codjia développe un jeu sensible et fluide sur le manche de sa guitare, Christophe Marguet frappe les toms à mains nues tandis que sur sa contrebasse, Hélène Labarrière déroule la mélodie en même temps que la guitare. Le groupe explore harmonies et rythmes de ce titre puis le violon enchaîne avec un troisième morceau. Un même riff réunit violon et guitare dont le propos gagne en intensité sur le tempo tonique qu’impulsent batterie et contrebasse.

Liberté débute ensuite par une entrée fracassante du batteur rejoint par les trois autres musiciens. Sur un rythme rapide, la guitare prend un solo incandescent et groovy dans les aigus. Stimulé par la batterie déchaînée, le violon développe un chorus hallucinant avant que Christophe Marguet ne se lance dans un solo de batterie magistral. L’alchimie est totale entre les quatre musiciens.

Le début du morceau suivant contraste par son rythme très lent. Le violon rejoint la guitare puis c’est au tour de la contrebasse de faire entendre son « gros son » avant que la batterie ne les rejoigne. De la guitare inspirée s’échappent des nappes sonores et des bourdonnements vrombissants. Harmonies et rythmes se croisent au fil du dialogue étroit que nouent guitare et violon. Hélène Labarrière danse littéralement en même temps qu’elle joue. La musique se densifie alors que la guitare se lance dans un solo lyrique qui explore le registre des aigus.Jazz Campus en Clunisois 2026 - Christophe Marguet "Island"

Après ce moment intense, contrebasse et violon se ré-accordent et le répertoire se poursuit avec une légèreté qui contraste avec la puissance du titre précédent. Les improvisations de la guitare et de la contrebasse propulsent la musique dans un voyage cosmique lumineux. Les archets caressent les cordes de la contrebasse et du violon puis, dynamisée par la rythmique pulsatile des mailloches sur les toms, la guitare s’élance dans les aigus pour une improvisation audacieuse.

Le set se termine par un morceau que guitare et violon impulsent au-dessus de la rythmique puissante que développent batterie et contrebasse.

En rappel, le groupe revient interpréter un morceau qui n’est pas enregistré sur le CD « Island » enregistré par le groupe sur le label MESS (Mélodie En Sous-Sol) dont Christophe Marguet est le fondateur. Des applaudissements fournis accompagnent la sortie de scène du quartet dont la prestation a visiblement conquis le public.

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Christophe Marguet « Island »

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Christophe Marguet « Island »

Pour la quatrième soirée de sa 49ème édition, le festival « Jazz Campus en Clunisois » accueille Christophe Marguet sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Avec Régis Huby, Manu Codjia et Hélène Labarrière, le batteur leader présente « Island » , son projet lyrique et inspiré qui ne manque ni de sensibilité ni d’énergie.

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Jazz Campus en Clunisois 2026 – nit and dogs

Pour sa troisième soirée, « Jazz Campus en Clunisois » 2026 retrouve la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Au programme, le projet « nit and dogs » mené par Rose Dehors. Une musique de la génération 2.0 où foisonnent improvisations, distorsions et saturations. Folk et électronique se côtoient et sculptent un jazz poético-numérique qui jette un pont entre folk et pop.

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Jazz Campus en Clunisois 2026 – Concerts à l’Église Saint-Marcel

Pour ses deux premières soirées, le Festival Jazz Campus en Clunisois 2026 investit l’Église Saint-Marcel de Cluny. Un violoncelle et trois trombones programmés le 15 août avec le projet « Invisibles » du Bruno Ducret 4tet puis clarinette, clarinette basse et accordéon proposés le 16 août par le duo Pasquier – Ithursarry. Modernité et tradition se croisent pour le meilleur.

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Jazz Campus en Clunisois 2026 – nit and dogs

Musique électrisante et envoutante

Pour sa troisième soirée, « Jazz Campus en Clunisois » 2026 retrouve la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Au programme, le projet « nit and dogs » mené par Rose Dehors. Une musique de la génération 2.0 où foisonnent improvisations, distorsions et saturations. Folk et électronique se côtoient et sculptent un jazz poético-numérique qui jette un pont entre folk et pop.

Lauréat du dispositif Jazz Migration 2025, le projet « nit and dog » propose une musique singulière qui mélange habilement échappées folk et pop aux accents noise et électroniques.

La compositrice Rose Dehors (trombone, sacqueboute, chant, flûte à bec et électronique) est à la tête d’un quartet musical avec à ses côtes, Lou Ferrand (chant et boîte à rythmes), Raphaël Gautier (guitare, pandeiro et électronique) et Paolo Rezze (violoncelle, basse, guitare, pandeiro et électronique).

Ancienne stagiaire du festival, Rose Dehors annonce au public jouer avec ses complices, « la musique qu’ils aiment ». Ses propos ne sont pas tous audibles mais l’on comprend que la musique du groupe est dédicacée au « chien qui est en chacun de nous » bien que le groupe musical fasse partie de la « team chat » (comprenne qui pourra !!!).

Ainsi, un titre évoque une certaine « potion magique » que chanterait une « sorcière sympa ». Sur leurs percussions, guitariste et bassiste échangent puis c’est au tour des deux chanteuses de dialoguer. Raphaël Gautier et Paolo Rezze reviennent ensuite sur le manche de leurs instruments respectifs.

Après une « petite pub » de présentation, Rose Dehors embouche le trombone et Paolo Rezze se saisit du violoncelle et de son archet. Solos et riffs se font écho. La musicienne percute son instrument avec baguettes et maillets, des cris stridents s’élèvent de la scène qui s’embrase comme électrisée par le tonnerre. Le calme advient ensuite alors que le guitariste fait sonner ses cordes comme celles d’un guembri. Après quelques mesures « solo », Raphaël Gautier est rejoint par le bassiste avant un retour en quartet pour un moment musical polyrythmique aux sonorités africaines.

Rose Dehors dédie le dernier morceau à « toutes ses sœurs » avant de terminer le concert avec une sorte de berceuse hyper-nostalgique où les voix se font écho tout en révélant fragilité et délicatesse.

Le public du Théâtre Les Arts de Cluny a vibré sans retenue à la prestation de « nit and dogs » Entre jazz, musique ancienne et création contemporaine, le projet se nourrit d’improvisations et de performances vocales exaltées. A la croisée du réel et du pixel, la musique évolue entre acoustique et synthétique et propose des polyphonies qui font de l’œil au monde des sorcières. Il s’en dégage un magnétisme ensorcelant qui doit autant à la chaleur des instruments acoustique qu’à la féérie des sons électroniques.

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Christophe Marguet « Island »

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Christophe Marguet « Island »

Pour la quatrième soirée de sa 49ème édition, le festival « Jazz Campus en Clunisois » accueille Christophe Marguet sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Avec Régis Huby, Manu Codjia et Hélène Labarrière, le batteur leader présente « Island » , son projet lyrique et inspiré qui ne manque ni de sensibilité ni d’énergie.

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Jazz Campus en Clunisois 2026 – nit and dogs

Pour sa troisième soirée, « Jazz Campus en Clunisois » 2026 retrouve la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Au programme, le projet « nit and dogs » mené par Rose Dehors. Une musique de la génération 2.0 où foisonnent improvisations, distorsions et saturations. Folk et électronique se côtoient et sculptent un jazz poético-numérique qui jette un pont entre folk et pop.

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Jazz Campus en Clunisois 2026 – Concerts à l’Église Saint-Marcel

Pour ses deux premières soirées, le Festival Jazz Campus en Clunisois 2026 investit l’Église Saint-Marcel de Cluny. Un violoncelle et trois trombones programmés le 15 août avec le projet « Invisibles » du Bruno Ducret 4tet puis clarinette, clarinette basse et accordéon proposés le 16 août par le duo Pasquier – Ithursarry. Modernité et tradition se croisent pour le meilleur.

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Jazz Campus en Clunisois 2026 – Concerts à l’Église Saint-Marcel

Bruno Ducret 4tet - Duo Pasquier - Ithursarry

Pour ses deux premières soirées, le Festival Jazz Campus en Clunisois 2026 investit l’Église Saint-Marcel de Cluny, classée « Monument Historique » en 2017. Un violoncelle et trois trombones programmés le 15 août avec le projet « Invisibles » du Bruno Ducret 4tet, et clarinette, clarinette basse et accordéon proposés le 16 août par le duo Pasquier - Ithursarry.

Jazz en Clunisois 2026_15-08-26_didier levallet présente Bruno Ducret 4tet_En amont des concerts des 15 & 16 août du Festival Jazz Campus en Clunisois 2026, Didier Levallet, directeur de l’évènement, remercie la paroisse de Cluny Saint Benoit qui, pour la première fois, accueille deux concerts du festival dans l’Église Saint-Marcel de Cluny : d’abord le projet « Invisibles » du Bruno Ducret 4tet que conduit le très actif et généreux violoncelliste puis le duo Pasquier - Ithursarry, riche des interactions créatives de la clarinettiste et de l’accordéoniste.

Bruno Ducret 4tet - « Invisibles »

Jazz en Clunisois 2026_15-06-26_Bruno DucretAncien stagiaire de « Jazz Campus en Clunisois », Bruno Ducret est devenu un musicien de premier plan de la scène du jazz. Son projet « Invisibles » réunit un groupe instrumental inédit où son violoncelle dialogue avec les trois trombones aux timbres proches de celui de de son instrument : les deux trombones à coulisse de Rose Dehors et Jules Regard et le trombone à pistons de Paco Andreo. Dans cette configuration, le leader développe une vocation humaniste autour des personnes invisibilisées et des émotions incomprises.

Le premier morceau est dédié à une amie. Mélodies et lignes atonales soufflées par les trombonistes croisent les tensions générées sur les cordes du violoncelle. Le groupe propose ensuite un titre en hommage à Alphonse Baudin, tué par balles en 1851 sur les barricades, devant l’Assemblée Nationale. Arpèges, changements de rythme, variations de volume sonore, cordes frottées ou percutées à l’archet, les chorus se succèdent. Les morceaux s’enchaînent et suscitent les applaudissements fournis du public qui ne résiste pas à la virtuosité, à la créativité instantanée et à l’inventivité sans limite du quartet.Jazz Campus en Clunisois 2026_ 15-06-26_Bruno Ducret 4tet

Avec ou sans sourdine, les trombones accélèrent leurs propos ou les ralentissent en totale interactivité. Rose Dehors chante ensuite dans son trombone stimulée par le rythme qu’impulse le violoncelliste. Dans une écoute réciproque, les instrumentistes s’expriment avec une grande liberté.

Les quatre musiciens reviennent et alors que s’élève ‘L’hymne à l’amour », la cloche sonne et déclenche une exclamation du leader et des rires parmi le public visiblement enchanté.

Duo Pasquier - Ithursarry

Ancienne stagiaire du Festival Jazz campus en Clunisois durant deux années de suite, la clarinettiste Élodie Pasquier est présentée par Didier Levallet comme « une payse », ce qui dans sa bouche vaut compliment.

Entre les clarinettes d’Élodie Pasquier et l’accordéon de Didier Ithursarry se tissent des échanges, véritables va-et-vient de créativité, lignes musicales harmonisées… des « co-compositions ». Les deux artistes s’écoutent et se regardent… de la « co-écoute » les yeux dans les yeux.

Virtuose, la clarinettiste ose de grands écarts puis des glissandos sur les nappes sonores de l’accordéon. La parole circule et l’accordéon s’exprime avec force sur le tapis de notes graves de la clarinette puis il devient pointilliste.

Le duo continue avec un autre titre… un « Confit… de ce que vous voulez » (!!!). Sons aigus de la clarinette basse qui chante tel un oiseau au-dessus du rythme très lent que déploie l’accordéon. Elle étire les sonorités. L’interaction n’a de cesse entre les deux musiciens, comme si l’un saisissait les notes de l’autre pour rebondir et s’envoler de nouveau.

Deux soirées d’ouverture comme les promesses d’une édition alléchante de Jazz Campus en Clunisois 2026.

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Christophe Marguet « Island »

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Christophe Marguet « Island »

Pour la quatrième soirée de sa 49ème édition, le festival « Jazz Campus en Clunisois » accueille Christophe Marguet sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Avec Régis Huby, Manu Codjia et Hélène Labarrière, le batteur leader présente « Island » , son projet lyrique et inspiré qui ne manque ni de sensibilité ni d’énergie.

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Jazz Campus en Clunisois 2026 – nit and dogs

Pour sa troisième soirée, « Jazz Campus en Clunisois » 2026 retrouve la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Au programme, le projet « nit and dogs » mené par Rose Dehors. Une musique de la génération 2.0 où foisonnent improvisations, distorsions et saturations. Folk et électronique se côtoient et sculptent un jazz poético-numérique qui jette un pont entre folk et pop.

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« Life Letters » de Vincent Bourgeyx

« Life Letters » de Vincent Bourgeyx

Un sommet de swing entre tradition et modernité

Vincent Bourgeyx et son piano racontent des histoires sur son nouvel album, « Life Letters », dont la sortie est annoncée pour le 05 juin 2026. Un opus acoustique enregistré avec une rythmique de haut vol constituée du contrebassiste Daryl Hall et du batteur Gregory Hutchinson. Entre tradition et modernité, le trio élabore une musique irriguée de swing.

Pianiste et compositeur français Vincent Bourgeyx revient avec « Life Letters » (Fresh Sound Records/Socadisc - The Orchard), un album puissant ancré dans le langage du jazz traditionnel. Il offre un voyage musical où la mélodie constitue un repère essentiel, où chaque harmonie ouvre un espace propice à de riches improvisations. Le projet est composé de morceaux originaux auxquels s’ajoutent un thème de Thad Jones et un autre de Billy Strayhorn. Tous mettent en valeur le sens mélodique délicat, élégant du pianiste.

« Life Letters »

"Life Letters" de Vincent Bourgeyx_ visuel de l'album Life Letters de Vincent BourgeyxAprès six albums enregistrés en leader, soit en solo avec « At Barloyd’s » en 2021, en duo avec « Un ange qui ricane » en 2007 et « Two for the road » en 2022, en trio avec « Again » en 2009 ou en quartet, avec « Short Trip » en 2017 et « Cosmic Dream » en 2019, Vincent Bourgeyx revient en trio avec « Life Letters ».

Enregistré par Aurélien Marotte en juin 2025 au Studio de Meudon (France), « Life Letters » a été mixé et mastérisé par Julien Bassères. Aux côtés de Vincent Bourgeyx, Darryl Hall à la contrebasse et Gregory Hutchinson à la batterie apportent bien plus qu’une rythmique contrebasse/piano. Avec eux, la musique s’inscrit dans un champ où silence et mouvement coexistent. Reconnu comme un des grands maîtres du swing moderne, le batteur génère une énergie toute en souplesse alors que le contrebassiste élargit l’espace sonore dans lequel Vincent Bourgeyx s’exprime en toute liberté, prend des risques et improvise avec talent.

Sur « Life Letters », septième album enregistré en trio sous son nom pour le Label Freshsounds New Talent, Vincent Bourgeyx propose du jazz contemporain nourri par la tradition du jazz américain et une écriture personnelle, sensible et exigeante.

Au fil des pistes

Avec dix morceaux originaux, une composition de Thad Jones et une autre de Billy Strayhorn, le répertoire navigue entre les genres. Il ouvre avec Stuck in Blues, une composition du leader ancrée dans le jazz. Après un court solo d’introduction de batterie de Gregory Hutchinson, le piano expose le thème. Les trois musiciens conversent avec raffinement et groove dès le début de ce titre qui recèle autant de fraîcheur que de swing.

Après le blues, place à Flash Pocket, une mélodie funky bien tempérée. Par son toucher élégant et percussif, le piano de Vincent Bourgeyx convie l’oreille dans un paysage sonore lumineux. Sur un riff de la contrebasse de Darryl Hall, le batteur entame un court solo tout en souplesse.

Le répertoire se poursuit avec le morceau éponyme, Life Letters. Avec lui s’installe un climat de musique de chambre avec des espaces sonores où s’invite le silence. On est saisi par la fluidité et la générosité du jeu du piano qui déambule au fil de la mélodie et élabore des phrases comme des lettres porteuses de lumière ou d’ombre.

Dès les premières mesures de Romance, le jeu limpide du pianiste s’allège encore et révèle une sensibilité peu commune. Avec maîtrise mais sans excès de virtuosité, il ponctue la mélodie de cette somptueuse ballade. La musique respire et le court solo de contrebasse ravit par son élégance et sa retenue. Setondji est ensuite jouée sur un tempo plus rapide. Une osmose s’installe entre le piano au jeu chaleureux et brillant et la section rythmique discrète et efficace dont le jeu alerte ne manque pas de dynamisme.

En solo sur You Little Me, le pianiste élabore un jeu limpide dont les notes évoquent des gouttelettes d’eau qui tombent avant de s’évaporer. Une ode sensible et exigeante aux vibrantes couleurs impressionnistes.

Le trio joue Hopeless Romantic en harmonie totale, sur un tempo très lent avant d’interpréter Kafka’s Nightmare sur un rythme plus alerte. Discours impétueux et clair, traits fulgurants et incisifs du pianiste. Atmosphère envoutante.

En deux minutes et onze secondes, Mina, installe un moment de grâce. Sur cette douce ballade musicale, le pianiste joue en suspension alors que la section rythmique suggère le tempo.

Plus loin, les trois musiciens revivifient en un blues, Let’s play one, la composition du trompettiste Thad Jones écrite en 1954. De l’improvisation du piano se dégage une énergie intense et souple. Toucher cristallin sur le clavier, phrasé parfait, lyrisme bluesy suivi d’un chorus inspiré de la contrebasse au gros son et au swing irréprochable.

Sur Duke, hommage à Duke Ellington écrit par Vincent Bourgeyx, le contrebassiste expose le thème puis le pianiste développe une improvisation raffinée au propos très contemporain.

C’est en solo que Vincent Bourgeyx referme son recueil d’histoires, avec A Flower is a Lovesome Thing écrite par Billy Strayhorn. L’interprétation méditative du pianiste se caractérise par un discours sobre ponctué de séquences harmoniques et d’accords qui évoquent les harmonies de Debussy et de Ravel.

Pour écouter Vincent Bourgeyx, Darryl Hall et Gregory Hutchinson interpréter le répertoire de « Life Letters », rendez-vous le 07 Juillet 2026 au Malta Jazz Festival à Malte lors du concert de sortie du disque.

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Christophe Marguet « Island »

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Jazz Campus en Clunisois 2026 – nit and dogs

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Michel Portal – « Quelques notes sur la liberté »

Michel Portal – « Quelques notes sur la liberté »

Dernier témoignage discographique de l’artiste

« Quelques notes sur la liberté », le film de Benjamin Delattre consacré à Michel Portal et produit par Sophie Faudel pour Mélisande Films, a été réalisé au cours des années 2021, 2022 et 2023. L’album du même nom en est la bande originale et constitue le dernier témoignage discographique de Michel Portal, ce musicien, inventeur, créateur et figure majeure du jazz et de la musique contemporaine.

Musicien, compositeur et multi-instrumentiste, Michel Portal est décédé le 12 février 2026 à l’âge de 90 ans. S’il a brillé dans les interprétations de Mozart autant que dans celles de Boulez, il s’est imposé comme un improvisateur hors-pair dans le monde du jazz

« Nous avons commencé pendant la période du Covid. Michel Portal souffrait de ne plus pouvoir jouer en public. Avec Sophie Faudel, nous avons réuni les conditions pour qu’il joue à nouveau, pour faire un film consacré au processus de composition. Je rêvais d’un film qui montre la liberté à l’œuvre dans la musique. » Benjamin Delattre, réalisateur.

Le film « Quelques notes sur la liberté » a été tourné au théâtre de l’Alliance française à Paris dont la scène a été dépouillée de son décorum pour lui donner un aspect d’atelier. Lors des sessions, Michel Portal jouait « jusqu’à ce qu’il considère avoir fait quelque chose de bien. Chaque session durait en général trois à quatre heures sans interruption ! » Personnage principal du film, Michel Portal en a composé la musique en direct.

L’album « Quelques notes sur la liberté »

« Quelques notes sur la liberté », un album testamentaire d’une grande force émotionnelle.

L’éditeur Frédéric Leibovitz a proposé à Benjamin Delattre de faire un album à partir du film. Tous deux et Théo Josso ont choisi et monté les titres qui se prêtaient le plus à un album dont le son constitue le point essentiel. Durant ce travail est survenue la mort de Michel Portal, le 12 février 2026. Michel Portal - "Quelques notes sur la liberté"

Sorti le 22 mai 2026, l’album « Quelques notes sur la liberté » (Cezame music/Inouie distribution) comporte 18 improvisations de Michel Portal sur lesquelles le musicien utilise la clarinette basse, la clarinette en si bémol, le bandonéon et le saxophone soprano. Tout au long des 54 minutes du répertoire, on entend la voix de Michel Portal. Entre chaque moment d’improvisations, il tente d’exprimer ce qui se passe en lui. « Cette parole spontanée Ÿoù les mots se mêlent aux notes chantées c’est aussi sa musique. »

Benjamin Delattre a tenté de « déconstruire les clichés sur l’improvisation, comme ce cliché qui oppose improvisation et composition ». Pour lui, les notes de cet album restent « parmi les empreintes les plus vivantes du processus de composition de cet improvisateur inoubliable ».

De nombreux festivals et salles de concerts rendent hommage à Michel Portal en projetant le film « Quelques notes de liberté » de Benjamin Delattre. Ainsi, après Jazz sous les Pommiers (Coutances), Jazz en Comminges (Saint-Gaudens), Jazz à Saint-Germain-des-Prés (Paris), l’Institut de l’Image avec Le Petit Duc (Aix-en-Provence), d’autres séances de projections du film sont prévues à Jazz in Marciac (entre le 20 juillet et le 05 août2026), à l’Émeraude de Dinan le 24 août 2026 à 20h15, en novembre 2026 à D’Jazz à Nevers. Sans oublier la projection proposée à l’initiative des trois festivals musicaux clunisois, « Les Grandes Heures de Cluny », « D’Aujourd’hui à demain » et « Jazz Campus en Clunisois », le 31 mai 2026 à 18h00 à Cluny, au Cinéma Les Arts, place du Marché.

Jazz Campus en Clunisois 2026 – Christophe Marguet « Island »

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Pour la quatrième soirée de sa 49ème édition, le festival « Jazz Campus en Clunisois » accueille Christophe Marguet sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Avec Régis Huby, Manu Codjia et Hélène Labarrière, le batteur leader présente « Island » , son projet lyrique et inspiré qui ne manque ni de sensibilité ni d’énergie.

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