Enregistré durant le premier confinement « en un peu moins d’un mois » avec le guitariste François Delporte, l’album « 40 Mélodies » du trompettiste Ibrahim Maalouf possède les atouts requis pour se nicher sous le sapin de Noël 2021. La guitare et la trompette microtonale à quatre pistons, inventée par le père d’Ibrahim Maalouf, dialoguent au fil de 43 titres dont 3 inédits où le trompettiste revisite son répertoire. « 40 Mélodies » à écouter en toute intimité et à partager plus largement.
Emile Parisien en résidence à l’AmphiJazz de Lyon
Un jazz libre et créatif irrigué d’énergie et de sensibilité
Du 09 au 11 février 2017, l’AmphiJazz de l’Opéra de Lyon accueille le saxophoniste Émile Parisien en résidence. Duo, trio, quartet et quintet. Le jeune saxophoniste propose un éventail de concerts qui présentent l’étendue prodigieuse de son art.
A 35 ans, Émile Parisien est aujourd’hui considéré comme un représentant de ce que l’on nomme communément le Jazz Européen. Rien d’étonnant à cela car dès ses 11 ans, ce natif du Lot a biberonné le jazz à Marciac, terre française où le jazz est sacré.
Au Collège Jazz de Marciac le saxophoniste a appris l’art du jazz auprès de maitres émérites (Pierre Boussaguet, Guy Lafitte) puis a rencontré quelques-unes des plus grandes figures de cet art, Wynton Marsalis (parrain de « Jazz in Marciac »), mais aussi Christian McBride, Johnny Griffin ou Bobby Hutcherson. Doté ainsi d’une large approche musicale, Émile Parisien gagne la capitale en 2000 et poursuit sa trajectoire qui le conduit à jouer avec Daniel Humair, Michel Portal, Jacky Terrasson, Claude Tchamitchian, Jean-Paul Celea, Yaron Herman, Manu Codjia, Christophe Wallemme…
Si aujourd’hui Émile Parisien peut offrir une telle variété de réjouissances au cours de sa résidence à l’AmphiJazz de l’Opéra de Lyon, c’est bien parce que le saxophoniste compte parmi les musiciens les plus expérimentés et les plus prisés de la scène française. En effet, depuis 2007 il a accumulé les récompenses.
Son talent de musicien créateur et innovateur est authentifié dans les sphères professionnelles au regard des récompenses attribuées par les organismes nationaux officiels, SACEM et SPEDIDAM mais aussi par Culture France et l’AFIJMA (Association des Festivals Innovants en Jazz et Musiques Actuelles). Par ailleurs, d’autres prix témoignent de sa reconnaissance auprès d’un large public car Émile Parisien a aussi reçu le prix Django Rheinhardt en 2012 et le titre d’Artiste de l’année aux Victoires du Jazz 2014.
S’il participe à de nombreux enregistrements comme sideman auprès de Daniel Humair, Jean-Paul Celea, Gueorgui Kornazov, Yaron Herman, Hugo Carvalhais, Stephane Kerecki, Vincent Peirani et Anne Paceo, Émile Parisien compte aujourd’hui six albums à son actif. Le dernier en date, « Sfumato », est sorti le 07 octobre chez ACT. Du jazz libre et créatif entre écriture et improvisation.
Ainsi, enrichi de ces riches expériences, Émile Parisien met à profit sa résidence à l’Amphijazz de l’Opéra de Lyon pour présenter des concerts représentatifs de son art. Celui d’un musicien inventif ancré dans ce courant du jazz européen où l’improvisation a la part belle mais où la dimension sensible de la musique est essentielle. Entre furie et élégance, son expression fait coexister énergie et liberté.
Ainsi, le jeudi 9 février à 20h30, Émile Parisien produit le Quintet Sfumato avec Joachim Kühn en écho à son dernier album « Sfumato ». Joachim Kühn au piano, Manu Codjia à la guitare, Simon Tailleu à la contrebasse et Mario Costa à la batterie. Belle occasion pour savourer le lyrisme de ce célèbre pianiste qui a grandement contribué à l’identité du jazz européen.
Le vendredi 10 février à 20h30, le saxophoniste propose son projet « Yes Ornette ! » (enregistré en 2012 chez Out Note Records) avec le contrebassiste Jean-Paul Céléa et le batteur Wolfgang Reisinger. Ces quelques extraits engagent à ne pas rater non plus la soirée du vendredi qui promet d’être essentielle car elle permet d’écouter deux grands musiciens qui ont eux-aussi marqué de leur empreinte le courant du jazz européen.
Le samedi 11 février à 20h30, Émile Parisien présente son quartet actuel qui réunit autour de lui Julien Touery (piano), Ivan Gélugne (contrebasse) et Julien Loutellier (batterie). On gage que ces jeunes musiciens raviront le public.
On est tenté de dire aux spectateurs qui n’ont jamais vu ni écouté Émile Parisien sur scène, que le saxophoniste vit autant la musique avec son corps qu’avec son âme. Son agitation et ses grimaces scéniques peuvent surprendre voire déranger mais il suffit de se concentrer sur le cœur de la musique pour en saisir l’essence.
Doté d’un swing indubitable, le discours musical jaillit comme une lave fluide de son saxophone volcanique. Non dénué de sensibilité, le saxophoniste Émile Parisien surprend autant qu’il enchante.
Enfin il convient de ne pas rater une des deux séances proposées à 12h30 le mercredi 08 et le vendredi 10 février. Émile Parisien invite son compère pianiste Roberto Negro apprécié pour sa créativité. Un duo de choc pour des variations musicales poétiques. A découvrir avec curiosité.
2020, Jazz sous le sapin#1… Ibrahim Maalouf & « 40 Mélodies »
LP3 45-Records, un nouvel label de Jazz est né
Malgré la crise de l’industrie phonographique et la crise sanitaire, un nouvel label de Jazz est né… LP3 45-Records. Fruit de l’association de trois musiciens de jazz de renommée internationale Luigi Grasso, Yaron Herman, Laurent Courthaliac et du chef d’entreprise Peter Schnur, ce label fait sien le concept, « Less is More ». Il propose des albums vinyle 33 tours 3 titres enregistrés dans le lieu de vie des artistes. Les deux premiers sont annoncés pour le 18 décembre 2020, Kurt Rosenwinkel et René Urtreger.
Mauro Gargano présente « Nuages »
Avec « Nuages », le contrebassiste Mauro Gargano présente son quatrième projet en tant que leader. La musique du quartet projette dans la contemplation d’un ciel lumineux parcouru de nuages sereins et légers. L’on se prend à redouter qu’ils ne se chargent d’électricité orageuse mais rien de tel n’advient. En effet, même si quelques souffles de vent effleurent le répertoire, rien ne parvient à troubler la sérénité des poétiques nuages musicaux.
On se rappelle le 09 mars 2015 chez Naïve la sortie de l’album « Invocacion ». A l’époque on a découvert avec surprise la prodigieuse chanteuse et violoniste Yilian Cañizares. Cette native de La Havane a vraiment le rythme dans la peau et propose un langage singulier et séduisant. Sur l’album Yilian Cañizares est accompagnée de Daniel Stawinski au piano, David Brito à la contrebasse et Cyril Regamey à la batterie et aux percussions.
L’album « Madness Tenors - Be Jazz For Jazz » sort chez Cristal Records pour la version digitale et chez Ouch! Records pour le format vinyle. Pour rappel le label Ouch! Records est un jeune label exclusivement dédié aux vinyles et créé en 2016 par Lionel Martin. Le catalogue compte à ce jour cinq titres dont
Lionel Martin assume avec brio sa place auprès de George Garzone . Certes John Coltrane fut un des mentors de George Garzone mais ce dernier a depuis longtemps affirmé sa propre identité et est aujourd’hui un saxophoniste reconnu parmi les voix qui comptent dans le jazz moderne. Formé à la Boston’s Berklee School of Music, il a élaboré le concept “The Triadic Chromatic” et a ainsi influencé de nombreux musiciens dont Joshua Redman, Branford Marsalis, Mark Turner.
Jean Marais de Saint-Fons dans le cadre du
« Hà Nội Duo » est le seizième album du guitariste Nguyên Lê. Né de la rencontre avec le musicien traditionnel Ngo Hong Quang, cet opus se veut « le messager des racines et du futur de la musique Vietnamienne ».
Après plusieurs années d’existence, le « Mois du Jazz et des Musiques Improvisées » s’est transformé en Saint-Fons Jazz en 2005. Porté par Norbert Gelsumini, le Directeur de l’École de Musique-CRC de Saint-Fons et tout le Département Jazz (créé en 2002) & Musiques Actuelles de l’école, le Saint-Fons Jazz Festival poursuit sa route et continue à afficher son soutien aux musiciens régionaux et le souci d’une préoccupation pédagogique affirmée.
La brillance des performances vocales de Dhafer Youssef est porteuse d’une forte portée émotionnelle. En effet, les chants traditionnels soufis, les mélodies aériennes et les envols de la voix du chanteur sont toujours saisissants. Par contre, le répertoire de « Diwan of Beauty & Odd » est aussi enraciné dans un jazz très moderne La musique du Dhafer Youssef Quartet se promène donc entre le battement ternaire du jazz et l’atmosphère hypnotique du chant soufi. Ainsi, le répertoire parvient à conserver une étroite symbiose entre les deux discours ce qui contribue à donner une grande cohérence au propos musical.