« Madness Tenors – Be Jazz For Jazz » met le feu

« Madness Tenors – Be Jazz For Jazz » met le feu

« Madness Tenors-Be Jazz For Jazz », un album vivifiant

L’album « Madness Tenors - Be Jazz For Jazz », le nouveau projet du saxophoniste Lionel Martin est annoncé pour le 27 janvier. Son enregistrement fait suite au concert donné dans le cadre du festival « A Vaulx Jazz » en 2015 par les cinq protagonistes de l’album. Une explosion musicale vigoureuse.

Dans l’esprit des grand maîtres du saxophone Lionel Martin et George Garzone joutent avec vigueur soutenus par un trio de choc constitué de Mario Stanchev au piano, Benoit Keller à la contrebasse et Ramon Lopez à la batterie. Il s’agit de la même équipe qui avait fait vibrer les spectateurs du Festival « A Vaulx Jazz » un certain 17 mars 2015.

« Madness Tenors - Be Jazz For Jazz ». Un jazz moderne où les échos du monde résonnent. Une musique d’aujourd’hui ancrée dans la grande tradition du jazz. Véhéments et fougueux, Lionel Martin et George Garzone mêlent les voix de leurs saxophones. Ils sont littéralement portés par un Ramon Lopez au mille nuances qui alterne entre la délicatesse d’un percussionniste et la fureur d’un batteur. Mario Stanchev et Benoit Keller assurent une assise solide et parent leurs interventions de poésie et de lyrisme.

L’album « Madness Tenors - Be Jazz For Jazz » sort chez Cristal Records pour la version digitale et chez Ouch! Records pour le format vinyle. Pour rappel le label Ouch! Records est un jeune label exclusivement dédié aux vinyles et créé en 2016 par Lionel Martin. Le catalogue compte à ce jour cinq titres dont la réédition de « Ellington on the Air », l’album enregistré en sextet par Louis Sclavis en 1991 mais dont la version digitale était épuisée.

La couverture de « Madness Tenors - Be Jazz For Jazz » n’est pas sans rappeler celle de « Jazz Before Jazz » enregistré par Lionel Martin et Mario Stanchev en duo et sorti sous les mêmes labels (Ouch! Records/Vinyle et Cristal Records/CD). On apprécie les titres des disques qui se font écho et jouent avec les mots et on reconnait bien là l’esprit joueur de Lionel Martin.

De plus, le titre « Madness Tenors - Be Jazz For Jazz » fait aussi un clin d’oeil à un autre disque dont il détourne le titre « Tenor Madness ». Sur cet album gravé en 1956 chez Prestige par le saxophoniste Sonny Rollins, le leader avait enregistré le titre éponyme  avec John Coltrane. Ce fut d’ailleurs le seul titre que les deux maîtres du saxophone aient jamais enregistré ensemble.

Le titre de l’album annonce bien la présence de deux saxophonistes. Lionel Martin assume avec brio sa place auprès de George Garzone . Certes John Coltrane fut un des mentors de George Garzone mais ce dernier a depuis longtemps affirmé sa propre identité et est aujourd’hui un saxophoniste reconnu parmi les voix qui comptent dans le jazz moderne. Formé à la Boston’s Berklee School of Music, il a élaboré le concept “The Triadic Chromatic” et a ainsi influencé de nombreux musiciens dont Joshua Redman, Branford Marsalis, Mark Turner.

Avec cette joute de saxophones, « Madness Tenors - Be Jazz For Jazz » inscrit donc l’album enregistré par Lionel Martin et George Garzone parmi les duos fameux enregistrés par des ténors tels que furent Sonny Rollins et John Coltrane, Dexter Gordon et Wardel Gray (« The Chase »-1947 chez Prestige), Al Cohn et Zoot Zims (« Jazz Undulations »-1969 chez Lotus), Michael Brecker et Bob Mintzer (« The saxophone featuring Two T »s »-1993 chez BMG) et même George Garzone et Jerry Bergonzi (« Quintonic »-2015 chez Stunt).

Sur « Madness Tenors - Be Jazz For Jazz » les deux saxophonistes s’en donnent à cœur joie et ne ménagent pas leur énergie. Si George Garzone embouche le ténor de bout en bout, Lionel Martin alterne entre ténor, alto et soprano. Les deux soufflants tiennent des propos nerveux et mordants et la musique explose de mille feux. Ils se déchaînent plus souvent qu’ils ne murmurent.

Pourtant sur Sadness, une belle ballade écrite par Lionel Martin, le rythme se calme, la mélodie devient reine et les saxophones se font nostalgiques. De même sur Fox in The wood le tempo est assagi mais cette pièce constitue pourtant une des plages les plus marquantes de cet album. Une élégiaque ode post coltranienne où les saxophones élèvent leur voix, éclairés par une improvisation inspirée et lyrique du pianiste Mario Stanchev.

A Bacchus laisse augurer de ce que peut être un monde où cette divinité règne en maître. On serait tenté de s’y inviter pour vibrer au diapason avec ces cinq musiciens décidément fort inspirés. On The Phone quant à lui émarge dans un style plus romantique et peaufiné. Piano et saxophone soprano conversent en douceur, ténor et batterie débattent. La contrebasse soutient le discours avec force et sensibilité. Le titre termine l’album de manière fort élégante.

Hey open up, la composition de George Garzone prend des accents mingusiens mais le monde d’Eric Dolphy et celui d’Ornette Coleman ne sont pas loin. C’est l’occasion pour Lionel Martin d’emboucher l’alto. La contrebasse omniprésente et la batterie énervée déroulent le tapis pour les solistes qui en décousent avec vigueur. On a aussi apprécié le déchaînement de Awo, les accents ethniques et la véhémence de Nobody’s perfect et le léger calypso vibrant de Plus Plus dont l’énergie semble inépuisable.

On se réjouit de retrouver Lionel Martin dans ce jazz moderne et inventif comme le sont d’ailleurs l’ensemble de ses projets, qu’il s’agisse du groupe UKandanZ, ou de celle du duo avec Mario Stanchev sur « Jazz Before Jazz ». Avide de rencontres humaines et musicales, sans cesse en questionnement, ce musicien manifeste le souci de se renouveler sans se renier. A l’écoute du monde, il trace son sillon avec persévérance et participe à renouveler les couleurs du jazz du XXIème siècle.

Le 27 janvier on retrouvera une partie du quintet sur la scène du Théâtre Jean Marais de Saint-Fons dans le cadre du « Saint-Fons Jazz Festival#18 ». La seconde partie de la soirée du 27 janvier est en effet consacrée aux musiciens du Label Ouch ! Records pour une création, O.S.L.O. Dans ce « Ouch! Synthesis Liberty Ørchestra »Lionel Martin, Mario Stanchev et Ramon Lopez seront rejoints par Louis Sclavis et Damien Cluzel. Avec certitude, la musique devrait réchauffer la température de cet hiver bien installé. Pourvu que les thermomètres n’explosent pas !

Mauro Gargano présente « Nuages »

Mauro Gargano présente « Nuages »

Avec « Nuages », le contrebassiste Mauro Gargano présente son quatrième projet en tant que leader. La musique du quartet projette dans la contemplation d’un ciel lumineux parcouru de nuages sereins et légers. L’on se prend à redouter qu’ils ne se chargent d’électricité orageuse mais rien de tel n’advient. En effet, même si quelques souffles de vent effleurent le répertoire, rien ne parvient à troubler la sérénité des poétiques nuages musicaux.

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Pierre de Bethmann Trio fait coup double

Pierre de Bethmann Trio fait coup double

Pierre de Bethmann Trio revient avec « Essais/Volume 4 » et un coffret qui regroupe les 4 albums des « Essais » enregistrés en 5 ans autour de reprises de thèmes issus de multiples traditions. Avec à son actif cinq années d’activité intense, quatre albums enregistrés et regroupés en un coffret, le pianiste continue à expérimenter avec brio, l’art du trio avec ses fidèles compagnons, Sylvain Romano et Tony Rabeson. Un vent de fraîcheur et de raffinement. Un havre de plénitude musicale propice au ressourcement et à la sérénité.

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Hommages à Ennio Morricone

Hommages à Ennio Morricone

Pour commémorer ce qui aurait été le 92ème anniversaire du compositeur italien Ennio Morricone, deux labels présentent des albums qui honorent le Maestro. Son label Decca collabore avec CAM Sugar pour présenter « Morricone Segreto ». Le label Bonsaï lui rend hommage avec « More Morricone ». Le premier présente sept titres inédits en version orchestrale, de quoi satisfaire un public amateur de pièces rares. Interprété par le contrebassiste Ferruccio Spinetti et le pianiste Giovanni Ceccarelli, le second joue sur le registre de la sobriété et de l’intimité.

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« Hà Nội Duo » par Nguyên Lê et Ngô Hồng Quang

« Hà Nội Duo » par Nguyên Lê et Ngô Hồng Quang

La grâce et le chant des oiseaux entre nuages et rizières…

Le nouvel album du guitariste Nguyên Lê, « Hà Nội Duo », est annoncé pour le 13 janvier 2017. Réalisé avec le multi instrumentiste vietnamien Ngô Hồng Quang, l’opus réjouit autant qu’il fascine. Les deux artistes modernisent la musique vietnamienne et dessinent des espaces sonores dépaysants.

« Hà Nội Duo » est le seizième album du guitariste Nguyên Lê. Né de la rencontre avec le musicien traditionnel Ngo Hong Quang, cet opus se veut « le messager des racines et du futur de la musique Vietnamienne ».

Sur « Hà Nội Duo » (ACT/PIAS), Nguyên Lê et Ngô Hồng Quang s’immergent dans les racines de la musique vietnamienne. Ngô Hồng Quang chante et s’exprime sur de nombreux instruments traditionnels vietnamiens. Entourés du trompettiste sarde Paolo Fresu, de la Japonaise Mieko Miyasaki au koto, d’Alex Tran au cajon et du percussionniste indien Prabhu Edouard, les deux musiciens explorent la tradition vietnamienne qui en ressort modernisée.

Les inspirations de l’album « Hà Nội Duo » plongent autant dans le jazz que dans la musique vietnamienne, le blues, les musiques africaines et les accents de l’Inde. Toutes ces influences fusionnent pour esquisser des paysages musicaux éthérés ou vigoureux aux couleurs douces ou tranchées. Le temps hésite entre hier et aujourd’hui et la musique navigue avec grâce entre nuages et rizières.

« Hà Nội Duo ». Dix paysages sonores. Trois compositions de Ngô Hồng Quang et trois autres de Nguyên Lê. Le guitariste a par ailleurs conçu les arrangements de six des titres de l’album.

Malgré leurs différences, de sérieux points communs existent entre Ngô Hồng Quang, musicien traditionnel du Vietnam d’aujourd’hui et Nguyên Lê, guitariste de jazz moderne, inventif et toujours ancré dans sa culture d’origine, celle du Vietnam. L’album qu’ils ont réalisé ensemble montre la diversité de la musique vietnamienne d’aujourd’hui qui demeure malgré tout au plus près de l’âme du pays et de sa tradition.

Après l’écoute de l’album « Hà Nội Duo » on se souvient des premiers opus de Nguyên Lê déjà enregistrés chez ACT, « Tales From Viet-Nam » (1996), Moon & Wind » (1999), « Dragonfly » (2001), « Mangustao » (2004) ou « Fragile Beauty » (2007). On réalise que le propos était autre. Le guitariste collaborait alors avec la chanteuse Huong Thanh et les chants traditionnels étaient en quelque sorte réécrits pour les oreilles des occidentaux. A contrario aujourd’hui, le guitariste et son nouveau compagnon créent « des compositions originales, personnelle, écrites d’une manière qui prolonge (leur) héritage musical » (dixit Nguyên Lê).

Malgré cet ancrage dans la tradition, les deux musiciens demeurent perméables aux influences des autres mondes musicaux qu’ils côtoient. En témoignent les arrangements que Nguyên Lê propose sur les musiques traditionnelles comme A Night With You, Gone auquels Paolo Fresu et Mieko Miyasaki apportent une contribution inspirée ou Beggar’s Love Song que le guitariste et Ngô Hồng Quang interprètent en duo. Ce morceau du XIVème siècle évoque l’errance des mendiants aveugles et sonne aujourd’hui sonne comme un blues nord-américain.

On a été surpris et envoûtés par l’orchestration rythmique indienne de Chiec Khan Piêu écrit par Doãn Nho dans les années 70. Le morceau est arrangé sur un rythme à 5 temps alors que la musique vietnamienne est en général jouée sur des rythmes à 2 ou 4 temps. Prabhu Edouard a conçu les arrangements rythmiques indiens qui ponctuent ce morceau. La guitare de Nguyên Lê donne là toute sa verve. La trompette brode une mélodie aérienne et la voix de Ngô Hồng Quang inscrit sa trace avec une aisance toute naturelle.

On a vibré à l’écoute du titre Monkey Queen écrit par Nguyên Lê. Sa guitare converse avec les instruments traditionnels de Ngô Hồng Quang dont la voix s’élève ensuite et phrase comme s’il s’agissait d’un air traditionnel.

On se réjouit vraiment de la sortie du nouvel album de Nguyên Lê qui continue à développer son concept d’une « Asie sans frontières » avec beaucoup de réussite.

Une belle perspective se dessine pour vivre en concert la musique de Nguyen Lê et Ngô Hồng Quang. Les deux musiciens vont se produire en concert le 6 mars 2017 au New Morning à Paris, avec en invités Paolo Fresu à la trompette, Prabhu Edouard aux tablas, Mieko Miyazaki au koto, Alex Tran aux percussions et Hao Nhien Pham à la flûte, au luth et au chant. Une occasion rêvée pour s’immerger dans les paysages sonores évocateurs d’un Vietnam aux couleurs nouvelles.

En attendant d’écouter l’album ou le concert, un détour sur le site de Nguyen Lê permet de mieux connaître ce compositeur, guitariste, arrangeur et producteur aux talents multiples.

Mauro Gargano présente « Nuages »

Mauro Gargano présente « Nuages »

Avec « Nuages », le contrebassiste Mauro Gargano présente son quatrième projet en tant que leader. La musique du quartet projette dans la contemplation d’un ciel lumineux parcouru de nuages sereins et légers. L’on se prend à redouter qu’ils ne se chargent d’électricité orageuse mais rien de tel n’advient. En effet, même si quelques souffles de vent effleurent le répertoire, rien ne parvient à troubler la sérénité des poétiques nuages musicaux.

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Pierre de Bethmann Trio fait coup double

Pierre de Bethmann Trio fait coup double

Pierre de Bethmann Trio revient avec « Essais/Volume 4 » et un coffret qui regroupe les 4 albums des « Essais » enregistrés en 5 ans autour de reprises de thèmes issus de multiples traditions. Avec à son actif cinq années d’activité intense, quatre albums enregistrés et regroupés en un coffret, le pianiste continue à expérimenter avec brio, l’art du trio avec ses fidèles compagnons, Sylvain Romano et Tony Rabeson. Un vent de fraîcheur et de raffinement. Un havre de plénitude musicale propice au ressourcement et à la sérénité.

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Hommages à Ennio Morricone

Hommages à Ennio Morricone

Pour commémorer ce qui aurait été le 92ème anniversaire du compositeur italien Ennio Morricone, deux labels présentent des albums qui honorent le Maestro. Son label Decca collabore avec CAM Sugar pour présenter « Morricone Segreto ». Le label Bonsaï lui rend hommage avec « More Morricone ». Le premier présente sept titres inédits en version orchestrale, de quoi satisfaire un public amateur de pièces rares. Interprété par le contrebassiste Ferruccio Spinetti et le pianiste Giovanni Ceccarelli, le second joue sur le registre de la sobriété et de l’intimité.

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Saint-Fons Jazz Festival#18

Saint-Fons Jazz Festival#18

Saint-Fons Jazz Festival, du jazz vivant et innovant

Du 17 au 28 janvier 2017 va se dérouler le Saint-Fons Jazz Festival#18. Ce festival organisé par l’École de Musique-CRC réunit à la fois élèves et professeurs de cette école, de jeunes projets régionaux et des têtes d’affiches. La tenue de la 18ème édition de ce festival est une nouvelle réjouissante.

 

Après plusieurs années d’existence, le « Mois du Jazz et des Musiques Improvisées » s’est transformé en Saint-Fons Jazz en 2005. Porté par Norbert Gelsumini, le Directeur de l’École de Musique-CRC de Saint-Fons et tout le Département Jazz (créé en 2002)  & Musiques Actuelles de l’école, le Saint-Fons Jazz Festival poursuit sa route et continue à afficher son soutien aux musiciens régionaux et le souci d’une préoccupation pédagogique affirmée.

Pour le Saint-Fons Jazz festival, le jazz vit avec ceux qui l’enseignent, l’apprennent, le vivent, le partagent et le soutiennent.

Avant d’aborder le programmation des concerts, on ne peut omettre d’évoquer la conférence « Jazz et Cinéma » qui se tiendra le mardi 17 Janvier à la Médiathèque Roger Martin du Gard à 20h. Wilhelm Coppey (professeur de piano du département jazz) invite cette année Jean-Paul Boutellier, fondateur du festival Jazz à Vienne, sur la thématique « Jazz et Cinéma ». Un bon moment à prévoir pour découvrir les rapports que Jazz et cinéma entretiennent depuis toujours.

On note aussi le « Happy Bœuf Day » qui se déroule de 10h à 12h le samedi 4 Février à l’École de Musique de Saint-Fons et réunit les élèves de l’école.

Pour la première fois, l’école programme un concert petite enfance réservé aux scolaires, « Nanan », qui est proposé les 23 et 24 janvier à la médiathèque des Clochettes. Le Saint-Fons Jazz festival#18 propose une programmation où les rencontres ont la part belle.

Le mercredi 18 janvier, c’est la Soirée des Élèves. Ils prennent possession du plateau du Théâtre Jean Marais. Les ateliers de pratiques collectives du département sont mis à l’honneur avec successivement cette année l’atelier « Combo » sous la direction d’Hervé Salamone (professeur de trompette), la « Saint-Fons Jam » sous la direction de Wilhelm Coppey et le « South Gate Little Big Band » sous la direction de Stéphane Rivero (professeur de basse).

Le vendredi 20 janvier à 20h30« Humano Project » propose une confrontation entre les arts et les hommes sur la scène du Théâtre Jean Marais. Cinq corps partagent danse musique et vidéo sur une sorte de ring carré. Un regard poétique sur l’homme et son évolution. Avec Marc Wolff (batterie, percussions, clavier, basse, machines, voix), Thierry Beaucoup (saxophones, clavier, basse, machines, voix),  Lucille Mansas et Bastien Cambon (danse) ainsi que Pascal Capaross (video), sur une chorégraphie de Samuel Mathieu et une musique de « Humano a Mano ». A découvrir avec curiosité.

Le mercredi 25 janvier à 20h30, au Théâtre Jean Marais, le Wilhelm Coppey Quartet invite Olivier Truchot et Luigi Grasso. C’est l’occasion pour Wilhelm Coppey (piano), Christophe Métra (trompette, buggle), Christophe Lincontang (contrebasse) et Cédric Perrot (batterie) de rencontrer l’organiste Olivier Truchot et le saxophoniste Luigi Grasso. A n’en pas douter, le swing sera l’invité roi de la soirée.

La soirée du vendredi 27 janvier ouvre à 20h30 sur la scène du Théâtre Jean Marais et propose un double plateau. A découvrir absolument, les « Comptes de Korsakoff », un ensemble jazz-rock expérimental où coexistent théâtralité et improvisation.

La seconde partie de la soirée du 27 janvier est consacrée aux musiciens du Label OUCH! créé par le saxophoniste Lionel Martin. Il s’agit d’une création proposée par l’ensemble O.S.L.Ø. (Ouch ! Synthesis Liberty Ørchestra) mené par Lionel Martin. Il réunit les musiciens phares du label Ouch! Records, Louis Sclavis (clarinettes), Lionel Martin (saxophones), Mario Stantchev (piano), Damien Cluzel (guitare) et Ramon Lopez (batterie). Un orchestre libre d’esprit avec la perspective d’écouter des échos des musiques des albums du Label OUCH! … de nouvelles compositions au son de l’Ethiopie, des musiques de Louis Moreau Gottschalk et celles de Duke Ellington. On parlera prochainement du nouvel album à sortir chez OUCH!  Records, « Be Jazz for Jazz ». Ça va décoiffer !

La soirée du samedi 28 janvier se profile sous les couleurs de la fête, avec Impérial Orphéon - le bal ! qui mélange les genres et réunit Rémy Poulakis (accordéon, chant), Gérald Chevillon (saxophones basse, soprano, effets), Damien Sabatier (saxophones, effets), Antonin Leymarie (batterie, percussions). Le concert est organisé par le  Saint-Fons Jazz Festival et S2M dans la salle du « Marché Gare ». Ouverture des portes à 20h pour un concert à 20h45. Tenue légère à prévoir malgré les températures hivernales car le programme prévoit transes gnawa, thèmes bulgares, choros brésiliens…

 

Le festival joue les prolongations en février. En effet, pour la troisème année, le Saint-Fons Jazz Festival est partenaire d’un concert co-produit par Jazz à Vienne et l’Auditorium de Lyon le dimanche 5 février à 16h dans la Grande Salle de l’Auditorium.

Il s’agit du concert intitulé Extra Night « JAZZ 100 ». Avec le pianiste Danilo Perez, la chanteuse Robin McKelle, le saxophoniste Chris Potter, le trompettiste Avishai Cohen, le bassiste Ben Street, le percussionniste Roman Diaz et le batteur Adam Cruz. C’est l’occasion de partir à la découverte des légendes du jazz, celles qui ont écrit l’histoire du jazz.

Pour commencer l’année 2017, le Saint-Fons Jazz Festival#18 propose des musiques diversifiées et innovantes. Pour ne rater aucun rendez-vous, rien de mieux qu’une visite sur le site du festival.

Mauro Gargano présente « Nuages »

Mauro Gargano présente « Nuages »

Avec « Nuages », le contrebassiste Mauro Gargano présente son quatrième projet en tant que leader. La musique du quartet projette dans la contemplation d’un ciel lumineux parcouru de nuages sereins et légers. L’on se prend à redouter qu’ils ne se chargent d’électricité orageuse mais rien de tel n’advient. En effet, même si quelques souffles de vent effleurent le répertoire, rien ne parvient à troubler la sérénité des poétiques nuages musicaux.

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Pierre de Bethmann Trio fait coup double

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Hommages à Ennio Morricone

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Pour commémorer ce qui aurait été le 92ème anniversaire du compositeur italien Ennio Morricone, deux labels présentent des albums qui honorent le Maestro. Son label Decca collabore avec CAM Sugar pour présenter « Morricone Segreto ». Le label Bonsaï lui rend hommage avec « More Morricone ». Le premier présente sept titres inédits en version orchestrale, de quoi satisfaire un public amateur de pièces rares. Interprété par le contrebassiste Ferruccio Spinetti et le pianiste Giovanni Ceccarelli, le second joue sur le registre de la sobriété et de l’intimité.

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Auditorium Lyon – Dhafer Youssef Quartet

Auditorium Lyon – Dhafer Youssef Quartet

La beauté étrange d’un jazz nimbé de spiritualité

Pour le premier concert 2017 de sa programmation « Jazz et Musiques du Monde », l’Auditorium de Lyon, en coproduction avec Jazz à Vienne, accueille Dhafer Youssef Quartet le vendredi 13 janvier à 20h. Le répertoire de l’album « Diwan of Beauty & Odd » promet une soirée marquée du sceau de la beauté et de l’étrange.

Après la soirée du 13 décembre où les musiques de l’Inde, de Cuba et de l’Italie ont flirté avec le jazz, le concert du 13 janvier se profile aux confins de la musique soufi et d’un jazz très contemporain avec le retour du chanteur et oudiste Dhafer Youssef qui présente le répertoire de son nouvel album « Diwan of Beauty & Odd ».

Le répertoire du Dhafer Youssef quartet reprend celui de « Diwan of Beauty & Odd » (OKeh/Sony), le dernier album du leader sorti le 16 septembre 2016. Cet opus allie influences orientales et groove urbain. La coexistence de la tradition et de la modernité projette un message de paix à travers la musique.

Cet album voit pour la première fois le chanteur et oudiste enregistrer un disque entier avec un groupe de musiciens américains, le pianiste Aaron Parks, le trompettiste Ambrose Akinmusire, le contrebassiste Ben Williams et le batteur Mark Guiliana. Certes le pianiste Aaron Parks sera sur la scène de l’Auditorium de Lyon le 13 janvier 2017 avec Dhafer Youssef par contre la contrebasse sera tenue par Ben Williams et la batterie par Justin Faulkner (habituellement écouté au sein du Brandford Marsalis Quartet).

La brillance des performances vocales de Dhafer Youssef est porteuse d’une forte portée émotionnelle. En effet, les chants traditionnels soufis, les mélodies aériennes et les envols de la voix du chanteur sont toujours saisissants. Par contre, le répertoire de « Diwan of Beauty & Odd » est aussi enraciné dans un jazz très moderne La musique du Dhafer Youssef Quartet se promène donc entre le battement ternaire du jazz et l’atmosphère hypnotique du chant soufi. Ainsi, le répertoire parvient à conserver une étroite symbiose entre les deux discours ce qui contribue à donner une grande cohérence au propos musical.

Encore une fois, Dhafer Youssef se pose donc comme un passeur qui transcende les genres. S’il sait camper l’étrange et surprendre encore, il parvient à magnifier la beauté des mélodies lumineuses que sa voix dessine. Sans nul doute le toucher délicat du pianiste Aaron Parks va soutenir et sublimer l’élévation du chant. Il reste alors à la section rythmique la charge d’installer un groove organique qui fasse pulser le cœur du public de l’Auditorium.

Ce concert inscrit dans le cadre d’un partenariat avec « Saint-Fons Jazz Festival » devrait rallier les amoureux d’un jazz à l’énergie solide et les amateurs de la voix lumineuse de Dhafer Youssef qui s’élève comme une prière pacifique pour un monde meilleur.

Quand la poésie et la spiritualité du chant soufi est portée par le groove d’un jazz urbain et moderne… le 13 janvier 2017 à 20h, le concert proposé par Dhafer Youssef Quartet dans la grande salle de l’Auditorium de Lyon promet de purs délices et d’étranges surprises.

Mauro Gargano présente « Nuages »

Mauro Gargano présente « Nuages »

Avec « Nuages », le contrebassiste Mauro Gargano présente son quatrième projet en tant que leader. La musique du quartet projette dans la contemplation d’un ciel lumineux parcouru de nuages sereins et légers. L’on se prend à redouter qu’ils ne se chargent d’électricité orageuse mais rien de tel n’advient. En effet, même si quelques souffles de vent effleurent le répertoire, rien ne parvient à troubler la sérénité des poétiques nuages musicaux.

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Pierre de Bethmann Trio fait coup double

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Pierre de Bethmann Trio revient avec « Essais/Volume 4 » et un coffret qui regroupe les 4 albums des « Essais » enregistrés en 5 ans autour de reprises de thèmes issus de multiples traditions. Avec à son actif cinq années d’activité intense, quatre albums enregistrés et regroupés en un coffret, le pianiste continue à expérimenter avec brio, l’art du trio avec ses fidèles compagnons, Sylvain Romano et Tony Rabeson. Un vent de fraîcheur et de raffinement. Un havre de plénitude musicale propice au ressourcement et à la sérénité.

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Hommages à Ennio Morricone

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Antonio Farao en résidence à l’AmphiJazz de Lyon

Un jeu de piano libre et fluide, musical et vigoureux

Du 12 au 14 janvier 2017, l’AmphiJazz de l’Opéra de Lyon accueille le pianiste italien Antonio Faraò pour la première résidence de l’année 2017. Cette affiche laisse augurer des concerts de qualité car ce pianiste est considéré comme l’une des plus belles voix pianistiques du jazz.

En effet Antonio Faraò est encensé par les plus grands pianistes tels que le célèbre Herbie Hancock qui loue « sa conception harmonique, la joie de ses rythmes, son sens du swing, la grâce et l’ingéniosité de ses lignes mélodiques d’improvisation » et le qualifie de « grand pianiste ».

Né dans une famille de musiciens, Antonio Faraò s’est d’abord essayé au vibraphone puis à la batterie avant d’apprendre le piano au Conservatoire Giuseppe Verdi. D’abord très influencé par Oscar Peterson et Errol Garner il découvre ensuite la musique de McCoyTyner, Herbie Hancock, Keith Jarret, Bill Evans, John Coltrane, Miles Davis, Charlie Parker et Thelonious Monk qui constituent autant d’influences pour sa conception musicale.

En 1997 il rejoint le quartet d’André Ceccarelli qu’il accompagne lors de nombreuses tournées. En 1998 le pianiste remporte le prestigieux concours de piano Martial Solal décerné par la ville de Paris. La même année il se fait connaître du public français avec l’album « Black inside » (Enja Records) où il joue avec Ira Coleman et Jeff “Tain” Watts. En 2000, il enregistre « Thorn » (Enja Records) avec Jack Dejohnette, Chris Potter et Drew Gress, puis « Next Stories » (Enja Records) avec Ed Howard, Gene Jackson et Pibo Marquez.

C’est ensuite « Domi » (Cristal Records) en 2011 en trio aux côtés de Darryl Hall et André Ceccarelli. En 2013, sur l’album « Evan » (Cristal Records)  il s’exprime avec son american quartet composé de Jack Dejohnette, Ira Coleman et Joe Lovano. Au fur et à mesure de ses collaborations, il développe un jeu pianistique où dominent précision, sensibilité et élégance alliées à un swing efficace et des improvisations décoiffantes.

Sa notoriété internationale grandit et il joue aux côtés des plus grands, Lee Konitz, Steve Grossman, Chico Freeman, Miroslav Vitous, John Abercrombie, Dave Liebman, Benny Golson, Johnny Griffin, George Garzone, Branford Marsalis, Toots Thielemans. Il croise aussi les notes avec Didier Lookwod, Richard Galliano, Franco Ambrosetti, Enrico Rava, Daniel Humair, et Gary Bartz.

Son dernier album, « Boundaries » (Verve/Decca) remonte à 2015 où il s’exprime en quartet. Entouré du saxophoniste Maro Negri, du contrebassiste Martin Gjakonovsky et du batteur Mauro Beggio. Le jeune altiste Luigi Di Nunzio les rejoints sur certains titres. Sur cet album sa créativité explose. S’il reprend des grands standards tels Maiden Voyage de son mentor Herbie Hancock et Hand Jive de Tony Williams, il signe aussi des compositions originales très riches.

On se rappelle avoir écouté avec plaisir Antonio Faraò au festival « A Vaulx Jazz » en 2015 et au Club de Minuit la même année lors d’une soirée durant le festival « Jazz à Vienne ». On a alors apprécié son jeu lyrique et fluide, puissant et véloce. Épris de liberté et de musicalité, le pianiste sert la mélodie de son phrasé toujours raffiné. Adepte du jeu modal, il prolonge ainsi l’héritage de ses grands inspirateurs.

Lors de sa venue à L’AmphiJazz de l’Opéra de Lyon, Antonio Faraò a le  loisir de développer tous les aspects de sa personnalité musicale avec certains de ses compagnons de route. Il propose trois soirées très différentes mais tout aussi tentantes l’une que l’autre avec trois personnalités de la scène du jazz européen.

  • Le  12 janvier à 20h30, il se produit en trio avec le contrebassiste Heidi Kaenzig et le batteur Daniel Humair. Le trio italo-helvétique promet un spectacle où la liberté est la grande invité.
  • Le 13 janvier à 20h30, Antonio Faraò invite le violoniste Didier Lockwood et convie pour l’occasion Darryl Hall à la contrebasse et Jean-Pierre Arnaud à la batterie. Énergie et vélocité au programme.
  • Le 14 janvier à 20h30, le chanteur David Linx est l’invité du pianiste qui retrouve pour l’occasion le contrebassiste Martin Gjakonovski contrebasse et le batteur Guido May. A n’en pas douter, une soirée où mélodie et énergie se croisent pour des improvisations débridées.

Choisir est difficile et assister aux trois soirées devrait permettre de découvrir toutes les facettes du talent du pianiste italien Antonio Faraò.

 

Mauro Gargano présente « Nuages »

Mauro Gargano présente « Nuages »

Avec « Nuages », le contrebassiste Mauro Gargano présente son quatrième projet en tant que leader. La musique du quartet projette dans la contemplation d’un ciel lumineux parcouru de nuages sereins et légers. L’on se prend à redouter qu’ils ne se chargent d’électricité orageuse mais rien de tel n’advient. En effet, même si quelques souffles de vent effleurent le répertoire, rien ne parvient à troubler la sérénité des poétiques nuages musicaux.

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Pierre de Bethmann Trio fait coup double

Pierre de Bethmann Trio fait coup double

Pierre de Bethmann Trio revient avec « Essais/Volume 4 » et un coffret qui regroupe les 4 albums des « Essais » enregistrés en 5 ans autour de reprises de thèmes issus de multiples traditions. Avec à son actif cinq années d’activité intense, quatre albums enregistrés et regroupés en un coffret, le pianiste continue à expérimenter avec brio, l’art du trio avec ses fidèles compagnons, Sylvain Romano et Tony Rabeson. Un vent de fraîcheur et de raffinement. Un havre de plénitude musicale propice au ressourcement et à la sérénité.

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Hommages à Ennio Morricone

Hommages à Ennio Morricone

Pour commémorer ce qui aurait été le 92ème anniversaire du compositeur italien Ennio Morricone, deux labels présentent des albums qui honorent le Maestro. Son label Decca collabore avec CAM Sugar pour présenter « Morricone Segreto ». Le label Bonsaï lui rend hommage avec « More Morricone ». Le premier présente sept titres inédits en version orchestrale, de quoi satisfaire un public amateur de pièces rares. Interprété par le contrebassiste Ferruccio Spinetti et le pianiste Giovanni Ceccarelli, le second joue sur le registre de la sobriété et de l’intimité.

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Abou Diarra célèbre le blues mandingue avec « Koya »

Abou Diarra célèbre le blues mandingue avec « Koya »

Le blues ensorcelant et apaisant de « Koya »

« Koya », le nouvel album d’Abou Diarra, se profile entre émotion et énergie, entre poésie malienne et blues. Un monde musical situé entre tradition et modernité.

300_couv-koya_abou-diarraSur les onze plages de l’album « Koya » (Mix et Métisse/L’Autre Distribution), sorti le 10 novembre, Abou Diarra chante et s’accompagne du kamale n’goni, sorte de harpe/luth africaine utilisée à l’origine par les chasseurs de sa région natale. L’album rend hommage à sa mère dont il porte le nom. On écoute d’ailleurs sa voix voilée sur  le titre Koya Blues.

Abou Diarra a composé et écrit la totalité des titres et est accompagné de ses complices de scène, Daouda Dembelé à la guitare et Moussa Koita aux claviers. Si l’harmonica de Vincent Bucher renforce la tonalité blues, les discrètes touches d’électro apportées par Nicolas Repac (chargé de la direction artistique) contribuent à moderniser l’ambiance de l’album

« Koya », le quatrième album d’Abou Diarra, promène son blues entre la tradition malienne et une modernité bienheureuse et ronde irriguée des samples de Nicolas Repac.

Formé par « Vieux Kanté », un maître virtuose de l’instrument et aveugle, Abou Diarra a sillonné pendant plusieurs mois les routes d’Abidjan-Bamako-Conakry à pied, accompagné de son seul instrument le kamale n’goni qui restitue la douce mélancolie du Mali. Grâce aux cordes supplémentaires ajoutées par Abou Diarra, l’instrument devient guitare, basse ou même percussion … et le miracle opère tant sur les ballades nostalgiques que sur les rythmes endiablés. Ainsi Tunga sonne comme un reggae qui ne dit pas son nom. Le rythme de Ma chérie incite à la danse et on respirerait presque la poussière de la piste de danse.

Les flutes peuhles et mandingues enregistrées par Simon Wensé contribuent à la dimension traditionnelle de la musique. Ainsi, Djalaba résonne des plaintes de la flûte qui joint son chant aux voix. Par contre sur Koya Blues, le dialogue entre la flûte et l’harmonica accentue l’ambiance lancinante de ce blues qui fait un clin d’oeil complice à la musique du Mississippi.

Le grand Toumani Diabaté est invité et la sonorité magique de sa kora résonne sur Labanko et Djarabi. En bambara, « Djarabi » signifie « Mon amour ». On écoute ce titre qui a inspiré le clip ci-après réalisé par Maet Charles avec la complicité de Victor Delfim. On apprécie la chorégraphie de Jean-Paul Mehansio interprétée par le danseur lui-même et Lorna Goiame.

« Un homme et une femme s’observent et s’apprivoisent. de la solitude au désir, de la rupture à la tendresse, un temps suspendu au creux de la rencontre amoureuse ». 

Sur « Koya », Abou Diarra pratique un métissage réussi entre tradition wassoulou, l’afrofunk, le blues et le jazz dont il a exploré les techniques. Ça groove tout au long des onze titres de l’album !

Pour écouter Abou Diarra sur scène avant la fin de cette année 2016, rendez-vous le 24 décembre au Nouveau Théâtre de Montreuil dans le cadre du Festival Africolor… et en avant-goût, cette vidéo enregistrée en direct au cours du concert Ocora Couleurs du Monde avec Françoise Degeorge et le Festival Africolor 12 nov 2016

Mauro Gargano présente « Nuages »

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