Pour l’homme toujours en mouvement qu’est Nils Wülker, rien d’étonnant à ce que son dernier album sorti le 04 septembre 2020 s’intitule « Go ». Le compositeur et trompettiste hambourgeois opère une plongée réussie dans la musique électronique. Dix titres pour découvrir des atmosphères énergiques ou planantes, cinétiques ou oniriques. Un voyage serein qui conjugue joie de vivre et espoir en devenir.
The Source, premier album de Tony Allen chez Blue Note
Retour à la Source du jazz ou nouvelle Source musicale ?
Avec « The Source », le batteur Tony Allen grave à 76 ans son premier album chez Blue Note. Couleurs et rythmes témoignent de la vitalité et de la modernité du père de l’Afrobeat. « The Source », le jazz de Tony Allen, entre Afrique et Amérique.
L’album
« The Source », annoncé pour le 08 septembre 2017 suit la parution de « A Tribute to Art Blakey And The Jazz Messengers », un premier EP de quatre titres paru le 19 mai 2017. Tous deux sont enregistrés par Tony Allen chez Blue Note.
De ce douzième album, le batteur nigérian dit qu’il s’agit d’un véritable rêve d’enfant, du disque de sa vie. Après 50 ans de carrière, il s’agit du premier album gravé par Tony Allen chez Blue Note, label prestigieux de l’histoire du jazz. L’esthétique sonore de l’opus s’inscrit en ce sens dans la plus pure tradition du jazz légendaire enregistré chez Blue Note. En effet l’album « The Source » bénéficie de la technologie analogique, de l’enregistrement à la gravure en passant par le mixage. Un retour aux traditions des origines qui donne un grain très particulier à l’album.
A l’écoute de « The Source », on peut se demander si l’album témoigne pour le batteur d’un retour à la Source du jazz ou si cet enregistrement peut être considéré comme une nouvelle Source musicale. En fait sans doute s’agit-il un peu des deux. En effet, si la musique témoigne de l’esthétique sonore et des traditions du jazz, elle véhicule aussi une modernité orchestrale très actuelle
La lecture de la chronique d’avril « Tony Allen annonce la sortie d’un EP en hommage à Art Blakey » permet d’en savoir plus sur Tony Allen, sa trajectoire musicale aux côtés de Fela Kuti dès 1964 puis sa carrière personnelle après 1979.
En 2017, pour l’écriture des onze titres de l’album « The Source », Tony Allen s’est rapproché du saxophoniste Yann Jankielewicz avec qui il travaille depuis l’album « Secret Agent » de 2009. Autour du batteur sont réunis quelques-uns des meilleurs musiciens actuels. Le saxophoniste Yann Jankielewicz, le tromboniste et tubiste Daniel Zimmermann, les saxophonistes Rémi Sciuto et Jean-Jacques Elangue, le trompettiste Nicolas Giraud, le pianiste Jean-Philippe Dary, le guitariste Indy Dibongue et le contrebassiste Mathias Allamane. Sans oublier deux invités de marque avec lesquels Tony Allen a déjà collaboré, le pianiste Damon Albarn sur le titre Cool Cats et le claviériste et coproducteur Vincent Taurelle sur Life is beautiful.
De bout en bout des onze titres le batteur tient les rênes de la musique à laquelle il impose son rythme si particulier où flirtent souplesse et rigueur. De l’afrobeat irisé des rayons d’une fanfare africaine ensoleillée comme dans Push and Pull comme un clin d’oeil à Charlie Mingus…
La batterie fait pulser le cœur de la musique mais les couleurs de l’orchestre irradient l’album de leur lumière. Incisifs et colorés les instruments inscrivent leur discours dans les ruptures rythmiques. Ainsi le battement de Bad Roads s’illumine du son cuivré de la trompette, Cruising est réchauffé par la pulsation boisée de la contrebasse, Woro Danse frémit sous les assauts puissants et sensuels du saxophone baryton, Cool Cats sautille au rythme du saxophone ténor, Wolf Eat Wolf vibre avec le chant puissant du trombone, On Fire est embrasé par le chorus brûlant du piano…
« The Source ». Onze plages inventives et colorées. A la fois retour à la source et renouveau musical, le jazz de Tony Allen est irrigué des polyrythmies africaines et vibre de couleurs chaleureuses et modernes.
Un jour après la sortie de l’album « The Source » chez Blue Note, le batteur Tony Allen se produit le 09 septembre 2017 à 20h à la Grande halle de La Villette, dans le cadre de « Jazz à la Villette. Pour l’occasion, il sera accompagné des saxophonistes Irving Acao Sierra et Rémi Sciuto, du tromboniste et tubiste Daniel Zimmermann, du claviériste Jean-Philippe Dary et du contrebassiste Mathias Allamane.
Clin d’œil à Nils Wülker & « Go »
Harold López-Nussa revient avec « Te Lo Dije »
Deux ans après « Un Día Cualquiera, Harold López-Nussa revient avec « Te Lo Dije ». Sur son troisième album chez Mark Avenue Records, le pianiste cubain propose une voyage musical coloré et festif. Reggaeton, Songo et Mozambique irriguent les propos du quartet et de ses invités. Une musique énergique et très actuelle dont les accents vibrants mêlent jazz et pop cubaine.
Le duo Peirani – Parisien signe « Abrazo »
Six ans après leur premier album « Belle Époque », le duo Peirani – Parisien revient avec « Abrazo ». Le saxophoniste et l’accordéoniste étreignent les mélodies, explorent les rythmes et revisitent à leur manière le tango. Élégant et mélancolique, l’opus fait la part belle à l’improvisation. Un album magistral dont la musique enchante de bout en bout.
Nat King Cole constitue un véritable fil rouge dans la vie de Gregory Porter depuis son enfance. Avec l’album « Nat King Cole & Me » le chanteur rend un hommage sincère à celui dont il a coutume de dire que “C’est un homme qui sortait vraiment de l’ordinaire. Il nous a laissé des musiques tellement grandes — si belles à écouter — qu’on ne peut que subir l’influence de ce timbre extraordinaire, son style, ce cool absolu.”
« Tangents » est le second album que le contrebassiste Gary Peacock a enregistré comme leader du trio qui réunit autour de lui le pianiste Marc Copland et le batteur Joye Baron. « Now This », le précédent album du Gary Peacock Trio, remonte à 2015.
Compter les participations de Gary Peacock sous le label ECM relève du défi. En effet le contrebassiste a enregistré aux côtés de nombreux artistes du catalogue ECM. Certes on le trouve associé à John Surman, Tony Oxley et Paul Bley ou encore en duo avec Paul Motian, Ralph Towner ou Marilyn Crispell. On n’oublie pas non plus l’album « Voice from the Past-Paradigm » enregistré en 1982 et réédité en 2016 où Gary Peacock joue avec Jan Garbarek, Tomasz Stanko et Jack DeJohnette. Impossible par ailleurs d’omettre les nombreux enregistrements gravés chez ECM par le trio qu’il constituait avec Keith Jarrett et Jack DeJohnette.
Gary Peacock fait partie de ceux qui ont repensé le rôle de la contrebasse dans le jazz. Il s’est toujours fait entendre comme une voix mélodique indépendante. Il a décliné ce concept au sein de tous les groupes historiques auxquels il a participé et continue aujourd’hui à le faire au sein de son trio
C’est une ambiance plus intrigante que propose le second album de ce « Label ECM-Focus9 ». Avec « Far from Over » le pianiste/claviériste et compositeur Vijay Iyer offre son cinquième album à ECM depuis 2014. Le leader affirme les contours de son esthétique à la tête de son dynamique sextet d’un format plutôt classique, piano/clavier, contrebasse, batterie, saxophone alto, saxophone ténor, trompette.
Constituée du contrebassiste Stephan Crump et du batteur Tyshawn Sorey, la solide section rythmique soutient un trio de soufflants virtuoses et favorise leur expression. Ainsi, le saxophoniste alto Steve Lehman, le saxophoniste ténor, Mark Shim et le trompettiste Graham Haynes (fils de Roy) ont toute latitude pour improviser. La sensibilité de la trompette s’allie aux nuances profondes du saxophone ténor et aux sonorités acerbes de l’alto.
Le pianiste
« Incidentals ». Troisième album, troisième ambiance évoquée dans ce « Label ECM-Focus9 ». Formation sans bassiste, Snakeoil réunit aux côtés de l’altiste, le guitariste Ryan Ferreira, le clarinettiste Oscar Noriega, le pianiste Matt Mitchell et le batteur/vibraphoniste Ches Smith.
Sous la direction musicale du batteur Florian Satche revivent huit titres de Lucienne Boyer. On est transporté par la mélancolie rétro et encanaillée d’un répertoire qui reprend vie grâce à la magie de la voix d’Angela Flahault et les arrangements à la fois soignés et déjantés du trio de choc constitué du pianiste Roberto Negro, du violoniste Théo Ceccaldi et du violoncelliste Valentin Ceccaldi.
Il en va de même pour ce nouvel opus, « Unknown » (Crescendo/Caroline) annoncé pour le 15 septembre 2017. Pour ce neuvième album, le saxophoniste alto Pierrick Pedron propose un tout nouveau répertoire avec huit compositions et une reprise, Val André gravé sur « Omry ».
l’album « African Salsa Orchestra » est enregistré avec une formation élargie à quinze musiciens.