Clin d’œil au Dexter Goldberg Trio

Clin d’œil au Dexter Goldberg Trio

Un jazz contrasté entre nervosité et détente

Le label de jazz participatif français jazz&people présente « Tell Me Something New », le premier album du Dexter Goldberg Trio. Le pianiste Dexter Goldberg propose un répertoire de compositions originales. L’osmose palpable du trio libère un jazz exigeant, moderne et équilibré qui navigue entre nervosité et détente.

Couverture de l'album "Tell Me Something New" du Dexter Goldberg TrioAprès avoir participé comme sideman sur les albums du saxophoniste américain Ricky Ford sur « 7095 » en 2011 et « Sacred Concert » en 2013 et sur « Pure imagination » du Michel Goldberg Jazz Quartet en 2013, le pianiste Dexter Goldberg prend son essor comme leader avec la sortie à venir de l’album « Tell Me Something New » ( jazz&people/PIAS), enregistré à la tête de son trio.

Annoncé pour le 04 mai 2018 sous jazz&people, le label participatif français, l’opus « Tell Me Something New » présente un répertoire de neuf titres originaux composés par le jeune pianiste. Ancrées dans la grande tradition du jazz, les compositions de Dexter Goldberg évoquent des parentés architecturales inspirées d’Ahmad Jamal mais apparaissent aussi proches d’autres esthétiques plus modernes comme celle de Tigran Hamasyan.

Une musique contrastée

A la première écoute, on est frappé par la virtuosité et la dextérité de son jeu caractérisé par une forte dominante rythmique. On perçoit aussi combien son toucher percussif et vif fait alterner des épisodes nerveux et saccadés avec des passages plus fluides voire aériens sans pourtant jamais vraiment de lyrisme.

Autour du pianiste sont réunis le contrebassiste Bertrand Beruard et le batteur Kevin Lucchetti. Le trio développe une complicité palpable. Immergés dans une osmose indéniable, les trois musiciens prodiguent une musique moderne et équilibrée. Si la matière musicale privilégie la dimension rythmique elle développe aussi une grande richesse harmonique sans omettre de nuancer les climats.

Un prénom augure-t-il d’une carrière ?

Porter le prénom du grand Dexter Gordon n’a pas suffi à Dexter Goldberg pour mener carrière et se forger une personnalité musicale. Issu d’une famille de musiciens, Dexter Goldberg commence par l’apprentissage des percussions, ce qui est sans doute à relier avec la dominante rythmique de son jeu. Il se met au piano vers l’âge de 16 ans. 

Il quitte ensuite la Bretagne pour Paris où en 2010 il intègre le département jazz du CNSM à 23 ans. Il étudie le piano et la composition avec Pierre de Bethmann, Dré Paellmaerts, Riccardo Del et François Théberge et obtient son diplôme en 2014. Parallèlement il fait des rencontres musicales essentielles, comme avec Ricky Ford et aussi le batteur Sangoma Everett avec lequel il fait une tournée au Maroc.

Ces expériences et apprentissages lui ont permis de développer ses potentialités et en 2014 il forme le Dexter Goldberg Trio. En 2015, dans le cadre du programme Fresh Sound du festival « Jazz à l’Étage » de Rennes, il bénéficie d’une résidence à La Harpe à l’issue de laquelle il présente ses propres compositions en première partie du set de Dianne Reeves lors de la clôture du 6ème festival Jazz à l’Étage, le 21 mars 2015.

L’aventure du trio continue avec une nouvelle étape, l’enregistrement de « Tell Me Something New » au Studio Sextan de Malakoff du 27 au 29 octobre 2016 suivi d’une campagne de financement participatif réussie et la sortie à venir de l’album le 04 mai 2018.

Impressions musicales

La décontraction et la souplesse de Tell Me Something New. La fougue sautillante et les respirations de A chord into Me. Le tempo rapide de RER B glissant comme un train sur les rails. La sérénité des riches harmonies de l’onirique et pluvieuse Rainbow.

La rêverie raffinée d’une promenade à trois temps sur Osmose. L’atmosphère mélancolique et classique de Nostalgia. La volubilité du brillant Smart tone. La liberté de tonalité de Waves of Sand. La cristalline subtilité des harmonies et le swing de la composition I’ll be OK.

Au fil de « Tell Me Something New » alternent atmosphères alertes, nerveuses et tendues, ambiances aériennes à tendance méditative. Entre tension et décontraction la musique exigeante explore des pistes ludiques, se libère et se renouvelle.

Pour découvrir live la musique du Dexter Goldberg Trio, rendez-vous le 17 mai 2018 à Elancourt, le 18 mai 2018 à 21h à Paris au Sunside et le 19 mai 2018 au Festival « Saint Jazz sur Vie ».
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Fred Pasqua dévoile « Moon River »

Fred Pasqua dévoile « Moon River »

La force tranquille de « Moon River »

Pour son premier album « Moon River », Fred Pasqua propose une musique poétique et lumineuse, sensible et expressive. Accompagné par de talentueux musiciens, le batteur livre un jazz libre et sans faux-semblants. Il gomme le superflu au profit des nuances et réussit le défi d’associer délicatesse et puissance.

Couverture de l'album "Moon River" du batteur Fred PasquaA travers la musique soignée et délicate de son premier album « Moon River », Fred Pasqua témoigne son attachement aux morceaux qui ont accompagné sa vie d’artiste. Entouré de musiciens avec lesquels il a déjà partagé des aventures musicales, le batteur élabore une musique très personnelle, sensible et nuancée dont l’esthétique s’apparente à une poésie lumineuse et délicate conforme à l’image de la photo de Laeticia Bourgeois.

Attendu le 27 avril 2018 sous le label « Bruit Chic » qui fédère des autoproductions et réalisé sans campagne de financement participatif, l’album « Moon River » a été enregistré au Studio de La Buissonne à Pernes-les-Fontaines les 30 et 31 octobre 2017 par Gérard de Haro et Annaëlle Marsollier et mixé et masterisé par Nicolas Baillard dans ce même studio.

La carrière musicale active de Fred Pasqua

La discrète exposition médiatique de Fred Pasqua cache pourtant une carrière musicale très active. En effet, le batteur multiplie les rencontres et les collaborations sur le territoire français et bien au-delà. Présent auprès de Yoann Loustalot, au sein du trio Aerophone, associé à Elina Duni dans son quintet Aksham, membre du quartet Lucky Dog, il travaille aussi avec les guitaristes Romain Pilon et Simon Martineau, avec Walter Smith III et Ben Wendel, Seamus Blake sans oublier les pianistes et claviéristes français Tony Paeleman et Pierre de Bethmann et bien d’autres musiciens parmi lesquels Louis Winsberg, Emmanuel Beix, Michel Benita, Santi Debriano, Kirk Lightsey…

« Moon River », l’expression d’un collectif

A l’image de son leader, « Moon River » mise plus sur l’expression du collectif que sur celle des egos. Pour l’enregistrement Fred Pasqua a varié les orchestrations. Sept titres sont enregistrés en quartet avec à ses côtés le guitariste Nelson Veras, le bugliste-trompettiste Yoann Loustalot et le contrebassiste Yoni Zelnik. Fred Pasqua invite aussi Laurent Coq (piano), Jean-Luc Di Fraya (voix), Adrien Sanchez (saxophone) et Robin Nicaise (saxophone) pour d’autres morceaux gravés en solo, trio, quartet sans guitare, quintet ou sextet.

En souplesse et en nuances, la batterie soleil et la guitare feutrée dispensent rythmes expressifs et harmonies lumineuses. Les lignes poétiques et parfois lyriques du bugle dessinent des entrelacs délicats qui croisent les courbes souples, discrètes mais solides de la contrebasse.

Une musique libre mais structurée

Le répertoire de « Moon River » propose des œuvres variées de compositeurs familiers aux amateurs de jazz. Concernant l’interprétation, le leader a donné « quelques consignes…, mais pas d’arrangements à proprement dit pour laisser la plus grande part à l’improvisation ». Libre et légère la musique n’en est pas moins profonde et structurée.

Impressions musicales

L’album ouvre avec la respiration de Soupir basé sur un motif de Ravel. La batterie déroule un tapis feutré sur une interprétation pudique et confidentielle du thème de Jimmy Rowles, The Peacocks. Sur Gentle Piece, une ballade crépusculaire de Kenny Wheeler harmonisée sereinement par la guitare, les balais carressent la mélodie.

L’atmosphère évanescente de Circles de Miles Davis contraste avec le tempo hard bop de Riot évocateur de l’ambiance de « Speak Like A Child » enregistré par Herbie Hancock chez Blue Note.

On savoure autant Something Sweet Something… la libre composition du saxophoniste Adrien Sanchez et les arabesques de son ténor que la ballade Nascente de Milton Nascimento où alternent calme et orage. On découvre avec bonheur la version peu orthodoxe que Nelson Veras délivre du thème Black Narcissus de Joe Henderson joué en trio guitare, contrebasse, batterie.

On se délecte à l’écoute du thème de Mancini, Moon River, qui coule comme un ruisseau alimenté par les riches harmonies de la guitare, le chant du piano et la voix voilée de Jean-Luc Di Fraya.

Les couleurs vives de Yellow Violet et ses polythmies tranchent avec les silences et le climat onirique de Timeless dont l’esthétique évoque celle du label ECM. La sonorité large et suave du saxophone ténor de Robin Nicaise confère un climat de paix à Central Park West de John Coltrane oxygéné par le jeu pointilliste de la guitare et les délicats battements des balais.

Avec Louisiana Fairytale de Parish/Gillespie/Coots, l’album se termine sur un blues orléanais joué par un mini brass band sans guitare où les trois cuivres, la contrebasse et la batterie font un clin d’oeil aux racines louisianaises du jazz.

« Moon River » rime avec poésie et harmonie. Un album réussi qui dispense de l’émotion à l’état pur. Une musique sans esbrouffe, éloignée des tumultes et des croisements racoleurs. Puissent programmateurs et diffuseurs prendre le temps de laisser couler le suc de cet élixir dans leurs oreilles pour le proposer aux mélomanes attentifs et exigeants et plus largement. aux amateurs de Musique  Ce jazz libre et nuancé qui fait coexister délicatesse et force devrait les combler tous sans retenue.

Pour savourer live la musique de « Moon River » plusieurs rendez-vous se profilent dans le Sud de la France, terre d’origine du batteur. Le 12 mai 2018 à 20h30 à Nîmes à l’Entrée des Artistes, le 22 mai 2018 à 20h à l’IMFP de Salon de Provence, le 24 mai 2018 au Jam (ex Lounge) de Marseille. Sans oublier le concert de sortie de l’album à Paris au Sunside, le 25 mai 2018 à 21h30Fred Pasqua se produit en quartet avec Nelson Veras, Yoann Loustalo et Yoni Zelnik.
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Terence Blanchard publie « Live » avec The E-Collective

Terence Blanchard publie « Live » avec The E-Collective

Baume musical symbolique et résilience émotionnelle

Le trompettiste Terence Blanchard publie chez Blue Note un nouvel album intitulé « Live ». Avec son groupe, The E-Collective, il présente des extraits de concerts enregistrés sur des scènes proches de trois collectivités afro-américaines affectées récemment par la violence armée. Une musique élégante et puissante en guise d’outil symbolique porteur de résilience.

Le trompettiste Terence BlanchardLa puissance créative et artistique du trompettiste et compositeur Terence Blanchard est éclatante. Depuis 2004 six récompenses prestigieuses témoignent de sa carrière de trompettiste de jazz mais aussi de compositeur de dizaines de BO de films dont celles où il est associé à Spike Lee.

Toujours lyrique, sa musique donne à entendre une sorte de teinte douce-amère en écho aux tragédies douloureuses affectant la communauté afro-américaine.

Terence Blanchard n’en est pas à son premier engagement en ce sens avec The E-Collective. On se souvient en effet de leur premier album de 2015 intitulé « Breathless » en hommage à Eric Garner, mort étouffé par les forces de l’ordre durant une manifestation.

Avec « Live » (Blue Note/Universal) attendu le 20 avril 2018, Terence Blanchard et The E-Collective réitèrent. Entouré de Charles Altura à guitare, Fabian Almazan au piano et synthétiseurs, David Ginyard à la basse et Oscar Seaton à la batterie, le trompettiste dresse sa musique face à toutes les violences armées ciblées contre les citoyens de couleur ou des membres des forces de l’ordre.

Terence Blanchard s’exprime d’ailleurs ainsi via une déclaration fournie par Blue Note : « J’ai voulu que la musique soit une force de guérison dans les domaines où nous travaillons — laisser la musique capter votre colère et les frustrations. Je ne dis pas aux gens de ne pas être en colère mais quand les choses deviennent trop fortes, la musique est là pour vous aider à guérir ».

L’album « Live » au plus près de la réalité de terrain

Couverture de l'album "Live" de Terence Blancard et E-CollectiveLes sept pistes du disque ont été symboliquement extraites de concerts présentés sur les sites de trois collectivités qui ont connu une escalade des conflits entre les forces de l’ordre et citoyens afro-américains.

The Dakota à Minneapolis où Philando Castile a été fusillé par un policier le 06 juillet 2016, The Bop Stop à Cleveland où Tamir Rice âgé de 12 ans a été abattu par la police le 22 novembre 2014 et le Wyly Theatre à Dallas où les policiers Lorne Ahrens, Michael Krol, Michael Smith, Brent Thompson et Patricio Zamarripa ont été tués lors de la marche pacifique de Black Lives Matter les 7 et 8 juillet 2016.

La musique comme baume de guérison émotionnelle contre la violence

Sur « Live », Terence Blanchard et The E-Collective présentent sept titres puissants enregistrés live en concert. Comme une vitrine, le disque restitue le reflet d’une amère prise de conscience de la violence récurrente qui affecte la communauté afro-américaine mais il se profile aussi comme un baume de guérison émotionnelle susceptible d’apaiser les souffrances.

Impression musicales

Un thème de Marcus Miller, Hannibal, ouvre l’album par une introduction nébuleuse au synthé suivie d’une intervention de la trompette équalizée qui impulse un tempo funk, soutenu par la basse tellurique. La guitare s’enflamme mais pour finir le calme revient.

En introduction de sa composition Unchanged le guitariste instaure un climat apaisé puis la trompette cisèle le thème avec douceur suivie par le piano devenu rêveur.

Les cinq autres titres sont à porter au crédit du trompettiste. Au début de Kaos le piano installe une ambiance apaisée puis le thème advient, exposé par la trompette. Soutenue par la basse, elle mène le rythme et électrise piano et guitare. Échauffé par la section rythmique, le climat devient chaotique et confine au paroxysme.

On reste saisi par Dear Jimi, joué en hommage à Jimi Hendrix. Pas un souffle de trompette. Terence Blanchard expose la mélodie mélancolique au synthé. La guitare contribue à illuminer le morceau et lui confère une dimension poignante.

On vibre au climat incandescent de Soldiers qui sonne comme un clin d’oeil à Herbie Hancock et ses Head Hunters. Débutée dans une ambiance hip hop la musique est vite irradiée par le son trafiqué de la trompette qui dialogue avec la guitare véhémente soutenue par la basse.

Plus loin, les effets de distorsion de la trompette et la guitare déchaînent le vent d’une tempête énergique sur Can Anyone Hear Me qu’on dirait habité des climats de Weather Report.

L’album se termine avec Choices et ses atmosphères alternatives. Intro éthérée du piano puis trame sonore dramatique jouée par la trompette équalizée à la sonorité frénétique et gémissante. La voix slame ensuite, déclame et réclame un autre choix pour l’humanité que la mort par balles. Une ambiance final apaisée dilue les tensions.

Sur « Live », dans un climat funk et groovy, cinq musiciens inspirés par leur idéaux mettent en avant une musique ouverte et porteuse d’espoir. Elle se fait survoltée, déborde d’énergie et s’enflamme violemment comme en écho à la violence. Par contre elle devient méditative, déroule des motifs calmes et sereins et fait baisser le niveau de révolte. Un opus proposé comme un baume apaisant pour cicatriser les plaies laissées par la violence.

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« Awase » le retour de Nik Bärtsch et Ronin

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Les énergies fédérées de Nik Bärtsch’s Ronin

Six années depuis le dernier disque du groupe suisse. Dans l’intervalle, Nik Bärtsch’s Ronin s’est métamorphosé. Il accueille un nouveau bassiste et devient quartet. Pour l’occasion, Nik Bärtsch et Ronin revisitent le répertoire originel et proposent de nouveaux inédits sur « Awase », un album à paraître le 04 mai 2018.

Couverture de l'album "Awase" de Nik Bärtsch'RoninAprès “Stoa” (2006) , “Holon” (2008), “Llyrìa” (2010) et le double album intitulé « Live » sorti en 2012, le groupe Ronin du pianiste helvète Nik Bärtsch s’est transformé. Pour marquer cette mutation Nik Bärtsch et Ronin reviennent avec « Awase » (ECM/Universal), un nouvel album dont la sortie est annoncée pour le 04 mai 2018.

En intégrant un nouveau bassiste, Thomy Jord, et en passant du quintet au quartet, le groupe fondé en 2001 par le pianiste Nik Bärtsch, devient un tout autre orchestre où l’on retrouve toujours Sha à la clarinette basse & au saxophone alto et Kaspar Rast à la batterie.

Awase…

… un terme issu du monde des arts martiaux qui signifie « bouger ensemble » dans le sens de fédérer des énergies. La métaphore est on ne peut plus appropriée pour expliciter ce qui caractéristique la musique du groupe électrifié Ronin de Nik Bärtsch, la précision des dynamiques orchestrales, le groove sophistiqué et kaléidoscopique de ses motifs minimalistes et répétitifs.

Créer un effet maximal avec un minimum de moyens

Malgré la multiplicité des influences du groupe et en dépit des changements intervenus dans la structure de l’orchestre, la musique de la nouvelle mouture instrumentale de Ronin conserve son esthétique originelle. En effet, le principe d’origine demeure le même, créer un effet maximal avec un minimum de moyens. Une musique tout à fait contemporaine aux croisements de la musique minimaliste, du jazz et du funk.

Le leader Nik Bärtsch évoque quant à lui une métamorphose. Il parle d’une liberté nouvelle et d’une flexibilité dans l’approche du matériau musical. Pour lui, le groupe fait preuve aujourd’hui de « plus de transparence, d’interaction et de joie dans ses interprétations ».

Le groupe Nik Bärtsch's RoninLe nouveau disque « Awase » propose des compositions inédites parmi lesquelles, pour la première fois sur un enregistrement de Ronin, une pièce du clarinettiste Sha. On appréhende la liberté nouvelle du groupe dans la manière dont Bärtsch revisite les premiers modules élaborés par la formation au moment de sa création.

En effet, à l’écoute du module 36 originellement gravé sur « Stroa » on retrouve les lignes jouées à l’unisson par le pianiste et le clarinettiste mais si la matière musicale perd de sa gravité, elle acquiert une nouvelle mouvance, gagne en groove, conserve sa dimension minimaliste et répétitive caractéristique avec ses mouvements circulaires et obsessionnels qui flottent et se croisent sans fin.

Une musique parfois intense, parfois zen

Enregistré aux Studios La Buissonne à Pernes-les-Fontaines en octobre 2017 sous la direction artistique de Manfred Eicher, « Awase » donne à entendre l’esthétique de Nik Bärtsch’s Ronin qui demeure cohérente à tous les niveaux de son expression musicale. Une musique parfois intense, parfois zen.

« Awase », une musique post-moderne héritière de Steve Reich. Une esthétique combinatoire où tous les éléments se cumulent pour générer une transe hypnotique implacable. Les entrelacs de lignes fluides et étranges retrouvent leur force attractive originelle.

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Antonio Sanchez présente « Channels of Energy »

Antonio Sanchez présente « Channels of Energy »

Un batteur, un arrangeur, un big band

Après six disques en leader, Antonio Sanchez sort « Channels of Energy », un double album qui réunit trois entités. Deux étoiles du jazz, le batteur Antonio Sanchez et le chef d’orchestre-arrangeur Vince Mendoza s’associent au prestigieux WDR Big Band. Dans le parfait respect de l’écriture du batteur, l’album propose une musique à la modernité sidérante.

Couverture de l'album "Channels of Energy" du batteur Antonio SanchezEnregistré en décembre 2016 à Cologne en Allemagne, dans le studio 4 de la Westdeutscher Rundfunk Köln, le double album « Channels of Energy » est annoncé pour le 27 avril 2018 chez Cam Jazz. Dès la première écoute, le nouveau projet du batteur Antonio Sanchez surprend autant qu’il séduit.

Une énergie maîtrisée et équilibrée se dégage des huit compositions originales d’Antonio Sanchez interprétées par le rutilant WDR Big Band avec le soutien d’Antonio Sanchez à la batterie, sur les superbes arrangements du chef d’orchestre Vince Mendoza.

Sur « Channels of Energy », Antonio Sanchez joue de sa batterie comme d’un orchestre. Vince Mendoza maîtrise son orchestre comme s’il s’agissait d’un instrument unique. L’orchestre de la radio nationale allemande, le WDR Big Band, interagit avec la batterie et le chef d’orchestre comme s’ils ne faisaient qu’un, mettant en valeur avec brillance et élégance les arrangements nuancés posés par le chef d’orchestre sur les compositions du batteur Antonio Sanchez. Antonio Sanchez, Vince Mendoza & le WDR Big Band… un trio gagnant.

Le batteur Antonio Sanchez n’en finit pas d’étonner

On le connait pour être un fabuleux instrumentiste. Il l’a prouvé en sideman aux côtés de Pat Metheny mais aussi en soliste sur son dernier album « Bad Hombre » sorti en 2017. On a aussi apprécié ses talents de leader sur de nombreux albums dont les derniers « New Life », « Three times three » et « The Meridian Suite ». Enfin on n’ignore rien de son talent de compositeur reconnu par l’octroi du Grammy Award de la « meilleure bande originale pour un média visuel ». Sur la BO du film « Birdman » d’Alejandro González Iñárritu, la batterie d’Antonio Sanchez est l’unique instrument qui accompagne les pensées du héros. Elle contribue pour beaucoup au rythme et au mouvement du film.

Il confie ses compositions à Vince Mendoza et au WDR Big Band

On sait le talent inouï de Vince Mendozacompositeur, arrangeur et chef d’orchestre multi-récompensé (six Grammy Awards). Ses arrangements inventifs et chatoyants confiés à des orchestres symphoniques ou à des Big Bands subliment les musiques sur lesquelles il se penche, que ce soit de la pop, du rock ou du jazz (Björk, Sting, Elvis Costello, Joe Zawinul, John Scofield, Joni Mitchel, Melody Gardot, …). Il n’en est pas à sa première collaboration avec les musiciens virtuoses du WDR Big Band auprès duquel il est très engagé (résidences et enregistrements).

Quelques repères savoureux de « Channels of Energy »

Sur le CD1

L’improvisation étincelante du trompettiste Ruud Breuls, le phrasé fougueux du saxophoniste alto Johan Hörlen et le final rutilant de l’orchestre sur Minotauro. L’introduction funk des trombones et trompettes, l’intervention énergique de la trompette et l’éclatante intervention de la batterie sur Nooks and Crannies. L’improvisation du saxophoniste ténor Paul Heller sur Nighttime Story, ballade écrite en hommage à Michael Brecker. Les breacks punchy du Big Band sur The Real McDaddy et l’architecture parfaite du chorus frénétique de la batterie d’Antonio Sanchez.

Sur le CD2

Le solo limpide du pianiste Omer Klein apaise le Big Bands sur New Life. La richesse harmonique et rythmique du thème Grids and Patterns qu’expose l’orchestre. La sonorité profonde du trombone d’Andy Hunter sur le mélancolique Imaginary Lines dont le motif répétitif et lumineux est accompagné par la masse sonore très souple de l’orchestre. Sur Channels of Energy, un sommet du double album, l’introduction rock de la batterie induit le rythme binaire de l’orchestre et la transe du saxophone soprano. Le climat incandescent s’apaise ensuite après la superbe respiration prodiguée par la batterie et la contribution swinguante du trombone.

Lorsque les orbites des trois étoiles musicales que sont Antonio Sanchez, Vince Mendoza et le WDR Big Band se croisent sur « Channels of Energy », advient alors un album élégant, vibrant et contemporain. Les sonorités rutilantes et la variété des couleurs rythmiques fascinent par l’énergie qu’elles dégagent. Grâce aux interactions raffinées entre les solistes, l’orchestre et le batteur, la puissance orchestrale ne masque en rien la précision et la modernité de l’écriture.

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Elina Duni dévoile « Partir », son nouvel album chez ECM

Elina Duni dévoile « Partir », son nouvel album chez ECM

Un voyage intimiste et sensible

Pour son troisième album chez ECM, Elina Duni signe « Partir », un album conçu et réalisé en solo. La chanteuse interprète un répertoire de chansons autour du départ, de la perte et de l’amour. Elle s’accompagne au piano, à la guitare ou avec un set de percussions. Son chant intimiste et sensible transcende la souffrance.

Couverture de l'album "Partir" de la chanteuse Elina Duni« Nous sommes tous en partance, amenés à être arrachés de ce que l’on aime » … tel est le point de départ du projet d’Elina Duni concrétisé en 2017 par l’enregistrement de l’album « Partir » enregistré aux Studios La Buissone à Pernes-les-Fontaines en juillet 2017 sous la direction artistique du patron du label ECM, de Manfred Eicher lui-même.

Avec « Partir » (ECM/Universal) à paraître le 27 avril 2018, la chanteuse Elina Duni signe un recueil de chansons issues de sources très diverses. Des airs traditionnels mais aussi des chansons plus connues et même une composition originale.

D’une trajectoire personnelle….

Évoquer l’exil et tout ce qui se rattache au départ contraint ou choisi résonne avec la trajectoire personnelle de la chanteuse devenue une voix de la diaspora albanaise. En effet, suite à la chute du régime communiste, Elina Duni doit quitter l’Albanie en1992. Elle s’établit alors en Suisse avec sa mère. Après avoir appris le violon en Albanie où elle avait déjà chanté dès l’âge de cinq ans puis plus tard pour la Radio et la Télévision Nationales Albanaises, elle étudie en Suisse le piano classique au Conservatoire de Genève où elle continue ses études musicales et découvre le jazz.

Après divers projets de musique, de films et de théâtre qui l’ont de nouveau conduit en Albanie mais l’ont aussi amenée à partir à New-York, elle s’oriente vers le jazz qu’elle étudie à Berne entre 2004 et 2008. En 2005 elle crée le Elina Duni Quartet avec Colin Vallon (piano), Patrice Moret (basse) et Norbert Pfammatter (batterie), un retour à ses sources musicales qui mélange les chants folkloriques des Balkans au jazz

Avec eux elle enregistre deux albums « Baresha » (2008) et « Lume Lume » (2010) chez Meta Records puis publie chez ECM en 2012 « Matanë Malit » (Au délà de la montagne) et en 2015 « Dallëndyshe » (Hirondelle). Les chansons albanaises se retrouvent dans le répertoire de ces albums.

… à une création artistique, « Partir »

Pour « Partir », son troisième album chez ECM, Elina Duni élabore un répertoire de douze titres dont elle réalise les arrangements. Deux pièces chantées a capella, quatre autres où elle s’accompagne au piano, quatre à la guitare et deux autres où elle utilise les percussions pour ponctuer son chant.

Certes la provenance des morceaux est éclectique mais leur thématique est cohérente, puisque tous sont en lien avec l’exil, le départ, la séparation. Certes ces ruptures riment la plupart du temps avec la souffrance mais l’amour et l’espoir permettent de surmonter la perte pour finalement renaître.

Sur « Partir » les nuages du chagrin et de la douleur qui s’élèvent du chant d’Elina Duni ne masquent pas la lumière d’une renaissance possible dans un autre ailleurs. A travers cette réalisation artistique, la poésie musicale  de la chanteuse transcende le désespoir et laisse entrevoir une lueur d’espoir.

Au programme, des airs traditionnels d’Albanie, du Kosovo, d’Arménie, de Macédoine, de Suisse ou issues de l’héritage arabo-andalou mais aussi une composition personnelle de l’artiste Let us drive in et d’autres chansons plus connues comme Je ne sais pas de Jacques Brel, Amara terra mia de Domenico Modugno ou encore Meu Amor d’Alain Oulman.

La chanteuse se fait polyglotte et sa voix mute avec aisance de l’Italien au Portugais, de l’Albanais à l’Arménien, de l’Arabe au Yiddish, de l’Anglais au Suisse-Allemand. Dans toutes ces langues, sans dramaturgie excessive, le chant poignant d’Elina Duni conte la nostalgie, la saudade et le spleen mais convoque aussi l’amour.

Arrangements épurés, chant méditatif et recueilli, timbre limpide et clair, tout concourt à faire de « Partir » un album aux ambiances intimistes. A travers la voix expressive et sensible d’Elina Duni vibrent  tour à tour la force du chagrin, la tristesse du désespoir, la puissance de l’amour, la lumière de la renaissance. Au fil des titres, on voyage avec Elena Duni dans une rêverie embrumée d’une mélancolie trouée par le soleil de l’espoir. Son chant nuancé exprime la déchirure et la perte mais laisse percevoir la puissance de l’amour.

 

Pour écouter live le projet « Partir » de la chanteuse Elina Duni en concert, trois rendez-vous se profilent. Le 03 mai 2018 à 20h au Centre Culturel Suisse de Paris. Le 06 juillet 2018 à 18h au musée Gallo-Romain de Saint-Romain-en-Gal dans le cadre des Musaïques de « Jazz à Vienne ».  Le 28 juillet 2018 à partir de 20h30 sur la Scène de la Cour dans le cadre de l’Alberville Jazz Festival.
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