Nuits de Fourvière 2026 – La programmation

Nuits de Fourvière 2026 – La programmation

80 ans… ça se fête !

Véritable temps fort de l’été culturel de la métropole lyonnaise, les Nuits de Fourvière 2026 proposent plus de 60 spectacles, dont 16 créations, coproductions ou premières françaises. Du 28 mai au 25 juillet 2026, la 80ème édition des Nuits de Fourvière invite son public à vivre plus de 110 représentations, dont 20 de théâtre et cabaret, 29 de cirque, 18 de danse, et une quarantaine de concerts et autres dans 11 lieux de spectacles. 80 ans… ça se fête !

Après l’arrivée de Vincent Anglade et Emmanuelle Durand en 2024 à la tête des Nuits de Fourvière, le festival poursuit son développement, toujours ancré dans son territoire. Les codirecteurs du festival renouvellent leur soutien à la création de nouvelles formes et ont conçu une programmation pluridisciplinaire, ouverte sur le monde.

Une affiche prometteuse… avec les promesses de deux mois de bouillonnement artistique à Fourvière et dans la métropole de Lyon… 8 bals, un livre-souvenir et un partenariat inédit avec le Grand Palais !

Du 28 mai au 25 juillet 2026, le Festival des Nuits de Fourvière invite son public à se laisser surprendre, à danser, à découvrir de larges horizons ouverts sur le monde et à vivre le meilleur du spectacle vivant, sur les pierres romaines des Théâtres romains de Fourvière, Grand Théâtre et Odéon, mais aussi au Radiant-Bellevue, aux SUBS, à la Maison de la Danse, au Parc Blandan, au Théâtre Théo Argence, au Musée des Confluences, à la Halle Tony Garnier, sans oublier le domaine de Lacroix-Laval et au Parc de Parilly.

80 ans après la redécouverte le 29 juin 1946 des théâtres antiques de Fourvière, enfouis depuis la fin de l’époque romaine, les Nuits de Fourvière organisent chaque année une grande fête du spectacle vivant, l’occasion idéale pour Petit(e)s et Grand(e)s de vibrer et se divertir.

Les Bals des Nuits…

Huit bals, comme huit temps forts pour se retrouver et profiter de l’inattendu : disco, masqué ou folk, les bals des Nuits seront musique, danse, boule à facettes, exubérance, joie d’être ensemble, fêtes de toutes les cultures, de tous les horizons avec : 

  • le Bal masqué de Madame Arthur, Barbara Butch, Noam Sinseau le samedi 13 juin au Grand théâtre
  • l’Extra bal, un karaoké de la danse de Philippe Decouflé / Compagnie DCA, du vendredi 26 au dimanche 28 juin au théâtre Le Radiant-Bellevue Création, production
  • le Bal folk, Cocanha, Sorgues & Fleuves, avec le CMTRA et le festival Soïo Mundo le jeudi 2 juillet au Parc Blandan
  • le Block Party For kids de Jann Gallois le jeudi 2 juillet au théâtre de l’Odéon
  • CERCLES de Boris Charmatz les vendredi 3 et samedi 4 juillet à la Halle Tony Garnier
  • Le Bal de Paris de Blanca Li du jeudi 9 au samedi 11 juillet au Théâtre Théo Argence
  • SHANGWE, le bal, de Wanjiru Kamuyu, le mardi 14 juillet, aux SUBS
  • le Club Disco, Polo & Pan, Josépha Madoki, Roller Disco le samedi 18 juillet au Grand théâtre.

Les Nuits à Lacroix-Laval… cirque

De retour au cœur du parc de Lacroix-Laval, le cirque propose des expériences inédites ! Avec le Village de cirque des Nuits, les spectacles se vivent sous chapiteau comme en déambulation à travers le parc.

  • Croire aux fauves, Les Arts Oseurs du samedi 4 au samedi 11 juillet (relâche le 7), en déambulation 
  • Frames, Alexandre Vantournhout du mercredi 15 au dimanche 19 juillet (relâche le 17), en déambulation 
  • Da Capo, Circus Ronaldo du samedi 4 au samedi 11 juillet, (relâche le 7), sous chapiteau
  • Sono io?, Circus Ronaldo du mercredi 15 au dimanche 19 juillet (relâche le 17), sous chapiteau.

Les Petites Nuits

Les Petites Nuits, ce sont 4 spectacles spécialement imaginés pour les plus jeunes, au croisement de la musique, de la danse, du cirque et du théâtre.

  • GADOUE, Le jardin des Délices, le dimanche 14 juin sur le plateau du Grand théâtre Pour ce spectacle, le public s’installe sur la scène du Grand théâtre. L’occasion de découvrir aussi les coulisses du festival
  • Avec les pieds, Jeanne Desoubeaux, le mercredi 24 juin, à l’Odéon avec tournée dans la Métropole
  • Block Party For Kids, Jann Gallois, le jeudi 2 juillet à l’ Odéon
  • Anti, Compagnie Lapin 34 le lundi 6 juillet sur l’Esplanade de l’Odéon.

Les Samedis des Nuits

Festival dans le festival, les soirées du samedi sont taillées XXL avec une ouverture des portes dès 19h, une programmation ouverte sur l’actualité et sur le monde. Le site de l’Odéon est transformé en une terrasse conviviale où il fait bon se retrouver pour boire un verre et se restaurer. Pour l’occasion, le Lyon Street Food Festival signe la restauration en invitant des chefs qui célèbrent toutes les cuisines.

Les Samedis des Nuits portent des thématiques festives sur le site des Théâtres et transforment l’Odéon en une terrasse conviviale. 8 samedis pour repenser l’hospitalité et l’ouverture. Live, Food et DJ set !

  • le 6 juin, Hexagone avec Odezenne, Yelle, Melba
  • le 13 juin, Bal masqué avec Madame Arthur, Barbara Butch, Noam Sinseau, Marthe Calvaire, en partenariat avec le CFL
  • le 20 juin, Nuit hip hop avec Ino Casablanca, Yamê, Asfar Shamsi
  • le 27 juin, Nuit Soul avec Curtis Harding, José James plays Marvin Gaye feat. China Moses, Annie & The Caldwells
  • le 4 juillet, Nuit 100% Lyon avec TRINIX, Plüm, Dowdelin, en partenariat avec Reperkusound IMAGE
  • le 11 juillet, Nuit Cubaine avec Los Van Van, Eliades Ochoa, Yilian Cañizares
  • le 18 juillet, Club Disco avec Polo & pan, Josépha Madoki, Roller Disco
  • le 25 juillet, la Nuit du Raï avec El Besta, Mohamed El Kathib, Karaïoké.

Danse… Les Grandes Productions

  • du jeudi 4 au samedi 6 juin, Ce que le ciel ne sait pas avec Feda Wardak, Saïdo Lehlouh, Deena Abdelwahed, aux SUBS, création, coproduction, avec reprise à la Villette pour le Festival d’Automne avec Beaubourg hors-les-murs
  • du mercredi 17 au vendredi 19 juin, Gesualdo Passione avec Amala Dianor et Les Arts Florissants, à la Maison de la danse, coproduction
  • les mardi 23 et mercredi 24 juin, Portrait Sharon Eyal au Grand théâtre :
    - House, Sharon Eyal Dance & Ballet de l’Opéra de Lyon
    - Delay the Sadness, Sharon Eyal Dance coproduction
  • le vendredi 26 juin, Lonely Club avec Eddy de Pretto et Maud Le Pladec, au Grand théâtre, coproduction, création le 11 mars à Chaillot puis reprise au Grand Palais d’été
  • du mercredi 01 au vendredi 03 juillet, Le Lac des cygnes avec le Ballet Preljocaj au Grand théâtre.

Théâtre, Poésie, Performance, Cabaret

Dans ces domaines aussi, les propositions des Nuits de Fourvière 2026 ne manquent pas et devraient satisfaire la curiosité du public :

  • les samedi 30 et dimanche 31 mai, au Musée des Confluences, Radio Live, triptyque Vivantes · Nos vies à venir · Réuni·es, intégrale avec évènements liés, Aurélie Charon, coproduction
  • du mercredi 10 au vendredi 12 juin, à la Maison de la danse, Honda Romance, Vimala Pons, coproduction
  • le samedi 13 juin, au Grand théâtre, Bal masqué, Madame Arthur, Barbara Butch, Noam Sinseau, Marthe Calvaire
  • le mercredi 24 juin, à l’Odéon, Avec les pieds, Jeanne Desoubeaux, avec tournée dans la Métropole, coproduction
  • les dimanche 28 et lundi 29 juin à l’Odéon, 1, 2, 3 Poquelin, tg STAN, Odéon, création, coproduction
  • du samedi 4 au samedi 11 juillet (relâche le 7), en déambulation à Lacroix-Laval, Croire aux fauves, Les Arts Oseurs
  • dimanche 5 juillet à Odéon, Nuit de la poésie, Clara Ysé invite Angélica Liddell, Abdullah Miniawy, Laura Vazquez…, création, production
  • lundi 6 juillet sur Esplanade de l’Odéon, Anti, Compagnie Lapin 34
  • mercredi 8 et jeudi 9 juillet aux SUBS, Orchestre vide, longing for you, Habib Ben Tanfous
  • du jeudi 16 au dimanche 19 juillet aux SUBS, La parabole du Seum, Rébecca Chaillon, coproduction.

Musique

Scène musicale française

De nombreux artistes de la scène musicale française seront présents avec entre autres Youssoupha & MC Solaar le 02 juin , Bertrand Belin et Yael Naim le 03 juin, Gaël Faye le 05 juin, Odezenne, Yelle, Melba le 06 juin, Vanessa Paradis le 08 et 09 juin, Barbara Butch le 13 juin lors du Bal masqué, Sébastien Tellier le 19 juin, Ino Casablanca, Yamê, Asfar Shamsi le 20 juin pour la Nuit Hip Hop, Eddy de Pretto x Maud Le Pladec le 26 juin, Camille symphonique avec l’orchestre national de Lyon, le 07juillet, Vincent Delerm et Vincent Dedienne le 21 juillet, Kerry James et ISHA X LIMSA D’AULNAY le 22 juillet.

La liste n’est pas exhaustive. Pour retrouver l’ensemble des spectacles, consulter ICI le site internet des Nuits de Fourvière.

Invités internationaux

Les rendez-vous avec les invités internationaux ne manquent pas d’attractivité avec pour en citer quelques-uns, Massive Attack les 10 et 11 juin, Jack White le 18 juin, Agnes Obel le 09 juillet, Patrick Watson le 20 juillet, Asaf Avidan le 16 juillet, The Divine Comedy le 23 juillet.

Là encore, pour consulter la liste exhaustive des concerts, consulter ICI le site internet des Nuits de Fourvière.

Musiques du monde, musique classique et jazz

Du côté des musiques du monde et classique, de belles soirées se profilent avec entre autres le 07 juin Les Dames du raï, le 12 juin, Cesária Évora Orchestra avec Mayra Andrade, Elida Almeida, Ceuzany, Lucibela, Teófilo Chantre…, le 17 juin, « Résurrection », la symphonie n°2 de Gustav Mahler, création visuelle et numérique d’Etienne Guiol, avec Daniele Rustioni à la direction de l’Orchestre et des Chœurs de l’Opéra de Lyon (création, coproduction), le 27 juin, Curtis Harding, José James plays Marvin Gaye feat. China Moses pour la Nuit Soul, Los Van Van, Eliades Ochoa, Yilian Cañizares le 11 juillet lors de la Nuit Cubaine, le 24 juillet, Clair Obscur : Expédition 33.

Le jazz sera présent sur la scène du Grand Théâtre lors d’une seule soirée, celle du 19 juillet avec la pianiste classique Maki Namekawa & le pianiste jazz Thomas Enhco qui revisitent The Köln Concert de Keith Jarrett.

Pour accéder à la liste exhaustive des concerts, consulter ICI le site internet des Nuits de Fourvière.

Les Nuits X Grand Palais

A l’occasion des 80 ans du festival, Les Nuits de Fourvière s’associent au Grand Palais à Paris où deux créations emblématiques des Nuits seront présentées cet été :

  • les 5, 6 et 7 juin, Revoir les étoiles, la nouvelle création de Circa ouvrira l’édition 2026 dans la Nef du Grand Palais
  • le 27 juin, la Symphonie pour 100 batteries, créée en 2025 par Lucie Antunes fera vibrer ce même lieu

Un livre : Les Nuits de Fourvière : au cœur du festival

À l’occasion de leur 80ème anniversaire, Les Nuits de Fourvière publient un livre, coédité avec les éditions La Martinière. Pensé comme une immersion dans le festival, l’ouvrage raconte l’aventure humaine qui se joue avant, pendant et après les spectacles, à travers celles et ceux qui le font vivre (artistes, public, équipes…). Ce livre-souvenir qui mêle photographies, archives et documents, sera en vente en librairie et sur le site des théâtres romains de Fourvière à partir de l’été 2026.

Du 28 mai au 25 juillet 2026, la 80ème édition du festival international de la Métropole de Lyon va réunir les générations au cœur de l’été. La billetterie des Nuits de Fourvière 2026 ouvre le mercredi 18 mars à 12h. Le programme exhaustif des Nuits de Fourvière 2026 est à consulter ICI le site internet des Nuits de Fourvière.

Michel Portal – « Quelques notes sur la liberté »

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« Quelques notes sur la liberté », le film de Benjamin Delattre consacré à Michel Portal et produit par Sophie Faudel pour Mélisande Films, a été réalisé au cours des années 2021, 2022 et 2023. L’album du même nom en est la bande originale et constitue le dernier témoignage discographique de Michel Portal, ce musicien, inventeur, créateur et figure majeure du jazz et de la musique contemporaine.

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« Elegant People » de Biréli Lagrène

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Sur son nouvel album « Elegant People », Biréli Lagrène se montre en recherche d’essentiel. Grande maîtrise instrumentale mais aucune acrobatie démonstrative. En quartet, il revisite des classiques du jazz américain et se saisit d’autres mélodies ancrées dans sa mémoire. Le blues est la fondation principale de toutes ces variations musicales parées d’élégance et de fraîcheur.

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Baptiste Herbin et Minino Garay  présentent « Los Arregladores »

Baptiste Herbin et Minino Garay présentent « Los Arregladores »

Un hommage vibrant aux arrangeurs

Le saxophoniste Baptiste Herbin et le batteur et percussionniste Minino Garay unissent leurs univers et rendent hommage aux arrangeurs sur l’album intitulé « Los Arregladores ». Le projet célèbre le jazz et la richesse de l’Amérique latine dans la diversité de ses rythmes. Toutes les compositions du disque sont arrangées par dix artistes de renom en plus de chacun des membres de ce quartet. Un opus qui invite à écouter autrement des chansons que l’on pensait connaître.

visuel de l'album "Los Arregladores"_Baptiste Herbin et Minino Garay présentent "Los Arregladores"De facto, si les arrangeurs des projets musicaux de tous genres sont souvent dans l’ombre, leur rôle est pourtant fondamental pour que les objectifs artistiques souhaités par les musiciens compositeurs et/ou interprètes soient atteints.

C’est ce rôle essentiel des arrangeurs que les deux leaders, Baptiste Herbin et Minino Garay, ont voulu mettre en évidence au fil des treize pistes de l’album « Los Arregladores » (Continuo Jazz/UVM Distribution) dont la sortie est annoncée le 16 janvier 2026.

« Los Arregladores », un album érudit, sensible et audacieux.

Le projet « Los Arregladores »

Autour d’eux, Baptiste Herbin (saxophones soprano et alto) et Minino Garay (batterie et percussion) ont réuni le pianiste Léo Montana et le contrebassiste Felipe Cabrera. Ces quatre artistes forment un véritable collectif où les expériences croisées nourrissent une vision ouverte et généreuse de la musique. Le quartet a aussi invité le bandéoniste Patricio Tripa Bonfiglio à les rejoindre sur deux titres.

Il en résulte un voyage musical multiculturel et riche en révélations dont Baptiste Herbin, prétend avec humour qu’il « rend hommage au jazz et à ses déclinaisons, à la sauce sud-américaine ».

Le quartet et son invité sont tous très liés avec l’Amérique latine.

Minino Garay_Baptiste Herbin et Minino Garay présentent "Los Arregladores"Ambassadeur musical de l’Amérique du Sud en France, Minino Garay a été élevé dans l’environnement de la musique populaire argentine. Musicien à l’esprit foisonnant et curieux, il a puisé dans ses origines et les a confrontées à d’autres genres avec d’autres grands noms de la musique, sur les scènes de diverses parties du monde. Arrivé en France à Paris dans les années 1990, il a été le premier percussionniste à faire connaître le cajon péruvien (instrument de percussion) en France. Il a enregistré plus de 250 albums en collaboration avec de multiples artistes. Dans le projet « Los Arregladores », il assure la rythmique de chaque titre à travers des rythmes comme la Chacarera, Cueca, Joropo, Habanera, Bolero, Tango, Landó, Festejo, Marinera - sans oublier une touche de rythme Gnawa. Minino Garay combine le spoken word, cette poésie parlée à voix haute, avec ses influences imprégnées par l’esprit du tango poésie.

BAptiste Herbin_Baptiste Herbin et Minino Garay présentent "Los Arregladores"Lauréat du prix Django Reinhardt 2019, Baptiste Herbin est aujourd’hui un artiste incontournable de la scène jazz française et internationale. Enseignant, il donne des master classes dans le monde entier. Sa musique et son jeu sont influencés par Charlie Parker, Cannonball Adderley, Ornette Coleman, Maceo Parker, John Coltrane, la musique malgache, balkanique ou brésilienne, mais aussi des compositeurs classiques comme Debussy, Ravel et Bach. Ces inspirations diverses font de son jeu une expérience unique et intense. Après « Brother Stoon » (2010), son premier disque en leader, il a enregistré l’album « Interférences » (2014) puis « Dreams and Connections » (2017) avant de publier en 2020 son quatrième album « Vista Chinesa » (Space Time Records/Socadisc). En 2023, il publie « Symmetric » (Matrisse Production/L’Autre Distribution) enregistré avec le trompettiste Nicolas Gardel avant de revenir en 2024 en trio avec le remarquable « Django! » (Matrisse Productions/L’Autre Distribution). « Passionné par les peuples premiers des Amériques », le saxophoniste s’est impliqué avec grand intérêt dans le projet « Los Arredaglores ».

Avec ses origines sud-américaines, le pianiste Leo Montana est réellement ancré dans le jazz. Dans l’âme, il a la Bolivie où il est né, le Brésil et la Guadeloupe où il a grandi avant de s’installer à Paris. Sur les touches noires et blanches de son clavier, il a élargi son jeu pianistique en participant à des projets très éclectiques dans de nombreux festivals et clubs du monde entier. Il a joué aux côtés de Felipe Cabrera, Raul de Souza, Anne Paceo, Celine Bonacina, Geraldine Laurent, Naïssam Jalal, Claude Tchamitchian, Irving Acao, Gueorgui Kornazov, Dave Liebman, Chico Freeman, Arnaud Dolmen, Christophe Panzani, Line Kruse, Sandro Zerafa et avec nombre de vocalistes. Il pratique aussi la composition de musique de scène et a participé à la création de deux opéras, lors du Festival d’été du Wem (Var), « Variations provençales » en 2008 et « Randonnée Dérandonnée » en 2010. Exemple parfait du mélange des cultures réussi, le pianiste a trouvé sa place dans le projet « Los Arredaglores ».

​Né à la Havane, Felipe Cabrera est un musicien et compositeur cubain issu de la « Révolution ». Il a grandi dans une famille de mélomanes et est entré au conservatoire à douze ans. Il en sort quinze ans plus tard, diplômé de l’Instituto Superior de Arte, en qualité de bassoniste. C’est pourtant sur un autre instrument et dans un autre milieu que celui de la musique classique qu’il s’est ensuite illustré. En effet, après avoir appris la contrebasse en autodidacte, en 1984 il remplace le bassiste du pianiste Gonzalo Rubalcaba. Il en est devenu ensuite le compagnon de route pendant quatorze ans, côtoyant les plus grands noms du jazz. Ainsi, en ayant choisi le jazz pour la grande liberté de création qu’il offre en termes d’expression, il s’est imposé comme un contrebassiste incontournable de la scène Jazz afro-cubaine. A l’aube de l’an 2000, il traverse l’Atlantique et rejoint le milieu latino de Paris où il se fait un nom. S’il s’est produit dans les plus fameux festivals et clubs de jazz de la planète et a partagé les scènes avec les plus grands tel Herbie Hancock, Wayne Shorter, George Benson, Omara Portuondo, Anga Dias, Harold Lopes Nusa, Tata Guinés ou encore Roberto Fonseca, le contrebassiste est aussi un compositeur talentueux. Il n’est pas étonnant au vu de sa formation, de ses origines cubaines et de son cheminement dans le milieu du jazz, que le rythmicien se soit engagé dans le projet « Los Arredaglores » dans lequel il retrouve Leonardo Montana avec lequel il a enregistré l’album « Mirror » (3D Family/MDC/PIAS).

Bandonéiste, arrangeur, compositeur et réalisateur argentin, Patricio Tripa Bonfiglio a rejoint les nouveaux groupes de Tango les plus importants des 15 dernières années. Il a aussi travaillé avec Gustavo Santaolalla pour son spectacle Arrabal. Le musicien donne des concerts sur des scènes d’Asie, d’Europe, d’Amérique latine et d’Amérique du Nord. Il est aussi compositeur et milite pour que la musique et la danse Tango évoluent ensemble dans les salles. Il intervient sur deux titres du projet « Los Arregladores ».

Au fil des titres

Chaque morceau de l’album « Los Arregladores » est arrangé soit par les membres du quartet soit par dix autres artistes que Baptiste Herbin et Minino Garay admirent. Les morceaux sont ensuite réinterprétés par le groupe, avec un regard nourri de jazz, de rythmes traditionnels. Tout au long des plages musicales on perçoit la complicité musicale qui règne entre les musiciens.

Le répertoire débute avec Evidence, une composition de Monk sur des arrangements de Fernando Huergo et Mokhtar Samba. Minino Garay ouvre avec une rythmique segmentée et crée une pulsation assez inhabituelle pour ce thème bop. C’est ensuite avec un enthousiasme palpable que piano et alto exposent la mélodie à l’unisson. Leo Montana fait scintiller les notes sur son clavier et adopte lui aussi une manière originale de déstructurer le tempo. Il laisse ensuite la place à l’alto flamboyant de Baptiste Herbin dont la vélocité se plie aux exigences de la mélodie. Sa sonorité fluide et ronde n’est pas sans évoquer le jeu de Cannonball Adderley. Le morceau continue et se termine avec des séquences rythmiques ponctuées par des breaks et par les exclamations de Minino Garay.

Sur des arrangements crédités à Minino Garay et Jacky Terrasson, l’alto entame ensuite un solo chargé d’émotion sur la mélodie de Smile, écrite par Charlie Chaplin. Le saxophoniste est rejoint par Minino Garay et son cajon puis alto et piano croisent leurs chants avec ferveur. Le pianiste offre une improvisation libérée de toute pesanteur et son jeu confine à la frénésie. L’alto n’est pas en reste et Baptiste Herbin s’envole avec maîtrise dans l’univers des super-aigus. Son talent laisse rêveur. Pour terminer le morceau, Minino Garay pratique une polyrythmie dont la pulsation résonne d’échos africains.

Le quartet poursuit avec Spirits 15, la composition de Keith Jarret dont Minino Garay et Felipa Cabrera ont écrit les arrangements. L’interprétation évoque une cérémonie rituelle qui balance entre allégresse et nostalgie pour gravir les chemins des Andes.

Le répertoire continue avec Llorando se fu, chanson bolivienne du groupe Los Kjarkas sortie en 1981 et composée par Ulises et Gonzalo Hermosa dont Manu Guerrero a conçu les arrangements. L’alto de Baptiste Herbin s’exprime avec ferveur sur cette version originale de la lambada. Leo Montana prend le relais et exalte la mélodie du morceau que la rythmique segmente avec force.

Avec leur invité, le bandonéiste Patricio Tripa Bonfiglio, les musiciens transforment la composition d’Horace Silver, Nica’s dream. Sur des arrangements d’Abel Rogantini le titre devient un superbe tango irradié par le lyrisme fougueux du bandonéiste et l’impétuosité inspirée de l’altiste.

Le quartet enchaîne avec deux compositions de Baptiste Herbin, Malinche part. 1 et Malinche part. 2. Après une version mélancolique empreinte de sensualité et prise sur un tempo de rumba lente et langoureuse, le groupe poursuit avec une version plus entraînante qui met en lumière la fulgurance du jeu de l’altiste. Les citations se suivent dans son improvisation qui fait des clins d’œil à la valse musette tandis que la rythmique ternaire déstructurée impulsée par Minino Garay évoque la Chacarera, cette danse pleine d’énergie du folklore argentin.

Changement de décor avec le titre le plus court de l’album, Animas, une composition de Felipe Cabrera arrangée par le Minino Garay. De sa voix grave et embrumée, le chanteur parle plus qu’il ne chante en s’accompagnant du cajon et des cymbales alors que piano et alto tissent un contrechant nostalgique derrière le spoken word du percussionniste.

Retour à un standard de jazz avec une version originale et audacieuse du titre Night In Tunisia de Dizzy Gillespie. Les arrangements conçus par Baptiste Herbin, Diego Bravo et Diego Urcola dépaysent ce grand standard de jazz. L’alto virtuose s’envole vers les sommets et stimule le pianiste qui poursuit avec ferveur et propose une improvisation pétillante. Un grand moment de l’album.

Sur des arrangements de Lalo Zanelli et Miguel Ballumbrosio, Minino Garay entame ensuite sur ses percussions, l’introduction de Footprints, un autre standard de jazz, crédité à Wayne Shorter Le soprano de Baptiste Herbin transfigure le morceau et le métamorphose en un chant spirituel qui étonne autant qu’il séduit l’oreille.

Le répertoire se déroule et le piano entame Cien Años, la composition de Ruben Fuentes & Raul Cervantes arrangée par Baptiste Herbin. Avec délicatesse, l’alto expose la mélodie puis la contrebasse de Felipe Cabrera fait chanter ses graves tandis que voltigent les aigus de l’alto sur un rythme ternaire langoureux et syncopé qui évoque celui du Landó.

Le pianiste Leo Montana expose seul l’introduction de Black Narcissus, un autre thème de jazz composé par Joe Henderson sur des arrangements de Minino Garay et Leo Montana. Après cette entrée sensible et épurée, le piano est rejoint par le soprano de Baptiste Herbin qui adopte un phrasé très sobre et précis alors que la rythmique les soutient. Le pianiste continue avec un solo lumineux et développe un jeu torride avant de céder l’espace au saxophoniste qui prend une improvisation éblouissante à l’alto dont il tire des effets pleins d’éclat.

Le voyage musical se termine avec La Peregrinacion d’Ariel Ramirez sur des arrangements de Minino Garay. Le bandonéiste rejoint le collectif. Les mots de Minino Garay, le bandonéon et jeu de tous les musiciens transfigurent la chanson en une Huella Pampeana, danse argentine, bien éloignée des versions pas toujours inspirées de la chanson connue en France sous le titre Alouette Alouette.

Grâce à « Los Arregladorres », les arrangeurs sont sortis de l’ombre, et nul ne s’en plaindra !

Pour écouter live le projet « Los Arregladores », rendez-vous à 21h30 les 05, 06 et 07 février 2026 au Sunside à Paris avec Baptiste Herbin, Minino Garay, Leo Montana, Pato Lisboa (contrebasse) et leur invité Patricio Tripa Bonfiglio.

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2025… CD à ne pas rater !

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Pour bien terminer l’année

En cette fin d’année 2025, quelques albums de jazz interpellent tant par la qualité de leur propos que par leur identité singulière. Impossible de passer sous silence ces musiques à écouter sans tarder pour découvrir de superbes paysages musicaux qui interpellent et charment l’oreille. Des CD à ne pas rater pour bien terminer l’année.

L’occasion de se délecter de la dynamique musicale de « Proximity Alert » par le trio de Russ Lossing, de savourer « 88888888 », le 8ème album du trio RP3 de Rémi Panossian, de se laisser envoûter par le voyage onirique du trio de Julien Stella sur « Atrium » et de se régaler des mélodies du cinéma français interprétées par le quartet de Laurent Epstein sur l’album « French Movies In New York ».

« Proximity Alert »

visuel de l'album Proximity Alert de Russ Lossin_2025... CD à ne pas rater !Avec à ses côtés, Mark Helias (basse) et Eric McPherson (batterie), le pianiste Russ Lossing propose « Proximity Alert » (Songs/L’Autre Distribution) enregistré le 03 avril 2024 et sorti en France le 14 novembre 2025.

Les trois complices sont entrés en studio et ont enregistré sans répétition préalable. Il en ressort un album singulier de onze titres et soixante-trois minutes qui ne laissent pas l’oreille indifférente. Traversée par un vent de liberté, la musique respire. Sa pulsation hésite entre fougue et rêverie. Alerte et contemporain, le propos se fait tour à tour poétique, bouillonnant, mystérieux ou mélancolique.

« 88888888 »

visuel de l'album 88888888 de Rémi Panossian_2025... CD à ne pas rater !Constitué de Rémi Panossian (piano), Maxime Delporte (contrebasse) et Frédéric Petitprez (batterie), le trio RP3 fête ses 15 années d’existence avec un huitième album studio intitulé « 88888888 » (Naïve/Believe). Enregistré à Séoul en mars 2024 et sorti 29 août 2025, l’album propose une musique qui stimule autant qu’elle interpelle.

A travers les vibrations joyeuses, les phrasés virtuoses et maîtrisés, les rythmiques survoltées et les moments de rêverie, on perçoit la connivence qui règne entre les membres du trio. Un jazz pop et réjouissant, irrésistible et lumineux. ça groove de bout en bout.

« Atrium »

visuel de l'album Atrium de Julien Stella_2025... CD à ne pas rater !L’oreille est captivée par les onze plages du premier album « Atrium » (Pure Capture/L’Autre Distribution) de Julien Stella. Avec Line Belaïd (violoncelle) et Marie-Suzanne de Loye (viole de gambe) le clarinettiste et compositeur propose un opus acoustique dont il a composé la plupart des titres, hormis deux traditionnels qu’il a arrangés.

Un projet singulier empreint de poésie dont la musique hybride s’abreuve de folklores universels. Rythmes des Balkans, échos de la Bretagne, accents méditerranéens. Au final, un répertoire sans barrières géographiques ou les frontières culturelles sont abolies. Un voyage musical ouvert sur le monde

« French Movies In New York »

visuel de l'album French Movies In New York de Laurent Epstein_2025... CD à ne pas rater !Sous la direction artistique de Daniel Yvinec, le pianiste Laurent Epstein consacre les dix titres de son album « French Movies In New York » (Plaza Mayor Company/The Orchard/Sony Music/Inouïe Distribution) aux grandes mélodies du cinéma français. À ses côtés il réunit le contrebassiste Eddie Gomez, le batteur Willie Jones III et la chanteuse Vanisha Gould.

Enregistré à new York les 27 et 28 mars 2025, le CD est sorti le 28 novembre 2025. Il propose quarante-cinq minutes d’une musique élégante et raffinée où se croisent mélancolie, douceur et sensibilité. S’il fait bon l’écouter en cette fin d’année 2025, l’album ne perdra rien de son intérêt en 2026, loin s’en faut !

Michel Portal – « Quelques notes sur la liberté »

Michel Portal – « Quelques notes sur la liberté »

« Quelques notes sur la liberté », le film de Benjamin Delattre consacré à Michel Portal et produit par Sophie Faudel pour Mélisande Films, a été réalisé au cours des années 2021, 2022 et 2023. L’album du même nom en est la bande originale et constitue le dernier témoignage discographique de Michel Portal, ce musicien, inventeur, créateur et figure majeure du jazz et de la musique contemporaine.

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Jazz Campus en Clunisois 2026 – La programmation

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En Bourgogne du Sud, du 15 au 22 août 2026, le festival « Jazz Campus en Clunisois » donne rendez-vous à un large public pour vivre au rythme du jazz et des musiques improvisées. Cette année encore, groupes et musicien(n)es programmé(e)s sont le reflet de la créativité de l’héritage du jazz d’aujourd’hui. Presque exclusivement consacrée à la scène française, la programmation du festival fait la part belle à ce qui se fait de plus innovant, espiègle ou impertinent dans le jazz.

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« Elegant People » de Biréli Lagrène

« Elegant People » de Biréli Lagrène

Sur son nouvel album « Elegant People », Biréli Lagrène se montre en recherche d’essentiel. Grande maîtrise instrumentale mais aucune acrobatie démonstrative. En quartet, il revisite des classiques du jazz américain et se saisit d’autres mélodies ancrées dans sa mémoire. Le blues est la fondation principale de toutes ces variations musicales parées d’élégance et de fraîcheur.

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2025… Ultimes « Coups de cœur »

2025… Ultimes « Coups de cœur »

Jazz d’aujourd’hui & d’hier

Riche en surprises, 2025 a permis de découvrir de nouveaux talents et de se régaler de la musique d’artistes confirmés aux projets renouvelés. Pour terminer l’année, quoi de mieux que ces « Ultimes Coups de cœur » pour apprécier des pépites de jazz d’aujourd’hui et d’hier.

Le moment d’écouter « Song for Abbey » de Marion Rampal, de découvrir « Refuge » du Alex Stuart 5tet, de succomber à « Shiraz » de Dhafer Youssef et de savourer « Strasbourg 82 » par Art Blakey & The Jazz Messengers.

« Song for Abbey »

Sur « Song for Abbey » (Les rivières souterraines/L’autre distribution) sorti le 14 novembre 2025, la chanteuse Marion Rampal rend hommage à l’immense chanteuse, compositrice, poétesse, activiste et actrice Abbey Lincoln, qui a marqué l’histoire du Jazz de sa voix unique.

Learning how to Listen, Caged Bird, The Music is the Magic… des compositions d’Abbey Lincoln que Marion Rampal, célèbre aux côtés de ses musiciens, Matthis Pascaud (guitare), Raphaël Chassin (batterie), Simon Tailleu (contrebasse) et Thibault Gomez (piano). Aux compositions phares ou plus confidentielles d’Abbey Lincoln, le répertoire mêle des reprises éclairant ses ancrages, ses amours musicales (Dylan, Oscar Brown Jr…), dont Skylark, avec en invité le guitariste Bill Frisell, et un morceau original, Remember The People, cosigné et chanté avec Archie Shepp qui fut un compagnon de route d’Abbey.

Un hymne d’une immense douceur.

« Refuge »

Enregistré en fin d’année 2024 et sorti le 25 avril 2025, « Refuge » (Jazz Family) est le cinquième opus du guitariste Alex Stuart.

Avec Irving Acao (saxophone, piano et claviers), Arno de Casanove (trompette, voix, piano et claviers), Benoît Lugué (basse) et Antoine Banville (batterie), le guitariste australien grave œuvre éclectique et ambitieuse où se mêlent jazz, post-rock, minimalisme et musiques du monde. Un son de groupe, un voyage sonore, une véritable ode à la beauté du monde. Les nuances des derniers rayons du soleil, la caresse d’un vent d’ouest dissipant les nuages, un oiseau se posant délicatement sur une branche, une houle scintillante…

Le monde est beau et la vie précieuse.

« Shiraz »

Premier album du oudiste Dhafer Youssef en tant que leader sur le label ACT, « Shiraz » est dédié Shiraz Fradi, son épouse. Sorti le 14 novembre 2025, l’opus évoque leur relation fusionnelle et les différents événements qu’ils partagent depuis qu’ils sont ensemble.

Enregistrés avec un groupe de jeunes musiciens, le pianiste Daniel García, le trompettiste Mario Rom, le bassiste Swaéli Mbappé, le batteur Tao Ehrlich et avec le guitariste Nguyên Lê, les neuf morceaux de l’album retracent les émotions vécues par Dhafer Youssef. De véritables films pour les oreilles plutôt que pour les yeux. L’oud acquiert l’intimité de la musique de chambre et la voix du leader gagne en importance, hymnique dans Shajan, tendre dans Rose Fragrance, explosive dans Eyebling And Eternity.

La musique de « Shiraz » incarne le dialogue entre héritage et modernité et célèbre autant la multiplicité que l’unité.

« Strasbourg 82 »

Sorti en CD le 11 octobre 2025, jour anniversaire d’Art Blakey, « Strasbourg 82 » (Gearbox Records) présente un concert explosif enregistré le 1er avril 1982 à Strasbourg, en France, au sommet de la renaissance du hard-bop. Entouré d’une nouvelle génération de prodiges, Terence Blanchard (trompette), Donald Harrison (saxophone alto), Johnny O’Neal (piano), Billy Pierce (saxophone ténor) et avec Charles Fambrough (contrebasse), le batteur Art Blakey propulse les Jazz Messengers dans une nouvelle ère, entre tradition et réinvention.

Un double album vibrant qui capture l’énergie brute d’une université du jazz en pleine mutation. Après une sortie en CD et LP chez Gearbox Store et via Bandcamp le 11 octobre 2025, une sortie globale est prévue via Believe, début février 2026.

Un enregistrement authentique, en haute fidélité, et d’une intensité musicale rare.

Michel Portal – « Quelques notes sur la liberté »

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« Quelques notes sur la liberté », le film de Benjamin Delattre consacré à Michel Portal et produit par Sophie Faudel pour Mélisande Films, a été réalisé au cours des années 2021, 2022 et 2023. L’album du même nom en est la bande originale et constitue le dernier témoignage discographique de Michel Portal, ce musicien, inventeur, créateur et figure majeure du jazz et de la musique contemporaine.

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« Elegant People » de Biréli Lagrène

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« Lines For lions »… par le trio Courtois/Erdmann/Fincker

« Lines For lions »… par le trio Courtois/Erdmann/Fincker

Jazz chambriste, lumineux et élégant

Avec sa nouvelle création « Lines for lions », le trio Courtois/Erdmann/Fincker continue à creuser le sillon d’un langage qui lui est propre, nourri de ses multiples influences. Les trois musiciens proposent un voyage musical enthousiasmant. Un jazz chambriste lumineux et élégant, inspiré par la musique West Coast.

"Lines For lions"... par le trio Courtois/Erdman/Fincker_visuel de l'album Lines For Lions de V. Courois, R. Finker & D. ErdmannAprès quinze années d’existence, cinq répertoires et cinq disques dont le célèbre « Love of Life » enregistré en Californie, une tournée aux États-Unis, des dizaines de concerts dans toute l’Europe et toujours le même enthousiasme à se retrouver, le trio formé de Vincent Courtois (violoncelle), Daniel Erdmann (saxophone ténor) et Robin Fincker (clarinette, saxophone ténor) a confronté son expérience commune, son évidente complicité et surtout un son unique, à ses naturelles réminiscences de jazz West Coast. Il en résulte « Lines For lions » (La Buissonne/PIAS), un superbe album sorti le 07 novembre 2025.

« Lines For lions », un projet à la fois cool et tonique, délicat et sophistiqué, lyrique et organique.

« Line for lions »

« Il s’agit d’un jazz chambriste où des instruments classiques comme la clarinette et le violoncelle ont une place privilégiée ce qui n’est pas si courant dans nos musiques. Je repense notamment à un de mes premiers émois : le quintette de Chico Hamilton avec Fred Katz au violoncelle et Buddy Colette à la clarinette » c’est ainsi que Vincent Courtois évoque la musique de l’album « Line for lions » (La Buissonne/PIAS).

Vincent Courtois©Christophe Charpenel_ "Lines For lions" ... par le trio Courtois/Erdmann/Fincker

Vincent Courtois©Christophe Charpenel

Si le titre de l’opus fait référence à une composition de Gerry Mulligan, les huit morceaux du répertoire ont été composés par les membres du trio. Trois compositions sont créditées au violoncelliste Vincent Courtois, trois au saxophoniste ténor et clarinettiste Robin Fincker et deux au saxophoniste ténor Daniel Erdmann. Outre le fait qu’il s’agisse d’un répertoire original, l’instrumentation participe aussi pour beaucoup à l’esthétique de la musique. Le trio a déjà enregistré trois albums tous récompensés par la presse et les institutions. A n’en pas douter, ce nouvel album peut lui aussi prétendre à une récompense officielle.

On peut se questionner quant à savoir si le trio explore l’esthétique du jazz californien des années 1950 ou si les musiciens rendent hommage au style West Coast. En tout cas quelle que soit l’option, le résultat est irrésistible.

L’oreille se délecte des nuances et de la richesse du propos musical. Mélodies et improvisations coexistent et captent l’attention de bout en bout. La teneur expressive contemporaine des instrumentistes dépayse de belle manière l’esprit et l’esthétique West Coast qu’elle dynamise et actualise.

Mené par l’ingénieur du son Gérard de Haro (Chevalier des Arts et Lettres, lauréat de deux « Victoires », celle du Meilleur ingénieur du son en 2017 et celle du Meilleur label jazz français en 2018 ), le label La Buissonne a intégré l’œuvre de Vincent Courtois à son catalogue depuis 2010. En effet, le musicien enregistre la plupart de ces projets discographiques aux Studios La Buissonne de Pernes-les-Fontaines, dans le Vaucluse, en France. Il en va ainsi pour « Line for lions » enregistré les 25 et 26 novembre 2024 et mixé en décembre 2024 par Gérard de Haro. L’ingénieur du son Nicolas Baillard en a assuré la mastérisation dans les Studios La Buissonne.

Au fil des titres

« Line for lions » … huit titres et quarante-deux minutes d’une musique ancrée dans l’esthétique du jazz californien West Coast. Les musiciens tissent les sons, les timbres se mélangent, les climats évoluent, les couleurs se renouvellent, la musique étonne et enchante.

L’album débute par Alone in fast lane, une composition de Vincent Courtois dont le violoncelle soutient le tempo alors que les deux soufflants exposent le thème tout en se répondant. Au croisement du free et de la grande tradition du ténor, la sonorité de Daniel Erdmann interpelle par sa puissance. Robin Fincker fait preuve d’une grande liberté de style et son jeu est saisissant de virtuosité.

Changement d’ambiance avec l’atmosphère sonore étrange et intimiste de Mulholland coffee break. Composée par Daniel Erdmann cette pièce met en valeur le jeu d’archet brillant du violoncelliste et la pureté de sa sonorité sans aucun vibrato. En contrepoint les soufflants exposent un motif fluide puis, à la clarinette, Robin Fincker s’exprime avec une nonchalance rêveuse et dialogue avec le saxophone de Daniel Erdmann.

Le répertoire se poursuit avec There and then de Robin Fincker. En ouverture, l’oreille est charmée par la pureté et la transparence du son de la clarinette, la musique respire. Plus loin, le violoncelle étire des lignes mélodiques puis se fait à la fois lyrique et grinçant. Tout au long de la pièce, le trio invite à le suivre dans son monde onirique qui n’est pas sans évoquer des paysages bucoliques.

Sur la composition de Robin Fincker, Finally Giovanni, l’échange musical entre les trois complices circule avec fluidité dans leur imaginaire empreint de sérénité… de la musique cool, ô combien ! Les saxophonistes jouent en écho au-dessus des pizzicati du violoncelliste.

Vincent Courtois introduit sa pièce Seven lines for old mediums par un jeu délicat de pizzicato puis il reprend l’archet alors que les soufflants installent une atmosphère obsédante mais apaisée où les trois voix instrumentales s’interrogent, se combinent, se complètent et s’harmonisent. Avec Lion’s den, Robin Fincker propose ensuite une composition de jazz cool qui aurait quelque peu flirté avec le bop. Forme orchestrale avec des lignes mélodiques sinueuses jouées par les deux ténors au-dessus de la ligne de basse sans faille que déroule le violoncelle. On est saisi par le travail que réalisent les deux saxophonistes sur le son, le souffle et la matière sonore. Le solo de Vincent Courtois étonne par sa liberté d’expression sans limites.

Le qualificatif chambriste définit tout à fait le climat de la composition Adios body (Hello soul) de Vincent Courtois. Le trio conjugue élégance et rudesse, passe du dépouillement aux élans les plus véhéments… notes détachées sur le manche du violoncelle, registre étendu exploré par les saxophones, expression tendue et tourmentée des vents entre cris rauques et chuintements qui se superposent.

L’album se conclut avec une composition de Robin Fincker, Hobo clown qu’introduit le violoncelle. Vincent Courtois explore tous les possibles, outre les phrases à l’archet dans la grande tradition classique, il gratte les cordes, les pince, les frotte et en tire les meilleurs effets. Sa liberté de ton stimule les deux soufflants qui manient avec brio l’art de l’imprévu. La transe n’est pas loin.

« Line for lions », une réussite absolue. Un album marquant qui dépayse l’art du trio. Avec le trio Courtois/Erdmann/Fincker. Huit titres et quarante-deux minutes d’une musique ancrée dans l’esthétique du jazz californien West Coast que les trois artistes revisitent avec talent.

Pour écouter le projet « Lines for Lions » du Trio Courtois/Redmann/Fincker, rendez-vous les 27 et 28 janvier 2026 à 20h à l’Opéra Underground de Lyon. Pour l’occasion, le trio invite Louis Sclavis. Un grand moment de jazz en perspective pour commencer l’année 2026.

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