Jazz à l’Opéra de Lyon – Daniel Humair

Jazz à l’Opéra de Lyon – Daniel Humair

Daniel Humair dans la Grande Salle de l’Opéra de Lyon

Le Jazz bat encore son plein sous le Péristyle de l’Opéra que déjà se profile la rentrée du Jazz à l’Opéra de Lyon. Le 20 octobre 2017, Daniel Humair est invité dans la Grande Salle de l’Opéra. Le prodigieux batteur fera découvrir ses « Panoramas » sur la scène de la grande maison. Belle soirée en perspective.

C’est à l’invitation de François Postaire que Daniel Humair revient à l’Opéra de Lyon pour un concert exceptionnel programmé dans la Grande Salle de l’Opéra le 20 octobre 2017 après avoir avoir si souvent comblé les spectateurs de l’Amphi Jazz. C’est l’occasion où jamais de découvrir les plus belles facettes de son univers artistique. On ne doute pas que sa venue mobilise un large public.

Daniel Humair est devenu un des musiciens apprécié de l’Amphi Jazz de l’Opéra de Lyon grâce à son immense talent mais aussi grâce à celui de François Postaire qui a su le programmer au fil des ans, tout comme nombre d’autres excellents musiciens du jazz actuel.

Depuis 2005, Daniel Humair est revenu souvent jouer pour le plus grand plaisir des spectateurs de l’Amphi Jazz. La liste n’est pas exhaustive mais l’on se souvient de sa venue en 2007 avec Benjamin Moussay et Jean-Philippe Viret, en 2013 avec Nicolas Folmer, en 2015 avec Emil Spanyi et plus récemment en 2017 avec Antonio Farao.

Batteur exceptionnel et inventif s’il en est, Daniel Humair a depuis longtemps oublié la position d’accompagnateur du batteur. Il fait en effet partie de ceux qui ont participé à faire de la batterie un instrument à part entière. Derrière ses fûts et ses peaux il sculpte le tempo tout comme il peint ses tableaux. Inventif et attentif au jeu de ses compagnons il prodigue un jeu où finesse et énergie alternent.

Daniel Humair c’est plus de quatre décennies de jazz. Pas question d’évoquer dans le détail sa longue et fructueuse carrière, ce serait trop long. En fait il serait plus simple de citer les musiciens avec lesquels il n’a pas joué car de fait il a côtoyé durant toutes ces années passées les plus grands mais a aussi contribué à l’émergence de nouveaux talents qui sont aujourd’hui des valeurs sûres et reconnues.

Le Club Saint-Germain a vu ses débuts avec Martial Solal, René Urtreger, Pierre Michelot, Barney Wilen, Stéphane Grapelli. A cette époque il a aussi eu l’occasion de jouer avec la plupart des grands jazzmen de passage à Paris. Les années 60 le voient en trio avec le violoniste Jean-Luc Ponty et l’organiste Eddie Louiss. Il accompagne ensuite les Swinggle Singers pendant deux ans puis intègre l’European Rythm Machine de Phil Woods avant de jouer en free-lance dans les années 70 auprès de Dexter Gordon, Johnny Griffin, Joe Henderson, Art Farmer, Anthony Braxton et bien d’autres.

Vient ensuite la grande époque où il forme un trio avec Henri Texier et François Jeanneau. Avec eux il va participer à la grande aventure du jazz improvisé européen. C’est ensuite avec Joachim Kühn et Jean-François Jenny-Clark qu’il constitue un autre trio marquant de sa carrière au sein duquel il va développer son activité de compositeur et concevoir le rôle de la batterie moderne. Il convient aussi de citer les collaborations nombreuses et fructueuses qu’il a eues avec Michel Portal, Dave Liebman, Richard Galliano.

En 1997 il a gravé un album qui a réuni autour de lui quatre trios différents (Chevillon/Ducret, Kühn/Portal, Jenny-Clark/Liebman, Garzone/Crook). C’est ensuite la création du Baby Boom Quintet qui réunit autour de lui Christophe Monniot, Manu Codjia, Matthieu Donarier et Sébastien Boisseau avec lesquels il enregistre deux albums en 2003 et 2008. C’est avec Émile Parisien, Viencent Peirani et Jerôme Regard qu’il a enregistré en 2011 son dernier album « Sweet and Sour » chez Laborie Jazz.

On se réjouit par avance de cette soirée prometteuse en émotions musicales puisque le 20 octobre 2017 sur la Grande Scène de l’Opéra de Lyon, Daniel Humair propose plusieurs « Panoramas » de son univers artistique. Au programme de la soirée deux Trios et un Quartet.

C’est Bruno Chevillon qui tient la contrebasse aux côtés de Daniel Humair dans les deux trios qui accueillent pour l’un le clarinettiste Michel Portal, pour l’autre le saxophoniste Stefano Di Battista. Le quartet réunit autour de Daniel Humair, le contrebassiste Stéphane Kerecki, le saxophoniste Vincent Lê Quang et le tromboniste Samuel Blaser.

Il est aussi donné de découvrir une autre facette artistique de Daniel Humair. En effet une exposition de quelques toiles et papiers est proposée à l’Amphi en entrée libre du 21 octobre au 25 novembre 2017, les vendredis et samedis de 12h à 19h.

A Vaulx Jazz #31… du 11 au 30 mars 2019

A Vaulx Jazz #31… du 11 au 30 mars 2019

La 31ème édition du festival A Vaulx Jazz approche à grands pas ! Attendu depuis 2017 par tous les amateurs de jazz de la région Rhône-Alpes Auvergne, cet évènement sonne le retour du jazz à Vaulx-en-Velin. Du 11 au 30 mars 2019, la programmation promet surprises et réjouissances en tous genres. Il y en aura pour tous les publics.

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Clin d’œil à Laurent Dehors & « Moutons »

Clin d’œil à Laurent Dehors & « Moutons »

Avec son nouvel album « Moutons », Laurent Dehors poursuit son chemin, toujours à distance des musiques formatées. Le titre de l’album annonce d’ailleurs la couleur. Pas question de compter sur lui pour proposer un album qui plaise au troupeau des moutons qui broutent et remâchent des nourritures musicales consensuelles et lisses. « Moutons »… c’est réjouissant et vivifiant en diable !

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Tamara Lukasheva Quartet présente « Homebridge »

Tamara Lukasheva Quartet présente « Homebridge »

Proposé par le quartet de la chanteuse Tamara Lukasheva, l’album « Homebridge » constitue une des meilleures surprises de ce début 2019. Onze pistes sidérantes de maîtrise, de vivacité, d’expressivité et d’invention. La voix agile et le trio complice n’ont cesse de renouveler leur propos. Impossible de résister à cette fantaisie coloriste et ludique !

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Nuits de Fourvière 2017 – Echo#4

Nuits de Fourvière 2017 – Echo#4

Nuit Italienne - 2. Musica Nuda & Vinicio Capossela

Pour la troisième année consécutive, les Nuits de Fourvière accueillent le chanteur italien Vinicio Capossela qui partage cette seconde Nuit Italienne 2017 avec le duo italien « Musica Nuda ». La scène intime de l’Odéon se prête tout à fait à ce double plateau transalpin.

Dans cet Echo#4 on revient sur la seconde Nuit Italienne 2017.

C’est la troisième venue de « Musica Nuda » aux Nuits de Fourvière. La chanteuse Petra Magoni et le contrebassiste Ferruccio Spinetti se sont en effet produits avec succès deux fois au Musée des Confluences. Avant leur prestation 2017, on se questionnait quant au répertoire que le duo allait présenter. En effet, Musica Nuda a sorti « Leggera » (Warner) en janvier 2017, un dixième album dont le répertoire compte uniquement des chansons italiennes.

En fait, sur le proscénium, en très grande proximité avec le public, tout de noir vêtu, le duo commence le set avec une splendide version de Speak Low de Kurt Weil. Et de nouveau advient le miracle Musica Nuda. Ils enchainent ensuite avec deux chansons italiennes de « Leggera » puis arrive le très bien rodé Ain’t no sunshine, Tout à tour, la chanteuse scatte dans les suraigus, s’exprime avec puissance et marque le tempo du talon ou susurre de tendres notes. Le jeu de rôle entre les deux artistes et le dialogue contrebasse/voix fonctionnent toujours aussi bien.

Petra Magoni évoque ensuite sa venue à Lyon il y a quinze ans au « Cotton Club » (!)… en fait il s’agit du Hot Club de Lyon où médusés, on a vu et écouté se produire le duo pour la première fois. Depuis, leur proposition scénique a évolué certes mais demeure envers et contre tout, ce dialogue fructueux entre les quatre cordes de la contrebasse de Ferruccio Spinetti et les deux cordes vocales de Petra Magoni.

Il est vrai que Petra Magoni ne se contente pas d’explorer avec talent l’étonnante étendue de sa tessiture. Elle incarne aussi le personnage d’une chanteuse élégante et séduisante qui déploie tous ses charmes face à un Ferruccio Spinetti impassible et ancré dans le sol mais bougrement efficace sur son instrument.

L’humour et le sens de l’à-propos sont aussi des qualités que le duo met en avant. Le public craque lorsque la chanteuse improvise en réponse au corbeau qui croasse en volant au-dessus de la scène. Par contre s’il est impossible au contrebassiste d’imiter l’aboiement hargneux d’un rottweiler lorsque la chanteuse lui tend le micro à la fin de Z’avez pas vu Mirza ? il sait user avec force de son archet pour lancer un Paint it black révolté.

Il faut aussi compter avec l’aide de l’ingénieur du son qui permet à la chanteuse de jouer autrement encore de sa voix. Elle sait user et doser avec talent et sans abus des échos et boucles lancés pour magnifier son chant. Elle sait aussi très vite revenir à un chant mesuré et maîtrisé pour interpréter Dimane, une composition du contrebassiste sur un registre plus romantique et conventionnel. Et voilà que sa voix s’envole de nouveau sur une version de Black Bird où la chanteuse sollicite de nouveau le public qui répond sans vraiment se faire prier.

Le set tire à sa fin lorsque Ferruccio Spinetti sort comme par magie une guitare de derrière son ampli et s’assied sur la même chaise que la chanteuse. Il l’accompagne sur Come si canta una domanda, une des compositions de son cru tiré de leur dernier album « Leggera ». Sur un doux rythme de bossa, la voix de la chanteuse se fait légère et enjôleuse.

Retour à la contrebasse et au chant de feu-follet pour une version tonique de Nature Boy. A genoux, la chanteuse passe du cri puissant au murmure qu’elle entonne dans les ouïes de la contrebasse. Les pieds plantés dans le sol, le contrebassiste incarne plus que jamais la force tranquille et arrache des sons puissants et graves qui contrastent avec l’énergie vive de la chanteuse. En rappel, le duo offre une version très courte mais néanmoins puissante des Vieux Amants.

En concert, le duo a su présenter un répertoire qui marie avec bonheur et équilibre leurs grands succès avec le nouveau répertoire de « Leggera ». Le public a visiblement apprécié la prestation toujours aussi bien réglée du duo Musica Nuda que l’on ne se lasse pas d’écouter.

Dominique Delorme vient lui-même présenter le spectacle proposé en 2017 par Vinicio Capossela. Après avoir évoqué en 2016 la poussière des champs moissonnés, le répertoire proposé en 2017 est celui des Canzoni della Cupa. Un sur titrage évoqué mais absent aurait permis de comprendre les textes mais … point de surtitre. Cela a sans doute manqué pour saisir tout le sens et comprendre l’essence même des Chansons de la Cupa et autres effrois. On s’est contenté de voir et d’entendre et on a aussi tenté de comprendre

Les Canzoni della Cupa font vivre les arbustes, les fantômes, les monstres de l’ombre qui prennent vie sous la lumière de la lune. Le chanteur, guitariste et pianiste Vinicio Capossela et ses musiciens donnent vie à un bestiaire imaginaire éloigné de toute classification zoologique rationnelle.

A travers les chants et la musique des cordes et des percussions, le répertoire présente des créatures de la nuit issues de l’inconscient collectif comme le corbeau, le loup-garou, et tout un tas d’autres apparitions suggérées par les ombres, mille créatures de l’ombre construites par l’imaginaire venu du plus profond du folklore, rural et mythologique de l’Italie profonde.

Ces chansons du monde de la nuit mises en ombres donnent vie aux légendes d’un monde où règne la peur, la puissance des forces de la nuit, celle de la nature sombre et cruelle avec ses racines, ses branches et ses ronces qui entravent l’homme perdu dans la nature sous la lumière de la face lunaire malveillante. Les chants somnambules convoquent la douleur, le désir, la peur, à travers des ombres sombres et mouvantes qui donnent vie à d’effrayants paysages et visages de monstres projetés par les techniciens associés au spectacle.

Avec le soleil et le chant du coq, Vinicio Capossela termine le spectacle. De folles tarentelles réveillent le public enchanté de venir enfin danser devant l’orchestre. Issue joyeuse de cette second Nuit Italienne 2017.

A Vaulx Jazz #31… du 11 au 30 mars 2019

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Clin d’œil à Laurent Dehors & « Moutons »

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Avec son nouvel album « Moutons », Laurent Dehors poursuit son chemin, toujours à distance des musiques formatées. Le titre de l’album annonce d’ailleurs la couleur. Pas question de compter sur lui pour proposer un album qui plaise au troupeau des moutons qui broutent et remâchent des nourritures musicales consensuelles et lisses. « Moutons »… c’est réjouissant et vivifiant en diable !

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Tamara Lukasheva Quartet présente « Homebridge »

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Pierrick Pedron revient avec « Unknown »

Pierrick Pedron revient avec « Unknown »

La neuvième planète du saxophoniste

Le 15 septembre 2017, le saxophoniste Pierrick Pédron revient avec un neuvième album. Ce nouveau projet, « Unknown », voit son retour au quartet acoustique. Le propos musical de l’altiste demeure passionnant et stimulant.

Depuis « Cherokee » en 2001, le saxophoniste alto Pierrick Pédron n’a cessé de questionner sa musique et de la remettre sur le métier. Avec « Omry » en 2009, « Cheerleaders » en 2011, puis « Kubic’s Monk » en 2012 et « Kubic’s Cure » en 2014, il y a eu « AnD the » en 2016. Les esthétiques se suivent et ne se ressemblent pas, comme si le musicien cultivait le goût des contrastes et des ruptures. Du Monk sans piano, du jazz qui flirte avec la pop, le rock et le funk les plus débridés.

Chaque nouvel opus de ce musicien en perpétuelle recherche constitue en soi une surprise. Pourtant, au-delà des formes qui varient, sa musique possède un ancrage, sa poésie qui réside soit dans l’écriture des thèmes soit dans les ambiances proposées sans cesse renouvelées. Comme la poésie, sa musique libère l’oreille des frontières formelles et ouvre de nouveaux territoires. Chaque album, chaque titre dépayse l’oreille et stimule l’écoute

Il en va de même pour ce nouvel opus, « Unknown » (Crescendo/Caroline) annoncé pour le 15 septembre 2017. Pour ce neuvième album, le saxophoniste alto Pierrick Pedron propose un tout nouveau répertoire avec huit compositions et une reprise, Val André gravé sur « Omry ».

A ses côtés on retrouve son vieux compagnon le contrebassiste Thomas Bramerie, le célèbre batteur New–Yorkais Greg Hutchinson et un jeune pianiste français de 25 ans, Carl-Henri Morisset brillamment diplômé du CNSM.

Il convient enfin de préciser que le quartet compte un cinquième membre en la personne de Laurent de Wilde qui assure la direction artistique de l’album.

Dans une chronique prochaine, on se propose de sauter dans l’inconnu pour découvrir « Unknown » qui va très vite se faire connaître et être reconnu. Des mélodies, de la générosité, de l’énergie, de l’émotion… l’empreinte unique de Pierrick Pedron.

A Vaulx Jazz #31… du 11 au 30 mars 2019

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Clin d’œil à Laurent Dehors & « Moutons »

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Tamara Lukasheva Quartet présente « Homebridge »

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Sortie de l’album « African Salsa Orchestra »

Sortie de l’album « African Salsa Orchestra »

L’Afro-Salsa, un pont entre l’Afrique et Cuba

Pour fêter ses trois ans, l’African Salsa Orchestra sort son premier album éponyme avec une formation élargie. Cuivres, cordes, percussions et voix animent un voyage musical et dansant parmi les tambours de l’Afrique de l’Ouest et la salsa de Cuba.

« African Salsa Orchestra » (L’Oreille en Friche/Inouïe Distribution) est annoncé pour le 01 septembre 2017. Dix plages rutilantes pour prolonger les ambiances estivales bien au-delà de la fin de l’été. Le répertoire de l’album a été créé à l’occasion des concerts de l’été 2016 que l’African Salsa Orchestra a donnés durant l’été 2016  lors du festival « Tempo Latino » et du « Paris Jazz Festival ».

C’est en 2014 que le disciple du grand Mamadou Doumbia et ex-chef d’orchestre du rasta ivoirien Tiken Jah Fakoly, le tromboniste, chanteur et compositeur béninois Michel Pinheiro crée l’African Salsa Orchestra avec le trompettiste et arrangeur français Florent Briqué.

Cet orchestre singulier établit un pont entre les musiques d’Afrique et celles de Cuba. Les deux musiciens à l’origine de l’orchestre ont déjà travaillé ensemble au sein des « Mercenaires de l’Ambiance », l’orchestre survolté du bal de l’Afrique enchantée (version scénique de l’émission de France Inter).

L’African Salsa Orchestra réunit huit musiciens d’origines béninoise, camerounaise, congolaise et française. Les fondateurs de l’orchestre, Michel Pinheiro (voix, trombone) et Florent Briqué (trompette) avec autour d’eux Elvis Ponce Ramos (voix, percussions), Kelly Ketto (contrebasse), Patrick Bebey (piano), Jean-Richard Codjia (percussions), Florent Cardon (trompette) et Stéphane Montigny (trombone). Pourtant, l’album « African Salsa Orchestra » est enregistré avec une formation élargie à quinze musiciens.

Widad Abdessemed (violon), Luce Goffi (violon), Anne Berry (alto)  et Chloé Girodon (violoncelle), membres du « Well Quartet » rejoignent l’African Salsa Orchestra. Le pianiste Christophe Renard est invité sur Agoh, Benjamin Leherissey intervient au très sur Si Pudiera et le Grand Chœur African Salsa joint sa voix sur le chant traditionnel Iba Agbo.

Michel Pinheiro a composé les musiques et les textes de l’album « African Salsa Orchestra » excepté Iba Agbo. Florent Briqué a assuré la direction artistique de l’album et les arrangements des cordes du « Well Quartet ». Sur la pochette dont le design graphique revient à Julien Loizeau, on retrouve le trombone et la trompette mais aussi la silhouette d’un violon, d’une guitare, des touches de piano sans oublier une percussion et des silhouettes de plantes et d’animaux débonnaires.

Sous la chaleur de la musique, les textes des compositions originales de Michel Pinheiro évoquent les problèmes de la vie quotidienne des béninois et plus largement des peuples de l’Afrique. Dommage que l’on ne saisisse pas la teneur des textes chantés pour la plupart en yoruba ou en dioula hormis Femme je t’adore et Bénin interprétés en Français.

Porté par les percussions et les rythmes traditionnels africains qui ont donné naissance aux musiques cubaines, on a vibré à l’écoute de Minsi Gbo au rythme chaloupé et aux précieuses orchestrations. On est aussi tombé sous le charme cuivré du mambo Atchegbe Magnon.

« African Salsa Orchestra ». Un album joyeux et enchanteur d’Afro-Salsa  De la salsa endiablée aux arrangements peaufinés qui fait le pont entre les musiques de l’Afrique et celles de Cuba. A écouter avec délectation. Pour danser sans modération.

 
A Paris, sur la Rive Gauche de la Saine, le Flow accueillera le concert de sortie de l’album le 22 septembre 2017 mais l’été permet d’écouter l’African Salsa Orchestra en concert. Rendez-vous le 23 juillet 2017 à Cajac, le 28 juillet 2017 dans le cadre du Festival de Radio France Occitanie à Montpellier, le 26 août 2017 à Blois durant le Festival des lyres d’été et le 10 novembre 2017 à Chalon-sur-Saône à l’Espace des Arts.
A Vaulx Jazz #31… du 11 au 30 mars 2019

A Vaulx Jazz #31… du 11 au 30 mars 2019

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Tamara Lukasheva Quartet présente « Homebridge »

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Nuits de Fourvière 2017 – Echo#4

Nuits de Fourvière 2017 – Echo#3

Nuit Italienne - 1. Stefano Bollani & Richard Galliano

Les soirées thématiques font partie des traditions des Nuits de Fourvière. En 2017, l’Italie n’est pas en reste et le public de la Métropole lyonnaise se voit gratifié de deux Nuits Italiennes dont la première programmée le 18 juillet 2017.

Cet Echo#3 propose un retour sur la Nuit Italienne du 18 juillet 2017.

Avec plus de trente degrés au thermomètre et le vent du Sud, la soirée s’annonce calda à l’Odéon le 18 juillet pour la première Nuit Italienne 2017.

Décontracté, en jean, chemise de lin et claquettes, Stefano Bollani a le privilège d’ouvrir la soirée. Le programme s’annonce donc jazz… mais pas que ! En effet, le pianiste a plus d’un tour dans ses claviers et va assumer le rôle d’un amuseur public bon enfant tout au long d’un set qui restera dans les mémoires des spectateurs.

Le concert ouvre avec trois compositions originales. Une première belle histoire allègre et sautillante que le pianiste brode avec aisance, élégance et légèreté sur le clavier du piano. Alors que les grands arbres proches de la scène bruissent sous les assauts du vent, Stefano Bollani effleure les touches du clavier et continue avec une ballade délicate dont la mélodie se fait plus alerte, plus passionnée et se densifie. S’instaure alors une dramaturgie haletante soutenue par l’infatigable main gauche du pianiste. Le musicien s’écartèle ensuite entre piano et clavier électrique sur un morceau au rythme endiablé.

Advient ensuite une version échevelée du célèbre thème Tico Tico no Fubà. La musique enfle, se fait atonale, revient à la douceur puis s’accélère. La musique tourne comme un manège pris de folie avant de s’arrêter sous une ovation enthousiaste du public. C’est le moment que choisit l’artiste pour préciser qu’en jazz on joue souvent plus de notes que nécessaire… ce que visiblement les spectateurs apprécient. Cabotin en diable, il donne une folle leçon de musique autour de plusieurs thèmes de Beethoven, « Marche Turque », « Lettre à Élise », « Symphonie n°5 ». C’est ensuite en chanteur italien que se transforme le pianiste ce qui l’amuse visiblement. Très vite il redevient pianiste. Virtuose et ludique, alerte et énergique il harmonise les mélodies romantiques et se joue des rythmes qu’il détourne avec allégresse ou contourne avec vélocité.

Stefano Bollani annnonce un invité surprise… Richard Galliano. Ensemble ils vont interpréter deux compositions de l’accordéoniste, Waltz for Nicky puis Tango pour Claude. Valse débridée, tango concertant… les deux virtuoses dialoguent avec bonheur et rivalisent d’inventivité. Le public chaviré en redemande et va être comblé car en guise d’au-revoir, le comédien-pianiste va interpréter un medley explosif de dix titres suggérés par le public, Purple Rain, Night and Day, Bella Ciao… et une version paolo-contienne plus vraie que nature de sa composition Copacabana.

Stefano Bollani quitte la scène de l’Odéon. On garde en tête le souvenir de ce set exubérant proposé par l’artiste transalpin à un public conquis. Le pianiste dose avec un égal bonheur énergie et lyrisme et propose un cocktail musical qui balance entre extravagance et charme romantique.

Après la valse du « Parrain » interprétée en solo, l’accordéoniste Richard Galliano invite ses musiciens à le rejoindre sur la scène de l’Odéon. Gabriele Mirabassi à la clarinette, Nicolas Folmer à la trompette, Mattia Barbieri à la batterie et Sylvain Le Provost à la contrebasse.

Le quintet franco-italien emporte le public dans un répertoire tout entier consacré à la musique du célèbre compositeur italien Nino Rota. Richard Galliano lui a rendu hommage en 2011 dans le splendide album « Galliano Plays Nino Rota » (Universal-Deutsche Grammophon Records).

Le groupe enchaîne les morceaux et fait varier les ambiances. Swing et mélancolie alternent. Les couleurs cuivrées que confère la trompette de Nicolas Folmer à certaines orchestrations succèdent à des ambiances plus nostalgiques et plus boisées. Sur la colline de Fourvière, ce n’est pourtant pas le Cirque Plume qui s’est installé mais bien celui de « La Strada » dont Nino Rota a composé la musique.

La mise en place est précise. La musique étincelle de mille nuances qui varient entre puissance tonitruante et délicatesse exquise. Les thèmes de « La Strada », de la « Dolce Vita », du « Parrain » se succèdent sans répit.

Comme un équilibriste fougueux mais précis, le prodigieux clarinettiste Gabriele Mirabassi double les mélodies de l’accordéon à moins qu’il ne dialogue avec lui dans un climat de douce intimité. On a vibré sur le duo poétique de Richard Galliano à l’accordina et du contrebassiste Sylvain Le Provost à l’archet sur un thème de la BO du « Parrain ».

Lyrique, Richard Galliano ne cède pas à la virtuosité mais cultive les mélodies de Rota qu’il harmonise avec sensibilité. Le quintet de l’accordéoniste rend un hommage poétique au compositeur italien Tout à tour joyeuse ou mélancolique la musique valse, explose ou murmure. Élégante elle n’en demeure pas moins populaire et enchanteresse.

A Vaulx Jazz #31… du 11 au 30 mars 2019

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Clin d’œil à Laurent Dehors & « Moutons »

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